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 A l'ouverture de la boutique ─ PV Antoine Valérient

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MessageSujet: A l'ouverture de la boutique ─ PV Antoine Valérient   Mer 12 Mar - 20:40


A l’ouverture de sa boutique.


─ PV Antoine Valérient.









  • J’OUVRE UN ŒIL DANS LA NUIT. Je ne vois d’abord rien. Mais peu à peu, ma vue s’adapte. Un sourire s’étire sur mes lèvres charnues alors que je me relève. Passant une main dans mes cheveux ébouriffés, je m’étire. Mon instinct m’indique que cette journée sera bonne. Je me jette hors du lit. Mon corps tremble, mais mon esprit reste de marbre. Ai-je de la fièvre ? Peut-être. Autrefois, j’aurai sûrement eu ma mère inquiète qui se serait occupée de moi. Mais pas maintenant. Plus maintenant. Cela est du passé. Je ne suis plus à leur compte. Je dois m’occuper de moi seule. Je dis que tout va bien. Donc tout va bien. J’ouvrirai ma boutique coûte que coûte.

    Ma tête me fait mal. Je me rassois afin de masser légèrement mes tempes. Peut-être est-ce seulement dû aux récentes nuits que j’ai passées ? Après tout, je fais souvent des cauchemars. Le manque de sommeil doit se faire sentir un jour ou l’autre. Il faut que ce soit aujourd’hui. Tant pis. Je me lève d’un bond. Noir. Je ne vois plus rien. Mince, j’ai dû me lever trop vite. Je grogne en me figeant, tentant de rester debout. J’inspire. J’expire. Une respiration calme, et profonde. Je me concentre sur cela uniquement. La vue me revient peu à peu. Mes mains glissent le long de ma nuque. Je grogne de nouveau et me dirige d’un pas lent vers la salle de bain.

    Une fois arrivée, mon regard se lève vers le miroir. Il rencontre un visage qu’il connait bien ; Le mien. Des mots défilent dans ma tête. Me lever. Manger. Travailler. Faire le ménage. Manger. Dormir. Me lever. Manger. Mon poing frappe la glace. Cette dernière se brise dans un bruit sourd. Je reste dans cette position jusqu’à sentir la douleur envahir mes phalanges. Pourtant, il y fait froid. Je ne dis rien. Un liquide chaud vient ruisseler sur mon poing. Mon regard vide semble se réanimer au même moment. Je secoue la tête et retire mon bras. Le regardant, je vérifie que rien ne soit cassé. J’ai de la chance. Dans un élan de colère, j’ai frappé ce pauvre miroir. Mais je n’ai rien. Mis à part le fait que ma main soit ouverte. Je bande la plaie avec un long tissu immaculé. Le sang se répand sur le tissu.

    Alors que je fixe ma plaie d’un regard vide, un sourire finit par se dessiner sur mes lèvres. Un gloussement se forme dans ma gorge, avant de se transformer en un rire strident. Et plutôt effrayant. Je tire mes cheveux avant de passer ma tête sous l’eau glacée. Se réveiller. Tout cela n’est qu’un affreux rêve. Un mauvais rêve. Un stupide cauchemar habituel. Je vais me réveiller dans mon lit, ma sœur à mes côtés. Grent n’aurait été qu’une invention. Mère et Père ne m’en voudraient plus d’être partie. Je n’aurai jamais eu mon indépendance. Je n’aurai jamais eu cette boutique.

    Je m’arrête. Quelle est la chose que je regrette le plus dans tout cela ? J’ai perdu une sœur. J’ai trouvé un amant. Mon premier. Je vis une belle vie. J’ai une librairie. Les affaires sont plutôt florissantes. J’étais heureuse. Où est-ce que cela a foiré ? Je ferme les yeux, toujours ce sourire aux lèvres. Ho. Je sais. J’ai voulu découvrir la vérité. On m’avait prévenu de ne pas jouer avec le feu. Je n’ai pas écouté. Et maintenant ? Maintenant … Eh bien, je le regrette. Il faut que je cesse de déprimer. J’ai l’impression de devenir folle. La folie me guette-t-elle ? Sûrement. Je suis prise d’un nouveau fou rire. Non. Je suis seulement en manque. Grent m’apportait un peu de piment dans ma vie monotone. Je soupire. Il avait découvert ─ et m’a fait découvrir ─ une part de moi dont j’ignorai l’existence. Ce manque de folie. Ce manque de … Sang ? Non. J’ai juste envie de me faire un cadavre ou deux. Mais dans ce cas, je n’aurai personne pour me débarrasser des corps. Je suis douée pour assassiner, déchiqueter, tuer. Mais pas pour faire disparaître.

    Ma langue vient redessiner les courbes de mes lèvres. Je me lèche les babines. J’ignore pourquoi. Ce manque est affreux. J’ai juste envie de tuer. Mais, dis ainsi, cela me fait-il pas passer pour un monstre ? Suis-je un monstre ? Je secoue la tête. Oui. Mais ce n’est pas le moment pour me poser ce genre de questions. Grent viendra récupérer son dû. Je m’habille.

