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 Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]

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MessageSujet: Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]   Dim 19 Mai - 21:08

Quand je tâche d'y mettre du mien.
J+4.
Ce matin, début de mon quatrième jour dans la grande ville de Londres, je m’étais réveillée en forme, en pleine, pleine forme ! Aujourd'hui, Dani avait la pêche, et allait tout casser ! Du moins c’est ce que je pensais, tout en m’étirant, juste avant de m’extirper de mon lit, profitant de la sensation familière du parquet sous mes pieds. Après, j’avais accéléré le mouvement, d’abord parce que je ne supportais pas de traîner, de perdre mon temps en mouvements lents, moi, ce que je préférais, c’étais la vitesse, comme vous devez bien vous en doutez. Bref, toujours est-il que quelques minutes plus tard –pas plus d’une dizaine, tenez vous bien !- j’étais toute habillée, mon manteau à porté de main. Pour bien commencé ma journée, je regardais ce que contenait mon placard à nourriture. Une poire ? Maintenant –déjà- j’en riais presque, un rire gêné et à la fois stressé. L’avant-veille, j’avais pris un temps fou à m’endormir, poursuivie par des policiers.. Hum hum. Etrange rêve, n’est-ce pas ? Me saisissant de la poire, je la lavais, la frottais puis l’épluchais tranquillement avant d’enfin pouvoir la manger. Une fois mon « petit-déjeuner » prit –rien de plus que le fruit vert précédemment écrit-, j’enfilais mon manteau noir, armée de bonne volonté, et me rendais à la Librairie. Après plusieurs détours, j’arrivais enfin à bon port. En entrant, la clochette tinta, et je me demandais si je l’entendrais chaque matin.. Décidant de ne pas perdre de temps, je rangeais mon manteau dans un coin prévu à cet effet, et, retroussant mes manches me mettais au travail. Petite, j’aurais surement rit et lancé un « Sut à la poussière ! » en aidant ma mère à nettoyer, jouant plus avec le balais que ne l’aidant vraiment, mais elle ne s’en formalisait pas et me remerciait même. A nouveau, la cloche tinte et la porte s'ouvre sur un client, je n'y fais pas plus attention que les fois précédentes, me concentrant pour oublier ce léger pincement au coeur. Ce son m'était si familier ! Bien sur, celui de mes souvenirs était moins fort, mais plus aiguë, je m'en souvenais distinctement encore, tout comme ce qui était en rapport avec ce fameux jour.. STOP. On se change les idées, allez Dani ! Prends se livre-là, et époussette-le, nettoie-le bien, puis occupe toi de l'étagère, ne pense pas à autre chose. Je me focalisais sur ma tâche, y mettant du mien, pour ne pas penser à certaines choses qu'il ne valait mieux pas que j'évoque, mais aussi, surtout, pour, pour une fois, faire bien les choses. Oui, quelque part, réussir dans la tâche que l'on m'avait confiée m'importait, sans doute bien plus que je ne le dirais jamais. Sous mes boucles rousses et mon air peut être un peu "je-m'en-fous-de-tout-ça-passe-ton-chemin-et-laisse-moi" se trouvait quelqu'un d'autre. Une personne qu'on ne prenait pas le temps de connaître, malheureusement. Ou heureusement, peut être, qui sait ?
Je commençais une autre étagère quand, voulant prendre un livre, je frôlais la main d'une personne, se dirigeant vers le même bouquin. Je reculais donc ma main et m'excusais, c'était surement un client -ou potentiel client- et je me devais d'être -ou au moins, de paraître- polie, je lui disais donc;

- Ah, excusez-moi, vous.. vous pouvez le prendre.

