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 [Magazin de Jouets] Rattraper le temps perdu guéra t'il toutes les blessures ? [PV! Angelica Gotthelf & Alois Trancy]

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MessageSujet: [Magazin de Jouets] Rattraper le temps perdu guéra t'il toutes les blessures ? [PV! Angelica Gotthelf & Alois Trancy]   Ven 6 Avr - 14:14


Comment réagirez-vous si votre souhait le plus désespéré venait à se réaliser ? Comment serait votre réplique immédiate, de manière parallèle, de savoir que ce souhait est de nature volage, que le premier contact avait été la source de tout mais que vous n’étiez pas seul ? Quel serait votre riposte en ayant un sentiment persistant de se retrouver face à un sentiment similaire à l’amour des amoureux sans que ceci soit le cas ?
L’adolescent s’était conforté à ses questions peu après avoir croisé les yeux de celle qui l’avait accepté comme mère ; et indirectement, il avait fait jaillir les réponses à ses interrogations : respectivement, de la surprise et des larmes de joie ; de la jalousie ; un serrement de cœur. Angelica, une Reine, un Don Juan, un chat, une immortelle, sa mère, ayant un tempérament qui pouvait entraîner rivalité avec lui. Il avait agréé bon nombre de ces actes, il l’a comprenait, mais dans une minime partie, il était mal à l’aise.

La raison était liée aux deux dernières questions, qui depuis longtemps, avaient laissé un fossé dans le cœur de l’adolescent, qui s’agrandissait de jour en jour. Etait-il d’accord avec les méthodes de sa mère ? Non. Sa douce mère Angelica utilisait devant lui ce qu’il haïssait le plus : la mauvaise foi, prétende à un de ses amants qu’il était unique, et ce, à chaque, sachant qu’elle ne s’arrêtait pas uniquement à un ou deux. Et le comble pour sa personne, elle cherchait à lui dire « oui » pour avoir un de ses amants comme père, cassant ainsi toutes ses paroles de révélations de tantôt. Alois était jaloux, voire même capricieux, tellement que cette condition de se retrouver dans cette « masse » l’insupportait. Il ne pouvait pas le dénier, il avait l’impression d’être une simple « priorité secondaire », qu’elle se reculait de sa personne pour être vraiment heureuse, indirectement, une trace de haine contre son existence s’était imposée. C’était égoïste, mais Alois ne voulait pas passer après eux, il voulait passer avant eux car les tendres mots de sa mère sur le fait est, qu’elle était prête à tuer tous ses amants pour lui, il avait cessé d’y croire. L’adolescent avait noté des comportements qui lui avait cassé toute croyance en ces mots, préférant se taire, d’enterrer cette douleur…le garçon avait essayé d’arrêter sa mère, cependant, elle avait craqué avant d’être gracié…Elle avait insisté à nouveau, prenant ses punitions comme un mauvais temps à passer, Alois l’avait vu ainsi, ce qui les rendaient inutiles…Elle s’était trahie d’elle-même, c’était tout ce qui comptait aux yeux de l’adolescent. Il ne pouvait que terrer sa jalousie, que se retenir de péter un plomb, que d’arrêter de croire qu’il aurait une mère comme il en avait toujours rêvé. L’adolescent le savait parfaitement : Angelica avait façonné sa propre tombe par son moyen, s’était rendu servante d’un démon dont l’unique rencontre avait une des personnalités lui avait fait suffisamment cerner le personnage. Alois ne voulait pas se retrouver imbriquer dans un fouillis de problèmes, il préférait laisser couler…

