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 Au contact de la brise printanière, la rencontre d'une rare perle impériale et d'un fourbe type des bas quartiers [PV: Eleonore.M Von Elrich]

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MessageSujet: Au contact de la brise printanière, la rencontre d'une rare perle impériale et d'un fourbe type des bas quartiers [PV: Eleonore.M Von Elrich]   Dim 17 Juin - 19:09

Un, deux, trois, quatre, cinq. Deux enfants qui jouent à la marelle, qui s’amusent dans un gigantesque parc londonien, la végétation pure arborant de magnifiques fleurs bleues, rouges, mauves. Toutes les couleurs s’immisçaient dans ce fabuleux endroit qu’était le Hyde Park. L’effluve d’odeurs qui parvenait jusqu’à nos narines les caressait tendrement accompagnée de la brise printanière, des éclats de rire et des discussions s’entendait dans tout les coins, le souffle du vent faisait bouger les branchages des arbres et quelques pétales de milles couleurs en étaient emportées. Les immenses grilles se présentaient majestueusement pour y faire découvrir une fontaine sûrement faite de marbre, arborant une statue à la taille plus qu’imposante. Des nobles marchaient d’un pas léger et gracieux tandis que des cris se faisaient entendre d’un marché voisin. Le carillon du clocher de Big Ben annonça les alentours de midi tandis que les beaux gens se présentaient dans leurs plus classes vêtements pour aller à la messe du dimanche.

Le regard amusé, une lueur malsaine au fond de son regard mordoré, une seule personne pouvait avoir un sourire aussi terrifiant et scintillant que ça. Cette personne si peu fréquentable, ce drogué hors pair. Il jouait avec un petit animal, une minuscule bête aux prunelles rougeoyantes semblable à deux rubis incrustés dans ses orbites, ce petit rongeur d’un pelage opalin se nommait Less, parcourant les mains et les doigts de son maître celui-ci ne faisait vraiment pas attention à ses gestes, caché dans un immense châtaigner où il se fondait dans le feuillage. Cet homme, ce grand homme d’un mètre quatre-vingt se prénommait Lawrence, Lawrence Walker et ses pupilles détaillaient avec entrain l’endroit à la recherche d’une mignonne proie appétissante. Trop jeune, trop vieille, pas assez jolie. Son sourire se restait inerte face à la multitude de belles énergumènes qui se présentaient à lui, il en avait envie depuis longtemps, depuis quelques semaines qu’il n’avait pas eu de rapport, le dealeur en voulait un.

Et comme cela faisait longtemps, le pervers essayait de trouver la perle rare. Dans un silence effrayant, le drogué se terrait comme un loup guettant une grasse et appétissante brebis. Un seul faux mouvement et un cri strident résonna dans l’espace naturel, l’autre abruti venait de faire se briser la branche sur laquelle il restait statique depuis déjà une ou deux heures. Sa conscience s’eut défait avec le choque gravitationnel. Quand il rouvrit les yeux après nombres de minutes d’assomment, ses vêtements se retrouvaient être déchiquetés, un liquide carmin envahissait ses lèvres, sa bouche entrouverte émit un son de respiration étouffé et brusque comme noyé.

La douleur dans son crâne lui fit lever lentement la main elle-même recouverte de ce liquide vital, il ne s’était indéniablement pas loupé. Son front, ses joues, ses lèvres et ses mains se retrouvaient écorchées vifs et ses vêtements se teintaient de cette couleur rutilante, dans un râle il se redressa pour découvrir maintes de gens à ses contours. Dans un certain reflexe de survie, le brun se releva, son rat avait disparu, ce qui lui fit hausser un sourcil ainsi que naquit une inquiétude. Et s’il était mort ? Ses dents vinrent saisir sa lèvre inférieure alors qu’un goût cuivré envahissait sa cavité buccale, arrachant une grimace de douleur à l’hôte du liquide. Les personnes autour de lui le fixaient avec une telle hypocrisie que Lawrence aurait voulu les tuer, seulement une parole parvint à ses lèvres :

« Quoi…Vous vous êtes jamais casser la gueule vous ? » Prononça-t-il d’un air désinvolte.

