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 La quête de Black Cat. (PV : Grent Geinmiin et MacKeyla Lane)

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MessageSujet: La quête de Black Cat. (PV : Grent Geinmiin et MacKeyla Lane)   Ven 7 Juin - 21:17








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La quête de Black Cat



La nuit était tombée depuis quelques heures déjà lorsqu’elle entendit dans ce grand silence le souffle révélateur d’un sommeil profond dans la chambre voisine. Elle colla son oreille à la cloison qui séparait sa petite chambre de celle de sa sœur. Tout semblait paisible depuis qu’elles habitaient dans ce petit endroit. C’était tellement calme comparé à la vie de dehors. Elles avaient vécu si longtemps à la rue que Lisbeth avait encore du mal à réaliser leur nouvelle situation. Elle avait toujours été très protectrice envers Laureen. Toujours inquiète et jamais rassurée, elle ne pouvait s’empêcher d’écouter chaque soir la respiration de cette dernière. Ça avait le don de l’apaiser et lui donnait la force de partir sans crainte pour accomplir ses activités douteuses. Il fallait bien trouver de l’argent quelque part pour pouvoir entretenir l’atelier dont sa sœur était très attachée. Et Lisbeth était prête à tout pour sa sœur, elle l’aimait plus que sa vie, et c’est ce qui la rendait terriblement dangereuse. Surtout que Lisbeth adorait jouer avec le danger… Un sourire étira ses lèvres en songeant à ce qui l’attendait en cette soirée.

Lisbeth sortit de sa quiétude et s’écarta du mur. Dans son mouvement elle fit doucement détacher sa robe et la fit délicatement tomber à ses pieds. Les rayons de la lune frôlèrent sa peau dénudée, mettant en évidence la pâleur de celle-ci. De manière provocatrice, elle se traina nonchalamment dans sa tenue d’Eve, sous les yeux de l’Astre de la nuit, vers ce qui semblait être une sorte de corset. Elle le colla à sa poitrine, puis d’un coup sec tira sur les ficelles, aplatissant presque les voluptueux seins de la demoiselle. Elle enfila une chemise noir bouffante pour cacher le peu de formes féminines qui lui restait. Tranquillement, elle introduisit ses fines jambes dans un pantalon brun, puis se vêtit d’un long manteau tout aussi sombre. Elle s’assit sans faire de bruit sur son lit et soigneusement se chaussa avec ses cuissardes en cuir. De ses mains habiles, elle s’attacha les cheveux et apporta un chapeau à sa coiffure. Se levant, elle se colla une petite moustache, fabriquée par ses soins, au dessus de sa bouche tentatrice. S’observant dans le reflet de sa fenêtre de chambre, elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire satisfait. Qui pourrait deviner que derrière cet homme se cache en vérité une femme ? Mon costume est parfait.

Discrètement, elle s’échappa de l’atelier et s’en alla vers sa destination telle un chat en quête d’une souris. Elle passa par le quartier des bas-fonds, se rappelant son ancienne vie misérable. D’une certaine manière, elle était attachée à cet endroit puisqu’après tout elle venait de là, elle ne pourrait jamais l’oublier. Dans son chemin Lisbeth croisa une femme qui lui était familière. La concerné l’interpella :

Eh beau mâle ça te dit de passer du bon temps avec moi ? demanda la prostituée en se collant à elle d’une manière aguichante.

Lisbeth lui afficha un sourire amusé et déclina l’offre en écartant fermement la femme. Elle inclina son chapeau en signe d’adieu et disparut de la vue de la fille de joie. Ravit de son effet, Lisbeth poursuivit sa route avec une certaine assurance. Mais la tâche était loin d’être simple. Lisbeth se remémora la dernière fois qu’elle avait eut son entretient avec sa cliente.

C’était en début d’après-midi, elle l’avait rencontré sans son déguisement, se faisant passer pour une simple messagère. La femme avait semblé suspicieuse au début mais suite aux arguments de Lisbeth, celle-ci l’avait quand même engagé. Cependant, il y avait une chose dont elle n’avait pas songé, c’était à ce genre de question : « Si je puis me permettre mademoiselle, comment se nomme l’homme qui se chargera de ma requête ? ». Lisbeth prise au dépourvu avait répondu « Il se fait appeler… Black Cat ». En y resongeant, c’était un bon surnom qui lui correspondait à merveille. En effet, Lisbeth était joueuse comme un chat, elle aimait trouver des prétextes pour martyriser quiconque qu’elle n’aimait pas, aussi élastique et élancé que cet animal et surtout un regard aussi perçant et malin que ce félin. Suite à sa réplique, la femme n’avait pas réagit et depuis Lisbeth s’était habitué à ce nom.

La mission qu’on lui avait donné était bien spéciale. Et jamais de sa vie elle n’avait volé de livre pour quelqu’un, mais la récompense avait convaincu Lisbeth. De l’argent facile… mais finalement ça avait l’air plus compliqué que ça. Comment ferait-elle pour le trouver ? Elle devrait fouiller dans les moindres recoins, elle avait toute la nuit, néanmoins celle-ci suffirait-elle pour arriver à ses fins ? Elle l’espérait. La moindre erreur pourrait lui être fatale, c’est pour cela qu’elle emmenait toujours avec elle sa chère dague lors de ses expéditions. Toutefois, si elle venait à faillir à sa mission, elle serait surement éliminée dans les temps suivants, et l’on n’hésiterait pas à s’en prendre à  sa sœur.

