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 Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)

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MessageSujet: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Jeu 23 Mai - 21:32

LES CROCS DECHIRAIENT LA CHAIRE DE MON BRAS. Mon poing frappa la gorge de mon adversaire ; celui-ci ,souffle coupé, relâcha la pression de sa morsure , me permettant de dégager mon bras meurtri. Bien joué, petit. Je me redressa rapidement pour faire face à mon adversaire de cette nuit et des précédentes.Il s'agissait d'un jeune mâle, d'environ 1m65 pour une soixantaines de kilogrammes.Ses yeux jaunes étincelaient dans l'obscurité de la forêt , où il y était quasi-invisible grâce à son pelage d'un brun sombre. Il claqua sa mâchoire en ma direction , signe d'amusement ,d'après ce que j'avais remarqué au cours de nos batailles passées ; en retour, je lui sourit dévoilant, à mon tour mes crocs, blancs. Notre combat dura encore jusqu'au début du matin. A un moment, le loup fonça droit sur moi ,qui l'imita. Au dernier moment, il me bondit dessus. J'esquivai par le bas et frappai son poitrail de mon pied nu. Le bref contact avec la douce fourrure était agréable. Mon adversaire roula pendant quelques mètres avant de s’arrêter puis il se redressa un peu difficilement. Profitant de ce moment de répit , je récupéra ma montre dans la poche de mon manteau noir. Déjà heures 7h30, faut que je rentre. M'approchant du canidé , je lui dis ,d'un ton joyeux, « Tu est toujours OK ? » N'attendant pas de réponse de l'animal , je continuai « Je doit rentrer à la maison avant que ma maîtresse se lève. On remet cela dès que je peux » Je caressai la tête de mon compagnon de jeu ,puis je remit mon manteau noir ,cachant mon torse nu.

Je pris le chemin que je parcourrai souvent ces dernières nuits, passant tantôt par les rues , tantôt par les toits. Le matin, les quelques londoniens ne me prêtaient que peu d'attention. Ils étaient, pour la plupart, des ouvriers ou des dockers allant au travail. Ou bien , des artisans et commerçants allant ouvrir leurs commerces. Londres s'éveillait vraiment avec les usines et les commerces, voilà ce que j'ai remarqué depuis le mois passé dans cette cité. J'avais appris rapidement le chemin jusqu'à cette forêt rapidement : forêt trouvée en étudiant une carte des environs à la librairie.
Un mois que j’étais lié par le pacte à Mademoiselle Lane. Un mois aussi depuis le petit incident qui m'a permis de contempler sa nudité. D'ailleurs , cette vue venait hantée, ou devrais-je dire charmée, par moment mes rêves. Délicieuse contemplation éphémère. Je soupirai avec un sourire en coin.
Quelques minutes plus tard , la face arrière de la librairie était en vue. Arrivant par les toits , je sauta sur le haut de la boutique puis me glissa par la fenêtre ouverte de ma chambre. C'était le chemin le plus court et le plus simple pour éviter de réveiller la jeune femme. Que dirait-elle si elle savait que je sortais, quasiment ,toute les nuits pour aller me défouler en forêt avec des fauves ? De toute façon , je devais occuper mes nuits comme je pouvais, car j'ai constaté que je n'avait besoin que deux-trois heures de sommeil pour être en forme.

Les quelques tâches de sang sur mon corps partirent, avec l'eau que j'utilisai pour me rincer. Mes blessures de mon combat nocturne avaient disparues, effacées de ma chaire. Après avoir enfiler une chemise d'un blanc propre ainsi qu'un gilet gris comme à mon habitude , je me dirigeai vers la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Ce dernier se composa de muffins au chocolat , qui finissaient de cuire dans le four , de quelques fruits saisonniers ainsi qu'une tasse de café chacun. Entendant la libraire se levait , je disposa sur la table, l'assiette de muffins, les tasses, le pichet de lait et le sucrier. Je m'assit sur la chaise la plus éloignée de la porte et attendit tranquillement Mademoiselle Lane. Soudain , je me rappela d'un léger détail qui pourrait me trahir. Mon apparence démoniaque laissa place à celle d'humain.
Du bleu glace au gris terne , mon œil vira de teinte.

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Dernière édition par Grent Geinmiin le Lun 10 Juin - 18:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Ven 24 Mai - 15:25


Bien le bonjour.


─ PV Grent Geinmiin.






  • UN MOIS S'EST ÉCOULÉ DEPUIS MA RENCONTRE AVEC GRENT. Un mois que la même image me reste en tête. Pourquoi, ce jour-là, ma colère m’avait emportée ? Je me suis trouvée nue devant lui. Je me souviens que cette image, cette honte, hantait – et hante encore – mes rêves. Parfois, je revis cette scène, d’autres fois, c’est le contraire qui s’y produit. Je me réveille en sursaute, rouge de honte. J’ignore pourquoi cela me hante. Je voudrai que cela cesse. Cette nuit encore, mes rêves étaient agités. J’ouvre les yeux, sortant de mon cauchemar. Ou de mon tourment. Rougissant, je secoue la tête pour émerger de mon sommeil.

    Je regarde par la fenêtre. Le ciel est sombre. Fait-il nuit ? Si oui, il vaut mieux que je me rendorme. Mais mon instinct me force à me lever. Repoussant mes draps, je m’approche des carreaux transparents. Au loin, un rayon de soleil, au sens littéral du terme, descend pour éclairer une partie de la ville. Le reste du ciel est couvert de nuages aussi noirs que la nuit. Je comprends pourquoi je ne pouvais pas dire l’heure. Mac Glamour n’aime pas cela. Elle trouve ce ciel triste. Elle est les couleurs de l’Arc-en-ciel. Tout cela est déprimant pour elle. Elle est la joie, la naïveté. Elle est l’innocence, et la coquetterie. Mais maintenant, je l’ai enfoui au plus profond de mon être. Pour l’instant, il n’y a que Primitive Mac. Celle qui aime le noir, celle qui aime la nuit. Celle qui désire du sang. En voir. S’amuser à sa façon. Elle est le sadisme. Elle est le besoin. Elle est l’agonie.

    Je soupire, puis me dirige vers la salle de bain, faisant ma toilette. Une fois terminé, je m’habille. Un corset, avec des sortes de gants partants de mon majeur – à la main – pour finir jusqu’à la pliure qui joint mon avant-bras au reste de mon corps. J‘ai aussi une sorte de collier étrange, collé au cou. Je ne saurai le décrire. Il y a de la dentelle, et une pierre au centre. Je ne veux pas passer pour une prostituée, mais j’ai un penchant pour les corsets. J’essaie au mieux de me faire bien voir. Je porte un châle afin de couvrir les épaules dénudées. Mes jambes sont cachées par une jupe m’arrivant jusqu’aux chevilles. Mes couleurs sont principalement du marron. Ou une couleur cuivrée. Cela fait ressortir mes yeux. Et, en plus, j’aime beaucoup ces vêtements. Ils donnent un style particulier.

    Je me regarde dans le miroir, puis secoue mes cheveux. Ils sont légèrement emmêlés. A vrai dire, je me fiche de mon apparence. Je commence à m’habituer à cette couleur. Je laisse ma chevelure brune retomber sur mes épaules, souriant à la vue de parfaites boucles. J’aime cette tenue. Mais je la considère trop aguicheuse pour mes clients. Alors, je ne m’habille jamais ainsi. Sauf en cas de congé. Je fais volte-face, me dirigeant vers la cuisine. A vrai dire, je n’ai pas envie d’y aller. Mais l’odeur de sucré m’a comme attirée. Pas que j’aime cela, j’ai juste envie de découvrir ce qui s’y cache.

    Pénétrant dans la pièce, j’observe les alentours. Je suis surprise de voir Grent. Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il fasse tout cela. Je suis à la fois touchée et dégoutée par son geste. Pourquoi ? Il vient de me préparer un bon petit-déjeuner. Oui, c’est gentil. Oui, c’est touchant. Certes, c’est même une attention remarquable, digne d’un gentleman. Mais c’est aussi le travail d’un domestique. Et ce démon, est censé être mon majordome. Sur la table, il y a disposé là pile ce dont j’ai envie. Le toisant du regard, je ne sais que dire. Je réfléchis à mes mots. Primitive Mac l’aurait envoyé bouler. Mais Mac Glam’, elle, aurait été charmée à l’idée d’avoir cela rien que pour elle. Après tout, c’est l’intention qui compte. Moi, je suis un peu perdue. Mes deux moi se disputent. Je n’ai pas une double personnalité. J’ai seulement grandi. Mais des fois, mon caractère d’innocente revient sans que je le veuille vraiment :

    « Merci pour cela, finis-je par dire. Mais n’essayez pas d’attirer mes bonnes grâces en faisant le petit déjeuner. Vous n’êtes pas un esclave. Je refuse que vous le soyez. »

    Je soupire. Mais mon ventre me fait redescendre sur terre. Je m’attable, et , d’un signe de la main, je lui demande de se joindre à moi.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Sam 25 Mai - 2:12

ÉCOUTANT LES BRUITS DE LA DEMEURE, je devinai que la jeune fille était occupée à faire sa toilette matinal. J'aime bien voir ses tenues, jours après jours. Le demoiselle avait toujours bon goût pour cela. La plupart du temps , ses vêtements étaient, souvent, sobres car elle ne devait pas avoir l'air vulgaire devant les clients. Les seuls jours, où elle se lâchait en terme vestimentaire, c'était pendant ces jours de congés. Me levant pour aller admirer le ciel nuageux, à travers la fenêtre, je réfléchis. C'était l'une de ses petites habitudes que j'avais appris en un mois. Quelques petites habitudes de la jeune humain apprise tel que ce qu'elle buvait le matin. Un café avec lait et sucre. Ou bien encore son heure de levé et de coucher, cela me fut rapidement utile pour mes petites escapades nocturnes. Enfin, ce genre de menus détails, rien de bien intéressant. D'ailleurs, aujourd'hui, c'est son jour de congé. J'entendis les pas souples de la jeune fille se rapprochaient de plus en plus ; je me tournai vers la porte de la pièce et patienta jusqu'à ce qu'elle rentre dans la pièce. La poignée de la porte tourna et cette dernière laissa entrer ma maîtresse.

Mon œil gris scruta attentivement sa tenue, de bas en haut. Elle en portait une des plus agréable à l'oeil. Tout d'abord et en partant du bas, une longue jupe des plus simples, lui allant jusqu'aux chevilles ;de couleur marron foncé, elle était rehaussée par de fins fils de couleur cuivre. Ensuite, son haut était un magnifique corset ,d'un brun plus clair que la jupe, avec pardessus un léger châle, dont la couleur tendait à se confondre avec les boucles de la libraire; il lui servait à dissimuler ses épaules mis à nues par le corset. De nouveau, la couture avait été réaliser avec des fils couleurs cuivres. Une paire de gants, recouvrant en grande partie ses bras, compléta la tenue. Enfin pour seul bijou que je vus, la jeune demoiselle portait un ras-le-cou des plus splendides bien que sobre. Il était composé d'une dentelle très fine ainsi que du pierre, au milieu du cou, cerclé par le cuivre. Ses yeux verts, dans lesquels j’appréciai me perdre, étaient mis en valeur grâce aux teintes marrons et cuivres de la tenue. Je trouvai que ces vêtements lui donner un style....hmm...classe. Je souris.

En guise de tout salut , elle me remercia pour le petit déjeuner que j'avais préparer. Cela n'en valais pas peine car j'avais pris plaisir à le faire et puis cela est un peu mon travail, en tant que son majordome. Elle est ma maîtresse après tout. Si elle avait lue mes pensées à ce moment précis, elle aurait hurler et m'aurait lancer des regards meurtriers. Savez-vous, Mademoiselle, qu'on ne peux tuer d'un regard ? sauf si vous êtes la gorgone Médusa. Après le court remerciement , elle me réprimande. Je ne cherche à rien obtenir d'elle, sauf à la fin de notre contrat. Chassant cette dernière pensée, je resserrai mon cache-oeil et m'assit face à elle, après qu'elle m'y est invité. Je la fixa dans les yeux et lui d'un ton chaleureux « Hell'o Mademoiselle Lane? Avez-vous bien dormis ? » Je me servit en muffins et en café puis continua d'un ton amusé « Je ne cherche pas à obtenir une quelconque faveur ou autre. J'ai fait cela car j'étais éveillé. Et vous avez raison , je ne suis pas votre esclave, je suis juste un démon à votre service. D'ailleurs avez-vous prévue quelque chose pour votre jour de congé ? » Je lui souris en croquant dans un muffin.
Mon œil gris reflétait le vert des siens.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Dim 26 Mai - 7:11


Bien le bonjour.


─ PV Grent Geinmiin.






  • JE M'ATTABLE DONC. Après lui avoir adressé un mélange de compliment et de plainte. Désolée mon cher Geinmiin, mais les compliments ne me ressemblent pas. Il est rare que j’en sorte des vrais de ma bouche. Ici, il était bien réel. Vous devriez être heureux de cela. Mais vous vous en contenterez. Je n’ai pas l’intention d’en sortir un nouveau. A nouveau, je me referme, saisissant ma tasse de café. Il resserre son cache-œil avant de s’asseoir. Je lève un regard vers lui alors qu’il m’adresse quelques mots. Si j’ai bien dormi ? Chaque nuit, je vis, et revis la même scène des plus gênantes qu’il soit ! Comment pourrai-je bien dormir ainsi ? Vous hantez mes rêves les plus fous. Ce qui est fort fâcheux.

    Je ne répondrai pas à votre question. Enfin, avant que je ne puisse ajouter quoique ce soit, il continua d’un ton amusé. Il a conscience de ne pas être un esclave. C’est déjà cela. Mais il se dit démon à mon service. Cela revient au même. Je fronce les sourcils à ses paroles. Comment pouvait-il dire cela avec une telle légèreté ? Je réprime un grognement. Je le sens venir dans ma gorge. Prêt à sortir, je le ravale difficilement. Il en profite pour changer de sujet. Ce qui, à la fois, me plait, et me déplait. S’il voulait argumenter le fait d’être un majordome, grand bien lui fasse. Mais en même temps, un autre thème de conversation serait le bienvenu. Après tout, je viens de me lever.

    Il croque dans son muffin. Mon regard se baisse faire ses crocs. Un blanc étincelant salit par la couleur marronnâtes du gâteau. Mes yeux s’attardent alors sur ses lèvres fendues en un large sourire. Je grogne, en guise de défense. Mon échine s’hérisse. Mais, après un mois, j’ai appris à la connaître. Et s’il y a une chose qui me plait chez lui, c’est son sourire. J’ignore pourquoi. Il m’effraie et me rassure à la fois. Mon regard se détache de ses lèvres charnues, pour se plonger dans son unique œil. Ce dernier est d’un gris impressionnant. J’ai déjà perçu le côté bleu de son iris. Intéressant. Cet être est bien plus qu’intéressant.