C’était les pensées monotones du jeune noble tandis que, sa mère et lui, arrivèrent bientôt devant le magasin de jouet. Angelica se voulait une mère parfaite, et voulait rattraper le temps perdu en lui achetant tout ce qu’elle n’avait pas pu faire l’ayant perdu de vue, de ce fait, l’adolescent allait se retrouver avec des jouets de jeunes enfants…Rien que l’allusion dans la tête le faisait davantage souffrir que sourire, mais il se maîtrisait, il l’avait répété à sa mère tantôt que cela ne servirait à rien, mais elle s’était braquée…Comme si elle pensait qu’insister lui ferait avaler la pilule ! Alois inspira profondément, l’approche de ce lieu l’emmenant dans une longue nostalgie. La nostalgie, où, oui, son petit frère était encore là, qui effigiait un petit sourire triste en voyant des enfants de son âge ayant un nounours, et lui, fraichement optimiste, lui tirait les joues en lui promettant qu’un jour il lui en achèterait un. Un fin sourire triste naquit sur le visage de l’adolescent qui doucement baissa la tête dès que leur destination arrivé, ne tenant plus à avancer, le cœur serré, la rancœur envers soi, et la jalousie de son être encore plus persistante. Il ne pleurait pas, bien que l’envie s’y ressentait. Le noble demeurait juste ainsi, ignorant le regard des passants, allant jusqu’à s’évader du contact de sa mère adoptive.
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MessageSujet: Re: [Magazin de Jouets] Rattraper le temps perdu guéra t'il toutes les blessures ? [PV! Angelica Gotthelf & Alois Trancy]   Lun 9 Avr - 21:38

Le matin avait été frais, la brise humide de Londres s'était amincie pour passer sous les ponts, mais avait refroidit en effleurant la surface de la tamise. L'air humide traversait à présent les rues de la ville avec la force d'un cheval au galop, et s'engouffrait dans les vêtements des nobles. Le ciel gris reflétait sans cesse la monotonie des ruelles et du Londres en elle même. Cependant, ce triste paysage était égayé par l'humeur incroyablement bonne de la Grande Reine de Finlande. Vêtue pour la première fois de sa vie de couleurs vive, ses cheveux noués en chignons sur ses oreilles félines, et retombant ensuite en deux queues ondulées autour de son corps. Sa couronne de cristal posé comme une simple barrette sur le haut de sa tête. Sa robe était rouge carmin, et les bordures dorée, comme de l'or, les manches étaient larges sur ses épaules, puis se resserrait et devenaient lâche et translucide. Les pans étaient d'un rouge pourpre et se dégradaient en remontant, devenant plus clair, comme du magenta. Elle était de toute beauté, et les passants se retournaient sur son passage. Mais le plus beau, c'était qu'elle était en présence de son fils, son petit prince, et ça, ça faisait naitre sur elle un sourire digne du chat de Alice aux pays des merveilles. Pourtant, elle savait que celui-ci n'appréciait pas réellement son geste, et il semblait même être horrifié par son but. Gloria lui avait parler peu avant, et même si l'hybride avait totalement déchiffré le message de la voyante, elle voulait voir comme réagirait l'enfant à une journée en compagnie de sa mère. Angelica voulait comprendre comment satisfaire le plus possible son fils, elle voulait lui montrer qu'elle était désolé. L'hybride savait qu'elle l'avait blessé en trahissant sa promesse. Elle avait pourtant tenue les trois premières semaines de sa punition, mais la dernière, quelques jours à peine avant la fin, elle avait cédé. Quelques baisers tendre et des caresses féline qu'elle avait offerte à son unique amante, Tsubasa Shuiro, la seule ange qu'elle appréciait sincèrement. Elle avait apprécié, il n'y avait aucun doute là-dessus, mais le visage déconfit et trahit de son enfant lorsqu'il avait apprit la vérité l'avait ébranlé, et plus jamais elle ne voulait voir cette expression sur la mine d'Alois. Donc, elle avait décidé de compenser toutes ces années passé loin de lui le plus possible, l'idée de lui offrir des biens qu'il aurait due avoir à chaque anniversaire de sa vie lui avait traversé l'esprit, et l'hybride suivait toujours son instinct - ce qui expliquer en partie le fait qu'elle se mettait souvent dans la merde - même si celui-ci paraissait des fois hors de propos.

