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 Une promenade nocturne [Libre]

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MessageSujet: Une promenade nocturne [Libre]    Mar 8 Avr - 15:28
















 ❝ UNE PROMENADE NOCTURNE ❞
On a tous le même ciel.






Du tissu dans la bouche, elle courait à travers la forêt. Ses pattes martelaient le sol tandis que son corps imposant esquivait les arbres, sautait par-dessus les racines et les branches. Son pelage blanc se fondait difficilement dans la nuit noire. Elle tentait de se faire discrète. Le vent s’engouffrait dans sa nuque. Elle s’amusait à aller toujours plus loin, toujours plus vite. Par moment, elle bondissait sur les branches les plus basses et tentait de parcourir le plus de chemin possible ainsi. Elle évitait de se servir de ses ailes dans cette forêt dense.

Elle souriait intérieurement. Opale était une amie de la nature. Que ce soit sous sa forme humaine, ou de louve, elle ne savait pas chasser. Ses parents ne le lui ont jamais appris. L’albinos avait eu beaucoup de mal à se familiariser avec cet endroit. Au départ, elle ne pouvait faire quelques mètres sans se prendre un arbre, ou trébucher sur une racine. Maintenant, elle parvenait mieux à gérer sa vision. De plus, le manque de lumière n’aide pas. Fort heureusement, elle avait appris à se diriger grâce à sa vision, son odorat, et son ouïe. Elle s’entrainait toujours seule. A ces yeux, il n’existait que très peu de loup. Le fait qu’elle soit une hybride louve légèrement plus petite qu’un cheval ne la permet pas de se mêler facilement aux autres. En effet, on pouvait plus facilement voir son corps imposant, entendre le bruit de ses pattes martelant le sol.

Passant près d'une flaque, elle s'arrête net. La fausse rousse baisse la tête vers l'eau, observant son reflet. Elle n'avait jamais pu voir à quoi elle ressemblait. C'est dommage, n'est-ce pas ? Une grande louve au pelage doux et immaculé, ignorant ce à quoi elle à l'air. Ses yeux rouges pétillaient dans la nuit. Une lueur amusé, enfantine. Une étincelle qui ne disparaîtra jamais. C'est cette étincelle qui montre toute sa naïveté. Toute son innocence. Elle plissait les yeux, se contemplant dans la petite mare. L'hybride fouetta l'air de sa queue, amusée par son propre reflet. Elle laissait pendre sa langue. Cette louve ressemblait plus à un chien, plutôt qu'à un autre animal.

Opale relevait la tête alors qu'un bruit attira son attention. Ses oreilles s'agitèrent. Elle s'avançait dans la pénombre, guidée par la lune. Un lapin ? Peut-être. Il fallait encore qu'elle se familiarise avec les odeurs. Mais elle n'avait personne pour lui apprendre. Personne pour l'aider. Même si son père était un loup, elle savait qu'elle ne pouvait rien attendre de sa part. Simplement parce qu'il était contre ses sorties. Il détestait la savoir dehors. Il détestait la voir éloignée de lui. Un peu surprotecteur comme parent. Sa mère, quant à elle, était bien plus compréhensive. Elle était toujours trop gentille. Toujours à gâter sa fille. Une âme pure. Enfin, ce n'était plus qu'une ange déchue dorénavant. Mais elle s'en fichait. Elle restait elle-même, ayant ouvert une boutique de vêtements.

L'hybride secoua la tête pour mieux se concentrer sur l'odeur. En vain. Elle en décelait néanmoins plusieurs. Sa curiosité prenant le dessus, elle restait aux aguets, s'approchant toujours plus. En silence. Elle n'osait pas demander qui était là. Non. Elle avait trop peur de se faire surprendre en louve. Déjà qu'un animal presque aussi grand qu'un cheval est rare, alors si en plus, elle se met à parler, elle est bonne pour le cirque. Ou pour la mort. Un frisson d'effroi la parcouru, hérissant son échine.