    En y repensant, je n’ai pas encore répondu au jeune borgne. Que ferai-je aujourd’hui ? C’est une assez bonne question. La plupart du temps, quand j’étais seule, je me roulais dans une couverture, et je lisais. Au coin du feu. Comme tout bon cliché. Malheureusement, je n’étais plus seule. Mes provisions se vidaient plus vite. J’ignore encore pourquoi, mais j’aime cuisiner pour lui. Il semble ravi à chacun de mes plats. J’aime voir son œil pétiller. Malgré nos différences, nos oppositions, nous pouvons dire que nous sommes assez complices. A vrai dire, il a eu plusieurs fois l’occasion de me tuer, et de faire passer cela pour un accident. Mais il ne l’a pas fait. Et puis, quand nous nous battons verbalement, c’est plus de la taquinerie qu’autre chose. Je lui adresse enfin un sourire :

    « Faire quelques courses. Depuis peu, j’ai un nouvel arrivant qui dévore mes provisions, dis-je fièrement. De plus, il ne semble pas s’en plaindre. »

    A ces mots, je bois mon café. Le terminant, je pose la tasse sur la table. Je clos mes yeux un instant, et les relève vers Grent, un large sourire pendu aux lèvres. Depuis que je le connais, c’est bien le seul à savoir me faire sourire de façon naturelle.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Dim 26 Mai - 19:20

UN SOURIRE ILLUMINA LE DOUX VISAGE de ma maîtresse. Ce sourire dégageait une réelle chaleur, qui emplit la pièce et me réchauffa. Ces sourires là ,qu'elle m'adressait de temps en temps, me faisaient pétiller intérieurement. On pouvait lire sur les délicates lèvres étirées de la jeune libraire une certaine complicité. Cette dernière s'était installée peu à peu durant ce mois malgré nos statuts et nos races que presque tout oppose. Je pense que cela se voit surtout lors de nos joutes verbales où la demoiselle me hurle dessus que je ne suis pas son domestique et que je ne suis pas forcé de réaliser les corvées et que je soutient le contraire. Un jeu entre nous où des sourires s'échangent. J'aime la voir sourire véritablement, pas comme elle sourit à ses clients. Ces derniers ne remarquaient pas que face à eux se tient une femme, qui les hait énormément. Ils sont aveuglaient sûrement par leurs mœurs, qui leur font penser que tout sourire est réel. Je réprime un soupire face à ce constat et finis mon muffin.

Mademoiselle Lane répondit à ma question;dans sa voix, de la fierté résonnait. Effectivement les placards commençaient à être vides, en grande partie par ma faute. Je mange toujours plus que les gens normaux et puis la cuisine de la jeune brune me préparer est toujours succulente. Cela m'aide pas à me limiter pour la nourriture. Je souris intérieurement et répondis ,entre deux gorgées de café:

« C'est sûrement que votre nouvel arrivant trouve vos plats délicieux, dis-je d'un ton un peu enjoué. Pour ce qui est de la sortie, j'aimerai vous accompagner. Cela fait un petit moment que je ne suis allé dehors. »

Voyant le regard de la jeune femme de nouveau face au mien, j’étirai mes lèvres en un sourire. Il y a une chose que j'aimais chez elle, plus encore que son sourire : ses yeux. Elle possédait la paire d'yeux des plus étincelants et fascinantes que j'ai vu jusqu'à présent. Ils étaient le lieu de perdition préféré de mon regard. Je me ressaisit et entama un second muffin. Les mots suivants sortirent de ma bouche :

« Avant qu'on y aille, je souhaiterai prendre une bouche car je commence à sentir un peu » déclarai-je d'un ton amusé.

Une fois le petit déjeuner terminé, je me saisit de la vaisselle, la débarrassa et la lava pour éviter que ma maîtresse est à le faire. Je sorti de la pièce pour me diriger vers la salle de bain. La pièce d'eau était d'un blanc immaculé à l’exception de deux bandes noires horizontales qui coupaient les murs en deux. La baignoire était une cuve en céramique, couverte par le même carrelage qu'au sol, d'où sortait les poignées ,pour régler la température de l'eau( l'eau courante quelle superbe invention!), le robinet ainsi que le pommeau de douche. Elle était accolée au mur gauche près de la fenêtre. En face se dressait en grand miroir, cadré par de l'argent finement travailler, avec en dessous un lavabo de la même matière que la baignoire. Le tout était d'un luxueux qui me surpris. Comment une simple libraire peut avoir une telle salle de bain ? Après mettre mis entièrement à nu, je rentra dans la baignoire et fit tourner l'une des poignées, déversant ainsi un flux d'eau chaude sur ma peau. Je tressaillit du même plaisir que j'éprouvais quand j'allais me baigner dans les sources chaudes islandaises après les entraînements. L'eau coula le long de ma peau pâle avant de chuter lorsque qu'elle arriva à mes extrémités. Penchant la tête en arrière, je savourai la sensation de l'eau sur mon visage aux yeux fermés. Je stoppai le débit pour me savonner le corps, frémissant lorsque ma main passa sur l'une ou l'autre de mes cicatrices. Une fine buée avait recouvert le miroir et les vitres. Je sortis de la cuve en céramique, après mettre rincer, et chercha une serviette pour me sécher.

Effroi constat que je fis en découvrant que la seule serviette dans cette pièce était la petite qu'on utilise pour les mains. Je ne peux me sécher avec cela et ni me rhabiller mouillé avec des vêtements sales de surcroît. Où sont les serviettes ? La réponse me vint d'un coup:j'avais mis les serviettes sécher hier et la seule sèche se trouve dans ma chambre, située à cinq mètres de l'autre coté de la porte. Je soupira. Bon je vais devoir y aller en espérant ne croiser personne, je n'ai d'autre choix. Je pris mon courage et la petite serviette pour cacher ma virilité, puis j'ouvris la porte et tentai d'écouter les bruits aux alentours. Rien, je peux avancer. Un pas après l'autre je me dirigeai vers ma chambre et m'y introduit rapidement dans cette dernière. Une fois tranquille, je me séchai avec la serviette de ma chambre puis enfila une tenue identique à celle de tout à l'heure. Comme seule touche de couleur, que je portait, une petite pierre rouge fermant ma lavallière noire. Je récupéra ma montre à gousset et sortis de la pièce.
Dans mon œil, on pouvait y lire mon soulagement de ne pas avoir était vu.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Dim 26 Mai - 21:18


Oublier cette vue.


─ PV Grent Geinmiin.






  • J'ÉTAIS FIÈRE DE MA PHRASE. Mais, ceci n’est qu’un bonheur éphémère. Et il se termine à l’instar où Grent répond à son tour. Pourquoi dit-il cela ? Mes plats n’ont rien d’exceptionnel. Je les trouve normaux. Est-ce pour me flatter ? Pour m’amadouer ? Je n’en suis pas dupe. Du moins, au fond, cela me touche un peu. Peut-être ai-je besoin de plaire à quelqu’un ? Ce sont les gènes humains. Des choses naturelles qui vous arrivent même si vous ne le souhaitez pas. L’instinct de survie n’est pas seulement de se nourrir. Être aimé est aussi quelque chose d’important. Être apprécié un minimum. Malheureusement, j’ai beau sourire à mes clients, personne, à part Grent, ne remarque que tout est faux. Nous vivons dans un tissu de mensonges. J’ai du mal à croire ce que m’annonce le démon. Après tout, pourquoi se comporte-t-il ainsi ? Nous ne nous connaissons que depuis peu.

    C’est comme cela que l’on voit la complicité des autres. Malgré leurs batailles verbales, leurs regards échangés, leurs jeux de main, au fond, ils s’aiment bien. On le lit dans les yeux. Grent et moi sommes ainsi. Nous nous chamaillons souvent. C’est affectif. Cela fait partie de notre lot des choses quotidiennes. Nous ne nous disputons pas. Nous ne nous insultons pas. Nous nous sommes, tout de même, bien rapprochés. Dans nos différences, nous avons des points communs. Sa phrase m’a, quand bien même, déstabilisée. Pourtant, j’ai l’habitude de l’entendre me répliquer des remarques. Mais celle-ci est différente. Alors que je sens mes joues s’empourprer, il change soudainement de sujet.

    Il voudrait m’accompagner. Je n’en vois pas d’inconvénient. Cela me plairait plus que d’y aller seule. Je détestais l’humain au point que me promener parmi la foule m’est désagréable. Je ne supporte pas cela. Ce qui est fort fâcheux. Malgré tout, je souris aux passants. On ne sait jamais. Ce sont peut-être de futurs clients. Je ne les connais pas. Je m’efforce de me montrer aimable avec tout le monde. Mais cela me débecte. Alors que je suis perdue dans mes pensées, Grent attrape un second muffin. Je manque de sursauter, mais ne laisse rien paraître. Laisser paraître ses émotions pourrait vous blesser un jour. Votre assaillant remarquera votre faiblesse et s’en servira contre vous. Il pourrait aussi voir le moment où vous êtes plus vulnérable, et vous attaquer par derrière.

    D’un battement de cil, je chasse ces pensées-là. En ce moment, elles sont toutes sombres. Peut-être est-ce parce que je dors peu ? Tout cela à cause de rêves. Mais, au fond, devrai-je m’en plaindre ? Après tout, grâce à cela, ma sœur, Alina, n’hante plus mes cauchemars les plus fous. Je suis tellement perturbée par ce que j’ai vu – ou plutôt, ce que j’ai fait – que je ne me suis pas rendue compte que mes principales craintes s’étaient envolées. Que m’avez-vous fait, Geinmiin ? demandé-je en mon for intérieur, comme s’il pouvait m’entendre. Bien entendu, cela est ridicule. Je réprime un soupir. Ce n’est pas le moment de me souvenir de tout cela. Au risque de rougir soudainement. Et sans raison pour Grent.

    Ce dernier me déclare qu’il souhaite se doucher avant de partir. Je comprends. C’est donc cette odeur que je sens depuis ma place ? manqué-je de lui répliquer. Je me ravise. Ce n’est pas le moment pour nos chamailleries habituelles. Il est trop tôt. Néanmoins, en parlant de son odeur, j’aurai menti. Cela aussi, je ne l’avoue pas. Je me contente de l’observer. Un tintement familier attire mon attention. Il a profité du fait que je sois perdue dans mes pensées pour s’emparer des couverts, et de faire la vaisselle. Une fois de plus, j’ai été devancée. Est-ce un jeu ? Possible. Le premier qui fait la vaisselle gagne. Du moins, il sait que le voir faire m’ennuie. Outrée, je sors de la pièce, m’enfermant dans le bureau.

    A l’intérieur, et au calme, de la salle, je lis un livre. Inutile de faire les comptes. Je n’en ai pas besoin. Mère, et père me livrent toujours assez. Enfin, je ne manque jamais d’argent. Cela m’ennuie d’en demander. Je ne le fais pas. Ils m’envoient une somme régulière chaque mois. Je n’y peux rien. Je me vois mal tout renvoyer. En échange, je leur donnais de mes nouvelles. Assez souvent. En y repensant, je referme directement mon livre. J’avais oublié de leur écrire depuis une bonne semaine. Pour ma part, cela ne m’ennuyait pas. Seulement, depuis la mort de ma sœur, mes parents s’inquiètent d’un rien. Alors, en tant que leur dernière fille, je me dois de rester prudente. Ils ne veulent pas me perdre. Ils ne veulent pas que leur dernière héritière décède. Ce serait une tragédie pour eux. Moi, je n’en ai que faire. De ma vie. J’entends l’eau couler à côté. Le démon prend donc un bain. Cette fois-ci, je ne me retiens pas de soupirer. Que puis-je raconter à ma famille ? Que peut-elle savoir ? Je me vois mal leur annoncer que j’ai fait un pacte avec un démon. Créature qui n’existe pas aux yeux de mes parents. Sans compter le fait que je ne dois en parler à personne. Nouveau soupir. Ma plume en main, j’écris alors une lettre au contenu assez basique. Je vais bien. Les affaires marchent. Il n’y a aucun souci à se faire. Mentir est une très mauvaise chose. Mais nous sommes tous obligés de mentir à notre mère, ou notre père, au moins une fois. Leur inquiétude pour nous est si grande qu’elle en devient étouffante. Que nous devons leur cacher des choses.

    Je me lève, la lettre en main. Je l’enverrai en sortant. J’ouvre la porte de mon bureau, en même temps que Grent sort de la salle de bain. En l’entendant, je referme légèrement ma porte, et l’observe d’en l’encadrement de cette dernière. Pourquoi ai-je fait cela ? J’ai un mauvais pressentiment. En effet, j’aurai mieux fait de ne pas faire ma curieuse. Mais, Mac Glamour est ainsi. Toujours à vouloir tout savoir. Quant à Primitive Mac, moins elle en sait, mieux c’est. Malheureusement, cette fois-ci, ces deux-là arrivent à se mettre d’accord. En dehors de la pièce, le borgne se promène nu jusqu’à sa chambre. Je regarde que la serviette à main cache sa virilité. Puis secoue la tête. A vrai dire, je n’ai pas regardé que cela. Mes yeux sont allés de haut en bas, et de bas en haut. Je me suis mordue la lèvre sans m’en rendre compte. Du moins, jusqu’à ce que le goût âcre du sang viennent se poser sur ma langue. Mac Glam’ ne peut s’empêcher de quitter sa silhouette des yeux. Et Primitive Mac avoue qu’il est assez bien bâti. Je rougis violemment. Plus que les autres fois. Je repense au rêve que j’ai fait. Celui où il s’était produit le contraire. Où Grent était nu comme un vers devant moi. Certes, les conditions sont différentes. Mais maintenant… Je ne peux chasser cette image de ma tête. Je me surprends à ouvrir la porte pour pouvoir mieux le voir pénétrer dans sa chambre. Et si je le rejoignais ? songé-je, pensive.

    Mais qu’est-ce que je fais ? Je sors du bureau. Après tout, il est dans sa chambre, et ne m’a pas remarqué. Je m’éclaircis la gorge. A présent, je sais ce qu’il a éprouvé en me voyant nue devant lui. Au même moment, une nouvelle pensée me vient. Est-ce que cela lui avait plu ? Mes joues s’empourprent à nouveau. Je secoue la tête. Puis, me pince le bout de l’oreille. Une technique que mère m’a apprise. Elle permet de retirer cette rougeur permanente lors des gènes. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Je soupire, et observe ma lettre. Si mes parents me voyaient. Que diraient-ils ? Nouveau soupir. Je me retourne vers la porte qui s’ouvre. Grent sort de sa chambre. Habillé. Je me rends compte que cela me déçoit. Et je secoue – oui, encore – la tête. Au moment où je le vois. Ou mon regard entre en contact avec le visage du jeune démon. Toutes les images se mettent à défiler. Pourquoi faut-il que je m’en rappelle maintenant ? Sûrement car c’est assez récent. Demain, j’aurai eu l’impression que ce n’était qu’un rêve. Et j’aurai vite oublié. Malheureusement, pour le moment, ce n’est pas le cas. Je rougis violemment. Et me pince l’oreille, à nouveau, afin de retirer ses joues rouges. Je détourne le regard, le baissant, fixant quelque chose au loin :

    « Allons-y, dis-je d’une voix si faible que j’eue moi-même du mal à croire qu’il m’ait entendu. »

    Je descends les escaliers qui mènent au rez-de-chaussé.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Lun 27 Mai - 17:55




JE SENTIS LA ROUGEUR MONTER JUSQU’À MES JOUES. Calme toi, Grent m'ordonnais-je mentalement. J'avais compris que la jeune fille m'avait vu en tenue d'Adam, tout d'abord en la voyant rougir aussi violemment à ma vue. Puis elle cherchait à m'éviter du regard, le dirigeant au loin. Enfin, lorsqu'elle s'adressa à moi, sa voix était à peine inaudible, je dus repasser le son dans ma tête pour comprendre. Je tâcha de me ressaisir et tourna le regard de la jeune fille. Légèrement tremblant, des mots quittèrent ma bouche à travers l’espace de mes lèvres :

« Je...j'ai oublié quelque chose d'important dans ma...ma chambre. » bégayais-je à moitié.

