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 Journal d'Alois : symbolisme au delà des mots

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MessageSujet: Journal d'Alois : symbolisme au delà des mots   Jeu 29 Mar - 9:43


Si vous venez à lire ce journal, que j’espère qu’il tombera dans de bonnes mains, cela signifiera que je ne serais plus de ce monde.
Déjà mort, enterré, disparut de ce monde.
Ou alors, c’est dans un grand hasard que vous y tomberez dessus, bien qu’hasard est un grand mot vu que cela sous-entendra que vous aurez réussi à entrer dans mon manoir sans vous faire décapiter par mes pièges, et que vous avez trouvé la cachette de ce journal.
Vous allez me dire, ce n’est qu’un journal intime. Il n’y a rien de bien d’intéressant me dira t’on.
Juste la vie d’un homme qui se défoule en écrivant sa vie pour lui-même.
Après tout, ceci dépend de l’existence de l’homme en question.

Ai-je une vie normale ? Non.
Si j’en avais une, je n’aurais pas besoin d’écrire ce mot d’introduction alors que j’ai un autre journal où je me défoule sentimentalement. Après avoir lâché mes émotions, je me suis dit que raconter ma vie m’était nécessaire, pour garder une trace de mon existence certaine quand je ne serais plus de ce monde. Malheureusement, si je ne fait pas ça, il n’aura pas de trace.
C’est une triste réalité.
Alors au temps que quelqu’un le sache un jour ou l’autre, priant pour que ça ne soit pas un criminel ou un mafieux, ou pire un de mes assassins. Si c’est le dernier cas, prière de lire ce journal avant de me tuer.
Si cela tombe sur un être cher, je serais plutôt rassuré, loin d’être honteux, vu mes mots valent ce qu’ils valent.
Je n’ai pas honte de ma vie, j’en tire une certaine fierté à vrai dire de mes jeux illusoires dans lesquels je me perds volontairement.
Dure réalité d’être un condamné, mais des bienfaits à en tirer plutôt très avantageux.



Je vous souhaite sur ses mots, une bonne lecture
Je vous ouvre mon cœur
Faites en bon usage quand je serais mort


~



1886

En ce jour, le vieux est mort. Je ne me permettrais guère de lui souhaiter bonne paix à son âme, je m’autorise à demander qu’il soit engloutit par milles douleurs. Oh, même revenu de mes émotions précédentes sur mon précédent journal, oh, oh grande peine, j’allais tirer des larmes, désormais, je ris. Je ris à l’énonciation même de ce souvenir qui me revient en tête.
Un visage défiguré par la surprise, en soumission, à genoux devant moi, devant mon sourire, un supplique, une demande indirecte que je l’épargne ; tandis que je ne trouve que cela pathétique. Je me souviendrais toujours de ses mots que je lui ai dit avec fierté : « A ma mort, je serais le dernier des Trancy. Une fois au Ciel tu pourras être aisément rassuré Père, ton fils ne deviendra jamais comme moi. Je détruirais tout ce que tu as créé et utiliserais ton nom pour t’humilier. Quelle naïveté de croire que je serais exactement comme tu le voulais. » Délicatement, je presse la détente, et le sang gicle. Partout. Un liquide rouge luisant, brillant, ma main ne tremblant même pas avec ce geste. Je consens avoir bien rit. N’est-ce pas plaisant de tuer de sang-froid un tortionnaire depuis trop longtemps ? Un chien, je n’ai fait que tuer un chien s’accrochant à un maître qu’il essayait de dresser. Ce pauvre con pensait vraiment que j’allais m’agenouiller à lui sous prétexte qu’il me donnait résidence et faussement de la richesse ?
Le pauvre, il s’est donné des coups dans le dos sans le vouloir !
Dois-tu regretter tes parties d’échecs ? Dois-tu regretter de m’avoir violé ?
Dois-tu regretter de m’avoir empêché de mettre un terme à mes jours ?

La réponse doit être oui. Si tu m’avais laissé mourir, tu n’aurais pas fini mort à ton tour pour avoir été un brin trop égoïste avec moi. Si tu ne m’avais pas montré ce jeu, pensant que j’étais trop idiot pour comprendre, je ne t’aurais pas enfermé dans ton propre piège. Quant au viol, à ces viols, ce sont eux la cause de cette douleur…Mon cœur s’emballe. Quelle ironie, je venais à peine de finaliser mon éclatement de joie, de haine, de désespoir sur le journal spécifique à cet effet…et ceci me revient comme un poids sur le cœur….
Il est mort comme tout je suis mort.
Pauvre Jim Macken déjà longtemps renié, désormais, tu vas être condamné à l’oubli.
Un oubli obligatoire. Que vais-je garder de mon ancien moi ? Mes plus grands malheurs.
Fermons cette page de mon existence, restons Alois Trancy condamné au fantôme du vieux.

La réminiscence s’est envolée, je me sens honteux de devoir noter ce que je ressens…putain, il y a des larmes qui sont tombées !
Déjà que l’autre journal, il y a une page tellement mouillée que je dois la tenir avec délicatesse pour pas qu’elle tombe en morceaux !
C’est désespérant. Désespérant, exaspérant, à vomir…
Je me sens mal, atrocement mal, mon cœur me brise face à un fait que je dois annoncer.
Je parlais tantôt, dans des pages forts précédentes que je ne vais point compter, de ma joie que ça serait sans le vieux. Je me suis trompé. Ma liberté a été omisse.
Je resterais enchaîné.
En me libérant de son emprise, je me suis voué à une vie de solitude, de faux espoirs constants, de haine, d’exploitation, de hantise…je n’arrive pas à oublier le vieux !
Tout dans ce manoir m’y fait rappeler, même l’extérieur de Londres…cela oppresse mon cœur à chacun de mes pas, à chacun de mes regards. Il me hante, comme une ombre…
Moi qui pensais pouvoir dormir paisiblement, surtout avec ma comédie exemplaire lors de son enterrement, je me revois me faire violer, et ce contact charnel qui plus est me manque ! Il n’y a pas uniquement que cela…Mes sourires d’avant sont en train de s’effacer, ma joie que je donnais de même…mon reflet même me devient insupportable. Je me suis voué à l’enfer.
J’ai loin d’avoir finalisé mon combat, il ne fait que commencer.
Le monstre m’a sans doute dévoré en partie, toutefois, je dois l’éviter entièrement ; je me dois aussi de me trouver une raison dans ce monde. Quelle tragédie. A quoi bon tuer l’homme de ta souffrance si le résultat revient au même ? Dois-je envisager le suicide ?
Arrivé de Claude...