Il essaya tant bien que mal de rester naturel malgré la sensation triturant ses chairs, jetant un coup œil vers la fontaine, celui-ci s’avança, boitillant involontairement. Ses pas se faisaient lourds et un nuage de fumée se dessinait sur la partie rocailleuse et sableuse quand le drogué avançait. Sous les regards plutôt étonnés des personnes présentes, le brun s’agenouilla avec une légère difficulté devant le point d’eau et se pencha au dessus, plongeant et prenant dans le creux de ses mains le translucide liquide qui se mourrait devant lui pour venir écraser ses doigts contre son visage ensanglanté, donnant une faible teinte érubescente à la liqueur naturelle. Franchement, même sans avoir ingurgité sa dose de drogue, Lawrence était encore un danger public.

Ses muscles endoloris sous la chute n’avait presque plus la force de le faire se relever, alors que se présenta à ses yeux…Une perle rare ! Une sublime femme aux allures royales, une noble sûrement. Sa chevelure d’un ébène profond tombait en une longue cascade sur ses épaules d’une coiffure dessinée à la perfection, un effet si naturel émerveilla les pensées de Lawrence. Ses immenses yeux d’un bleu unique au monde, fondant dans une couleur pourpre hypnotique, une nuance enchantant son visage. Sa peau prit d’une teinte morne, contrastant de ses lèvres d’un corail d’une intensité fulgurante. Sa robe semblait prendre la couleur d’une garance et épousait la moindre parcelle de son corps, le regard alléché du dealeur se déposa tout naturellement sur la poitrine de cette jeune noble, que par l’envergure de celle-ci, le jeune homme en était déjà complètement émoustillé, sa mâchoire s’étant entrouverte pendant que ses yeux parcouraient sans pudeur les courbes de cette affriolante proie. Le dessin de son anatomie n’en était que toujours plus excitante et l’électricité circula d’un coup dans celle du dealeur qui se releva, observant la démarche impérial de cette créature qui lui semblait fortement à son goût.

Il marcha jusqu’à elle, boitillant toujours d’une façon des plus minables qui soit puis s’inclina juste devant elle. D’un air charmeur et du plus naturel possible, il planta son regard dans le sien, son visage recommençant à saigner légèrement le picotait lui faisant arborer une discrète grimace. Alors que ses vêtements déchirés ne lui rendaient pas une allure vraisemblablement pauvre mais il tenta le coup, espérant ne pas avoir droit à un rejet habituel que lui renvoyait les autres dames qu’il abordait habituellement :

« Bien le bonjour, my lady » Lui adressa-t-il avec un fin sourire aguicheur.
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MessageSujet: Re: Au contact de la brise printanière, la rencontre d'une rare perle impériale et d'un fourbe type des bas quartiers [PV: Eleonore.M Von Elrich]   Mer 20 Juin - 22:36

Dix-neuf heures, la salle du Royal Opera House s’emplissait peu à peu de monde, qui entrait dans un joyeux chambard. Quelques personnes au balcon et à l’orchestre perdues dans les épais fauteuils en cuir grenat, se levaient saluant d’un vague geste de la main une connaissance, dans le petit jour du lustre luisant de tous ses feux sur la rotonde Mimosa, ou des nymphes en tenue légère s’entrelaçaient instrument en main autour d’un épais nuage Aurore. Les candélabres de Bronze projetaient d’agréables teintes aurore sur la scène luisante d’un éclat acajou. Accompagnant la rampe allumée, qui de ses jeux de lumières découpaient les ombres des machinistes en plein travail.
Des rangées de personnes se glissaient entre les sièges et avant scènes topaze, tandis que d’autres prenaient place aux balcons et aux loges, plongeaient dans une semi-obscurité ou seul le papier peint cinabre aux cadres orpiment, était visible entre ce défilé incessant d’ombres en tenues de cérémonie, coiffés de haut de forme.