Sans attendre, je me précipitai dans celle-ci et fermai la porte à clé derrière moi. Une fois dans la pièce, je me dirigea vers le miroir Mon reflet donnait une image de moi où le visage était rouge et le regard plein de gène. Voilà ce que doit ressentir ma maîtresse depuis un moi. Je m'en veux maintenant de lui avoir fait subir cela. D'ailleurs que doit-elle penser de moi à présent ? Une petite voix au fond de mon esprit me susurra qu'elle a sûrement apprécier la vue. Je secouai la tête pour enlever cette possibilité de mes pensées. Fermant les yeux, je me détendis du mieux que je peux en pensant à des choses calmes, comme l'art de la composition florale que j'avais un peu appris pendant ma formation. Le miroir m'indiqua sue me suis tellement détendu que je me suis vêtu de ma véritable apparence. Oups, je ne peux sortir ainsi. Le bleu de mon iris brillait ardemment. Souffle calme et posé, je sentis mes crocs, mes griffes ainsi que mes cornes se rétracter dans ma chaire. Le bleu redevint gris. C'est mieux ainsi ; bon cherchons les objets que j'avais besoin,car oui c'était une vraie excuse pour m'éclipser. Je chercha rapidement la lettre pour ma mère, un peu d'or et ma fidèle compagne que je glissa dans ma botte. Dans la lettre que j'avais écrite hier, je donnai à mère de mes nouvelles, lui disant que je me plais en Angleterre, que j'avais trouver un travail de majordome assez bien payé, sans lui dire la partie concernant le pacte et autre chose étrange et enfin, je lui demanda si elle pouvais faire venir Marie et Lullaby à Londres. Bien que cela peux paraître étrange, leurs présences me manquais un peu. Une fois tout en poche, je sortis de ma chambre et me dirigea vers Lane. Elle était restée à sa place , presque la même place que celle où je l'avais vu nue. L'image de son superbe corps dévêtu me revint en tête, se superposant avec l'image de la jeune fille actuelle. Je me concentra pour enlever cette fascinante pensée de mon esprit. Je lui présenta mon bras en déclarant, d'un ton où s'entendait un poil de gène :

« Nous pouvons y aller, j'ai tout pris. »

Au contact du bras, je pris d'une quinte de toux, qui emplit ma bouche d'une bile métallique. Encore ? Cela devait être ma quatrième depuis que je suis devenu un démon. Nous guidant d'un pas un peu rapide, je nous amenai à l’extérieur. Il faisait plus chaud que ce matin et les nuages commencèrent à s'estomper un peu , dévoilant des morceaux de ciel bleu. It's was a good day, to day.


[ellipse pendant les courses. Envoyez-moi un pv pour savoir ce qu'on a acheté ^x ]

Quelques heures après être partis, nous rentrions déjà, les bras chargés de provisions diverses et variées. J'avais hâte de goûter aux plats que la jeune brunes ferait avec cela. Par ailleurs, j'avais pus m'acheter un petit paquets de diverses sucreries que j'avais aussi hâte de dévorer. Je souris et tournai à droite pour couper par une ruelle, que je traversai par les toits habituellement. Une quinte de toux, plus violente que les autres me prix me forçant à me plier en deux. Le sang recouvra par de petites tâches le sol crasseux ; son goût ne m'avais lâché durant toute la sortie. Je tâchai de le cacher à ma maîtresse mais elle avait du s'en rendre compte. Me redressant, je lui souris et déclara d'un ton rassurant :

« Je vais bien. Rassurez-vous, Mademoiselle. En rentrant, je tâcherai de me soigner », dis-je alors qu'un peu de sang perlait sur ma lèvre inférieure.

En parlant de soin, j'avais découvert au bout de ma troisième crise que tuer quelqu'un semblait les calmer. Découverte faite en rentrant tard un soir et en me faisant agresser par un homme alors que je toussais du sang. J'observai la ruelle mal éclairée malgré un peu de soleil. Les murs des maisons étaient de couleur sales et, pour la plupart, lézardés par endroit. A environ une dizaine de mètres devant nous se dressaient trois hommes en train de discuter. Leur allure me fit confirma l'impression qu'ils cherchaient les ennuis. Le plus larges des trois, se trouvant le plus proche de nous, nous fixa avec un sourire en coin des plus mauvais ; s'adressant à nous, la voix plein d'assurance et fierté arrogante, il dit :

« Hé vous deux, vous allez venir tranquillement nous donner votre or, sans discuter »

Son acolyte à sa droite, dégainant un long couteau rouillé, lui chuchota une chose que le troisième larron, qui tenait un bouteille d'alcool, au vue de la couleur jaune sale de son œil, semblait approuver. Je compris le dire du second en voyant le premier dévisageait Lane et rajoutait à ses mots précédents :

« Ah , petit, tu va nous laissez aussi ta copine et joue pas au héros. On te la rendra après avoir jouer avec »

Désespérant devant autant d'idioties et de bas-instincts, je soupira et enleva mon manteau, qui chut au sol avec un bruit étouffé. Je me tournai, en relevant mes manches, vers Mademoiselle Lane en plongeant mon œil, devenu bleu, dans les siens fait d'émeraudes :

« Bon changement de programme, je me soigne avant de rentre, déclarai-je amusé par la situation. Me tournant vers les trois bandits, je continua. « Je vous déconseille de prendre cette jeune femme, elle est un peu froide avec l'Homme,si vous voyez ce que je veux dire. »

Sans attendre une réplique de leurs parts, je me mouva, en un battement de cœur, pour me retrouver dans le dos de l'alcoolique, le moins dangereux et le plus éloigné de nous.
Spoiler:
 
(scène pas jolie à voir) Je souris en voyant mes deux œuvres. Je m'approcha du dernier vivant, à savoir, le chef. M'asseyant à califourchon sur son dos et relevant sa tête, je tourna alors vers la jeune libraire, dont les yeux étincelaient de plaisirs :

« Que fais-je de celui-ci ? », demandais-je, d'un ton qui montrait que je prenait plaisir à ce carnage.
L'éclat de mon œil confirmait ce qu'on entendait dans ma voix.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Lun 27 Mai - 20:43


Sanglant ? J'apprécie.


─ PV Grent Geinmiin.






  • IL SAIT. Il sait que j’ai tout vu. J’ai beau tenter de la cacher, mes efforts sont vains. Je ferme les yeux. Je les rouvre soudainement. Il me parle. Je fais comme si je ne l’entends pas. Je ne me tourne pas vers lui. Je ne veux pas le revoir. Je ne veux pas à avoir encore à faire à ce visage, à ses courbes, à ce fantasme humain. Il s’en va. Il s’éloigne. Je ne lève pas le regard. Je fixe les planches du sol. Je ne bouge pas, poings fermés. Un long frisson me parcourt. Je me retrouve à nouveau seule. Seule avec mes pensées. Seule face à moi. J’entends le silence. Je ne sens aucune odeur. Pas même celle de Grent. Il avait comme disparu. Il s’était effacé. Je me rends compte de la solitude que j’avais avant. Après un mois, je me suis habituée à lui. A sa présence. Maintenant, me retrouver seule me ferait peur. Je frémis. Un frisson d’effroi. Pourquoi ? Pour ma solitude ? Fort probable.

    Un vent froid passe dans ma nuque. Je manque de sursauter. Ai-je ouvert la fenêtre ? Je ne crois pas. Une peur me saisit, s’enfouissant et jouant avec mes tripes. Je déglutis. Cette crainte ne me paralyse pas pour autant. Je m’avance vers la source de fraîcheur. Nouveau frisson. Ce dernier me glace le sang. Le vent souffle fort dehors. Je l’entends siffler. Le silence, présent quelques secondes plus tôt, n’était plus. Il a disparu, laissant place au grondement du tonnerre. La pluie ne tombait pas pour autant. Je pousse la porte de la salle de bain. Le vent s’engouffre par la fenêtre. Celle-ci avait dû s’ouvrir tant il était violent. Je me ressaisis, et la ferme à double tour. Une image me traverse l’esprit. Je suis devant la baignoire, vide maintenant. J’ai l’impression de voir Grent y pénétrer doucement. J’écarquille les yeux, et efface cette scène de mon esprit d’un revers de la main. Je me hâte à sortir d’ici, me repositionnant là où j’étais plus tôt.

    Le borgne sort alors de sa chambre. Je manque de sursauter, le souffle court. Mais je me calme rapidement. Le voyant, je m’efforce à ne plus repenser au bel homme sortant tout juste de la douche, des gouttes d’eau perlant sur son corps. Sa voix s’élève. Je comprends qu’il sait lorsque j’entends la pointe de gêne qui se trouve dedans. Néanmoins, je ne fais aucune remarque. Au contraire, je reste muette. Soudain, il est pris d’une quinte de toux. Cette fois-ci, je fais un léger bond de surprise. Parfois, je l’entendais tousser. Mais pourtant, il semble aller bien. La plupart du temps, lorsque cela lui arrive, il se cache. Est-ce que je représente une menace pour lui ? Je l’ignore. Et je n’espère pas. Il est censé m’aider, et non me fuir. Il est censé m’aider à retrouver le meurtrier. Des fois, la nuit, je me mets à penser à comment je l’assassinerai. Du moins, comment je me vengerai. Je ne veux pas qu’il meurt directement. Je préfère attendre patiemment sa mort. Le voir agoniser devant moi. L’entendre gémir, couiner, pleurer. Le voir hurler de douleurs.

    A ma grande surprise, en sortant, je remarque que, la plupart des nuages noirs ont fait place au ciel bleu. Certes, il restait quelques nuages, mais cela n’est pas pour autant un ciel gris. Je fais un pas dehors. Grent à mes côtés. Je prends soin de refermer la librairie derrière moi. On ne sait jamais. Il peut toujours y avoir des voleurs. Ou des meurtriers. Quoi ? Oui, j’éprouve une haine envers eux. Pourquoi est-ce que je ne déteste pas mon démon ? Tout simplement parce qu’il avait une bonne raison de les tuer. Mais s’il s’agit d’un homicide volontaire porté sur une innocente – comme par sœur par exemple – je ne le pardonnerai jamais. Je l’aimais tant. On peut penser que cet amour est exagéré. Mais non. Alina et moi étions très proches. Oh, comme elle me manque. Vous ne pouvez pas savoir à quel point. De parler à une personne tous les jours, de vivre avec elle, dans le bonheur, comme le malheur. De partager ses souffrances. De partager sa joie. Ma sœur représentait la joie. Ma joie de vivre est morte quand mon Alina est décédée. Grent m’en apportait un peu. De réconfort, je pense. Mais bon. Cela ne la remplacerait jamais. Je secoue la tête pour revenir sur Terre. Les courses nous appellent.


    *
    * *

    Sur le chemin du retour, les bras chargés de provisions, je me sens mal à l’aise. Cette foule. Ces personnes. Il y en a trop à mon goût. J’ignore si le borgne l’a remarqué ou non, mais il coupe alors par une ruelle. Elle est sombre. Mais vide. Je me détends. Néanmoins, l’ambiance reste lourde. Peut-être est-ce dû à la chaleur ? Car oui, nous sommes en ville depuis quelques heures. Grent se remet à tousser. Ce fut plus violent que tout à l’heure. Je peux percevoir une giclée de sang tâcher le sol. Je ne laisse rien paraître, mais au fond, mon ventre se tord. Serait-ce de l’inquiétude ? Possible. Je devais trouver quelqu’un d’autre à protéger, ou aimer, qu’Alina. Le jeune démon me rassure. Il n’est pas très convaincant. Mon visage le prouve d’ailleurs. Je ne pouvais me diriger vers lui, courir pour voir si tout allait bien. Même s’il me le disait, je ne suis pas rassurée pour autant. Je ferme les yeux un instant. Et soupire. Entre temps, le ciel s’est dégagé, laissant place à un soleil ardent. Fort heureusement, ici, on ne le voyait pas. Il faisait légèrement plus frais. Nous sommes à l’abri. Du moins, c’est ce que je pensais. Un groupe de trois personnes ne m’inspirent pas confiance. Cela pu l’agression à plein nez. D’ailleurs, je fronce le mien. Je n’aime pas cela. Je n’ai pas confiance. D’ailleurs, depuis que je suis ici, ai-je déjà eu confiance en quelqu’un ? Non, pas même en Grent. Je les observe. J’ignore si j’envoie des éclairs de mes yeux, ou si je parais tout bonnement normale. Je me contente alors de jouer les innocentes. Mon sourire habituel, et faux, aux lèvres, j’avance. L’un d’eux nous décoche un regard empli de sadisme. Il s’approche, un sourire fendant ses lèvres charnues. Je distingue une légère cicatrice sur ces dernières. Mais n’y prend pas gare. A vrai dire, j’observe beaucoup trop :

    « Hé, vous deux ! nous interpelle-t-il. Vous allez venir tranquillement nous donner votre or. Sans discuter. »

    J’entends presque d’ici ses amis – ou acolytes – rirent de leurs vols. L’un d’eux, celui de droite, sort alors un couteau. Je baisse les yeux vers celui-ci, toujours cette expression innocente sur mon visage. Cette arme est rouillée. Quelles atrocités pourrions-nous faire avec ? pensé-je en mon for intérieur. Le second agresseur murmura quelques mots à leur chef. Je me retiens de froncer les sourcils en voyant son regard couler vers moi. Je frissonne de dégoût. Je sens ses yeux me dévisager, me reluquer, m’observer de haut en bas, et de bas en haut. Il me semble voir sa langue passer sur ses lèvres. Comment ose-t-il ? Si je pouvais, je lui fracasserai le crâne contre le sol :

    « Ah, petit, tu vas nous laisser aussi ta copine, continue-t-il sur un ton amusé. Et ne joue pas les héros. On te la rendra après avoir joué avec. »

    Son regard se tourne à nouveau vers moi. Ma haine augmente. Essaie, manqué-je de riposter. J’ouvre la bouche, mais un soupire me coupe avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. Un manteau passe devant mes yeux. Je devine que Grent s’est débarrassé des affaires qu’il ne veut pas salir. Désolée mes chéris, mais vous vous êtes adressés aux mauvaises personnes, songé-je en leur adressant un sourire, et un petit rire, innocent. Du coin de l’œil, je peux le voir remonter ses manches. Est-il prêt à faire comme dans la librairie ? Voilà quelque chose qui m’amuse bien. Et me changera de mes journées répétitives. Le borgne se plante alors devant moi, m’indiquant la marche à suivre. Je sens mon échine s’hérisser. Lorsqu’il se tourne vers les assaillants – ou plutôt, les futures victimes – il leur annonce gentiment que je n’aime pas l’Homme. Chose que je préfère garder secret. Je fronce les sourcils, réprimant un grognement. Cette remarque me reste en travers de la gorge.