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MessageSujet: Re: Une promenade nocturne [Libre]    Mar 29 Juil - 13:26




Une Promenade Nocturne

« Certain Renard voulut, dit-on, se faire Loup. » ► Jean de la Fontaine
Les sabots de quatre chevaux piétinaient impétueusement la végétation à la bordure de la forêt. Leurs cavaliers semblaient ne pas pouvoir prendre de décision dans l’immédiat, regardant jalousement pourtant par-delà les arbres devant eux. Les chiens freinaient également leur envie de s’élancer pour rejoindre les animaux sauvages cachés dans leur terrier. La bête que tous poursuivait avait choisi de rentrer pour se mettre à l’abri dans une obscurité plus grande. La partie de chasse avait été allongé, malgré le coucher du soleil. Une envie de se mêler avec les ténèbres pour de meilleure sensation. Et ça n’était pas le manque de luminosité qui aurait gêné Lauviah.

Le démon s’était mêlé depuis longtemps à la noblesse de ce royaume d’Angleterre, et comme tous les autres nobles mâles, il participait de temps à autre à des chasses. Bien qu’il ne soit pas exceptionnellement impressionné par ce genre de chose, il avait pourtant pris l’habitude de faire attention à l’image qu’il donnait. Il s’y amusait, comme un vrai humain aurait pu s’y amuser. Mais le fait d’être autre chose qu’un simple mortel facilité et agrémentait encore plus les choses.  Surtout quand on se permettait de duper les gens pour leur soutirer un peu plus qu’une simple âme.

Devant la forêt, tout comme les trois autres, il regardait en revanche la lune au-dessus d’eux. La bête avait été une biche, mais il sentait que ses camarades de jeux allaient abandonner la partie. La bête aurait été un renard, il aurait sans doute fait tout pour que l’animal s’en sorte indemne – car avec lui, il était pratiquement interdit d’y toucher, sans qu’il ne le vous dise pour autant –. Mais ce soir, il avait envie d’une petite promenade supplémentaire dans cette forêt. Pour achever la bête, ou simplement pour rester seul un instant, il n’aurait pas su dire.

La décision tomba bientôt. Les autres nobles décidèrent de rentrer dîner, car leurs femmes se feraient trop de soucis. Lauviah avait certes été invité, mais il n’avait pas jugé bon d’emmener sa femme avec lui. Personne ne s’inquiétait donc pour lui. Il salua les autres à leur départ, leur signalant qu’il rentrerait finalement à son manoir à cheval. Rapidement, il se retrouva seul.  Son choix avait été fait. Il descendit de son cheval, et s’assura qu’il restera ici avant son retour.

D’étranges sensations lui vinrent à mesure où il s’enfonçait dans la forêt. Sentir les humains à longueur de temps, c’est comme se retrouver sans cesse au milieu d’un bon repas. Mais ici, ça n’était pas le même genre d’odeur. C’était un peu comme revenir à la source. La première fois qu’il était venu sur Terre. Une expérience qui le rassurait un peu. Etrangement, cela faisait du bien de souffler un peu. Les animaux n’étaient pas ses ennemis. Et il n’était pas non plus un ennemi pour eux. Un respect mutuel, comme d’égal à égal.

C’est pourquoi il n’avait pas peur de faire du bruit, et de passer à travers la végétation. Pourquoi aurait-il craint de trahir sa présence ? Il ne voulait pas la cacher. Pourtant, une présence particulière, nouvelle, inconnue, attira son attention. Il n’avait jamais senti une telle chose. C’était comme si cette chose était animale, mais qu’elle ne l’était pas complètement. Etait-ce possible ? Sa curiosité en tout cas pris le dessus, comme toujours.

Trouvant enfin la source, il se rapprocha tout doucement, sortant de derrière des buissons. Il vit alors que c’était un grand loup blanc. Mais un loup d’une taille anormale. Ça n’était sans doute pas qu’un simple loup. Il s’avança un peu plus pour se montrer. Il ne portait jamais aucune crainte en lui. C’est pourquoi il se mit à sourire doucement, poliment, espérant intérieurement que la chose ne viendrait pas à fuir. Au pire, il pourrait toujours la rattraper. Lui aussi pouvait courir très vite. Une chance pour lui, il n’avait pas pris son fusil, bien qu’il porte quand même ses habits de chasses. Il laissa à vue ses mains gantées, pour lui montrer qu’elles étaient vides. Sait-on jamais.

          —         C’est que tu es bien joli toi dis donc.

