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 Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]

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MessageSujet: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Mar 14 Fév - 20:49

Lawrence passa la porte boisée de la taverne où il allait habituellement, il resta planté là, laissant la porte se refermer derrière lui, regardant les ivrognes compensant leur pauvres plaies ouvertes avec de l'alcool. L'alcool, un bien fade liquide comparé au fameux liquide bleu dont s'abreuvait régulièrement le dealeur. Quelques marques sanguines étaient imprégnées sur le mur, quelques gouttes sur le plafond.

Une dispute qui avait mal tournée sûrement, le sol lui, était fait d'un carrelage quadrillé noir et blanc. La porte des sanitaires était entaillée de tout les côtés, voir brisée à quelques endroits. Bref, ce n'était pas un endroit des plus splendides et accueillant. Le jeune homme s'assit sur un tabouret rehaussé. AIE ! Il était en bois, un bois dur visiblement. Bien qu'il était habitué à être assis sur des choses pas très confortable, cela lui faisait toujours une douleur au fessier.

Une grimace d’incommodité accompagna ses traits faciaux tandis qu'il commanda une choppe de bière blonde et mousseuse, tandis qu'il sortait un flacon cobalt de sa poche. L'avantage de ce liquide qui ne se vendait que chez son cher Izume était qu'il accompagnait le moindre alcool qui touchait sa gorge, afin d'augmenter le degré de celui-ci. Une fois servi, il versa discrètement la liqueur dans la choppe et attendit quelque secondes avant de prendre en bouche l'alcool et le boire d'une traite.

Avant de sentir le déséquilibre envahir ses membres et son esprit, le dealeur posa six pièces sur le comptoir de bois clair sur lequel était renversé maladroitement quelques verres. Au bout de ce même comptoir était assis sur un tabouret un blondinet aux yeux bleus...Que foutait un gamin dans un endroit comme celui-ci ? Étrange...
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Mar 14 Fév - 22:11


Eprit par la nostalgie, Alois s’était « réfugier » dans la taverne des bas fonds de Londres, une échoppe qu’il connaissait bien.
C’était ici qu’il y avait rencontré Ayae, cette jeune fille aux longs cheveux noirs accompagnée par son chat, où en s’enfermant dans l’alcool, il s’était mit à divaguer, à dévoiler sa longue descente en enfer morale. Il s’en souvenait parfaitement, c’était une fin d’après-midi où il avait plu des cordes, s’étant terré ici sans parapluie.
Un endroit de souvenirs, c’était la représentation de ce lieu.

L’adolescent était rentré dans le secteur sans exprimer un moindre sentiment d’orgueil, contenté à observer d’un œil les ivrognes et les potentiels cibles pour son commerce, étant dans son rôle de mafieux, allant s’installer au coin du comptoir, notant que le barman ne lui adressa aucun regard. Le geste de l’adolescent fut d’aussitôt, comme piqué au dar, de juger de l’équipement. Ils étaient toujours aussi pourrit ces sièges.
N’avait-il donc pas écouté ses conseils sur le mobilier alors pour pourtant l’argent coulait à flot ? Où était la cause de ce gaspillage ?

Il haussa les épaules, dans un air d’indifférence, tout en posant ses mains sur son menton.
Habitué à paraître comme un fantôme, il laissa le temps au barman d'arriver, refusant respectueusement de la main son offre de se servir.
Afin d’éviter toute sournoiserie, l’adolescent sortit un paquet d’argent qu’il avait préalablement prit qu’il donna au barman, notant uniquement sur le moment qu’il y avait eut une bagarre tantôt, l’état du bar s’en était fait ressentir. Son acte malsain de fourberie lui attira un instant tout les regards des bourrés, portant un silence dans la pièce, qui fit lâcher à Alois une phrase malsaine propre à sa réputation, dissuadant immédiatement les insensés de se jeter tête la première dans une guerre déjà perdue.
Le barman prit sans un mot l’argent, ne pouvant pas se permettre de refuser une telle corruption, aussi lourde soit-elle, mais si le barman pensait qu’il venait désormais pour ses affaires de Parrain, il ne soupçonnerait pas qu’il s’était arrêté de boire.

La fin de l’alcoolisme d’Alois datait quelques temps après sa rencontre avec Izume et de leur relation officielle, où, il en fit indirectement la promesse à lui-même de ce fait à son amant, quand ce dernier commençait à s’exaspérer de ce mauvais comportement qui écourterait sa durée de vie, déjà qu’elle n’était pas voué à être longue !
Dès lors, Alois avait réduit sa consommation d’alcool jusqu’au point nul, et n’avait plus touché à aucune bouteille, bien que ce sentiment de ne plus avoir de calmant antidépresseur le pesait de temps à autre. Toutefois, il s’en était trouvé un autre, le chocolat, le merveilleux chocolat de la famille Phantom, ce chocolat moelleux qui fondait dans la bouche !

Dès l’instant où ses pensées se terminèrent, remettant ses mains dans la même position, l’adolescent s’emporta dans ses pensées, tandis que les ivrognes furent consternés de l’acceptation du barman de l’argent noir que lui avait procuré le blondinet, provoquant de ce fait une nouvelle bagarre, davantage plus lourde que celle qui avait eut tantôt, bien que l’adolescent, lui, semblait demeurer toujours aussi transparent.
Il entendit vaguement des injures sur son nom, qui lui fit sortir son revolver, tirant un instant dans le mur pour calmer le brouhaha précédent, blasé des conséquences que sa présence pouvait provoquer.
Il se coupa de la réalité dès qu’il rangea son arme, sa phobie de mourir dans un coin de rue l’ayant poussé à s’armer de manière contagieuse pour se défendre dans un aucun où.
La raison de la non-présence de Claude ?
Ce dernier n’avait pas à distinguer son expression nostalgique !
Ceci était ses affaires, il gérait ses petits soucis personnels seul ! Du moins, Alois ne désirait pas qu’il interfère dans de tels problèmes en lui réclamant à l’aide…

Un craquement de chaise à l’autre bout l’éveilla de sa veille muette, entendant le barman allant servir le jeune homme qui avait condamné une bière blonde mousseuse, magnifiquement juteuse pour les lèvres de l’adolescent. Un bruit de pièces posées sur le comptoir alarma sa curiosité, regardant très finement l’heureux élu qui l’avait accompagné sur ce comptoir vide, voyant qu’il sortait un petit flacon de sa poche.
Un drogué, ici ?
Une aubaine ! Alois ne bougea pas toutefois, concentré dans sa longue nostalgie qui set tissait, détournant le regard le laissant boire sa bière, son flair le sortant de son sommeil silencieux au sentiment que sa présence alarmait le fameux arrivé.

