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 [Naoh Ark's Circus] Une représentation coûteuse pour un pauvre garde [Mission]

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MessageSujet: [Naoh Ark's Circus] Une représentation coûteuse pour un pauvre garde [Mission]   Mer 19 Juin - 23:20



Mission n°6





L

e public s’amassait devant l’entrée du Noa’s ark Circus. Doucement, le chapiteau se remplissait des spectateurs venus passer un moment hors du commun. Hors du temps, hors des habitudes, hors des conventions et en marge de la société, au milieu de ces êtres surprenants, déroutants, interloquant les spectateurs effarés, émerveillés et un peu terrifiés dont la curiosité ravivée par une ambiance proche de la transe.

La guichetière dans son habituelle habileté, distribuait billets et prenait règlement à une vitesse impressionnante, en aucun cas le spectacle de devait être retardé. D’autant qu’il s’agissait de la seconde représentation de la soirée. Les artistes étaient fatigués pour la plupart. Enfin, autant qu’ils l’étaient après une rude répétition.  Jamais la guichetière n’aurait jamais laissé leurs corps tomber dans les douleurs des prouesses du cirque, qu’un corps humain subit irrémédiablement.

Peu à peu les spectateurs entraient. Nobles, aisés, riches, de peu de moyens, gardes, garçons d’écurie, forgerons, marchands… aucune importance dans tout cela. Ceux qui payaient verraient ce pour quoi ils étaient, venus, tel était la fierté des hommes et des femmes de ce cirque. Et jamais ce qu’ils allaient voir n’oublierait les quatre-vingt-dix minutes qu’ils allaient passer sous ce chapiteau. Ainsi s’installèrent tous les clients du cirque dans les gradins placés tout autour de la piste. Alors la lumière disparu. Plus un son. Plus un mouvement. Le plus loyal des Monsieur apparu au centre de la piste, au centre d’une vive lumière, aveuglante. Au milieu le point sombre de l’annonceur et guide de soirée tournoyait sur lui-même, dans un grand assemblage de tissu rouge et noir, comme le veut la tradition. « Mesdames et Messieurs, bienvenue au cirque de nuit. Peut-être êtes-vous venus chercher quelque de chose de précis, peut être êtes-vous simplement curieux de ce qui vous attend ici. Mais je vous le dis, jamais vous ne l’oublierez et jamais ne pourrez de votre mémoire ôter ce qu’ici vous verrez. Nombreux seront les dangers que nos artistes prendront sous vos yeux ébahis ce soir, mais ne craignez pas trop pour vous. Votre tour viendra bien assez tôt. Mesdames et Messieurs, bienvenue, au Noah’s Ark Circus ! ». 
Ainsi se finit cette tirade impétueuse du Monsieur Loyale. Ainsi commença la représentation, dans un ballet d’artiste divers. Haut volèrent les cris et les cœurs lors des acrobaties loin au-dessus du sol, où le vertige vous gagne, même quand vous êtes rivés à votre siège, vous vous y cramponnez alors que vous, vous êtes bien assis dans le fond de votre moelleux coussin, et vous êtes terrorisés à l’idée de voir les gens à quelques millimètres de la chute mortelle. Et d’un coup d’un seul, à la dernière vrille, au dernier saut périlleux, ils se rattrapent à leur partenaire, repartent d’un nouveau mouvement et volent, ainsi suspendus entre ciel et terre, sans jamais tomber ni être tout à fait en équilibre. La lumière s’éteignit, les applaudissements se firent. Le premier numéro marchait bien la plupart du temps, les deux artistes étaient pour le moins synchrones et malgré leur handicap, ils maîtrisaient le sujet à la perfection. 
Et reparu monsieur Loyal, pour une nouvelle annonce, et les tours, petit à petit, se succédèrent, transcendant le temps, abolissant la réalité petit à petit. Le clou du spectacle était réservé à joker et aux autres membres les plus populaires du cirque, quelle que soit le type de représentation que le cirque donne, de telle façon que celui qui nous intéresse passa un peu avant les derniers membres. S’il n’était pas encore très connu, l’effet était garanti, assez garanti pour qu’il soit cantonné aux représentations des heures tardives. Le présentateur apparu une nouvelle fois. Sous le tonnerre d’applaudissements qui croissait à chaque numéro, il haussa la voix « ALLONS, merci mes amis. Mais la soirée n’est pas finie. Enfin, n’avez-vous pas vu décliner le soleil et la lune doucement s’élever dans le ciel. La nuit avance. Vous souvenez vous des moments quand vous étiez petits, où à cette heure vous aviez peur du noir ? Vous souvenez vous des petites chansons que vos parents vous chantaient, au pied de votre lit ? » Une lente mélopée doucement se leva, d’une flute invisible. Seul le monsieur loyal était en piste. « Ils vous rassuraient ainsi, mais aujourd’hui, vous souvenez vous de votre peur du croquemitaine ? Que feriez-vous si vos parents n’étaient pas là et que le croquemitaine revenait ? » La mélodie devint oppressante, lentement, doucement, du plus profond de leurs entrailles, les spectateurs ressentirent un nœud. Leur tête devenait pesante. D’un coup la lumière s’éteignit. La mélodie devint un chant, aux limites du chœur, certains instruments avaient rejoint la flute. Une percussion résonna. Une seule. Le noir disparu. Un clown, au nez noir, aux vêtements violets, aux cheveux étranges. Il se tenait sur une canne. Il fit un pas. Leva un bras et passa sa main devant l’autre. Un corbeau était sur son poignet. Il le fit s’envoler. Cinq corbeaux s’envolèrent alors. Il fit un saut. Une vingtaine de corbeaux partirent, volant autour de l’étrange clown. Il porta sa canne à la bouche, le son de flute repris. Les corbeaux s’envolèrent vers le public. Tournant en une funeste farandole, ils dansaient, au son de la flute du clown. Celui-ci claqua des mains. Sa canne avait disparu. Il les écarta. Une nouvelle canne apparu entre ses mains, différente de la précédente. Les corbeaux continuaient leurs cercles. Cependant, ils laissaient comme un tracé derrière eux. Petit à petit, ils formèrent une ombre floue et noire, aux sinistres sons de chant. Quand cette ombre disparu des yeux des spectateurs, le clown tenait sa canne tendue, servant de perchoir à un seul et unique corbeau.