~

1889

La raison de mon écrit d’aujourd’hui si ce n’est aussi inutile que cela ? Je vais narrer l’absence, la douleur, l’amour. Ces trois termes se complètent dans une coordination de notes parfaites : de l’amour naît la douleur et l’absence ; la douleur du cœur, du corps et de l’âme ; l’absence des mots, des gestes, du réconfort.
Point de vue général je stipule.
L’Amour, c’est une lueur tout comme un poison. Il faut s’y connaître pour ne pas se faire avoir. Se faire tromper en amour, dans tous les sens du terme, dans la signification de ses mots qui peuvent sembler envoûteur, avec la découverte hasardeuse que tandis qu’ils te les dévoilent ton être présumé élu vont avec d’autres sans te prévenir en te dénigrant cette réalité et en insistant que tu es tout ce qui tu comptes, c’est une souffrance persistante, qui te rogne. Expérience personnelle je le consens.
Si Izume venait à lire ceci, il n’y doit aucunement se sentir concerné, il n’est pas sous-entendu dans ses mots peu élogieux.
Je vous vois venir avec vos grands mots : qu’est-ce que la tromperie ? Aller avec un autre ? Le mensonge dans la relation ? Un sentiment d’exploitation ?
Ma définition regroupe les trois. Elle est stricte, claire : tromper signifie que l’être aimé t’envoie dans un délaissement pour un autre tout en se voulant se donner bonne conscience, a des mots qui ne collent guère à ses gestes, à des tendances à énoncer des promesses pour rassurer sans autant les exécuter, et te laisse seul à tes propres douleurs tandis qu’une réaction existe quand cela concerne autrui.
Tromper à mon sens, oh grand jamais je ne l’exécuterais. Certes, je suis Don Juan, mais cette limite que je ne me suis imposé de moi-même, je ne compte jamais la franchir. Ce définitivement après avoir goûté avec profonde souffrance à un exemple de cette définition, à deux reprises. L’espoir m’a fait vivre, mais cette espérance a vite fait place aux faits.

Sincèrement, je ne puis vous mentir : l’Izume cité précédemment et une autre sont les seuls amants qui méritent leurs termes. L’année dernière, j’en avais cinq ; aujourd’hui, j’en ai que deux. Mon esprit l’a décidé ainsi, toutefois mon cœur a toujours des sentiments pour les trois autres, sentiments qui ne partiront jamais, souvenirs qui me consumeront jusqu’au bout excepté si je trouve la formule magique pour m’en débarrasser. Je continue encore d’espérer, pour cause que mon cœur le demande. Me sentir abandonné, me sentir utilisé comme objet sexuel comme je l’ai été avec le vieux me tuerait. C’est avec regret que je ne suis puis déclarer que je le supporterais. Je m’étais juré à moi-même de me tuer si cela devait recommencer. Mécaniquement, je le ferais. Mes sentiments sont ma petite lumière…

Absence en amour revient à une douleur similaire à celle de la tromperie sans me leurrer : tu attends, tu attends avec patience, avec espoir…sans avoir où cela va te mener. Ton cœur souffre pendant ce temps, et sans soutien, il se fracasse ; j’en parle malheureusement en connaissance de cause.
Attendre de l’appui, c’est la pire des souffrances.
N’est-ce pas évident ? Quelle raison puisse-être mit en avant pour demeurer passif à la destruction d’autrui ? Destruction n’est guère une erreur de terme. Parfois, plus tu espères, plus tu perçois que l’insistance est inutile, que ses prétendues efforts ne sont que des mensonges qui t’oppriment des doutes… Un sentiment change tout : quand l’être aimé te prend dans les bras, tu saisis sans t’en rendre véritablement compte si ceci est fait par sincérité ou obligation. Des gestes ou des mots peuvent s’associer pour confirmer une des deux émotions. J’ai subi, je subis encore maintenant, les deux cas opposés. Un cas où je me sens écouter, où je n’ai pas la voyance de parler face à un mur ; un second où on semble s’en moquer, où il n’y a que le « je ». Ce deuxième cas m’a fait subir un affront : ils m’ont laissés me vider de mon sang devant leur yeux, l’amant m’ayant déclaré qu’il était prêt à tout me donner, qu’il m’avait sincèrement, n’ayant même pas eut idée de combler la plaie, ne me criant qu’un « arrête ! » tandis que mon sang se déversait, ne faisant que de me rattraper avant que je tombe au sol, criant à l’aide. Comme réponse une fois sauvé ? Un pardon, une insistance du fait qu’il ne pouvait pas aller m’aider, qu’il avait eut peur parce que j’avais été sérieux, et que sans l’aide du sauveur, je serais mort.
Mon cœur et mon esprit, sans mentir, ont été brisés devant ce fait.
Comment puis-croire ce fameux amant après cela ?
Magnifique exemple du cas relaté avant.

Venons-en à la douleur, sentiment familier à mon égard, d’un cas personnel, j’en suis rempli, et ce continuellement.
Ma vie est une addition de compromis, de choix, de sacrifice.
L’Amour me fait tout immoler. Je me tuerais volontiers suite à un rejet de ma personne.
Je me tarais aisément sur ce qui peut gêner mon âme sœur. Je contesterais cependant l’inamissible. Ce dernier point, rarement j’en suis remercié. Quelle tristesse pour l’autre de voir que je ne cesse de voir tout ce qui ne va pas !
En reproche, du deuxième cas, je le reçois.
« Je ne veux pas être comme toi tu le veux », la phrase qui m’a tellement hérissé intérieurement pour une chose tellement bête à comprendre n’ayant rien à voir avec cela que j’en crevais de douleur, ajouté à des petites phrases pour bien enfoncer le clou « personne n’est parfait », « je ne serais pas ton chien ».
De la dernière intitulée, je le dément.
N’est-ce pas misérable de déclarer ceci à un être en face qui s’est oublié complètement afin de rendre l’autrui aimé heureux, ne réclamant qu’en retour une main chaleureuse ?