    Spoiler:
     

    Je m’approche de lui en applaudissant. Il s’assit alors sur le dernier. Le chef de la bande. Il est encore en vie, quoiqu’un peu amoché. La moitié de son visage a enflé sous le coup de pied du démon. Je fais la moue. Du sang coule de sa bouche. Il a du se mordre la langue, ou bien, on lui a cassé une dent. Dans tous les cas, je n’ai que faire de cela. Une fois en face du démon, j’adresse un sourire, à nouveau innocent, à la future victime. Grent me demande ce qu’il en fait. Je lui réponds alors de façon très évidente :

    « Amenons-le avec nous ! annoncé-je avec un grand sourire. Je suis sûre qu’il va se plaire dans l’arrière-boutique. »

    A ces mots, je baisse le regard vers le concerné. Mon sourire si innocent se transforme en un grand rictus des plus sadiques qu’il soit. Jamais je n’ai éprouvé un plaisir à tuer. Enfin, ici, c’est le démon qui tue. Mais j’observe. J’émets un rire hautain, et me dirige vers mes courses. Je fais comprendre au borgne qu’il devrait porter l’ennemi sur le dos, ainsi, cela passera pour un blessé, et non une future mort. Je prends mes sacs de provisions, qui, je crains, ne tiendront pas longtemps avec mon démon. Je me dépêche de rentrer, hâtant le pas vers la librairie. Elle n’est plus très loin. Une fois arrivée, je sors les clés, et ouvre la porte. Je pénètre à l’intérieur, me fichant de savoir si Grent me suit ou non, et dépose mes affaires sur le comptoir. Je prends la plupart des provisions, et cours les ranger à l’étage. Il me tarde de voir comment le borgne va procéder. Lorsque tout est rangé, soit à la vitesse maximale, je reviens au rez-de-chaussée, et entre dans l’arrière-boutique. C’est une petite salle qui se situe derrière les escaliers. Elle est sombre. Je peine toujours à l’éclairer. Mais je risque de bien m’amuser. J’avoue que tout cela, tout ce sang, est vraiment excitant. Je frémis de plaisir. Mes yeux pétillent de bonheur.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Mar 28 Mai - 21:23



DES APPLAUDISSEMENTS RETENTIRENT, amplifiés par l'étroitesse de la ruelle. Je cherchai du regard la source de ce bruit, devenue mélodie par écho. Que ne fut pas ma surprise en découvrant que c'était les mains de Mademoiselle Lane qui produisait le clappement. Elle bouillonnait de plaisir et de sadisme malgré son visage d'ange : c'était flagrant que le spectacle lui avait plu et elle, en bon public, m'acclamait. Elle me répondit d'une voix douce, empreint d'innocence. Que souhaitez-vous faire de lui ? Soudainement, ses lèvres se déformèrent en un sourire qu'elle adressa à ma seule victime vivante....pour l'instant. De ce sourire se dégageait une telle envie de faire souffrir, de torturer, de malmener cet homme, que je fut un peu pris de pitié pour lui. Ce coté de la gentille libraire, je ne l'avait jamais vu et pourtant, en un mois, je l'avais vu froide envers ses clients, énervée contre moi car je venait de faire une corvée, complice et cinglante lors de nos batailles orales, heureuse mais aussi triste. Ce coté, que je venait de découvrir, me surprit, voir me choqué ; certes, elle détestait le genre humain dans sa globalité mais je pensait pas à ce point. Vous êtes vraiment intrigante, jolie demoiselle. Je soupira en mon for intérieur. Le choc et la surprise laissèrent place à une sorte d'attirance ; elle semblais apprécier, voire comprendre, la sauvagerie dont je venais de faire usage.

Mes lèvres se changèrent en un sourire ravi par sa proposition et laissèrent s'échapper les mots que j'use pour validé un ordre :
« Que votre volonté soit faite, Mademoiselle »
Elle ne m'avait pas entendu, ni attendu d'ailleurs, et s'était précipitée vers la libraire. Je me relevai du corps du voyou, qui tremblait de Terreur -ce qui le rendre terriblement inconfortable- puis m'en saisis avec facilité ,pour le déposer sur mes épaules. Sa position le faisait ressembler à un blessé de bataille ; par ailleurs , il l'était : la rencontre avec ma botte lui avait fait recracher l'un de ses dents en or. Avançant d'un pas rapide ,malgré mon fardeau, je tenta de rattraper la belle libraire qui m'avait devancée, de plusieurs minutes, récupérant mon manteau en passant.

Passant par dessus le mur de la cour arrière, je me rendis à l'arrière-boutique. La pièce, se situant sous les marches, était sombre malgré le chandelier posé sur la petite table ronde. Je me déchargeai du bandit sur une chaise usée par le temps, l'humidité et la poussière et l'attachai comme je pu -le bougre se débattait- avec une cordelette sale. Fendant la fibre du bois, Rosa se planta dans la Table. Mon œil bleu se détourna du brun de l'homme pour aller se loger dans le vert pétillant de la femme.

« Je vais chercher deux-trois objets qui pourrait nous être utile», lâchais-je d'un ton neutre avant d'ajouter pour moi-même Et de quoi grignoter

Je sortis de la pièce, laissant ma maîtresse et le chef en tête à tête, et montai l'escalier en bois. Dans la cuisine, pièce qui devait sûrement contenir ce que je pourrai avoir utilité, une partie des sacs de provisions avait vidés et leurs contenus rangés dans les divers placards. La jeune femme, aux courbes sensuelles et au sadisme dévoilé, les avait rangés prestement. Après plusieurs minutes de fouille, j'observai mon butin composé d'une tige en bois -dont j'avais eu une idée pour son emploi-, une cuillère, une pique à bout en acier et c'est tout. Ah dommage qu'on n'a pas une forge avec tout ses pinces et autres outils. Je soupira et ouvrit la sucette à l'anis, que j'avais subtiliser dans un sac encore plein. Le goût de l'anis sur ma langue m’évoque un paradis sucrée. Je fit demi-tour et me dirigeai, de nouveau au rez-de-chaussée. Une fois en bas, l'odeur de sang frais emplit mon nez, de légers gémissement mes oreilles . Qu'est ce-qui passe ? Je me déplaçai sans bruit jusqu'à la porte entrouverte de l'arrière-boutique et observa l’intérieur.
Mon œil bleu s'écarquilla légèrement face à cette scène.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Mer 29 Mai - 20:36


Ce n'est pas ce que vous croyez.


─ PV Grent Geinmiin.






  • J’ENTRE DANS L’ARRIERE-BOUTIQUE, et je la vois, ma future victime. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Je m’avance. Il est là, attaché. Il me regarde. Ses yeux sont partagés entre la haine, la colère, et la peur, l’horreur. Il me déteste. Mais il ne sait pas ce qui va lui arriver. Il sait qu’il ne s’en sortira pas. Grent l’achèvera. J’aime voir cette frayeur dans son regard. Mon sourire s’agrandit. J’imagine, je visualise déjà la scène sanglante. Autrefois, peut-être avait-il été un gros dur, prêt à tuer tout le monde. Les humains sont comme cela. Ils se cachent derrière des voiles d’illusions. Ils se croient tout puissant. Mais en face de la Mort, ils deviennent aussi dociles qu’un animal, aussi innocent et craintif qu’un enfant. Je manque de soupirer. Où est donc passé l’homme arrogant ? Qui est cette jeune personne qui pleure, et appelle sa mère ?

    Grent me prévient qu’il va chercher deux, ou trois, bricoles. Je lui souris, avant de repenser au moment où je l’observais. A massacrer ses assaillants. Je me rends compte que j’ai vraiment dû lui faire peur. Ou, du moins, le choquer. A nouveau, je manque de soupirer. Il ne faut pas que ma victime me voit ainsi. Victime ? Oui, après tout, je peux donner l’ordre à mon démon de le laisser en vie, ou, au contraire, de le tuer. Je réfléchis un moment. Si quelqu’un réagissait comme je le fais actuellement, et qu’il était à côté de moi. Quelle serait ma réaction ? A vrai dire, je l’ignore. Je n’ai que faire des autres. Des morts. Je suis la Mort. Je suis la souffrance. Je suis l’agonie. Il me vint une pensée. Où sont Guerre et Famine ? Dois-je conclure qu’Alina est la Famine ? Elle me manque. J’ai besoin d’elle pour vivre. J’ai besoin de sa présence. Sans elle, je ne suis rien. Je ne suis qu’un monstre parmi tant d’autres. Et où est Guerre ? Est-ce le jeune borgne ? C’est fort probable. Après tout, il tue pour vivre. J’ai remarqué que, lorsqu’il toussait, il y avait du sang. Je pensais que c’était quelque chose de grave. Mais, étrangement, après chaque meurtre, il va mieux. Je soupçonne, non, je sais qu’il y a un rapport. Je sais que ces deux choses sont liées. Mais, en un mois, puis-je avoir assez confiance en un démon ?

    Mon regard se tourne vers lui. Il s’engouffre dans les escaliers. Je me tourne à nouveau vers la victime. Voyant que mon acolyte est parti, elle semble s’être calmée. Du moins, sa frayeur a disparu. Est-ce parce que je suis une femme que tu ne me crains guère ? voulu-je lui demander. Je me retiens. Il me semble déceler un sourire sur les lèvres du blessé. A mon tour, je lui adresse un sourire emplit d’innocence. On peut dire que faire cela tâché de sang fait plus peur qu’autre chose. Même si là, mes vêtements sont encore propres. Je m’approche de lui, d’un pas lent. Il s’agite. Je comprends qu’il essaie de défaire ses liens. Je donne un coup dans la chaise où on l’avait assis. Il tombe au sol, perdant l’équilibre. Je me penche au-dessus de son corps ficelé par une corde. Une idée vint faire pétiller mes yeux d’une sombre excitation. Alors qu’il tousse, je le relève à l’aide de mes deux mains. Il faut dire qu’il n’était pas très léger. Je le remonte sur sa chaise, mais à l’envers. Les pieds en haut, et la tête en bas. Cette position n’est pas pratique. Fort heureusement, j’ai toujours quelques outils dans mon arrière-boutique. Notamment une seconde corde. Allez savoir pourquoi. Je l’attache contre sa place afin de l’empêcher de tomber. Je vois déjà sa tête commencer à rosir. Dans cette position, le sang coule jusqu’à la tête. A nouveau, je lui adresse un sourire, émettant un petit rire aigu. Il semble innocent. Je lui enfonce un mouchoir propre, que j’ai sur moi, dans la bouche pour l’empêcher d’hurler.

    Me relevant, je me dirige vers une petite commode où était posée Rosa – la dague de Grent, oui, oui, elle a un nom – la saisissant. Je reviens auprès de ma victime. Maintenant, elle est ma victime. A moi seule. Je déciderai de son sort. Mais pour l’instant, je veux m’amuser. Je me penche vers lui, et heureuse, lui annonce :

    « Nous allons jouer à un jeu, annoncé-je. Vous serez libre si vous survivez. »

    Il ne survivra pas. Je le sais. J’ai toujours le borgne pour le rattraper s’il s’enfuit. Je lui souris, et tâte son cou. Avant de lui couper un morceau de peau. Celui-ci se trouve sur sa carotide. Je lis beaucoup. Depuis enfant. De tout et n’importe quoi. Tout m’intéresse. Y compris les livres sur les sciences. J’ai déjà lu qu’il est dangereux de couper cette grosse veine. Que l’on mourrait rapidement si la plaie était béante. Celle que je viens d’infliger au jeune garçon est moindre, mais elle permet de faire écouler le sang par cette blessure. Le plus intéressant est que l’individu en question se vide de son liquide rouge au fur et à mesure. Peu à peu. J’ignore si il souffre ou non, mais plus il se débat, plus cela est douloureux. Je lui souris. Des gouttes de sueurs perlent sur son front. Il a peur. Même s’il ne le montre pas vraiment. Je lui caresse le visage, lui attrape la mâchoire, la relâche. Ma main parcourt alors doucement sa joue, puis, arrive jusqu’à son œil. Je m’y attarde. Ces parties du corps humain m’ont toujours fasciné. Je les observe. Ses iris sont noirs, ou couleur marron foncé. Je n’ai pas envie de le décrire. Je n’aime pas cette couleur. Elle ne lui va pas.

    Spoiler:
     

    Une ombre. Non, une présence attire mon attention. Je frémis. J’hésite à me retourner. Je me fige. J’ignore ce qui me force à le faire, mais je tourne lentement la tête vers l’encadrement de la porte. Il est là. Il m’observe. De son œil bleu, je peux comprendre l’incompréhension. A moins qu’il ne soit sous le choc ? Je me retourne vers lui, m’avançant. Je veux essayer de le convaincre, mais au fond, je sais que c’est peine perdue. Ma robe a reçu quelques éclaboussures de ce liquide à l’odeur âcre. Une belle traîner de sang trône sur une partie de mon visage. Je ne sais que dire pour me justifier. Ma main lâche Rosa. Cette dernière tombe au sol. C’est le seul bruit que j’entends. J’oublie les gémissements de mon jouet :

    « C-ce n’est pas ce que vous croyez, bégayé-je avant de marquer une pause, prenant une profonde inspiration. En fait, si. Regardez ce que je suis. Regardez ce que à ressemble un humain. »

    Je souris, écartant les bras, et tourne lentement sur moi-même pour qu’il voie à quoi ressemble le monstre. Puis, cessant tout mouvement, je plonge mon regard dans celui du jeune borgne. Je redeviens sérieuse :

    « Achevez-le, ordonné-je. »

    Je croise les bras.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Jeu 30 Mai - 23:15




LA SCÈNE, SE DÉROULANT SOUS MON REGARD, est troublante mais en même temps attirante. J'observai attentivement la situation qui avait changée depuis que j'étais parti. L'homme, toujours ficelé mais dans la position inverse à celle de départ, commençait à devenir rouge et était bâillonné par un mouchoir de Mademoiselle Lane. Quand à elle, elle riait en fixant sa proie, car oui étant donné qu'elle avait sous son joug , il était à lui. Son rire fluet résonnait lugubrement dans la pièce, l'emplissant ,bizarrement, d'innocence. Elle abandonna sa contemplation pour aller prendre en main Rosa. L'argent de la lame reflétait le cuivre et brun de sa tenue malgré le faible lueurs des bougies. Revenant sur sa proie, elle semblais réfléchir à quels tourments lui infliger. Soudain, ses lèvres s'ouvrirent laissant sa délicieuse voix sortir imprégnée par le bonheur, Un bonheur que je n'avais jamais vu -enfin plutôt entendu- Faire souffrir vous rend si heureuse que cela, Maîtresse ? Je tâchai de réprimer un soupire, elle lui mentait clairement ; il devait en être conscient, si la jeune femme le laisserait partir, son étrange serviteur l’abattrait avant qu'il ne fasse un pas au dehors de cette pièce. La voyant tâter le cou du bandit, je devine qu'elle cherche sa carotide. Au vue de son sourire et de la lame ouvrant la chaire, je devine qu'elle a trouvée son but. Le sang commençait à s’écouler, en un petit flot, par la plaie légère : elle n'est pas suffisamment grande pour tuer rapidement. Elle veux le garder en vie le plus longtemps possible, pour le plus grand malheur de la victime. Sa main vint caresser le visage de cet individu ; je senti une étrange picotement désagréable au fond de moi. De la jalousie à la vue de cette caresse ? Peut-être, je n'en sais vraiment rien, La jeune libraire scrutait l’œil de l'homme, moi c'est elle que je scrutait.

Spoiler:
 

J’observais la libraire couverte de sang, devenue amante de La Faucheuse à ce moment. Non je me trompe, elle n'était son amante mais son incarnation pure et simple. Elle était La Mort, qui provoque souffrance, malheur et terreur. Elle me devait m'avoir remarquée car je la vis s'agiter avant de se tourner et s'avancer vers moi. Elle semblait à la fois confuse et en même temps gênée de me voir, à tel point que Rosa chute au sol avec fracas. Elle ouvrit la bouche pour tenter de se justifier. Ce n'est pas peine, je ne suis pas dérangé par votre comportement. Bien au contraire. Après une profonde respiration, elle avoua son action et m'invita, d'un geste et d'un sourire, à regarder son œuvre qui gémissait encore. Elle plongea son regard, d'un verre ardent dans le bleu froid du mien avant de m'ordonnait d'en finir et s’assit.

Je lui adressai un sourire à moitié heureux et à moitié amusé et m'approchais de l'homme. Dans son dernier œil, la terreur augmenta à ma vue. Me saisissant d'une épaule et des pieds, je le mit à l'endroit et étudiai la cavité avec l’œil crevé dedans. Je me tournai vers ma sublime maitresse, le sang qui la couvrait lui donner une sorte d'aura sublimement attirant :

« Vous êtes différente des autres humains car vous accepter votre mauvais, si on peux dire cela, coté et vous avouez cela »déclarais-je d'un ton neutre.