Plus d’une heure s’écoulait ainsi, entre les vils ragots des commères. Les critiques bien trop précipités de quelques gentlemans qui s’extasiaient d’avance du spectacle qu’offrait le célèbre maître dramaturge Antonio Da Firenze.

Plus bas, on percevait le son sourd des portes qui claquaient, l’activité frénétique des laquais et des portiers occupaient à diriger les bourgeois de la belle société britannique. Des Hommes, redingotes impeccables et favoris superbes fumaient non loin d’une ouverture circulaire, tout en conversant avec entrain, élevant ou abaissant leurs voix suivant les propos qu’ils employaient.

Brusquement, étendant sa toute puissance sonore dans les recoins de la salle. Le Carillon du Big Ben résonna. Aussitôt tel une concession religieuse, les spectateurs s’en allèrent, dans le même bourdonnement de tantôt vers leurs places respectives.

Le chef d’orchestre leva son archer et les musiciens attaquèrent l’ouverture, le tapage de tantôt cessa net. Et l’activité se fît flegmatique entre le public habituel des avant-premières qui ne changeaient guère. Dans les coins des intimes on se retrouvait avec des sourires affectueux. Les dames s’amusaient à comparer leurs toilettes, les hommes à l’aise ne prenaient guère la peine de retirer leurs couvre-chefs. Londres était là, Londres de la bourse, des lettres et de la mondanité. Des Journalistes, des écrivains, des bourgeois ainsi que les hauts personnages de la noblesse. Bien plus de filles que de femmes honnêtes, des hommes politiques et des personnalités de la finance du pays. En une phrase, la belle société britannique emplie de vice et de désir.

« Les Cloches sonnent »


La mélodie, se fît plus présente plus intense. Les violons semblaient prendre une tonalité endiablée tandis que les harpes grésillaient inlassablement de leurs délicats timbres envoutant. Le pianiste valsait sur ses touches dans un air passionné. Les rideaux rubescents attirant les regards au travers des lunettes qu’ils utilisaient. Nettement, la silhouette enlacée de « La Cantatrice » apparut sur une toile admirablement peinte représentant avec une fidélité impressionnante la place de « Notre Dame ». Tandis que plusieurs figurants imitaient avec un grand soin les faits et gestes du peuple en plein jour. La demoiselle vêtue tel une gitane, entama de sa voix claire au vibrato aquatique son chant. Le laissant répercuter au travers de l’Opéra.

L’œuvre interprétée en ce soir de début de saison mondaine, était le fameux « Notre Dame de Paris » De Victor Hugo, cet écrivain français qui a su toucher le cœur de bien des lecteurs. Antonio, exprima le vive désir d’interprétée ce véritable bijoux de littérature. En y mettant tout son talent, distribuant les rôles en choisissant avec milles soins ses acteurs. Esmeralda était sans l’ombre d’une surprise malgré la vive impression qu’elle fît au public au fil de la soirée, incarnée par Miss.Von Elrich, Quasimodo par un autrichien, Frollo ainsi que Phoebus par des italiens et Clopin, par l’égocentrique Hongrois qui est véritablement la gaieté et la joie de vivre en l’univers sévère et appliqué de la troupe de Sir Da.Firenze.

Ces doctes explications, peuvent résumer en quelques bribes le spectacle donné en ce lieu. La voix de la belle, était une source euphorique de plaisir qui émouvaient le public aux larmes, le jeu d’acteurs faisaient monter une réelle concentration autour des convives qui se révoltaient lors des entractes, pris sentimentalement de ce qui s’est produit tantôt. Même les hommes les plus respectables et âgées maugréaient avec humeur des agissements de quelques vilains, d’autres encore préféraient laisser leurs pensées vagabondaient, vers l’image dansante d’une Esmeralda à la taille de guêpe dont les atours avaient étés soigneusement mis en avant par une robe qui enchevêtrée son corps.


Mais comme toute bonne chance à une fin, les rideaux tombèrent après un final des plus somptueux. Tandis que les artistes s’inclinaient respectueusement sous une rafale de pétales de roses enclenchés par les machinistes.