Puis je tentais tant bien que mal de reprendre mon travail, complètement sortie de mon optique de bien faire, curieuse, regardant du coin de l'oeil je jeune homme blond, avant de tourner la tête, ne voulant pas paraître indiscrète ou bien plus sotte que je ne devais déjà avoir l'air. Bien joué Dani, t'as surement tout fait foirer -comme d'habitude- ! Plus qu'à espérer qu'il ne se plaindrait pas de mon étrange comportement, et qu'il retournerait vaquer à ses occupations. Je prenais alors un autre livre, et commençais à nettoyer sa reliure, il était vraiment beau, avec son cuir, d'une teinte presque bronze, machinalement ou presque, sans plus d'entrain, je nettoyais donc, tournant le dos au jeune homme blond.
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MessageSujet: Re: Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]   Mer 22 Mai - 16:36

- POV Alois -

Me diriez-vous, pourquoi viendrais-je perdre mon temps dans une librairie ? N’était-ce pas un coin tout petit où s’entassait de multiples livres ? Ne devait-pas plutôt me contenter de plaisirs malsains qui avait fait ma mauvaise image. J’étais venu exactement perdre mon temps. Remplir le contenu d’une paperasserie était d’un tel ennui que je préférais, par delà toutes les lassitudes que m’offraient ce monde, celui de la lecture. Je pouvais rêver, me sentir moins seul, entouré, enlacé, à la limite apprécié dans cette concentration de l’esprit. Ma voix pouvait se muer dans celles des personnages de romans, et au fur à mesure, je me façonnais mon propre théâtre, solitaire, spectateur et acteur à la fois, décidant comme bon me semble de fermer le rideaux. Je n’avais pas à craindre des critiques, je n’avais pas à craindre le jugement des autres….mais pour accéder à ce petit paradis, il fallait aller dans l’antre du diable.

Façon de parler : j’avais toujours trouvé cet endroit pendant un temps misérable, ne comprenant pas la valeur de ses bouquins. Oh, une petite flamme et ça s’envolait. Ce n’était que des mots, et les mots mentent, ils n’ont aucune valeur concrète d’action. Mais ces mêmes mots offraient quelque chose que même avec ma vie misérable je ne pourrais jamais acquérir entièrement : la connaissance. Bien sûr, je trouvais les lieux dans lesquels on pouvait les trouver tout aussi trompeurs, mais leur contenu était moins les flammes ardentes de l’Enfer.

Ce jour là, j’étais rentré dedans pour l’une de mes premières fois, n’ayant point emmené Claude faire la servante comme d’habitude pour ce genre de déplacements. Quitter mon manoir ennuyeux était d’un tel effort, donc des fois, je conservais mon comportement paresseux jusqu’au bout. Et j’avais ainsi encore plus de raisons d’être désagréable et d’aller faire encore des bêtises à rabattre sur le dos de mes domestiques, ce qui était appréciable.

J’avais ouïe je ne savais plus où d’un habitué du lieu qui était inaccessible comme l’air. Ce genre de personne m’avait toujours intéressé : c’est amusant de jouer au chat et à la souris et de neutraliser le chat en bonne et due forme. Bref, dès mon entrée, mon petit réflexe fut d’observer, chaque détail, chaque petit endroit…avant de me reporter sur les livres. Qui allait m’accueillir dans ce lieu ? Une femme ? Un homme ? Un gamin – ceci est un rêve - ?

Je notai parmi les étagères un livre m’intéressant, d’après ce que je pu en voir, et en désirant en savoir plus, je m’approchai. Un contact extérieur me parvint pendant quelques secondes. C’était…une femme…enfin jeune femme, visiblement très angoissée. Oh elle était jolie…

Elle se retourna brusquement et j’entendis une excuse de ce frôlement imprévue. Elle devait sûrement gérer le magasin avec son expression stressée.

- Ah, excusez-moi, vous.. vous pouvez le prendre.

Je m’emparai du livre tandis qu’elle repartit dans ses occupations, en profitant pour bien la scruter. Des longs cheveux plutôt bien entretenus, des yeux verts…mouais. Elle me tournait le dos mais était assez proche de moi. J’avais envie de discuter un peu.

