« C'est votre destinée que vous tenez en main. Prenez soin de bien choisir votre chemin »
 
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 Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.

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MessageSujet: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Ven 26 Avr - 19:52





L'ouverture.


─ PV Dani.






    U
    ne nouvelle journée s'annonce alors que les premiers rayons de soleil viennent frapper mon visage. Je cligne des yeux, éblouie. Je me retourne dans mon lit, tentant de me rendormir. Mais, j'ai une librairie à faire tourner. Elle allait enfin ouvrir ses portes. Je suis heureuse d'avoir acheté cette parcelle de terrain. Ainsi, je peux vivre à l'étage, alors qu'au rez-de-chaussée se trouve toute ma boutique. Un vrai paradis pour moi.

    Je me souviens qu'hier, j'ai peiné à m'endormir pour la raison suivante ; L'ouverture de la librairie. Cette idée m'avait tellement pris la tête que j'en avais presque fait une nuit blanche. Je me lève donc. La nuit a été dure. Et longue. Me dirigeant vers la salle de bain, je passe une main dans mes cheveux emmêlés. Arrivée au bord du lavabo, je me passe de l'eau sur le visage, me réveillant un peu plus. Je prends mon temps pour me préparer. Je voulais absolument être présentable pour ma première journée de travail.

    Une fois lavée, habillée d'une longue robe orné d'un corset, ma chevelure peignée, je descends pour ouvrir la porte, tourner la pancarte de Fermé, à Ouvert. Voilà quelques jours que je suis à Londres. J'avais eu le temps de commander toutes choses afin d'ouvrir une boutique. J'y suis parvenue. Certes, je coulais sous l'or, mais je n'ai aucune envie de l'utiliser. Je préfère gagner tout cela par mes propres moyens. Et je n'ai nul envie que d'autres comprennent que je suis noble. Je pense que cela m'éloignerait d'eux.

    M'éloigner d'eux ? Après tout, pourquoi pas. Je déteste l'homme. Pourquoi ? Parce qu'il est égoïste. Egocentrique. Et méchant. J'ai mes raisons. Et j'ai conscience que je ne pourrai jamais tomber amoureuse de ces êtres là. Je réprime un soupire alors que je pense que je mourrai seule. J'en suis encore loin ! Secouant la tête pour chasser ses sombres pensées, je me ressaisis. Il fallait que j'entre dans la peau d'une commerçante. Le sourire aux lèvres, j'accueille mes clients un à un. Certes, il y en a peu. Après tout, c'est mon premier jour. Pour l'instant, je n'ai eu qu'un client. Mais je ne m'en plains pas. Je profite de leur absence pour pouvoir lire des livres qui m'intéressent. La librairie est si grande que j'en aurai pour des années à tout lire. Je jette un oeil vers le fond de ma boutique. De dehors, elle ne paraissait pas si grande. Et je l'ai si bien aménagé que l'on est souvent surpris par la profondeur du magasin.

    Au milieu de la journée, il n'y a personne. Tout le monde doit manger. Il est bientôt midi. J'en profite pour faire une petite pause. Pause qui consiste à nettoyer un petit peu. L'entrée n'est pas si propre. Tous les passants vont et viennent sans cesse. Cela sali le tout. Je soupire, me saisissant du balai. Je sors de la boutique. Le tintement de la cloche retentit. Je passe un coup de balai à l'entrée de la librairie.



By Nuage Sanglant de LGDC RPG

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Dernière édition par MacKayla Lane le Dim 19 Mai - 15:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Dim 19 Mai - 14:08

Les portes s'ouvrent enfin.
J+1.
Je suis à l’aube de mon second jour ici. J’aime bien ce mot. Aube. En tout cas, je ne regrette pas Dublin. Quoique si, peut être un peu, dans le fond. Mais au moins, ici, je ne risque pas de tomber sur quelqu'un qui me connait et qui trouvera à me plaindre. C’est déjà ça. Je ne tomberais pas sur Rowena ou les filles de la pension, je n’imaginerais pas ma mère à chaque coin de rue, je ne donnerais pas ses traits à chaque dame aux cheveux de feu que je croiserais, je ne me la rappellerais pas dans chaque rue, faisant son marché, nettoyant la boutique.. Ma tête secoue doucement, espoir vain pour chasser mes sombres pensées. Enfin sombres, non, mais plutôt.. Ah oui, j’ai trouvé, mes tristes souvenirs. Je bifurque sans vraiment faire attention et tombe sur une étrange rue que je n’ai encore jamais vue. En même temps, par ici, je ne connais pas grand-chose. Je regarde autour de moi et, mise à part des bâtiments gris et sombres, rien ne me saute aux yeux, je décide donc qu’il est plus sage pour moi de faire demi-tour, et me voilà repartie à travers Londres, cherchant les rues au hasard, heureusement que je n’ai pas trop d’accents, je n’aurais peut être même pas pus me faire comprendre des londoniens ! Ah et, maintenant, puis-je me considérer comme une londonienne ? Comme une femme de Londres ? Je ne sais pas quoi en penser même si je sais que oui, certainement, maintenant, je ne suis plus une jeune dublinoise. Partir loin de son nid d’origine est sans doute une étape. Etape vers la Liberté ! Un sourire fugitif se peint sur mon visage et je continue, cherchant dans le ciel une trouée bleue, que je ne trouve pas, au moins un point commun entre Dublin et Londres. Les nuages noirs sont souvent de sortis, d’après ce que j’ai pus en voir bien que, évidemment, ma vision de la ville et de son ciel soit très limitée, après tout, ça fait tout juste une journée que je suis ici, c’est ma deuxième qui commence. Je me demande si, le jour de ma cinquantième journée, je connaîtrais la ville comme ma poche, comme j’avais connue celle de Dublin ? J’hausse les épaules et passe ne nouvelle rue, indiquée par un petit panneau que je loupais presque, prise dans la contemplation de certains bâtiments. Il y en a des énormes ! Et surtout, on voit bien que leur propriétaire dispose d’un bon budget, vu la façade ! Bientôt, je tombe sur un petit marché, et mon sourire, ou du moins ce qui en restait, disparaît. Le trajet m’a coûtée toute mes économies, et il va bien falloir que je mange.. Etre obligée de ne pas courir, ou de réduire ma vitesse est embêtant, ça m’ennuie beaucoup, même. Enfant, je n’ai jamais eu à me retenir, j’avais toujours un repas, chaud ou froid, mais un repas qui m’attendait, même en pension. Sauf quand la vieille chouette en avait après moi, mais ça, c’était assez rare, enfin non mais.. Ça restait exceptionnel, ou du moins, ce n’était pas quotidien. Ma main me démange. J’ai l’impression qu’elle me picote, autant que mon ventre gargouille, tente de me rappeler qu’il faut manger, et j’en suis presque à lui dire de se taire, lui répondant que je n’ai pas de quoi payer. Puis une petite voix, enfin c’est une expression, c’est plutôt une probabilité sortie tout droit de mon esprit pour me tenter, pour me rassasier. Et si.. Il y a du monde, on ne me verra pas.. Et puis, juste une pomme ! Je me mords la lèvre, et accélère le pas, je ne dois pas céder. J’ai envie de bien faire. Et puis, si on me prend, que ferais-je ? Je suis mineur, je n’ai pas de revenus fixe, et je suis loin de mon pays natal. Je calme mon rythme cardiaque, qui c’était emballé seul, rien qu’à cette déplaisante éventualité. Puis, n’y pouvant plus, je repousse mes idées morales, mes bonnes intentions et tout le reste ; j’ai faim, et si je ne mange pas, ça ne servira à rien d’avoir fait le voyage, surtout si on ne sait pas où m’enterrer.. A moins que ce soit dans une fosse collective ? Pour ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir un cercueil ? Et d’ailleurs, se souviendra-t-on de mon nom, si jamais pierre tombale il y a ? Le connaîtra-t-on seulement ? Doucement, sans faire de bruit et l’air de rien, j’attrape une poire, je tente de me faire discrète, mais, avec toutes ces foules, je manque de tomber, et j’entends un cri s’élever, il me semble que c’est le vendeur. Ni une ni deux, j’attrape ma pore et fonce, j’ai peur, je ne sais pas quoi faire, plus le temps de réfléchir, je dévale la place et cours, me sentant suivie, mon dieu, mais qu’est-ce j’ai fais ! Je commence à être a bout de souffle, je n’ai même plus l’énergie de courir vite, de « zapper » le paysage, et je sens que si je m’y essaie, je tomberais bien vite dans les pommes. Je me retourne, ils sont là, a me suivre, il me semble qu’il y a le vendeur et.. Des policiers ? Je ferme les yeux un instant, avant de me cogner contre quelqu'un, tombant au sol. Je me relève vite et m’écarte brusquement, jette un coup d’œil paniqué en arrière et entends à nouveau ;

- Miss, arrêtez-vous !

Je serre les dents, et regarde autour de moi, une librairie, une petite rue, simple, l’air calme et, trop proches de moi pour que je puisse tenter de m’enfuir, d’ailleurs, comment le pourrais-je, avec ces points de côtés et mon souffle si court ? Mon cœur rate un battement, ça y est, je suis foutue. Je me tourne vers les hommes en uniforme et me prépare mentalement à être expédier je-ne-sais-où. Finalement, Londres, je ne l’aurais pas tant vu que ça.
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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Dim 19 Mai - 14:40


Attention !


─ PV Dani Mega O'Malley.






  • JE BALAIS L’ENTRÉE. Cela m'ennuie, mais si je ne le fais pas, que va-t-il advenir de ma librairie ? Certes, ce n'est qu'une entrée. Mais elle se doit d'être accueillante. Personne ne voudrait pénétrer dans ma boutique si jamais tout est sale. Il est déjà assez difficile d'entretenir la propreté des livres. Je soupire alors qu'un nuage de poussière s'élève sous mes coups de balais. J'éternue. J'en ai marre. Je n'ai qu'une envie, celle de jeter mon balai, de rentrer dans ma librairie, et de lire un bon livre au coin du feu.

    Je ne peux pas me permettre cela. Nouveau soupir. J'ai l'impression d'être un esclave. Est-ce cela que l'on ressent lorsque l'on travaille pour quelqu'un ? Si c'est le cas, lorsque j'engagerai quelqu'un, je ne lui demanderai pas autant. Quoique cela dépend de la personne. Mon démon, Grent, me doit bien cela. Lors de notre rencontre, il a sali toute ma librairie, la tâchant de sang. Je ne peux m'empêcher de rire légèrement en repensant à cela. Il voulait me tuer. Mais je l'ai plus ennuyé qu'autre chose. Ou alors, l'ai-je amusé ? Qui donnerait l'ordre à un démon de nettoyer le tout alors que ce dernier n'est pas à votre service ?

