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 [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]

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MessageSujet: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Mar 5 Mar - 20:54



Douce nuit. En ce nouveau jour de liberté, j'arpentais le centre-ville de Londres dans mon nouvel accoutrement habituel : Chemise rouge pourpre, cravate verte à motifs vert foncé retenu à ma chemise à l'aide d'une petite pince dorée affublée d'un bouton de rose rouge, un costume entièrement noir quasiment, seules quelques parties en blancs apparaissaient à mes manches, le long de la fermeture, et à côte de cette fameuse fermeture -pourtant jamais fermée- pour y dessiner le symbole des cartes que vous connaissez parfaitement. Ces symboles réapparaissent également à mes manches justement. Gants noirs et non plus blancs, toujours dans le but de masquer mes fines griffes, pantalon donc noir, des chaussures de ville noires et parfaitement cirées, ma traditionnelle canne surmonté d'un diamant en bois lui-même surmonté de la sculpture d'un chapeau, chapeau qui se trouvait quant à lui sur ma magnifique chevelure, ce chapeau noir avec des carreaux, des trèfles, des cœurs, et des piques blancs, et mes belles roses rouges, attachées à un ruban tout aussi rouge -qui retenait également quelques papiers avec d'y marqué des tailles, allez savoir pourquoi- et pour finir : Mon charmant sourire. Charmant, et sublimement bien accordé à mon regard bleuté taillé dans du saphir pur.

Que pouvais-je bien faire, dans les rues de cette grande ville anglaise qui pourtant pouvait m’offrir bon nombre de divertissements … Bon démon que je suis, j’avais véritablement envie de m’amuser, bon noble que je suis, je me devais d’être correcte au milieu de la foule qui regroupait toutes les classes sociales présentes à Londres : Les riches bourgeois, quelques nobles humains, de simple citoyens et des pauvres. Bien sûr il m’était déjà arrivé de croiser quelques autres races et espèces d’êtres; des démons tout comme moi, des … anges. Des shinigamis, bien que cela je ne le compterais que comme possible car je n’en n’avais encore jamais croisé. Et plein d’autres races encore que je ne peux énumérer, ces dernières étant trop nombreuses à arpenter tout comme moi les ruelles de la ville. Précisons-le il faisait légèrement frais ce soir, mais une fraîcheur plutôt agréable sur la peau, oui une nuit calme et parfaite en somme, mais je n’en faisais rien pour la savourer … Quel dommage, quel gâchis … A cette heure-ci, plus aucuns humains ne chantaient, ne dansaient, ne jouaient d’un instrument dans les rues, cela aurait pu ravir mes oreilles qui aiment à entendre la voix d’une humaine ou d’un instrument bien maîtrisé. Mais bon, je n’allais pas attraper un humain au hasard, et le menacer pour me jouer un morceau et rendre les rues un peu plus vivantes … Quoi que … Si j’en serais capable, mais je n’allais pas le faire, tout simplement. Par ennuie peut-être … Je ne savais vraiment pas quoi faire …

Peut-être devais-je me chercher justement de quoi faire en vagabondant dans des lieux spécifiques, à la recherche de quelconques personnes amusantes pour remplir mon temps perdu à ne rien faire à part marcher ? Oui … Pourquoi pas, j’étais sûr de tomber sur quelqu’un de vraiment intéressant, même pour pas longtemps. Mais dans quels lieux spécifiques me rendre ? Il y avait des tonnes de magasins encore ouverts … Et il me fallait faire un choix : Rapide, mais aussi réfléchit. Quel genre d’humain et dans quel type de magasin pouvais-je rencontrer en début de soirée ? Mh … Je n’avais pas vraiment la tête et l’esprit à réfléchir … Allons bon, au hasard Balthazar. Je m’avançais un peu pour entrer dans un magasin de vêtements et d’accessoires de coutures. Le choix n’était peut-être pas pertinent, mais qui sait ? Au moins, je pouvais me promener entre les vêtements entreposés, il y avait certaines robes plutôt ravissantes, dont j’aurais bien vu quelques demoiselles les porter.
Oui … Certainement qu’elles auraient été magnifiques avec. Enfin je n’étais pas ici pour me ressasser des souvenirs, ou m’imaginer telle ou telle demoiselle dans telle ou telle robe, non j’étais là pour faire passer le temps. Je levais la tête et regardais un peu autour de moi dans le magasin, à la recherche d’une demoiselle qui sait qui traînerait ici pour je ne sais quelles raisons … Qui sait, tout était quasiment possible en cette ère où l’âme humaine pouvait dépasser toutes mes espérances, tout comme très bien me décevoir pleinement. Mais la tendance était à l’émerveillement, peut-être allais-je faire une curieuse rencontre, et intéressante qui plus est ?



Dernière édition par Aleksandr D. Ezequiel le Sam 15 Juin - 9:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Sam 9 Mar - 23:52




Quelle soirée splendide et calme, c'est d'ailleurs ce dernier élément qui me fit sortir de chez moi, voyez-vous je suis une personne extrêmement timide, et légèrement atteinte d'agoraphobie. De ce fait je ne sortais que rarement et j'évitais tout endroit que fréquentaient les Londoniens la journée. Enfin, revenons à nos affaires, je me promenais donc dans les belles rues de la capitale anglaise en ce soir des plus agréables quoiqu'un peu frais. Il faut admettre que je n'étais pas vraiment vêtue pour parer le froid, en effet, je portais mes traditionnels vêtements c'est-à-dire un pull, gris foncé pour ne pas dire noir, à manche longue par-dessus une chemise blanche dont seul le col ressortait replié sur lui-même et où se trouvait attachée une cravate à rayures bleues foncées et bleues claires. Ma jupe, dont la couleur était identique à celle de mon pull, m'arrivait un peu au-dessous des genoux, enfin de cette dernière partait un long collant noir sur chacune de mes jambes.

Il y avait également une autre raison qui m'avait fait sortir, comme je vous l'ai dit je ne sors que très rarement et de ce fait mes amis, avec qui j'habitais, m'avait très clairement ordonnés de sortir aujourd'hui sous prétexte qu'il n'est pas bon pour la santé de rester enfermé, et ils n'ont pas tort me diriez-vous, ainsi j'avais décidé de sortir le soir, c'est-à-dire le moment où on ne trouvait que très peu de personnes ou que l'on pouvait facilement éviter. J'errais donc à travers le dédale des rues de Londres où aucun bruit ne parvenait à mes oreilles sauf celui du vent que je sentais contre mon visage. J'admets qu'il n'est pas très prudent pour une femme de se promener ainsi toute seule à une telle heure et malgré les quelques lampadaires dont les bougies étaient allumées depuis que la nuit était tombée et la lueur de quelques boutiques encore ouvertes il faisait à assez sombre. Rien ne pouvait me dire qu'il n'y avait personne qui m'attendait quelque part pour me voler, me frapper, me violer ou pire... D'ailleurs je dois avouer que je n'étais pas rassurée quand sur mon chemin je devais passer devant une ruelle où il n'y avait aucun éclairage et où l'obscurité empêchait de voir ce qui s'y cachait. Quand ce genre de cas arrivait je pressais le pas, même si je devrais plutôt dire que je courais dans ses situations, pour passer le plus vite possible.

Finalement, après avoir marché un bon bout de temps, je décidais de m'arrêter dans une boutique, à la fois pour me protéger du froid qui commençais à me gêner, et ceux malgré le fait que je portais mon écharpe à rayures bleues et jaunes, mais également parce que j'avais l'angoissante impression d'être suivie, sûrement n'était-ce que mon imagination, mais dans le doute mieux vaut être prudente. Je décidais donc d'entrer dans la première échoppe que je trouvais, cette dernière vendait des vêtements et des accessoires de coutures et il était donc naturel que mon regard s'attarde d'abord sur les magnifiques robes exposées et ensuite sur l'homme qui se trouvait dans la boutique. Mince, je n'avais pas vu avant d'entrer que quelqu'un se trouvait à l'intérieur... Tant pis, j'avais trop froid et puis ce n'est pas non plus comme si j'allais rester longtemps et quelles étaient les chances pour qu'un noble viennent me voir, moi une simple habitante de Londres ? Sans oublier le fait qu’une personne ce n’est pas une foule. Je m'approchais donc des robes afin de les observer, sachant bien que je ne pourrai jamais m'acheter pareil vêtement un jour, tout en essayant de faire comme si j’étais seule.


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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Dim 10 Mar - 13:08



Il y avait vraiment de très belles robes. J'avais presque envie d'en acheter pour aller les garder dans mes armoires ou cas ou qu'elles aient à servir un jour pour une demoiselle en ma compagnie et qui en aurait le besoin. Mais j'en avais déjà tellement. Peut-être une autre fois. Mh ? Une jeune demoiselle venait d'entrer dans boutique. Jeune et bien jolie. Je ne m'attendais pas à tomber sur pareil trophée en si peu de temps et dans le premier magasin où je me rendrais. Je comptais en faire trois ou quatre dans ce but mais finalement je n'aurais pas à le faire. En l'observant avec attention, je pus ressentir un mouvement de recule lorsqu'elle me regarda : Timidité certainement ou la peur de l'autre, de l'étranger. Mais elle resta quand même. Certainement le froid, elle était humaine ça se sentait parfaitement. Finalement elle se mit à regarder les robes tout comme je le faisais et semblait dans sa bulle.
Elle était joliment faite ; traits fins au visage, magnifique courbe le long du corps. Je réviserais bien la tenue par contre, il était dommage qu'elle porte un pull alors qu'elle avait une chemise juste en-dessous, et la jupe me paraissait un peu longue à mon goût. Mais bon, si elle avait froid ce n'était pas étonnant non plus qu'elle soit habillée ainsi. Voyons ... Il y avait vraiment de belles pièces mais même de loin je voyais qu'elle était un peu petite par rapport aux robes proposées. Cela allait nécessiter un peu de retouche. Je partis en quête d'un mètre à ruban dans le fond de la boutique, dans le petit atelier -sans aucunes gênes même si techniquement je n'étais pas autorisé à y aller- et je pus revenir très vite avec l'outil de mesure et de petites étiquettes avec d'y inscris différents types de mensurations.