Cette question rhétorique est le tourment majeur qui me poursuit depuis quelques mois.
D’où mon envie de rentrer dans ce sujet de l’Amour, Amour point dans celui que j’ai subi du vieux, un Amour cependant douloureux. J’en suis venu à un point où le deuxième cas a anéantit une partie de mon cœur, où la pulsion de faire l’amour me donne envie de faire réfléchir à deux fois avant de représenter mon corps nu. Je me force, je prends sur moi, je me tais, je relativise pour le premier cas, ne les sachant cependant pas aveugles, mais ne désirant guère les faire souffrir avec cela. J’ai tord, j’ai conscience que mon espoir du cœur est vain, et ceci me mènera à ma perte. J’ai davantage connaissance de ce qui se déroulera si l’un de mes deux amants officiels me quitte : un traumatisme tel que je réclamerais la mort, et dans le cas où je n’aurais pas cette exclusivité, je me donnerais le coup de grâce. Une panique interne qui me fait peur, sans raison apparente, ne me sentant pas véritablement valoriser par la bonne utilisation de mes gestes…

Je terminerai par Izume dont j’ai traité précédemment, auquel j’ai hâte de son retour quand nous pourrions plus aisément nous retrouver, le démon qui possède au creux de ses mains toute mon existence entière, qui est en soi un cas à part.
Sa nature d’incube ne m’est aucunement une gêne, et je sais que jamais je ne le laisserais, je l’aime pour ce qu’il est.

Mes raisons d’en parler ? D’abord, son absence me pèse ; ensuite, l’instabilité dans notre couple me provoque des montages russes dans mon corps et mon esprit, et j’avoue ne pas savoir faire le tri, qui rend des blocages souvent, des non-dits aussi. Le fait que je ne peux guère parlementer de mon passé sans qu’il s’énerve contre moi vu qu’il est haineux envers ceux qui m’ont fait du mal (j’ai accepté ceci de cette façon, bien que cela fait en soit un compromis des plus étranges) me pèse…enfin, je voulais le remercier, encore une fois, qui risque de faire monter son égocentrique à des sommets immenses tandis que le mien, il est dans un souterrain bien engloutit et bien encombré vu que j’ai perdu toute confiance en moi. Le remercier de m’accepter comme je suis, et de faire avec mon comportement peu facile… Je t’aime.


Dernière édition par Alois Trancy le Dim 27 Mai - 23:09, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'Alois : symbolisme au delà des mots   Dim 1 Avr - 23:01

J’aime. Oh oui, j’aime. Ce sentiment, l’amour, à la fois étrange et inqualifiable. Un sentiment que j’ai détesté, un sentiment que j’ai admiré. Je lui dois mon enfer.
L’Amour m’a assassiné.
Et désormais, l’Amour me libère, à travers la franchise, à travers les gestes.
Tantôt, dans des pages antérieures, cet Amour là me peinait, martyrisait ce pauvre cœur déjà longuement anéantit, dans une raison pour laquelle je n’avais guère osé être franc face à tous. Je dois bien le reconnaître, je l’ai caché, je l’ai dissimulé dans des non-dits, ignorant les mots pour l’exprimer. La peur me paralysait, je savais que cette réalité pouvait faire souffrir ceux qui ne le méritaient guère, que j’étais responsable de rester avec des êtres minables qui ne me méritaient pas, qu’en quelque sorte, cela ne me concernait uniquement et n’était que mes affaires…de ce point de vue que j’ai eus, j’en suis l’entière coupable. J’ai voulu rêver. J’ai voulu prier. Je me suis accroché vainement, désormais, j’en suis absolument sûr. Cette blessure, mes pages antérieures l’expriment davantage que je n’ai pas pu avouer, je le consens, le sujet est vaste, et mon cœur souffrant doit donc résumer l’essentiel.
Malgré cela, je me suis décidé à me confesser. Sincèrement, je doute qu’il en puisse être autrement dans mon état. De nouveau, j’adosse la responsabilité.

Avant d’aborder ce sujet principal qui me porte à cœur, je vais déclarer la cause de ce que je suis en ce moment : un enfant apeuré. Cela se tient en un mot : la nostalgie.
Je suis nostalgique de mon existence passée, principalement du vieux, ce fantôme qui ne me quitte jamais, qui me hante constamment, et qui désormais m’étouffe dans ma tête.
Je suis enchaîné dans ces souvenirs d’avant, dans cette prison où je n’étais qu’un jouet voué à l’abattoir, où personne ne se souciait, s’intéressait à moi, où personne ne m’aimait. J’étais similaire à un chiffre, à caser quand mon âme aurait quitté mon corps, quand celui-ci serait anéantit. Un chiffre n’a pas d’âme, n’a pas de sentiment, et concrètement, peut être rapidement effacé. En désirant m’expier de cette situation une bonne fois pour toute, la peur constante que ceci recommence a enflé, et au final, m’a dévoré. Le jour, je crains les coups ; la nuit, je crains le viol. C’avec avec détresse que je me rends compte que mon fardeau est bien plus lourd que je le pensais, que ses ravages sur moi sont véritablement conséquents, et que même sans illusions, il me faudra énormément de temps pour m’en vider entièrement.
Ma vie d’avant se résume en quelques mots : gifles, coups, viols, sang, sous-alimentation, besognes. Gifles dû au fait que j’osais surmonter l’autorité. Coups provoquées par mes erreurs, par l’imperfection de mes gestes, par ma rébellion. Viols car c’était ma fonction de bonne pute à domicile qui était logé, nourri, blanchi en échange de son corps. Sang car je subissais les colères de mon prédécesseur qui ne supportait pas que je puisse vouloir me contrer à sa loi. Il a essayé de me tuer, plusieurs fois. Il a failli y parvenir une fois, me souvenant encore clairement de ses mains autour de ma gorge, où je me sentais rendre l’âme. Une autre fois encore où l’eau m’empêchait de respirer. Ironiquement, une fois, il m’a sauvé…quand je voulais me suicider. Sous-alimentation conséquence de mes erreurs, une faim qui me prenait au ventre, ayant déjà connu la faim meurtrière qui te détruit sur place. Je me taisais, je supportais…j’étais voué à mourir de toute façon. Dès que le vieux se lasserait de mon corps, il me laisserait mourir, d’une quelconque façon qu’il soit. Me tuer était si simple…Enfin, besognes pour cause que j’avais souvent les tâches ingrates à faire entre deux leçons à la noblesse. Cet enfer a duré quatre ans, l’ayant tué à douze ans ne supportant plus ceci. Comme je l’ai indiqué au tout départ de ce journal, c’était déjà trop tard pour moi : moralement, je ne valais plus rien. Trois ans plus tard, est-ce qu’il y a du changement ?