De loin, il ne pouvait pas dénier qu’il était plus âgé et plus grand que lui, il avait une expression sur le visage de psychopathe, Alois le sentait gros comme une maison, ce mec en plus d’être un paumé de la vie était fou.
Un cas désespéré non rattrapable soigneusement emballé dans une chair à vendre, tel était la pensée sur cet inconnu à cet instant.
Voir la fin de la bière vide lui fit ressortir son manque d’alcool.
Difficile de ne pas succomber à la tentation de s’en boire uniquement un, de se retenir d’un demander deux ou trois. Il regarda le sang qui traînait dans la pièce, lui faisant lécher ses lèvres douces attirés comme un vampire dans la couleur rouge de ce sang merveilleux.

Alois alla rejoindre doucement l’individu, s’essayant à côté de lui, une expression neutre toujours sur son visage, la voix sifflante comme un serpent, un regard tout aussi dominateur dans ses yeux bleus vacillant comme les vagues d’un océan, d’une couleur rare et si pur, regardant l’individu aux cheveux noirs, se doutant que par ses habits, il n’était point noble comme il était :

- C’est la première fois que tu viens ici, hein ?

L’origine vagabonde d’Alois lui permettait de s’entretenir très facilement avec les deux extrêmes : les nobles droits, le monde pauvre à la déroute.
L’adolescent avait assimilé les deux manières de vivre, aussi différentes soit-elle, toutefois, il se sentait toujours à l’aise chez les pauvres, là où la misère régnait comme unique maître. Alois le sentait, il allait le dévorer tout cru cet inconnu. Un joujou, il s’en était trouvé un.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Mer 15 Fév - 15:59

- "C’est la première fois que tu viens ici, hein ?" Prononça une voix à son côté.

Il se retourna, sous l'emprise de sa drogue, mais légèrement. Les effets du liquide avaient du se dissiper au fil du temps qu'il en consommait. Allait-il devoir demander à son incube de boss d'améliorer la liqueur ? En attendant, il se tourna vers son interlocuteur. Oh ben tient ! Le blondinet. Un sourire vint étirer ses lèvres, posant sa tête dans le pli de son coude lui même posé sur le comptoir, il ne répondit pas.

Des discutions diverses se déroulait autour d'eux, aucunes d'intéressantes bien sûr. Un cri suivit du bruit d'un brisement de verre se fit entendre et Lawrence se retourna. Encore une bagarre ! Il fallait dire que rester ici était vraiment dangereux, voir masochiste. Sang et verrerie était projeté dans tout les sens.

Rabattant sa capuche sur ta tête, Lawrence regardait les placards entrouverts quand une ombre se glissa jusqu'au comptoir. Un réflexe automatique de se baisser fut été exécuté par celui-ci tandis que quelqu'un eu tenté de lui donner un coup. Rattrapant ledit bras avant que le blondinet se le prenne en pleine figure. Un rire frénétique venu de la part du dealeur pendant qu'il retira un poignard de l'une de ses trois pochettes accrochées à sa ceinture a et le pointa sous la gorge de son agresseur.

- "C'est mal d'essayer de frapper les gens de la sorte, alors qu'ils sont innocent, vous ne croyez pas ?" Lui adressa-t-il, à moitié sobre.

Le regard étonné de celui à qui appartenait son bras ne se fit pas discrète, et dans un rire psychosomatique, il lui brisa se délectant de son hurlement douloureux. Il se retourna en regardant toujours le sang gicler dans chaque coin de la pièce. Se levant dans un geste assez disgracieux, étant encore sous l'empiétement du fluide qu'il avait incorporé à sa bière.

Lawrence referma sur son poignard le rangement en cuir foncé et ouvrit la deuxième, y faisant découvrir un revolver plutôt imposant en diamètre mais raisonnablement léger. Il tira trois coups de feu, encadrant dans une position distorde un jeune homme ivre. Des regard confus se posèrent sur l'assistant d'Izume, tandis que d'un air désappointé il se retourna vers le jeune garçon à la chevelure couleur crème.

- "Je pense, je ne sais pas" Répondit-il d'un air le plus perspicace possible.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Jeu 16 Fév - 19:02


Son fameux joujou déclaré comme tel se retourna vers lui, pouvant noter que la drogue qu’il avait consommée commençait à faire son effet, pouvant ainsi apercevoir son interlocuteur qui était l’adolescent blond attendant avec patience que son joujou personnalisé fasse ce geste.
Un sourire s’étira sur ses lèvres tout en positionnant sa tête dans le pli de son coude qui était posé sur le comptoir, toutefois, ne lui donna aucune réponse.
La non-réponse de sa part vexa le blondinet, bien qu’il n’eut pas le temps de lui faire la remarque qu’un cri surgit brusquement, ainsi qu’une cassure d’un verre.
Sa nouvelle cible se retourna, et Alois fit l’erreur de suivre son mouvement, percevant ainsi les morceaux de verre cassés qui attisa une certaine irritation dans l’adolescent, avant de lever les yeux, percevant dans ses yeux bleus une bagarre.
Le sang et les verres giclaient dans toute la pièce, quelle spectacle navrant.

Alois soupira, exaspéré, l’expression plus sombre que jamais, la présence du sang avait fait ressortir ses instincts de meurtrier, tandis que sa victime rabattu sa capuche.
Une ombre survint sur le comptoir, l’adolescent apercevant un ivre qui voulait les entraîner dans la bagarre, sa future victime attrapant le bras avant qu’il se le prenne en pleine tête, ce qui fit sortir brusquement la haine d’Alois. C’était le geste à ne surtout pas effectuer. Un rire furieux sortit de la bouche du drogué qui sortit un poignard d’une de ses pochettes, la pointa sur la gorge de son agresseur, lui déclarant dans un air à moitié sobre.

- "C'est mal d'essayer de frapper les gens de la sorte, alors qu'ils sont innocent, vous ne croyez pas ?"