 
<< Veuillez m'excuser chère demoiselle, je ferais vite, laissez-vous faire le temps que je prenne vos mensurations >>
 
Sans lui laisser le temps de me répondre quoi que se soit j'enroulai le mètre autour de sa taille et j'accrochai à mon chapeau l'étiquette correspondant à la taille. Je fis de même pour ses hanches, puis je fis la taille de son tour de poitrine, ce qui était un peu difficile vue le volume de vêtement donné avec le pull, il m'avait donc fallu serrer un peu sur le mètre. Une fois que j'avais ses mensurations je me mis à la mesurer des pieds à la tête, afin d'avoir toutes les mesures nécessaires. Une fois cela fait je lui adressai une rapide révérence avant de me retirer dans l'atelier en prenant une robe qui avait retenu mon attention. Je pris place avec la robe et de quoi la retravailler pour l'ajuster aux différentes tailles. Cela me prit une bonne quinzaine de minutes et je n'étais pas très doué pour la couture, mais le résultat fut .. parfait. La gérante de la boutique m'avait surpris dans l'atelier mais au lieu de me dire d'en sortir elle m'a observé et même conseillé à un moment pour quelque chose de plus délicat. Et d'après elle, la retouche était parfaite pour un débutant. Pour la première fois de ma vie, en 200 ans, je venais de pratiquer la couture. La robe était une robe victorienne -bien entendu- et était faite de satin violet et de dentelle noire. La jupe était faite en plusieurs volants soulignés par la dentelle noire, l'encolure et la taille rehaussées d'un ruché de dentelle, un noeud en satin noir marquait le décolleté, et j'avais ajouté un tour de cou assorti à l'ensemble : Satin violet et l'encolure des deux extrémités était en dentelle noire. Les manches se faisaient plus larges à partir des coudes et étaient également constituées de volants comme la jupe, deux pour être précis. Je sortis de l'atelier avec la gérante pour m'accompagner jusqu'à la demoiselle à nouveau et nous l'attirâmes derrière un paravent. Le temps que la gérante s'occupait à retirer les vêtements de la demoiselle, je parcourais les différents accessoires vestimentaires avant de revenir, lui tendant un corset serre taille -victorien toujours- en brocart violet et motifs fleuris noirs. Le temps qu'elle le lui mette et sert le lacet du corsage comme il faut, je partais à nouveau à la recherche d'accessoire. Cette fois-ci il s'agissait de mitaines longues, remontant jusqu'aux coudes et en dentelle noire et laçage violet : Motif de roses sous le bras et le laçage au-dessus. Très vite je finis par tendre une porte jarretelle en tissu violet, car le corset serre taille avait des attaches pour. Une fois le tout mis, la gérante pouvait commencer à la faire enfiler la robe faite sur mesure et j'étais à nouveau partis pour revenir finalement avec un dernier accessoire primordiale. Des bottes. Victoriennes. Entièrement en dentelle. Un magnifique noeud papillon ornant le haut de la tige de chacune. L'avant semi-carré. Lacet frontal sur toute la hauteur des bottes. Des talons de 9 centimètres. Une tige de 40 centimètres.
 
J'attendais patiemment d'entendre la gérante me dire que c'était finit et une fois ces paroles dites, j'allais les rejoindre derrière le paravent et j'admirais le travail. Sublime. La dentelle lui allait très, ainsi que le violet. Je me mis à genoux pour soulever légèrement les volants de sa jupe pour voir les bottes. Parfait également. Je me relevais pour et la faisait lever un peu les bras pour les découvrir, les mitaines lui allait très bien aussi. Le tour de cou était également bien assorti. Il ne manquait plus grand chose. Je sortis de mes poches un flacon de vernis, violet, que j'avais pris dans la boutique et je lui fis les ongles des mains après l'avoir fait s'asseoir en demandant une chaise à la gérante. Attendant que le vernis sèche, j'étais partis chercher un vernis pour protéger la première couche. Je reviens à ses côtés pour lui appliquer cette nouvelle couche donc pour protéger le vernis violet et je partais encore une fois le temps que sa sèche. Pour finalement revenir avec un vernis noir pour lui faire sur son vernis une nouvelle couche de motifs fleuris. Maintenant c'était parfait. Je me levais pour aller payer à la gérante tout ce que j'ai utilisé pour la composition et je revins à la demoiselle pour lui adresser une nouvelle révérence.
 
<< Et voilà très chère. Cette tenue vous sied parfaitement et vous n'aurez pas froid dehors, vous pouvez garder le tout je l'ai payé pour vous ~ >>




Dernière édition par Aleksandr D. Ezequiel le Sam 15 Juin - 9:14, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Mer 13 Mar - 21:36



Il y avait vraiment de très belles robes, du moins à mes yeux, mais je savais également que le prix aussi me plairait... Enfin, même si je ne pourrais jamais m'offrir pareille chose, le fait de regarder toutes ses tenues me permettait de me faire oublier que j'avais froid et je sentais déjà mon corps se réchauffait un peu. J'avais d'ailleurs presque réussit à oublier qu'il y avait quelqu'un d'autre avec moi, même si j'avais l'étrange impression qu'on me regardait et je dois dire que c'était assez désagréable comme sensation. Toutefois, j'essayais tellement d'oublier sa présence que je ne l'entendis pas s'en aller vers l'arrière de la boutique, du moins je pense qu'il avait dû y allait, car quand je le vis s'approcher de moi il tenait un mètre à ruban ainsi que des étiquettes qui devaient donner différentes tailles.


<< Veuillez m'excuser chère demoiselle, je ferais vite, laissez-vous faire le temps que je prenne vos mensurations >>





Je n'eus même pas le temps de répondre que l'inconnu enroula autour de ma taille son outil de mesure, ce qui me fit sursauter et vaguement rougir, avant de le voir accrocher à son chapeau l'étiquette qui devait correspondre à mon tour de taille. Il en fit de même pour mes hanches et pour la taille de mon tour de poitrine, autant quand il fit le tour de la taille de mes hanches mes joues n'étaient pas devenues plus rouge, autant quand il prit mon tour de poitrine je sentie très clairement mes joues devenir beaucoup plus rouge surtout qu'il avait dû serrer un peu, surement à cause du volume que donnait mon pull. Après ce moment que j'avais trouvé fort gênant, même si lui semblait n'avoir ressentie aucune gêne, il finit par me mesurer de haut en bas avant de m'adresser une brève révérence et de repartir, avec une robe, aussi vite qu'il était venu, vers l'arrière du magasin.
J'attendis une bonne quinzaine de minutes. Pendant ce temps j'étais restée seule à l'avant de la boutique à continuer de regarder les robes. Peut-être que vous vous demandez pourquoi je suis restée ? Après tout il est vrai qu'un homme qui prend vos mensurations alors que vous ne le connaissez pas c'est assez louche et je vous répondrais en disant que je suis restée par simple curiosité. Vous voyez je suis quelqu'un d'assez timide certes mais je suis également de nature assez curieuse et je me demandais donc à quoi pourrait servir mes mensurations à un noble tel que lui. Comme je l'ai dit il revint donc au bout d'une quinzaine de minutes mais cette fois en compagnie d'une femme plus âgée qui devait surement être la gérante de la boutique et c'est à ce moment-là que je regrettais de ne pas être partie et d'avoir été trop curieuse. En effet, l'inconnu et la gérante vinrent à moi pour finalement me trainer derrière un paravent, une fois derrière ce dernier je restais seule avec la gérante, pour m'aider à enfiler la robe, qu'avait pris l'homme quelques minutes auparavant, pendant que ce dernier cherchait dans la boutique d'autres accessoires.
Je plaignis très sincèrement la gérante. S'il y a bien une personne qui l'est difficile d'habiller, c'est moi. En effet, déjà petite j'avais rapidement appris à m'habiller sans l'aide de mon père afin d'éviter que ce dernier n'eut à le faire à ma place. C'était donc avec grande peine que la gérante parvint à me faire enfiler la robe tout en devant esquiver mes coups, même s'ils n'étaient pas voulus, qui étaient dû au fait que je me débattais pour ne pas être déshabillée et je protestais pour qu'elle me laisse faire toute seule, et ceux le plus bas possible pour éviter que le noble ne m'entende, mais elle était têtue et s'obstinait. Une fois le « combat » terminé, dont la gagnante avait été la gérante, elle me mit devant un miroir pour que j'admire le résultat. Je dois admettre que l'ensemble m'allait plutôt bien et les accessoires s'accordaient parfaitement avec la robe, cette dernière était vraiment jolie, elle était de style victorien et elle était faite de satin violet et de dentelle noire. De la dentelle noire soulignée la jupe qui était faite en plusieurs volants, un ruché de dentelle rehaussée la taille et l'encolure, il y avait également un tour de cou qui était en satin violet et dont l'encolure des deux extrémités était en dentelle noire. Ensuite, il y avait les manches qui se faisaient plus larges au niveau des coudes et qui étaient aussi constituées de volants comme la jupe mais en moins grands nombres, juste deux. Durant le changement de tenue l'inconnu en avait profité pour apporter divers accessoires que je devais mettre avant la robe, comme un corset serre taille, lui aussi de style victorien, en brocart violet et avec des motifs de fleurs noirs. Je dois avouer que j'ai moyennement apprécié le moment où la gérante a dû me le mettre puis serrer le lacet du corsage, il avait également donné une porte jarretelle en tissus violet à la gérante puisque le corset le permettait. Ensuite il avait apporté des mitaines longues qui remontaient jusqu'à mes coudes et toujours avec de la dentelle noire et un laçage violet ainsi qu'un motif de roses sous mon bras et le laçage au-dessus. Enfin pour terminer l'ensemble il donna à la gérante une paire de bottes victoriennes, entièrement en dentelle. Il y avait un splendide nœud papillon ornant le haut de la tige de chacune, l'avant semi-carrée, un lacer frontal sur toute la hauteur des bottes, des talons de neuf centimètres et une tige de quarante centimètres.

La gérante finit d'ajuster encore un peu la robe puis elle dit à l'homme qu'il pouvait venir. Il nous rejoignit donc derrière le paravent et il semblait satisfait du résultat, ce qui me fit à nouveau rougir n'étant pas habituée à ce que quelqu'un me regarde ainsi. Il se baissa pour soulever un peu les volants de ma jupe sûrement afin de voir les bottes puis il se releva et me fit lever un peu les bras pour cette fois voir les mitaines. Il sortit ensuite un flacon de vernis et entrepris de me l'appliquer sur les ongles après m'avoir assit dans une chaise, et ce même si je ne voulais pas vraiment m'asseoir mais à cause des talons il m'était difficile de résister, après m'avoir fait les ongles il repartit en quête d'un flacon de vernis pouvant protéger la première couche, en attendant que cette dernière sèche. Il réapparut finalement avec le dit flacon et l'appliqua sur la première couche avant de repartir une fois de plus, afin de laisser la deuxième couche sécher, il revint une troisième fois mais avec cette fois-ci un flacon de vernis noir et il utilisa ce dernier afin de faire des motifs fleuris sur mes ongles. Il me quitta à nouveau pour aller cette fois voir la gérante, je ne savais pour quelle raison en revanche, il revint vers moi et fit une nouvelle révérence.

<< Et voilà très chère. Cette tenue vous sied parfaitement et vous n'aurez pas froid dehors, vous pouvez garder le tout je l'ai payé pour vous ~ >>

Quand j'eus compris ce qu'il venait de me dire, à nouveau mes joues devinrent rouges et j'eus beau-coup de mal à trouver mes mots à cause de ma nature timide qui essayait de prendre le dessus et me dire de m'enfuir.

« C'est fort aimable de votre part mais je ne puis accepter pareil présent, je n'ai aucun moyen de vous rembourser et je n'en aurais sûrement aucun un jour.... Monsieur ... ?»

Et mes paroles étaient vraies, c'était vraiment gentil de sa part mais je ne pouvais accepter un pareil cadeau surtout qu'en plus j'ignorais complètement qui il était et comment il s'appelait.
Vraiment pourquoi suis-je rentrée dans ce magasin ? Pourquoi ne suis-je pas partie quand je le pou-vais encore ? Et surtout pourquoi suis-je tombée sur le seul noble qui pouvait s'intéresser à moi ?