Ainsi, ils avaient quitté le manoir plus tôt dans la matinée pour une journée mère fils, elle l'avait sentie tendu, mais n'avait fait aucune remarque là-dessus. Leurs pas dans la rue étaient presque silencieux face au brouhaha que les passants faisaient sur leur passage. C'était plaisant, sauf quand l'un de ses horribles monstres pleins de bave -reconnaissez là la définition d'un chien - pointait son museau plein de dents jaunâtre et aboyer à leur encontre. Le garçon était silencieux, il n'avait pas dit un mot depuis qu'ils étaient partis, et contrairement à elle, il semblait de plus en plus déprimer et Angelica regrettait presque de ne pas avoir écouter sa voyante pour une fois. Ils marchèrent jusqu'à la boutique maudite, celle des jouets. Le magasin en lui même était assez modeste. la devanture était d'un bois sombre presque rouge par endroit, et les lettres qui composaient le nom de la boutique était peinte d'une teinture doré, qui contrastait joliment avec le tout. La vitrine était un peu poussiéreuse, mais on y voyait assez bien à travers pour distinguer tous les jouets. Devant la vitre, posée là en exposition, se tenaient une rangée de peluches animales adorables, et dont les couleurs chatoyante rappelait les contes de fées connus de tous. Au fond de la boutique, il y avait aussi des marionnettes, et leur jeu de ficelles, l'une d'elle représentant une petite fille rousse danseuse, dans un tutu rose et blanc, et avec une petite couronne d'or sur la tête. Juste à coté, dont les fils pendaient encore comme si elle était vieille, la marionnette d'un danseur étoile, vêtu comme un prince aux cheveux blanc. Un autre, au dessus de celui-ci était un chevalier, aux cheveux sombre noué en catogan et avec une plume à la place de l'épée. c'était amusant de voir tous ces personnages autour d'un gros livre à la couverture ancienne sur lequel était représenté le prince en question en plein combat avec une créature ailée noire, le titre de l'ouvrage étant "le prince et le corbeau" ouvrage apparemment inachevé par Drosselmeyer. Drôle de nom pour un auteur humain, mais encore fallait-il qui le soit évidemment...

Si l'on interprété tout cela, Alois devenait le prince, le garçon à la plume était surement l'un des gardiens lunatique, et le corbeau n'était autre qu'elle même, Angelica, Princess Kraëhe. C'était très injuste, elle ne voulait que son bonheur, et jamais l'idée même de lui faire du mal n'avait effleure son esprit, elle n'avait pas sut résister à la tentation, parce qu'elle été l'esclave de ses instincts! L'hybride sentit un léger vide l'envahir, et l'air frais de Londres enserra sa main comme une vieille amie. Alois avait lâcher sa main, et semblait totalement désemparé devant la vitrine de l'échoppe favorite des enfants. L'hybride et reine du commerce des âmes sut que c'était une très mauvaise idée de l'avoir emmener ici, elle pouvait sentir dans ses yeux toute la mélancolie que ressentait son fils à se tenir ici, et à présent, elle regrettait de l'avoir trainé jusque là. Mais il était trop tard, et faire marche arrière maintenant pouvait aussi déplaire à l'adolescent, alors que faire? Elle ne savait pas, pour la première fois depuis longtemps, elle ne savait pas comment agir. Il faut dire qu'elle avait rarement rencontré de lunatique comme lui, et jamais auparavant elle n'avait découvert son fils, après tout, c'était un lien si fort qu'elle avait manqué de défaillir. Sa vue perçante traversa la vitre complète et observa à travers les rayons et les étages les présents qu'elle allait offrir au garçon, il y avait au fond une petite boite, dorée, et sertie de lapis-lazzuli. Elle semblait pouvoir contenir quelque chose, car sur le bord de celle-ci, attachée à une chaine en or, trônait une petite clef en or dont l'acier former un petit cœur entrelacé avec une sorte de pierre liés dans les ronces. Était-ce une boite à musique? Ou un coffret à secret? Le seul moyen de le savoir était d'entrer et de demander au vendeur, mais elle ne pouvait laisser son fils dans cet état. Elle décida donc de lui poser la question de vive voix, pour être sur qu'il allait bien.

"Alois, mon ange, quelque chose ne va pas? "

Sa voix avait été légèrement enrouée, et elle savait que cela avait laissé son inquiétude au grand jour, Alois avait due donc se rendre compte qu'elle était inquiète pour lui. L'air froid de Londres semblait ne pas vouloir les lâcher, et le cœur de l'hybride se serra à cette vue, son fils, son précieux petit prince, n'allait pas bien. L'envie de le prendre dans ses bras n'était que plus forte face au visage de l'adolescent, elle voulait le serre contre elle, lui dire que tout allait bien, que personne ne le toucherait à nouveau. Mais ils étaient dans la rue, et une action comme celle-ci n'attirerait que plus les regards des passants, mais que faire d'autres, le garçon n'était décidément pas bien ici, devant cette boutique qui, surement, lui rappelait d'horrible souvenirs, des regrets. Prit d'une impulsion, et tant pis si tout le monde allait la regarder comme une aliénée, Angelica se mit à la hauteur du blondinet et l'enserra contre son cœur. Elle ne voulait pas lui faire de mal, elle ne voulait pas le blesser davantage en l'emmenant ici, ce n'était pas son but. Mais bel et bien le contraire, elle voulait apaiser ce cœur lunatique et brisé, elle voulait lui faire comprendre que amants ou pas, magie ou non, elle serait toujours là pour lui à présent. Elle voulait lui prouver qu'elle était digne d'être sa mère, qu'elle ne serait pas juste là pour faire joli et partir quand ça lui chanterai, mais qu'elle veillerait toujours sur lui, dans l'ombre, dans la lumière, partout, et qu'elle l'aimerait à l'infinie comme une mère aime son petit. Mais que faire lorsque son petit, justement, n'aime pas cette attention?