Un regard surprit naquit sur la personne inconsciente, peu avant de se faire assassiner froidement tandis qu’un rire de psychopathe s’entendit dans la bouche de sa victime qui s’extasiait des hurlements de douleur de sa victime, le regard d’Alois devenant perçant, se perdant dans lui-même. Le drogué se leva, dans un geste disgracieux, renferma son poignard, sortant dans un deuxième un revolver plutôt imposant. Des bruits de coups de feu s’entendirent, toutefois, Alois n’y prêtait plus attention.

- "Je pense, je ne sais pas" Répondit-il d'un air le plus perspicace possible.

Un fou rire survint sur le visage de l’adolescent qui se releva, désarma sans donner l’avis du concerné le concerné à côté de lui, enlevant la cartouche dans un temps record, donnant un énorme coup sur le comptoir pour faire stopper la bagarre. Il hurla sans aucune transition, se retournant vers les concernés, ironiquement désespéré que Claude ne soit pas là, cela aurait été beaucoup plus simple mais cela permettait à l’adolescent de dévoiler tout ce qui faisait sa réputation en or dans le milieu :

- Ecoutez-moi vous les gamins de 30 à 40 piges, vous allez arrêtez votre boucan infernal et de tâcher cette incroyable endroit de sang, il se lécha les babines avec avidité. Il me suffit de me le demander, je tâcherais cet endroit dans cette couleur rouge pour vous, faisait comprendre à ceux qui n’ont pas comprit les règles comment mon régime marche. Sachez que si l’un de vous recommencer, vu que c’est tellement demandé gentiment, je le traiterais comme une pute jusqu’à ce que mon bonheur de votre souffrance soit pour moi un met raffiné.

Alois alla ensuite auprès de l’homme ayant le bras cassé, lui léchant sadiquement la joue, lui conseillant du regard de partir, avant de se tourner vers sa victime, approchant vraiment son visage de lui, l’embrassant sur la bouche pour le remercier, profitant de ses lèvres sans aucun amour particulier.

- Petite récompense pour m’avoir protégé…comment tu t’appelles ? ~ Fit la voix sensuelle d’Alois qui avait toujours une part de folie dans ses yeux.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Ven 17 Fév - 20:46

Dans un rire psychosomatique le blondinet se leva et retira l'arme à feu des mains de Lawrence en enlevant la cartouche. Un regard ahuri s'affichait sur le visage pâle du drogué qui, choqué par l'intervention malséante du gamin, se rassit discrètement et admirait le gosse gueuler sur les ivrognes:

- "Ecoutez-moi vous les gamins de 30 à 40 piges, vous allez arrêtez votre boucan infernal et de tâcher cette incroyable endroit de sang. Il me suffit de me le demander, je tâcherais cet endroit dans cette couleur rouge pour vous, faisait comprendre à ceux qui n’ont pas comprit les règles comment mon régime marche. Sachez que si l’un de vous recommencer, vu que c’est tellement demandé gentiment, je le traiterais comme une pute jusqu’à ce que mon bonheur de votre souffrance soit pour moi un met raffiné." Dit-il d'un air hautain.

Il se prenait pas pour n'importe qui celui-là. Amusant, mais il se devait de l'avouer, son fessier lui plaisait bien. Mais à peine perdu dans ses pensées perverses, il sentit une pression humide sur ses lèvres, les yeux grands ouverts, son regard était portés sur les paupières fermés du gamin. C'était orgasmique à ce point là, il l'embrassait sans connaître son prénom ni même lui avoir entendu dire mot. Il manquait pas de cran celui là, mais c'était excitant. Selon ses moindres souvenirs, il ressemblait fortement à l'un de ses frères qu'il avait froidement assassiné, le sang qui fardait son fin visage pâle lui évoquait tellement ce bâtard que cela en était foudroyant.

- "Petite récompense pour m’avoir protégé…comment tu t’appelles ? ~ Lui adressa-t-il d'une voix murmurante particulièrement sensuelle.

Après un silence d'étonnement, un rire psychopathe envahi soudain le dealeur qui ne tenait presque plus sur ses jambes tellement la vision du sang sur la figure du garçon lui rappelait son décédé frangin, et vu comment il l'avait fait souffrir avec ses gestes impudiques, il avait une quelconque envie de le saigner au même niveau. Sous les regards ahuris des alcooliques qui ramassaient à présent, tête basse, l'argent qui maquillait le sol de son vert bouteille il s'arrêta net de rire et approcha ses lèvres de l'oreille de son vis-à-vis, s'appuyant sur le clair comptoir:

- "Mon nom est Walker, Lawrence Walker." Répondit-il en susurrant tout aussi sensuellement.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Ven 17 Fév - 23:14


Interdire le public, c’était la discipline d’Alois, il se complaisait à aviser leurs têtes surprises. Le toxicomane qu’il avait prit comme gibier ne faisait pas attraction, au contraire, vu qu’il allait devenir son futur propriétaire, il se devait de manifester ses talents, son empire. Il s’enthousiasmait de l’expression abasourdit de sa proie, tel un loup affamé qui guettait sereinement le bon instant pour mordre, tous crocs sortit.
Oh, un choc pour son intervention ?
Etait-ce aussi insoupçonné, sans doute pour son âge.
Il se rassit subtilement, le contemplant, tandis que pour sa part, Alois ne se trompait point à lui-même, l’œil toujours acéré, pouvant ainsi une attention très passionnée de son souffre-douleur sur son derrière.
Des yeux divulguaient un certain appétit pour ce dernier, toutefois, à peine qu’il eut le temps de se perdre dans ses pensées que le contact de ses lèvres eut lieu. Oh, de l’émoi ? Captivant, très attractif.
Alois avait élit une excellentissime cible.
Il s’inonda dans les yeux de sa victime, pouvant y voir un certain déjà vu dans le concerné.

Un silence d’étonnement parvint suivit d’un rire psychosé soudain du drogué, qui tenait avec mal sur ses jambes. Alois sentait que sa victime voulait le saigner, il se devait d’être prudent.
Il lui rappelait donc quelqu’un ?
Les ivrognes parurent ahuris, toutefois, Alois n’y portait plus aucune importance. Son rire se stoppa, approchant ses lèvres à son oreille, s’appuyant sur le comptoir :

- "Mon nom est Walker, Lawrence Walker." Répondit-il en susurrant tout aussi sensuellement.