► Lauviah'


Lauviah O. Raevens & Opale Cantate

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MessageSujet: Re: Une promenade nocturne [Libre]    Jeu 14 Aoû - 20:51
















 ❝ UNE PROMENADE NOCTURNE ❞
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La fausse rousse, sous sa forme hybride, s’avance dans la forêt. Elle s’approche des broussailles. Son ouïe ne la trompe pas. Il y a bien quelque chose autre qu’animal dans les parages. Humains ? Chasseurs ? Voilà ses premières pensées. Le lupus est hésitant. Elle fait un pas en avant, puis se fige, dressant les oreilles. Un animal d’une telle taille ne passe pas inaperçu, vous vous en doutez bien. Sa gueule s’entrouvre alors qu’elle prend une inspiration. Elle hume l’air, inspectant les alentours. Cette odeur. Elle ne la connait pas. Elle semble pourtant humaine. Mais, son odorat lui jouant souvent des tours, elle préfère ne pas lui faire confiance.

Sa tête lui dit de courir. De ne pas s’aventurer dans des chemins trop dangereux. Mais c’est plus fort qu’elle. La curiosité est un vilain défaut, n’est-il pas ? Ses griffes grattent le sol, prête à bondir. Ou à fuir. Voire les deux. Elle fouette l’air de sa queue, nerveuse. Tous ses sens aux aguets, un maigre grognement se forme dans sa gorge. En réalité, elle est effrayée. Elle n’est pas du genre à se battre. Bien au contraire. Opale est une personne des plus naïves, et attentionnées qu’il soit. Elle pourrait se mettre à câliner un parfait inconnu. Fort heureusement, ses parents lui avaient appris que le monde dehors n’est pas toujours gentil. Qu’elle ne devait jamais se fier aux inconnus. D’où le père quelque peu … Surprotecteur. Après tout, c’est son seul enfant. Sa seule descendance. L’enfantement entre deux « races » différentes ─ ici, un ange et un hybride loup ─ est assez rare, voire presque improbable. S’ils venaient à la perdre, ils seraient comme détruit.

Autrement dit, voilà pourquoi son père déteste qu’elle sorte. Surtout la journée, où elle a plus de chance de rencontrer des passants. Malheureusement, elle n’avait pas obéit. Et la voilà bloquée. Figée, telle une stalagmite. Ses pattes commencent à trembler. Elle veut aller plus loin, mais elle a peur. Peur des conséquences. Peur de l’inconnu. Peur de ce qui se cache derrière ce bruit, derrière cette odeur à la fois familière et étrangère.

Les bruits se rapprochent. Les feuilles bruissent. Une bourrasque de vent vient soulever, entremêler la fourrure pure de l’albinos. Elle écarquille les yeux alors qu’une silhouette fait son apparition, laissant un frisson glacer l’échine de la louve. Elle se fige, refusant de faire le moindre mouvement. Qui est-ce ? Comment cela se fait ? Pourquoi ? Je ne comprends pas, se dit-elle en son for intérieur. Il a la couleur d’un humain. La taille d’un humain. L’apparence d’un humain. Mais … Cela n’en est pas un. Au même moment où cette pensée la traverse, elle plisse le museau. Son odeur. Oui. Son parfum est différent des autres hommes.

Non. Opale n’a pas confiance. Elle ne peut pas avoir confiance en ce genre de choses. Ou alors, il n’est pas réel. Peut-être est-ce une illusion ? Non. Tout de même pas. La jeune fille est naïve, certes, mais pas à ce point. Un faible sourire étire les lèvres de l’inconnu. Aussitôt, elle agite ses oreilles, intriguée. Pourquoi sourit-il ? Et si c’était un piège ? Elle fait un pas en arrière en le voyant approcher. Ne m’approche pas ! aurait-elle voulu crier. Mais si elle parle, il saura qu’elle est spéciale. Et il voudra l’amener. L’enfermer. Du moins, c’est ce que lui racontait son père. Si jamais quelqu’un la surprend en louve un jour, elle ne devait en aucun cas leur parler.

Les yeux écarquillés, l’albinos dévisage le nouvel arrivant. Sa gueule est toujours entrouverte. Ses griffes, plantées dans le sol. Elle veut fuir. Mais n’y parvient pas. Idiote. Crétine. Misérable. Malheureuse. Sotte. Voilà ce à quoi elle pense. Son blocage lui rappelle à quel point ce n’est qu’une gamine peureuse, et effrayée, qui ne connait rien à la vie. Elle laboure le sol de ses griffes.