    Je souris. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas souris. Passant une main sur mon front, je me rends compte que faire le ménage peut être épuisant. Dire que des domestiques s'occupent de cela tous les jours. Je me demande comment ils font. Plongée dans mes pensées, je n'entends pas les bruits de pas. Je n'entends pas la course d'une jeune fille, martelant le sol de ses pieds. Et lorsqu'elle parvient enfin à me faire sortir de mes pensées, il est trop tard. J'ai l'impression de voir la scène au ralenti. Une jolie rousse regarde derrière elle. Mauvaise idée. Je suis devant toi.

    Elle me fonce littéralement dessus. L'impact est douloureux au point que je ne peux me retenir de gémir. La respiration coupée, je me recroqueville pour me tenir le ventre, alors que la rouquine se trouve au sol. Elle est essoufflée. Je le vois à la vitesse dont son buste se soulève. Je me reprends rapidement. Et elle aussi. En un bond, elle est déjà debout. Cela me surprend. Combien de temps avait-elle couru ? Elle semble à bout de force, et pourtant, elle continue de courir. Dans sa main se tient une poire. Elle n'a pas l'air très bonne. Peut être parce qu'elle est tombée ? Possible. Je lève les yeux vers un petit groupe de deux ou trois personnes, à quelques pas. Ils courent aussi. Je reconnais facilement la police. Ou des gardes. Enfin, je ne saurai dire, et je n'en ai que faire. Je devine qu'elle a volé la poire.

    Tout ce cinéma pour une poire ? L'Homme est vraiment égoïste. Elle est jeune, et semble à la rue. Sinon, elle n'aurait pas fuit jusqu'ici, et se serait réfugiée chez sa mère. Mon regard coule ensuite vers la jeune rousse. Une jolie couleur. Elle semble perdue. Du moins, elle ne sait plus quoi faire. Je réprime un soupire, et fait un pas vers le petit groupe. L'un des leurs m'adresse la parole en premier. Il m'explique la situation. Je suppose qu'il s'agit du vendeur. J'écoute alors ce qu'il me dit. Puis, je prends un air désolé :

    « Pardonnez-moi, dis-je d'une petite voix. J'avais envoyé ma petite soeur acheter une poire. C'est tout ce dont il me manquait pour terminer une tarte. Et lorsqu'elle est partie, je me suis rendue compte trop tard qu'elle n'avait pas pris l'argent. »

    Mon expression était pire que désolée. Mais je n'en faisais pas trop. Je devais avoir l'air de la femme gênée qui se rend compte de l'erreur qu'elle a faite. Je cours alors à l'intérieur de ma librairie, où je sors une petite sacoche du comptoir. Dedans, je fouille, et je prends de quoi rembourser la poire. A nouveau, je trottine vers la sortie. J'essaie de montrer que je me dépêche à tout rendre :

    « Prenez cet argent. Je sais qu'il y a trop, mais je vous dois bien cela, dis-je doucement avant de me tourner vers la voleuse. Quant à toi, jeune fille, va te laver le visage. Tu es sale. »

    J'ignore comment aurait réagit une grande soeur. Mais la mienne me disait souvent cela lorsque j'avais trop couru. Elle me manquait. Mais ce n'est pas le moment de rêvasser. Je prends la rouquine par la main, et la fait entrer à l'intérieur. Une fois hors de portée des policiers, et du vendeur, je la lâche. Si j'avais dit que c'était ma fille, ils ne m'auraient pas cru. Je suis surprise qu'ils me croient lorsque j'ai menti sur ma soeur. Après tout, elle est rousse, et je suis brune. Bon, normalement, je suis blonde. Mais peut-être qu'ils m'ont cru parce que l'on avait toutes deux les mêmes yeux ? Je chasse ces pensées. Là n'était pas la question. Je reviens sur terre, et observe la nouvelle arrivante, de haut en bas. Elle avait l'air morte de faim, et épuisée.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Dim 19 Mai - 15:32

Les portes s'ouvrent enfin.
J+1.
Comme si ma vie n'était pas assez compliqué, il faut que je me la complique moi même. Je me retiens de soupirer, ou de pleurer, d'ailleurs, pourquoi faire ? Ce n'est pas ça qui m'aidera, loin de là. En regardant devant moi, je n'ai plus du tout l'envie de pleurer. Ces hommes courent, le marchant, avec sa grosse bedaine, souffle pitoyablement. Comment être désolé d'avoir volé quelque chose quand le propriétaire de cette chose n'a pas l'air d'être dans le besoin ? Je dirais même qu'il mange plus qu'a sa faim, et que c'est la première fois de sa petite vie tranquille qu'il court aussi longtemps. Mais à quoi bon ? Ressasser ça ne fera rien, ça ne m'aidera pas à me tirer de ce mauvais pas. La femme que j'ai renversé s'avance vers les policiers, gardes de l'ordre ou autre, après tout, c'est pas ça qui m'intéresse, moi, ce que je sais, c'est qu'ils ne sont pas de mon côté, j'ai plus l'impression que, l'un d'eux, un grand, n'attends qu'une chose, passer ses nerfs sur la jeune sauvage qui a volé ne poire et l'a fait tant courir, seulement pour cette petite histoire de poire. Pourquoi me suis-je écoutée ? J'aurais dus.. Enfin je sais pas, mais j'aurais dus trouver autre chose. Il y avait certainement autre chose faire, mieux, mais le temps des repentir n'est pas venue, je suis encore La Mega, et, avec un peu de chance, le temps que je retrouve mon souffle et je les sèmerais. Courage, pense positif, allez, pour une fois. J'ai peur que la dame, une femme brune, ne m'enfonce, après tout, je lui ai rentré dedans, ne me suis pas excusé et je lui ai certainement fais mal; je l'ai entendue gémir, j'en suis désolé, mais je ne peux pas m'arrêter à chaque personne que je rencontre. Les bleus, ça m'est coutumier, j'ai l'habitude, apparemment pas elle, a moins que ce ne soit l'impact, je devais quand même courir vite. L'idée d'avoir eu une bonne endurance, ou du moins, d'avoir bien courut, sans souffles ni "zapping" me fait presque sourire, mais je me retiens, au moins, je ne m'enfoncerais pas toute seule. Je sors de mes pensées, ils sont tous à côtés de moi, je serre doucement les poings, pour m'empêcher de trembler; je n'ai toujours pas recouvrer mon souffle, et je commence à me demander comment -et surtout, où- je vais bien pouvoir finir. En prison ? Les mineurs, ils y vont aussi ?
Le gros vendeur, en sueur -si je n'étais pas dans la panade, j'en rirais, c'est certains- explique tant bien que mal, tantôt cafouillant, tantôt s'énervant, la scène, comme quoi la gamine est arrivée, lui a volé une pomme et s'en est allé en courant. Plusieurs fois, l'envie de lui lancer; « Hey man, calme ! », me titille, mais je n'ouvre pas la bouche, et ne fais qu'imaginer cette scène fictive, appuyant bien sur le "m" de calme dans mes pensées, mais bientôt, ma surprise est telle que j'en sors complètement, m'immergeant d'un coup dans la dérangeante vérité, la femme, sur un ton résolument désolé, le regarde du même air, et déclare;

- Pardonnez-moi. J'avais envoyé ma petite soeur acheter une poire. C'est tout ce dont il me manquait pour terminer une tarte. Et lorsqu'elle est partie, je me suis rendue compte trop tard qu'elle n'avait pas pris l'argent.

Sa voix est si fluette que je me demande comment les policiers font pour l'entendre, mais avant tout, je reste muette, trop surprise pour pouvoir ne serait-ce qu’acquiescer, me contentant de baisser la tête sous son regard. Elle m'offre une porte de secours, je compte bien la prendre. N'empêche que, ces gars-là, c'est pas des lumières; la poire, pourquoi je la prends, si j'ai oublié l'argent ? Je reviens plus tard avec, non ? En tout cas, ils ont l'air d'y accrocher, à son histoire, et il n'y a pas trop que le beau visage désolé -presque retentissant- de la femme pour les y aider. D'un coup, elle se dirige rapidement vers la librairie, que je devine être la sienne. Mon regard se glisse sur la façade, avant de tomber sur l'enseigne; "Librairie Lane ~ Bouquins et Bibelots", alors elle, elle s'appellerait Lane ? Je mets cette information de côté, tout en m'empêchant de paniquer; pourquoi est-elle partie ? Elle fait quoi, là ? Je sens le regard des policiers, ils sont ennuyés de toute cette histoire -ou presque, mais c'est ce que je vois dans leur attitude-, comme si la gêne -fictive- de la dame -Lane ?- les gênaient tout autant, comme si reprocher quoique ce soit à cette femme relevait de l'affront. En tout cas, si bêtes et manipulables, ce sont bien des hommes.. Pour mon plus grand soulagement, elle revient bientôt, une bourse à la main. Elle compte rembourser le vendeur ? A sa place, je ne me donnerais pas tant de mal, surtout pas pour un arnaqueur qui vend ses poires à un prix si exorbitant ! Il en a des bénéfices, lui, c'est même certains ! Toujours est-il qu'elle le paye, sa moue désolé toujours sur son visage, le ton doux;

- Prenez cet argent. Je sais qu'il y a trop, mais je vous dois bien cela.

"Je vous dois bien cela" ? Et le gros ne dis rien, se contentant d'hocher la tête avec satisfaction, bougeant la graisse de son gros visage joufflus, commençant déjà à compter les sous, et, avec un air quémandeur, comme s'il allait s'écrier; « Quoi ? Si peu ! », il range l'argent dans sa poche. Et, avant que je n'ai pus esquisser le moindre geste, la femme se tourne vers moi, l'air soudainement beaucoup moins doux.

- Quant à toi, jeune fille, va te laver le visage. Tu es sale.

Que ? Je suis sale ? C'est la seule chose qu'elle trouve ? Je manque de refuser, mais je baisse la tête, la hochant d'un air contrit, véritablement désolé d'amener des problèmes à sa grande soeur, qui a déjà tant à faire. Elle me prend par la main, et je me laisse guider à l'intérieur, tandis que les hommes s'éloignent, chacun ayant obtenu ce qu'il voulait, mes problèmes s'éloignent, du moins le semble, et, après tout ça, la seule chose que j'espère, c'est pouvoir filer, histoire de retrouver mon chemin avant la nuit, la ville, je ne la connais toujours pas. Mais je ne sais pas quelles sont ses intentions, après tout, elle m'a aidé, en tant normal, je devrais lui en être redevable. Enfin, maintenant à l'intérieur, elle me lâche. Je regarde autour de moi, l'endroit est grand, et beau, des livres s'étalent sur les étagères, comme si celles-ci étaient sans fin. La femme semble prise dans ses pensées, puis, une fois qu'elle en sort, elle me regarde, de bas en haut, et j'imagine mon état. Une jeune fille rousse, les cheveux en pagaille, une trace d'un ancien bleu sur le front, de la boue sur les joues et les mains, les vêtements poussiéreux, et surtout, une poire sale -dans un mauvais état, il faut dire- dans la main. Doucement, j'ose enfin bouger, je mets la poire dans ma poche, je la nettoierais à l'appartement, je suis tentée d'épousseté mon manteau, mais je prends conscience que je ne suis pas chez moi, et que l'endroit est nickel, pas un gramme de poussière, je dois faire tâche, ici. N'en pouvant plus, la tête pleines de questions, je demande;

- Madame.. Lane ?, -je ne suis pas sure que ce soit bien elle, mais je me lance, de toute façon, c'est toujours mieux que de l’appeler Madame, comme une gamine perdue- Je.. Merci, mais pourquoi avez-vous fait ça ? Pourquoi avez-vous payez le gr.. -je me rattrape de justesse-, le vendeur ?