Délicatement, le blond passa un doigt sur le cou du dit concerné, décrochant un large sourire sadique et pervers, rapprochant son corps du sien, lui relevant doucement son menton, lui retirant de l’autre main sa ceinture avec ses sacs pour lui retirer toutes ses armes, ainsi que sa capuche afin d’apercevoir les habits qu’il portait, lui retirer ce camouflage.

- Tu es excité, n’est-ce pas ? Tu me veux dans ton lit ? Tu veux toucher mon corps, mon sexe ? Tu veux être mien, me satisfaire du mieux que tu peux ? Te rappellerais quelqu’un que tu as prit plaisir à assassiner ? Ton regard est similaire à ceux d’une vipère, attendant le bon moment pour m’envoyer ton poison, lâcha t’il très sensuellement à son oreille dans une voix à demi provocante, sa voix tout aussi douce qu’une mélodie.

Alois lui harpa les deux mains, l’obligeant à se relever pour le bousculer sur le sol froid, son corps sur le sien, le tenant par les mains, son expression perverse augmentant tandis qu’il cligna des cils comme une femme, allant d’aller lécher le cou de Lawrence dans un air de maître. Une provocation supplémentaire pour une réaction anticipée, lui léchant à nouveau le cou, se léchant avec avidité les lèvres.
Un sourire triomphant et de domination naquit sur son visage.
Alois se sentait ailleurs, prit dans le jeu de folie de son comportement de monstre. Son regard se tourna vers ceux de Lawrence, les plus doux, les plus adorables du monde. En attente d’une réponse, resserrant ses mains sur les poignets de son sacrifié pour l’éviter de partir. Désormais, Lawrence lui était sien. Sien dans sa condition tragique.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Sam 18 Fév - 19:33

Il fixait son sourire emplit de sadisme avec insistance, ses fins doigts parcouraient son cou comme si il le prenait pour un jouet. Les sentiments de Lawrence à cet instant ne devinrent qu’haine et étonnement. Il restait là comme une pucelle de quinze ans, ses joues viraient incarnat et à vrai dire, cette drogue le transformait en un soumis qu’il détestait. Ce regard il le connaissait, il entrevoyait l’un de ses frangins qu’il avait tant détesté. Un ressentit de douleur se glissait à son arrière-train pendant que le blond l’observait avec envie.

Il pouvait désormais sentir son corps accolé au sien, il avait beau mesurer une bonne vingtaine de centimètre de plus que lui, le blondinet lui évoquait un bourreau de son enfance qui l’avait tant fait hurler et pleurer, cela le paralysait. Il sentit sa ceinture glisser entre les mains du noble et la regardait du coin des yeux. Non, non, mais que faisait-il ?! Il lui retira de même la capuche qui couvrait son visage et le regardait d’un air dominant puis chuchota d’un ton voluptueux et irritant :

- "Tu es excité, n’est-ce pas ? Tu me veux dans ton lit ? Tu veux toucher mon corps, mon sexe ? Tu veux être mien, me satisfaire du mieux que tu peux ? Te rappellerais quelqu’un que tu as pris plaisir à assassiner ? Ton regard est similaire à ceux d’une vipère, attendant le bon moment pour m’envoyer ton poison" Lui susurra-t-il.

Avant même de pouvoir protester, le noble le releva en harpant ses mains, juste pour l’envoyer au sol en un mouvement. Atterrissant mal sur le carrelage glacial, Lawrence laissa échapper un gémissement involontaire laissant ses paupières s’ouvrir au maximum. Avant même de comprendre ce qui lui arrivait, une pression sur son bassin se fit sentir et ses mains s’entrelacèrent à celles de celui qui s’accaparait sans pudeur de son corps. Son vis-à-vis se pencha et passa sa langue sur son cou, arrachant une fois de plus un gémissement à Lawrence qui rougissait de plus en plus.

Il se sentait comme un animal en cage, dominé et à qui on aurait fait ravaler sa fierté en un clin d’œil. Sa voix n’était capable de produire que des sons semblables à des geignements de supplice. Sa langue chaude vint à nouveau savourer son cou et toujours plus de plaintes presque inaudibles se faisaient entendre. Il n’avait jamais subit de honte aussi puissante que depuis que ses frères le soumettaient incestueusement. Ce sentiment de colère, de haine, d’impuissance et d’un délicat soupçon de panique, Lawrence le connaissait bien.

Sa peau frémissait à ses contacts aussi dépravés, ses yeux larmoyaient frugalement alors qu’il fixait avec supplication le faciès vainqueur de son vis-à-vis. En un instant celui-ci avait réussi à lui faire remonter d’affreux souvenirs en mémoire. Il était sans aucun doute perdu, il ne comprenait rien, jamais personne n’avait réussi à faire remonter d’aussi lointaines réminiscences. Le brun avait des lueurs détruites dans les yeux. Même sur son carnet noir, rien ne datait d’aussi longtemps.

La drogue avait complétement anéantis sa mémoire pour le meilleur et pour le pire. Comment avait-il put faire ça ?! Il l’abhorrait de toute la haine qu’il contenait en son intérieur. Pourquoi il lui faisait subir cette souffrance ?! En public, qui plus est. Son regard d’affolement se tournait vers les ivrognes devenus muets et paralysés. Seuls ses yeux réagissaient aux commandes de son crâne, il était comme pétrifié. D’affreuses sensations lui parcouraient l’échine. Malgré ça, il répondit tout d’un même d’un ton plus ou moins lucide et posé :

- "Non !" Cria-t-il presque, les joues intensément empourprées.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Sam 18 Fév - 21:09


Ce qui faisait la réputation aussi malsaine d’Alois se tenait à un mot : domination.
Le blond était un dominateur, il le savait, il le proclamait, il le prouvait.
C’était inconscient de vouloir l’écraser, le revers en serait encore plus cruel, insensible.
Extermination sonnait comme une solution naturelle pour Alois, même dans ses jeux sadiques auxquelles il tirait un certain plaisir en dépit de l’observation concise de chaque réaction de sa victime. L’adolescent se vantait très souvent de tout savoir sur les autres très rapidement, allant même jusqu’à prétendre indirectement que s’il le voulait, il pourrait détruire une personne moralement en une seconde.
Ce trait comportemental lui avait fallu un reproche d’être un prétentieux, qu’Alois dénigrait en assurant un « je sais que j’ai raison », ayant une confiance assuré en son flair.
Ce « don », Alois avait besoin de l’exprimer, c’était sa drogue.
Il était dans l’obligation de soumettre les autres à sa loi, quelque que soit les moyens, à la fois par prudence, par réflexe et par plaisir, bien que pour quelques personnes dont il faisait entièrement confiance, cette vantardise était capable de s’évaporer, cependant, à chaque petite provocation qui pourrait la faire sortir, cette vantardise ressortirait pour répondre à celle-ci. Personne ne pouvait lui échapper en tant que chef.
Absolument personne.

