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 Carnet de Bord de Dani La Mega.

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MessageSujet: Carnet de Bord de Dani La Mega.   Ven 17 Mai - 17:10

Carnet de Bord de Dani.
J-15.
Aujourd'hui, je me balade dans Dublin, arpentant ses rues sombres, rendues grises et moroses par la pluie en continue. Moi, cette pluie, je l'aime bien. Elle est tant présente qu'on en vient à l'oublier, avec le temps. Je l'ai oubliée. Tout comme ce prénom. Ce ridicule prénom que j'aurais tant aimé me remémorer. J'aurais tant aimé pouvoir la nommer, l'appeler. Mais tout ça est loin désormais.. Du moins il faut que cela le soit, sinon, j'en ai pas fini. Enfin, la seule chose que je m'interdis d'oublier, ce sont ces traits. Les traits de celui qui à réduit à néant le bonheur que j'avais, qui a mis fin à mon enfance en même temps qu'il me rendait orpheline. Celui-là, je le jure, je l'aurais. Ou peut être qu'on l'aura pour moi, après tout, du moment qu'il paye pour ce crime.. Du moment que plus jamais il ne respire, qu'il soit condamné aux tréfonds qu'il mérite, aux enfers ou que-sais-je ! Je me calme, plaque mes bras le long de mon corps -je gesticule beaucoup, même en parlant-, et regarde la route pavé. A l'époque -enfin époque, c'est un bien grand mot pour désigner une quinzaine de jours auparavant-, je n'aurais jamais sut que ce jour-ci était mon "J-15". Oui, entre-temps, j'ai instauré une espèce de compte-jours. Oui, nous sommes dans les négatifs, car mon point de départ n'est pas pour tout de suite, comme vous devez l'avoir comprit. Alors, où en étais-je ? Ah oui, à la quinzaine. Ce jour-là, après avoir écoulé assez rapidement tout mon paquet de journaux -une pile d'une trentaine d'exemplaires- à environ 3 pièces l'unité, je suis là, les mains dans les poches de mon manteau noir. Dublin est une ville froide, et bien que j'y sois habituée, il y a toujours des jours où le froid s'allie au vent pour vous mordre les doigts de sa bise glaciale. Mes joues doivent être rouges, bien qu'elles le soient souvent en cette mi-saison, l'entre-deux de l'hiver et du printemps à proprement parler.
Je m'arrête devant une petite boutique, puis, après avoir légèrement hésité, j'entre. Une cloche tinte à mon entrée, et je me retiens de sursauter, le bruit est un peu moins symphonique que celui des grelots, mais il se fait tout de même entendre et j'en tressaille, chacun de mes atomes reconnaissant un bruit bien trop familier pour moi, hélas. C'est une espèce de presse -je dis bien espèce car il y a aussi dedans des feuilles, des sets de lettres, des cahiers, carnets, et tout un étalage avec de quoi écrire-, bien fournie, quoique pas très grande, ce qui donne un vague air d'amas sans fin de choses, on eu presque dit que les étagères allaient s'effondrer sous leur charge, bien trop importante me semble-t-il. Bref, j'avançais, faisais le tour des rayons, puis m'arrêtais à celui des carnets. Un petit, tout de cuir, d'une teinte légèrement plus foncé que la teinte du cerisier -je parle du tronc de cet arbre-, avec des pages jaunies pleines de lignes. Il est en bon état, et le prix est correcte, je choisis donc de le prendre, ayant besoin de m'y retrouver, la sensation de ma main griffonnant sur le papier commençant, je dois l'avouer, à me manquer. Arrivé au comptoir -un endroit toujours aussi disproportionné par rapport au tas d'affaires-, je fais sonner une petite cloche, plus cristalline que la précédente, et une femme aux cheveux noirs arrive. Elle semble bien fatiguée, et je répond vaguement à son salut, m'affairant à trouver la monnaie demandée. Après avoir payé et quitté le lieu trop exiguë à l'atmosphère pesante, plus lourde, quand sa propriétaire arrive -arrivée d'où résulte un étrange sentiment de malaise que je n'ai pu que ressentir mais que je ne m’exercerais pas à décrire-, je me fond dans la foule et me rend vers ce que je peux appeler mon "chez moi", un appartement petit, très petit même, avec ces deux-trois pièces seulement, où mes quelques affaires sont entreposées. Arrivée là-bas, je tire de ma poche ma clef et ouvre la porte, qui grince sur ses gonds -quand les loueurs entretiendront-ils correctement l'appartement ?