Et je me retiens d'ajouter; « Et en plus avec des intérêts ! Il ne lui en fallait pas tant ! », je suis déjà dans la panade, du moins, déjà, c'est elle, et pas les policiers, mais je me sens en situation délicate, et j'essaie de ne pas m'embourber. Je me frotte les joues, j'ai honte d'être si salle, ce n'est pas dans mes habitudes, normalement, au moins, j'ai l'air d'autre chose que d'une pauvre gamine des rues. La femme brune doit bien sentir mon trouble, peut être ma curiosité, mais en tout cas, elle ne doit pas savoir à quel point j'ai eu peur, et que je lui en serais longtemps reconnaissante..
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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Mar 21 Mai - 16:10


Tu es sale. Lave-toi !


─ PV Dani Mega O'Malley.






  • JE L'OBSERVE DE HAUT EN BAS. Pauvre enfant, pensé-je. Mais je n'aime pas l'Homme. Alors pourquoi l'ai-je sauvé ? Du moins, si sauver est ici le bon mot. Tout simplement parce que je déteste encore plus les personnes égoïstes, et Scotland Yard. Ces policiers ne pouvaient même pas mettre la main sur le meurtrier de ma soeur. J'ai de quoi les haïr. Ils sont innocents ? Je ne les ai pas vu remuer ciel et terre pour m'aider. Pour nous aider, ma famille et moi. Au contraire, lorsque je suis venue à Londres, j'ai parlé à l'un des leurs. Il m'a gentiment dit de retourner dans ma famille.

    Mon regard ne quitte pas un seul instant la rouquine. Certes, il avait dû paraître bien loin, ce regard, un instant. Je me ressaisis. J'ai l'étrange sensation qu'elle n'a pas vraiment de quoi vivre normalement. Du moins, c'est l'impression qu'elle donne. Ses cheveux en pagaille, un vieux bleu au front ─ sur une si jolie fille, quel dommage ! ─, de la boue présente un peu partout sur elle, ses vêtements pleins de poussière. Je la plains. J'ignore par quoi elle était passé, mais j'ai un pressentiment. Bon, mauvais ? Je ne sais. Le temps semble se figer à mon regard. Je ne laisse rien paraître tandis qu'elle cache sa poire dans sa poche.

    Elle ouvre la bouche, se décidant enfin à parler. Quant à moi, j'ai tout perdu de mon côté d'ange maladroit. je croise les bras. Elle parle. Madame ? Suis-je si vieille que cela ? J'attends patiemment qu'elle ait terminé, avant de soupirer. Je me rends compte qu'au fond, un simple Madame peut me blesser. Même légèrement. Mes yeux coulent alors derrière elle. La police, et le vendeur, n'étaient plus là. Je m'avance vers la porte d'entrée, et retourne la pancarte de Ouvert, à Fermé. Il est temps que je m'occupe de cette jeune fille. Tout d'abord, il lui faut des vêtements propres. J'ai. Il lui faut aussi un bon bain chaud. J'ai. Je me tourne ensuite vers elle. Elle est mince. Voire peut être maigre. Qui sait ? Il lui faut de quoi manger. J'ai aussi.

    Je n'ai pas envie de lui répondre. Je ne veux pas lui répondre maintenant. Je lui prends la main, sans dire mot, et la force à m'accompagner au premier. A l'étage se trouve trois chambres. Deux d'entres elles sont occupées. L'une par Grent, et l'autre par moi. Je pense lui prêter la chambre. Au moins le temps qu'elle recouvre ses forces. Je me retiens de secouer la tête. Pourquoi est-ce que je cherche tant à la couver ? Me rappelle-t-elle Alina ? Je fronce les sourcils. Non, impossible. J'avance vers la salle de bain, et l'y fait entrer :

    « Les questions seront pour plus tard, dis-je sans aucune hésitation. Pour le moment, lavez-vous. Je vais vous chercher des vêtements propres, ajouté-je avant de m'attarder sur le corps qui me semble bien mince. Et de quoi manger. »

    Sans attendre de réponse, je fais volt-face, et me dirige vers ma chambre. Là, je fouille dans mon armoire. Cette dernière est remplie de vêtements. Ceux que je ne mets jamais, mais que ma mère a tenu à m'envoyer. Et aussi, un tiroir où sont rangées les affaires d'Alina. Ma très chère soeur. La vraie. La seule, et l'unique. Irremplaçable. Il n'y en aura jamais d'autres. Je soupire, et chasse mes sombres pensées d'un revers de la main. Je me concentre sur mon but. Trouver des vêtements propres pour une fille à la rue.

    J'ai la sensation qu'il faut que je l'aide. L'instinct maternel ? J'en doute. Je ne suis pas du genre à faire cela. Je hais l'humain. Adulte, comme enfant. A nouveau, je fronce les sourcils. Que m'arrive-t-il ? J'espère ne pas m'adoucir. Grognant, je réunis quelques affaires, et les apporte à la rouquine. Je toque à la porte, et la préviens que ses vêtements propres sont posés devant l'entrée de la salle de bain. Je n'ose entrer. Après tout, elle est peut être déjà nue ? Je me retourne, et me dirige vers la cuisine, à quelques pas de là. Une fois arrivée, je commence à préparer de quoi la nourrir.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Mar 21 Mai - 17:24

Les portes s'ouvrent enfin.
J+1.
Je me rappellerais toujours de ma bêtise. Que m'avait-on appris, au pensionnat ? Se méfier des inconnus. Et moi, je m'étais faite avoir, en quelque sorte. Au moment où je sentis son regard se poser sur moi, je savais que cette petite histoire de vol allait changer quelque chose, quoi, je ne savais pas. Mais pas besoin d'être devin pour deviner que la migraine en sourdine, qui commençait à m'atteindre n'avait rien d'anodin. Je feignais l'indifférence. Son regard oscille, comme entre deux mondes, celui de la réalité et des pensées. Doucement, elle croise les bras, ne répondant pas le moins du monde à ma question, et, après un regard, ferme la librairie. Je déglutie difficilement, elle compte me laisser m'en aller, hein ? Puis, d'un coup, aussi subitement qu'un serpent sur sa proie -veuillez me passer l'expression-, sa main s'empare de nouveau de la mienne, et je me retiens de paniquer, de me mettre à courir. Je n'irais pas loin, je n'ai pas la force. Je fronce le sourcil, j'ai si mauvaise mine que ça ? Je dois déjà être palote, trop de vitesse tue la vitesse, ou plutôt épuise mes forces. Je tente de me faire lourde, de reculer, de traîner des pieds, mais c'est vain, comment une fille de ma carrure pourrait faire le poids ? Soit, elle n'a sans doute pas la force d'un surhomme -qui sait ?-, mais je n'ai ni les épaules larges, ni beaucoup de poigne. Elle me traîne presque jusqu'à un étage, après un grand escalier, où à chacune des marches ou presque, je trébuchais accidentellement, ne pouvant tirer sur son bras et lever les pieds pour monter les marches -d'autres bleus en plus ?-. Je vois quatre portes, et me demande, sur la défensive, avec l'impression de n'être qu'un oisillon attendant la béqué, où va-t-elle m'embarquer, et que va-t-elle me faire ? Un frisson parcourt mon échine en me remémorant de sordides histoires d'halloween. Enfant, cette fête me terrorisait, je crois que maintenant, j'ai réussie à capter la spiritualité de l'événement, mais ces drôles d'histoires me font toujours autant trembler. La femme brune, qui ne m'a toujours pas dit un mot, fronce les sourcils, elle se rend compte que ce qu'elle fait est étrange -voir stupide- ? Bon, je dois dire que j'y mets toute la mauvaise volonté du monde, sinon plus, mais avouez que m'emmener de force -bon, sans me blesser- jusqu'ici n'a rien de rassurant. Maintenant, elle me pousse dans une pièce carrelée, une salle de bain ? Et reste sur le seuil, ouvrant enfin la bouche;

- Les questions seront pour plus tard. Pour le moment, lavez-vous. Je vais vous chercher des vêtements propres. Et de quoi manger.

Puis elle referme la porte derrière elle, me laissant là, en plan. Ok, ça y est, je peux commencer à paniquer. Et si j'étais tombée chez une psychopathe avec de dangereuses envies de meurtres ou que sais je ! Je calme les tremblements de mes jambes, et tente de faire le vide. Impossible, pas en étant si stressée et éreintée. Je soupire. Pourquoi faut-il que ma migraine empire ? Elle passe ainsi de bruit de fond à martèlement incessant. Je me tiens la tête entre les mains, m'accroupie un instant, dos à la baignoire. Une fois calmée, mes mains tapotant sans arrêt sur mes genoux, -je disais quoi ? Toujours en mouvement !-, puis, je choisis de peser les pour les contres, de voir mes possibilités. Je me retourne, me relève et mémorise toute la pièce d'un regard, ou du moins le maximum d'informations que je peux. Je vois, sur le côté, derrière un rideau, une fenêtre. Une fenêtre ! Je m'avance, doucement, sans un bruit, et l'ouvre. Il n'y a pas de barreaux. Je jette un oeil sur les côtés, et en bas. Avec un peu de chance, j'arriverais à me faufiler par là.. L'idée commence à germer dans mon esprit qu'un bruit me fais sursauter, je manque de tomber par dessus le bord et me retiens au rebord de la fenêtre, remontant rapidement, prise de peur, et si elle ouvrait la porte ?!
Je l'entends me dire qu'il y a des vêtements propres pour moi, devant la porte. Des vêtements pour moi ? Mais qu'est-ce qu'elle fabrique -attends de moi ?- ! Je referme précipitamment la fenêtre, voyant passer quelqu'un dans la rue. Si on me voit et lui en parle, je suis cuite. Sans doute. Je me mord ensuite la lèvre. Et si ses intentions étaient bonnes -enfin, si dans la mesure du possible, elle voulait m'aider- ? Pourquoi me prend-t-on toujours pour une môme à la fin ! Je manque de donner un coup dans la baignoire, avant d'imaginer la douleur, et de me retenir. En soupirant, vaincue, à court d'arguments, je passe la tête par la porte, récupère les vêtements en vitesse, et referme le tout. Bon, je profite de sa générosité louche puis je m'en vais ! Allez, c'est juste "too bénef' " pour moi ! Je me glisse dans la baignoire, fais vite couler de l'eau chaude, avant de bloquer la porte, pas besoin qu'on fasse irruption dans la salle de bain ! Puis me déshabille rapidement, sans m'attarder sur mes bleus et ma maigreur habituelle. Finalement, je ne culpabilise même pas de profiter d'un bon bain chaud -bouillant même !- avec de la mousses, des savons et tout le reste -autant vous dire que c'est le bain le plus luxueux que j'ai jamais pris !-, c'est si agréable ! Mais évidemment, ça reste hors de prix pour moi. Une fois bien savonnée, pas plus de quinze minutes après qu'elle m'est laissée seule dans la pièce, je regarde les vêtements qu'elle a posé pour moi. La encore, je tombe de haut. Elle me prête ces vêtements ? Elle ne c'est pas trompée là ? Mes sourcils s'haussent, elle ne peut pas sérieusement envisager de donner -ou au moins prêter- des fringues de ce genre à une fille qu'elle ne connait pas et qu'elle a presque trouvée à la rue, fuyant la police ? Sans m'empêcher de me méfier d'avantage, je triture les habits dans tout les sens, cherchant quelque chose signe que je suis en danger, mais je ne trouve rien et les enfiles, ne pouvant rien d'autre. Ils sont grands, surtout au niveau de la taille, je flotte presque dedans. Avec ma ceinture, je resserre la robe et tente de faire quelque chose de potable, de mieux. Pour finir, je lave mes chaussures et les essuies avant de les enfiler. La sensation du tissu contre ma peau est une première, j'ai presque l'impression que la matière me colle au corps, comme si elle voulait m'étouffer, m'ensevelir sous ses pans. Prudente, pour ne pas dire suspicieuse, je sors de la pièce, enfilant mon manteau noir, légèrement moins sale qu'au départ, me sentant trop exposé dans de pareils vêtements. Je me retrouve face au grand escalier, que je descend sans bruits, du moins j'essaie, la robe froissant à chacun ou presque de mes mouvements. Qui a donc inventé de choses si bruyantes ! Je ne peut pas ajouter inconfortable, même si l'habitude n'y étant pas, je me sens mal à l'aise.
Je me retrouve sans trop savoir comment dans une cuisine, à surveiller la femme aux yeux verts. Elle cuisine. Bien qu'elle me semble riche -ou au moins hors du besoin et de la misère-, elle n'emploie pas de domestiques, du moins semble-t-il. Je ne cache pas mon incompréhension, mais finalement, quand je lui parle, je ne peux pas empêcher une expression quelque peu en colère de se dessiner sur mes traits, après tout, j'ai presque l'impression que c'est un "kidnapping" en règle !