- Tu es bien stressée de la vie, ma petite beauté ~ On craint quoi, la faillite ? Tu n’as l’air de ne pas manquer de clients pourtant…enfin je crois, c’est la première fois que je viens ici. Tu aurais des livres à conseiller à un grand noble qui s’ennuie à mourir dans son manoir ? ~

[Après, ce sera plus long en terme d'actions et de paroles, je te rassure :D ]
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MessageSujet: Re: Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]   Jeu 23 Mai - 20:53

Quand je tâche d'y mettre du mien.
J+4.
Un jour, j'en viendrais surement à me demander comment peut-on être aussi distrait que je peut l'être. Mais surtout, comment peut-on - puis-je - être distraite si facilement ? Je secouais la tête, avant de remarquer que le jeune homme prenait le livre -bien, au moins, je ne l'ai pas dérangée, ou du moins je l'espère. Je continue de nettoyer encore un peu le coin, puis décide de m'éclipser quelque temps vers un autre rayonnage, m'isoler pour m'empêcher toute distraction serait sans doute mieux pour mon travail. Alors que je vais de ce pas mettre en application mon idée, une voix s'élève dans le calme de la librairie. Me retournant, je vois que c'est le jeune homme blond -il faudrait que je lui trouve un autre qualificatif, ça devient lassant-, essayant d'attraper au vol ces dires, je reste immobile, m'obligeant à délaisser mes tics un instant -par exemple, je tapoterais mon bras plus tard, ou je ne laisserais pas mes doigts courir sur les étagères-.

- Tu es bien stressée de la vie, ma petite beauté ~ On craint quoi, la faillite ? Tu n’as l’air de ne pas manquer de clients pourtant…enfin je crois, c’est la première fois que je viens ici. Tu aurais des livres à conseiller à un grand noble qui s’ennuie à mourir dans son manoir ? ~


Comment dire l'incompréhension croissante qui me gagna. "Petite beauté". J'ai l'air si petite que ça ? Le jour où on me trouvera grande, je noterais la date en gros dans mon carnet, c'est sur. En attendant, je reviens sur le mot qui suit. "beauté". D'où trouve-t-il que j'entre dans cette catégorie ? Je ne me suis jamais vue "belle". Sans doute pour paraître cool. Bref, toujours étonnée qu'il me trouve quelque attrait physique -une simple paire d'yeux verts, une tignasse rousse bouclée, des traits plutôt simple, je me demande vraiment ce qu'il peut me trouver, si vraiment c'est sincère-, j'en viens à me demander s'il ne cherche pas a avoir des réductions sur les livres. Quoique, si comme il en a l'air et qu'il l'affirme, est noble, à quoi ça rimerait ? Sans plus chercher à trouver des raisons à tout ça, je réponds juste, pas besoin de faire tout un discours, s'il cherche le dialogue, ce n'est surement pas pour s'embarrasser de thermes compliqués et de politesse exagérée -d'ailleurs, d'où pourrait-elle me venir, cette politesse exagérée ?-.

- Ah, non, je ne suis pas la propriétaire. Je suis juste employée ici. -C'est plutôt d'être virée que je crains- Question livres..

Je me creuse la tête, il y en a tellement ici ! Il semble chercher quelque chose de plutôt divertissant, donc je pense à certains livres -a vrai dire, je n'ai jamais beaucoup eu l'occasion d'en lire, mais j'en connais bien quelques uns qui pourraient faire l'affaire.

- Il est peut être un peu.. lugubre -il faut dire que c'est ça qui m'a plut dans l'histoire- mais l'intrigue est bonne, et il y a de l'action, des rebondissements. C'est le dernier livre de C... K.., "Aux limites de la raison", -pour tromper l'ennui, il est efficace ! Les heures que j'ai sacrifiée pour lui au pensionnat, préférant de loin ces lignes que celles du tableau noir de Rowena-