Elle arriva enfin devant la fameuse librairie Lane. Devant l’entrée, elle ouvra discrètement la porte avec une facilité déconcertante, le tout était de ne pas se faire remarquer. En entrant dans la librairie elle referma avec délicatesse la porte derrière elle. Lisbeth resta muette face à la profondeur de cet endroit, les murs étaient pratiquement recouverts de livres. Silencieusement, elle atteignit une de ses longues étagères fixées aux murs, puis emprunta un livre qu’elle contempla dans tout les sens. La propriétaire ne rangeait que des livres ordinaires, celui qu’elle cherchait n’était pas là. Se retournant elle s’aperçut qu’il y avait des livres mis sous-verre. Elle tenta tant bien que mal de les identifiés, espérant trouver l’œuvre tant convoité : « Les routes du Mont Skyfard ». Décidemment elle n’avait pas de chance. Elle s’arrêta net et prit le temps d’étudier plus en détail la situation. Si j’étais une libraire, Où pourrai-je bien caché une œuvre que je voudrai garder en ma possession ? En un quart de tour la réponse s’imposa …Un endroit que les clients ne pourraient pas voir ! Sans perdre de temps Lisbeth se dirigea vers l’arrière boutique, dans la précipitation elle ne remarqua pas le balai et le fit tomber maladroitement. Lisbeth se crispa, elle n’osa plus bouger. Au bout de quelques secondes elle tendit l’oreille mais elle n’entendit aucun bruit. Elle reprit donc son chemin tout en restant aux aguets. Une fois dans l’arrière boutique, elle distingua un grand coffre près des escaliers. Son visage s’illumina. Je suis sûre qu’il se cache là-dedans ! D’un pas assuré elle s’approcha de ce coffre surement sous-clé, certaine de trouver « Les routes du Mont Skyfard ».




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Dernière édition par Lisbeth K. O'Brian le Mer 17 Juil - 21:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La quête de Black Cat. (PV : Grent Geinmiin et MacKeyla Lane)   Dim 9 Juin - 10:15




LA LUNE ÉTAIT A SON PAROXYSME, cette nuit-ci. L'astre se reflétait sur la surface sombre de la mare, sa forme s'en trouvait déformée par les ondulations de l'eau. Je m'immergeai entièrement dans l'eau fraîche pour me laver. Un calme imposant régnait dans la forêt à présent : mes camarades de jeux étaient rentrés dans leurs tanières plutôt que d'habitude. Sûrement pour s'occuper de leurs petits. Tient , je me demande si je pourrais avoir une descendance avec Mac'. Peut-être. Qu'est ce qui n'est de l'union d'un démon et d'une humaine ? Encore une question à ajouter à la liste. Je sortis la tête de l'eau et me laissai flotter à la surface, mes cheveux se mouvaient en même temps que les ondulation. Plusieurs minutes défilèrent pendant lesquels j'observais les éclats des étoiles que je distinguais, à travers les nuages et les feuillages. En quelques mouvements de bras et de jambes, je m'approchai de la rive et m'extrais du liquide froid. Cela fait du bien après cette soirée. Cette soirée avait été des plus surprenantes : Remus -le jeune mâle au pelage brun foncé que je nomme en référence à l'un des fondateurs de Rome-, trois autres loups, je crois que c'était deux femelles et un mâle, et moi, nous sommes enfoncés dans les profondeurs des bois pour explorer un peu. Tout se passer bien jusqu'au moment où les loups ont aboyés inquiets par une odeur que je ne sentait pas. Cherchant des yeux l'origine de leurs inquiétudes, je me retrouvai face à une masse sombre. La masse se redressai de tout sa hauteur, un peu plus de deux mètres et grogna en notre direction. Un ours fus ce que je conclus en l'observant de plus près quand il me chargea. Je l'esquiva avec un peu de mal, fatigué par notre course et je n'avais pas combattus depuis deux-trois jours. Le lien entre ma fatigue et les combats ? C'est simple, plus je me bat et en meilleur forme je suis. C'est étrange que ma forme physique dépend des batailles. Bah ! c'est sûrement en lien avec mes crises. Perdu dans mes pensées, je ne pus parer le coup de pattes de l'ours qui me mit au sol. Paradis et Rédemption ! Il m'a crevé l’œil gauche....de nouveau. Je rugis à mon tour et frappai la bête au portail sans chercher à le tuer. Il me répliqua avec un autre coup de patte droite, j’esquivai avant de l'envoyer au tapis d'un coup de pied. Voilà qu'elle fut ma nuitée , l'ours ayant finit par rebrousser chemin.