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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Sam 4 Mai - 15:02



« C'est fort aimable de votre part mais je ne puis accepter pareil présent, je n'ai aucun moyen de vous rembourser et je n'en aurais sûrement aucun un jour.... Monsieur ... ? »
 
Pareil hésitation à la fin de ses mots ? Certainement la frustration que de ne pas pouvoir s’adresser à moi à l’aide de mon nom ou mon prénom. Mais c’était plutôt amusant, car ce qui n’était à la base qu’un passe-temps éphémère prenait lentement le visage d’un hobby long et agréable, l’innocente devenait la proie suite à ses propres dires au sujet d’un possible remboursement de ce présent que je lui faisais avec la robe retravaillée par mes propres mains, et le reste de son actuel tenu choisi par mes soins. Une façon pour lui permettre de me rembourser germait lentement et peu à peu dans mon esprit manipulateur : Jouons avec le fruit maintenant qu’il était découvert et faisons le mûrir pour ainsi pouvoir le cueillir par la suite quand il sera prêt à être goûté et apprécié. Mais pas ici, il y a plus  approprié comme endroit à mes doux jeux de débauche, je suis celui qui déplace les pions sur l’échiquier mais je fixais également moi-même les règles, et la plus primordiale était qu’il n’y avait aucune limite quant au nombre de pions et que l’on pouvait toujours en rajouter, même après que la partie avait commencé, et pour ma part, elle avait commencé et ce, il y a longtemps, le jour de ma naissance il y a un peu plus de deux siècles, en Espagne. Il était venu, le moment de m’offrir un nouveau pion et de l’ajouter à ma nombreuse collection, bien que tout ce qu’il me restait des précédents n’était que le parfum de leur sang qui parfumait les roses de mon couvre-chef.
Un rapide regard vers la vitre de la boutique et scruter la rue, et je constatais qu’il pleuvait légèrement, mais suffisamment pour me faire penser que cette pluie allait très vite me déranger si je ne prenais pas mes précautions quant à ma compagnie du moment. D’un pas vif je retournais fouiller dans le magasin à la recherche d’un nouvel accessoire, qui une fois trouvé, j’allai payer rapidement pour revenir vers la demoiselle, lui tendant ma nouvelle trouvaille, une ombrelle purement victorienne rougeâtre, en tissu brodé à motifs de fleurs et bordure en galon, tissu satiné pour la doublure intérieure, poignée courbée et donnant l’impression qu’elle était en cuir à cause de sa couleur et la sensation qu’elle laissait aux mains, une structure en métal et aux finissions de couleur doré. Le rouge, légèrement pourpre de l’ensemble allait parfaitement avec sa tenue pourtant violette et mauve, et j’étais fier de mon choix. Lui adressant une fine révérence, je vins me positionner à ses côtés tout en entremêlant nos bras qui étaient quasiment collés l’un à l’autre, et je lui montrais la porte menant aux ruelles du centre-ville du bout de ma canne, soutenue par mon autre main.

 
« Monsieur Ezequiel, ou Monsieur Aleksandr, que vous utilisez mon nom ou mon prénom pour vous adresser à moi et ce, avec hésitation et timidité, je vous répondrais ‘’à votre guise’’ et vous adresserais un large sourire, tout en murmurant votre prénom … Qu’il vous faudra alors me révéler, au plus tôt, que je puisse vite le prononcer et surtout savoir comment se prénomme la ravissante jeune fille qui se trouve en ma bien chanceuse compagnie, qui n’aurait, pas pu en demander davantage en cette nuit bien morose dans les rues de Londres à pareille heure … »
 
Un fin sourire vint se dessiner à mes lèvres, de la douceur naissante dans mes pupilles bleutées rivées vers elle malgré la présence de quelques-unes de mes mèches de cheveux par-dessus mon front et mes yeux, tandis que mon bras vint tirer le sien alors que je me dirigeais vers la porte pour l’ouvrir et l’entraîner à l’extérieur, sans même lui demander son avis ; il valait mieux être entreprenant pour une fois et se montrer agréable, et galant avec la demoiselle qui le méritait amplement … Il m’allait falloir aviser … Mais qu’allais-je bien pouvoir lui proposer à une heure pareil, et sous cette fine pluie? Qu’elle idée de faire un si belle rencontre, à un moment aussi peu amical pour une possible galanterie. Si je me remémorais tout ce que j’avais eu le temps de découvrir dans cette bien plaisante ville, il ne me venait que le cimetière, les quartiers mal famés, le palais et les manoirs, le théâtre, le cabaret … Mais que pouvais-je lui proposer, le cimetière était difficilement un endroit romantique et apprécié des humaines ; les quartiers remplis de truands, de mafieux et de criminels également … Je levais légèrement le regard pour voir à quelle fréquence les gouttes d’eau tombaient du ciel, et je me disais qu’à cette allure, ou nous garderons ce fin crachin pour un petit moment et ce, sans risque que cela ne dégénère en une brutale averse, ou cette pluie n’allait plus trop tarder à cesser. Avec cette déduction, une idée me vint, et aussi vite je l’entraînais avec moi, la collant faiblement à mon corps -de loin plus grand qu’elle- à travers rues et ruelles, pour finalement, au bout d’un de ses nombreux passages, déboucher sur un trottoir qui s’arrêtait subitement, la Tamise suivant son chemin juste devant nous. Mon regard se perdit à droite et à gauche, pour finalement trouver ce que je cherchais ; une embarcation solitaire amarrée, dans l’attente que son possesseur vienne la détacher et voguer sur le courant avec elle. Pauvre et petit bâtiment attaché et retenu aux dalles composant le trottoir alors que le bois qui le composait était en perpétuel contact avec le fleuve qui traversait Londres. Toujours aussi souriant, je l’emmenai jusqu’à cette petite barque et l’aidai à y monter avant de la détacher et l’écarter du rebord de l’avenue tout en y montant, la laissant suivre le courant qu’elle voulait, faisant pression par moment sur les côtés de mes pieds -car je me tenais debout sur l’embarcation devant la demoiselle- et ainsi la faire virer d’un côté ou d’un autre quand il le fallait, et je relevais légèrement mon chapeau qui était la cause des mèches masquant partiellement mes yeux.
 
« Accordez moi cette petite promenade en bateau en votre seule et unique compagnie pour commencer si vous désirez réellement me rembourser pour ce cadeau que je vous ai fait, et ce pourtant aucunement dans le but d’avoir quelque chose en contrepartie de votre part, mais il semblait que vous y teniez à un tel point que je pouvais le voir dans votre regard et vos mimiques. Il me semble que dans cette direction se trouve une boutique vendant des fleurs, j’aimerais vous en offrir, auriez-vous alors la gentillesse de me dire si vous préféreriez des roses ou une autre variété de ce genre de fleurettes ainsi que la couleur que vous aimeriez qu’elles aient entre vos mains vêtue d’une peau qui, au premier regard, donne et impose la curieuse impression qu’elle doit être merveilleusement douce ? Nous pourrions ensuite profiter, toujours voguant sur ce cours d’eau, du tatouage du ciel lorsque la pluie cessera, c’est-à-dire des étoiles dessinant bon nombres de figures mystiques et cosmiques et incompréhensibles pour nous, petits êtres voués à errer sur le sol, mais qui pouvons tout de même, admirer la vue de ces bougies de lumière illuminant la nuit … Je tâcherais également, si vous le désirez toujours autant, de vous trouver un quelconque moyen de me rembourser pour cette robe qui sied parfaitement à vos courbes dignes d’une des plus belles sculptures grecques ; symbole de la beauté parfaite et légitime .. ~ »



Dernière édition par Aleksandr D. Ezequiel le Sam 15 Juin - 9:17, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Mer 8 Mai - 22:53




Cette situation était gênante.Vraiment très gênante. Et j'avais comme le mauvais pressentiment que ça n'allait pas s'arranger, d'autant plus que mon interlocuteur devait trouver cela amusant.
Mes joues étaient toujours aussi rouge à cause de la gène causée par le noble, déjà qu'en temps normal je n'aimais guère la présence des gens. J'appréciais donc encore moins quand ils venaient m'adresser la parole. Et c'était d'autant plus le cas quand je savais que la personne en question avait un statut plus haut que le mien dans la société, il était d'ailleurs rare qu'un membre de la noblesse m'adresse la parole, certes je ne sortais pas beaucoup et rarement dans les endroits très fréquentés, mais rarement ne veut pas dire jamais et j'avais déjà pu croiser des nobles, mais jamais il ne m'avait adressé la parole et l'idée ne leur serait même pas venue de m'offrir quelque chose. Alors pourquoi ? Pourquoi ce noble-là, venait de m'offrir non seulement une magnifique robe mais également quelques accessoires en plus? Maintenant je me sentais obligée de le rembourser et ce peu importe comment, sauf bien sûr avec mon corps, je suis pauvre, mais je ne suis pas non plus une prostituée et je garde tout de même mes principes en tête. Même si je devais avouer que l'homme était très séduisant, son chapeau lui seyait à merveille sur sa magnifique chevelure ténébreuse qui n'était ni trop courte ni trop longue, ses yeux étaient aussi splendides que des saphirs et même si je ne pouvais apercevoir son corps il semblait plutôt bien sculpté, ne vous y méprenez pas cela m'arrangeait au plus au point de juste pouvoir admirer sa tête. Mais quelque chose en lui me gênait, dans le sens où une intuition étrange me disait de rester tout de même sur mes gardes.
Je m'arrachais de mes pensées en le voyant partir à nouveau. Je l'observais depuis ma place, n'ayant pas bougé de la chaise où j'étais, j'haussais un sourcil en le voyant aller au comptoir avec sa trouvaille qui était une ombrelle de couleur pourpre orné de motif fleuris rouge,à l'intérieur se trouvait une doublure, avec une longue tige dorée qui se finissait par une poignée courbée qui, de loin, me semblait être en cuir. Alors que je me demandais pourquoi il avait acheté pareil objet, j'essayais de me lever pour tenir debout mais je perdis vite l'équilibre et me retrouva à nouveau assise, ce qui me fit remarquer la pluie qui tombait dehors. Au moins maintenant je comprenais l'achat de l'ombrelle. Je soupirais doucement avant de décider de finalement retenter ma chance en me levant une deuxième fois, cette fois je réussis à rester debout comme quoi la troisième fois n'est pas toujours la bonne. De plus, j'avais réussi à me relever avant que l'homme ne soit revenu, je ne suis peut-être pas si malchanceuse que ça...
Quand il revint me voir il me tendit l'ombrelle. Super, encore une raison de plus de le rembourser... Je pris l'objet avec hésitation ,non pas que j'étais spécialement contente de l'avoir mais je ne voulais pas le vexer, l'ombrelle allait parfaitement avec ma tenue et là aussi j'admettais que l'inconnu avait de bons goûts vestimentaire. Et bien que j'appréciais tout de même son geste de m'acheter une si belle tenue, j'appréciais beaucoup moins quand il vient entremêler nos bras, ce qui me fit immédiatement légèrement rougir davantage puis il me montra avec sa canne la porte qui menait vers la rue. Il voulait qu'on sorte, super... Je commençais à pester intérieurement quand il m'adressa à nouveau la paraole:

« Monsieur Ezequiel, ou Monsieur Aleksandr, que vous utilisez mon nom ou mon prénom pour vous adresser à moi et ce, avec hésitation et timidité, je vous répondrais ''à votre guise'' et vous adresserais un large sourire, tout en murmurant votre prénom ... Qu'il vous faudra alors me révéler, au plus tôt, que je puisse vite le prononcer et surtout savoir comment se prénomme la ravissante jeune fille qui se trouve en ma bien chanceuse compagnie, qui n'aurait, pas pu en demander davantage en cette nuit bien morose dans les rues de Londres à pareille heure ... »

Ainsi, mon interlocuteur s'appelait Aleksandr Ezequiel? Ce nom et ce prénom n'était ni d'origine anglaise, ni d'origine française ça se sentait dans la prononciation. Il me souriait finement tout en me fixant de ses yeux bleus, comme les miens, ce qui me fit immédiatement détourné le regard du sien, gênée d'être ainsi complimentée et fixée. Je préférais alors garder le silence sur mon nom non pas par impolitesse mais par le fait que la gêne m'avait comme coupé la langue et même si j'avais pu répondre il ne me laissa pas le temps de le faire puisque déjà il me tirait hors du magasin. Nous, nous retrouvions donc dehors, sous la fine pluie bien que pour ma part j'étais protégée de cette dernière par l'ombrelle que je tenais fermement dans ma main pour éviter qu'elle ne m'échappe.
J'avais beaucoup de mal à le suivre et à marcher au même rythme que monsieur Ezequiel, puisque tel était son nom, n'ayant jamais portée de chaussures à talon il m'était très difficile de marcher à un rythme soutenu sans tomber, d'ailleurs je dois admettre que si mon bras n'était pas entremêler avec celui de l'homme je serais surement encore dans la boutique à essayer de faire ne serait-ce qu'un pas. En fait quand j'y pense s'il n'y aurait pas eu cet individu je ne serais pas dans cette situation qui était délicate, du moins à mes yeux... Je le suivais donc du mieux que je le pouvais, essayant de rester à son niveau, tout en fixant le sol et je me demandais comment tout cela aller se terminer. Il m'entraînait avec lui à travers plusieurs rue et ruelles, me collant un peu à lui au passage de temps en temps, étant donné que je ne savais pas où il m'emmenait il m'arrivait d'être un peu emportée quand il tournait, ce qui me faisait bien sûr rougir. Il finit par s'arrêter devant un trottoir qui se prolongé, non pas sur la terre ferme, mais dans la Tamise puis il m'amena jusqu'à une embarcation qui attendait sur les eaux calmes du fleuve de Londres quelqu'un qui souhaiterait embarquer dedans et dans laquelle il me fit monter avant de la pousser. Monsieur Ezequiel se tenait debout tandis que moi je me trouvais assise en face de lui. Il laissait l'embarcation suivre le courant comme elle le souhaitait. Ma légendaire timidité m'empêchait d'oser regarder l'individu en face de moi, à la place je préférais regarder le fond de la barque ou encore le magnifique paysage qui m'entourait. Sur les deux rives se trouvait quantité de bâtiments, des maisons pour la plupart certaines étaient grandes, d'autres petites, mais parfois on pouvait apercevoir diverses boutiques avec leur pancarte qui indiquait le nom de la boutique, son type -si c'était une boulangerie ou une tapisserie par exemple- et de temps à autre le nom de l'artisan en grosse lettre. Je finis par sortir de ma contemplation des rives de la Tamise quand le noble m'adressa à nouveau la parole.

« Accordez moi cette petite promenade en bateau en votre seule et unique compagnie pour commencer si vous désirez réellement me rembourser pour ce cadeau que je vous ai fait, et ce pourtant aucunement dans le but d’avoir quelque chose en contrepartie de votre part, mais il semblait que vous y teniez à un tel point que je pouvais le voir dans votre regard et vos mimiques. Il me semble que dans cette direction se trouve une boutique vendant des fleurs, j’aimerais vous en offrir, auriez-vous alors la gentillesse de me dire si vous préféreriez des roses ou une autre variété de ce genre de fleurettes ainsi que la couleur que vous aimeriez qu’elles aient entre vos mains vêtue d’une peau qui, au premier regard, donne et impose la curieuse impression qu’elle doit être merveilleusement douce ? Nous pourrions ensuite profiter, toujours voguant sur ce cours d’eau, du tatouage du ciel lorsque la pluie cessera, c’est-à-dire des étoiles dessinant bon nombres de figures mystiques et cosmiques et incompréhensibles pour nous, petits êtres voués à errer sur le sol, mais qui pouvons tout de même, admirer la vue de ces bougies de lumière illuminant la nuit … Je tâcherais également, si vous le désirez toujours autant, de vous trouver un quelconque moyen de me rembourser pour cette robe qui sied parfaitement à vos courbes dignes d’une des plus belles sculptures grecques ; symbole de la beauté parfaite et légitime .. ~ »

Ma première réaction fut de rougir intensément en quelques secondes. Je n'avais pas l'habitude qu'on me fasse autant de compliments, et comme je possédais une grande timidité ma réaction devait forcément être immédiate. Je gardais le silence un moment, hésitant à répondre à sa question.
Certes j'étais assez naïve comme jeune fille, mais cela ne voulait pas dire pour autant que je ne savais pas reconnaître les intentions d'un homme quand il vous disait des compliments et vous offrez des cadeaux. Je l'admets tous les hommes ne sont pas pareil, certains pourraient très bien le faire par gentillesse mais mon père m'avait toujours dit d'être prudente avec les inconnus. Pourquoi ne le serais-je pas en ce moment? Finalement, en me rappelant que je devais quand même rembourser la magnifique tenue qu'il m'avait offert, je décidais de lui répondre tout en me disant que si cela devait aller plus loin je n'aurais qu'à refuser et à m'éclipser.

« Si cela peut vous faire plaisir. Je vous dirais également quelle fleur j'aime, bien que je considère cela plus comme étant quelque chose de plus à rembourser plutôt qu'un remboursement sans vouloir vous offenser. Mais s'il vous plaît arrêtez de me complimenter autant, je rougis assez vite voyez-vous... Cela étant dit, pour répondre à votre question j'aime les oeillets striés, ceux dont les pétales sont entièrement blanc et dont le bout se termine en dégradé de rose. »

Je finissais ma phrase en me remettant à fixer le plancher, faisant un peu rouler entre mes doigts l'ombrelle. Je me rendis compte alors que j'avais omis de lui dire comment je m'appelais... Tant pis, s'il souhaite le savoir il me le redemandera.


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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Jeu 13 Juin - 9:34



« Si cela peut vous faire plaisir. Je vous dirais également quelle fleur j'aime, bien que je considère cela plus comme étant quelque chose de plus à rembourser plutôt qu'un remboursement sans vouloir vous offenser. Mais s'il vous plaît arrêtez de me complimenter autant, je rougis assez vite voyez-vous... Cela étant dit, pour répondre à votre question j'aime les œillets striés, ceux dont les pétales sont entièrement blancs et dont le bout se termine en dégradé de rose. »
 
Il est vrai qu’à peine mes mots achevés, la demoiselle en ma compagnie avait baissé la tête en se mettant vivement à rougir. Elle devait être une grande timide, une vraie coincée qui devait rarement sortir de chez elle et rencontrer des hommes, ces derniers qui alors l’aurais très certainement complimenté également. Même si je restais un cas à part car je n’étais pas comme les humains, je trouvais que nous, les démons mâles, étions davantage prédisposés pour desceller la beauté et les qualités d’une humaine que les humains mâles eux-mêmes. Nous savons mieux profiter des choses et nous pouvons alors voir des choses que l’humain ne peut pas percevoir du fait que sa connaissant de sa propre finitude l’aveugle constamment, et l’empêche alors d’accéder à quelque chose de bien plus beau que la vie : L’irraison et le plaisir.
Il me fallait absolument faire quelque chose pour cette fille, qui avait de son côté complètement oublié de me faire part de son prénom. Je le lui rappellerais plus tard. Je mis mes mains dans mes poches de pantalon, à la recherche d’argent, j’en avais encore assez pour des fleurs. Il faut dire que tout le vestimentaire que je lui avais offert plus tôt n’était pas donné, loin de là. Heureusement que j’emmenais toujours avec moi des sommes colossales, on n’est jamais à l’abri d’une petite folie du même genre.
On mit un certain temps à traverser la Tamise jusqu’à croiser une boutique vendant des fleurs. Lorsque je pus en voir un, je fis pencher la barque vers le bord du fleuve et je le fixais à un poteau avec la corde, lui faisant comprendre de m’attendre, et que je ne serais pas long.
Sans attendre une réponse je me levai pour me rendre dans la boutique, il y avait quelques personnes qui attendaient, mais ne voulant pas perdre mon temps, je sortis quelques pièces et aussitôt, je les lançai par terre : Et ils se jetèrent dessus comme un rapace sur une carcasse abandonnée au bord d’une route. Je m’avançai alors vers la vendeuse maintenant qu’il y avait de la place, et je lui demandai de me préparer un bouquet avec ses plus beaux œillets, lui détaillant comment je voulais qu’ils soient, et ce, au plus vite.
Ce qui se fit, je ne fus pas déçu de voir le bouquet venir à moi rapidement, et tout en le prenant, je laissai tomber d’autres pièces dans les mains de la gérante de cette boutique qui ne fut pas mécontente d’avoir fait vite. Sans attendre j’allai rejoindre la fillette qui attendait sur l’embarcation où je repris place tout en lui posant le bouquet sur les cuisses, souriant, et je détachai la corde qui retenait notre petit bateau pour le laisser à nouveau voguer comme bon lui sembler, et je m’assis à mon tour cette fois-ci, face à elle.
 
« Et si vous me donniez votre prénom maintenant ? Chose que vous n’avez toujours faite … Je pourrais, comme je vous l’ai dit avant, alors m’exprimer plus librement avec vous. C’est assez embêtant, je n’aime pas vouvoyer une jolie demoiselle telle que vous .. »
 
Des cris m’interrompirent. Je me tournai pour regarder la rue qui longeait la Tamise, et je pus voir un agent de police qui nous ordonnait de revenir et de descendre de cette barque. C’est vrai qu’elle n’était pas à moi à la base et que je n’ai même pas laissé un mot et de l’argent. Oups ? Et puis quoi encore. Je suis un noble je fais ce que je veux, comme je l’entends.
 
« Excusez-moi mademoiselle, mais bouchez-vous les oreilles. »
 
Je pris mon chapeau entre mes mains et j’y plongeai une main, avant d’en sortir un pistolet comme ceux que les pirates utilisaient, et je le chargeai en poudre avant de faire feu sur l’agent sans attendre et sans scrupule, prenant le grand soin de viser correctement de telle façon à ne pas le rater. Non mais. Un cloporte qui s’imaginait pouvoir me donner des ordres, uniquement parce qu’il prétend représenter la justice. Mais qu’est-ce que la justice ? Un concept pareil n’existe que dans les rêves et les cauchemars. L’être humain n’a pas droit à une telle chose, la seule justice qui puisse exister réellement c’est la chance, et l’homme n’est pas réputé pour sa chance.
Je tournai la tête vers la fillasse, mais visiblement j’allais passer pour un grand méchant après avoir tué un ‘’innocent’’ : Bravo Aleks.
Je fis tomber mon arme dans l’eau et je lui fis un grand sourire, plongeant mon regard dans le sien pour essayer de lui appliquer un minimum mes charmes. Pendant ce temps je pris une des deux rames à nos pieds et je me mis à ramer, tout simplement, pour accélérer l’allure, et vite être hors de portée. Il était seul à la base, avec un peu de chance, personne ne nous a vu, et personne ne nous rattrapera. Tout n’est pas perdu. Une fois éloigné, je nous ramenais au bord du fleuve et je me levais, tout en lui prenant un bras pour l’aider à faire de même et nous quittâmes la barque. Il valait mieux quand même nous cacher si jamais, moi je pouvais largement m’en sortir mais pas elle, mais heureusement, il y avait un hôtel vraiment non loin de nous, je me mis alors à la tirer dans cette direction sans lui demander son avis.
 