- Bon, ça y es, je suis assez propre pour vous ?! Les questions, elles peuvent enfin être posées ?

Je me retiens d'exploser et de lui parler de tout ce que je ne comprends pas de son comportement, je ne suis pas une personne docile, j'ai bien trop courbé le dos par le passé, écouté et obéis, maintenant ça suffit, si j'ai réussie à quitter le joug de la vieille et du pensionnat, c'est pas pour tomber sur le même principe ! Je ne suis pas un mouton, quand même ! Ni une gamine.. Je ne veux pas crier, la femme a eu la "bonté" de me donner des vêtements, de me donner l'occasion de me laver, mais tout de même, c'est quoi tout ça ? A quoi il rime, ce cirque !
Oui, elle n'y comprendra peut être rien, mais c'est ma nature d'être comme ça, et je n'ai pas à la refouler plus longtemps. Si seulement j'avais mon épée avec moi ! Et pourquoi d'ailleurs ? A vrai dire, je ne m'imagine pas l'embrocher, si vous voyez ce que je veux dire. Mais au moins, elle m'aurait rassurée.. ? Ou la femme me l'aurait prise. Mon moral retombe à zéro, dans tout les cas de figure, il semble qu'elle soit là pour faire je ne sais quoi. Pourquoi les migraines, flashs, ou rêves ne se manifestent pas à l'avance ! Je plante mes yeux vers dans les siens, les poings sur les hanches, en attente de réponses. Il m'en faut. Ou de toute façon, je me sauve -mais dans tout les cas, je me sauve bien à un moment, non ?-, j'ai mes affaires sur moi, je peut très bien partir à la seconde suivante, tant pis si je dois reprendre mon souffle ou tomber dans les pommes plus loin, si elle tente quoi que ce soit, je me sauve en courant, oublions les conséquences un peu -pour changer- !


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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Mar 21 Mai - 19:58


Mangez, ou partez !


─ PV Dani Mega O'Malley.






  • DANS LA CUISINE, JE ME RENDS COMPTE D'UNE CHOSE. Pourquoi est-ce que je réagis ainsi ? Ce n'est pas mon genre. Ce n'est pas moi. Mais quand je l'ai vu, elle m'a rappelé Alina. Et puis, elle avait l'air de mourir de faim. Toute cette histoire pour une poire. J'en soupire rien que d'y penser. C'est fort ennuyeux. Mais ces poires, car oui, je connaissais le vendeurs, sont totalement hors de prix. Je ferme les yeux un moment, laissant le plat en cours de cuisson. Je ne voulais pas repenser à ma soeur. Et pourtant... Pourtant, c'est ce que je fais. Sans cesse. Elle est là, en moi. Je lève le poing, et je cris Vengeance ! Mais mon hurlement se retourne contre moi. Il n'y a personne en face de moi. Ou alors, si, un mur. Quel ennui !

    Je n'avance pas. Je remuerai ciel et terre pour retrouver ce meurtrier. Pour lui faire mordre la poussière. Pour lui faire subir la pire des tortures afin qu'ils souffrent plus que ma soeur n'ait souffert. Je ferme les poings. Mes joues sont chaudes. Je devine que j'ai envie de pleurer. Mon coeur se serre alors qu'une boule dans ma gorge se forme. Je ne dois pas pleurer. Cela ne m'est plus permis depuis que je suis ici, à Londres. Je dois me battre. Je dois lutter contre cette race humaine. Contre ces monstres qui détruisent tout sur leur passage. Pardon ? Ce ne sont pas des monstres ? Les démons le sont ? Alors, expliquez-moi pourquoi est-ce les démons qui doivent prendre l'apparence humaine. Pour passer inaperçu. Car nous, Hommes, nous avons trop de préjugés.

    Je me rends compte que, depuis que je suis ici, tuer ne me dérangerait pas. Mais je n'ai pas envie d'avoir Scotland Yard à mes trousses. Et encore moins envie de me cacher jusqu'aux restants de mes jours. Lorsque je trouverai le meurtrier de ma soeur, son assassin... Je le tuerai. Et me donnerai la mort ensuite. Ainsi, mon nouveau majordome, si je puis dire, pourra dévorer mon âme. N'est-elle pas meilleure une fois le voeu réalisé ? Je soupire. Puis, me concentre. Il faut que je termine ce que j'ai à faire rapidement. J'entends l'eau couler. Mais je doute qu'elle y reste très longtemps.

    Retournant aux fourneaux, et comme je m'en doutais, la jeune rousse sortit rapidement de la salle de bain. Et, je ne sais comment, trouve le chemin menant à ma cuisine. L'odeur du plat peut être ? Aurait-elle un odorat assez aiguisé ? Je secoue la tête. Ce n'est pas le moment de penser à cela. Je sais qu'elle est dans la pièce. J'entends sa respiration. Mais je ne me retourne pas pour autant. Son souffle semble court. Du moins, l'atmosphère de la pièce est lourde. Je devine qu'elle est énervée. Je n'en suis pas surprise. Elle parle à nouveau. Je me tourne doucement vers elle. Je ne souris pas. Je ne vois pas l'intérêt de sourire dans ces moments-là. Mon expression n'a rien de joyeux, ou de triste. Pas un brin de colère. Seulement un visage neutre.

    Malgré tout, en la voyant vêtu de cette robe, qui ne m'appartient pas, je ne peux me retenir d'écarquiller les yeux. J'essaie de ne rien laisser paraître, mais la douleur est intense. Je l'observe sans mot. Mes lèvres s'entrouvrent. Je la revois. Alina. Je veux l'appeler. Aussitôt, je referme la bouche. Réprimant un gémissement, je m'adosse à une des armoires qui se trouvait dans la cuisine. Un instant, je ferme les yeux, chassant ma grande soeur de mes pensées. Les rouvrant, mon regard se pose sur la rouquine :

    « Tout d'abord, ne m'appelle pas Madame, mais Mademoiselle, rectifié-je. Et si j'ai remboursé cette... Chose, c'est parce que j'ai mes raisons. De plus, si je vous ai demandé de vous laver, c'est parce que j'ai jugé que cela vous ferai le plus grand bien. Quant à vos vrais vêtements, ajouté-je avec un sourire, désolée, mais je vous les rendrai seulement après les avoir lavés. »

    Je me tourne ensuite vers les plats qui étaient prêts, derrière moi. J'en saisis deux, de mes mains libres, et les amène à une table juste à côté. J'y dépose deux couverts. Libre à elle de choisir de manger, ou bien, de ne pas y goûter. Un éclair de lucidité me vient. Mais pourquoi est-ce que j'aide cette personne ? C'est un humain ! me rappelé-je en mon for intérieur. Dans un léger grognement, je m'attaque au plat. Puis, levant la tête vers l'intéressée, je l'observe attentivement :

    « N'allez pas croire que vous me faites pitié, craché-je. Mangez. Ou partez. Vous êtes assez grande pour choisir. »

    Je porte à ma bouche un deuxième morceau de mon plat, et le mâche avec lenteur.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Mer 22 Mai - 20:31

Les portes s'ouvrent enfin.
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Maintenant plantée devant la propriétaire des lieux, me demandant ce qu'elle peut vouloir de moi, ou bien, par quel élan de -si ce pouvait être seulement ça,- de générosité, faisait-elle tout ça ? Déjà, je ne m'attendais pas à recevoir de l'aide. Ensuite, m'obliger à me laver, me changer, et me cuisiner quelque chose ? Oui, j'avais faim -je mourrai de faim, même !-, mais quand même.. En même temps, je m'imaginais surement des tas de choses, me connaissant, je me créais sans doute moi-même mes angoisses, et si mon mal de crâne n'était dut qu'à la faim ? Qu'il m'avertissait -en quelque sorte-, que je risquais de mourir de faim -était-ce possible ?- ? Ravalant un soupir, je la regardais se retourner, avec un peu de chance, elle ne se rendrait pas compte de la ceinture et du ficelage de la robe -que j'espérais ne pas avoir abîmée-, j'aurais l'air intelligente, moi ! La femme, que je ne peut toujours pas nommer, -je trouve que "Lane" n'irait pas-, me regarde, une expression aussi indéchiffrable que neutre sur le visage, on la dirait presque absente, ainsi. Elle me regarde de nouveau, comme pour noter les changements entre "l'avant rouquine" et "l'après rouquine". Puis, en tombant sur la robe, ses yeux s'arrondissent légèrement, je me demande à quoi peut-elle bien penser, il me semble qu'elle est surprise, ou qu'elle a mal. Puis, comme si les mots voulaient s'échapper de sa bouche, celle-ci s'entrouvre, mais rien n'en sort et, interdite, ne comprenant pas la palette d'émotion de son visage, je reste là, bras ballants, à tenter de la déchiffrer. Comme fatiguée, éreintée après un seul regard, elle s'adosse à un meuble, pour s'empêcher de tomber, je crois. Quand elle va mieux -du moins semble aller mieux-, c'est pour déclarer;

- Tout d'abord, ne m'appelle pas Madame, mais Mademoiselle. Et si j'ai remboursé cette... Chose, c'est parce que j'ai mes raisons. De plus, si je vous ai demandé de vous laver, c'est parce que j'ai jugé que cela vous ferai le plus grand bien. Quant à vos vrais vêtements, désolée, mais je vous les rendrai seulement après les avoir lavés.