Une fois sec et rhabillé de ma tenue de soirée -un sarouel, un haut gris et des bottes en cuirs souples-, je me redirigeai vers la capitale, qui au vu de l'heure devait être plongée dans quasiment dans le même calme que les bois. Après une dizaines minutes de course sur les toits et dans les ruelles, je me trouvai face à la fenêtre de ma chambre, ouverte pour pouvoir sortir. Bien que nous faisions chambre commune, moi et ma douce, j'utilisais encore cette pièce pour stocker mes affaires, sortir la nuit, nettoyer Rosa,.... Mon reflet, dans le miroir, me permis de voir qu'il me restait du sang au dessus du sourcil gauche et la chemise ensanglantée par endroit. Je me réarrangeai les cheveux encore humide ,nettoya la tâche et retira ma chemise avant de me rendre dans la chambre où ma belle dormait profondément. Je l’observai avec tendresse et passion. Elle était si calme et apaisée ainsi les yeux clos et l'esprit dans quelque royaume onirique. On ne pouvais se douter derrière cette apparence frêle et innocente se cachait une personnalité des plus sadiques:un véritable loup que j'ai vu une fois en action. Je souris à cette pensée avant de sursauter à un étrange bruit : mon ventre grondant de faim. Mon scruta le visage de l'humaine pour vérifier si elle ne s'était réveillée; pour mon plus grand soulagement, ses yeux restèrent clos, nullement troublés. Ouf ! Allons calmer cette faim qui me tiraille les tripes. Deux minutes plus tard, je savourai avec plaisir l'un des muffins aux chocolats préparés par MacKeyla cette après midi. Après trois-quatre muffins et deux verres de laits frais, un bruit sec retentit en provenance, si mes oreilles ne trompaient pas, du rez-de-chaussée. Je me relevai, sans bruit, de la chaise que je m'était posé et sortis de la cuisine pour aller jusqu'à la source du bruit. Arrivé en bas, je tendit l'oreille, tout en cherchant du regard la cause du son sec. Un indice me mit sur la bonne voie : le balai que j'avais utilisé ce matin pour nettoyer la boutique était au sol, de travers. Qu'est-ce qu'il l'a fait tomber ? Un animal qui s'était introduit ? La réponse me vient quand je me tournis vers l'arrière-boutique : la porte était ouverte et à l’intérieur de la pièce se distinguait une ombre penchée vers le coffre. En voilà, un étrange animal ; je souris et m’avançai vers elle sans un bruit et en prenant forme humaine. Fantôme que je suis, l'ombre ne m'avait remarqué jusqu'à ce que je me saisis de son bras droit pour lui plaquer et le maintenir avec force dans son dos :

« Hell'o, Mister ! » susurrais-je à l'oreille de l'homme avant d'ajouter, amusé par ma prise du soir « La librairie Lane est actuellement close, si vous voulez bien repasser plus tard dans la journée. Je me verrai une joie de vous aider »

Bien que dans son dos, je lui adressai un sourire commercial, imité de celui de la libraire. J'observe le jeune homme, vêtu totalement de noir, de plus près. Il était plus jeune que moi, le visage encore marqué par l'âge tendre malgré la fine moustache qu'il portait. Je le dépassais allègrement d'une dizaine de centimètres. Sa carrure était fine et presque semblable à celle du femme: Étrange. Je sentis que je pouvais lui briser son bras d'une simple pression. Que fais-je faire de toi ? Dois-je réveille ma Demoiselle pour qu'elle décide de ton sort ? En tout cas, tu n'y t'en sortira avec autant de facilité que tu es entré, et peut-être pas dans le même état....
Mon œil gris pétillais de joie au vu de cette soirée assez particulière.

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MessageSujet: Re: La quête de Black Cat. (PV : Grent Geinmiin et MacKeyla Lane)   Lun 10 Juin - 23:20


Un    voeur.


─ PV Grent Geinmiin.








  • LA NUIT EST LONGUE. Du moins, j’en ai l’impression. Je m’agite un peu dans mon sommeil. J’ignore pourquoi. Mes rêves ne devaient-ils pas être changés ? Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de cauchemars. Il manque quelque chose. Une chaleur. Quelqu’un à mes côtés. Où est-il ? C’est froid. Je me sens seule. Je ne sais pas où il est. Inconsciemment, cela m’inquiète. Pourtant, cela arrivait souvent. Je pense avoir gémit une fois ou deux. Mais, depuis peu, il dort avec moi. Cela me donne une présence de plus. Une douce chaleur rassurante. Dans mon sommeil, je me recroqueville, plongeant dans un rêve sans limite ;