    Ce matin, je n’ai pas faim. Je ne me prépare rien à manger. Je descends directement au rez-de-chaussée afin d’ouvrir la boutique. Pas besoin de coup de balai. Hier, presque aucun client. De plus, il avait fait beau. Donc aucune présence de boue, ou autre. Je souris. Il faut que je garde ce sourire commercial. Sinon, je ferai fuir les clients. Il faut que j’ai assez d’argent pour me nourrir, et pour commander les nouveautés ! Cette pensée me fait rire. Il faut que je pense à autre chose. J’ouvre donc la boutique, et m’installe derrière le comptoir. Là, je m’assois sur ma chaise et entame un nouveau roman. Je grimace en me rendant compte qu’il s’agit d’un roman à l’eau de rose. Je n’ai plus envie d’entendre parler d’amour. Je referme le livre et le repousse sur le coin de la table.




Bienvenue chez moi.
A suivre...


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MessageSujet: Re: A l'ouverture de la boutique ─ PV Antoine Valérient   Dim 27 Avr - 15:49



A l’ouverture de sa boutique.


Feat MacKayla Lane


Un être de pure chère, un corps frêle et blanc marqué de merveilleuses marques rouges, une nuit torride dans la vieille ville de Londres, dans un manoir ayant une grande histoire.
Se levant, le conte Valérient passa son côté de la couette sur l'enfant à côté de lui, il lui caressa la joue et lui embrassa le front avant de rejoindre l'autre côté de sa chambre pour se préparer, il s'assit sur la coiffeuse, il prit un peigne et l'utilisa sur ses cheveux, il fit ensuite sa toilette, se lava les dents et entreprit de s'habiller, il prit de simples habits qui pourrait faire croire qu'il n'appartenait point à la noblesse.

« Oniisan ? »

Le brun aux yeux bleus électriques se retourna et vit son petit frère réveillé et croisa les même yeux que les siens, ce qui est étrange c'est que si l'on poste les deux garçons devant un miroir on dirait presque des jumeaux alors qu'ils n'ont pas la même mère.

« Oui petit frère ?
- Où-vas-tu ?
- Je dois aller en ville, je serais de retour pour le dîner, je jouerais avec toi ...»

Il le rejoins en trois enjambées, se plaqua contre lui et lui dévorera les lèvres tendrement tout en le caressant, puis il se releva, lui sourit et sortit de la chambre, il ne valait mieux pas recommencer alors qu'ils l'avaient encore fait il n'y a même pas une heure. Il descendit et salua les serviteurs en leur demandant que Tristan se repose, il mit un long manteau en tissue marron ainsi qu'une écharpe pour cacher son cou violacé et rejoins la calèche.
Elle ne mit pas longtemps à traverser la ville et à arriver au centre-ville, il sortit et rentra dans la librairie bien connue dans le cercle très fermé des courtisans de la Sainte Reine en personne, il entra dans un tintement avec un sourire vrais et sentit un doux parfum, il avança jusqu'au comptoir et sourit à la douce demoiselle brune dont il se rappelait le visage une once de culpabilité pour la dernière fois à son manoir.

« Bien le bonjour, belle journée n'est-il pas ? ».



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Dernière édition par Antoine Valérient le Jeu 30 Oct - 16:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'ouverture de la boutique ─ PV Antoine Valérient   Ven 11 Juil - 4:03


A     l’ouverture    de    sa    boutique.


─ PV Antoine Valérient.









  • L’ENNUI ME PREND RAPIDEMENT. Que faire ? La plupart de mes livres parlent au moins une fois d’amour. Je n’ai plus envie d’entendre parler, ou de lire, ce genre de sentiment. Tch. Ce n’est qu’une invention de l’Homme. L’amour n’existe pas. Ce ne sont que des sornettes. Que des sottises inventées par l’Homme qui ne supporte plus la solitude. C’est ridicule et insensé. Voire illogique. Mais, en même temps, l’humain n’a pas de logique. Je ferme les yeux un court instant, tentant de redevenir calme.

    Il faut vraiment que je me fasse à mon célibat. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Ouais. Je suis célibataire. Et je compte en profiter maintenant. Je ne laisserai plus personne m’aimer. Ou s’attacher à moi. Ces liens sont ridicules, et sans intérêt. Ils ne feraient que me détruire. Imaginez, si quelqu’un prend en otage un de mes proches. Je me sentirai forcée de le sauver, vu que mes sentiments prendraient le dessus. Il faut que je me détache de tout. De tous. Il ne faut aucun lien. Rien. Je ricane faiblement. Mais en serai-je capable ? Déjà la petit Calista, je l’ai prise en pitié. Je ne l’ai pas adopté pour autant, c’est vrai. Je crois que j’ai juste comparé ma vie à la sienne. Comment ? Bonne question. Je n’ai rien en commun avec elle. Ou alors … C’est peut-être parce que j’ai cru voir une vision de moi ? Du moins, un moi qui a aujourd’hui disparu. Elle est si innocente, si pure. Elle ne connait rien de la vie. Elle est semblable à un ange.

