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 [Foret] Dans mon profond ennui, je recherche un être immortel [PV:Alexander Taylor & Alois Trancy]

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MessageSujet: [Foret] Dans mon profond ennui, je recherche un être immortel [PV:Alexander Taylor & Alois Trancy]   Lun 29 Avr - 14:56


A force de côtoyer le surnaturel, vous perdez le goût de la surprise, l’hurlement de l’inexplicable…et pour un être humain, soumis à la rude éducation des normes et des valeurs de sa société, à fortiori cette autre facette lui devient tout à fait naturel. L’indifférence naquit. Des dernières cendres d’émotions telles que la frayeur apparaissaient la curiosité, menant elle-même au chemin de l’extase. Pour finir le voyage, la psychologie de l’humain étant fragile, la lassitude s’éprouvait. Ce surnaturel si imposant devenait courant. Toutes les émotions suscitées par son interlocuteur devenaient ternes, réduit à un simple regard ou à un rictus de satisfaction. Quand la fragilité de l’âme était mit en jeu, l’âme si soumise aux épreuves à subir, tirait profit de son expérience et aspirait à cette normalité. Quel beau paradoxe de l’esprit.

Alois avait coutume de le subir. Il appréciait ce délicat sentiment d’extase de pénétrer un peu plus les ombres du paranormal, qui lui était à son sens, tout à fait normal. N’avait-il pas, chaque instant de sa vie, un démon suivant ses traces avec lequel il avait pactisé de son plein gré ? N’avait-il pas rencontré maintes personnes impossibles dans le même cas de figure ? Ne se comparait-il pas lui même à un démon prêt à en découdre ? Le jeune adolescent savait néanmoins que ses mensonges ne lui rapporteraient rien de bon.

Il continuait cependant de se proclamer un fraudeur parfait. Il instaurait dans l’esprit d’autrui des amas de tricheries sur ses émotions pour qu’elles soient vu comme sa vérité. Mais c’était de la poudre aux yeux, des entraînements de magicien incomplets. Les yeux les moins dupes pouvaient aisément deviner le tour entreprit pour sortir le lapin du chapeau. Alors, il avait la compassion pour se rattraper, mais il s’en sortait tout aussi mal. En conséquence, il s’enfonçait lentement et volontairement dans ce gouffre de mensonge. Et il avait fini par y croire, comme ce sentiment qui l’avait toujours suivit : il ne vivrait fort bien longtemps, et sa mort se vaudrait par un assassinat. Un sentiment apprenant à une ancienne existence reniée, mais qui, au travers de ses signes, était toujours vivace. L’ombre de Jim McCain le poursuivait, comme si les dés du Destin avait provoqué un 6 imprévu, résultant alors d’un 1 intérieur. Pourtant, il avait pu avancer…de sa propre volonté, pour lui, mais finalement, il ressemblait plus à un lâche entrainé dans les chaines de son Destin qu’un battant prêt à lui porter outrage. Ironie, il assurait à l’extérieur se battre contre la Mort, lui résister, la combattre, mais les dessous des coulisses le mettaient en tord. Le Destin devait rire de sa prestance d’acteur.

Le Destin décida alors, peut-être à ce moment là, lui-même sans doute lassé de ses piètres compétences dans la matière, de lui offrir la place du spectateur. Dans les tribunes du public, il pourrait moins se vanter de ses performances personnelles et admirer ce que les autres pourraient lui apporter. Il apprendrait peut-être ainsi l’impartialité, le jugement par les faits et non par l’expérience et l’égoïsme…et que sais-je, bien autres choses. Il était à la fois acteur et spectateur, toutefois, son rôle était en sursis. Le Destin, bien aimable, lui donna une chance.
Les dés firent un 6.

Dans cette immense forêt dont il s’était baladé seul depuis quelques heures, s’étant interdit la présence de son majordome à ses côtés lui réclamant un énorme effort, Alois n s’attendait point à rencontrer quelqu’un d’autre. Tout ce que dont il se préoccupait, c’était de trouver peut-être des papillons, ou un loisir qui serait mal prit par la société. Il s’était levé tôt, avait laissé de côté toutes ses autres priorités et préoccupations ennuyantes pour se hâter de prendre la calèche pour l’emmener dans ce lieu. C’était paradoxal pour un être ne supportant pas la solitude ce masochiste de se l’affliger avec autant de dévotion. Il aurait sans doute daigné emmener l’effacée Hannah avec lui, mais ça ne lui aurait jamais traversé l’esprit. Les pions devaient rester à leur place, seul le cavalier ou la tour pouvaient se permettre de l’accompagner. Et encore, tout ceci dépendait des circonstances et des projets songées par l’adolescent.

Dans ce jeu solitaire, Alois aspira alors à toucher de nouveau ce paranormal naturel. C’était cet univers si incohérent qui l’avait sortit de sa torpeur de sa vie ennuyante. Mourir d’ennui n’était absolument pas poussé, Alois ne le dirait point de la sorte, mais le sous-entendrait à coup sûr. Vivre, il ne savait plus ce que c’était. A force de lutter et de découvrir la dégradation de sa situation, il avait même cessé d’espérer. Et l’homme avait besoin d’espoir pour vivre, c’était tout aussi important que de manger ou de dormir.

Alors, pour se mentir à lui-même, il s’était dit qu’une chasse aux papillons sans en être sûr lui ferait du bien. Il sentirait l’air de l’extérieur, il profiterait d’une nature sans hommes…il partirait loin du morceau de glace qui siégeait à ses côtés, à ses nobles lui apportant aucune valeur. Il pouvait insulter la Vie et Dieu en mettant les points sur les i en les narguant sournoisement. En vérité, Alois faisait cela pour retoucher cette ombre enfouie en lui, la fois où Jim McCain avait donné sa vie à l’Araignée. Son âme lui était destiné, et tragédie du sort, la couronne de son nom maudit portait le même insigne. Tandis qu’il supportait ce coup au sort, symbole de deux 6 cachant un 1 sur des dés ne pouvant être relancées, il s’était éprit de la nourriture potentielle de l’animal. Dans sa cage à oiseau, si Alois devenait un papillon, il serait capable de s’enfuir.

Se rappeler cela fit couper son dynamisme partant, observant avec indifférence les arbres autour de lui. Devenu spectateur, que devait-il prouver qu’il méritait son rôle ? Refaire des auditions ? Redemander le script ? Remonter sur scène et recommencer son rôle sans demander l’avis des autres comédiens ? Il ne savait pas, et c’était parce qu’il l’ignorait qu’il était incapable de demeurer autre chose que passif. Mais n’était-ce pas un souhait qu’il venait de proclamer ?

Sa voix ne fit guère écho de ces chocs intérieurs, dans sa folie précaire qui le rendait dangereux dès que la haine s’emparait de son être. Il déclara à voix haute simplement, comme un souhait platonique sans aucune portée affective, regardant le ciel bleuté :

- Si seulement y avait quelqu’un immortel ici…
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[Foret] Dans mon profond ennui, je recherche un être immortel [PV:Alexander Taylor & Alois Trancy]

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