    Où suis-je ? Tout autour de moi a disparu. Ou alors, tout est noir. Je sens le vent s’engouffrer dans mon cou, et mes jambes nues. Je suis donc dehors. Secouant la tête, j’observe tout autour de moi. Je me concentre. Et, parmi l’obscurité, je peux distinguer les arbres. Une fine brise agite l’herbe, et fait bruisser quelques feuilles. Je ferme un instant les yeux. Je suis dans une forêt. Un bois, qui m’est totalement inconnu. Je l’observe, j’hume l’air. Mes sens semblent plus aiguisés. Je dois rêver. Soudain, une sensation de froid m’envahit. Mon échine s’hérisse. J’ai l’impression d’être observée, que l’atmosphère s’est glacée. Je n’ose me retourner. Un doux parfum vient chatouiller mes narines. Je connais cette odeur. Alina, que fais-tu ici ? Les larmes me montent automatiquement aux yeux. Pourquoi ? Pourquoi est-elle ici ? Ma main se plaque contre mes lèvres. Un gémissement plaintif voulait sortir de ma gorge. Je sens une boule se former dans celle-ci. Quelque chose vient nouer mon estomac. Doucement, je me tourne vers l’odeur. Mon monde s’effondre alors. Je croyais ne plus rêver de toi. Où étais-tu ? Pourquoi m’as-tu abandonnée ? Alors que je retiens mes larmes, j’observe le corps de ma sœur. Elle m’adresse un sourire. Son doux sourire que j’aime tant. Je ne peux plus le voir. Ce sourire est tel un poignard dans le cœur. Je traverse les derniers mètres qui nous séparaient elle et moi, et la prend dans mes bras. Ce n’est pas un cauchemar, c’est un rêve. Je ne peux réprimer un couinement. Je me blottis. Elle m’entoure de ses bras chaud. Je la serre. J’aurai pu rester des années ainsi. Mais je devine que tout cela n’est qu’un rêve.

    La douleur se fait plus intense. Je revois l’image de mon Alina morte. Je ne veux pas. Je veux garder un beau souvenir d’elle. Elle qui est ma joie. Soudain, elle me lâche. Je tombe au sol. L’ambiance se fait lourde. J’ai à la fois chaud, et froid. Je regarde autour de moi. Rien ne semble avoir changé. Mis à part que les arbres avaient l’air morts. Je frémis. Me relevant, je cherche ma sœur du regard. Elle se tient là, en face de moi. Pâle comme un linge, je peux voir sa gorge tranchée. Elle ne m’est pas apparue ainsi tout à l’heure, pensé-je. Cela tourne au cauchemar. J’écarquille les yeux. Du sang coule de sa bouche. Elle montre les crocs, et pousse un hurlement des plus stridents. Je plaque mes mains contre mes oreilles. Ce cri semble me percer les tympans. Je gémis, tombant au sol. Levant un regard vers elle, je la vois s’évaporer soudainement. Une brume blanche apparait autour de moi. Je veux courir. Je veux me lever. Je veux m’agiter. Mais je ne suis plus rien. Dans mes rêves, je ne suis plus Mort. Je ne suis plus rien. Ce monde n’existe pas. Il n’y a que ce que je souhaite voir. C’est un univers parallèle où toutes les lois sont déformées. Je ferme les yeux un instant. Et, une fois rouverts, je suis entourée d’une épaisse couche de fumée blanche. Je tourne sur moi-même. Je cherche une issue. Rien. Je suis piégée. Je doute que me pincer puisse me réveiller. Je veux revenir à moi. Je veux partir de ce monde. Je ferme les yeux. Je sens une présence. Où es-tu ? voulais-je demander. Au bout d’un moment, quelque chose, semblable à un voile, caresse ma joue. Je ne bouge pas. Cette douceur, c’était elle. Alina. Mais elle avait quelque chose en plus. Un soupçon d’amertume ?

    Je tourne doucement la tête vers elle. Elle est là. En sang. Ses vêtements sont tâchés de ce rouge qui le tenait en vie. Mon regard la parcourt, de haut en bas. Un pincement au cœur me vient. Je ne reconnais pas mon Alina. Elle ne semble plus être la même. Comme si son visage était marqué par la vengeance. Un voile vient embrumer mes yeux. Je ne réagis pas à la vue de ce monstre. Ou de ce fantôme. Est-ce ma sœur ? Peut-être. Ou peut-être pas. Elle visite souvent mes rêves. Mais je l’ai rarement vu aussi violente. Elle me tourne autour. Encore. Encore. J’en ai mal à la tête. Peut-on avoir mal dans les rêves ? Peut-être. Ou alors, la douleur est réelle. Soudain, plus rien. Le silence complet. Au loin, j’entends un cri. Le cri d’une femme à l’agonie. Je frémis. Cet hurlement est si sinistre. Il me rappelle quelqu’un. J’ai comme une vision. La brume s’efface peu à peu, laissant place à une ruelle. Sombre. Il pleut, mais je ne suis pas mouillée. Comme si j’étais protégée. Il y a Alina, et quelqu’un de dos. J’assiste à tout. L’homme brandit son bras. Un cri retentit. Ce dernier est coupé par le coup porté à la gorge de ma sœur. Un jet de sang éclabousse les alentours. J’entends le sang couler dans la gorge de ma grande sœur. Elle tombe à genoux. Et s’écroule au sol, inerte. Et moi, je la regarde, impuissante. Je pleure de colère face à cette scène. Je veux la rejoindre. Et le meurtrier s’enfuit. Etant de dos, et légèrement flouté, – comme si ce rêve m’empêchait de voir sa véritable apparence – je ne peux le distinguer. Je tends le bras, mais un souffle me projette en arrière. Un voile blanc apparait de moi, me tourne autour à une vitesse folle. Je ne comprends pas. Que se passe-t-il ? Je n’arrive pas à voir ce dont il s’agit. Un murmure me vint à l’oreille :

    « Il n'est pas de ceux que tu penses, disait la voix. »

    Je suis comme projetée dans le vide. Cette impression de tomber me réveille en sursaut. Je suis en sueur, les cheveux en bataille. Quelle heure est-il ? Je me relève. Il fait nuit. Je pousse un grognement, pas vraiment si contente que cela de m’être réveillée si tôt. M’a-t-elle vraiment visitée ?
    Dans ce cas-là, qui serait cette personne ? Un démon ? Mes pensées se tournent vers Grent. Non, cela ne peut être lui. Il prend, certes, plaisir à tuer, mais il m’aurait reconnu depuis. Et puis, tous les démons ne sont pas des monstres. La preuve. Le mien est des plus adorables. Bon, il est vrai qu’il a tué quelques humains. En ma présence, oui. Et alors ? Si l’on aime cela, est-ce de notre faute ? De toute façon, je ne tue pas. Et ne torture pas ceux qui ne m’ont rien fait.