Cette "chose" ? A ce mot, un sourire, pas des plus gentils, certes, mais un sourire se peint sur mes lèvres, alors je ne suis pas la seule a avoir remarqué comment ce riche -et très très très- gros bonhomme arnaquait la population ? Ensuite, une autre chose me frappa. La facilité qu'elle eu a passé du "tu" au "vous". Voulait-elle éloigner toute forme de.. Familiarité entre nous ? Et puis, à quoi bon toute ces questions. L'important, c'est qu'elle ne comptait pas me rendre mes vraies vêtements pour le moment. Elle les retenaient en otages -en quelque sorte-. Une moue sans doute choquée, ou du moins un tantinet vexée, mais aussi énervée d'avoir si peu d'ascendant sur les événements, c'était ma vie, oui ou non ? Et pourtant je n'y maîtrisais rien. La "Mademoiselle" Lane, voulait me faire rester ici, c'était sur. Après tout, elle devait bien se douter qu'une pauvre devait tenir à ces vêtements, et n'en avait pas beaucoup d'autres. Elle enchaîna bientôt, après avoir dressée une table avec deux couverts, -elle m'incluait donc dans son dîner-, parut chasser une penser désagréable de son esprit, et attaqua un plat, avant de lever la tête vers moi;

- N'allez pas croire que vous me faites pitié. Mangez. Ou partez. Vous êtes assez grande pour choisir.

Là, elle m'agressait presque. Je percevais presque du venin dans ses mots et, sans pour autant changer de comportement ou de pensées j'en venais à la question.
Pourquoi toujours un choix ? Les choses ne pouvaient-elles pas choisir d'elles-même, faire ce que bon leur semble -ou ce qu'il est bon de faire-, tout choisir et tout faire ? Et non, il faut encore prendre des décisions, faire des choix. Encore et toujours. Vraiment, le jour où je n'aurais pas à choisir, où le choix sera déjà fait, ça me changera un peu. Bref, qu'aurais-je put faire d'autres ?
Moi, Dani ? Une petite "femme" de seize ans. Sans argents et sans nourritures, ses vêtements carrément pris en otage. Je sais pas vous mais moi, pour mes vêtements -et surtout- pour mon estomac, je préférais rester. Je m'attablais donc, et, à ma grande surprise, trouvais le tout bon. On a beau dire qu'un estomac vide, qu'un corps affamé mangerait n'importe quelle chose avec appétit, je contre. Quand on vous propose une horreur, l'appétit pars vite -aussi vite que moi, quand je "zappe", c'est dire..-, aussi vite qu'il a put venir, se faire sentir. Après, si on mange, c'est parce qu'il n'y à que ça, que cette infamie, ce tue-la-gastronomie, mais on fait avec, car on a besoin de tenir sur ses jambes. De se nourrir. Là, c'était autre chose, déjà. Moins bon que mes souvenirs avec ma mère -je dirais, l'amour et la joie insouciante en moins-, mais le plat se laisser -plutôt bien, oui !- manger. Le silence était peut être lourd, mais je n'avais pas quelque chose sur la conscience pour me pousser à faire la conversation, et de toute façon, j'avais la bouche bien trop pleine pour parler, pour une fois que j'avais la possibilité de manger jusqu'à plus pouvoir, pourquoi m'en priver ! Oui, j'usais sans doute de son "hospitalité", mais après tout, elle me forçait bien à rester, d'une certaine façon. Une question frola la lisière de mon esprit. Un jour, répondrait-elle à mes questions ? Tout en secouant ma tête, je me disais que non, à moins que ce jour là ne soit déjà programmé, mais pas pour tout de suite, c'était sur. Au moins, d'après ces dires, je ne lui faisais pas pitié -génial, ça me sert à quoi ?-, et elle me trouvait assez grande pour prendre une décision -mineure, cela dit, pas très importante-, mais me forçait depuis tout à l'heure -notre rencontre, en fait- à lui obéir. Vraiment, je me sentais grande ! Pff.. Ma seule consolation, c'était qu'elle ne m'appelle pas "la Môme" ou encore "la Gamine", bien qu'elle aurait put le penser, qu'en aurais-je su ?

Finalement, j'avais clairement l'impression d'abuser. J'avais mangé tout ce que contenait mon assiette, saucé, puis m'était retenue de lécher le plat -la sauce était monstrueusement bonne !-, et maintenant, mes forces retrouvées, mes doigts pianotaient à toute allure sur mes jambes, ça m'occupais, en quelque sorte, mais quand même.. Mon regard se coula sur la pièce, et je cherchais toute trace de reste. Comment vous dire que j'arrivais encore à avoir faim ? L'atmosphère jusqu'alors tendue, je trouve, se teinta de ma gêne. Le dire ? Ne pas le dire. Je me mordais la lèvre, avant de demander, ne tenant plus;

- Y en aurait pas encore ?

Puis, me rappelant qu'elle me vouvoyait, et du reste, j'ajoutais, assez rapidement;

- Sil vous plait.

Je savais que je n'étais pas des plus polies, mais qu'importe, après tout, quand avais-je mangé à ma faim pour la dernière fois ? En voyant une série de nombre et de jours, je cessais de calculer, préférant m'en tenir à "longtemps", mot peut être inexacte mais plus simple. Beaucoup plus. Quand je relevais la tête vers la libraire, c'était pour me demande quelle était son histoire. On en avait tous une. Et, elle ? Mes yeux se plissèrent à coup sur, et je tentais de lire dans son regard quelque chose. Elle se tenait bien droite, et était bien habillée, peut être riche vu la librairie et les pièces de l'étage qui -je le supposais- devait être tout aussi belle. Venait-elle d'une famille de noble ? Ou d'une famille ayant fait fortune -dieu seul peut savoir comment- ? Puis, je m'attardais sur le reste. Elle était belle. Surement plus que maman, dont l'image palissait chaque jour plus, dont les traits s'estompaient, ne me laissant plus qu'une vue cadavérique, entourée de sang. Un frisson glacé me parcourut, et je le retenais à moitié, lâchant du même coup ma fourchette, que je partais repêcher sous la table, me tortillant comme je le pouvais. Une fois mon couvert récupéré, je sortais brusquement de mes pensées en repensant à ma question en suspend. Question qui ne le resta pas bien longtemps.


Dernière édition par Dani Mega O'Malley le Ven 24 Mai - 17:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Jeu 23 Mai - 19:02


Attention !


─ PV Dani Mega O'Malley.






  • JE SAIS QUE MA REMARQUE ÉTAIT CINGLANTE. Mais c’est le seul moyen pour que cette jeune rousse se fasse une idée de la réalité. Comme je l’imaginais, elle n’a pas semblé aimer cela. Je ne sais pas ce qu’elle a vécu, mais cela semble être loin d’avoir été une enfance parfaite. A en juger par l’état dans lequel je l’ai trouvé, et le fait qu’elle ne se soit pas enfuit quand elle en avait l’occasion, prouve que personne ne l’attend. Nulle part. Elle est seule. Du moins, ce n’est qu’une déduction. Cela peut être dû à une fugue. Mais ses vêtements d’extérieurs semblent assez sales pour montrer que cela n’en est pas une. Enfin, pour le moment, je n’ai aucune question. Je ne peux en poser alors que je ne réponds aux siennes. Ce serait plus qu’égoïste. Et cela me rendrait plus étrange que je ne le suis déjà. Je m’abstiens. Personne n’aime parler de son passé.

    Je ne lève pas le regard, mais je sens la tension de la pièce. Une atmosphère lourde, pesante. Je porte, une nouvelle fois, la fourchette à ma bouche. Ce couvert, plein, passe mes lèvres, et en ressort vide. Je mâche doucement ma nourriture, bouche fermée. C’est la politesse. C’est ce que l’on m’a toujours appris. Elle est affamée. On peut le deviner même en ne la voyant pas. Si elle résiste, c’est qu’elle doit peser le pour et le contre. Je ne rechigne pas. Dans sa situation, j’aurai eu les mêmes réactions. Je n’ai donc pas à me plaindre. Je souris intérieurement. Au moins, elle ne se cachait pas derrière un faux sourire. Une fausse identité. Elle semble dire ce qu’elle pense. Assez directe. Cela ne m’ennuie pas. Cette humaine est intéressante.

    Elle s’installe à table. Je n’ai rien à dire. Pas un sujet de conversation. A quoi bon ? Cela ne sert à rien. Je ne pourrai rien tirer d’elle aujourd’hui. Nous mangeons. Je reste dans le silence. Elle aussi. Au moment où je lève un regard discret vers elle, je la trouve perdue dans ses pensées. Pourquoi briser ce calme ? Enfin, calme est un bien grand mot. Je pourrai plutôt dire ce froid, cette atmosphère glaciale. Il y a tant d’autres mots qui peuvent définir cette situation. Néanmoins, je ne suis pas gênée par tout cela. Loin de m’ennuyer, je viens de terminer mon assiette, rassasiée. Je m’apprête à débarrasser, lorsqu’une voix s’élève. La rouquine m’a fait peur. Elle avait encore faim ? Elle a dû passer du temps à la rue pour avoir le ventre creusé ainsi. Mais il faut qu’elle fasse attention. A trop mangé, surtout rapidement, et aussi goulûment, elle va finir avec un atroce mal de ventre. Et je ne pourrai rien faire d’autre que de la regarder souffrir.

    Je ne peux m’empêcher de lui adresser un sourire. Au moins, elle a apprécié le plat. De plus, elle a fait un effort pour rester polie. Je prends donc son assiette, et me tourne pour la remplir à nouveau. Je suis contente que quelqu’un apprécie ma cuisine. Avant, je ne la faisais presque jamais. Mes domestiques étaient là pour cela. Mais je refusais toujours de les voir faire cela. De nous servir alors qu’eux doivent manger rapidement, et surement, des choses moins bonnes. Je déteste cela. Mais c’est leur façon de vivre. Je devrais l’admettre. Mais c’est plus fort que moi. Cette vision me répugne. Je la chasse rapidement de mes pensées. Je ne suis plus chez moi. Je vis ma propre vie. Par mes propres moyens. C’est, certes, difficile, mais je peux y arriver !