Après avoir perdu mon regard sur ses courbes, je me ressaisis et me tournai vers l'homme qui pleurais. Je soupirai à cette vu et revint la fixer droit dans les yeux :

« Vous savez pour retire un œil ou le crever sans objet, il vous faudrait des ongles ou des griffes »,dis-je d'une voix où s'entendait un certain sadisme « Je fais vous en faire exemple »

Spoiler:
 

Je me tourna vers Mademoiselle Lane et m'inclinai comme pour une référence au théâtre :

« Votre volonté a été faite » ; déclarais je joyeux avant de demander « Cela vous a plus ? »

Mon œil bleu pétillais de plaisir.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Dim 2 Juin - 20:59


Tuez - moi.


─ PV Grent Geinmiin.






  • IL M'A VU. Il me voit toujours. J’ignore si je ressens une profonde honte, ou de la colère. Adossée contre le mur, je ferme les yeux un instant. Que doit-il penser de moi ? Je suis en sang. Du moins, ma robe en est tâchée. Ainsi que mon visage. Je sens le liquide chaud parcourir maintenant mon cou. Il coule lentement. Je le laisse faire. Après tout, essayer de le retirer ne ferait que l’étaler. Mon imagination se met en place. Je me revois en train d’assassiner – enfin, de torturer – ma victime. Je me mets à la place de Grent. Plus loin. Je me vois à la troisième personne. Je me rends compte des dégâts que j’ai infligés à mon jouet. Car oui, je ne le considérais même pas comme un humain. Je réprime un profond soupir. Je me sens idiote. Et nulle. Cela peut vous paraître ridicule. Mais je ne culpabilise pas. Seulement… Seulement, il est difficile de se faire à l’idée que l’on a battu à mort un homme.

    Après tout, je ne suis pas si différente des autres. Un maigre sourire se dessine sur mes lèvres. Ses cris, ses pleurs, ses gémissements. J’éprouvais un malin plaisir à l’écouter. A le voir. Pourquoi ? Pourquoi suis-je ainsi ? J’ai l’impression d’être tombée bien bas. Je suis au même niveau que le meurtrier de ma sœur. S’il faut, lui aussi avait un petit frère avec qui il jouait. S’il faut, il agressait les personnes non pas par plaisir, mais pour nourrir sa famille. Bien que je doute de tout cela. Mon imagination est assez débordante. Mais me retrouver à la même hauteur que mon pire ennemi, cela, je ne peux que me haïr intérieurement. Actuellement, je me traite de tous les noms possibles. Je n’arrête pas de me comparer à lui. Et je refuse cela.

    Grent doit m’aider à le retrouver. Il doit payer. J’ignore ce que je vais lui faire. Mais une fois terminé, je pourrai enfin partir en paix. Et mon majordome pourra enfin goûter à mon âme. Il doit sûrement attendre ce moment avec grande impatience. Du moins, je ne sais pas. Je ne suis pas dans sa tête. Et je ne souhaite pas l’être. J’ai peur du résultat. Je rouvre les yeux, posant mon regard sur le concerné. Il me semble qu’il me regardait à l’instant. A-t-il parlé ? Je l’ignore. Mais si oui, cela ne m’a pas interpellé. Ce ne devait pas être si important que cela. Est-ce son regard qui m’a fait redescendre sur terre, ou le doux cri d’agonie de notre victime ? Je porte ensuite mon regard vers elle. Le jeu est bientôt terminé. Vous avez échoué, pensé-je. A vrai dire, lui comme moi savait qu’il n’avait aucune chance gagner. Je lui adresse un dernier sourire, avant de le voir périr à son tour. De manière propre au moins. Alors que moi, ce n’était que de l’amusement. Grent, lui, semble savoir ce qu’il fait. Et, semble même en être fier. Le corps de la victime n’est plus qu’inerte, semblable à une poupée de chiffon. Désarticulé. Je soupire. Je suis comme eux. Je n’ai pas à me cacher. A me voiler la face. Je n’ai pas à dire que je suis différente. Je viens de prouver le contraire. Je viens de prouver que je peux tuer pour le plaisir. J’avoue tout de même que ce plaisir n’est présent que lorsqu’il s’agit d’humain. Je refuse qu’un animal se fasse tuer sous mes yeux. A moins que ce ne soit nécessaire pour vivre. Je ne tue pas les animaux pour le plaisir, seulement pour me nourrir un minimum. J’essaie de ne pas en avoir trop.

    Grent s’incline. Non pas comme un chevalier servant, mais plutôt comme une personne s’incline après une pièce de théâtre. Je le laisse faire. Son regard pétille de de plaisir alors qu’il me demande si cela m’a plu. Je n’ose lui répondre que je n’ai pas regardé. Je n’ose lui dire ce à quoi je pense. Je n’ose rien dire. Que pourrait-il penser de moi ? Et puis, cela ne fait qu’un mois que je le connais. Je le regarde, longuement. De haut en bas. Lui aussi est couvert de sang. Il ferait mieux de prendre un bon bain. Mes jambes, je ne les sens plus. Je ne suis pas choquée de ce que j’ai fait. Je ne culpabilise pas. Mais c’est une sensation très étrange que je ressens. Mon regard n’est pas vide. Il n’a juste aucune expression. Neutre, je dirai. Alors que tout à l’heure, je m’amusais. Maintenant, il fallait revenir aux choses sérieuses. Je fais un pas en avant. J’ignore pourquoi. Je ne suis plus qu’à quelques centimètres de Grent. Je sens à peine son souffle. Mes yeux se plonge dans le seul œil valide du jeune borgne. Je lui adresse un sourire :

    « Je ne suis pas si différente des autres après tout, commencé-je. Tuez-moi s’il vous p… Non. Tuez-moi, ordonné-je. »

    Mon sourire est toujours présent, et je décroise les bras, avant de me reculer vers le mur où j’étais si bien adossée. J’ignore pourquoi je l’avais quitté, ce mur. Il était plutôt confortable. Froid, mais confortable. Grent doit me tuer. Je lui en ai intimé l’ordre. Malheureusement, je le vois hésiter :

    « Allez-y ! Tuez-moi ! répété-je sans cesse. »

    Mon sourire a disparu.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Mar 4 Juin - 21:01





SON VISAGE CHANGEA SUBITEMENT. L'amusement avait disparu, laissant place à une certaine froideur comme au début de notre rencontre ; j'en frissonnai un peu. Dans son regard, plus aucune émotion ne se lisait, le vert est devenue anormalement neutre. Ni joie, ni tristesse ne s'en dégageait. Quelque chose vous a déplu dans mon action, Mademoiselle ? Fus-je tenté de dire mais abandonnai vite l'idée. La jeune fille s'avança vers moi, calmement. Le sang coulait en une sorte de serpent le long de son doux visage. Ce dernier se trouva à quelques centimètres du mien lorsque qu'elle s'immobilisa en m'adressant un sourire. Lane était à présent si proche que j'étais tenté de lui déposé un baiser sur ses délicates lèvres. Cette pensée disparut en voyant son sourire. Il y avait une chose étrange derrière celui-ci que je ne saurai expliqué que grâce aux événements futurs. Sa bouche laissa s'échapper des mots qui me donna un frisson. Elle me contredisait comme d'habitude mais cette fois, ce n'était pas un jeu. Les mots, qu'elle ajouta fébrilement, eurent du mal à sortir puis elle raffermit sa voix et me donna l'ordre. Il résonna dans toute la pièce, dans mon esprit et encore parfois dans mes cauchemars. Cet ordre me terrifia. Que je vous tue ? Mais, je peux pas:vous êtes ma maîtresse, un majordome ne peux pas tuer celle qui sert. Et puis....et puis, il y a ses picotements au fond de moi qu'en je l'a vois. Je la fixa, hésitant sur ce que je devais faire. La jeune libraire s'était à nouveau adossée au mur, les bras décroisés et le sourire toujours présent. Que dois-je faire ?

Elle a du me voir hésiter car de nouveau l'ordre emplit l'air. Cette fois-ci, sa voix était chargée d'une sorte impériosité, l'ordre était clair et non-discutable. Je frémis : elle ordonne et j'obéis, voilà ce que ressortait de cette voix. Hochant la tête, je me tourna vers elle

« Si telle est votre volonté, je me doit d'obéir » déclarais-je d'une voix dont je tentai de maîtriser le tremblement.

Je traversai les quelques mètres qui nous séparés et vint la cueillir du sol par le cou. Mon œil devenu gris terne plongea dans les siens avant de les quittés. Je sentais son pouls battre sous mes doigts, n'osant les serrer de peur de précipiter sa mort. Mon esprit était embrouillé. Tout les souvenirs de ce dernier mois défilaient dans ma tête. Le contrat, l'accident qui m'avait dévoilé son corps, mes sorties nocturne , le carnage de tout à l'heure et la découverte de son vrai caractère furent des parties qui passèrent rapidement contrairement à d'autres : ses sourires, nos échanges de regards, ses habitudes apprises, notre complicité....Au fonds de moi, je sentis une boule se changeait en une vague d'émotion que je ne connaissait. Comment décrire cela ? Je ne sais pas. C'est un mélange de bonheur, de joie, de plaisir et de bien de choses encore. Le tout réchauffait mon âme, si les démons en possédant. Une voix en moi me susurra que cela était impossible entre un serviteur et une maîtresse et encore moi entre un démon et une humaine. Cette voix avait raison, malheureusement.... Le lavant mon poing pour en finir, j'observai une dernière fois le visage de la belle jeune femme. Adieu, Maîtresse.

Mon poing fusa en direction du visage de l'humaine avec vitesse. Un lourd craquement se retentis quand il rentra en contact avec le mur, à une dizaine de centimètres de sa tête. Je sentis que mes phalanges s'étaient brisées et ma peau se déchirait sous la force de l'impact. Je resta ainsi plusieurs secondes avant d'inspirer profondément :

« J'en...j'en suis incapable, Mademoiselle », dis-je avant de rassemblais mon esprit pour ajoutais « Je ne peux vous faire de mal car je v... »

Les mots resteraient dans ma gorge et je relâchai la sienne. Puis, je l'a pris dans mes bras, entendant ses battements de cœur contre les miens, qui s'étaient emballés. Mon courage s'assembla en une vague qui me permit de faire passer les mots suivants :

« Je t'aime, Mackayla. Je t'aime et je souhaite rester près toi, quoiqu'il advienne » avouais-je avec un certain soulagement d'avoir mis des phrases sur ce que je ressentais.

Puis je me cueillis ses lèvres en baiser emplis de passion. Une vague de chaleur s'empara de moi.
Mon œil se tourna vers ses pupilles vertes en virant au bleu de glace.

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Dernière édition par Grent Geinmiin le Lun 10 Juin - 18:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Mer 5 Juin - 17:55


Pardon ?


─ PV Grent Geinmiin.






  • JE RÉPÈTE MON ORDRE. Ma mort sera plus simple pour tout le monde. Pourvu qu’il ne joue pas trop avec moi. Certes, je mérite la torture. Je mérite d’atroces souffrances. Mais je ne dis rien de plus. Il faut déjà qu’il arrive à m’obéir pour pouvoir en arriver là. J’espère qu’il le fera proprement. Que mes parents puissent me reconnaître. Ma mère, mon père, je leur demande pardon. Je n’ai pas pu les aider. Ni les protéger. Je n’en ai pas eu le courage, ni la force. Que vont-ils devenir ? Que vont-ils penser de moi ? J’espère qu’ils ne chercheront pas vengeance. Je n’ai pas très envie qu’il fasse du mal à Grent. C’est la seule personne à qui je suis attachée. Je ne le lui dirai jamais. Qui dirait cela à quelqu’un avec qui vous vous disputez tout le temps ? Du moins, nous restons complices. Cette complicité risque de me manquer d’ailleurs. Mais il y a une fin à tout bonheur. Après tout, une fois mon vœu réalisé, toute trace de liens tissés entre nous disparaitra. Il devra dévorer mon âme. Enfin, je suppose.

    Mes chers parents, pardonnez-moi. Je ne peux survivre encore longtemps sans mon bonheur. Sans ma Alina. Je souhaite la rejoindre. Je ne déprime pas, mais plus rien ne me rattache à ce monde. La douleur est toujours présente. Et malgré mes rêves érotiques, je repense à ma sœur. J’en peux plus. Elle n’est plus là. A-t-elle envoyé Grent pour la remplacer ? Jamais il ne sera à sa hauteur. Ce »rtes, il est une personne à qui il m’est agréable de parler. C’est bien le seul être à me faire sourire ici, dans cette ville. Puis-je dire que c’est un ami ? Je ne pense pas. Je me sens proche de lui. Mais la confiance n’est pas totale. Je suis tout aussi distante. J’avoue avoir baissé ma garde avec lui. Mais si jamais il mourrait ? Du moins, je veux dire, si quelqu’un arrive à le faire disparaitre, – car il y a bien un moyen – que ferai-je ? J’essaie d’imaginer le tout. Bien sûr, dans cette vision, le borgne garderait ses vêtements. Sinon, du dramatique, cela virerait au comique. J’ai envie de soupirer, mais, après avoir imaginé cette scène, j’ai ravalé cette envie. Un pincement au coeur me ramène à la réalité. Une chose est sûre. Je tiens à lui.

    Je l’observe. Je le vois hésiter. Cela remet le doute en moi, mais je la chasse rapidement. J’évite de trop bouger. Je dévisage mon futur bourreau. Son œil change de couleur. Je ferme les yeux un instant, j’inspire profondément. Avant de les rouvrir. Il hésite encore. Enfin, il me répond. Dans sa voix, et malgré son contrôle impressionnant de lui-même, je distingue quelque chose d’amer. Il a été trahit par la fin de sa phrase. Elle tremble. Pourquoi ? Pourquoi tremble-t-elle ? Je ne suis rien. Du moins, je suis un monstre. Un homme. Enfin, une femme. Une créature qui sème malheur, chaos autour d’elle. Qui s’amuse avec la torture. Qui est excitée par le sang. Qui rit devant les cris d’agonies d’un autre. Je découvre ma véritable nature. Et Grent aussi. Hésite-t-il car il a peur de ma réaction ? Que je réplique ? Cela m’étonnerait. Je n’aurai le temps de rien faire. Je voudrai que ce soit propre et rapide.

    Il s’approche. Je ne cille pas. Il tend le bras. Je plonge mon regard dans le sien. Je veux faire face à ma propre mort. Sa main s’installe autour de mon cou. Je vais donc mourir par strangulation. Soit. C’est son choix. Je ne dirai rien. Je lui adresse un sourire. Pourquoi ? Je l’ignore. Mais il est sincère. Au cours de ce mois, il m’avait changé les idées. Comme si j’avais fait le deuil de ma sœur. Mais ce n’est pas le cas. Je ne fais que me cacher derrière un voile d’illusion. J’en ai juste assez. Je veux que cela cesse. S’il vous plait, si vous me respectez un minimum, finissons-en. C’est ce que renvoi mon regard. Il n’y a aucune tristesse. Le jeune borgne brandit le bras. Avec lenteur. Mais au moins, il compte m’obéir. Il me regarde. Moi aussi. Pourquoi prend-t-il son temps ? Il rabat son poing rapidement vers moi. Un sourd craquement se fait entendre. Mon mur. Il l’a fissuré. Et sa main est ouverte maintenant. Il ne bouge pas. Se serait-il fait mal ? J’en doute. Ou peut-être un peu. Je me tourne vers son poing. J’avais raison. Du sang, encore du sang. Cela ne me fait rien. Quoique qu’inconsciemment, je ne me rends pas compte que je tourne un regard paniqué vers Grent. Pourquoi m’a-t-il esquivé ? Je lui ai donné un ordre pourtant. Pour une fois que je lui en donne un. Je pourrai dire que cela me met hors de moi. Mais je m’inquiète aussi pour sa main. Jusqu’à ce qu’il prenne une profonde inspiration et reprenne la parole. Il n’arrive pas à me faire de mal ? Je fronce les sourcils alors qu’il s’arrête en plein milieu de sa phrase. Alors ? J’attends des explications. Je grogne d’impatience.