    Quelque chose tombe au sol. Cela attire mon attention, comme vous vous en doutez. Je suis de nature curieuse. Me levant de mon lit, je rabats mes cheveux en arrière, et sort sur la pointe des pieds après avoir enfilé un vêtement. Je fronce les sourcils. J’ai rapidement deviné qu’il y avait du mouvement en bas. Je m’avance à pas de loup, descendant les escaliers. Je n’ai pas d’arme ? Et, où est Grent ? Le lit était froid. Je doute qu’il ait dormi à mes côtés. Je me trouve donc seule à combattre l’ennemi. Je réprime un soupire. Une fois en bas, je cherche la source. Qui voudrait voler une librairie ? Enfin, peu importe. Je sais où je range mes objets les plus précieux, mes livres les plus rares. Et c’est là où je me rends en premier ; L’arrière-boutique. La porte est ouverte. J’entends, à l’intérieur, du mouvement. Curieuse, je m’approche. Me posant contre l’encadrement de la porte, je découvre Grent en train de bloquer le bras d'un homme. Inconnu au bataillon. Je souris. Un nouveau jouet ? Parfait. Mais un homme pénétrant la nuit dans ma boutique est signe qu'il cherche quelque chose, non ? Je souris en voyant la démon qui semblait s'amuser :

    « Ne le tue pas, murmuré-je en un ordre clair. »

    Je croise les bras.


Bienvenue chez moi.
A suivre...

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Spoiler:
 



Dernière édition par MacKayla Lane le Sam 10 Aoû - 20:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La quête de Black Cat. (PV : Grent Geinmiin et MacKeyla Lane)   Mer 17 Juil - 21:14







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La quête de Black Cat



A moi « Les routes du Mont Skyfard » ! Tel un chat qui s’apprête à attraper une souris, Lisbeth s’élance d’un pas assuré vers la male… mais celle-ci est fermée à clef. Lisbeth se retient d’éclater de rire. Que c’est bien naïf, ce n’est pas ça qui va m’arrêter ! En effet, « Black Cat » était déterminé à réussir cette quête et pour l’instant rien ne semblait être en mesure de changer cela. Penchée vers le coffre, Lisbeth envisageait les différents procédés par lesquels elle pourrait ouvrir ce dernier. Elle aurait bien donné un coup de pied sur le verrou puisqu’elle possédait une force exceptionnelle comparée à celle que pouvait disposer les simples humains ; cela lui aurait permis de récupérer en un rien de temps l’objet convoité, mais le bruit ne risquait-il pas d’alerter la propriétaire de cette librairie ? Cependant, Lisbeth n’eut pas le temps de réagir, ni d’entrevoir le danger, il était déjà trop tard… Black Cat s’était fait repérer.

Le temps soudain avait l’air de filer au ralentit. L’inconnu lui saisit son bras droit et le lui plaqua fermement dans le dos. Lisbeth se retint d’afficher une grimace. Elle détestait être prise à défaut, surtout de cette manière. Dans cette situation, Lisbeth savait qu’elle allait devoir se battre et que la mort serait probablement inévitable pour l’un deux. Pourtant elle espérait qu’un simple coup à la tête suffirait pour assommer l’inconnu et s’enfuir avec le livre. D’habitude elle était plus optimiste quand ça tournait mal, mais elle avait un mauvais pressentiment concernant la personne. L’individu avait une force bien peu anodine, bien plus puissante que les humains et, elle le pressentait, bien plus importante que la sienne. Elle ne laissa rien paraître mais au fond d’elle-même elle commençait à paniquer. Dans l’instant, Lisbeth vit défiler toute sa vie dans ce qu’il s’agissait peut-être des dernières secondes de son existence.