    Je sers la rousse, et repose son assiette pleine en face d’elle. J’ignore pourquoi, mais sa réaction m’a réchauffé le cœur. Je lui adresse un petit sourire, débarrassant mon côté, et lavant mon plat vide dans l’évier. Je ne prononce guère de mot, mais mes lèvres se fendent en un sourire plus joyeux. Fort heureusement, je suis dos à elle. Et je n’ai pas envie qu’elle me voit dans cet état-là. Déjà que j’ai l’impression de la séquestrer. Une fois l’assiette lavée, je me tourne vers elle, essuyant mes mains avec un tablier que j’avais enfilé plus tôt. Je passe devant elle, et sans la regarder, je lui annonce :

    « Je vais laver vos vêtements maintenant. Ainsi, ils seront prêts pour demain, dis-je avec le sourire. Je suppose qu’il vous tarde ce moment. Et de pouvoir partir. »

    Je ne la force pas à partir. Je marque une pause, réfléchissant à mes paroles. Dis comme cela, on pourrait croire que je la mets à la porte. J’essaie donc de me rattraper :

    « Vous serez toujours la bienvenue ici, ajouté-je. Si vous avez faim, revenez. Vous ne dérangerez jamais. La porte vous sera toujours ouverte. »

    Pourquoi est-ce que j’insiste tant ? Je réprime un soupire. Et me dirige vers la salle de bain. Une fois arrivée, je me saisis des vêtements. Je ne juge pas leur saleté. Je vais couler de l’eau dans un sceau, et y mets les vêtements dedans. D’abord, nettoyer la crasse. Ensuite, je les mettrai à bouillir, listé-je en mon for intérieur.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Ven 24 Mai - 21:22

Les portes s'ouvrent enfin.
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Je suis surprise en voyant la jeune femme -quoi, elle n'a pas l'air vieille ! Bien que moi, je ne dois pas le paraître non plus.. Surtout à côté d'elle- sourire, mais avant, comme une lueur inquiète luit un moment dans son regard émeraude. Je me demande bien pourquoi, mais il me semble que c'est pour moi qu'elle s'inquiète. Sans doute une impression étrange et inexplicable, rien de plus. En tout cas, sans se départir de son sourire, elle prend mon assiette, et s'en va me la remplir pour la seconde fois, mes papilles ont hâte.. J'engloutie le plat rapidement, de toute façon, je n'ai et n'aurais sans doute jamais de problèmes de maux de ventre. Pourquoi ? je crois bien que je n'ai jamais le temps de me sentir mal d'avoir trop mangé que déjà, j'use de ma vitesse. A vrai dire, ça me manque tant.. J'envisage déjà une excursion dehors, mais me rabroue, je ne dois pas tout user d'un coup, voyons.. Mademoiselle Lane est déjà bien assez gentille de me nourrir, je me vois mal lui mendier de quoi manger chaque jour. Je n'aimerais pas. Je me sens déjà bien assez redevable comme ça.. Sans cérémonies, ma fourchette écume déjà le plat fraîchement reposé devant moi, le pillant sans cesse comme un pirate insatisfait. Pendant ce temps, cette femme -qui cuisine si bien- débarrasse ses couverts, et entame la plonge. Au pensionnat, je me souviens, c'était rapide. Chacune lavait ses plats, verres et couverts, et en moins de deux tout était fait. Après avoir finit rapidement de laver son assiette, elle essuie ses mains sur un tablier -que je n'avais jusqu'alors pas remarqué- et me dit, passant devant moi sans me regarder;

- Je vais laver vos vêtements maintenant. Ainsi, ils seront prêts pour demain. Je suppose qu’il vous tarde ce moment. Et de pouvoir partir.

J'ai la légère -mauvaise- impression qu'après m'avoir forcée la main elle me mets à la porte. Car, quoiqu'elle sourisse, elle ne me regarde pas, son ton n'est pas changé, et je n'ai pas l'impression d'être d'une quelconque aide ou autre. Peut être que c'est sa conscience qu'elle allège en m'aidant ainsi ? Mais que, comme toute chose, sa culpabilité / générosité -?, Laquelle des deux, si c'est l'une des d'eux ?- à une fin, et qu'elle est arrivée à ses limites. Pourtant je préfère croire que c'est une maladresse verbale, ou autre chose, je commence seulement à la voir autrement qu'une psychopathe ayant des tendances généreuses. Se serait dommage. Enfin pourquoi ? Je secoue ma tête et chasse mes brumes de pensées, pour l'entendre poursuivre;

- Vous serez toujours la bienvenue ici. Si vous avez faim, revenez. Vous ne dérangerez jamais. La porte vous sera toujours ouverte.

Eu.. Sa culpabilité - a-t-elle fait quelque chose de si terrible ? / A-t-elle tant besoin de rendre service ? Pourtant à première vue, elle ne m'a pas l'air habituée des mendiants, donnant à qui veut bien - est telle sans limites ? A moins que ce soit autre chose. Autre chose que je ne peut sans doute pas comprendre, et que je ne sais pas -ne saurais jamais ?-. J'imagine plus que c'est quelque chose dans ces eaux-là, quelque chose qui y ressemble. En tout cas, je ne sais pas vraiment si je suis éconduite en "bonne et dut forme" ou si c'est juste la politesse, histoire de me montrer que je suis affranchie de toute séquestration, que je peut partir quand je le veux. Et revenir. Mademoiselle Lane me laisse perplexe. Il n'empêche que je ne m'imagine pas partir comme ça. Enfin, quand je veux dire "Comme ça", je parle de ces vêtements, pas d'autres choses, voyons ! De quoi pourrais-je avoir peur ? De la froisser ? Elle n'a pas l'air de se formaliser de si petites choses et puis, c'est elle qui m'a forcée, à insisté, je ne devrais pas me sentir redevable. Mais en faite, ces surtout cette robe bien neuve, propre et belle, plus bruyante que mon autre, plus voyante aussi, avec ces couleurs. Je ne voudrais pas attirer l'attention. Et surtout pas l'abîmer, après tout, elle ne m'appartient pas. Ainsi, je me sors de mes pensées, avec un temps de retard, cependant, puisque quand j'émerge, elle n'est plus là, et j'entends des pas plus loin. Prise d'une envie de parler, ou de je ne sais quelle chose, je me lève, pose et lave rapidement ce que j'ai bien put salir pendant mon repas, avant de filer la rejoindre. Avant de la suivre "à l'odeur", je n'avais jamais remarquée qu'elle sentait comme dans une forêt. Une bonne odeur boisée. Enfin je trouve. Avec une note plus fruitée, mais tout de même, féminine et sauvage à la fois me semble-t-il. Je réprime un sourire, elle est vraiment faite pour être libraire, entourée de tout ces libres fait d'arbres.. Je m'élance à sa suite, sans vraiment me rendre compte que je "zappe" déjà. Tout devient flou autour de moi, et je me mouve si vite qu'il ne me reste que des images entrecoupées, des flagrances estompées et des souvenirs pour me repérer, bientôt, je sens que j'arrive à mon but, je me rapproche de son odeur.. « PAN. »
Je me relève, chancelante, une main sur mon front, gémissante. La prochaine fois, je ferais attention aux murs ! Je ne m'ne souvenais pas, de celui-là.. Je soupire, malaxant une bosse en formation, allez, une de plus. Je tente de sourire -positivons un peu-, et une ridule me fait mal, cette ride expressive se trouvant -évidemment- sur la bosse. Je grimace, et ouvre la porte qui me fais fasse, avant qu'elle ne s'ouvre, à coup sur, mon arrivée, fracassante -Ah ah..- n'est pas passée inaperçue. Si je devais dire quelque chose là, tout de suite, ce serait; « Man.. Qu’est-ce que ça fait mal ! »
Et pourtant, on sait bien que je suis une habituée des bosses, bleus, hématomes et j'en passe ! Mademoiselle Lane est dans la salle de bain, en train de -wow, ça fait bizarre je vous dis, de voir mes vêtements prendre un bain !- laver mes vêtements. En plus, elle y met du sien, je dirais autant que pour ses propres affaires, je suppose. Je me demande encore une fois pourquoi elle fait tout ça, puis culpabilise. Je vais quand même pas la laisser faire tout le boulot pour moi quand même ! Retroussant mes manches,je m'approche et, faisant fit de la colline -montagne, oui !- sur mon front, commence à frotter énergiquement, comme j'ai appris au pensionnat. Qui aurait cru que j'en parlerais tant, d'ailleurs, de celui-là ? Il ne m'a pourtant pas manqué.. Je la regarde s'activer, comme une parfaite ménagère, elle que je vois plutôt comme une noble, une femme de haute famille, avec tout ce qui va avec. Elle n'en a pourtant pas le comportement, mais si je crois percevoir des années d'enseignements et de rappels dans sa posture droite. Moi, j'ai tendance à rentrer le dos. J'appelle ça le truc de la tortue. -Une tortue rousse en plus, vous imaginez !- Bref, ça fait "carapace". Je trouve ça marrant. Je me demande aussi si ma bosse -un sacré menhir, j'vous dit !- désenflera un jour. J'hausse les épaules, toute bosse finit par disparaître, elle n'y fera pas exception. Je tente d'engager la conversation, du moins pas une conversation, mais une phrase à la Dani. Cet-à-dire ? Hum.. En toute objectivité je dirais.. Direct, Lent et Mélangé -Dani La Mega !-, non non, mais vraiment, ce serait plutôt brouillon, maladroit et assez franc. Je jette donc, de but-en-blanc -ou presque- ;

- Merci, Mademoiselle Lane.. C'est vraiment cool de votre part.

Puis, essuyant mes mains sur les poches de mon manteau noir, que je porte toujours, ne sachant pa soù le mettre, je dis, tendant la main droite;

- Dani. -Après tout, en quoi aurait-elle besoin d'en savoir plus ? En tout cas pour le moment, je n'en vois pas le besoin ou la nécessitée.-

Puis, reprenant la lessive, j'ajoute;

- Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais rester le temps que mes vêtements soient secs..

Je ne me permet pas de lui avouer que je ne suis pas à l'aise dedans, ce serait surement déplacé ou impoli de ma part. Ou les deux. Elle m'en prête, c'est déjà ça. J'en reviens à mes idées de dangereuse psychopathe. Je manque d'éclater de rire en y repensant, ça, c'est du moi, se faire des histoires pas possible pour si peu.. Sa me ressemble bien. Parfois, La Mega -moi-, elle est vraiment trop bizarre. Mes muscles s'activent, tressaillent, je retrouve enfin la sensation de carburer au moins normalement, plus au ralentis, au rythme de légume finissant en potage. Je me sens en mouvement, active, et j'en suis presque de bonne humeur, pour l'instant, ça va bien -enfin à peu près, dire que ça va porte malheur, je crois, c'est à vérifier, mais je parle d'expérience-. Mais en revoyant toute cette journée.. Curieux premier jour depuis mon arrivée ici ! La grande Londres, intrigante et.. plus qu'étrange ? Avec son lot de bizarreries et de drôleries, je suppose, comme dans toute les -grandes- villes. Par la fenêtre, je vois le ciel qui se couvre, la bruine est de retour. Bienvenue à Londres.
Finalement, peut être que je suis partie de l'endroit le plus pluvieux -à ma connaissance- du monde pour arriver dans la seule ville qui puisse lui faire de la concurrence ? Berlin, officiellement ville de la grisaille, et sa jumelle, Londres. Idée saugrenue qui me ramène à des souvenirs, mais aussi à des espérances, à des attentes de cette ville nouvelle pour qui j'ai fais table rase -ou presque- du passé -une dernière chose à régler avant-. Je regarde de nouveau la libraire, et constate que a pièce de tissu est propre, mais que ma bosse est toujours aussi grosse, et commence à m'élancer un peu plus. Je touche mon front; je me serais encore cognée ? Vraiment, si je ne m'en aperçois même plus..