En plus, il n'était pas cher -ça aussi, sa comptait beaucoup pour moi-. Dommage qu'il n'est pas eu le succès qu'il aurait dut, la plupart des gens ne le trouvant pas "respectueux des bonnes moeurs". Je leur en aurait bien foutue, des bonnes moeurs, moi ! Sortant finalement de mes réflexions à propos du livre en question, déridant sans doute mon front, je repensais à la fille du pensionnat qui me l'avait fait lire.. et qui n'eu jamais l'occasion de le relire, me l'ayant donné -ou prêté, je ne sais plus-, d'ailleurs, il me semble que je l'ai toujours, au fond de ma valise.. Valise que je n'ai pas vraiment eu le temps de défaire entièrement, après les derniers événements. Quand mon regard quitte l'étagère, il tombe sur mon interlocuteur, le jeune homme -un nez droit et plutôt fin, des cheveux courts et blonds clairs, ainsi que des yeux d'eau tout aussi clairs. Un ensemble assez harmonieux, mais presque intimidant, je trouve-, qui me regarde. Je me demande s'il va me demander plus de détails sur ce livre, ou comme certains, partir vers d'autres livres, plus classiques, mais moins bons à mes yeux. Toujours est-il que je n'ai pas forcément les yeux pour ça, en matière de livre, de quels titres connus aurais-je pus me vanter la lecture -bien que ce n'eu pas été dans mes habitudes- ? Ma connaissance sur le domaine étant très limité, il faudrait que je me remette à jour, que je lise plus, si je voulais pouvoir suivre le rythme, travaillant dans une librairie. Oui.. Je devrais pouvoir en emprunter et en acheter plus souvent, maintenant. Alors, lui, quel est plutôt son genre, en livre ?
Telle est la dernière question qui me vient à l'esprit, quand je jette un regard vers l'horloge; il est tout juste le matin, je peux m'attarder encore un peu, je me rattraperais cet après-midi.. -si quelque chose ne me détourne pas non plus de mes objectifs. Quoique la personne qui m'a faite sortir de mon travail a l'air intéressante. Pour l'instant, je me demande qui elle est. Je n'ai aucune migraine, aucun avant goût ou pressentiments particuliers -pour l'instant-.. Cette conversation ne m'a pas l'air dangereuse, ou même à éviter, alors je la laisse se poursuivre.
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MessageSujet: Re: Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]   Jeu 30 Mai - 19:35

-POV Alois-


Il était temps pour moi de remettre en place l’état des lieux de la situation. Au premier abord, j’étais venu ici pour ne plus m’ennuyer à mourir dans mon petit chez moi. Je m’étais dis que chercher la petite bête de la présumée gérante serait amusant. Être le mal-aimé guignol pouvait se révéler enrichissant. Sauf que j’avais désormais d’autres projets en vue.

Elle était surprise de mes phrases. Mieux, elle ne paraissait aucunement outragée de l’entendre de ma bouche. « Ma petite beauté », c’était la phrase phare qui passait bien chez les femmes, ça leur plaisait, cela charmait leurs petites pédales…mon esprit s’embrassait à chaque fois dans une envie de couper une à une ces dernières pour les tâcher de sang, faner cette fleur et la réduire en cendres… mais c’était amusant de jauger les réactions.

Je pris conscience d’une réalité soudaine : je ne l’avais jamais vu par ici. Son visage m’était inconnu, elle devait être là depuis pas longtemps. Le visage des gens, j’avais fini par y faire attention même quand c’était accessoire. C’était bon d’être paranoïaque parfois ! Finalement, c’était mieux une telle circonstance. J’avais appâtée ma proie intentionnellement en la charmant avec des belles paroles, et je n’avais aucune ambition de la dévorer sur l’heure.

- Ah, non, je ne suis pas la propriétaire. Je suis juste employée ici. Question livres…

Qui plus est, je m’étais égaré en beauté. Je n’avais pas vu personne d’autre donc je m’étais dis que cette personne était la propriétaire sans chercher plus loin. Je devais rattraper le coup…ou pas. Roh, ça pouvait arriver à tout le monde de se tromper, et je n’étais pas du genre à m’excuser pour les beaux yeux de quelqu’un…

- Il est peut être un peu… lugubre mais l'intrigue est bonne, et il y a de l'action, des rebondissements. C'est le dernier livre de C... K.., "Aux limites de la raison"

Aux limites de la raison…le titre du livre fit écho dans ma tête, mon expression partant dans un sourire heureux à la limite de la folie en entendant le terme « lugubre ». Une bonne histoire, du sang, des rebondissements, de l’action, cet ouvrage m’irait parfaitement. Je m’en emparerais, allant lire la couverture pour avoir un avant-goût, ignorant alors mon interlocutrice pendant quelques secondes. Aucune autre déclaration n’eut lieu.