Cette question est la transition à mon sujet principal. La réponse à cette question est complexe : à la fois oui et non. Moralement, je reste brisé, fissuré de milles parts, je hais toujours autant les autres excepté ceux qui sont dans mes relations, je me mens à moi-même…c’est ce dernier point que j’ai désiré changer. Pour l’homme que franchise que je suis, continuer ce cercle vicieux de montrer ce que les autres veulent voir de moi, et non ce que je ressens réellement est une souffrance à elle-même. Des sourires faux pour une illusion joyeuse fausse, sans l’être véritablement. Avec mes proches par exemple, je suis heureux, je ne puis le contester, pourtant, en même temps, je suis malheureux de mes fardeaux. J’optais continuellement pour la première option : je ne montrais que le bonheur que je ressentais, forçant sur moi-même quand je n’avais pas envie de sourire, j’enterrais ma douleur intérieure. Enterrer une telle souffrance, vous pouvez être certain que vous en éprouvez les conséquences : vous craignez encore plus le regard des autres s’il venait à voir que vous n’allez pas bien, vous avez la crainte constante de dépérir moralement devant les autres.

Me taire, c’était la seule solution que j’avais trouvé pour ne pas trop tirailler mon entourage. J’ai conscience de les faire souffrir par ma présence, de ce que cette dernière comporte. Ceux qui ne contentent des illusions que je donne ne m’aiment pas, ils aiment un unique substitut. Je les compare dans mon esprit très souvent au vieux : ils me prennent pour une poupée. Dans les pires des cas, comme j’en ai souvent fait l’expérience, dont en amour avec les trois concernés narrés plus tôt dans mon premier cas, je suis une « pute ». Par ce terme, j’entends le fait que la raison de me voir n’est guère pour ma personne, mais pour ce que je peux leur donner : de l’aide, du soutien, mon corps, de l’argent…Cela ne va guère plus loin, sachant que les personnes agissant dans ce procédé sont régulièrement des menteurs, pensant avoir toujours un prétexte dans la poche pour m’amadouer, et faire le strict minimum pensant que cela permettrait que je sois dépendant jusqu’à la fin de mes jours à eux.
Quelle désolation pour ces misérables. Je l’avoue, percer mon cœur, c’est dur.
Vous pouvez penser m’avoir, alors que ce n’est guère le cas.
Je me suis forgé depuis fort longtemps cet aspect d’insaisissable, n’ouvrant mon cœur qu’à ceux dont j’ai reconnu la sincérité, et ce, sur long terme. En terme d’exemple, un de mes anciens amants était bien partit, mais sur long terme, brusquement, cela s’est dégradé, et l’être qui se prétend vouloir tout faire pour moi quitte à s’oublier ne me défend guère, et vient uniquement me voir quand il y a un problème personnel à gérer ou de l’aide vis-à-vis de lui. Le comble, c’est qu’il croit m’avoir dans la poche, croyant qu’avec de fausses promesses, des attentes longues de dix milles ans sur quelques efforts qui seraient apparemment surhumains, et des « je suis désolé » à tout viens, je passerais l’éponge.
Je n’appelle pas ça m’aimer.
Mon esprit a tranché, et face au manque de démonstrations concrètes d’amour, car malheureusement, je devais réclamer l’affection pour en avoir et ouvrir ma gueule sur mon état même dans les situations où j’étais en train de me tuer littéralement sur place, mes sentiments sont partit, faisant place à la haine et à l’indifférence. Mes derniers tests, où je dois bien reconnaître, en bon suicidaire, m’être poussé à bout, j’ai vu la réalité.
Dès lors, c’était la fin. Aimer me rends malade, fait bien étrange.

Cette concrétisation fait office de nouvelle transition pour notre sujet principal : l’Amour blanc. Aujourd’hui, j’ai parlé, j’ai avoué cette blessure qui me détruisait depuis longtemps. J’ai dévoilé de manière assez bien résumé ce que j’ai trop longtemps caché, en contrepartie, le fait que je me tue mécaniquement pour les autres, ma haine contre tous ayant déjà déclaré il y a de nombreux mois auparavant ma haine envers moi-même. La notion de test disparaît ici, je n’en ai plus besoin. Bien que ceci reste mécanique et fait indirectement, je le sais, je le vois que c’est sincère, que je peux parler sans que cela me retombe dessus. Autre fait que je devrais relater je le consens. Résumons le fait que je n’ai guère envie de détailler, je n’ai point envie de gâcher mon sourire angélique pour une autre réalité pourrie : avec les trois amants traités plus tôt, tous mes gestes et mes paroles se retournaient contre moi, étant naturellement à leurs yeux le méchant. Cette situation en Amour peut exister ? J’en suis la preuve même.
Comprenez par là une lâcheté de leur part : l’un d’eux a fait une bêtise, au lieu de s’en repentir convenablement, je suis soit voué à les rassurer soit d’encaisser leur responsabilité ; sachant que si c’est le premier cas, je subirais plus tardivement le deuxième quand moi j’irais mal. C’est une sorte de plaisir malsain de me donner le coup de grâce, car oh oui, de me voir dans un état pitoyable les laissaient indifférents, on dirait même qu’ils s’arrangeaient pour être dans des états pires que le mien pour me forcer à prendre soin d’eux. Magnifique preuve d’amour, n’est-ce pas ? Sincèrement, excepté de me prendre pour un con et de m’exploiter sachant qu’ils savent ma vie, est-ce que j’ai l’air de faire exprès de souffrir ?