"Alois, si tu veux rentrer, je ne t'en voudrai pas... nous pouvons faire autre chose ensemble... que veux tu faire mon fils? "
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MessageSujet: Re: [Magazin de Jouets] Rattraper le temps perdu guéra t'il toutes les blessures ? [PV! Angelica Gotthelf & Alois Trancy]   Mar 10 Avr - 23:38


"Alois, mon ange, quelque chose ne va pas? "

La sonorité inquiète de sa mère le refit conscience de sa présence, toutefois, il ne répondit guère à sa question. Alois ne pouvait guère réagir autrement en ayant vu cette boutique, cependant, ne voulait pas se permettre de se montrer faible. Il l’était, il l’était vraiment, seulement, ce qui s’était tramé sur la promesse non tenue de sa mère avait touché son cœur, se répercutant sans merci sur son esprit. Déglutissant, en parallèle à ce geste, le noble ravala sa nostalgie de ces désirs perdus. Le casseur d’illusions ne voulait pas, ne désirait plus dévoiler ce côté malheureux, pas devant une traîtresse. Mesure d’éthique : tout traître était effacé.
Pourquoi, dans ce cas, Angelica avait-elle droit à une seconde chance ?
En conséquences allant dans sa faveur, il y avait en premier lieu ses remords ; en second temps, sa sincérité dont il ne pouvait point faire attraction.
De plus, Alois aspirait à aller jusqu’au bout : l’aggravation de son cas ou son repentis.

Trahison. Ce mot l’insupportait : synonyme d’abandon, d’exploitation.
Une condition banale pour le jeune prince des âmes, devenant radical pour la châtier. Expérience d’un douloureux vécu l’ayant forcé à prendre ses distances, à s’enfermer dans son rôle et sur soi pour éviter un cercle sans fin de répétition, pour cause que tous les domaines étaient touchés. Il fallait sous-entendre par là l’amitié, l’amour et les promesses. La provenance de ce vécu ? Ceci n’était aucunement lié à ses proches, ni même à son chéri. Fait relaté par trois autres rencontres en parallèle, l’adolescent ne déniant guère être un volage sincère, se retrouvant piégé par ces derniers dans un dégoût : la mauvaise foi. Fort heureusement, son cœur avait perçu dans les gestes des concernés la mauvaise idée des confessions, rendant un espoir d’amour parfait réduit à néant. Les faits lui ont donnés raison. En bon futur avocat d’une quelconque partie, Alois avait ses preuves : aucune motivation dans l’amitié qui n’était point développé, passivité dans l’amour, promesses pour « faire joli ». Cette expérimentation avait été la dernière d’Alois le Don Juan, qui s’était réfugié dans la fidélité. Il l’était déjà bien avant ce fait, toutefois, désormais il ne chercherait plus ailleurs. Alois était désintéressé, l’adolescent avait trouvé l’amour de sa vie, cela lui convenait. Irait-il jusqu’à la demande de mariage ? Non. Alois resterait libertin avec sa promesse remplaçant ce concept, qui était désormais close définitivement. Izume avait été l’heureux élu.