L’employée dont j’ignorais le prénom devait attendre ma réponse, s’étant omis de continuer son dur labeur angoissant. Je terminai rapidement ma lecture, sentant déjà l’extase de la future lecture de ses lignes. C’était abordable en plus, j’avais de la chance de n’avoir pas à dépenser trop…ma pauvre montagne d’or allait en pâtir, c’était cela de se retrouver avec le péché indirect de l’avarice !

- Ca m’a l’air pas mal du tout. Tu sais si ce livre a eut du succès ou pas, autant savoir ce que je lis. Pour une employée, le culot est bien tombé, c’est exactement le genre de livre qui me plaît. Ah aussi, tu t’appelles comment ? C’est rare qu’on ne me reconnaisse pas, alors pour ma part, c’est Alois Trancy, je posai ma main sur mon menton en même temps dans un air de détective avant de lever un de mes doigts et déclarer avec fierté, celui qu’on traite de gamin-pourri-gâté normalement. Ce n’est pas pour les effrayer, mais être fou, c’est ce qui fait ce que je suis. Foutre !

Je n’avais pas choisi la première option de mettre en avant mon égoïsme pour lancer la conversation. Me la péter ne m’avait jamais tué, et je m’en moquais encore moins de l’avis d’autrui. Néanmoins, je rattrapai mon « coup » autrement, en rajoutant plus doucement :

- T’es là depuis combien de temps ?

La phrase résumait en elle-seule mon comportement. En fait, je m’étais entièrement laissée aller à mon naturel, avec quelques efforts de langages tout de même et de comportements mal vus. En lui posant cette question, bien sûr en toute sympathie, cela sous-entendait que je savais à quoi m’attendre avec les Londoniens. Que je les avais tous jaugés à ma manière. Mais qui sait, sans doute, c’était la rencontre d’une fois…qui resterait anecdotique. Tout comme ça pouvait très bien tourner dans quelque chose de beaucoup plus intéressant !
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MessageSujet: Re: Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]   Sam 15 Juin - 19:57


Quand je tâche d'y mettre du mien.

J+4.
Vraiment lui, il était bizarre. Comment ça, vous ne comprenez pas mon point de vue ? C'est super simple, pourtant ! Moi, déjà, vous me voyez ? Rousse, yeux verts, assez pâle. Sa s'arrête à là. Et lui, il me qualifie de belle. Oui, je parle du "Ma petite beauté". Quoi ? C'est moi qui suis bizarre ? Pff, c'est la meilleure celle-là ! Moi, bizarre ? C'est ce monde qui l'est... Enfin bref ! Mon interlocuteur, -vous préférez le Blond ?-, parut satisfait quand je décrivais le livre. Oui, ce livre-là, je l'adorais. Et d'après son air, Mister Blond avait l'air d'aimer ce genre de livre, tant mieux. Il s'en empara, et regarda la quatrième de couverture, pendant que je me rappelais ces mots, enfin plutôt, les mots qui m'avaient frappés lors de sa lecture. Il sembla pris dans ses pensées, et j'en profitais pour me détourner de lui, et, avant que je n'en ait eu le temps, il déclara;

- Ca m’a l’air pas mal du tout. Tu sais si ce livre a eut du succès ou pas, autant savoir ce que je lis. Pour une employée, le culot est bien tombé, c’est exactement le genre de livre qui me plaît. Ah aussi, tu t’appelles comment ? C’est rare qu’on ne me reconnaisse pas, alors pour ma part, c’est Alois Trancy.

Il posa alors sa main sur son menton, et prit une étrange posture qui imitait celle d'un détective. Il leva ensuite un de ses doigts, et poursuivit, avec une sorte de fierté qu'à vrai dire, je ne comprenais pas vraiment;

 - Celui qu’on traite de gamin-pourri-gâté normalement. Ce n’est pas pour les effrayer, mais être fou, c’est ce qui fait ce que je suis. Foutre !