    Sa main indemne quitte ma gorge. Je sens l’air caresser la peau de mon cou mis à nu. Je me rends compte que le corps de mon majordome est chaud. Il la toujours été bien sûr. Mais je ne veux pas le remarquer. Du moins, je n’ai aucune envie de me rapprocher de lui. Et pourtant… Et pourtant, ce borgne me prend dans ses bras. Contre moi, je sens les battements de son cœur. Il semble affolé. Que se passe-t-il ? Ai-je fait quelque chose de mal ? Je ne réponds pas à son étreinte, encore quelque peu surprise de sa réaction. Nous n’avons jamais été aussi proches. Que ce soit physique ou moral. Je sens mes joues s’empourprer. Se pourrait-il que ..? Non, impossible. Il ne peut pas. Il n’a pas droit. Et puis, pourquoi est-ce que je m’imagine cela ? Mes yeux le fixe sans relâche d’un regard interrogateur. Soudain, je me rends compte que je presse inconsciemment ma poitrine contre son torse. De nouveau, je sens mes joues virer au rouge. Je voudrai me pincer le lobe de l’oreille. Je l’avais déjà fait. Cela fonctionnait. Je me ressaisis, et grogne :

    « Cela suffit, grondé-je. Tuez-moi ! Je ne vous en donne pas le ch...

    - Je t’aime, MacKayla, me coupe-t-il. Je t’aime, et je souhaite rester près de toi. Quoiqu’il advienne. »


    Je rougis violemment. Pardon ? Ai-je bien entendu ? Sans attendre de réponse, il s’empare de mes lèvres. Je manque de lâcher un hoquet de surprise. Il n’a pas demandé. A-t-il donc déjà appris la politesse ? Enervée, je lève la main afin de lui donner un soufflet dont il se souviendra toujours. Mais son baiser a quelque chose qui m’attire. Mon bras se bloque dans les airs. Une douce, et agréable, chaleur monte alors en moi. Elle part de mon ventre, et parcourt mon corps entier. Est-ce cela que l’on appelle un baiser passionné ? Mon regard se plonge alors dans l’œil valide de Grent. Pourquoi ? Malgré mes questions, mes deux mains viennent se poser sur ses joues alors que j’approfondis l’embrassade. Est-ce cela le bonheur ? Je connais l’amour d’une sœur, mais je ne connais pas l’amour d’un homme. Je me suis promis de ne pas tomber amoureuse de l’un d’eux. Mais, le démon compte-t-il ? Je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est qu’Alina est irremplaçable. Mais l’on peut toujours découvrir de nouvelles choses. Comme avec le borgne. Mes yeux pétillent d’une certaine joie. J’aimerai que cela ne finisse jamais. Que ce moment soit éternel. Mais je me rends compte que je vois souvent cela dans les livres. Auparavant, je me disais que ce n’était pas pour moi. Que c’était trop joyeux, trop de bonheur pour moi. Mais, à vrai dire, cela faisait un mois que mon bonheur était présent. Que ma joie grandissait. Mes sentiments refoulés ressortent. Ils s’entremêlent, s’emmêlent, s’entrechoquent.

    Cette sensation est si agréable. Je n’ose interrompre le baiser. Je n’ose quitter des yeux mon partenaire. Je peux l’appeler ainsi maintenant, non ? Je veux que cette scène dure indéfiniment. Ma sœur était plus délicate que moi. Elle recevait beaucoup de déclarations. Du moins, plus que moi. Je crois même n’en avoir jamais eu. Alors, à ce moment-là, lorsque ces mots ont quitté ses lèvres… Je ne peux m’empêcher d’éprouver les mêmes sentiments. Ils ne sont pas factices. Ils sont vrais. Ils viennent du cœur. Est-ce vraiment moi qui dis cela ? Pourquoi tant de bonheur aussi soudainement ? Je ne m’y attendais pas. La force de cette joie est telle qu’une larme roule sur ma joue. Je n’aime pourtant pas cela. Mais c’est ce bonheur qu’il me manquait. Cette joie de vivre. L’ai-je retrouvé ? J’ignorais que ces quelques mots peuvent raviver une flamme éteinte. Je me détache légèrement des lèvres de Grent :

    « C’est réciproque, finis-je par lui murmurer. »


    Je lui adresse un sourire. Ma larme s’était teintée de rouge en passant sur le sang de la victime que l’on avait tué plus tôt. Nous baignons encore dans son sang, mais elle ne compte plus. A mes yeux, elle a disparu. Il n’y a plus que mon jeune borgne, et moi-même.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Jeu 6 Juin - 20:59




LE CONTACT CHARNEL ENTRE NOS LÈVRES dura plusieurs secondes. Que dis-je, plusieurs minutes, heures, jours,.... Un temps infini et immobile, où nous ne somme qu'un. Je pensa à une formule, tirée de quelques vers du romantique La Martine. OH ! Temps suspend ton envol ! Voilà ce que je voulais hurler mais je ne voulais rompre ce délicieux contact. Les lèvres de la jeune femme avait un goût sucré et délicat. L'odeur du sang frais, fusionnée à celle de la libraire, me faisait tourner la tête, je m'en enivre comme du goût des lèvres. Les lèvres se détachaient peu à peu des miennes. Réprimant l'envie de prolonger le baiser, j'écoute attentivement mon amante. Puis-je la nommer ainsi maintenant ? Oui je crois ; pour ce genre de chose, je débute encore. Sa réponse m'emplit de bonheur, nous partageons les mêmes sentiments. Une nouvelle vague de chaleur monte en moi, je me sentis totalement en paix et détendu. Les cornes pourpres et mon aspect sauvage le prouvèrent. Je rendis à MacKeyla son magnifique sourire en dévoilant mes crocs. J'aime la voir sourire ainsi. Une larme serpenta, se mélangeant au sang de notre victime. Je la récupéra du bout de ma griffe :

« Vo...tu devrais peut-être nettoyer ce sang » dis-je d'un voix suintant le bonheur, avant de me souvenir du cadavre « Je me débarrasse de l'autre et je reviens auprès de vous »

Je me tourna vers le corps torturé, ramassant ma compagne de bataille au passage, et l'essuya dans un pan de son vêtement encore « propre ». Le poids du corps me pesa pas lorsque je le posa sur mes épaule, avant de me diriger vers la sortie arrière. La journée arrivait bientôt à son terme, le soleil donna au ciel un teinte orangé. D'un bond, je passai du sol au mur de la cour, puis du mur à un toit. Autant coupé un peu. Merde mon aspect ! Me changeant en humain, je me posa dans la ruelle éloignée, qui abritée la maison. Cette maison abritait déjà le couple de la dernière fois ; la porte grinça et laissa s'échapper les même odeur de la dernière foi avec une odeur de pourriture et de mort. Le Temps faisait son office en ce lieu. J'entrai dans la pénombre et jetai le corps, loin de l'entrée;il s'écrasa avec fracas. En sortant et refermant la porte, je remarquai que ma main était de nouveau intact. Cela reste surprenant quand même. J'avais presque pas sentis la douleur, sûrement à cause de mon esprit embrouillé à ce moment là mais j'avais pu lire de la panique dans les yeux de la jeune femme. Avait-elle eu peur pour moi ? Peut-être. Je retourne vers notre demeure d'un pas rapide. Tel un courant d'air, je passe de toit en toit avant de redescendre dans la cours.

La porte de la boutique s'ouvrit me permettant d'entrée ; je m'introduit dans la librairie en tendant l'oreille pour repérer la propriétaire des lieux. En haut, fut ce que je déduit du bruit et d'une légère odeur de nourriture. Elle doit être en train de faire le dîner, les événements ont dû la mettre en appétit. Les marches grinçaient légèrement sous mes pas. Manger ou se laver ? La seconde idée est la préférable car je serais de nouveau présentable pour manger.Je me dirigeai vers la salle d'eau en déboutonnant ma chemise et jetant mon gilet devant la porte. J'entrai dans la pièce aveuglé par le blanc de mon haut qui passa devant mon œil.

« Je vais me doucher, Mac' » fus-je les mots que je dis avant de m'immobiliser face à la baignoire.

La raison de cela est simple : le blanc avait laisser place à une scène qui ne m'était pas inconnue. Sauf que la scène était tout droit sortie de mes fantasmes oniriques. Dans l'eau, teinté en rouge par le sang, se trouvait la demoiselle de mon cœur. L'eau et le savon couvraient une bonne partie de son intimité mais je devinais facilement le reste de ses courbes sous le liquide. Mon œil profita de ma stupeur pour se balader, de haut en bas sur ce corps. Un courant tiède parcourant mon dos meurtri me ramena à la réalité. Je me ressaisis et fit volte-face, le visage légèrement empourpré :

« Je...je croyait que vous...tu était à la cuisine. Je n'ai rien vu » bégayais-je en ajoutant dans mon esprit De plus que je n'ai déjà vu.

Mon œil redevint bleu glace, emplis de bonheur et de gène. [center]

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Ven 7 Juin - 19:44


Entre .


─ PV Grent Geinmiin.






  • EEN ME TOURNANT VERS LUI, je peux voir sa véritable apparence. Ce n’est pas la première fois. Et cela ne m’a jamais impressionné. Du moins, peut-être un peu la première fois. Mais je n’en ai pas le souvenir. Je commence à m’y habituer. Ce n’est pas nouveau. Je vois cela assez souvent. Cela me fait même plaisir. De voir quelque chose autre qu’un humain. Ce n’est pas un animal – enfin, l’Homme en est un aussi – donc il peut répondre à mes paroles. Il peut me comprendre. Il peut voir ce que je vois. C’est pour cela que je suis aussi proche de lui. C’est pour cela que mes sentiments ont grandis dans l’ombre. J’ignorais totalement ce que cela faisait. Mais maintenant, j’ai comme eu des flashes lorsqu’il m’a tout avoué. Des flashes me rappelant tout ce que l’on a vécu au cours du mois. Tous les évènements où j’ai ressenti une chaleur étrange montée en moi. Douce chaleur me rappelant celle de ma sœur. Je pensais que c’était à cause d’elle que j’avais cela. Des fois, j’en souffrais. J’avais l’impression de renfermer, de cacher quelque chose de puissant. Mais c’est cela l’amour ? Je comprends mieux les livres maintenant. Je me demandais souvent comment ils pouvaient décrire ce sentiment. A mes yeux, c’était chose impossible. Mais dorénavant, je le peux. Je peux l’écrire. Je peux dire ce que je ressens.

    Grent me ramène à la réalité en essuyant ma larme du bout de sa… Griffe. Un bain serait le bienvenu, c’est certain. Je pense même que le sang sur mes vêtements ne pourra jamais d’effacer. Je fais la moue. J’aime beaucoup cette tenue. Elle me donne un style spécial. Pour une fois que je suis ravie de porter du marron. Heureusement, mon corset n’a rien. Ou peut-être quelques taches rouges, mais je ne les vois pas. Je réprime un soupir – je suppose que si je le laisse s’échapper, l’ambiance va retomber – et sourit à mon partenaire. Oui, je peux l’appeler ainsi maintenant. Enfin, je crois. Je ne suis sûre de rien. Je n’ai lu que des livres. Je n’ai jamais rien ressenti. Une expérience ? Je n’en avais pas. Je souris au borgne, et sort de la pièce alors qu’il se dirige vers le corps inerte. Vu l’heure, je décide de préparer à manger. Pénétrant dans la cuisine, je sors tous les produits dont j’ai besoin. Au loin, j’entends une porte s’ouvrir. A moins qu’il ne s’agisse d’une fenêtre. Je devine qu’il sort. Il en est bien obligé s’il veut se débarrasser du corps. Je me mets à préparer le repas. Je sais qu’il aime manger. Enfin, il mange beaucoup de ce que je lui fais. Je n’ai pas à m’en plaindre. Au contraire. Cela me fait même plaisir.

    Pendant que le tout cuit, je décide de prendre un bain. Le sang sec sur mon visage commence à m’être désagréable. J’en ai un peu sur les épaules, et sur les mains. Ainsi qu’un liquide étrange venant de l’œil que j’avais crevé. Dans les livres, ils ne disent pas qu’il y a une couleur étrange. Je m’attendais à voir quelque chose de plus sombre. A vrai dire, je m’attendais à voir du sang. Je ne suis pas médecin. Et loin d’en être un. Mais cela ne m’empêcher pas de lire des bouquins sur la médecine. Ainsi, je me renseigne. C’est plus intéressant que l’on ne le pense. Une fois dans la salle de bain, je fais couler l’eau, et me déshabille. Je vais quand même essayer de nettoyer mes vêtements. Dans une bassine à part, je les dépose, et la remplis d’eau froide. Je suppose que lorsque l’on met de la chaleur sur du sang, il cuit. Comme de la viande. Avant de frotter les endroits ensanglantés, je les laisse trempés. Je pose la bassine sous l’évier, et pénètre dans mon bain. Lorsque je me laisse glisser jusqu’au cou, l’eau se teinte de rouge. Une jolie couleur. Cette dernière se répand en un millier de filaments. Je n’avais pas remarqué que mes cheveux en contenaient autant. Cette teinte reste pourtant claire par rapport à la couleur d’origine. Je ferme les yeux, et me laisse couler. Il faut que je fasse partir cette saleté. Je reste quelques secondes dans l’eau, sans rien faire. Je sens ma chevelure virevolter dans le bain. Elle caresse mes joues, mes épaules, mes paupières, mon front. Je la sens glisser un peu partout sur mon visage. Je ne peux les voir. Même en rouvrant mes yeux. Mais je devine que n’importe quels cheveux, beaux ou moches, dans l’eau, ils deviennent d’une beauté absolue.

    Je remonte à la surface, reprenant ma respiration. Je peux sentir d’ici le plat qui était près. Il nous attendait. Grent et moi. J’ignorai encore que ces quelques secondes sous l’eau allaient me gêner à ce point. La porte de la salle de bain s’ouvre alors. Je lève mon regard vers la personne qui entre. Quand est-il revenu ? Que fait-il ici ? D’ordinaire, je me mettrai en colère. Mais pas là. Du moins, je n’en ai guère l’impression. Tout d’abord, je fronce les sourcils. Il a son haut, d’un blanc immaculé, sur le visage. Il était déjà en train de se le retirer avant d’entrer. Je manque de soupirer. Il aurait pu vérifier si je n’étais pas dans les parages tout de même. Je me surprends à la parcourir des yeux. Une envie s’empare de moi. A nouveau, Mac Glam’ et Primitive Mac sont d’accords. Il a vraiment un corps parfait. Même avec les cicatrices. Un éclair blanc passe devant mes yeux. Le haut du jeune borgne est à terre. Je relève mon regard vers lui. Il m’observe, sans mot. Il semble surpris. Moi aussi. Je ne saurai dire quelle émotion me parcourt. Il ne me quitte pas un instant des yeux, me parcourant à son tour. Je plaque mes bras contre ma poitrine, et rabat mes jambes contre mon poitrail. Je rougis violemment. Dans ma tête, rien n’est clair. J’ai envie de le frapper. Et de lui demander de me rejoindre. Je secoue la tête, et, en revenant à la réalité, je le trouve de dos, à mon grand désespoir. Du moins, de dos, il n’est pas mal non plus. Il y a juste moins de chose à regarder. Primitive Mac grogne de mécontentement. Mac Glamour soupire d’aise :

    « Je… commença-t-il. Je croyais que vous… Tu étais à la cuisine. Je n’ai rien vu. »

    Je reste là. Figée sur place. Pourquoi dit-il cela ? Bien sûr que si, il a tout vu. Je l’ai bien observé moi aussi. Enfin, moins que la dernière fois. Cela me déçoit un peu. Mais attendez, pourquoi est-ce que je pense cela ? Mes yeux ne le quittent pas. A nouveau, mon ancien et nouveau moi se remettent d’accord. Je me lève, et sors du bain. Arrête-toi/ Sans prendre le temps de m’essuyer, je tends les bras. Qu’est-ce qui me prend ? J’enroule mes bras autour de sa taille. Ressaisis-toi. Je me presse doucement contre lui, le serrant légèrement. Je sens ma poitrine plaquée contre son dos. Calme-toi. J’essaie de ralentir les battements affolés de mon cœur. A moins que ce ne soit dû à une certaine excitation ? Ou la chaleur de l’endroit ?