Lisbeth ne se rappelait aucunement du jour où elle était née avec sa sœur, ni même de leur mère. Les sœurs K. O’Brian savaient juste qu’elles étaient son portrait craché. Même traits de visages, mêmes yeux, mêmes cheveux... Mais quelle est l’intérêt de ressembler à une femme que la mort vous a retiré si ce n’est de vous rappeler continuellement la perte de votre mère que vous ne connaitrez jamais. L’orphelinat restait toujours un mauvais souvenir, sinistre et froid, elles avaient été surexploitées et maltraitées. C’était l’enfer au quotidien, jamais de répit, d’ailleurs Lisbeth se souvenait d’avoir un jour estimé que la vie était comparable aux limbes de Lucifer et que la mort s’apparentait au Paradis de notre bon Seigneur. Jusqu’au jour où Laureen et Lisbeth découvrirent leur incroyable supériorité face aux autres humains. Elles en n’avaient jamais fait attention jusqu’au jour où un homme osa lever la main sur sa sœur. Cela avait mis Lisbeth hors d’elle, elle n’avait pu se contrôler et avait corrigé l’homme qui s’en était prit à Laureen. Suite à cet évènement, les filles eurent soif de libertés et s’enfuirent loin de l’orphelinat pour atterrir dans la ville de Londres en Angleterre. Les débuts à Londres furent difficiles, elles vécurent à la rue pendant de longues années. Au début, les sœurs désespérait de trouver à manger et de quoi se chauffer. Les jours passaient et les sœurs K. O’Brian dépérissaient de plus en plus. Laureen était mal en point, Lisbeth désespérait et puis cette désespérance avait nourri sa haine contre l’homme qu’elles ne connaîtront jamais et qui ce trouvait être leur père. Seulement cette haine l’emmena à se méfier des hommes et la conduisit à éprouver le besoin de jouer avec les hommes, comme son père l’avait fait avec sa mère. Tout en le cachant à sa sœur, elle se lança donc dans la prostitution où elle put jouer avec les sentiments de ses clients. Son but était de les rendre accro à elle, ces derniers d’ailleurs étaient prêts à tout pour l’avoir… Elle n’hésitait pas à leur demander de l’argent ou des cadeaux de grandes valeurs et bien cher,  et pour ceux qui par malheur n’étaient pas fou d’elle, Lisbeth prenait un malin plaisir à les voler. Mais Lisbeth avait besoin de quelque chose de plus excitant, elle recherchait l’aventure, c’est ainsi qu’elle devint une voleuse professionnel, s’attribuant toutes choses qui avait pour réputation de rapporter beaucoup d’argent. Enfin, en amassant assez d’argent, Lisbeth put acheter un atelier à Laureen et lui offrir une vie agréable, néanmoins elle n’arrêta pas ces activités illégales ou dégradantes sans pour autant l’avouer à sa sœur. Pourtant, la fin était proche et Laureen ne tarderait pas à l’apprendre un jour…

Laureen…Lisbeth ne pouvait pas abandonner si vite. Comment pourrait-elle survivre sans moi ? Lisbeth avait du mal à accepter la vision qui s’offrait à elle d’une Laureen seule et sans défense, complètement anéantit par sa mort. Soudain, elle sentit la rage de vaincre monter en elle ; il n’était pas question de se laisser faire. J’aurai sa peau s’il le faut ! Mais elle fut interrompu dans ses pensées lorsque l’individu lui susurra à l’oreille : « Hell'o, Mister ! ». En entendant cette  voix, la rage laissa place à l’excitation. C’est un homme ! Lisbeth éprouva un plaisir sadique à l’idée de faire souffrir ce mâle. « La librairie Lane est actuellement close, si vous voulez bien repasser plus tard dans la journée. Je me verrai une joie de vous aider ». Les lèvres de « Black Cat » s’étirèrent en un sourire amusé. Puisque tu veux jouer, on va jouer. Tu vas voir ce que tu vas voir ! L’homme resserre sa prise sur son bras en même temps que Lisbeth cherche comment échapper à l’emprise de son assaillant. Elle trouva bien une idée alléchante, mais au moment où elle s’apprêtait à passer à l’action, Lisbeth entendit une voix féminine. « Ne le tue pas ». Elle aperçoit la femme contre l’encadrement de la porte, celle-ci sourit. La libraire ? Bien, plus on est de fou, plus on rit ! En un court instant « Black Cat » reprend le dessus : elle lance un coup de pied bien placé dans l’entre-jambe de l’homme, le coup ayant l’effet escompté, Lisbeth sent la prise sur son bras se desserrer. Elle s’éloigne le plus possible de l’homme. Elle se retourne face à lui, s’élance et lance son poing serré, visant le visage de ce dernier. Dans son élan Lisbeth abaisse son poing discrètement et embrasse violemment l’homme espérant bien l’avoir prit par surprise. Sans attendre, Lisbeth s’éloigne, satisfaite de son effet, puis se tourne vers la femme. Lisbeth abaisse son chapeau pour saluer la dame et lui dévoile un grand sourire narquois ; car tel un chat, « Black Cat » aimait jouer avec ses victimes !






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MessageSujet: Re: La quête de Black Cat. (PV : Grent Geinmiin et MacKeyla Lane)   Jeu 1 Aoû - 19:32