Ce monsieur Trancy, donc, ne semblait pas prendre compte de l'avis des autres, mais je ne comprenais pas non plus le "les effrayer",de qui pouvait-il bien parler ? Pour ma part, je ne le trouvais pas plus fou qu'un autre, mais après tout, je ne le connaissais pas, et peut être cachait-il bien son jeu. Comme chacun cache surement quelque chose à d'autres.. 

- T’es là depuis combien de temps ? 

Ah, voilà qu'il s'intéressait à ça, pourquoi ? Aucune idée, mais je ne trouvais pas de raisons de lui cacher, il ressemblait trop peu à celui qu'il me fallait éviter, éviter jusqu'à ce que je puisse le retrouver, et être prête, mais bon, la chose n'ayant pas de rapport, pas besoin de s'y étendre davantage, mais par contre, il y avait quelque chose.. Quelque chose dans cet air-là, ne me plaisait pas. Je ne saurais dire s'il comptait me mettre dans un panier déjà pleins de noms, de visages et d'étiquettes et, même si je ne m'en souciais pas plus que ça, je ne voyais pas la Dani que j'avais été, et que je serais toujours, laisser dire sans même ajouter la nuance. Non, être de Dublin ou de Londres, c'est pas pareil. Peut être que les londoniens, il les connais, mais les dublinois, pas forcément. Profitant du temps qu'il me laissais pour répondre, je déclarais, enfin, reprenant tout depuis le début.

- C'est le livre le plus "noir" de C... K.., et il a été mal jugé, on voulait des livres prônant une vie belle et sereine, sans remous, il à écrit l'inverse, en quelque sorte. C'est ce qui a choqué l'opinion, à cause de son contenu, jugé "trop noir" et "indécent". Il n'a pas eu le succès qu'il aurait dut avoir.

Je n'avais pas besoin d'en dire plus, du moins je n'en voyais pas l'utilité, l'essentiel avait été dit, et, à part radoter encore et encore sur l'imbécillité de ces êtres bornés et de leurs "limites de décences", sur un chef d'oeuvre lynché par des soit disant "grands hommes", littéraires et tout le patatra, qui n'avaient pas lu plus loin que la quatrième de couverture du livre en question ! Non, je n'avais pas été me documenter sur le livre, mais j'avais vu de nombreuses unes de journaux, avec des extraits et des réactions sur le sujet, au pensionnat, on en avait fait un débat.. Et on le défendait, notre choix. Je secouais la tête, n'ayant pas le temps de ressasser ces vieux souvenirs -Bah quoi ? Ils datent, quand même, plus de deux ans !-, ni de repartir dans une défense totale de ce livre. Maintenant, après cet instant souvenirs et pensées, reprenons la conversation - d'ailleurs, je suis sure que lui, on ne l'a jamais défendu de jurer, et je suis presque sure que ce n'est pas une question d'argent, l'égalité, où elle est ? Bon bah, un jour peut être, je laisserais tomber, elle n'existe pas, ou si peu que ça en revient au même.-, bref, je répondais à sa question;

- Pas longtemps. Quatre jours.

Peut être se dirait-il que c'était pour ça que je ne le connaissais pas, n'avais pas entendue parler de lui, mais quand bien même j'étais dans cette grande ville depuis des mois, avec qui aurais-je parlé d'un blond étant -d'après ces propres mots- fou, nommé Alois Trancy ? Personne, pas que je ne suis pas du genre à parler, mais une histoire comme la mienne, la prudence -pas de la méfiance, quoique chez moi, ça s'y apparente- soit de mise. Enfin, toute les fois -ou presque, évidemment- où je n'ai pas fais attention, ça c'est retourné contre moi. Enfin bref ! Je me présentais donc, comme lui l'avait fait plus tôt;

- Ah, sinon, moi c'est Dani O'Malley.

Non, hors de question de dire mon prénom en entier, et puis, le diminutif de mon second prénom, pas besoin. De toute façon, il ne le retiendra surement pas, et moi, je l'oublierais peut être, si je ne le note pas.
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MessageSujet: Re: Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]   Mar 18 Juin - 12:42

A toi ~ [Désolé pour le temps ><, je supprimerais ce message après]
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Quand je tâche d'y mettre du mien. [PV Alois]

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