L’intérieur était plutôt chic et je n’étais pas mécontent. Je me rendis à l’accueil en continuant de tirer la demoiselle derrière moi afin de demander une chambre pour deux, ou un s’il n’y en n’avait plus. Ce qui fut le cas. Je demandais alors à au moins avoir la chambre individuelle la plus luxueuse qu’ils avaient en tendant à nouveau une somme outrageuse. L’argent régnait dans ce monde, et seul lui était la réponse à tout. Nous fûmes guider jusqu’à la chambre et je pris moi-même la peine de l’ouvrir, puis de refermer la porte après avoir fait rentrer la jeune fille devant moi. C’était une belle chambre, et nous avions une salle de bain personnelle et équipée. Je retirai ma veste pour la fixer dans un coin puis mon chapeau pour le déposer sur le lit, et je me tournai vers elle.
 
« Je voulais donc savoir ton prénom. Nous aurons la paix ici au moins, pas comme toute à l’heure avec ce goujat qui m’empêchait de te parler. Tu peux aller prendre un bain ou une douche si cela te fait envie, il y a ce qu’il faut. »
 

Je me tournai ensuite vers le miroir de l’armoire qui trônait dans la pièce, et je me fixai. Cet agent de police avait perturbé ma balade en bateau et maintenant je n’étais plus de très bonne humeur comme avant … Mes yeux se fermèrent et en quelques instants, je pris mon apparence d’enfant, et mes habits tombèrent sur moi qui n’étais plus assez grand pour les porter. Je m’en débarrassais donc sauf de la chemise que je gardais, les manches étaient beaucoup trop longues, mais au moins, elle m’allait jusqu’aux genoux. Je tournai faiblement la tête de côté pour la fixer, et je lui adressai mon innocent sourire et sincère, attendant toujours qu’elle veuille bien me faire part de son nom.

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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Ven 14 Juin - 17:26




J'attendais sur la petite embarcation qui nous servait à voguer sur le long fleuve endormit. Mais qu'attendais-je exactement? Le noble qui était parti m'achetais un bouquet d'oeillets? Ou bien attendais-je qu'un quelconque évènement se produis et qui m'extirperait de cette situation que je trouvais délicate et qui m'empêcherait d'être davantage redevable à cet inconnu? Pour tout vous dire, je l'ignorais moi-même. J'étais tiraillée entre mon instinct qui m'ordonnait de m'enfuir tant que je le pouvais encore et entre ma conscience qui me disait de rester afin de payer ma dette envers cet homme qui m'avait payé de si beaux et coûteux habits. Finalement, ce fut ma conscience qui gagna le combat. Je restais, alors, là, assise dans la barque, à attendre le retour de monsieur Ezequiel.
Je ne sais pas combien de temps exactement j'attendis. Je n'ai jamais vraiment été très patiente ou impatiente, en fait, tout dépendais surtout si j'attendais quelque chose d'important ou qui m'intéressait, ainsi que de mon humeur. Toutefois, je n'eus pas à attendre très longtemps, non pas que je mettais ennuyé durant ce court instant où je n'avais que pour seule compagnie la solitude avec laquelle j'avais fixé les personnes qui passaient, comme des nobles, des personnes moins aisées, les commerçants s'occupant de leur boutique et même un policier qui veillait à ce que tout ce beau monde soit à sa place, mais au bout d'un moment, regarder les habitudes des autres devient lassant. Il me rejoignit donc sur la barque, le bouquet d'oeillets dans les mains qu'il déposa ensuite sur mes genoux, je le remerciais timidement, n'osant pas lever mon regard vers lui, le laissant plutôt sur les fleurs qui étaient sur mes genoux. Elles étaient belles. Vraiment très belles, de magnifiques oeillets striés, ils ont dû lui coûter cher, maintenant je me sens encore plus redevable envers lui... Après avoir détaché à nouveau la barque, il s'assit en face de moi, puis, m'adressa la parole.

« Et si vous me donniez votre prénom maintenant ? Chose que vous n'avez toujours faite ... Je pourrais, comme je vous l'ai dit avant, alors m'exprimer plus librement avec vous. C'est assez embêtant, je n'aime pas vouvoyer une jolie demoiselle telle que vous .. »

Mes joues rougirent à nouveau, mais heureusement il fut coupé dans son élan par des cris d'une personne qui nous interpellait. C'était un policer. Peut être était-ce lui que j'avais vu tout à l'heure? Je ne sais pas. Mais toujours est-il, qu'il nous ordonnait de revenir sur la berge. Ce qui me fit donc déduire que monsieur Ezequiel avait volé cette barque. Super, dans quel pétrin m'étais-je mise? J'aurais dû écouter mon instinct, finalement. Je m'attendais à ce que le membre de la Haute s'arrête, mais non, il se retourna vers moi pour me demander de me boucher les oreilles, je le regardais alors d'un air interrogateur, lui répondant:

- Pourquoi voulez-vous que je me bouche les... je m'arrêtais net quand je le vis sortir de son chapeau un pistolet.

Il n'allait tout de même pas tirer sur l'agent? A peine m'étais-je posée la question que je le vis faire feu, instantanément je me bouchais les oreilles et fermais les yeux, tremblant un peu quand j'entendis le coup partir, mon coeur battait maintenant beaucoup plus vite et beaucoup plus fort. Le teint pâle, je n'osais plus bouger, même quand j'entendis le bruit d'un objet qu'on laissa tomber dans l'eau. Puis, quand je sentis la barque bouger un peu je rouvris les yeux pour voir ce qu'il faisait, sans pour autant le regardais droit dans les yeux, il était en train de ramer, sûrement pour être sûr de semer d'autres policiers s'il y en avait. Au bout d'un certain temps, qui me parut être une éternité à cause de la peur, il s'approcha à nouveau de la rive puis il me prit le bras pour m'emmener avec lui, bien sûr j'essayai de m'enfuir, mais il avait plus de force que moi, je me retrouvais donc contrainte de le suivre. Nous nous dirigeâmes alors vers un hôtel qui ne se trouvait pas loin de l'endroit d'où nous venions de débarquer, j'eus alors un moment de panique, qu'allait-il faire de moi maintenant? Allait-il me violer, me tuer ou pire encore? Je commençais à regretter de plus en plus d'être restée avec lui. Il m'emmena à l'accueil, à mon plus grand malheur il ne restait que des chambres pour une seule personne, finalement, après avoir demandé la chambre la plus luxurieuse qu'ils avaient et après avoir payé, nous fûmes guidés jusqu'à la chambre, moi paniquant toujours intérieurement et évitant de trop le montrer, il me fit rentrer dedans puis alla fixer sa veste et déposa son chapeau sur le lit avant de s'adressait à moi.

« Je voulais donc savoir ton prénom. Nous aurons la paix ici au moins, pas comme toute à l’heure avec ce goujat qui m’empêchait de te parler. Tu peux aller prendre un bain ou une douche si cela te fait envie, il y a ce qu’il faut. »

Je me contentais de le fixer, essayant de garder un visage calme, bien que j'étais terrorisée et quelque peu consternée car le "goujat" comme il disait avait juste voulu faire son travail, ce qui était compréhensible non? Enfin, passons ce qui est fait est fait malheureusement. Ainsi, il désirait toujours connaître mon nom? He bien, bizarrement je n'avais plus trop envie de le lui donner. Il se retourna vers le miroir de l'armoire puis en quelques instants il se transforma en garçon. Attendez, en garçon?! je le regardais, bouche bée, en face de moi, à l'endroit exacte où se trouvait un homme d'âge mûr se trouvait maintenant un enfant de neuf ans, avec pour seul habit sa chemise qui était devenue trop grande maintenant. Il pencha la tête et me souris, je clignais alors des yeux pour me ressaisir, puis, je souris, un peu nerveusement.

- Ahum, veuillez m'excuser quelques instants... S'il vous plait. A peine avais-je fini de prononcer ces mots que je filais vers la salle de bain, refermant la porte derrière moi. J'étais dos à la porte, plaquée contre cette dernière, tout en me massant la tête, les yeux fermées, je me murmurais à moi-même, Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible je dois être en train de rêver. Oui c'est ça! Ce n'est qu'un rêve! Je vais me pincer et me réveiller dans mon doux lit!

j'approchais alors ma main de mon bras puis me pinça, ce qui me fit lécher un léger "Aïe", mais rien ne se passa. Je retentais alors ma chance, me pinçant plus fort un nouveau "Aïe" sortit, un peu plus fort que le précédent, mais j'étais toujours dans la salle bain et non dans mon lit. Conclusion, je ne rêvais. Je me mis alors à faire les cents pas dans la petite pièce, cherchant un moyen de me sortir de ce pétrin. Si je m'enfuyais, soit il me courrait après, soit il me tuerait tout bêtement, mais d'un autre côté je ne veux pas non plus restée avec ce psychopathe! Je m'approchais du lavabo, ouvris le robinet, puis, joignant mes mains  je m'éclaboussais un peu le visage. Ca faisait du bien, mais ça ne réglait pas mon problème. Je me remis à réfléchir, au bout d'un certain temps, je me décidais enfin à sortir. Je regardais monsieur Ezequiel, souriante, puis je m'inclinais avant de dire:

-Je suis désolée Monsieur Ezequiel, mais il commence à se faire tard et on m'attends sûrement à la maison. Je suis vraiment navrée de devoir quitter votre charmante compagnie.

Je me dirigeais vers la porte de la chambre et l'ouvrit. Après tout, c'était vrai qu'on m'attendais à la maison, Addyson et Peter devaient être morts d'inquiétude pour moi. En revanche ce qui était faux, c'est que je n'étais pas vraiment navrée de devoir le quitter, au contraire même, je n'avais qu'une seule envie  c'était de quitter cet hôtel et de m'éloigner le plus possible de ce fou. Après être sortie de la chambre et avoir veillée à refermer la porte derrière moi, je marchais, d'un pas plutôt pressé, dans le couloir, me dirigeant vers les escaliers que je commençais à descendre.
J'espérais de tout cœur qu'il n'avait pas eu l'idée de me poursuivre.