[/center]« Corbeau petit oiseau, montre nous le choisis,
Celui qui en cette nuit
Est marqué par le croquemitaine.
Allons, mesdames et messieurs, ne devenez pas blêmes !
 »[/center]



Un léger, très léger sourire se dessina sur les lèvres du triste clown. Il faut d’ailleurs rajouter que sa ciblé était choisie depuis le début de l’après-midi. un garde du palais. Pas trop bon pour résister à ses suggestions, mais pas trop peu gradé non plus, il fallait qu’il connaisse l’endroit. Le corbeau s’envola de sa canne qu’il reposa au sol. Les serres de l’oiseau se resserrèrent sur l’épaule du garde et il lâcha un croassement.



« Alors c’est vous celui qu’en cette nuit
La plus noire des créatures a choisi.
Mais par celui d’en haut,
Ne vous sentez vous pas délaissé ce tantôt ?
Allons, ne soyez pas effrayé,
Les ténèbres ne sont pas mauvaises,
Ne vous en déplaise
Elles peuvent vous guider. 
»



Il tendit sa main vers le garde. Les yeux dessinés sur ses gants restaient sur les pupilles des spectateurs au fur et à mesure qu’il bougeait les mains. Tant d’yeux observateurs. Tant d’étranges mouvements. Tant d’yeux braqués sur eux. Et enfin, dans un souffle emprunté aux embruns, le corbeau s’envola une dernière fois. Le garde se leva et se dirigea prudemment vers le clown qui lui tendait le bras. Une gerbe de feu apparu du bout de celui-ci et en lieu et place de l’explosion se trouvait un paquet de cartes de tarot. Toutes portaient une image bien entendu. Inintéressant en matière d’effet sans cela. Les cartes dansèrent autour du clown, disparurent et réapparurent dans un étrange ballet. Il regarda le garde du palais choisi comme cobaye. Lui demanda d’en tirer une. L’homme s’exécuta, intrigué d’un tour si classique. Il ne devait pas la montrer au magicien bien entendu, mais cependant la faire voir à tout le public. Le 5 de bâtons. Pas très intéressant. Symboliquement parlant en tous cas.