    « Rejoins-moi, murmuré-je. »

    Je me laisse aller. J’abandonne. Pourquoi lui ai-je demandé cela ? Je suis la Mort. Je suis agonie. Je ne suis pas excitation. Et je suis encore loin d’être Amour. Malheureusement, je me surprends à faire des choses que, d’ordinaire, je ne ferai jamais. Je réussis à calmer la honte, la fureur, et la gêne en moi. Je dois les enfouir. Je finis par lâcher Grent, et retourne dans le bain. Sa teinte n’avait pas changée. Mais si jamais le jeune borgne se décide à m’accompagner, elle deviendra plus foncée. Plus attirante. Plus excitante. Et je voudrai bien cela. Moi qui pensait finir seule, à cause de ma haine envers les humains, je suis maintenant comblée. La peur de la solitude n’était plus. Je le proclame haut, et fort, j’aime Grent. Et rien ne me fera changer d’avis.

Bienvenue chez moi.
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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Lun 10 Juin - 21:52




UN FRISSON PARCOURA MON ECHINE, partant de mon cerveau et finissant dans mon bassin. Le sang monta à mes joues pour les colorer en pourpre. La jeune fille devait, aussi, être sûrement rouge de honte par ma faute. Soudainement, j'entendis les clapotis de l'eau ce qui m'indiquais qu'elle était sortie du bain. Elle doit m'en vouloir pour l'avoir mit de nouveau dans cette situation , oh combien, gênante et venait sûrement me gifler comme la dernière fois. Je la sentais juste derrière moi. Son corps dégageait une certaine chaleur attirante et sensuelle. Mon esprit ce joua de moi en me la présentant, mentalement, dans le plus simple apparat. Mon cœur s’emballa un peu plus. Calme toi, Grent ! Me préparant mentalement à ne pas parer puis répliquer avec un coup par réflexe, j'attendis le choc de sa main contre ma joue. L'attente dura plusieurs interminables secondes avant que ce choc se produit. Ce n'était pas celui auquel je m'attendais, celui de sa main sur ma joue mais un d'une tout autre nature, je n'allais pas m'en plaindre après tout. En effet, la jeune femme entoura ma taille de ses bras délicats. Je frémis en sentant, par la suite, sa poitrine se pressait contre mon dos. Quelques gouttes descendirent le long de ma cicatrice dorsale. Son cœur tambourinait dans sa cage thoracique. A quoi penses-tu, Mac ? Elle répondit à ma question muette. Je ne sais si c'est l'atmosphère, mes sentiments avoués à MacKayla, mes oniriques fantasmes, sa déclaration ou tout cela en même temps mais j’acquiesçai de la tête :

« Oui, laisse moi juste me dévêtir » dis-je d'une voix à peine plus audible que la sienne, tentant aussi de couvrir nos cœurs battant la chamade.

La dame de mon cœur se détacha de moi afin de retourner dans l'eau rouge. Je lança un rapide coup d’œil en la voyant s'éloigner, me donnant une vue sur ses fines épaules, sa sensuelle échine puis enfin son superbe bassin prolongé par de gracieuses jambes. Quelle splendide scène ! Je me retournai vite, un halo rouge sur mes joues et calmai ma respiration qui s'était emballée. Que faire maintenant ? Je ne peux pas la rejoindre dans l'eau. Même si je l'aime, je ne peux faire cela. Pendant que je réfléchissait à cela, mes mains s'étaient portées, inconsciemment, sur la fermeture de mon pantalon et l’ouvrirent. Celui-ci glissa le long des mes cuisses et tomba sur le carrelage de la salle de bain. Faisant volte-face, je me dégageai du tissu puis, d'une marche semblable à une trance, je me rapprochai du bain. Mes lèvres s'étiraient en sourire qui dévoila mes crocs ; s’effaçant au profit de la vraie, mon apparence se changea :

« J'espère que cela ne vous dérange pas que je soit ainsi » demandai-je d'un ton qui se voulait calme.

Le dernier vêtement que je portais chuta au sol, tandis que je me glissa dans l'eau chaude. Sa couleur gagna en teinte de rouge à mesure que je m’immergeais. Belle couleur qu'elle avait prit. Presque aussi vive que celle du sang. Mon regard se tourna vers ma maîtresse, assit face à moi et alla se loger dans les siens. Pendant quelques instants, j'eus l'impression de courir dans une plaine aux couleurs verdoyantes. Je me ressaisis et revins à la réalité. Cette réalité si enivrante, si attirante et tellement séduisante que j'eus l'impression d'être pris dans une étrange transe chamanique. Ce rite païen et luxurieux, que, actuellement, moi et mon amante pratiquons, se dénomme Amour. Pris par l'élan de ma transe, j'approchai mon visage et mon corps de celui de la délicieuse humaine, pour venir chercher une fusion charnelle de nos lèvres. Deux-trois mèches noires et humides barraient les traits de celle-ci, je les dégageai du bout griffu d'un de mes doigts.

Soudain, je me figeai surpris de ce que je voyais devant moi. C'est impossible. Que fait-elle ici ? Je la croyais issus de mes rêves. La raison de mon désarroi était que Mackayla ressemblait à ce moment-là à une jeune femme qui hantais souvent mes nuits et apparaissait, apparaissait, en flashes sous mes yeux. La femme en question avait quasiment les traits identiques à ceux de ma demoiselle ; les cheveux plus clairs mais tout aussi trempés que les siens. La vision se déroulait dans une ruelle sombre, battue par une pluie orageuse Elle tentais de me dire quelque chose mais sa voix était couverte par le bruit des éclairs déchirant le ciel et mon rire déchirant l'air proche. Je frémis à cette dernière pensée. Observant le visage de la jeune libraire, je vis l'autre fondre dessus ; cela me figea sur place. Je sentais le souffle chaud de mon amante contre mes lèvres et son parfum attirantt s'engouffrant dans mes narines pour embrumer mon cerveau. Après plusieurs secondes d'immobilités, je me recula de celle-ci, plaquant mon dos contre la paroi de la baignoire et pencha ma tête en arrière afin de soustraire à son regard la vue de mon œil droit.
Ce dernier s'était emplis de tristesse, sa couleur était gris-bleu.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Lun 17 Juin - 9:46


Que    se    passe-t-il    ? 


─ PV Grent Geinmiin.








  • J'IGNORE CE QUI M'A PRIS. Mais j’avais besoin de le lui demander. J’ai l’impression que cela a jeté un froid entre nous. Je ne veux pas. Mais je ne peux me retourner. Oh, Grent, que m’as-tu fait ? Je pensais que, jamais, je ne connaitrai ce sentiment. Et toi,  – car oui, je peux te tutoyer maintenant, non ? – en quelques mois, tu parviens à me chambouler. Alina ne cessait d’hanter mes pensées. Et tu es arrivé. Dès le début, tu as hanté mes rêves. Je fais moins de cauchemars. Je me réveille souvent gênée. Par ta faute. Tu m’as appris qu’il n’y avait pas que la vengeance dans la vie. C’était mon but. Nous nous chamaillons souvent pour cela. Du moins, c’est ce que je pense. Tu m’as tant surprise, prise au dépourvue, que je ne pouvais que t’en vouloir. Mais, depuis que je te connais, tu m’as rendu le rire, la joie, le bonheur, l’envie de vivre. Tu m’as fait découvrir d’autres parties de moi que je ne connaissais pas. Je pensais que j’allais te faire peur avec celles-ci. Mais non. Tu m’as acceptée comme je suis.
     
    Un sourire se dessine sur mes lèvres. Je souhaiterai me retourner. Mais je ne le ferai pas. A nouveau, j’entre dans le bain. Est-ce une bonne idée ? Si tôt ? Oh, et puis, je l’ai déjà vu nu. Et lui aussi. Une fois dans l’eau, d’un rouge pâle, je lève les yeux vers lui. Il semble peser le pour et le contre. Je ne vais pas le forcer. Je comprendrai s’il refuse. Bien que cela peut être blessant. En l’observant, ses mains le guident jusqu’à son pantalon, et le défont. Je manque de rire. C’est inconscient. Il essaie de rester neutre, mais il en a envie. On le voit. Inutile de le nier, ou autre. Je le vois cesser de lutter, et changer d’apparence. Alors que son dernier vêtement reste sur le sol, il me rejoint. Je rougis, détournant le regard. Non, il faut que je le fixe dans les yeux. Et seulement là. Lorsqu’il entre dans l’eau, cette dernière prend une teinte plus foncée. Je devine que lui aussi était couvert de sang. Ce sang, c’est le même que j’avais sur moi quelques minutes plus tôt.
     
    Je plonge mes yeux dans son regard. Il est si intense. Si différent de ceux des autres. Cette fois-ci, il me laisse lire dans sa vision. Du moins, il n’essaie pas de cacher ce qu’il ressent. On dit souvent que les yeux sont les portes de l’âme, non ? Je souris. Enfin, il s’agrandit. Car je n’avais cessé de sourire depuis le début. Il s’approche de moi. Mon cœur rate un battement. Et ensuite ? Que va-t-il se passer ? Va-t-on le faire ? Je préfère que la nature prenne le dessus. Qu’elle laisse le tout se dérouler comme on le sent. Suis-je tombée si bas pour croire que nous allons le faire ? Je lis beaucoup. C’est vrai. Mais aucun d’eux n’enseigne comment donner un baiser. Comment se comporter en amoureux. Tout est différent selon l’expérience d’une personne. Deux personnes – et ceux, même si elles s’aiment – peuvent ne pas avoir la même vision des choses sur l’expérience. Voilà ce qui est intéressant dans la chose. Est-ce cela l’Amour ? Moi qui trouvais qu’il s’agissait de quelque chose de trop rose à mon gout. Je me suis trompée. Ce sentiment est trop rose pour ceux qui ne le vivent, ni ne le connaissent. Pour celle qui le vit en ce moment, c’est une tout autre chose. S’il est partagé, il est bonheur. Joie. Mais c’est aussi, malheur. Tristesse. Et moi, que suis-je en ce moment ? Je suis rouge. Cela, on l’avait remarqué. C’est peut-être dû à la chaleur de la pièce. Je me sens étrange. Plus il se rapproche, plus mon cœur s’accélère, et ma respiration se dérègle. Elle est loin d’être haletante. Plutôt saccadée je dirai. Je sens son souffle chaud contre ma peau. Je frémis longuement. C’est même agréable. Plus agréable qu’au début. Allons, Mac, ressaisis-toi, pensé-je en mon for intérieur.
     
    Soudain, son souffle semble avoir disparu. Je sens l’eau. J’entends le clapotis de celle-ci lorsque je bouge pour me mettre un peu plus à l’aise. Je rouvre mes yeux, – car je les ai fermés – et je vois Grent. Il semble comme figé. Etrange. Je me retiens de pencher la tête. Je me sens honteuse de croire que j’aurai pu aller aussi loin. Je baisse la tête, tentant de me cacher derrière ma chevelure mouillée. Je grogne de mécontentement. Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Sombre idiot. Je lève, finalement, un regard vers lui. Il est bizarre. Je dirai même qu’il est ailleurs. Mais pourquoi me regarde-t-il ainsi ? C’est blessant, ou gênant. On dirait que je l’horrifie. J’ai l’impression de le dégoûter. Je plaque lentement mes bras contre mes seins, et ma peau nue, comme pour me cacher. Il est encore proche de moi. Je n’ose le repousser. Mais je veux sortir. J’ignore pourquoi, mais j’ai une boule dans la gorge. Je n’aime pas ce regard. Le sien… Il est si différent. Je ne le reconnais plus. Et, pourquoi cela fait mal ? Ma vue se brouille. Je n’essaie pas de comprendre. Plus tard, je comprendrai que je n’aurai pas dû réagir ainsi, et que j’aurai mieux fait de m’inquiéter de son état.
     
    Je me lève, dos à lui. Je ne veux pas recroiser son regard. J’ai vraiment cette impression de tristesse dans ses yeux. J’ignore ce qu’elle signifie, mais j’avais la sensation d’être une erreur pour lui. Du moins, on aurait dit qu’il s’était rendu compte qu’il avait fait une bêtise. Est-ce parce qu’il est tombé amoureux de moi ? Je ne sais même pas si cette vision des choses est juste ! Je ferme les yeux, attrapant ma serviette. Je la passe autour de moi, couvrant mon corps dénudé. Ouvrant la bouche, je me retourne, le regard noir. Je croise le sien. Mais lui, ne me fixe pas. Il semble observer tout autre chose. Je frémis. Il était emplit de tristesse. L’hésitation s’empare de moi. Je serai égoïste de partir, de le laisser là. Surtout si je dis l’aimer. Je regarde mes vêtements, jonchant sur le sol. Mes yeux coulent ensuite vers Grent. Je soupire, et repose ma serviette à sa place. C’est bien parce que c’est lui. Je retourne m’asseoir, et me penche vers lui :
     
    « Que se passe-t-il, Geinmiin ? murmuré-je doucement comme pour le calmer. »
     
    Je me blottis contre lui, écoutant les battements de son cœur.



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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Mar 25 Juin - 8:14

LA PLUIe S'ABATTAIT AVEC FRACAS, tombant sur le visage légèrement floue de la jeune inconnue. Son regard, d'un vert plus dorée que celui de Mackayla, implorait la piète de son agresseur mais celui-ci ne semblait pas le voir. La jeune fille hurla de terreur mais son cri disparu au moment où sur sa gorge apparu une béante ouverture , libérant un flot de sang. Celui-ci se mêla à l'eau de pluie et ruissela jusqu'au sol. Ma main rabaissa l'argent ensanglantée alors que je m'enfuyais dans la nuit. Qui était cette jeune fille si semblable à mon amante ? Est-ce vraiment moi qui la tuais froidement ? Pour cette seconde question, la réponse était oui mais pourquoi ai-je fais cela ? Pourquoi je me souviens de rien ? Et les autres personnes de mes visions , est ce mon œuvres aussi ? Ces questions résonnaient dans mon crâne, le vrillant de l’intérieur.


Je secoua ma tête pour les chasser. Retour à la réalité. Le froid de la nuit d'averse laissa place à la chaleur du bain. Devant mes yeux plus de visage de jeunes femmes apeurées, plus de sang, juste un carrelage d'un blanc immaculé. Combien de temps suis-je rester ainsi ? L'eau encore chaude autour de mon corps me rassura sur la durée. Je sentis un vide, un manque près de moi et remarquai alors que la jeune femme n'était plus là. Elle avait du voir mon regard emplis de tristesse et prendre peur. Je devais sûrement avoir l'air de quelqu'un de bientôt mort alors que normalement je devrais pétiller de bonheur et de joie. Je comprend sa réaction de recule... Je ne savais pas quoi faire ou répondre à cela. Que lui dire ? En tout cas, pas toute la vérité de peur qu'elle s'enfuit ou qu'elle me rejette. Et je voulais pas l’inquiéter avec mes histoires de flashes ; certes je lui en avais un peu parlé mais là je préférais me taire sur le contenue de la dernière. Je tourna mon regard vers la jeune humaine. Elle hésitait sur ce qu'elle devait faire. Rester ou partir ? Si tu pars , je ne t'en voudrais pas, Mac. Elle prit la deuxième solution et retourna, de nouveau dans l'eau en se penchant moi. Je frissonna en entendant sa question. Je ne savais quoi répondre :

« J'ai encore eu...une vision....à l'instant » dis-je d'une voix tremblante.