Lawrence avait réagit exactement comme Alois l’avait anticipé, ce lui facilitait davantage la tâche avant de présenter ouvertement. La sans-gêne du Comte était une de ses raisons du respect que lui faisait autrui en sa présence, et bon nombre de mépris extérieurs.
Alois trouva très intéressant de juger chaque petite réaction de sa proie, se retenant de rire à nouveau de moquerie en le sentant se sentir tout gêné comme une pucelle n’ayant pas encore connu les joies de l’amour physique, et il en tira très facilement que c’était lié à son passé cette certaine haine qui se percevait dans ses yeux en plus d’un étonnement.
Il avait hâte que ce regard de haine se détruise en peur, c’était toujours l’instant qu’il préférait.

Peu après ses dires, et l’avoir maîtrisé au sol pour éviter toute résistance, quelques fins gémissements s’entendirent tandis qu’il s’amusait à toucher le corps de sa victime, encore une fois, sans sentiment particulier, uniquement pour un plaisir qui lui semblait tout naturel d’aller le martyriser.
Petit à petit, les yeux dévoilaient plusieurs sentiments : colère, haine, impuissance, panique, beaucoup de honte d’être révélé ainsi en public, par un enfant.
Son visage était devenue tout rouge, semblable à une pomme prête à être dévorer, toutefois Alois ne comptait pas s’engloutir trop profondément dans un acte sexuel qui pouvait paraître révélateur, comme si l’amour d’un soir était né. Non, quand il voyait ce visage, il avait envie de rire. Un rire qui resterait en tête tellement bien que le supprimer en deviendrait impossible à part s’agenouiller devant lui, lui implorer désespérément de ne plus le considérer de la sorte. Alois était heureux de pouvoir faire encore le tri dans ses sentiments, et qu’il pouvait clairement en voir des signes. Cela faisait combien de temps depuis qu’il avait rencontré Izume qu’il n’avait pas dragué de la sorte en rendant à demi-fous ses victimes en usant de ses charmes ? Plus de six mois, non ?
L’adolescent n’avait plus compté, et vu que ceci n’était qu’un amusement parmi tant d’autres, il pouvait très bien s’en passer.

Il sentit le tremblement de sa peau, oh ce cher Lawrence craquait déjà ?
Alois regarda son expression, ses yeux, son sourire ne pouvait faire que s’élargir sadiquement au maximum. L’adolescent en semblait presque désolé d’être parvenu à son but aussi rapidement, ça en devenait beaucoup trop facile qu’il se devait de pousser le vice un peu plus loin ! Sinon, tout le jeu perdait son sens, ainsi que la joie qu’il pourrait en tirer. De toute façon, les informations qu’il tirait de ces jeux lui serviraient obligatoirement plus tard, s’il fallait jouer sur ses failles pour en tirer un parti ou vérifier des hypothèses, cela faisait trop longtemps qu’il l’avait laissé aussi de côté !

- "Non !" Cria-t-il presque, les joues intensément empourprées.

Une réponse sur un ton quasiment lucide, cassant le silence soudain, répondant à ses interrogations de tantôt. Une erreur. Le rire tant retenu éclata, s’entendant dans tout le bar, se doutant bien que les ivrognes de leur côté devaient être prit de panique sur l’instant, le regard d’Alois se ternissant dans la froideur, une froideur d’insensible.
Observer chaque réaction était vraiment très instructif, il était facile de deviner des contradictions qu’il n’y avait pas eut lieu d’être ensuite.
Semblait-il vraiment aussi naïf de l’extérieur ? Oh, quel drame pour les autres quand il verrait avec lamentation que ça n’était pas du tout le cas !

Alois riait, un de ces rires diaboliques qu’on ne pourrait pas oublier ; un de ces rires qui semblait s’apparenter à ceux des sorcières ; un de ces rires qu’il avait entendu du Lord Trancy, assez rarement il devait l’admettre ; un de ces rires qui dévoilait un monstre.
L’adolescent le faisait durer, avant de tout doucement se calmer, prenant un air désolé avant de retrouver son large sourire démoniaque qui était rivés vers ceux de sa victime pétrifiée.

- Oh, mais il me croit naïf en plus ~ Je t’ai vu regarder mes fesses avec un regard tout indiqué à la perversité, et je t’ai donné un bon faux espoir de ce que tu fantasmais sur le moment ~ Je sais que j’ai raison, il suffit de voir mon apparence pour savoir que je suis tordu ~ Siffla t’il dans un ton les plus froid et victorieux.

Nouveau rire, beaucoup plus court que ce dernier mais toujours aussi effrayant.