Fort heureusement, Izume n’est guère tombé dans ce vice ; l’ayant subi trois fois, j’avais naturellement des doutes que cela puisse se reproduire. De sa part, je doute que j’aurais pu l’encaisser, mon cœur reste lucide, ils donnent toujours plus à ceux dont ils jugent que les retombées seraient moins fortes. Je dois bien reconnaître de ne ressentir aucun regret particulier, malgré mes nombreuses douleurs passés au départ, de m’être dévoilé à lui ; tandis qu’avec les autres, je le reconnais, je le regrette. Il aurait suffit que je reste le bon enfoiré qui n’en avait rien à cirer des autres qui m’aurait évité ses douleurs. Désormais, avec eux, c’est chose faite, leurs réactions vis-à-vis de mon comportement naturel a été fort surprenant.

Izume peut s’espérer honorer de n’avoir que l’ange, la partie de mon être sensible et attentionné, qui se veut dévouer à ses sentiments. De mon autre partie, de tout ceci, il s’en tape bien ; les sentiments, il ne les connait pas.
Cet Amour blanc s’est de nouveau prouvé.
Izume est vraiment adorable avec moi, et désormais, je n’ai plus aucun doute (méfiance qui me tient surtout avec mes douleurs passées) sur l’amour qu’il me porte. Je l’aime, je l’aime à un point monstre, et je me sens fort désolé que ma nostalgie me bloque. Un comportement honorable qui est en train de me faire pleurer de joie rien que d’y penser.
J’ai été immensément franc en ce jour, voire de manière un peu trop poussée, et je craignais avoir fait le mauvais choix. Mes pensées sont radicales, trop ordonnées, et ma sincérité est similaire à un poignard, principalement mes non-dits. Ces derniers ont toujours un aspect durable, vu que ce sont des vérités constantes, des réalités qu’on voit tout le temps.

Aspect dont j’essaye de rendre moins lourd avec mes proches, qui, en bonne âme et conscience même si les mots ne sont guère là, doivent se rappeler dans leur coin de leur tête que je suis ainsi, condamné à de tels fardeaux, ce qui rend d’aborder un tel sujet difficile.  C’est la réponse de mes aveux qui m’a libéré, qui m’a retiré de ses peurs qui me tenaient dans mes griffes, en partie de tout cet Amour noir qui m’a fissuré. Je dois reconnaître avoir eut peur d’être frappé ou rejeté pour de telles paroles, craintes dû à ma nostalgie dont il n’est aucunement responsable, mais que je ne pouvais guère avouer devant lui sachant que j’ai paniqué sans trop le vouloir pour un simple « gentil garçon ». Quel drame…

Paniqué pour un truc aussi bénin, c’est idiot. Enfin, bénin, c’était ce que je me disais couramment le vieux quand je cessais de me débattre tandis qu’il me baisait, ou que je devais me soumettre à lui à moitié en larmes pour ne pas mourir sous sa main. La signification était autre avec Izume, je le savais parfaitement, cela n’avait rien à voir avec le vieux, mais ça m’était toute de même fait le coup. Je m’en veux d’avoir paniqué, bien que ses mots m’aient apaisés, que ses conseils ont clairement évités que je fasse une bêtise tellement que c’était lourd…je ne tiens pas à ce qu’il pense à ce qu’il en soit le fautif, et que même c’est si cela qui m’a rendit détraqué, j’ai reçu la confirmation que mon état moral le tuait, une confirmation en quelque sorte de ce que j’étais venu à penser, mais dont je positivais et arrangeait à ma manière.
Ma langue s’est déliée dans cet écrit, je n’ai pas pu m’en empêcher.
Je vais me reconstruire, et profiter de ce bonheur que j’ai eus. Oh non, cela n’a guère gâché ma bonne humeur. Affrontons la nuit maintenant ! IZUME, JE T’AIME ♥



Dernière édition par Alois Trancy le Dim 27 Mai - 23:15, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'Alois : symbolisme au delà des mots   Dim 27 Mai - 22:59

26 Mai 1889


Ca y est, c’est terminé avec mes ex. Trois salopards qui ont bousillés ma vie, cas que je vais traiter avant de me parler d’un autre malheur, celui qui me retient prisonnier.
Mes ex ont donnés conscience d’une dimension dans l’amour qui me rend malade, m’ont fait voir à quel point tout peut se révéler faux pour un simple égoïsme. Comme par le passé, on m’a utilisé, longtemps utilisé, avant de me jeter…en se foutant de mon bien-être, en se foutant de mes désirs. Oh, puis-je le considérer dans l’Amour ? Dans l’unique fait que quelques sentiments apparurent quelques temps après les leurs, mais que, tout à leur déshonneur, ces derniers se détruisirent devant la passivité de ses individus. Malgré moi, je m’étais attaché au plus bas que terre, faiblement attaché il serait gré de préciser : incultes, idiots, niais.Fort gré que rien ne soit passé, bien que ce terme soit fort grand pour le vide relationnel.

Le premier m’a fait connaître la douleur de l’ignorance constante, des reproches à tout viens pour tout geste et sur long terme, le reproche constant que j’en demandais trop, que je n’étais point content…un désintérêt tel qu’uniquement ma présence le rendait heureux. Puis, tout en prétextant que j’étais l’homme de sa vie, j’appris avec forte émotion qu’il m’avait fait cocu, s’en tirant avec un gosse. Une longue affaire s’en suivit néanmoins je dû me résoudre à cette cruelle réalité, puisque j’étais désigné coupable. Quelques temps après, il me refit cocu avec un autre, dont je ne pouvais aucunement en avoir vent, ni même de sa famille où sa mauvaise foi était accablante. Les tords renvoyés n’avaient cessés d’augmenter, nous étions incapable d’entretenir une simple conversation, et toujours victime comme il était, il m’était impossible d’en placer une en étant écouté. Le sens unique était ordre, un sens unique immense…pour un simple stade de connaissance. Il ne voulait pas chercher à me connaître, à en savoir sur ma vie ; et lui, était simpliste, était heureux de sa vie simple et des choses simples. La rupture ne s’était guère faite directement, bien qu’étant largement à bout, des dispositions de « récupération » avait été mit en marche, néanmoins, dès qu’un de ses amants décida de rompre avec mon premier ex, il partit. Aucun au revoir, aucun adieu, aucune explication. Non, il m’abandonna lâchement, sans remords, sans rien.
Ne me laissant que des souvenirs amers.