-, avant de la refermer. Je tire les rideaux, histoire de m'isoler un peu de la grisaille et des possibles regards indiscrets, et allume une bougie -je préfère la lueur rougeoyante d'une bougie à celle, morne à Dublin, du soleil- pour écrire. Je sors le carnet de cuir, prend quelque chose qui marque, et m'attelle à lister et écrire.
Le besoin d'écrire m'es venu tôt -dès que j'ai su écrire, en faite- mais, étant en pension à ce moment-là, qui m'aurait payé un carnet et de quoi écrire ? Personne, malheureusement, donc ce n'est que -bien- plus tard que je n'ai réalisé à quel point la chose peut être utile. Avez-vous déjà oublié quelque chose d'important ? Je pense que oui, et alors vous comprendrez sans doute mon besoin de noter, d'écrire. Inaugurant donc les feuilles vierges, je notais simplement "La Mega", dans le coin supérieur gauche de la première page, pas besoin de m'étendre plus sur l'origine de ce surnom -je déteste mon deuxième prénom ! Comme le premier, d'ailleurs-, ni qu'on en sache plus sur moi si on venait à mettre la main dessus. Après avoir recensé, listé, ordonné toute une horde de choses, je me mettais en quête de nourriture, et, quelques minute plus tard, je sortais de mon appartement, dévalais les nombreux escaliers au plus vite -cet-à-dire en "zapping", passant d'une image à l'autre tant je prenais de la vitesse-, je me rendais au marché, ralentissant cette fois -dans la simple optique d'éviter de me prendre quelqu'un, quand je cours si vite, je peux facilement dépasser un cheval au galop-, je commençais à avoir faim, très faim, et ma course n'arrangeait rien, vraiment, il allait falloir que je fasse le plein..
Parfois, il faudrait que j'apprenne à me réguler, définir une vitesse "au repos" -et m'y tenir- pour éviter de devoir tant dépenser d'un coup, rien que pour de la nourriture, qui plus est -nourriture qui ne fit pas deux jours-. Aussi, mon travail -si on peut appeler travail le fait de vendre des journaux un travail-, entre-autre l'écriture du Dani Daily suivant, le numéro quinze, mes ventes de journaux -des surplus payés moins chers dans une presse en presque faillite-. Autant dire que tout ça ne me rapportait pas grand chose. Du moins pas tout les jours. Il y en avait avec et certains sans. Des jours où ma bourse -bien mise à l'abris dans la doublure intérieure de mon manteau, ne vous inquiétez pas- restait désespérément vide, et d'autre où elle craquait presque. Dans ces jours-là, je me permettais d'imprimer une série du Dani Daily, que je vendais le lendemain. Non sans en conserver un pour moi, et ce à chaque fois. Quoi, il faut bien que je sache de quoi parlait mes précédents Dani Daiy pour pouvoir en faire d'autres sans me répéter, non ? Et puis de toute façon, même si je m'en rappelais, je les garderaient quand même, en "souvenir".
Ce soir-là, après avoir encore écrit, m'être efforcée à poursuivre mon quinzième D.D., je me couchais, tout en souhaitant -fait étrange- changer ma petite routine sans importance, faire autre chose que glaner de l'agent pour survivre, me mettre à la recherche de celui que je devais tuer, pour enfin m'occuper de ma promesse.. Mais où le trouver ? Ou bien, si je changeais seulement ma routine, pas forcément dans l'optique de le retrouver lui ? C'est sur cette note incertaine, sur cette soudaine envie de changement que je m'endormais, et donc que ce jour finit. J-15 fit place à J-14, sans cérémonie ni autre changement que la nuit laissant place au petit jour.