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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Sam 15 Juin - 8:53



« Ahum, veuillez m'excuser quelques instants... S'il vous plait. »
 
Elle se dirigea dans la fameuse salle de bain qui était à sa disposition comme je venais de le dire. Pauvre humaine, n’avait-elle donc jamais croisée d’êtres surnaturels tout comme moi auparavant ? Il fallait croire que non. Après, j’ai aussi tué un agent de police … C’était qu’un misérable humain parmi tant d’autre. Alors qu’elle … Elle n’avait pas l’air d’être ainsi, d’être pareil. Une humaine parmi les humains et au-dessus des humains comme quelques rares élus.
Je baissai la tête sur ma chemise et me mis à retrousser mes manches … Quoi que non. Je me mis même à les déchirer pour les avoir à peu près à ma taille, un peu plus grandes que mes bras, et enfin je les retroussai, et ainsi on ne voyait plus le fait que c’était déchiré. Pareil pour mon pantalon, je le déchirai, le retroussai vers l’intérieur, puis je le mis en serrant au plus possible ma ceinture. Par contre ma veste il était hors de question que je la déchire … Je la pris en main pour la déposer sur le lit. Aïe ? Ai-je bien entendu ? Que pouvait bien faire la demoiselle dans la salle de bain ? Je rêve je pince je me réveille ? C’est qui, qui avait osé lui apprendre ce ‘’remède de grand-mère’’ ? Un autre aïe. Elle était persistante.
Le bruit des cents pas. L’eau du robinet duquel on fait couler de l’eau. Le silence, et la porte qui s’ouvre finalement alors qu’elle sortait de la pièce pour revenir dans la chambre.
 
« Je suis désolée Monsieur Ezequiel, mais il commence à se faire tard et on m’attend sûrement à la maison. Je suis vraiment navrée de devoir quitter votre charmante compagnie. »
 
Et sans attendre que je puisse m’exprimer elle se dirigea vers la porte et quitta la chambre. Lui avais-je fais peur ? Hunhun. J’aurais quand même dû ramener ma valise au final, je vais devoir sortir et je n’avais pas envie de reprendre mon apparence adulte, de toute façon mon pantalon était déchiré maintenant, la chemise encore ça n’aurait pas dérangé je l’aurais laissé ici et je n’aurais pris que ma veste, mais un pantalon déchiré, ce n’était pas très noble et pas très chic. Il valait mieux éviter de lui courir après, elle pourrait se mettre à courir en hurlant et ça éveillerait les soupçons … D’un pas assuré, je me dirigeai vers l’une des fenêtres de la chambre et je l’ouvris pour regarder plus bas, elle donnait sur une petite ruelle qui longeait l’hôtel, personne ne me verrait sauter. Ce que je fis, sautant sur le rebord de fenêtre puis dans le vide avec ma canne mais sans mon chapeau, et je me réceptionnai plus bas. L’atterrissage étant réussi, je sortis de cette rue pour aller vers l’hôtel et y entrer, je lançai quelques regards vers l’accueil, m’assurant que personne n’avait encore prêté attention à ma présence, et c’était le cas. Quant à la demoiselle, elle n’était pas encore arrivée ici, elle devait être encore dans les escaliers alors. Furtivement, je m’élançai entre les personnes qui me permirent de me faufiler discrètement justement vers les escaliers et je les remontai en souriant, faisant tourner ma canne dans ma main. Et très vite, je tombai nez-à-nez avec elle. Une dizaine de secondes trop tard et je la ratais. Quelle chance j’avais. Me mettant devant elle pour lui bloquer le chemin, je levai ma main libre et je serai le poing, sauf l’index que je gardai tendu vers elle, avant de le relever faiblement comme un contrecoup lorsque l’on tire au pistolet.
 
« Pan. »
 
Souriant doucement je la fis se retourner et je l’entraînai de force à l’étage pour la ramener jusque dans la chambre. Elle n’avait pas le choix. Une fois de retour dans la chambre, je m’assurai de bien verrouiller la porte derrière nous et je pris la clé avec moi. Elle pouvait toujours essayer de sauter par les fenêtres tout comme je l’avais fait plus tôt, mais elle ne serait pas indemne suite à la chute. Même moi je m’étais fait mal en me rattrapant sur les pieds au sol, j’étais pieds nus, après tout, même mes chaussures étaient maintenant trop grandes, et je pouvais difficilement les rafistoler à la va-vite en les déchirant, là non plus, ça n’aurait pas été très classe. Je laissai tomber ma canne et je me jetai presque d’un coup en la lâchant sur mon couvre-chef pour le récupérer et le remettre sur ma chevelure blanchâtre. Je n’aimais décidemment pas m’en séparer trop longtemps sauf occasion exceptionnelle. Mais lors de telles occasions, je ne le portais pas un moment pour ensuite m’en séparer, non, je ne le mettais pas du tout. C’était plus strict mais au moins comme ça, je ne ressentais pas le besoin de le remettre, du fait que je ne l’avais pas encore mis. M’asseyant sur le lit, je croisai les jambes et je retirai mon pantalon, même avec la ceinture serrée au maximum, c’était invivable. Finalement je restai en chemise, et je la fixai en croisant les jambes, amenant ma longue chevelure par-dessus l’une de mes épaules pour la laisser dévaler par-dessus mon torse et finir jusqu’entre mes cuisses. Ils avaient poussé. Cette pensée me fit sourire un peu dans le vide, puis se sourire se tourna et s’adressa à elle. Je lui fis signe de venir s’asseoir elle aussi sur le lit, tapotant la couverture à mes côtés tout en gardant sur mon visage un air purement enfantin.
 

« Dit-moi ton nom et ton prénom, je vais faire une lettre dans laquelle je me dirais garant de ta .. ‘’sécurité’’ pour ce soir et que je te donne un logement. Les rues sont malfamées à une heure pareille de toute façon maintenant, tu voudrais prendre le risque de rentrer seule et finalement te faire violer dans un coin de rue, puis peut-être avec un peu de chance laissée en vie et pas kidnappée pour être vendue en tant que simple objet ? Crois-moi, tu ferais mieux de rester ici, je ne suis qu’un enfant, et même si tu es à croquer surtout quand tu rougis, je ne te mangerais pas. Ton nom ? ~ »

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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Dim 23 Juin - 23:30




Rencontre imprévue et peut-être décisive? - Aleksand Ezequiel.
J

e descendais les marches à une allure dont je m'en croyais incapable. Je voulais m'enfuir le plus loin possible, m'éloigner de ... Cet enfant? Adulte? Une chose est sûre je ne voulais pas rester avec lui et je craignais le pire pour ma personne si je le faisais. Je ne sais ce qu'il me ferait, mais je n'avais pas voulu m'attarder pour le savoir. J'entendais les marches grinçaient à chaque pas que je posais, j'évitais les quelques personnes qui, tout comme moi bien que ce n'était sûrement pas pour fuir un potentiel agresseur, avaient décidés de descendre de quelques étages. Les marches étaient un peu raides, et avec mon élan c'était difficile de faire attention à ne pas rater une marche ou à déraper sur l'une d'elle, mais, heureusement, je me tenais à la rambarde en bois qui était à ma gauche et qui était quelque peu rugueuse au touché, mais aucune écharde ne vint transpercer ma peau afin de s'y loger. De ma main droite, je m'appuyais sur le mur sur lequel je n'avais pas, bien entendu, une aussi bonne prise que sur la rambarde avec ma main gauche.
Je jetais régulièrement des regards inquiets derrière moi pour voir s'il me suivait, mais jamais je ne vis la silhouette de l'enfant apparaître en train de me poursuivre. Enfin, c'était le cas quand je regardais derrière moi... Mais, alors que j'approchais du rez de chaussée, et tandis que j'approchais du Rez-de-chaussée, tout en me disant que j'aurai bientôt quitté cet hôtel, je tournais une dernière fois la tête, puis, au moment où je retournais ma tête, je le vis. Le noble. J'ignorais comment, mais il avait réussi à se retrouver devant moi alors que je n'avais jamais cessé de me retourner pour surveiller mes arrières. Je faillis déraper dans les marches, mais, fort heureusement, je parviens à me rattraper grâce à la rambarde. Il se mit devant moi, me bloquant le passage. En temps normal, voir un petit garçon devant moi qui essayais de me bloquer le chemin m'aurais amusé et j' aurais sûrement jouée le jeu, mais là, je n'avais pas envie de le faire... Il leva la main vers moi, serra le poing sauf son index, puis, il fit semblant de me tirer dessus en imitant le recul qu'aurait fait un tir de pistolet tout en disant:

« Pan. »

"Touchée,coulée." Pensais-je par réflexe car, oui, malgré la situation, j'arrivée toujours à faire un peu d'humour, sûrement pour essayer de me rassurer un peu. Il sourit, dans son sourire rien indiquait qu'il voulait me faire du mal, et s'il avait vraiment voulu m'en faire, il n'aurait sûrement pas fait semblant de me tirer dessus mais aurait utilisé un vrai pistolet comme pour le pauvre policier plutôt. Il me prit la main, puis m'entraîna à sa suite dans l'escalier, mais pas dans le sens que je voulais malheureusement, nous montâmes donc les marches que j'avais descendu il y avait quelques minutes avant, mon cœur s'accélérait à chaque marche que je gravissais, et mon esprit se torturait lui même en se demandant quoi faire pour s'en sortir et qu'arriverait-il si cela n'était pas possible? Bientôt, nous atteignîmes la chambre, retour au point de départ, sauf que, maintenant, je ne pouvais plus m'enfuir. Après m'avoir fait rentrer, il ferma la porte et tourna la clé qu'il garda sur lui. J'étais prisonnière. Je restais debout tandis que le jeune homme alla s'asseoir sur le lit, Il portait les mêmes affaires qu'au moment où il était adulte, sauf que sa chemise et son pantalon étaient moins longs, il les avait retroussés certainement, mais finalement son pantalon resté tout de même trop long et ce malgré la ceinture qui était censé le soutenir, il ne portait plus sa veste en revanche, mais il avait quand même remis son chapeau sur sa tête. Il tapota le lit à côté de lui, m'incitant à venir m'asseoir, mais je restais debout, plaquée contre la porte dont je tenais avec une main la poignée la tournant machinalement dans l'espoir qu'il l'est mal fermé, mais je savais que ce n'était pas le cas. La seule issue de secours encore possible était la fenêtre, mais je dois avouer que je n'étais pas désespérée au point de vouloir sauter du haut de plusieurs étages. tout en continuant son geste il m'adressa à nouveau la parole:

« Dit-moi ton nom et ton prénom, je vais faire une lettre dans laquelle je me dirais garant de ta .. ‘’sécurité’’ pour ce soir et que je te donne un logement. Les rues sont malfamées à une heure pareille de toute façon maintenant, tu voudrais prendre le risque de rentrer seule et finalement te faire violer dans un coin de rue, puis peut-être avec un peu de chance laissée en vie et pas kidnappée pour être vendue en tant que simple objet ? Crois-moi, tu ferais mieux de rester ici, je ne suis qu’un enfant, et même si tu es à croquer surtout quand tu rougis, je ne te mangerais pas. Ton nom ? ~ »

Mon nom, toujours et encore mon nom. C'est qu'il était tenace lui ma parole, mais il marquait un point pour les rues malfamées et dangereuses pour les jeunes filles une fois la nuit tombée. En revanche, je n'étais pas tout à faite d'accord avec la partie "Je ne suis qu'un enfant", car, certes, il était un enfant en ce moment, mais qui avait été un adulte plutôt et qui avait réussi à me séquestrer tout de même... Finalement, après un long silence où j'attendais principalement que mes joues, qui avaient à nouveau rougis à ses paroles, reprennent leur teinte normal, puis, je m'approchais du bord du lit m'assis à côté de lui avant d'enfin me décidais à me présenter à lui, seulement je ne me rendis pas compte que je répondis en français à cause de la gène que j'éprouvais:

"- Je me nomme Sarah... Sarah Grandpré... et c'est gentil à vous mais je ne voudrais pas vous déranger non plus. D'autant plus qu'il n'y a qu'un seul lit, et, sans vouloir vous offenser, je n'aie pas vraiment envie de dormir avec un homme dans le même lit... "

Cette fois-ci j'étais sincère, je m'étais résignée au fait que j'allais devoir passer la nuit dans cet hôtel et passer du temps avec cet individu, mais, comme je l'ai précisé, hors de question qu'on dorme dans le même lit et dès que je trouverai un moyen de m'enfuir, je sauterai sur l'occasion. Je pourrais, d'ailleurs, essayer de lui voler la clé pendant un moment d'inattention de sa part, bon même si je devrais être prudentre car quelque chose me disait qu'il n'était pas le genre de personne que l'on pouvait facilement berner, loin de là même, mais si je m'y prenais bien peut-être y parviendrais-je? Je décidais alors de commencer par chercher un sujet de conversation. Après un certains temps de recherche, je lui adressa la parole:

"-Excusez moi, j'ai peur d'être légèrement indiscrète, mais vous n'êtes pas d'origine française n'est-ce pas? Enfin, c'est ce que laisse paraître votre nom et votre prénom. Ce n'est pas que j'ai un problème avec cela bien sûr, loin de là, mais je dois avouer que je suis assez curieuse et donc je me posais la question."