Le second, quant à lui, me laisse davantage que des souvenirs dans mon esprit. Ce second là m’a apprit l’exploitation jusqu’à l’épuisement, pour au final, sous prétexte d’agir en adulte, abandonner sans remord son présumé « premier amour » afin de demeurer avec son mari et de s’occuper pleinement de ses gamins. Un cocu est un mot tellement faible pour le vrai salopard qu’il est. Je le consens à l’avouer, l’espèce d’Izume fort contraignante pour sa personne à côté de ce que cet ex est capable de faire, ce n’est rien. Il y a un unique point dont mon exigence ne faiblira jamais : la sincérité. Hors ici, j’ai vu de mes yeux l’entière inverse : mensonge, mauvaise foi, sentiment de victime, foutage de gueule, donation de tous les tords, aucune affection, aucune attention excepté dans l’égoïsme, aucune écoute, aucune responsabilisé, lâcheté, aucune reconnaissance des efforts…ce mot d’ « oublier », je le hais à cause de lui.
Oui, oui, appréciez la pureté du personne, quand il m’avait doucement cocu en désirant rester avec l’autre tandis que quelques jours plus tôt, il était fou d’amour pour ma personne, sa solution n’est que cela : l’oublier….résumant à tout ce que j’ai fait…à rien.
Non, je ne peux pas, il m’est impossible d’oublier quelqu’un, et encore moins quand je me casse le cul à ce que ça marche…pour qu’au final, non, je sois le coupable. Il m’a transmit cette peur, cette médiocrité de ma personne, bien que je ne sais point si les effets secondaires sont visibles au travers de ma relation avec Izume.
Nous en étions où dans la relation ?
La base…le souvenir du fait qu’il considérait avoir sacrifié le bien être des personnes qu’il aimait pour moi, un sacrifice je cite « odieux », était davantage plus fort que de m’être oublié, laissé dépérir jusqu’à en failli mourir plusieurs fois, ne quittera jamais mon esprit.
Il a anéantit d’une traite tout ce que je pouvais penser bien faire…J’ai été bafoué dans le mort que j’étais, puisque qu’il avait connaissance de Jim, il était l’un de seuls à se souvenir de mon merveilleux ancien moi. Pour cause ? J’avais été la seule personne, au travers de mon souvenir, à le faire tenir debout ; me refusant quelques années plus tard ayant bien joué auprès de lui mon rôle de « lumière ». Pire, il avait agit ainsi, quand des efforts avaient commencés, « pour me faire plaisir » ; quand un souci survenait dans sa vénérée famille, le concerné s’en voulait car il s’était « amusé » avec moi ! Le comble, ce fut que sans amour de sa part, il ne désirait plus me voir…ce qu’il fait. Une simple tentative d’explication avant de me lâcher, tout bonnement, l’amitié n’étant guère possible…c’est un humain pourtant…pure souche…sans aucun pouvoir…se prendre ceci dans la gueule fait d’un tel plaisir que désormais j’ai une bonne raison d’haïr les humains, et qu’oh oui, Izume n’est point salaud à côté.
Non, comparé à Izume, il n’agissait pas dans le fait de mon bien-être, mais du SIEN !
Ma naïveté d’espérer m’a fait perdre tout, m’a engendré doutes, haine contre moi-même…
Je voulais mourir tellement qu’il m’avait épuisé, et que je craignais de revoir une partie de lui dans Izume, chose qui me serait fort insupportable…ce qui m’a rendu plus ouvert à Izume, bien que je puisse m’en vouloir de ne jamais parvenir à tout lui demander …
Je ne m’étais pas donné aussi fortement qu’Izume, néanmoins, je m’étais donné…de mon temps, de ma personne, de mon esprit…une dose un peu trop forte pour l’espoir que j’espérais réel, une dose trop grande pour une réalité me donnant tord dans ce choix…je l’ai payé.

Le troisième, enfin, est soumis quasiment à la même enseigne en terme d’ « amour qui fait tout tenir ». Oh, vous découvrez avec surprise du présent ? Affirmatif, je le vois encore, en parallèle, blasé. D’avant, j’aurais pu vous en dire quelques qualités, néanmoins, excepté d’être sociable, gentil voir trop, naïf qui est ici qualité, ses défauts sont immenses. Comme le précédent, il est égoïste, je l’ai su que bien plus loin dans la relation quand c’était dans ce style de demandes indirectes « Alois, j’ai ça », « Quelqu’un de ma famille à ça », « J’ai mal là »…là où seulement mots d’amour arriver comme pour le précédent ex cité ! Il est simpliste à l’outrance : être avec celui qu’il l’aime, voir sa famille en bonne santé, avoir un travail qui lui plaît lui convient. L’affection qu’il m’apporte est temporaire, c’est davantage pour un objectif de m’amadouer pour ensuite m’en délaisser, puisque gueule fermée de ma part, plus rien. Il est inculte : l’art, la lecture, la politique ne l’intéressent guère….Il est démon des enfers à côté de la plaque en termes de ses principes démoniaques (qualité et défaut dans son cas), fraichement puéril que ça en devient alarmant, enfantin à la bonne dose des histoires à l’eau de rose du prince sauvant la princesse, timide et…ne vit que pour moi. Sachant que si par malheur je venais à avoir un faible pépin, les termes « sa va aller », « sa va passer » sont d’ordres (qui me laisse un fort sentiment de parler à un mur), sachant que dans 50% des cas, il s’en sert pour devenir victime ou pour dénier le fait qu’il a rompu telle ou telle promesse.
Ce troisième ex, c’est ce dernier point dont il m’a apprit l’amère expérience : trahir ses promesses envers moi, et en venir à les dénigrer ! Tandis que je lui disais une fois qu’il en avait rompu bon nombre, il m’assura avec force les avoir exécuté, insistant dessus ! Parfois, il cherche à me faire céder dans son sens des dires non dits par ma bouche mais prononcées par la sienne ; ainsi que se désintéresser de moi ! Situation, qui à la longue suite à des looooooongs foutages de gueule, devient supportable à moitié dans ma situation d’aujourd’hui. A mes yeux, je l’ai quitté, et vu comment il fonctionne, ce sera impossible entre nous. Par le passé, l’émotion lourde a duré quelques mois avant de se ternir, bien qu’en pure sincérité, le mot « bonheur » ne convient pas à ma relation avec lui.