Une promesse est une promesse, devise qui coupait tout espoir d’explication, de justification si elle venait à être trahit. Il n’avait point d’essai à tenir une promesse, aucun « je vais faire de mon mieux », soit c’était fait, soit ça ne l’était pas. Essayer était prohibé, faire était imposé. Ce n’était point de mon mieux, c’était en me dépassant. Les yeux aiguisés du casseur d’illusions découvraient avec dramatisme qu’autrui oubliait cette maxime. Cette dernière donnait une règle simple : l’acte parlait.
Retourner la trahison étant comme de sa faute était automatiquement suspect. L’adolescent, demeurant un observateur adroit, utiliserait dès lors ses preuves contextuelles, gestuelles pour anéantir le réquisitoire d’autrui.
Encore heureux que sa mère avait assumé. Que se passait-il si cela venait à recommencer, et ce, trop souvent ? Le détachement. Considérer une promesse comme des mots comme les autres était déconseillé. Ne pas la respecter était suicidaire. Alois se détachait, se sentait objet, et haïssait. Tous les souvenirs étaient reniés ; la haine, la rancœur, l’indifférence remplaçant l’ancien sentiment. Il était impossible de rattraper la confiance perdue, dès que l’esprit se renfermait, c’était à jamais. Alois avait de ce fait deux moyens de le faire comprendre : cash, en finesse.

Alois préférait la seconde option pour des raisons obscures : la jouissance. L’adolescent n’allait pas par quatre chemins pour la première, il toucherait en plein fouet dans les failles de sa proie. Des sentiments ? Il s’en moquait bien. L’ange brisé savourerait uniquement les tourments, les lamentations de celui qui l’avait trahi. Pleurer, supplier, étaient trop faciles. Se soumettre sonnait dans l’acceptation d’une domination désintéressée, où l’individu serait réduit au statut de pion, où son avis ne comptait guère, et ce seulement dans un cas où il pouvait en tirer profit pour ses intérêts propres. Un désir qui reste au domaine du fantasme. Dans les faits, Alois faisait découvrir sa rancœur autrement. Aucun mot n’était dit. Aucun réel geste n’était visible. Dans le cas de son expérience, cela avait été dans un laisser-aller. L’adolescent avait continué à les voir, agissant normalement mais s’arrangeant pour les piéger dans les phrases et dans les gestes pour aller jusqu’au bout de la réalité jusqu’à sa lassitude. Un simple amusement comme tant d’autres…quand son esprit et son cœur étaient unanimes, la sensation d’aller les voir disparaît, tantôt le bonheur à leur présence. Enfin ses sentiments. Si vous posiez à l’adolescent ce qu’il éprouvait pour ses trois individus, la réponse serait fluide : Rien. Une raison d’aller les voir ? Aucune. Pourquoi ? Ils ont rien faits pour moi. Des mots en l’air, des gestes contredisant les mots, des attentes, une façon habile de gagner du temps, mais stratégie qui n’échappait point à Alois.

Alois sentit brusquement les bras de sa mère l’enlacer délicatement, pouvant sentir les pulsations du cœur de l’hybride. L’adolescent, par pudeur, par la condition de son rôle n’eut aucune réaction particulière excepté de regarder Angelica, l’air sombre.

"Alois, si tu veux rentrer, je ne t'en voudrai pas... nous pouvons faire autre chose ensemble... que veux tu faire mon fils? "

L’adolescent prit une grande bouffée d’air. Il n’allait pas se dégonfler pour preuve de nostalgie. Ce qu’il voulait faire ? Alois l’ignorait. Les sorties « normales » lui étaient régulièrement sans saveurs. L’idée même de sortir ne lui plaisait guère. Le lunatique soupira, ne pouvant aucunement dénier la sincérité qu’il percevait dans le ton de sa mère, elle s’en voulait véritablement.

- Pour répondre à ta première question, non, je ne vais pas bien. Ta trahison m’est restée au travers de la gorge, lâcha t’il sèchement avant de poursuivre sur un ton plus naturel, ne cherchant pas à avoir une voix douce et sensuelle, qui rendit sa tonalité sifflante et à demi-menaçante. Va pour le magasin de jouets. Partir me ferait encore plus mal.