- Malheureusement pour toi, te violer n’est dans mes projets, et je doute que cela le sera ~ Oh, tu dois te demander pour quelle raison je me déchaîne autant sur toi : parce que je l’avais décidé dès que je t’ai vu ~ Cela n’empêche en rien que je suis assez gentil avec toi pour m’avoir sauvé tantôt ~

Alois approcha son visage des yeux de sa victime, tenant fermement ses mains, assurant :

- Mon petit Lawrence, j’ai vu à tes yeux que mon comportement t’est familier, et tes adorables yeux m’ont dit que cela vient de ton passé, n’est-ce pas ? ~ Des magnifiques yeux d’assassins j’ai reçu, et toutes ses émotions qui te transpercent, tu les as déjà ressentit, et tu te sens tout honteux qu’en public, j’ose les dévoiler à nouveau, aussi facilement, comme si je pouvais lire dans ton cœur rien qu’à voir tes adorables réactions ~ Que c’est intéressant ~ Je te dois bien un nom désormais vu que tu m’as donné gentiment le sien : Alois Trancy ~ Il est impossible que tu ne puisses pas avoir entendu de moi ~ Dans les bas fonds d’où tu viens, oh que dieu, je suis célèbre ~ Je te dit mon nom pour t’informer d’une très bonne nouvelle : je t’ai promu comme un de mes joujoux, de ce fait, tu m’appartiens en tant que tel ~ Considère ceci comme une fleur empoisonnée, c’est extrêmement rare que je me permette une telle tolérance en considérant un temps soit peu le comportement humain de mes proies, leur faisant conserver toujours une partie de leur liberté, et cela sera pour toi une très bonne occasion de pouvoir me mater en silence ~
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Dim 19 Fév - 21:35

Sa rage se transparaissait sur les traits de sa figure, ses mains tremblaient comme ses substances illicites n’étaient plus présentes dans son corps depuis des lustres. Ses yeux se gorgèrent de larmes, sa colère s’accroissait autant que sa nérvosité atteignait son paroxysme. Il lui glissait des mots qu’il ne voulait à jamais entendre, le gamin s’amusait avec son mental comme si il s’agissait d’un pentin. Malgré cela, Lawrence rétracta ses poings afin de passer sa fureur dans la douleur que venait de produire ses ongles dans ses chairs.

- "Oh, mais il me croit naïf en plus ~ Je t’ai vu regarder mes fesses avec un regard tout indiqué à la perversité, et je t’ai donné un bon faux espoir de ce que tu fantasmais sur le moment ~ Je sais que j’ai raison, il suffit de voir mon apparence pour savoir que je suis tordu ~" Prononça-t-il avec un air conquérent.

Il souffrait à présent tellement intérieurement que son cœur se serrait et venait faire rebondir sa cage thoracique. Lawrence le haïssait, de toute son âme il voulait que son corps se dégage du sien, que ses poignets qu’il lacérait soient libérés. Sa folie ne se contenait plus, il voulait qu’il se taise, qu’il crève, que sa chair soit si tailladée que la rougeur du sang n’y soit même plus comparable. Il le détestait, ses mains perlaient de gouttes écarlates et ce liquide coulait à présent sur le carrelage devenu si glacé avec la chaleur corporelle du dealeur qu’il devenait aussi brûlant que du brasié.

- "Malheureusement pour toi, te violer n’est dans mes projets, et je doute que cela le sera ~ Oh, tu dois te demander pour quelle raison je me déchaîne autant sur toi : parce que je l’avais décidé dès que je t’ai vu ~ Cela n’empêche en rien que je suis assez gentil avec toi pour m’avoir sauvé tantôt ~" Se moqua-t-il sournoisement.

Il s’en foutait, qu’il le laisse, bon sang, qu’il le laisse. Sa gorge se nouait, le sang coulait entre ses doigts et ses mains blêmissaient ainsi que son visage virait vermeil. Il le torturait de douleur, son passé se ravivait à chaque seconde et sa rancœur était à son comble, Lawrence voulait hurler, il voulait voir du sang couler de ses lèvres comme il avait fait avec son monstre de frangin. Sa déraison le rattrapait, non, surtout pas, le peu de lucidité qu’il avait commençait à se meurtrir. Le noble continua malgré cela :

- "Mon petit Lawrence, j’ai vu à tes yeux que mon comportement t’es familier, et tes adorables yeux m’ont dit que cela vient de ton passé, n’est-ce pas ? ~ Des magnifiques yeux d’assassins j’ai reçu, et toutes ses émotions qui te transpercent, tu les as déjà ressentit, et tu te sens tout honteux qu’en public, j’ose les dévoiler à nouveau, aussi facilement, comme si je pouvais lire dans ton cœur rien qu’à voir tes adorables réactions ~ Que c’est intéressant ~ Je te dois bien un nom désormais vu que tu m’as donné gentiment le sien : Alois Trancy ~ Il est impossible que tu ne puisses pas avoir entendu de moi ~ Dans les bas fonds d’où tu viens, oh que dieu, je suis célèbre ~ Je te dit mon nom pour t’informer d’une très bonne nouvelle : je t’ai promu comme un de mes joujoux, de ce fait, tu m’appartiens en tant que tel ~ Considère ceci comme une fleur empoisonnée, c’est extrêmement rare que je me permette une telle tolérance en considérant un temps soit peu le comportement humain de mes proies, leur faisant conserver toujours une partie de leur liberté, et cela sera pour toi une très bonne occasion de pouvoir me mater en silence ~" Lui fit-il parvenir.

Une seconde de silence fut présente juste après la fin de son discours. Mais tantôt les larmes se déversèrent sur les joues bouillantes de Lawrence qui ne pouvait contenir plus son arriération et, sous sa montée d’adrénaline éjecta ledit Aloïs contre le comptoir en relevant ses bras et le poussant comme il le ferait avec une vulgaire poupée. Il se releva en effaçant ses sanglots, laissant de pharamineuses marques cinabres sur la presque intégralité de son visage. Soudain, un éclat de rire se fut entendre entre les lèvres tachées du jeune drogué qui prit la parole à son tour :

- "Je pense que ses paroles, aussi aristocratiques soit-elles, ne sont ni plus ni moins les paroles d’un gamin imbu de lui-même. Vous me rappellez mon frère, vouliez-vous le savoir ? Celui qui m’a dépucellé ainsi que mon géniteur. De jolis figures que j’ai tâchées de sang pour avoir ôser toucher mon corps innocent. Tu m’as descendu mon honneur, c’est ainsi. Je ne nie pas que la honte me transperce, que j’ai envie de déchirer votre chair si pure et que ma lucidité n’est que moindre à cet instant. En la votre, vous avez rescacer des souvenirs éteints il y a longtemps. Rien que votre nom m’acerbe, Aloïs Trancy. Ce nom si rauque et désagréable à l’entente. Comme un serpent excitant sa langue au creux de votre oreille. Oui, votre nom m’évoque vaguement quelque chose, ce nom si glacial qu’il en devient incandescent, cela m’évoque une figure que je connais bien. Un visage, des paroles abominables accompagnant ces lèvres. Il le relève en lui tirant le poignet et le regarde, une mine psychopathe accompagnant ses traits. Votre fleur empoisonée, je vous la rends avec jovialité, car jamais je ne serais, pour vous, un jouet qui subiras vos humeurs changeantes. Oui, vous avez offert à ma fureur le droit d’atteindre son paroxysme, vous avez eu tord. En mon âme et conscience, la drogue qui se diffuse dans mon sang s’agglutine et mes veines battent sous l’adrénaline qui me submerge. Je regardais votre joli cul car il me semblait à l’égal que vous aviez été salis comme la pute que vous êtes, n'est-il pas ? " Dit-il, peu avant d’éclater dans un fou rire démentiel devant les regards effrayés des ivrognes.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Dim 19 Fév - 22:29