*
* *



« William pour l’amour du ciel cesse ainsi de sauter sur tous ce qui bouge ! Tu vas me faire mourir mon chéri ! »

La voix douceâtre et maternelle d’une femme bourgeoise, s’élevait plaintif au milieu du brouhaha causés par l’activité frénétique d’adorables bambins courant comme de bons petits diables au travers du parc jouant au cerceau ou à La crécelle, d’autres plus calmes notamment les petites filles se plaisaient à habiller leurs précieuses poupées ou imiter le cortège d’une noce. Se régalant de confiseries en riant dans une naïve innocence.

Tout ce petit théâtre d’une pureté candide se déroulait sous les yeux las de la Duchesse, assise en tailleur sur un banc en marbre sous la fraîcheur d’un pommier, elle scrutait à la fois pensive et nostalgique, la femme épongeait à gestes lents et mesurés la joue maculée de terre de son garçonnet, qui dans un élan de caprice tapait du pied en rouspétant inlassablement.

Détournant son regard vers le lointain céleste, la demoiselle se laissait absorber par la clarté du firmament au travers des fines ouvertures qu’arboraient les branchages entrelacées en arabesques endiablées. Plissant les yeux sous l’éclat aveuglant des rayons blanchâtres qu’arborait la voute céleste. Ce sentiment d’aigreur qui plane en elle, chaque fois qu’elle aperçoit des sourires sur le visage de famille nageant dans une véritable idylle…Décidément, que d’absurdités…

Pompeusement, dans une attitude qui lui est propre. Elle se releva tirant sur les pans de sa robe andrinople, abandonnant son confortable siège. Afin de se promenait au travers des chemins pavés de pierres polies, se délectant du paysage dont le vert Hooker tranchait sévèrement avec les toilettes fleuris des dames, et des couleurs pâles des roses luisantes d’une fine rosée, le tout formait un contraste plaisant pour plusieurs. Mais d’une banalité morne aux yeux d’Eleonore.

Alors que ses pensées vaquèrent à d’autres lieux, un énergumène et ce au sens propre du terme. Aborda la belle. Cette dernière le lorgna avec humeur. Se contenant pour ne pas le remettre à sa place.

Un drôle, un original. Les quelques adjectifs qui frappèrent l’esprit vif de la cantatrice et qui pouvaient aisément décrire le personnage qui s’était présentée à elle. Vêtu de loques qui lui donnait piètre allure…on aurait dit qu’il venait de mener la guerre aux indiens, une plaie encore béante luisait sur sa lèvre tailladée, son visage parsemé de gouttelettes d’eau, était sans l’ombre d’un doute. Une vue des plus plaisante, sa peau pâle voir même hâve faisait ressortir la profondeur de ses pupilles cuivrées. Ses lèvres avaient une délicate forme arrondie d’une fine couleur rosée…Ah venons-en aux points dont elle savourait, de part l’amusement qu’ils arboraient…

Un sourire aguicheur…Une démarche boiteuse digne d’un Quasimodo…Une taille incroyablement grande…Des cicatrices qui suintaient encore…
l’excentrique fût prise d’un vive intérêt, riant sous cape. Il avait l’air soul ou sous l’effet d’une quelconque drogue…


« Bien le bonjour, my lady »


Une moue anima ses lèvres, rien de plus spirituel à dire ? Quel classique façon d’aborder les demoiselles dans la fleur de l’âge…Pff…

« Mmmh, que me vaut le plaisir de votre présence ? »


Demanda-t-elle sur son habituel ton narquois, tandis qu’elle se saisissait d’un mouchoir dans le but d’essuyer le sang qui imbibé son teint laiteux.

« Vous êtes bien amochés…Mmmh, vous m’excuserez ce geste…Mais il faut tout de même une certain tenue en présence d’autrui… »

Marmonna-t-elle, en passant sans l’ombre d’une manière ou d’une gêne le tissu crème qui s’imbiba aussitôt de grossières plaques corail.
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