L’homme s’approche toujours. Lentement. Il lui montre qu’il n’est pas armé, mettant ses mains en évidence. Jusqu’au moment où il ouvre la bouche pour parler. Ses mots touchent Opale. Elle aime bien les compliments. Surtout venus de personnes qu’elle ne connait pas. Elle trouve cela agréable d’entendre ce que l’on pense d’elle. Que ce soit en bien ou en mal. L’humain à l’odeur étrange ─ surnom qui lui va à merveille, d’après l’hybride ─ sourit toujours. Il est sérieux. Mais la peur prend le dessus. Etrangement, elle sait que fuir ne sera pas la solution. Elle a l’impression qu’au moindre endroit où elle ira, il la retrouverait sans problème. Son instinct lui dit de jouer sur les apparences. Dans un tronc non loin de là, se trouve les vêtements d’Opale sous sa forme humaine. Elle les laisse toujours au même endroit pour que l’on ne les lui vole pas, et pour éviter de les déchirer à chaque fois qu’elle laisse sa forme lupus prendre le dessus.

Soudainement, elle déploie ses ailes. De grandes ailes. Celles d’un ange. Après tout, elle était un croisement entre cet être surnaturel, et un loup. En un battement, elle se retrouve projetée haut dans les airs. Elle suppose que voir cela est impressionnant. Du moins, pour un humain normal. Or, celui qui se trouve plus bas n’est pas normal. Elle s’élance, jonglant entre voler, et courir ; Elle saute de branches en branches, utilisant ses ailes sur les sauts qui risquent d’être trop courts. Mais sa rapidité est impressionnante pour un animal de cette envergure. Arrivant près de la souche, elle fonce droit vers le sol, en piquet, rabattant ses ailes contre elle, avant de les déployer au dernier moment afin de freiner sa chute. Au moment où elle pose une patte au sol, celle-ci reprend sa forme humaine. Ainsi que tout le reste de son corps. Opale se rue vers le creux de l’arbre, retirant sa robe, et l’enfilant. Quelque chose de beige, et basique. Elle fait alors mine de se promener, comme une gentille humaine normale.

Ses yeux sont remplis d’innocence mais ont toujours ce rouge qu’avait le loup. Après tout, elle reste une albinos. Malgré cela, elle avait une teinture rousse sur ses cheveux. Ses parents ne voulaient pas trop qu’on la remarque, et l’avait incité à changer de couleur de cheveux. C’est dommage. Elle aime bien le blanc. C’est comme la neige. Mais elle sait que si cet homme la retrouve, il ne pourra pas la comparer au loup blanc. Du moins, elle espère.



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MessageSujet: Re: Une promenade nocturne [Libre]    Dim 24 Aoû - 11:06

« Un ancien sentiment peu commun »


Une lueur de peur traversa ce regard flamboyant ô combien magnifique à regarder pour un être comme Lauviah. Il n’avait jamais été attiré par les simples loups, car bien trop connaisseur de leurs habitudes quant au reste de la race canine. Le règne animal pourtant ne comptait plus en cet instant. Car ça n’était plus tellement une question d’animal, mais aussi d’être peu ordinaire. Lauviah sentait que ça n’était pas qu’un simple loup. C’était autre chose. Quelque chose de plus pur que lui, en tout cas. Peut-être … non. Il se trompait. Et pourtant, il n’avait pas peur. Même si la chose avait la gueule ouverte. Au contraire de ce qu’il avait en face de lui, car l’animal semblait vraiment le craindre. Il garda d’ailleurs bien longtemps ce sourire… avant que ce loup peu ordinaire, fasse une chose encore moins ordinaire. Alors il sut. Il sut que ce loup était aussi à moitié angélique.

De grandes ailes jaillirent presque de son échine, et aussitôt que l’animal fut assuré que c’était fait, il s’élança pour s’éloigner du démon. Lauviah ne pensa pas un instant si la chose savait ce qu’il était réellement, et en réalité pour le moment, il s’en moquait un peu. Il était trop captivé par la rapidité de l’animal, et par son aisance à utiliser sa paire d’ailes. Il n’avait jamais vu d’être si agile, surtout dans une forêt aussi pourvu d’arbres. Rapidement, Lauviah perd l’animal de vu. Mais ça n’est pas important. Il le sent toujours. Il sait où il se trouve. Il ne reste plus qu’à le suivre à la trace.