JE SOUPIRAIS INTÉRIEUREMENT. L'ordre était clair et précis : Interdiction de tuer le voleur. Je lançai à ma maîtresse un regard voulant dire « Je peux jouer un peu avec. Je l'amocherai pas trop ». Pas trop, je le laisse suffisamment en vie pour qu'il parle. Je me regardai de nouveau ma proie, elle semblais cogiter mentalement. As-tu peur ? Et tu terrifiais ? Je souris à ces éventualités. Soudain , le voleur sourit puis m’assène un coup de pied à un endroit où il est fourbe et lâche de frapper. Mon poing relâcha la pression sur le bras, assez pour qu'il se libère et s'éloigne de moi. Damm it. Certes , je peux fondre sur lui en moins d'une seconde mais cela enlève le plaisir du combat. J'étirai mes lèvres en un rictus quelque peu sadique.  L'homme s'élance vers moi , poing en avant. J'analysais rapidement sa posture en en un rien de temps -grâce à mon expérience acquise au fil des combats- et compris qu'il visait mon visage. Deux possibilités s'offre à moi :  Je pare ou esquive puis je contre ou alors je prend le poing et je contre. La deuxième possibilité est préférable, cela devrait le surprendre. Je suivis du regard le poing, prêt à encaisser le coup. Soudain sa trajectoire se modifia légèrement , juste avant de me touche. Qu’essaye t-il de faire ? Je compris trop que j'aurais du l'esquiver.

Mes lèvres rencontrèrent quelques chose d'humide et doux, cela me rendit immobile. Il a quand même pas osé. Après son coup de pied déloyale, le voleur continuait dans les coups bas. Il venait de n’embrasser à pleine bouche et devant mon amante. Le salaud ; ordre ou pas, il va morfler. Mais il y a une chose qui me trouble dans ce baiser, c'est le léger arrière goût, un mélange de saveur assez particulier : de la moelle de veau, du concombre et de la cire. Drôle de mélange me direz vous mais pas anodin. J'avais déjà eu ce goût sur les lèvres ; c'était quand j'embrassais MacKayla alors qu'elle s'était maquillée les lèvres d'un délicieux pourpre. Un homme qui porte du rouge à lèvres de temps en temps, c'est étrange. Qui est-il ? Je me concentra sur son odeur , comme Mademoiselle Hope m'avait appris il y a de cela plusieurs semaines : l'odeur n'est pas différente de celle des humains mais avec un relent assez sombre. Qu'est ce ? Je me tourna vers le voleur qui saluais à présent mademoiselle Lane. Je frémis et laissa le bleu gagnais l'iris de mon œil.

Temps mort. Fini de jouer. En deux pas, je me trouve entre ma maîtresse et l'homme en noir. Rosa a glisse de ma botte à ma main gauche, un grelot d'argent attaché à la poignée. Je fis reculer Mac' d'un geste doux de la ma main. Puis d'un geste preste, je fis fendre à la dague ; l'espace entre moi et le mur derrière le voleur. L'air s'engouffra alors dans le grelot ,  faisant vibrer le battant inter de la petite clochette à une vitesse folle ; Un strident son , semblable au cri d'une banshee, emplit l'air. Profitant de cela, je fonçai sur ma cible, poing droit replié près de ma hanche. Mon regard se tourna vers sa tête : non, risque de mort élevé. Puis vers le ventre : risque de mort moyen. Mes phalanges entrèrent en contact à le tissu de sa veste, puis s'enfonça dans sa chaire molle à cette endroit. Soudain, un craquement retentis et je vis des petits morceaux de bois tombé au sol ou bien enfoncé dans ma main. Mon adversaire tomba au sol, plié en deux. Sa moustache se détacha et chut au sol. C'est quoi encore cela ? Je compris alors. La silhouette d'un jeune homme encore enfant, le goût de ses lèvres, le craquement de bois -provenant des baleines de son corset, sûrement- et enfin sa moustache qui tombe. Je souris sadiquement puis me tourna vers la seconde personne présente :

« Appartement, notre voleur est une voleuse », dis-je d'un ton amusé à mon amante.

Je m'aggrouppis près de la voleuse démasquée et l'observai tel un chien bloquant la route à un chaton inoffensive:

"Pardonnez ma maladresse de tout à l'heure , je vous ai pris pour un homme" declarais-je d'une voix commerciale.

Mon œil montrais la jubilation que je ressentait.

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Dernière édition par Grent Geinmiin le Ven 20 Sep - 17:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La quête de Black Cat. (PV : Grent Geinmiin et MacKeyla Lane)   Mar 27 Aoû - 18:13


    Surprise.


─ PV Grent / Lisbeth.








  • J’OBSERVE DONC GRENT. Ayant ordonné de ne pas le tuer, je me demande comment il va réagir. Après tout, c’est l’une des hobbies favoris. Va-t-il se retenir ? Je l’espère. Dans le pacte, j’ai choisis le cœur. Organe important, non ? Il ne doit donc pas discuter les ordres. Il l’a déjà fait. Mais cet acte est pardonnable. En effet, il m’a permis d’en savoir plus sur lui. Et sur moi. Adossée contre l’encadrement de la porte, je regarde sa victime. Ce cambrioleur est venu me voler quelque chose. J’aimerai lui poser quelques questions. Autrement, j’aurai autorisé sa mort sans problème. Je n’ai que faire de tuer. Les humains méritent de mourir. Comme je le dis, et le répète,  les démons, anges, et shinigamis, doivent bien se cacher parmi la foule humaine. Comme quoi, ce sont eux qui dominent. A quoi bon se cacher dans le cas contraire ? Certes, ils sont faibles, n’ont aucun pouvoir, ni force. Et pourtant, ils arrivent à nous retourner en un stupide discours. Enfin, là n’est pas la question. Je regarde donc ce voleur. Semble-t-il effrayé ? Un sourire se dessine sur mes lèvres. Mais disparait aussitôt. Mes yeux s’écarquillent. Il assène un coup de pied dans les partis du borgne. Je grimace. Cela doit être douloureux. Mais quelque chose me surprend. Quoi donc ? Comment un simple humain pourrait-il blesser un démon solide comme un roc ?