Il n’en rajouta pas davantage, Alois avait dit ce qu’il avait à dire, sans pour autant gestuellement repousser ce câlin, tout en montrant avec vigueur qu’il ne serait plus aussi ouvert qu’autrefois tant qu’elle n’aurait pas retrouvée le peu de confiance qu’elle avait perdue en le trahissant. Alois l’avait fait comprendre à la tonalité de sa voix, chose qu’elle comprendrait aisément. Le noble n’hésita plus, déglutissant à nouveau pour digérer cette sensation de mal être qui serait resté s’ils étaient partit ailleurs, il posa son regard sur la boutique, lui aussi attiré par une sorte de boîte à musique ou de boîte secrète qu’il y avait. Son regard se tourna de même vers les nounours qu’il y avait, aux différentes formes, son fixement retenant un nounours comme il aimait, ni assez gros, ni assez petit, au pelage qui semblait si doux. L’adolescent refit tourner son regard vers sa mère, comme une demande à ce qu’ils puissent y aller, n’indiquant aucune haine particulière dans les yeux, aucun vrai sentiment excepté cette rancœur et cette détresse qu’elle lui avait donné par sa trahison.
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MessageSujet: Re: [Magazin de Jouets] Rattraper le temps perdu guéra t'il toutes les blessures ? [PV! Angelica Gotthelf & Alois Trancy]   Dim 11 Nov - 16:03

« Pour répondre à ta première question, non, je ne vais pas bien. Ta trahison m’est restée au travers de la gorge, lâcha t’il sèchement avant de poursuivre sur un ton plus naturel, ne cherchant pas à avoir une voix douce et sensuelle, qui rendit sa tonalité sifflante et à demi-menaçante. Va pour le magasin de jouets. Partir me ferait encore plus mal. » Ce n’était que des mots, c’étaient simplement des paroles qu’il prononçait d’une voix presque détaché, mais cela avait été suffisant pour blessé l’hybride.

Elle savait que cette trahison entacherait à jamais les liens qu’ils avaient tissés ensemble, et elle avait péché d’une manière qu’elle ne supportait pas. Ces instincts, comme toujours prenaient le dessus sur sa personnalité. Que dire de plus ? Qu’elle était désolée ? Impossible, elle ne pouvait l’être, et elle se haïssait tellement qu’elle n’arrivait même plus à avoir les idées claires. Cet instinct, elle arrivait à le maitriser, elle en avait toujours été capable, et elle aurait apprécié pouvoir en faire profité Alois, son petit prince, son fils. Si seulement la condition était sans danger pour lui et sa famille. Elle l’avait apprit à ses dépens il y a longtemps, lorsqu’elle s’était faite une amie, l’unique, en 1345, une humaine. Les chaleurs de ce mois-ci avaient été les plus douloureuse pour elle, car non seulement c’était les premières, mais aussi parce qu’elle lui avait couté la seule chose qui avait compté pour elle jusqu'à lors. Oui, elle avait tué tous ceux qui n’avaient pas été compatible avec son adn, résultat, sa seule amie était morte déchiquetée sans même qu’elle ne se rende compte de ses actes. Ce fut l’horreur pour la jeune femme de voir le carnage qu’elle avait engendré. Depuis, elle n’avait conservé aucunement la fierté, et laisser cet instinct immoral la mener injustement vers la folie. C’était ainsi, toujours ainsi, à cette pensée, elle se rendit compte de toute la peine qu’elle aurait ressentit si il en avait été de même, et qu’elle avait tué son précieux fils. Son sang ne fit qu’un tour, et elle sut qu’elle allait être malade si elle continuait d’y penser. Ce soir, après leurs achats, elle le lui dirait toute la vérité, elle lui ferait lire son journal, celui qu’elle écrivait depuis sa plus tendre enfance.

Mais pour l'instant, c'était elle, l'adulte, c'était donc son rôle d'accepter sa rancœur et de poursuivre sans montrer de douleur, garder la tête haute, et montrer à cet enfant tout le bonheur qu'il lui inspirait. C'est pourquoi Angelica supprima cet air maladif de ses traits et prit une allure sereine, celle de la grande Reine qu'elle était, mais aussi de la mère aimante à en mourir pour sa progéniture. La dame sourit tendrement à son adorable fils blond et se releva de cette position peu agréable qu'était d'être à genoux sur les pavés des ruelles. Ensuite, avec cette même tendresse infinie, elle se saisit de la main pâle et fine qu'était celle d'Alois pour ensuite le tirer à elle dans un étreinte qui avait tout, sauf la ressemblance avec celle d'une mère, ce n'était plus la mère qui parlait, c'était la protectrice, cette femme qui voulait toujours sauver tout le monde, même les plus brisés. Cette femme qui, comme Démentia, voulait sauver le mal ET le bien, son frère. C'est pourquoi la Reine féline le serrait ainsi, contre sa poitrine, et elle murmura à l'oreille du petit humain une parole plus qu'énigmatique "Pour toujours à jamais l'eau coule, coule et s'écoule..." Comme le temps qui passe, comme une trahison finit par se changer en repentit et devenir à son tour poussière du temps. La dame finit par relâcher son étreinte, et posa un regard fier sur le visage de son fils encore troublé. Son regard se muta alors, et signifiait clairement qu'ils en reparleraient plus tard, mais que pour l'instant, seul le moment présent compter, surtout qu'il avait enfin l'occasion de découvrir les joies de l'enfance à travers cette visite d'un magasin de jouets.