Dernière édition par Dani Mega O'Malley le Ven 31 Mai - 18:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Jeu 30 Mai - 15:43


Lavons le linge.


─ PV Dani Mega O'Malley.






  • JE ME DIRIGE DANS LA SALLE DE BAIN, sans remarquer les pas de la jeune rousse qui me suivait. Arrivée à destination, je sors une bassine où j’y verse de l’eau, ainsi que les vêtements. Leur saleté est assez impressionnante. J’ai du mal à voir leur couleur d’origine. A moins que ce marron ait toujours été présent. Je ne peux comprendre les personnes qui vivent dehors, qui craignent de mourir chaque jour. Après tout, ils n’ont aucune nourriture. Ils vivent au jour le jour. J’ai toujours été gâtée. Mes parents m’offraient ce que je voulais. Fort heureusement, je ne suis pas très capricieuse. Je demande peu. Alina était comme moi. Voir des pauvres me dérangeaient quelque peu. Je n’éprouve pas de pitié, mais savoir que j’ai vécu dans le luxe, alors qu’eux ont toujours vécu dans la pauvreté, je crois que cela me fait culpabiliser. Je sais aussi que ma salle de bain est assez luxueuse pour une simple civile. Mais bon.

    Je ferme les yeux un court instant. J’ai encore un peu de mal à m’habituer à cette vie. Mais il faudra que je m’y fasse. Il faut que je gagne assez tous les jours, fasse mes comptes. Et tant d’autres choses. C’est lors de ces moments que l’on comprend qu’être un adulte est plus compliqué que cela en a l’air. Je ne suis pas mariée. Je n’ai donc personne pour m’aider. De plus, je ne compte pas me marier. Je préfère mourir seule. Pourquoi ? Comme je le dis, et le redis, je déteste l’humain. Cette haine est telle qu’elle m’empêcherait d’avoir un quelconque sentiment amoureux avec l’un d’eux. Sauf si, bien sûr, cet homme est parfait. Mais, il n’en existe aucun. Mes mains plongent dans l’eau, afin de frotter les vêtements s’y trouvant. Je suis surprise de voir cette eau, autrefois si claire, se teinter d’un marron écœurant. Je commence à frotter les tâches les plus présentes. J’ai vu tant de fois mes anciens domestiques faire ces mouvements. J’étais une vraie casse-cou auparavant. Personne ne pouvait me tenir en place. J’étais Mac l’invincible, Mac l’inatteignable. Je souris à ces souvenirs. Seule Alina arrivait à me calmer. On jouait souvent ensemble. Mon regard se voile. Le monde où je me trouve se floute. Je devine que les larmes, malgré ma force et mon sourire, veulent sortir. Elles doivent en avoir marre que je les refoule. Que je les renferme. A vrai dire, je les laisse sortir le soir, quand je suis dans mon lit. Ainsi, je n’ennuie personne. D’un revers de la main, je frotte mes yeux, retirant toute trace de tristesse, d’une mélancolie, ou d’une nostalgie.

    Un bruit me fait sursauter. Un son assez sourd. Comme si quelqu’un s’était cogné à quelque chose. Je passe ma tête en travers de la porte, légèrement ouverte. Est-ce mon imagination ? Afin que je revienne sur Terre ? Je crois entendre un gémissement suivre ce bruit. Je tends l’oreille. Des pas. La jeune rousse ? Elle me suit ? Au même moment, la concernée pénètre dans la salle de bain. Je crois lire de la surprise dans ses yeux. Ces derniers ne me regardent pas. Mais son regard semble porté sur les vêtements. Ses vêtements. Peut-être que cela faisait longtemps que ceux-ci n’avaient pas pris de bain. Je lui adresse un sourire, avant de la voir me rejoindre. Elle s’installe à mes côtés, retroussant ses manches. Je ne vais pas l’interdire de m’aider. Elle le voulait. Je lève un regard vers elle, l’observant dans sa robe trop grande pour elle. Pourtant, cela lui donne un côté mignon. J’arrive à son visage, et remarque que quelque chose me gêne. Je cherche quoi. Et je finis par trouver. Une bosse. Une énorme bosse sur son front. Donc, le bruit de tout à l’heure était bel et bien réel. Je grimace légèrement. Vu la taille de sa blessure, je doute qu’elle y soit allée doucement.

    Je manque de sursauter lorsqu’elle entrouvre les lèvres pour me remercier. Pourquoi me dire merci ? C’est idiot. Et laver des vêtements n’est pas une chose si exceptionnelle. Je lève les yeux au ciel, mon visage éclairé par un sourire. Mes mains commencent à me faire mal. Je n’ai pas l’habitude de laver, frotter aussi énergiquement des habits. Surtout que ces derniers semblent avoir eu un temps de vie. Pour ma part, je les aurai jetés. Mais je suppose que quelqu’un vivant à la rue ne le voudrait jamais. Après tout, c’est une sorte de souvenir. Voilà la différence entre les nobles, et certaines personnes vivantes dans la rue. Lorsqu’ils reçoivent quelque chose, ces derniers semblent profiter de cela. A la fois heureux, et en même temps, ils semblent prendre du plaisir, être fasciné pour un rien. Ils s’attachent facilement aux choses leur appartenant. Les nobles, eux, non. Ils ont tout. Ils sont gâtés. Je réprime un soupire. Puis, la rouquine retire sa main de l’eau. J’aimerai éviter de faire de même. Mais elle sèche la sienne, et me la tend en se présentant. Je sais que la mienne sera rouge lorsqu’elle sortira de l’eau. Malgré cela, je ne vais pas l’ignorer pour si peu. Elle s’appelle donc Dani. Joli prénom :

    « MacKayla, répondis-je en lui serrant délicatement la main. MacKayla Lane. »

    Je replonge alors dans ma lessive. Elle m’imite. Ou plutôt, nous avons la même réaction. Nous avons recommencé en même temps. Je lève un regard vers elle alors qu’elle parle à nouveau. Sa bosse a doublé de volume. Sans mot, je me lève, et me saisit d’un tissu propre derrière moi. Je l’imbibe d’une eau claire, et froide, avant de m’approcher de la jeune fille, et de doucement prendre sa main pour y déposer le morceau de tissu immaculé. Je lui souris :

    « Cela ne me dérange pas, il y a une chambre de libre, annoncé-je avant de désigner le bout de serviette. Posez cela sur votre front, cela soulagera votre douleur. Du moins, si vous avez mal. Et baissera le volume de votre bosse. Je m’occupe du reste. »

    A nouveau, je replonge mes mains dans l’eau, et frotte les vêtements énergiquement. Certaines tâches semblent persister. Mais je suis patiente. Je commence à avoir mal au dos à force de me pencher. Je comprends mieux pourquoi certaines personnes ne marchent pas droites. Je réprime une grimace. On ne sait jamais. Si Dani la voit, elle pourrait penser que tout cela ne me plaît guère. D’ailleurs, une question ne cesse de me trotter en tête. Pourquoi est-ce que je l’aide ? Après tout, ce n’est qu’une inconnue à mes yeux. Ou bien, est-ce parce que je sens qu’elle a eu affaire aux mêmes problèmes que moi ? Si c’est le cas, je comprends ma réaction. Mais après, je ne saurai dire comment j’en ai l’impression. Ce n’est pas son physique. Elle semble tout à fait normale. J’ignore l’âge qu’elle a. Je dirai une moyenne entre seize et dix-huit ans. Une fine couche de sueur perle sur mon front. Je l’essuie d’un revers de la main. Ce travail, pour une noble, est assez difficile. Ne voyant plus le fond de l’eau, je la change. Elle avait viré au noir. Les vêtements devaient être rempli s de boue. D’une saleté impressionnante. Je n’ai jamais vu cela. A nouveau, je remplis ma bassine d’eau. J’y laisse les vêtements dedans. Derechef, l’eau vire au marron. Cette fois-ci, il est plus clair. Ce sont sûrement les saletés restantes. Rien de très grave. Ni de trop sale. Je frotte encore une ou deux fois, et je rince les habits dans une nouvelle arrivée d’eau.

    Une fois propre, j’essors les vêtements. Ils sont encore imbibés d’eau. Je les porte dans les bras, versant quelques gouttes au sol. Je les nettoierai en revenant. Puis, je me dirige dans l’arrière-boutique. Il y a une porte qui mène à un petit jardin derrière ma librairie. Sortant, je tends un fil et y dépose dessus les vêtements mouillés. Le sourire aux lèvres, je pose mes mains sur mes hanches et observe le tout. Enfin terminé. J’essuie mes mains humides sur mon tablier. Je l’avais gardé. Puis, je rentre. Je sors que très peu. Je suis plutôt du genre à m’enfermer dans mon bureau, et lire les livres qui m’entourent. Je cherche Dani. Pourquoi ? Je l’ignore.

Bienvenue chez moi.
A suivre...

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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Mar 18 Juin - 14:11


Les portes s'ouvrent enfin.
J+1.

Parfois, et, à juste titre, je me demande si j'ai un peu de jugeote. Vous ne me suivez pas ? Il y a un mur, c'est qui qui va se le prendre ? Moi. En "zappant", qui plus est. Imaginez l'impact. Je frotte ma bosse, avant de regarder la femme. Quand je l'ai remerciée, elle a levé les yeux au ciel. Pourtant, elle ne m'a rien dit, et elle a sourit. Elle sort sa main de l'eau, qui est légèrement rougie, alors que la mienne conserve sa teinte ordinaire, j'en déduis qu'elle ne frotte pas tant d'habitude, je tente de cacher ma gêne -oui, mes habits sont vraiment sales, même pire que sales-, et serre la main qu'elle me tend délicatement;

-  MacKayla. MacKayla Lane. 