A son tour, Lauviah vient utiliser sa rapidité et son agilité pour se déplacer. Se dégourdir les jambes est une des meilleures choses qui lui soit arrivé depuis plusieurs semaines. Une petite promenade qu’il commence vraiment à apprécier. Une petite promenade nocturne des plus délicieuses. Le démon ne prend pas longtemps avant de retrouver la présence du loup. Et pourtant, venant silencieusement se placer sur une branche pour observer, ça n’est plus réellement un loup qu’il a face à ses yeux. Mais une jeune humaine. Du moins, ça y ressemble. La chose est donc capable de prendre l’apparence humaine. Ou l’inverse. Curieux, comme à son habitude me diriez-vous, il se laissa alors tomber de l’arbre, se rattrapant facilement sur le sol, toujours en silence.

Le sourire ne peut s’effacer de son visage, comme il ne peut s’empêcher de s’approcher de cette personne. Vraiment, il n’a jamais été autant fasciné par un si simple mystère. Et se mêler de ce qu’il ne le regarde pas, il adore ça.

« Je dois avouer que vous m’aviez presque faussé compagnie. »

Malgré lui, il commença à observer l'apparence de cette fille. Ses cheveux n'étaient pas du tout la même couleur que son pelage, étrangement. Par contre, ses yeux. Il pouvait les reconnaître entre mille. Son odeur aussi était particulière, autant que la présence. Cette chose qu'elle dégageait lui rappelait malgré lui des souvenirs anciens, qu'il avait essayé d'effacer. Elle était à moitié ange, quelque part en elle. Comme il l'avait été, autrefois, il y a très longtemps. Il n'avait rien contre les anges, à part si ceux si essayait de lui chercher des poux. Mais voilà longtemps qu'il n'en avait plus croisés. Les rencontres intéressantes se faisaient rares en ce moment. La monotonie et l'ennui avait pour habitude de le rendre plus agressif. Ce qui n'était certainement pas le cas ce soir.

« Vous auriez pu vous transformer devant moi, ça m’était égal. », expliqua-t-il d’un air enjoué, mais toujours avec une voix profonde et suave. Une habitude de démon, que voulez-vous. On ne change pas qui l’on est. Jamais.

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MessageSujet: Re: Une promenade nocturne [Libre]    Lun 25 Aoû - 7:09
















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Elle sourit joyeusement, brossant un peu sa chevelure. Elle a tout d’une humaine. Rien ne peut la différencier à une femme normale. Du moins, de corpulence plutôt frêle. Opale n’a rien de spécial. Si ce n’est sa longue chevelure rousse. Une teinture pour cacher sa véritable apparence, et, ainsi, pouvoir mieux fuir. Il était évident que si elle avait gardé sa couleur naturelle, la moindre personne qui voyait le loup blanc aux yeux rouges la comparait directement avec l’albinos. Elle ne veut pas cela. Elle ne veut inquiéter personne. Voilà pourquoi elle se débrouille ainsi. Ho, elle n’a pas appris seule. Il y avait toujours ses parents dans le coin. Sauf lors de ses escapades dans la forêt. Bien entendu. Elle aime la solitude. Humer les différentes odeurs. Sentir le vent dans sa fourrure. Ressentir l’herbe lui chatouiller les pattes. Elle adore ça.

C’est plutôt un chien de salon, plutôt qu’un animal sauvage, si on peut dire. A vrai dire, elle n’a aucune notion de ce qu’est le monde extérieur. De l’horreur qu’il en sort. De la difficulté de la vie. A chaque problème, elle se réfugie ici. Dans cette forêt. Nuit, ou jour. Que dire de plus après tout ? Elle est encore bien innocente pour son âge. Et naïve. Au combien cette enfant est naïve. Elle pourrait se jeter dans un piège bras ouverts. Fort heureusement, on lui a appris les bases. Et que souvent, l’homme lui veut du mal lorsqu’elle est dehors. Voilà pourquoi elle avait fui cet étrange individu. Cette personne à l’odeur anormale. On aurait dit un homme, mais avec une sorte de mélange. C’est comme s’il manquait un indice à sa devinette.