Finalement, c'est avec douceur que la Reine de Finlande poussa la porte de la modeste boutique, un carillon tinta quelques secondes, tandis qu'elle s’effacer pour laisser le jeune Comte passer à son tour, et elle referma avec cette même douceur l'ouverture. L’intérieur de la boutique paraissait plus propre à présent, surement parce que sa vitrine était recouverte d'une épaisse couche de poussière, mais qu'importe. Un sourire enfantin finit par se dessiner sur les lèvres de l'hybride, cela faisait un peu plus de quatre siècle qu'elle n'était pas revenu dans une échoppe comme celle-ci, et la dernière fois, ses parents étaient encore présents à ses cotés. La nostalgie s'empara de son esprit, et ses yeux dorés brillèrent doucement alors qu'elle effleurait du bout des doigts l'écrin contenant une boite à musique étonnante. Un choc statique la prit, et bizarrement, cet objet sembla luire légèrement à son contact avant de reprendre consistance. La dame féline fronça les sourcils et chercha son fils du regard, le trouvant près des peluches, le regard sombre, elle soupira, à la fois de tristesse mais aussi rassurée qu'il soit toujours là. Angelica retourna à sa contemplation de l'objet, semblable à un coffre ornée de magnifique dorure, la partie massive était d'un rouge tendre, tandis que les bordures étaient violettes et plus fines. Elle était posé sur un pied à roulette dorée, et une manette du même coloris ornée son commet pour être maintenue raide. Il y avait aussi une petite manivelle sur le coté, surement pour activer le mécanisme et faire chanter les instruments. Cependant, ce n'était pas l'objet en lui même qui captivait l'attention de cette Reine hybride entre deux races opposées, non, c'était autre chose. Cet autre chose qui faisait aussi d'elle la maitresse du commerce des âmes, un objet ensorcelé!

Hélas, elle ne savait pas comment, ni par quoi, ni ses effets, ce qui pouvait s’avérer très dangereux pour elle, mais mortel pour son précieux fils. Le chat à l'apparence humain observa un peu les alentours, se rendant compte que son petit prince s'était approché de la vitrine pour regarder avec plus d'attention le nounours qu'il avait vu à l'entrée. Elle soupira et décida que de toutes manières, la magie qui était enfermée dans cette boite à musique n'était pas offensive, mais assez plaisante à sentir dans le creux de ses doigts. C'est d'ailleurs pour cela que la douce hybride caressa de nouveau l'écrin, sentant cette petite réaction au fait qu'elle n'était pas humaine. Angelica repéra quelque chose qu'elle n'avait pas vu tout de suite, là, tout prés de la manivelle dorée se trouvait une inscription en italique, très fine : en vieil anglais. Fronçant ses sourcils très fin, la Jeune mère, rien qu'en apparence, tenta de déchiffrer son contenu "Weaves the links which have been teared by pride." Cherchant en sa mémoire le possible sens de cette citation, la dame ne put qu'obtenir "Retisse les liens qui furent déchirés par fierté" C'était assez étrange en soi que ce soit elle qui trouve cela, surtout au vue de leur relation présente avec Alois. Mais Angelica savait aussi que ce genre d'objet était là pour réparer les dégâts lorsque des humains se disputaient. Pourtant, elle ne savait pas comment agir, devait-elle l'acheter et voir ce que cela donner ou seulement appeler son fils pour qu'il décide de choisir de lui même ce qu'il souhaitait faire. Après tout, c'était lui le blessé, non elle, elle qui avait commis la faute, parce qu'elle n'avait pas totalement dit qui elle était à son fils par fierté. Oui c'était cela, par fierté...