Alors ce doit être elle, la propriétaire de la librairie, qui porte son nom. MacKayla. Pas commun. J'aime bien. Un petit sourire tente une percée au-dehors, et je recommence à lessiver, je n'aime pas la voir faire seule, ces mes vêtements, et j'aurais dut les laver plus souvent.. Je me sens presque sale en voyant la teinte de l'eau. MacKayla frotte aussi, enfin elle a replongé ces mains dans l'eau, nous avons été synchrones ou presque, c'est marrant. Elle m'écoute ensuite parler, calmement, me regardant. Ah, tiens, elle semble avoir remarqué quelque chose, je m'arrête, intriguée, et la regarde s'écarter de la baignoire pour prendre quelque chose. Elle prend un chiffon, et je m'en retourne à mon vêtement qui reprend ces teintes d'origines, lentement, mais surement. Je n'aurais jamais cru pouvoir le détacher. Et quand, me tournant vers Mackayla, elle s'approche et dépose un morceau de tissu froid dans ma main qu'elle guide jusqu'à mon front, je me retiens de sursauter et de me sauver à toute jambes. Mais je sais qu'elle veut juste faire dégonfler ma bosse, un coup d'oeil à celle-ci m'apprend qu'elle n'a pas désenflé. Elle me sourit encore. J'aime bien la voir sourire, elle paraît moins impressionnante. Je m'interdis de penser aux sourires de ma mère, et secoue doucement ma tête, la main toujours sur le front.

- Cela ne me dérange pas, il y a une chambre de libre.

Je suis contente de l'apprendre, au moins, je ne sortirais pas avec cs vêtements trop amples et trop riche à mon goût. Tout en me désignant une serviette, elle continue;

- Posez cela sur votre front, cela soulagera votre douleur. Du moins, si vous avez mal. Et baissera le volume de votre bosse. Je m’occupe du reste.

Je commence  protester, ne voulant pas être écarté pour si peu, mais m'arrête en soupirant, une douleur sourde me prenant à chaque mouvement de tête trop vif. Je m'assoie précautionneusement sur le rebord de la baignoire,  ruminant ma bêtise. Je sais, j'ai encore le temps de perfectionner mes courses, mais tout de même ! Une si grande bosse ! Quand vais-je apprendre à tâter le terrain avant ? Si je ne le connais pas, c'est presque certains, je vais me cogner.. Un jour on croira que je suis battue ! Le comble. Ainsi assise, je regarde MacKayla rincer, essorer. Je me demande presque pourquoi elle se donne tant de mal. Je me sens stupide, là, assise, alors qu'elle nettoie mes vêtements. Je sais, je fais une fixation sur cela, et alors ? Je ne ressens pas le besoin d'entamer une conversation, sentir la douleur s'atténuer en même temps que la bosse est une occupation assez prenante pour le moment. Je souffle un petit " Merci. " à la femme brune, avant de la voir se lever, portant les vêtements trempés, se mouillant les bras. Elle sort ensuite de la pièce, me laissant seule. Je regarde un instant les gouttes d'eau au sol, à peine tombée. Elle va devoir nettoyer ça.. Je ne sais pas où sont rangés les balais et serpillières.

Une fois revenue à la réalité, je me rend compte que plusieurs minutes se sont écoulés, et je décide de partir à la recherche de MacKayla.. Posant le chiffon humide dans l'évier, en veillant à ne pas mettre de gouttes d'eau partout, je sors mon tour de la pièce. La traînée d'eau que je distingue au sol m'indique une direction que je suis. Décidée à ne pas traîner, je prend un instant à regarder l'endroit. Aucun détail ne doit m'échapper. Lorsque je visualise complètement la pièce, je m'élance, pas à mon maximum toutefois, celui-ci étant encore indéterminé. A ma vitesse moyenne, donc, je rejoins rapidement les traces de Mademoiselle Lane, et tombe sur un jardin vide. Je lève la tête, maintenant, je suis dehors, dans une espèce d'arrière-cours de la librairie. Un fil est tendu, et elle y a suspendu mes vêtements, qui, je trouve, contrastent avec la beauté de la façade. Je fais ensuite un tour sur moi-même, cherchant des yeux la femme qui m'a sauvée des ennuis tout à l'heure, il n'y a sans doute pas deux heures. Pas de trace d'elle. Légèrement perdue, je rentre à l'intérieur, sans oublier de refermer la porte derrière moi, et de jeter un regard  mes vêtements, frôlant le tissus plus doux de la robe que je porte. Ah ! Je l'aperçois désormais, un peu plus loin, elle ne semble pas m'avoir vue, et en un clignement d'yeux, je suis à côté d'elle, et lui fais savoir, tandis que son regard à elle se promène dans la librairie, peut être  la recherche de quelque chose.

- Mac' ! Euh, excusez-moi, MacKayla..

Je me rattrape de justesse, espérant lui faire oublier ma familiarité, je n'aimerais pas qu'elle pense du mal de moi -Quoi, ça étonne ?-. Je suis maintenant son regard et me demande si l'entretien de cette grande librairie n'est pas trop pour elle seule, si elle est bien seule à la gérer. Voulant à tout prix -ou presque- me rendre utile pour compenser -Ces mains sont encore rosées-, je lui demande;

- Vous avez besoin d'aide pour quelque chose ?

J'espère qu'elle dira oui. Je ne veux pas être plus voleuse que je l'ai été. Comment m'a-t-elle rencontrée ? J'étais encerclée par des policiers pour avoir volée une poire. Elle m'a fait à manger, m'a permis de me laver et m'a donner des vêtements propres en attendant que les miens -qu'elle a nettoyé- soient secs. Non, vraiment, c'est pas comme si c'était rien. J'ai pas d'argent à lui donner, pas d'objets non plus. La seule chose qui peut valoir un tant soit peu, c'est mon aide. En espérant qu'elle ne m'est pas vue "zapper" dans toute la librairie, à sa recherche.. Mon manque de discrétion me rentre alors dedans, de pleins fouets. Et si on m'avait vue ? Si elle m'avait vue et avait fait le lien ? Ou un quelconque lien avec moi ? Je déglutis, avec peine, avant de la regarder. Où sont passé toutes ces années de discrétions et de débrouillardises ?! Manquerait plus que je ne sache plus me servir de mon épée, tiens !
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MessageSujet: Re: Les portes s'ouvrent enfin. ─ PV Dani.   Sam 10 Aoû - 20:00


Dans    mes    rêves.


─ PV Dani.









  • UNE FOIS A L'INTERIEUR, j'observe calmement la librairie. Ma librairie. Je sais que Dani est quelque part dans la pièce. Où ? Je l’ignore. Mais je profite de ce moment pour regarder les étagères pleines de livres. C’est agréable. Et cette légère odeur de bois est loin d’être dérangeante. Cela apporte une touche naturelle, paisible. Je ferme un instant les yeux, humant ce doux parfum. J’aime cela. J’aime ma librairie. Puis-je appeler cela mon « chez-moi » ? Je pense que maintenant, je peux. Mes parents vivent, certes ailleurs, avec tous mes proches. Mais moi, j’ai déménagé. J’ai laissé mon passé derrière moi. Maintenant, j’ai ce travail. Bien que je n’ai aucun besoin de travailler, tenir une librairie, entourée de livres, était mon rêve. Pour un noble, travailler est presque impensable. Du moins, c’est ce que je pense. Voyez par vous-même. Mes mains sont rougies par le lavage. Je n’ai fait que frotter. Je n’ai jamais appris. Mais j’ai longuement observé mes domestiques.

    En parlant de domestique, où se trouve ce cher Geinmiin ? Et où passe-t-il ses nuits ? J’ai le sommeil léger. Je l’entends rentrer peu avant que je me réveille. Au début, je pensais qu’il voyait une femme. J’ignore pourquoi, mais j’ai vite pensé le contraire. Après tout, il vient tout juste d’arriver en ville. Je réprime un sourire. Nos chamailleries me redonnent une certaine joie de vivre. C’est amusant. Une pensée me vient. Suis-je bipolaire ? Je passe de l’amusement à la déprime en quelques secondes. Alina est décédée. Et moi, je retrouve déjà le sourire ? Quelle sœur ingrate, et sans cœur. Ma famille vit encore dans le deuil. Mais je suis venue pour la venger. Scotland Yard ne fait donc rien. Le dossier est clos pour eux. Mais pour moi, il est encore d’actualité. Je retrouverai ce meurtrier. Et je lui ferai regretter ce qu’il a fait. Ma douce et tendre Alina. Elle était toujours là pour moi. Elle m’aidait toujours. Nous étions inséparables. Lors de ses études, lorsqu’elle a dû voyager jusqu’ici, à Londres, la distance était insupportable. Bien entendu, nous nous écrivions. Souvent.

    Elle me manque. Je voudrai qu’elle revienne, qu’elle me dise que c’était une énorme farce. Qu’elle n’est jamais morte. Qu’il n’y a jamais eu de meurtre. Que tout est faux. Ma gorge se sert. Les larmes me montent. Ma vision devient floue. Non ! Je ne dois pas pleurer. Pas devant Dani. Il faut que je me concentre sur elle. Où est-elle ? Je ravale ma tristesse. Il n’y a dorénavant plus aucune trace de chagrin sur mon visage. Je me tourne, et je tombe nez-à-nez avec la rouquine.  Je manque de sursauter. Elle m’avait vu ? J’en doute. Du moins, j’espère que non. Je lui adresse un sourire, remarquant que, pour une jeune fille, elle se débrouillait déjà bien. Et seule. Je l’ai vite vu. Elle a perdu sa famille. L’a-t-elle connu ? Au fond, nous avions quelque chose de commun elle et moi. Mais ce n’est pas pour autant que je vais la traiter comme une gamine. Pourquoi le ferai-je d’ailleurs ? J’ai vu que les jeunes personnes dans les rues se débrouillaient bien mieux que les enfants nobles. Je pense même que les traiter comme tel serait une insulte envers eux.

    Je l’observe longuement. Mais je ne m’approche pas d’elle. Je suppose que si je suis trop brusque, elle risque de se braquer. De se renfermer. Ou de faire le gros dos. Mon regard vert se perd dans le sien. Mon sourire s’est effacé. Je crois que j’essaie de lire en elle. Car ce n’est pas Dani que je regarde. Mais plus loin. Plus profondément. Je me demande ce que cela ferait d’avoir une personne qui a vécu pire que moi en face. Un frisson me parcourt. Puis, je me ressaisis, du moins, une voix me rappelle sur Terre, et, j’entre ouvre mes lèvres :

    « Pardonne-moi, j’étais ailleurs, annoncé-je en secouant la tête. Comment va ta bosse ? Est-elle douloureuse ? A-t-elle dégonflée ? »

    J’essaie de changer de sujet, au cas où elle m’aurait vu penser à des choses assez sombres. Je crois qu'elle m'a parlé. Mais je ne suis pas sûre. Je la regarde en parlant, mes yeux se lèvent vers la bosse à son front. Je ne peux m’empêcher d’avoir une mine inquiète. Pourquoi ? Je la connais à peine. Je crois qu’inconsciemment, je m’attache à cette ville. Au départ, je voulais retourner chez moi, en Georgie, après avoir retrouvé le meurtrier de ma sœur et m’être vengée. Mon histoire est banale, je le sais. J’en ai conscience. Et la vengeance, c’est mal. Mais il le faut. Je ne peux me résoudre à laisser passer cela. Vous ignorez toute la haine que j’ai contre son meurtrier. Toute cette colère qui ne pourra être soulagée une fois que je l’aurai trouvé. Et après ? J’irai retrouver mes parents et je les consolerai. Je pourrai enfin finir mon deuil.


Bienvenue chez moi.
A suivre...

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