Dernière édition par Dani Mega O'Malley le Dim 19 Mai - 16:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Carnet de Bord de Dani La Mega.   Dim 19 Mai - 14:42

Carnet de Bord de Dani.
J-13.
Rien de bien particulier. Je n'ai pas vendue tous mes journaux, aujourd'hui, je suis déçue. Si seulement il n'avait pas fait si noir ! Si l'orage qui se préparait n'avait pas éclaté brusquement, je suis sure que j'en aurais vendue au moins le double. Je soupire, mauvaise journée, très mauvaise. Rentrée à l'appartement, je constate sans surprise qu'on a essayé de forcer ma porte. Génial ! Je l'ouvre, prenant plus de temps qu'a l'accoutumée, la serrure étant plus bruyantes et moins efficace. Il faudrait que j'en parle à la concierge, tiens.. Une fois entrée, la porte refermée derrière moi, j'attrape mon carnet et griffonne sur ses pages.

- Parler à la concierge de la serrure.
- Acheter des bougies.
- A manger. -Souligné de deux gros traits-
- Se débarrasser des exemplaires de journaux du jour.
- En acheter moins.


Après avoir fait le tour, lister tout un tas d'autres choses inutiles -ou presque, sinon pourquoi les acheter, ou même les noter ?- je range mon carnet dans le tiroir d'un vieux meuble en bois, qui, à ma connaissance, à toujours été là. Je regarde par ma fenêtre. Le voile d'orage est toujours là, s'étendant sur le ciel, assombrissant toute lumières, lui préférant sa sœur ténèbres. La ville semble maussade, presque lugubre, ainsi. Je me surprend à me demander comment ça serait, la vie, ailleurs ? Cette question ne m'avait effleurée. Ainsi qu'aucune des questions similaires, Comment c'est, ailleurs ?, Est-ce qu'on y vit mieux ?, et toute une longue pensée sur ces autres mondes, autres villes que je ne verrais sans doute jamais. Puis, fatiguée par ces drôles de pensées qui n'ont jamais frôlées ne serait-ce que mon inconscient, je m'efforce de me changer les idées, me préparant à manger avec les restes dans ma minuscule cuisine. Une fois ceci fait, je regarde de nouveau par la fenêtre; pas la moindre lueurs du ciel et de ses étoiles, la masse nuageuse recouvre tout. Tant pis, ce ne sera pas pour ce soir. Je prends donc soin de fermer tout les rideaux, je bloque la porte avec un meuble qui traîne. Oui, la plupart des meubles ont été fournis avec l'appartement, sinon, qu'aurais-je eu à moi ? Je ne sais pas, mais jamais eu de meubles ou beaucoup d'affaires au pensionnat, donc quelque part, je n'ai pas besoin d'un grand logement, celui-ci me suffit, même si la routine et le temps ne l'épargnent pas, je le supporte pour son loyer. D'ailleurs, en parlant de loyer, il va bientôt falloir que je le paye. Ou du moins que je mette de l'argent de côté pour. Mon regard tombe sur ma boîte à économies, soigneusement caché sous une latte du vieux parquet, sous le petit lit sur lequel je dors. Il y a longtemps que j'ai arrêté de compter, c'est bien trop démoralisant. Quand j'étais jeune, ma mère avait pour habitude de faire des économies, elle, elle se débrouillait bien, ou au moins, parvenait à me cacher ses soucis financiers.. Je soupire, puis m'attaque à la rédaction du Dani Daily prochain, oui, je n'ai pas beaucoup avancé..

Il est tard, et ma bougie est presque éteinte. Je soupire, n'arrivant plus à me sortir des feuilles de papiers pleines de ratures, avant de souffler ma bougie et de m'étendre sur mon lit, plus fatigué que je ne saurais l'admettre.
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