La jeune femme vint se blottir contre mon torse nu, sa peau délicate contre la mienne plus épaisse à cause des combats. Elle semblait écouter mon rythme cardiaque. Ce rythme que je tentais de faire revenir à la normale,non pas parce qu'il était rapide mais bien au contraire, il était lent terriblement lent. Il semblais suivre le rythme d'une marche funèbre ; un battement lent et profond. J'en frissonnai intérieurement. Mon bras vint s'enrouler autour de la taille de Mackayla, l'attirant contre moi. Je ne voulais plus qu'elle s'éloigne ; je voulais la garder près de moi pour toujours ; je voulais rester ainsi pour l'éternité. Même si au fond de moi, je savais que l'un de nous deux ne pourrai pas rester pour l'éternité. Oh ! Cruel de sort du destin que d'avoir rendu l'immortel et la mortelle éperdument amoureux l'un de l'autre. La direction de mon œil, à la couleur vacillant entre le bleu glace et le gris terne, se posa sur les courbes tendres de l'humaine. Je souris légèrement et j'attirai son doux visage vers le mien. Nos lèvres fusionneraient à nouveau en une étreinte délicieuse qui ranima le feu au fond de mon être, avant de qu'elles se séparent à nouveau. Je dégageai une nouvelle mèche humide de son visage. Elles sont si semblables.......Ses yeux verts me permirent de m'évader à nouveau dedans. Comme pour répondre à une question muette, ma bouche s'ouvrit pour me permettre de lâcher les mots suivant :

« Je ne souhaite en parler de nouveau....Je souhaite juste resté près de toi » déclarai-je d'un ton ton calme avant d’ajouter « Désolé de t'avoir inquiéter »

Mon esprit se sentait de nouveau apaiser, grâce au contact de la jeune femme. J'étais en paix et heureux.

Mon œil décida que le bleu était la meilleur des deux couleurs entre lequel il vacillait.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Mer 3 Juil - 10:33


Entre    .


─ PV Grent Geinmiin.








  • A CET INSTANT, je comprends que j'ai choisis la bonne solution. Ce n'est pas moi qu'il regardait ainsi. Il est là, mais semble absent. J'ai mal pour lui. Pourquoi ai-je si mal ? Je ne suis  pas à sa place. Et pourtant, je ressens une certaine douleur. Comme si je la vivais. Etrange. Et fort déplaisant. Je retiens une grimace. Je ne veux pas qu'il sache. Est-ce cela que l'on ressent lorsque nos sentiments sont réciproques ? Je pense, oui. On partage les craintes, les douleurs. Oui, c'est horrible. Mais il y a toujours du bon. On partage aussi les joies de l'autre, les rires, les sourires. J'aime cela. Sourire. Un vrai. Depuis quand n'ai-je pas souris ? Depuis bien longtemps. Il m'a arraché de la mort de ma soeur. Grent m'a sauvé. Je ne peux le lui avouer. Mais je lui dois beaucoup. Il ne le sait pas. Mais c'est grâce à lui si j'ai fait le deuil de ma soeur. Si je puis dire. Depuis le temps que j'attendais cela. Une partie de moi ne voulait pas oublier Alina. J'ai l'impression de la trahir. Mais en voyant l'expression de mon amant... En voyant son visage, j'ai compris qu'il était l'ange ─ ou plutôt, le démon ─ qui venait la remplacer.

    Il me répond. Mais sa voix tremble. Il semble surpris, voire choqué. Je ne saurai dire. Mais cela me rend mal à l'aise. Je me blottis contre lui, j'embrasse sa joue, son cou, sa peau nue. L'eau refroidit peu à peu. Mais pas moi. Je me colle à lui. La douceur de sa peau, malgré ses imperfections comme ses cicatrices, est incomparable. Collant ma tête contre son torse, j'écoute son coeur. Il est si lent... Ses battements suivent un mouvement répétitif, lent, comme une sombre marche funèbre. Est-ce qu'il a vu qui l'atteint autant ? Il semblerait. Néanmoins, mon visage ne me trahit pas. Je ne laisse rien paraître. Je veux être là pour lui comme il est là pour moi. Il doit certes me protéger, mais je veux l'aider. S'il doit oublier, qu'il oublie. S'il doit se souvenir, qu'il se souvienne. Je veux absorber sa douleur, y prendre part, l'aider dans tous les cas. Je veux être avec lui. Je veux le soutenir. Même s'il me repousse, je n'abandonnerai pas pour autant.

    Tout à coup, je prends conscience de mon voeu. Voilà un mois que je suis en compagnie de cet être. Un mois que je lui parle, que j'apprends à le connaître. Dans mes livres, je voyais souvent des personnages tomber amoureux en peu de temps. Malheureusement, je n'y croyais pas une seule seconde. A mes yeux, ils avaient encore beaucoup à découvrir l'un de l'autre. Mais, au final, cela m'est tombé dessus. Je ne m'y attendais pas. Je ne devais pas m'y attendre. Au final, je suis amoureuse. Oui, je peux le dire. Et même, j'aimerai l'annoncer sur tous les toits. Je n'ai pas peur du ridicule. Je l'aime. Cela peut être semblable à un roman à l'eau de rose, je n'ai que faire de leurs reproches. J'abhorre ces gens. Je haïs ceux qui parlent pour ne rien dire. Soudain, j'ai l'impression de voir Alina. Ô ma soeur. Pourquoi m'as-tu quitté si vite ? Nous avions tant de projets. Nous devions faire tant de promenades ! Tant de choses envolées en si peu de temps. Maintenant que j'y pense, si je devais choisir entre Grent et elle, je ne saurai que faire. Dilemme. Je manque de me mordre la lèvre. J'ai du mal à croire que c'est grâce à la mort de ma soeur que je l'ai rencontré. Est-ce elle qui la mit sur ma route ? Pour ainsi, m'aider à vaincre mes envies de vengeances ?

    Un mouvement attire mon attention. Le démon passe son bras autour de ma taille. Je me sens si bien maintenant. Du moins, je me sens mieux. Je devine qu'il ne souhaite pas que je parte. Je le comprends. Dire que j'ai faillit le laisser, l'abandonner. Comment ai-je pu penser faire cela ? Je suis réellement un monstre. Je lève un regard vers lui, voyant le sien parcourir mes courbes. Je lui adresse un grand sourire des plus chaleureux tandis qu'il me répond d'un maigre sourire. Il prend mon visage entre ses mains, et le ramène vers le sien. Je devine son intention, et m'empare de ses lèvres. J'ai l'impression de ne pas avoir fait cela depuis bien longtemps. Malgré cela, elles ont un arrière goût. J'ignorais que les sentiments pouvaient se proférer à travers un baiser. Je ressens une légère tristesse. Du moins, j'en ai l'impression. Car le goût est différent de celui que j'ai eu il y a peu. Je me perds dans son regard. Je sens les larmes me monter aux yeux. Pourquoi ? Est-ce que je prends sa douleur ? Je ne sais pas. Mais j'ai mal. Le baiser se change alors en un brasier qui me réchauffe doucement. Cela me part de mon ventre, parcourt mes lèvres, m'électrifie. Je suis transportée. Il se détache de moi. Je réprime un gémissement de plainte. Du bout d'une de ses griffes, il dégage une mèche humide de mon front. Je l'observe, je le regarde. Non, je l'admire. Ma main vient caresser sa joue. Mon pouce la parcourt lentement. Je lui souris alors qu'il plonge son regard dans le mien. Son unique oeil ─ bien que je pense que l'autre était semblable ─ est si étrange. Il change de couleur sans cesse. J'entends les coins de ses lèvres s'ouvrirent. Il va parler. Je l'écoute. Je suis toute ouïe. Plus il s'exprime, plus son oeil semble se stabiliser. Je lui adresse un sourire, comprenant sa demande. Sans cesser de lui caresser la joue, je m'approche de son visage à nouveau, et m'empare de ses lèvres. Il m'attire. J'ai envie de ne faire qu'un. J'ai envie d'être sienne. J'ai envie de lui appartenir. J'ai envie de lui. Je suis besoin. Je suis chaleur.




Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Jeu 25 Juil - 21:29

LE CONTACT DE SA MAIN CONTRE MOI me réchauffa. La vague de chaleur envahit mon esprit et s'étendit aux quatre coins de ma raison, chassant au passage tout once de tristesse et de désespoir. Cette chaleur apaisa encore plus mon mental. Le sourire que mon amante m'adressa me ravis et je lui en adressa un empli de bonheur. La belle approcha son visage du mien avec lenteur, je n'osais la quitter des yeux de peur de voir la vision à nouveau. Lorsque nos lèvres s'unirent en un délicieux baiser, je sentis un torrent de lave s'écoulait en moi. Ce feu liquide se déversait, brûlant l’intérieur de mon corps, mais ce n'était pas douleur ; c'était agréable , voir même envoûtant et enivrant. Soudain, le désir de Mackayla me parvint comme une invitation de Luxure à mes oreilles. Mon esprit passe de la mer calme qu'il était devenu à un océan déchaîne par la tempêtes de mes fantasmes inavoués. Je frémis à l'idée qui venait de germer dans cet esprit....

Partie Érotique du rp ( + 16 ans ):
 
En rouvrant mes paupières, j'eus l'impression de m'éveiller en plein rêve ; allongée contre mon torse se trouvait ma douce amante. Mon cœur battait encore comme un tambour de guerre ; mon souffle est encore haletant. Je n'avais saisis tous ce qui s'était dérouler durant ces minutes d'intenses émotions. Je souris, dévoilant au passage mes crois blancs. J’étais à nouveau en paix.
Mon œil repris sa démoniaque couleur bleu.

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MessageSujet: Re: Amant et Maitresse (pv MacKayla Lane)   Sam 10 Aoû - 18:53


Chut    .


─ PV Grent Geinmiin.







  • JE NE SAURAI DECRIRE LA SENSATION QUE JE RESSENS ACTUELLEMENT. Bien qu’au début, la douleur fut présente. Maintenant ? Un bien-être fou. Une douce sensation d’excitation naissante en nous. Une impression de ne faire qu’un. Je me colle à lui, le couvre de baisers. Je veux me donner, je veux n’être qu’à lui. Je veux lui appartenir. Il peut faire ce qu’il veut de moi. Je n’en ai que faire. Je l’aime tellement. Je n’ai jamais ressenti cela. Et je veux continuer à avoir cette sensation. C’est agréable. C’est magique. Je voudrai que ce moment dure éternellement. Je pourrai même dire que je me fiche du meurtrier d’Alina. Qu’il attendra. Qu’aucun humain n’égale mon amant. Personne n’est comme lui. Personne n’a sa force. Personne n’a sa puissance. Je lui appartiens maintenant. Je le sais. Je suis tout à lui. Je me donne à lui. L’ai-je déjà dit ? Fort probable.

    A travers ses baisers, son regard, je peux voir tout l’amour qui brûle en lui. Je comprends alors tout ce qui se disait dans les romans d’amour. Auparavant, tout cela me passait par-dessus la tête. Je trouvais même puéril que dans Le Cid, de Pierre Corneille, Chimène ne tue pas Rodrigue. Pour moi, l’amour n’était rien. C’était inutile. Des sentiments. A la mort de ma sœur, j’en étais dépourvue. Puis il y a eu Grent. Il est arrivé. Tout d’abord, il m’a paru détestable. Insupportable. Mais, au fur et à mesure, je me suis attachée à lui. A nos petites chamailleries. Est-ce si niais que cela ? Fort probable. Mais je n’ai que faire du regard des autres. Je comprends alors mieux le terme de « coup de foudre », ou « tomber amoureux ». Après tout, on ne s’y attend pas. Un beau jour, on se réveille, et cela se produit. Et lorsque l’on s’en rend compte, on peut être surpris parfois. Puis, après cela, vient le terme « faire l’amour ». Pour moi, ce sujet était, autrefois, tabou. Maintenant que je connais cette appellation plus en profondeur, je peux vous dire que je ne pense plus du tout la même chose. A travers ses mouvements, on ressent tout ce que la personne nous transmet. Je sens tout l’amour qu’il éprouve, qu’il amène en moi. A travers son regard, je vois un brasier chaud. Ce brasier chauffe aussi nos corps. Du moins, le mien. Il me mord par moment. Ce n’est pas désagréable. Je le laisse faire.

    Je ne pleurerai pas. Je me suis promis de ne plus jamais pleurer. Enfin, j’ai changé depuis la disparition de ma sœur. Avant, je pleurais pour un rien. Mais maintenant, tout ce qui touche le chagrin ou la tristesse me dépasse. Pendant un temps, j’ai cru que je ne ressentirai plus jamais le moindre sentiment un jour. Je souriais sans sourire. C’était faux. C’était commercial. Mais en ce moment, tout est vrai. Je ne rêve pas. Le plaisir monte peu à peu en moi. Je le sens atteindre son paroxysme alors que mon compagnon me suit. Je suis perdue dans mes pensées. Je ne saurai dire quelle émotion passe en moi. Quel sentiment s’empare de moi actuellement. Je plonge mes yeux dans le seul et unique œil valide de Grent. Le rouge aux joues, je me rends compte à quel point la pièce semble s’être chauffée. Je sais que sur la fenêtre, on peut apercevoir une fine couche de buée. Preuve que la salle de bain est surchauffée. Mais je n’en ai que faire. Mon regard est tourné vers le borgne. Je l’observe. Je lui souris. Mes yeux descendent vers ses lèvres. Après avoir caressé sa joue, mes doigts viennent frôler ses lèvres qui m’appellent. J’approche mon visage du sien, et l’embrasse. J’ai comme une sensation électrique qui traverse mon corps. Je ne saurai la décrire.

    Mes cheveux mouillés par l’eau tombent sur les joues et le front de mon amant. En les voyant, je me demande si ne pas lui dire que je suis blonde, et de sang noble est lui mentir. Non, n’est-ce pas ? Après tout, il ne me pose aucune question sur mes parents, sur ma lignée, ou autre. Ni sur mes cheveux. Qu’en a-t-on à faire ? Ce n’est pas comme si me voir blonde allait lui rappeler quelqu’un. Ce serait triste. Mais un jour, il verra bien mes racines blondes pousser. Ou alors, il verra un pot de teinture prêt à servir. Je colle mon front à celui de mon amant, et lui souris. Non, pour l’instant, il n’a rien à savoir. Retrouver ma couleur d’origine me rappellerait trop ma défunte sœur. Et je refuse de me lever chaque matin avec la vision d’Alina. Avec la crainte de me voir dans mon miroir. Tout le monde pensait que nous étions jumelles par le passé. Je reconnaitrai donc bien le meurtrier. Maintenant que j’y pense, Papa, et Maman sont bruns. L’un à les yeux bleus, et l’autre, marrons. Il est vrai que l’on ne se ressemble pas tant que cela. Mais bon.

    Je souris à mon amant. Et me détache légèrement de ses lèvres. Je l’observe un moment, reprenant calmement ma respiration. Je sens son souffle chaud contre mon visage. J’ai eu un peu de mal, mais dans un murmure quelque peu timide, je laisse échapper trois mots :

    « Je t’aime. »

    Je me colle à lui, et, sans attendre de réponse, l’embrasse à nouveau.




Bienvenue chez moi.
A suivre...

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