N’avez-vous jamais sentit la haine qui faisait office de remplaçant à ce jeu dangereux, vous rappelant que l’échec pouvait arriver, que les conséquences sur moi pouvaient être dramatiques ? Il avait enveloppé sa victime dans la haine, dans le rejet de ce qu’il était, un rappel toujours concret que le monstre, ce qu’il était devenu, égoïste, orgueilleux, sadique, insensible, ne serait jamais le bienvenue dans ce monde. L’expression de ses yeux s’était changée dans la rage tandis que ceux de l’agresseur s’étaient tournés dans le plaisir. Le prix à payer d’insister sur les douleurs morales…

A la fin de son discours psychopathe, un instant de silence, qui n’aurait pas dû être là. Des larmes sortirent des yeux de sa victime, preuve que le but premier avait été atteint, avant de sentir un choc qui le laissa bouche bée. Repoussé très facilement avec violence, faisant naître une moue sur le visage de l’adolescent qui s’était retrouvé contre le comptoir. Il l’entendit rire, ce qui ravisa le monstre qu’il était, Lawrence ne lui échapperait pas.

- "Je pense que ses paroles, aussi aristocratiques soit-elles, ne sont ni plus ni moins les paroles d’un gamin imbu de lui-même. Vous me rappelez mon frère, vouliez-vous le savoir ? Celui qui m’a dépucellé ainsi que mon géniteur. De jolis figures que j’ai tâchées de sang pour avoir oser toucher mon corps innocent. Tu m’as descendu mon honneur, c’est ainsi. Je ne nie pas que la honte me transperce, que j’ai envie de déchirer votre chair si pure et que ma lucidité n’est que moindre à cet instant. En la votre, vous avez ressassé des souvenirs éteints il y a longtemps. Rien que votre nom m’acerbe, Aloïs Trancy. Ce nom si rauque et désagréable à l’entente. Comme un serpent excitant sa langue au creux de votre oreille. Oui, votre nom m’évoque vaguement quelque chose, ce nom si glacial qu’il en devient incandescent, cela m’évoque une figure que je connais bien. Un visage, des paroles abominables accompagnant ces lèvres. Il le relève en lui tirant le poignet et le regarde, une mine psychopathe accompagnant ses traits. Votre fleur empoisonnée, je vous la rends avec jovialité, car jamais je ne serais, pour vous, un jouet qui subira vos humeurs changeantes. Oui, vous avez offert à ma fureur le droit d’atteindre son paroxysme, vous avez eu tord. En mon âme et conscience, la drogue qui se diffuse dans mon sang s’agglutine et mes veines battent sous l’adrénaline qui me submerge. Je regardais votre joli cul car il me semblait à l’égal que vous aviez été salis comme la pute que vous êtes, n'est-il pas ? "Dit-il, peu avant d’éclater dans un fou rire démentiel devant les regards effrayés des ivrognes.

Un sourire tout aussi similaire que le sien, une douleur atroce pour l’un de ses poignets, un sursaut à l’écoute de ce nom « pute », une haine et un désespoir réapparaissant.
Alois baissa la tête, indifférent à ce rire, la colère envers le monde l’engloutissant petit à petit.
C’était le mot qu’il ne voulait plus jamais entendre.
De quel droit…de quel droit en plus se permettait-il de se souiller de cette façon par ses belles paroles ? S’il devinait sa condition de traînée, même en révélant la sienne, pourquoi insister autant sur son nom, sur son cas en particulier ? Insulter son visage angélique et démonique à la fois, bien qu’il ne regrettait pas le moindre de ses paroles.
Oh, il était énervé ? ~ C’était son cas aussi, par ses bons soins.

Alois releva la tête, assénant une monstrueuse gifle à Lawrence mêlé à un coup dans les parties, le refaisant tomber au sol, des mains d’assassin enserrant automatiquement sa gorge comme une obligation, serrant le plus fort possible pour empêcher toute défense de sa victime. Un regard d’insensible était né sur son visage, tout en ayant des yeux vides.
Ayant utilisé ses deux mains pour faire suffoquer sa victime, il n’avait pas pensé à sortir son revolver, et il ne valait mieux pas. Il tuerait Lawrence sur le champ sans se poser de question. Ses mains s'augmentèrent sur sa victime, tout en s’emportant, dans une colère rarissime, un hurlement à la fois de haine et de désespoir sortit directement de son cœur :

- Ne me traite plus jamais de pute ! Je ne suis pas un de ces putains d’objets qu’on peut regarder, toucher sans permission, dans n’importe quel moyen que ça soit ! Je te revois aisément l’adrénaline qui est né en toi, et je vais t’avouer bon nombre des raisons de mon comportement. Mon apparence n’est que trompeuse, je te ferais remarquer, et j’ai de la générosité comparé à mon prédécesseur, à ce vieux porc qui prenait plaisir à me violer trois fois par jour, à me traiter comme sa putain personnelle, à ne jamais me regarder comme un humain ! Sur ce côté-là, nous nous ressemblons. Je te rappelle ton frère qui a souillé ton corps déjà impur, mais ça en va de même pour moi, et inutile d’essayer d’aller faire revenir de tels souvenirs dans mon esprit, je les ai continuellement ! Eut tord de provoquer ta haine au paroxysme ? Ne me fait pas rire, attiser ma colère était la dernière chose que tu devais faire, désormais, à part recevoir des excuses dignes de ce nom et d’un peu de respect pour ma personne, ton cou, je vais te le briser, ton corps te le détruire à petit feu…bien que je ne peux pas m’empêcher d’avoir de la compassion pour toi, à ses mots, quelques larmes sincères de désespoir tombèrent de ses joues, de t’appréhender dans ta douleur…il essaya de retenir ses sanglots. Mon nom est terrifiant n’est-ce pas ? Quel héritage pourrie que j’ai eus, pourtant, je pensais qu’à la mort de ce vieux porc, je n’aurais que des avantages, qu’enfin ma vie devienne plus lumineuse…Mon corps est souillé par sa crasse, par la crasse des nobles, je ne peux pas le renier. Mais cette souillure m’a fournit une haine, une haine envers tout le monde, car je sais que je suis devenu, personne ne pourra l’aimer, personne ne pourra le chérir en bonne et dû forme, de ce fait, je m’arrange, mais mon naturel a besoin de ressortir. Bon nombre de personnes peut te le confirmer, si je suis autant respecté, ce ne sont pas des paroles en l’air. Je t’ai descendu ton honneur, certes, mais le mien, je cherche à l’avoir, dans une façon certes ignoble mais ceci est dû à ma pitoyable éducation.