La reine de Finlande prit la décision d'agir d'elle même, et alors que le vendeur disparaissait dans l'arrière boutique, elle se saisit de la manivelle et appela son précieux petit prince. Il tourna lentement la tête mais surement. Lorsqu'elle fut sure qu'il la voyait parfaitement, Elle fit un moulinet avec son poignet, une douce mélodie semblable à celle d'un carrousel retentit dans toute l'échoppe et cette même citation qu'elle avait lu plus tôt vint se mêler à la musique par le biais d'une voix féminine et monocorde. L'hybride sursauta légèrement en se rendant compte qu'il se passait désormais quelque chose de bien étrange. La boutique semblait comme se tordre tout autour d'elle, et les murs s'affaissaient comme écrasés par le poids du monde. Angélica lâcha l'instrument qui continua son jeu de son et se précipita sur son fils pour le prendre dans ses bras et s'assurer qu'il ne la quitterai pas durant ce changement étrange. Elle le cacha contre son buste et l'enroula dans sa cape, elle même venant nicher son visage contre la nuque du petit blond, fermant les yeux avec force. Elle regrettait à présent sa curiosité féline de l'avoir poussée à jouer de cette boite à musique. Le sol trembla, les jouets accrochés aux murs finirent par se décrocher et venir frapper le sol dans un vacarme assourdissant. Elle serrait toujours Alois contre elle, espérant qu'il ne lui arrive rien, et son cœur battait la chamade par cette crainte de le perdre définitivement. Finalement, le sol cessa toute activité, et le vacarme finit par muer en un silence étrange, entrecoupé quelques fois de sons étranges, comme le chant d'oiseaux, mais qui lui était inconnu. Doucement, Angélica ouvrit ses prunelles dorées et desserra un peu son étreinte sur son fils, regardant derrière lui, puis tout autour d'eux.

La détresse et la peur de l'inconnue la saisit par la gorge comme la mort, Mais elle désira rassurer son précieux fils, et murmura d'une voix douce et sure "Tout ira bien Alois, je te le promets..."

Ils avaient quittés Londres. Se trouvaient présentement dans une grande avenue silencieuse, en pleine nuit, sans lampadaires ni rien, et le pire, était surement le fait que la brûme et le froid était en train de se lever, dans une ville surement morte depuis des siècles. L'hybride resserra sa prise sur l'adolescent qui était devenu son fils, et observa les alentours avec justesse. Ses pupilles dilatées parcouraient les trottoirs et les ruelles qui s'offraient à eux, elle ne les connaissait pas, et surtout, elle ne connaissait les caractères qui ornaient les panneaux directionnels. Ces signes semblaient sortir tout droit d'un conte de fée, et l'hybride regrettait au plus haut point sa curiosité. Un crissement derrière elle la fit faire volte-face, son petit garçon toujours dans ses bras, et une sorte de halo plus claire s'approchait, à peine visible à travers cette obscurité grandissante. La même mélodie que l'instrument en boite résonna dans le lointain, de même que les crissements d'une petite roue, les deux se rapprochaient lentement. Alois semblait horrifier par le noir, et frigorifié par la température ambiante. La reine l'entoura de sa cape de fourrure et le serra encore un peu plus contre elle, fixant avec dédain cette lumière, surement une lanterne, s'approchait d'eux. Elle put bientôt distinguer une ombre féminine s'approcher, un membre s'activait en cercle sur la gauche de cet individu, et elle comprit, une femme tournait cette fichue manivelle, et celle-ci s'approchait, faisant rouler la boite à musique avec le pied prévu à cet effet. Finalement, Cette femme leur apparut, vêtue comme une marionnette d'arlequin, en rose, rouge, bleu et doré, une étrange coiffure verte sur la tête, et des yeux totalement inexpressif. La lanterne était accrochée au sommet de la trompe.

"La flamme éclaire dans le noir, mais sans obscurité elle ne pourrait pas briller. Petit garçon, As-tu peur du noir? Tu es dans l'obscurité du doute, mais si tu veux briller pour quelqu'un, tu ne dois pas avoir peur du noir... Le bonheur à qui accepte son destin, La gloire à qui désobéit à son destin... Seriez vous là pour retissez les liens déchirés par fierté? "
Demanda alors cette étrange femme d'une voix monocorde.

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[Magazin de Jouets] Rattraper le temps perdu guéra t'il toutes les blessures ? [PV! Angelica Gotthelf & Alois Trancy]

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