Opale ferme les yeux un instant, soulagée de savoir qu’il ne la trouvera jamais ainsi. Sa robe beige est plutôt banale, mais c’est le but. Passer pour quelque chose de commun. Déjà que sa nature la rend plus faible, frêle, et pâle qu’une autre femme. C’est son défaut de naissance. Quelque chose qu’elle aura beau cacher, il ne fera que réapparaître, ou la rappeler à l’ordre. Ne dit-on pas, chasser le naturel, et il revient au galop ? Elle se trouve dans la même situation. La fausse rousse ne peut pas rester longtemps sous le soleil sans avoir une insolation. Son ossature est plus frêle que celle de sa famille. Son père est beaucoup plus musclé qu’elle. Quant à sa mère, elle a beau être doté d’un charme fou, elle reste tout de même plus forte physiquement que sa fille. A croire qu’elle était maudite. N’est-ce pas ? Elle ne savait pas ce qu’elle était. Enfin, si. La descendante d’un croisement entre un loup, et un ange. Quel étrange mélange, n’est-il pas ?

L’albinos soupire. De nouveau, elle se met à humer l’air. Comme pour se rassurer. Mais, à son grand malheur, elle ne parvient pas à sentir cette atmosphère d’ordinaire si douce. Bien au contraire. Elle le sent lui. Il est encore là. Dans les parages. Mais où ? L’hybride regarde autour d’elle, quelque peu paniquée. Elle qui venait enfin de se calmer. Fort dommage. Un éclair attire son attention. Un éclair roux. Une forme tombe à ses côtés. Opale lâche un petit couinement de peur, effrayée. Elle tremble. Il l’avait retrouvé. Mais comment a-t-il fait ? Du haut de sa petite taille, elle risque un regard vers lui. L’épouvante se lit dans ses yeux. Il l’avait retrouvé. Il était là. Face à elle. Il est apparu de nulle part. La rouquine lève la tête vers les branches d’arbres plus hautes. Non. Il venait de là-haut. Depuis quand était-elle observée ? Pourquoi n’avait-elle pas senti sa présence ? Cette louve n’avait, décidément, rien compris à la vie sauvage. Elle avait encore beaucoup à apprendre.

Avec cet éternel sourire aux lèvres, l’homme s’approche de la petite :

« Je dois avouer que vous m’aviez presque faussé compagnie, annonça-t-il sans perdre son sourire. »

Aussitôt, il se met à la dévisager, la fixant de haut en bas. Elle se sent étudiée de toute part. Inconsciemment, ses doigts viennent triturer le bas de sa robe. Ses yeux vont et viennent sur lui, comme si elle avait peur d’être foudroyée, électrocutée sur place si jamais elle croisait son regard. C’est idiot, n’est-ce pas ? Une frayeur pareille. Opale est loin d’être timide. Mais elle sait être méfiante. Elle sait qu’elle doit obéir à ses parents. Ho ? A l’instant. Elle a eu l’impression qu’il humait son odeur. Aussitôt, elle relève la tête vers lui, toute peur disparue dans son regard lorsqu’il la rassura par quelques mots ;

« Vous auriez pu vous transformer devant moi, ça m’était égal, lui explique-t-il d’un ton enjoué. »


Dès lors, l’albinos retrouve le sourire. Elle s’avance vers lui, sans aucune crainte. Une fois à quelques centimètres de l’homme, et se met à le renifler. Elle le regarde avec de grands yeux ronds, et pétillants d’une innocence candide :

« Mon père m’a dit de ne pas approcher les humains, commencé-je d’une voix fluette. »

Son sourire s’agrandit alors qu’elle se baisse un peu pour prendre de l’élan. Aussi rapide que l’éclair, elle lui saute au cou, passant ses bras autour de ce dernier. Ce n’est déjà plus une gamine, mais que voulez-vous ? Elle a l’âme d’un enfant. Son regard ressemble plus à celui d’un chiot découvrant la vie, plutôt qu’à celui d’un enfant. Elle grogne de contentement. Si elle pouvait avoir une queue, elle l’agiterait probablement. Comme un bon canidé heureux me direz-vous. Fort heureusement pour elle, son apparence humaine ne permet pas de dévoiler ses atouts animaliers.



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