Parce que oui, ce mot « bonheur » appartient à Izume ! A bas les amours faux !
De ce qu’Izume pourra en dire, et bien que mon insistance sur le sujet est rude, il est impossible à contester. Puisque dans mes mots, délivrant un long enfer, la différence n’était-pas visible directement ? Certes, notre début de relation fut fort houleux, où à l’époque, une bonne dose d’alcool et de mutilation était le minimum pour que je n’ose pas devenir fou, puisque oui, j’avais les trois autres à côtés, aucunement dans le positif pour bien te rajouter un poids ! J’en ai souffert, oh oui, j’en ai souffert de ce début…il y avait un mur entre la manière d’agir d’Izume et de la mienne ; à moitié en train de déprimer ou en train d’exploser, un simple détail m’envoyait dans l’un des deux ; puisque compétition il y avait, pour en bien en rajouter une couche, ma présence a encore eut une belle raison en face de ne jamais exister.
Malgré cela, après un acte purement suicidaire de ma part pour arranger cette situation qui se brisait en milles morceaux, un arrangement fut trouvé ; et les efforts vinrent.
A savoir qu’Izume m’a connu en tant qu’alcoolique suicidaire dépressif tourmenté et enragé qui n’arrêtait pas de se plaindre ; désormais, excepté l’effet enragé, un piment de tourments, un très faible priment de dépression, je suis davantage plus vivable.
Un arrêt d’alcool ; la mutilation remplacée par l’amplification des essais de tirs dans le mur et dans l’amplification du fracas de tête le soir pour s’en vouloir de toutes les conneries faites en une journée ; la dépression, quant à elle, j’ignore du comment j’arrive à l’exécuter ; le tourment à faible dose ; l’enragement…comme solution de secours ou dans le cas contraire, saute d’humeur à apaiser ; plaintes stoppées par le dégoût que m’a procuré Enclume 2.
A côté, Izume ne se voile plus la face, a laissé de coté sa froideur et son désintérêt, montre clairement qu’il tient à moi bien que décoder les messages restent parfois fort bien ardu de mon côté. Néanmoins, en dépit des trois autres, j’ai véritablement des preuves de la sincérité, qui le rends amplement méritant de la promesse « mariage » (bien que ce terme m’écœure, cette promesse englobe un non-abandon commun ainsi de ne pas se laisser dépérir l’un et l’autre ; accessoirement, Enclume 3 l’avait aussi mais comment dire…il l’a trahit à plusieurs reprises et il n’est guère près de la ravoir). En pure exemple, la fois où j’ai désiré me suicider (encore), et que sans peine, il m’en avait empêché (je voulais véritablement me tuer, point comédie ! j’insiste sur ce fait que je ne joue jamais la comédie avec Izume, et que si par mégarde, j’ai droit à mes réponses à mes « tests », c’est par pur hasard).
La preuve inconstatable, je préfère la garder pour moi en cet écrit ; j’avoue que la maigreur de mes mots lorsque ça s’est passé me plombe parfois le moral pour n’avoir dit tout dans la forme parfaite. Certes, j’en subi aussi quelques douleurs, principalement dans l’attente, des doutes que j’ai dû faire taire bien que je n’ai jamais eus le courage de les dévoiler directement (et la première fois que je l’ai fait, il l’a mal prit, ça s’est retourné contre moi, qui m’a fait très bien comprendre la leçon que je dois fermer ma gueule et souffrir en silence ; automatisme depuis mes ex pour ne pas me faire démolir, bien que ceci est guère sain pour moi, donc je prierais à quelqu’un de me faire passer cette très mauvaise habitude).

Quelle étrangeté de ma part d’aller m’extasier sur mon journal tandis que mon état de rechute me recolle au lit. Pour une simple phrase, que mon esprit eut le malheur de mal interpréter dans un coin ; pour un regret de n’avoir pas formulé une phrase…une petite journée de douleur physique, ayant eut le choc moral la veille par ma haine quotidienne, et ceci en sera fini.
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MessageSujet: Re: Journal d'Alois : symbolisme au delà des mots   Mer 13 Juin - 9:19

13 Juin 1889

Je sens ici, quand vous lirez ses mots, que certains soupireront en lâchant un « encore ? » à la fois de surprise et de blasement. Combien de temps s’est écoulé depuis la dernière fois ? Dix huit jours, faible écart entre deux grosses emmerdes qui n’ont rien à voir dans leur degré d’intensité. Je sous-entends par là mes ennuis extérieurs dont je pourrais bien me passer –mes ex -, et mes ennuis intérieurs qui sont inévitables -mes maladies, mon mal être -. Tragiquement, l’un ne va pas sans l’autre dès lors que j’ai connu mes ex : la douleur extérieure mène à la douleur intérieure, et je moisi dedans.
A quoi bon parler de cela ?
Mon état mal en ce moment est lié à cette grasse qui s’est engloutit en moi : un mélange de culpabilité, de haine envers moi-même, de désespoir, de doutes débiles, de peur…ce sont tous ses éléments qui me rendent vésanique. J’aimerais me mentir à moi-même sur ce terme, néanmoins, vues comment mon esprit est rogné par moindres souffrances que ma maladie prends un malin plaisir à extérioriser, je ne peux plus me cacher au travers des beaux mots, la vérité doit éclater : depuis quelques temps, je suis atteint d’une douloureuse psychose. J’ai sincèrement peur de tout : peur de mon reflet, peur de tout perdre, peur d’être rejeté…ma part de conscience trouve ça con…
...ce qui est le cas, c’est idiot.