C'était un bon début et si j'arrivais à obtenir la clé,comme je le prévoyais, il ne me resterait qu'à trouver un moyen de sortir de cette pièce mais sans me faire remarquer. Hm, il se dit n'être qu'un enfant alors pourquoi ne pas jouer là-dessus? S'il a vraiment le caractère d'un bambin il doit aimer jouer, je pourrais donc jouer là-dessus. Par exemple, je pourrais lui proposer un cache-cache, et une fois que je serais sortie de cette chambre je n'aurais qu'à en reprendre une autre, j'ai pris mes économies avec moi avant de partir, elles se trouvaient dans l'une des poches de mon pull... Qui se trouvait lui même dans la boutique où monsieur Ezequiel m'avait acheté ma nouvelle tenue plutôt dans la soirée. En me rendant compte de l'erreur que j'avais commise, je me pris la tête entre les mains jurant mentalement.

Pouvait-on faire plus tête en l'air que moi? En tous cas, une chose était sûre, je pouvais faire une croix sur mon plan d'évasion.

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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Jeu 12 Sep - 14:25



"- Je me nomme Sarah... Sarah Grandpré... et c'est gentil à vous mais je ne voudrais pas vous déranger non plus. D'autant plus qu'il n'y a qu'un seul lit, et, sans vouloir vous offenser, je n'aie pas vraiment envie de dormir avec un homme dans le même lit... "

Du français ? Gêné qui plus est. Heureusement que j’avais voyagé et que j’étais né dans une famille noble, j’ai eu droit à une bonne éducation, j’ai pu comprendre même si elle parlait un peu vite. Je devais néanmoins énormément me concentrer sur ses mots et fixer ses lèvres comme une double lecture afin de m’assurer une parfaite compréhension. Sarah Grandpré donc … Cela ne me disait rien du tout. Une parfaite inconnue. Mais elle avait un joli prénom, pas trop difficile à retenir, pas trop complexe à prononcer, et assez agréable à entendre. Comme le fait de la regarder, c’était très agréable : La robe, et tous les accessoires qui l’accompagnait, que je lui avais acheté lui seyait parfaitement. J’étais content de moi et de mon bon choix, et j’espérais qu’elle l’aimait tout autant que moi. Mais revenons-en à ses paroles … Elle avait vraiment envie de partir, elle insistait à dire qu’elle ne voulait pas me déranger, alors que j’étais quand même celui qui l’avait amené ici à l’origine. Pourquoi aurais-je fais quelque chose qui me dérangeait ou qui allait me déranger en toute évidence ? Les êtres humains manquent parfois de logique, à moins qu’ici il y en ait une que je ne pouvais pas comprendre, qui m’était interdite. Dormir dans le même lit hein ? Voilà une idée que je devais juger et qualifier de tentante. Que je pouvais juger comme telle. Une idée tentante et à garder de côté sous la main pour plus tard.
Tandis que je réfléchissais tout en restant parfaitement silencieux, sans la quitter du regard pour rester attentif à ses gestes et ses paroles, elle rajouta :

"-Excusez-moi, j'ai peur d'être légèrement indiscrète, mais vous n'êtes pas d'origine française n'est-ce pas? Enfin, c'est ce que laisse paraître votre nom et votre prénom. Ce n'est pas que j'ai un problème avec cela bien sûr, loin de là, mais je dois avouer que je suis assez curieuse et donc je me posais la question."

Je pouvais donc en conclure avec certitude qu’elle était originaire de France. Et qu’elle savait faire preuve de bon sens. C’était une bonne chose à savoir, je n’aime pas les humains aussi peu futés qu’un crapaud voulant se faire aussi gros qu’un bœuf. Ce n’était pas non plus la logique et la réflexion du siècle, mais ça montre qu’elle peut faire attention à de petits détails. Une petite curieuse donc. Ce n’était vraiment as une question de quelqu’un cherchant à faire une remarque sur tout et n’importe quoi, mais vraiment de la simple et pure curiosité. Et j’aime ça, les gens curieux. Et je me demandais jusqu’à quel point elle pourrait le devenir à mon égard. Prenant une fine inspiration, je me concentrais et faisais tourner ma langue dans ma bouche, j’allais lui répondre et lui parler en français, en espérant qu’elle n’aurait pas trop de problème pour me comprendre malgré mon accent très espagnol, un espagnol un peu ancien qui plus est depuis.

« Ne t’en fais pas .. tu ne me dérange pas le moins du monde. Donc donne-moi une adresse, je vais demander du papier et de l’encre afin de faire envoyer .. une lettre .. à ta famille, qu’elle ne s’inquiète pas sur ta bonne sécurité. Nous verrons plus tard pour le lit .. quand tu seras .. hum .. fatiguée. Ce n’est pas dit que je trouve l’envie de dormir, je te laisserais alors le lit .. ce n’est pas un .. un .. un problème … Et comme tu l’as si bien fais remarquer de par mon nom et mon prénom .. en effet, je ne suis pas Français .. même si je m’applique actuellement à le parler convenablement pour toi. Je suis né en Espagne, dans ce que l’on nomme la Cantabrie .. dans les montagnes, sur le pic de la Torre Blanca. C’est là-bas que s’était installée ma famille depuis plusieurs générations déjà. J’espère que .. je ne fais pas trop d’erreurs de prononciation .. c’est plutôt difficile tout de même. »

Je pris en main mon chapeau que je portais toujours sur la tête et je le tournais, afin d’y faire tomber la clef de la porte qui était verrouillée. Stupide ? Non. Je retournais encore une fois mon couvre-chef, et je le secouais vers le sol, mais rien ne tombait, pas une clef, pas un grain de poussière. Ainsi je n’avais plus à me préoccuper de cet objet ou du fait qu’elle pourrait s’enfuir … A moins qu’elle ne décide de se défenestrer. Ce qui m’étonnerait grandement. Peut-être avait-elle des tendances suicidaires ou masochistes ? Qui sait. Je ne savais pas tout d’elle non plus.
Je me levais pour poser mon chapeau plus loin, et je me débarrassais de ma chemise : Le pantalon et tout le reste suivirent très vite le mouvement, me laissant nu alors que je tournais le dos à Sarah. Puis, sans aucune forme de pitié, je repris apparence adulte, presque instantanément, comme par magie. Ce ne fut pas trop douloureux. A la fin de ma métamorphose, je passais mes mains derrière ma nuque, sous ma longue chevelure pour la secouer un peu n’importe comment et l’avoir en bataille, même si ainsi, mes cheveux paraissaient coiffés et pas vraiment en désordre. En un soupire je m’avançais vers le miroir le plus proche afin d’y regarder mon visage avec un regard légèrement ennuyé, et finalement, je me tournais vers Sarah, lui adressant de nouveau le même sourire que celui que je portais depuis que je l’avais rencontré dans la petite boutique, sauf que ce sourire comportait un peu de malice et de provocation.

« Tu devrais prendre un bain tu sais ? Si tu veux, je te ferais également chercher tes vêtements que nous avons laissés .. là où je t’ai offert la robe, si jamais tu ne veux pas sortir et .. rentrer chez toi ainsi demain matin. Bien entendu tu emporteras cette tenue avec toi, c’est un cadeau après tout. »

Je m’étirais à la fin de mes paroles qui étaient à nouveau en français, je trouvais avoir marqué moins de pauses cette fois-ci, peut-être que d’ici demain, j’arriverais à dire une phrase sans m’arrêter à un mot trop difficile à prononcer ou inconnu. Je m’étirais une seconde fois … Comment ça je ne fais preuve d’aucune pudeur ? Elle ne serait pas la première femme à me voir nu. Par contre, il se pourrait bien que je sois le premier homme nu qu’elle, elle voit de sa vie. Elle a encore de la chance, ça aurait pu être pire, vue ce que l’on peut croiser dans les rues de Londres, surtout à cette heure-ci. Elle ne pouvait donc pas trop se plaindre, elle avait droit à du haut de gamme si je puis m’exprimer ainsi. Dans un fin rire qui lui était adressé, encore une fois avec malice et amusement, je m’avançais vers le dispositif de communication propre à chaque chambre qui n’était qu’une sorte de … D’ovale creux en cuivre relié par un fil qui allait jusqu’à l’accueil, relié à un autre ovale du même genre pour permettre une entière disponibilité du service offert par l’hôtel. Très pratique non ? Je demandais à ce que l’on fasse couler un bain de lait, précisant que je voulais que celui-ci soit parfumé à la vanille, ainsi que quelques pâtisseries au choix, mais en quantité, et finalement une tailleuse, la tailleuse de la petite boutique où nous étions, en rajoutant que je voulais que l’on ramène des vêtements qui y avaient été laissés dans la soirée, précisant l’achat qui allait avec afin qu’il n’y ait pas d’erreurs et que Sarah puisse bien récupérer ses affaires.
Je raccrochais en me disant que ça serait tout, mais aussitôt je repris l’objet de communication en main, afin de rajouter la demande d’une bouteille de vin rouge vieille d’au moins un demi-siècle, de préférence laissé à maturation dans un tonneau en sapin, et que la bouteille soit fermée à la cire. Qu’importe le prix, je voulais de la qualité. De la haute qualité. Mon regard se posa à nouveau sur Sarah.