    Un ange ? Non, n’exagérons rien. Ils existent. Je le sais pour les renseignements que j’ai. Enfin, beaucoup croit qu’il s’agit seulement de légende. Que mes livres ne sont que des contes. Mais lisez-les, et vous verrez que vous pourrez comparer beaucoup de choses à la réalité. Que tout est parfaitement plausible. Que tout correspond. Qu’il n’y aucune incohérence. C’est un fait véridique. Enfin. Bon. Peu importe. Je n’aime pas les anges. Je n’aime pas les humains. Et maintenant, je pense ne pas aimer les démons. Merci Ô, mon cher Grent. Mais bon. Ne faisons pas d’un cas une généralité. J’aurai bien l’occasion d’en rencontrer d’autres. Il me faudra juste rester en vie.

    Je fronce les sourcils. Suis-je sotte ? Je n’ai plus toute ma vie. Dans quelques jours, il viendra récupérer son dû. Tch. Pourquoi ai-je dû pactiser avec lui ? Ce doit être la pire erreur de ma vie. Je ricane. Devrai-je avoir peur de la mort ? Peut-être. Mais pourtant, ce n’est pas le cas. Je me fiche totalement de la mort. Après tout, jusqu’à récemment, je me comparais à elle, non ? Je me surnommais la Mort. Au fond, tout le monde peut se surnommer ainsi. Nous ne pouvons pas donner la vie comme nous le voulons. Mais nous pouvons la reprendre très facilement. Je la prenais en tuant autrui. Et mes manières n’étaient pas des plus propres.

    Je réfléchis un long moment. Comment vais-je pouvoir passer mon temps à présent ? Je ne peux plus tortuer. Je lève les yeux vers le plafond, comme si la réponse s’y trouvait. Dans un soupire, je pose ma tête sur ma main, accoudée à mon comptoir. Quel ennui … Je réalise donc qu’au lieu de pratiquer la souffrance physique, je pourrai torturer mentalement les personnes. Il n’y a-t-il pas rien de plus horrible que cela ? Les tortures physiques sont amusantes un temps. Puis on se lasse de son jouet. Alors, on les achève, et on en trouve d’autre. La torture psychologique est plus subtile. Plus maline. On a surtout l’impression de manipuler. De se sentir supérieure aux autres.

    Mais en me sentant supérieure, ne vais-je pas à l’encontre de mes principes ? Quels principes me direz-vous ? En y réfléchissant bien, il est vrai que je n’en ai pas. Je déteste l’Homme. A mes yeux, ce sont tous des monstres. Mais je l’ai déjà dit, non ? Je suis humaine moi aussi. Enfin, aux dernières nouvelles. Je ricane à ma blague. Bien que je sois la seule à avoir pu l’entendre. Et surtout, je suis aussi la seule dans la pièce. Evidemment. Qui serait aussi idiot pour se lever aussi tôt afin de venir dans une librairie ? Les seuls commerces qui peuvent bien vendre le matin, ce sont les marchands de nourriture. Les gens n’attendent pas le dernier moment pour tout acheter. Manger est primordial. Alors que lire, ce n’est qu’un passe-temps. Tch. Un passe-temps ? Les personnes qui trouvent que la lecture n’est pas importante sont tous des sots.

    Je soupire, et m’assois. Au même moment, la clochette de mon entrée retentit. Je relève la tête en entendant le tintement familier. Mon sourire commercial me revient aussitôt aux lèvres. Et, alors que j’étais sur le point de souhaiter la bienvenue à mon client, je m’arrête. J’ai l’impression de l’avoir déjà vu. J’hausse un sourcil en reconnaissant le noble de la dernière fois. Finalement, je regrette de m’être rendue à cette fête. Je n’aurai jamais dû. Je réprime une grimace, me contentant de le regarder avec surprise. A vrai dire, je ne sais quelle réaction avoir. C’est un humain. J’ai horreur de ça. C’est un noble. J’ai encore plus horreur de ça. Il s’avance vers le comptoir. Je ne réagis pas. Je secoue la tête, afin de retrouver mes esprits, et de redevenir neutre :

    « Bien le bonjour, déclare-t-il. Belle journée n'est-il pas ?

    ─ En effet. Que puis-je pour vous ?
    demandé-je poliment avec mon éternel sourire commercial. J’ai ici tout ce que vous voulez. Et si jamais vous ne trouvez pas votre bonheur, je me ferai une joie de vous procurer ce que vous cherchez. »

    Je joins mes mains devant moi, penchant légèrement la tête avec le sourire. J’ai appris qu’un client est plus satisfait lorsque le vendeur sourit. C’est véridique. Je sors de derrière mon comptoir afin d’aller accueillir mon cher client comme tout bon marchand.




Bienvenue chez moi.
A suivre...

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