La cause provient d’elle d’Enfoiré 3 que je vois encore ? Non. Vraiment non.
Le temps est passé, ça foire chaque jour de plus, ça confirme de plus en plus qu’il se sert de moi pour ses intérêts. Comme exemple, après plusieurs jours où ça a marché plus qu’au ralenti, et que j’ai eus qu’un légume qui attendait que je fasse tout –pour ne pas changer - face à un état où je vais mal –après m’avoir demandé ce qu’il fallait faire pour ne pas évoluer -j’ai eus droit à une séance « je t’aime » comme si cela allait me calmer. Avant de recevoir dans la tronche que quand je rougis, il a envie sexuellement de moi…quand vous savez que le concerné ne parle que de lui à longueur de journée, que j’ai aucun câlin –sauf quand je vais mal et quand je me l'ouvre naturellement – ça a de quoi faire peur en terme pathétisme. Fort heureusement pour moi, Enfoiré 3 n’arrivera pas à me fournir la même putain de douleur – qui est très dérangeante pour ma psychose – qu’Enfoiré 2 : j’entends par là le fait que quoi je fasse, je suis nul, je suis minable, je suis toujours le coupable. Le message d’Enfoiré 3, c’est plus « je t’aime, mais en fin de compte, c’est limite une excuse pour être heureux moi ». Dans les grandes lignes, c’est cela.

Dans ce cas, la cause ? Je dirais en premier lieu ma jalousie du bonheur d’autrui, qui sur long terme – toujours voir sur long terme – m’a détruit une partie de mon esprit. La partie où justement, j’ignore l’absence d’Izume. En deuxième lieu, une panique qui s’est installée chez moi : la peur de l’arrêt cardiaque. Je me suis imaginé maintes scénarios si je devais en refaire un, et plus cela avance dans le temps, plus ses scénarios s’amplifient…sans que ça parte. En troisième lieu, l’absence elle-même d’Izume, qui a fait exploser tous mes sentiments brusquement, avec la blessure des ex – pour bien me pourrir la vie hein – qui me rends instable. Qui entraîne des doutes débiles, avec mon esprit qui lie tout, un mal au cœur qui me cloue sur place, une migraine qui me fait mal, sentir mes poumons et mon cœur se bloquer, toussotements…j’ai mal…j’ai vraiment mal…tantôt je suis rassuré, tantôt cela repart. Je veux le revoir…je veux revoir Izume…lui prononcer plein de mots d’amour… d’une certaine façon, je m’en veux de n’avoir jamais pu tout extérioriser en terme de mes sentiments, aussi sincère suis-je, sans en ressentir de la honte, sans sous-entendu…que je tiens à régler cela…mon esprit ne pense qu’à lui malgré ma douleur que j’éprouve…je ne peux pas vivre sans lui, et dire que je l’aime à la folie, c’est peu…et il n’y a aucun risque que j’aile ailleurs…je t’aime…je t’aime…JE T’AIME !
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MessageSujet: Re: Journal d'Alois : symbolisme au delà des mots   Dim 10 Fév - 13:49

10 Février 1890


Je respire. Je savourerais désormais avec extase le monde si intéressant des Sorcières. This is the end of the love, this is the end of the eternal suffuring. Il y a un mois et un autre en moins que celui-ci, je me plaignais encore des conditions dans laquelle j’étais mise dans cette dernière et unique chance. Que cela sentait le coup foireux, que je n’avais aucun espoir…et pour une fois, je suis heureux d’avoir juste. J’ai été entubé en beauté, mais ça y est, libéré à jamais de mes deux dernières Enclumes. Quelle magnifique respiration est, ce sentiment de liberté soudain de n’être plus un objet qu’on trimballe et qu’on montre…tout ça pour quoi ? Par un intérêt égoïste des concernés. « Parce qu'ils veulent que je crois encore? Un an~ Un an que j'essaies de racheter des choses faussées~ Un an à me mettre entièrement de côté pour lui~ et ils veulent que je crois ho que non~ il aura qu'à me récupérer s’il m'aime réellement un jour » Dire d’Enclume 3 après la nouvelle, en effet, il peut toujours courir, mais j’allais pas non plus forcer dans une voie où je ne vois aucun avenir, toujours stimuler…me faire diablement chier à être correct et à me donner de ces satanés efforts pour au final être le méchant passé une période. Avec Enclume 2 que j’avais retrouvé, même coup : d’amour amour égale, vu que ça devenait insupportable pour le concerné après deux ans d’enfer pour lui et pas assez d’efforts à ses soins, il m’a largué. Une espérance dans le néant…il a été fortement explicite derrière mon dos, le petit garnement : « J’aimerais aussi avoir plus de temps avec toi. Crois moi je me force la plupart du temps. », « J’aime un homme et je ne peux même pas passer du temps avec lui la journée », « J’aime pas qu’il dorme sur moi. J’ai besoin de me sentir protégé pas qu’un autre compte sur moi »…à la base, c’était AMOUREUX et des mois plus tard, ça vire à CA. Bien sûr, tout ce qui a été réalisé avant était du forcing et blablabla, vous voyez le genre. Mais tant mieux, j’ai assuré que ce sera donc un éternel sens unique mais je ne vais pas me faire chier, je ferme ces putains de prénoms de ma vie et je les rase avec un grand sourire vu que je ne peux vraiment pas compter sur ses enfoirés. Bien qu’en fait, je m’en foute comme pas d’eux, la méthode larbin a fonctionné. Il n’y a pas que l’amour amour à tout viens dans cette existence, et je me suis accroché à tord, je me suis donné à fond comme un con, les choses ont été claires au moins. Maintenant, je peux respirer, m’épanouir chose ce que je n’ai jamais pu faire, et ça ne sera absolument pas avec eux. Le Purgatoire me sauve la vie et la mise, et ça, ça n’a aucun prix. Une joute mentale qui te sauve de l’amour et de ses dégâts, ça doit un immense remerciement de la stabilité que cela me procure. C’étaient les déceptions amoureuses de trop. Je me consacrerais au Purgatoire.
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Journal d'Alois : symbolisme au delà des mots

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