    L’assaillant de ce cher Grent fait volte-face, poing fermé. Je vois alors mon borgne sourire. Un sourire sadique. Mon instinct me dit qu’il ne devrait pas se réjouir ainsi. En effet, je ne sens pas du tout cet individu. Un grognement ─ plus animal qu’humain ─ jaillit de ma gorge lorsque je vois la trajectoire du cambrioleur se modifier. Ses lèvres viennent rencontrer celle du démon. Mon démon. Face à cette action, je tente de me contenir. L’observant froidement, je retiens un nouveau grondement. Je me force à sourire, malgré mes sourcils froncés. Je ferme mon poing, prête à l’attaque. Ce baiser semble avoir figé Grent. Et je le comprends tout à fait. Mais je ne peux lui en vouloir. Il n’a rien fait. Tout cela, c’est la faute de ce voleur. Mon visage se déforme sous la colère. Je n’ai finalement pas envie de me retenir. A quoi bon cacher cela ? J’ai envie de le faire souffrir. Au fond, Mac Glam’ souhaiterait lui ouvrir le ventre pour répandre ses tripes sur le sol. Mais Primitive Mac est plus intelligente. Elle m’hurle de me calmer. Il ne faut pas le tuer. Seulement le torturer, et lui poser les bonnes questions en même temps. Bizarrement, lorsque je revois sa posture à embrasser le démon, je me dis que cet homme n’a rien de très masculin. Ce ne serait tout de même pas …

    Avant que je ne puisse conclure quoique ce soit, une ombre noire se poste devant moi. Je ne cille pas. Même si tous mes sens sont en alertes, prête à l’attaque. Néanmoins, je reste droite. Il me salue. Sa moustache semble cacher un visage fin. Et ses yeux sont dignes d’une très jolie femme. Je l’observe sans rien dire. Nouvel éclair avant que je ne puisse terminer mon analyse. Grent se trouve maintenant entre son assaillant, et moi. Je ne le vois plus. Un tintement de grelot parvient à mes oreilles. Je baisse les yeux vers les mains de mon borgne. Il tient Rosa, sa dague. Inutile de réitérer mon ordre. Je suppose qu’il l’a très bien compris. D’un geste doux, il me pousse vers l’arrière. Je lève les yeux au ciel. Je suis, certes, humaine, mais je sais me défendre. Il l’a bien vu. Enfin. Je lui fais confiance. Connaissant la vitesse à laquelle il va, je me contente de me boucher les oreilles. Pas pour les cris qui risquent de sortir, mais pour ce fichu grelot qui tinte si vite qu’il me donne mal à la tête. En quelques secondes, il en eut terminé. Même si, avant cela, il a profité pour frimer un peu avec sa dague. Ayant vu la scène, je tiens à le féliciter. Il a réussi à ne pas blesser de trop mon voleur. Mais le bruit de la chaire n’est pas présent. En effet, une sorte de craquement de bois est le seul bruit s’élevant dans la pièce. Le coup porté fort a dû, au moins, assommer quelque peu sa victime.

    Je m’approche. Quelque chose au sol attire mon attention ; Une jolie moustache. Je soupire. Comment ai-je pu me laisser berner par un stupide voleur ? C’est une femme. Certes, je ne peux bien le voir pour le moment, mais à quoi bon porter une fausse moustache, et un corset si l’on est un homme ? Je devine ─ un peu tard, oui ─ que ce cambrioleur aux lèvres biens dessinées, aux yeux très féminins, et au visage fin qu’il s’agit bel et bien d’une femme. Grent se tourne alors vers moi, disant d’un ton amusé tout haut, ce que je pensais tout bas. Malgré cela, je reste sévère. Je l’observe un moment, puis mon  regard se baisse vers la blessée. Les baleines du corset ont dû lui faire mal. De plus, le coup a été porté à une certaine vitesse. Je m’approche tandis que le jeune borgne se contente de lui parler. Je ne m’accroupis pas. Je préfère la regarder de haut. Je n’ai pas aimé son comportement. Elle allait sûrement payer :

    « Attache-la, ordonné-je, puis, je me tourne vers elle. Nous allons donc passer une longue nuit. »

    Je soupire, et prend une chaise dans le coin pour lui indiquer qu’elle serait assise ici. Ce sera le début de notre interrogatoire. Elle m’a bien eût cette petite peste. Elle va voir qui je suis. Me réveiller dans la nuit ? Très mauvaise idée. Embrasser mon amant ? Cela aussi. Et si jamais, un jour, elle remet un pas dans ma boutique, je la chasse. Mon regard se porte vers elle. Un sourire des plus sadiques se dessine alors sur mes lèvres. Il ne faut pas jouer avec mes nerfs. J’aurai peut-être dû la mettre en garde. A mon tour de jouer un peu.



Bienvenue chez moi.
A suivre...

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