« Ramenez-nous également 5 coussins, des petits et extrêmement moelleux. Aussi un assortiment de robes de nuit et un para-vent. Je souhaite également un chevalet et une toile de 75 par 2 mètres, et le plus bel et complet assortiment de pinceaux que vous pouvez me trouver. Bien entendu, de la peinture, de qualité aussi je vous prie. Et des fleurs. Je veux 25 bouquets de 9 roses rouges, avec épines, et feuillues. Et elles doivent dégager un parfum de rose. Je veux aussi une cinquantaine de bougies. Vous avez 15 minutes pour m’amener tout cela. Pas une de plus. »

Je lâchai un soupire de dédain et de supériorité à l’entente d’un : << Bien Monsieur Ezequiel. >>
J’adorais entendre cela. Des humains qui s’écrasent face à la noblesse, au pouvoir, à l’argent. Que demander de plus ? Mh … Je continuais de regarder la jeune Sarah, et l’envie d’être désagréable me monta à la tête.

« Aussi, je veux un piano. Oui, vous m’avez bien entendu, je veux un piano. Et ne discutez pas, c’est un ordre. Je tiens à préciser que je ne veux aucune marque et rayure sur l’instrument quand il arrivera dans la chambre. Sinon vous pouvez mettre la clef sous la porte, et voir votre établissement être détruit demain à l’aube. Vous avez 10 minutes pour le piano. Exécution. »

Voilà qui était mieux et plus adapté. Je laissais tomber le dispositif de communication, et je me mettais à fouiller les placards et tiroirs à la recherche d’un peignoir ou d’une serviette, ce que je finis par trouver afin de l’enrouler autour de ma taille. Enfin de la pudeur me direz-vous ! Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Je vous le demande. Je me baissai vers mon tas de vêtements pour en sortir ma montre à gousset, et surveiller l’heure afin de voir s’ils allaient tenir les délais que je leurs avais imposé, mon regard se posant à nouveau sur Sarah.

« Tu prendras ton bain le temps qu’avec la tailleuse, on s’occupera de me refaire une tenue adaptée pour cette forme. Tu pourras en profiter et prendre ton temps, j’espère que tu aimes la vanille aussi, je ne t’ai pas demandé ton avis. Il y aura des pâtisseries aussi. Ils te ramèneront des robes de nuit que tu pourras essayer jusqu’à trouver celle que tu veux. J’espère que cela te convient, si tu veux quelque chose en plus et de particulier, expose ta ou tes demandes, je m’en chargerais. Autant dire que tu peux presque tout avoir. Alors fais-toi plaisir, ce n’est sans doute pas tous les jours que l’on peut, tout, se permettre. »

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MessageSujet: Re: [Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]   Mer 30 Oct - 2:02




Rencontre imprévue et peut-être décisive? - Aleksand Ezequiel.
« N


e t’en fais pas .. tu ne me dérange pas le moins du monde. Donc donne-moi une adresse, je vais demander du papier et de l’encre afin de faire envoyer .. une lettre .. à ta famille, qu’elle ne s’inquiète pas sur ta bonne sécurité. Nous verrons plus tard pour le lit .. quand tu seras .. hum .. fatiguée. Ce n’est pas dit que je trouve l’envie de dormir, je te laisserais alors le lit .. ce n’est pas un .. un .. un problème … Et comme tu l’as si bien fais remarquer de par mon nom et mon prénom .. en effet, je ne suis pas Français .. même si je m’applique actuellement à le parler convenablement pour toi. Je suis né en Espagne, dans ce que l’on nomme la Cantabrie .. dans les montagnes, sur le pic de la Torre Blanca. C’est là-bas que s’était installée ma famille depuis plusieurs générations déjà. J’espère que .. je ne fais pas trop d’erreurs de prononciation .. c’est plutôt difficile tout de même.»

Il venait de me répondre en français? Interessant il était rare de voir quelqu'un parler ma langue natale. Remarque, cela n'était pas si étonnant que ça, après tout c'était un membre de la noblesse et il devait avoir reçu l'éducation qui allait avec. Je le vis prendre son chapeau et y mettre la clé de mon salut à l'intérieur. Au moins, maintenant je savais où elle se trouvait et cela n'allait peut-être pas être si difficile de l'avoir... Mais, attendez ! Il vient de retourner son chapeau et de le secouer vers le sol mais rien n'en était sort ! Je fixais d'un air incrédule le chapeau. Comment la clé avait-elle pu disparaître? J'étais, certes, naïve mais pas au point de croire qu'elle pouvait disparaître comme pas enchantement ! A nouveau ma curiosité prie le dessus et je ne pus m'empêcher de m'exclamer:

-La clé... Mais comment?!

En réalité je n'avais pas vraiment voulu poser cette question, mais la surprise que je venais de ressentir me fis penser à voix haute. Il se leva pour aller déposer son couvre-chef et il se débarrassa, par la même occasion, de ses vêtements à nouveau. Bien entendu je rougis, mais moins violemment que si ça avait été un homme d'âge mûr comme il l'était il y a quelques minutes auparavant.
Soudain, je crus que j'allais faire un malaise. Monsieur Ezequiel venait de reprendre son apparence d'adulte devant mes yeux de jeune vierges, car oui je n'avais jamais goûté aux plaisirs de la luxure et je ne m'en plaignais pas, la légère teinte rouge de mes joues devint subitement très vif et j'eus immédiatement le réflexe de détourner mon regard pour le poser ailleurs de manière à éviter l'évanouissement.
Quand je l'entendis se déplacer j'osais un regard dans sa direction, évitant bien sûr de regarder en dessous du bassin, ne pas avoir un oeil sur ses gestes me rendaient plus mal à l'aise que de ne pas regarder son corps dénudé. Il s'était dirigé vers le miroir de façon à observer son reflet avant de se retourner vers moi pour m 'adresser un sourire qui me fit à nouveau détourner le regard.

« Tu devrais prendre un bain tu sais ? Si tu veux, je te ferais également chercher tes vêtements que nous avons laissés .. là où je t’ai offert la robe, si jamais tu ne veux pas sortir et .. rentrer chez toi ainsi demain matin. Bien entendu tu emporteras cette tenue avec toi, c’est un cadeau après tout. »

Je remarquais qu'il butait moins quand il parlait et je dois avouer que de l'entendre parler ma langue natale me rassurer un peu. Mais qu'un peu. Je continuais toujours de le regarder au niveau du torse, la couleur de mes joues n'ayant pas diminué pour autant, il se dirigea vers le... Le... Le machin qui sert à communiquer avec le personnel de l'hôtel afin de pouvoir profiter pleinement des services de ce dernier. Il demanda un bain parfumé à la vanille avec quelques gâteaux et il demanda également la tailleuse que l'on avait vue plutôt dans la soirée, il fallait qu'elle vienne avec mes habits que j'avais oubliés là-bas ce qui me soulagea car mes économies étaient avec ses vêtements et j'espérais que la tailleuse était honnête et ne me les avait pas volés. Puis il demanda une bouteille de vain ainsi que de nombreux autres objets tels que des coussins, des roses, des robes nuits, un paravent, un chevalet et de quoi peindre ainsi que des bougies. En soit ça ne m'aurait pas spécialement dérangé mais le fait qu'il me regardait en disant cela ne me disait rien qui vaille. De plus il avait demandé à ce que tout cela soit livré en une quinzaine de minutes, sauf pour le piano dont l'envie de vouloir en jouait venait de lui prendre et qu'il réclama d'avoir en dix minutes en bon état. Cet homme semblait considérer avec dédain la vie des autres, il avait tué sans aucun remord un policier mais en plus il menaçait de fermer un hôtel juste à cause d'un simple caprice, tout cela dans la même soirée. Je détestais ce genre de comportement, toutefois je ne dis mot, ne souhaitant pas offusquer monsieur Ezequiel craignant ce qu'il pourrait me faire.
Finalement il eut enfin la décence de se couvrir, ce qui me mis un peu plus à l'aise. Puis il s'adressa à nouveau à moi:

« Tu prendras ton bain le temps qu’avec la tailleuse, on s’occupera de me refaire une tenue adaptée pour cette forme. Tu pourras en profiter et prendre ton temps, j’espère que tu aimes la vanille aussi, je ne t’ai pas demandé ton avis. Il y aura des pâtisseries aussi. Ils te ramèneront des robes de nuit que tu pourras essayer jusqu’à trouver celle que tu veux. J’espère que cela te convient, si tu veux quelque chose en plus et de particulier, expose ta ou tes demandes, je m’en chargerais. Autant dire que tu peux presque tout avoir. Alors fais-toi plaisir, ce n’est sans doute pas tous les jours que l’on peut, tout, se permettre. »

Je fus hésitante quelques secondes avant de lui réponde:

- Heu, d-d'accord... Me... Merci.

A force d'être déconcertée par cet homme j'avais pris l'habitude de balbutier et de détourner le regard à chaque fois que je m'adressais à lui.

- Je suppose qu'il ne reste plus qu'à attendre, non?

Je vins alors m'asseoir sur le lit tournant le dos au noble espagnol de façon à lui cacher ma gène et les rougeurs de mes joues, ce n'est pas que je commençais à fatiguer d'être debout mais je commençais à fatiguer. Je ne dis aucun mot ni fit de geste jusqu'au moment où l'on frappa à la porte. Un employé de l'hôtel entra, il possédait les doubles des clés, suivit par la tailleuse, qui n'avait pas oublié de ramener mes biens oubliés. Tandis que la femme partie s'occuper de monsieur Ezequiel, l'homme de l'hôtel prépara le bain et quand il repartit je me dirigeais à mon tour vers la salle de bain.

- Je.... J'y vais.

Sans attendre de réponse je me pressais de rentrer dans la salle de bain, refermant derrière la porte que je verrouillais grâce au loquet installé dessus. Puis j'entrepris de me déshabiller ce qui n'était pas mince à faire, n'ayant jamais porté ce genre d'habit je m'empêtrais un peu dedans en essayant de le retirer, une fois parvenu à m'en défaire je me dirigeais vers la baignoire et y plongeais, un peu hésitante, mais de toute manière c'était la seule chose que je pouvais faire. Peut-être vous demandez-vous pourquoi je n'avais pas profité que la porte de la chambre soit ouverte pour m'enfuir? Hé bien, au vu de l'échec de ma première tentative j'avais compris qu'il me fallait procéder autrement en trouvant une autre solution et quoi de mieux qu'un bain relaxant pour vous mettre les idées aux clairs?

Allongée dans la baignoire je fis le vide dans mon esprit, sentant la douce odeur de vanille me chatouiller les narines. Je ne touchai pas aux viennoiseries, à la fois parce que je n'osais pas en prendre mais à la fois parce que j'en avais pas spécialement envie. Oubliant quelques instants mes problèmes et la présence de monsieur Ezequiel dans la pièce à côté je finis toutefois par me poser la question: Comment faire pour sortir d'ici ? Bien sûr, j'ignorais la réponse mais je la cherchais et je sais que je la trouverai. En revanche je n'arrêtais pas d'espérer sincèrement que l'espagnol n'allait pas avoir la bonne idée de défoncer la porte de la salle de bain et qu'il allait respecter mon intimité sinon il était sûr que je faisais un malaise.

Après être restée un certain temps à réfléchir sans trouver de réponse je décidais que j'allais improviser en fonction de ce qui allait de passer. Je sortis donc de la baignoire, me séchai avec les serviette et me rhabillais avant de ressortir de la salle bain et de retourner m'asseoir sur lit, évitant toujours de regarder le noble.

- Je... J'ai fini.


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[Centre Ville] Rencontre imprévue, et peut-être décisive ? [PV : Sarah Grandpré & Aleksandr Ezequiel]

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