« Au peu près je suis sûr de voir
Une carte couleur de désespoir,
D’un noir treize frappé
Et d’un sinistre squelette marqué
Portant une faux remplissant votre cœur d’effroi
C’est la mort que vous avez tiré je crois ? 
»




Le garde sourit, ce qui lui fit un visage de squale. Le clown c’était magistralement trompée. Il lui montra le cinq d’atout. « Vous vous êtes trompé, que tout le public m’en soit témoin ! » beugla le malotru. Le clown ne perdit pas son demi-sourire. Il frappa une première fois sur le sol avec sa canne. Un son mat en sorti. « En êtes-vous sûr ? » le garde acquiesça. Il frappa une seconde fois. Un son plus profond, plus bas, plus… caverneux en sorti. « Regardez mieux s’il vous plait. ». L’autre regardait, intrigué. Rien n’avait changé. Un troisième coup retentit. La carte s’enflamma, et le valet laissa place au treize d’atout. La mort, ce cher vieux squelette. Le garde   lâcha sa carte. Un large sourire marquait à présent le visage du clown. « Et bien nous avons là une messagère lourde de sens monseigneur ». Il frappa une dernière fois sur le sol. Un épais nuage de fumée noire traversa l’endroit. Le garde poussa un cri en même temps qu’un sinistre rire trancha le silence angoissé des spectateurs. Quand la fumée se dissipa, le garde était assis à sa place, blanc comme un linge. Il avait vu une terrible forme noire et décharnée se ruer sur lui. Et d’un coup il était là. En sécurité. Le clown n’était plus là. Une gerbe de cartes se fit au milieu de la scène et le clown reparu en s’inclinant. Des applaudissements retentirent pendant une bonne minute. Ils voulaient avoir peur, ils étaient servi. La fumée avait délivré- comme son composé le voulait pour les gens qui avaient entendu le son de la flûte – une vision étrange et cauchemardesque à chacun, issue de leurs propres terreurs profonde. Une méthode bien arrangeante pour un numéro pas bien compliqué. Il se devait de faire court  pour le moment. Cela dit le garde était mûr à point pour ce qu’il lui réservait ensuite. Jamais une cible n’était choisie au hasard par la carte de la mort. Il laissa le spectacle aller de l’avant. Et se terminer par la même occasion. Le salut de mise. Les applaudissements. Tout ça, tout ça.

Plaisant, bien entendu. Mais la soirée était loin d’être finie. Loin de là. Vraiment, je vous assure, loin d’être finie pour le pauvre garde cible du courroux du croquemitaine. Et ça allait swinguer. Où ça un anachronisme ? Hein ? Vous voulez entendre la suite ? Bon très bien, je continue.

Le garde était un peu marqué par son expérience. Il n s’attendait pas vraiment à un numéro aussi… excessif. Marcher dans le noir des rues. Brr. Trop sombre avec ce qu’il venait de vivre. Il alluma sa lampe. Qui d’un coup s’éteignit. Un chant de corbeau. Les lampadaires furent brisés. Que se passait-il nom de Dieu ? Il avait l’impression de voir des cartes fichées dans le verre.

Un nuage épais et noir s’approcha. Etouffant la lumière de la lune et des étoiles. Et au milieu une silhouette. Claudicante. Mais qui filait.  Il commença à courir. Tout était flou.

Terry s’amusait, du fond de son nuage. L’effet de ses sons de flûte n’était pas tout à fait dissipé. Cela allait être amusant. Il fit un bon, puis un autre, puis un autre, se rapprochant à grande vitesse du bonhomme. Un revers de canne pour le faire tomber. L’attraper. Le maquillage et l’hypnose, et un immense sourire au travers de la figure.

« Alors mon petit, que faisons-nous là ? Tout seul, au milieu de la nuit ? » Un corbeau croassa. « Je crois que mon petit ami a faim. »

Le garde voyait une espèce de clown terrible et une forme noire, un corbeau terrible. Il était tétanisé. « Allons, tu vas me répondre mon tout petit. Tu as été marqué par la mort cette nuit si je ne m’abuse. » La carte qu’il avait tenu en main en peu plus tôt luisait comme un couteau sous sa gorge. « Je suis venu faire sa commission. Mais je peux peut être t’en libérer. Si tu me donnes une petite, une toute petite réponse mon tout petit. Je crois savoir qu’un peut acheter la mort avec des diamants. Oh pas des diamants classiques bien entendu. Un gros. Un unique je dirais même. Je crois savoir qu’il y en a un que tu gardes non ? J’irai le chercher moi-même ne t’en fais pas mon tout petit. »

Le soldat était fidèle à la couronne, à sa Reine, à son pays et à la grande famille qu’il servait. Mais rien de ces beaux sentiments ne lui restait. Il était terrorisé. La mort sous sa gorge luisant sous le peu de lumière de lune qui réussissait à passer. Il dit au clown tout ce qu’il voulait savoir. Absolument tout. La soirée promettait d’être longue.

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