Alois le lâcha brusquement sur ses mots, afin de ne pas le tuer, se relevant, sortant son revolver, sans se soucier d’autrui tirant sur un mur où heureusement il n’y avait personne, se mordant la lèvre à sang. Il s’arrêta une fois la cartouche fini, se tournant vers Lawrence, un regard mi-énervé mi-désespéré présent dans ses yeux, son corps bourdonnant d’une haine immense qui le faisait trembler. Alois rechargea sa cartouche, son regard se tourna vers tous les ivrognes ainsi que vers Lawrence, son peu de stabilité anéantit, la détermination bien visible que personne ne pouvait affronter, sa voix similaire à du tonnerre :

- Vous avez intérêt à tous vous tenir à carreau. J’ai une soudaine envie de tuer tout ce beau monde réunit dans ce bar.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Lun 20 Fév - 1:22

Il avait là craché toute la haine qu’il avait contenue en lui depuis le début, depuis son enfance qui n’avait été que souillure infâme. Une fois il se retrouvait contre la table de cuisine, à se faire prendre aux jeux monstrueux de cette famille qu’il haïssait, ou bien était enfermé dans une cage, comme un vulgaire animal puis privé de nourriture pendant quelques jours, ou semaines. Ses chairs n’étaient que rougeurs et hématomes ignobles ainsi que trônait sur ces surfaces nombres de blessures infectées. Lawrence souffrait, père, frères se défoulaient ainsi comme sur des bêtes sauvages à qui l’ont aurait fourni une proie appétissante. Il ressentait des douleurs dans ce bar, au même égal que celle cité à l’instant. Son honneur était descendu, c’était indéniable.

Le noble baissa son visage, il l’avait blessé par ses dernières paroles. Le dealeur calma son rire avant que, discrètement, une mine compatissante, un air de malheur dans ses yeux couleur de bois s’afficha sur sa figure. Mais cela ne serait sans compter sur la colossale souffrance que venait d’offrir Aloïs à son membre génital ainsi qu’à sa joue. Il se retrouva à genoux et sans plus attendre les mains du comte vinrent serrer son cou. Un semblant de sourire désolé vint à apparaître entre les suffocations silencieuses du dealeur qui regardait dans les yeux celui qui enserrait presque mortellement sa gorge. Ses beaux yeux bleus ornés d’une fureur intense, brûlaient en accord avec la position du coin de ses lèvres si égaré dans leur rage qu’aucune chose au monde ne pouvait redonner jovialité à celui-ci dans cet instant de silence pénible. La pression de ses doigts se referma encore plus sur sa nuque, ce qui alimentait encore plus les tentatives de récupération d’air de Lawrence. Il ajouta en criant de tout l’air de ses poumons de gamin :

- "Ne me traite plus jamais de pute ! Je ne suis pas un de ces putains d’objets qu’on peut regarder, toucher sans permission, dans n’importe quel moyen que ça soit ! Je te revois aisément l’adrénaline qui est né en toi, et je vais t’avouer bon nombre des raisons de mon comportement. Mon apparence n’est que trompeuse, je te ferais remarquer, et j’ai de la générosité comparé à mon prédécesseur, à ce vieux porc qui prenait plaisir à me violer trois fois par jour, à me traiter comme sa putain personnelle, à ne jamais me regarder comme un humain ! Sur ce côté-là, nous nous ressemblons. Je te rappelle ton frère qui a souillé ton corps déjà impur, mais ça en va de même pour moi, et inutile d’essayer d’aller faire revenir de tels souvenirs dans mon esprit, je les ai continuellement ! Eut tort de provoquer ta haine au paroxysme ? Ne me fait pas rire, attiser ma colère était la dernière chose que tu devais faire, désormais, à part recevoir des excuses dignes de ce nom et d’un peu de respect pour ma personne, ton cou, je vais te le briser, ton corps te le détruire à petit feu…bien que je ne peux pas m’empêcher d’avoir de la compassion pour toi, A ses mots, quelques larmes sincères de désespoir tombe de ses joues, de t’appréhender dans ta douleur…Il essaye de retenir ses sanglots. Mon nom est terrifiant n’est-ce pas ? Quel héritage pourrie que j’ai eus, pourtant, je pensais qu’à la mort de ce vieux porc, je n’aurais que des avantages, qu’enfin ma vie devienne plus lumineuse…Mon corps est souillé par sa crasse, par la crasse des nobles, je ne peux pas le renier. Mais cette souillure m’a fourni une haine, une haine envers tout le monde, car je sais que je suis devenu, personne ne pourra l’aimer, personne ne pourra le chérir en bonne et due forme, de ce fait, je m’arrange, mais mon naturel a besoin de ressortir. Bon nombre de personnes peut te le confirmer, si je suis autant respecté, ce ne sont pas des paroles en l’air. Je t’ai descendu ton honneur, certes, mais le mien, je cherche à l’avoir, dans une façon certes ignoble mais ceci est dû à ma pitoyable éducation."

Aloïs le relâcha, et, dans une immense reprise de souffle, Walker s’effondra au sol faisant crisser le carrelage de ses noirs ongles. Il entendit un coup de feu dans la volée, ce qui laissa transparaître une mine singulièrement apeurée sur le faciès de Law mais qui disparut bien vite quand il se retourna, laissant sa chevelure valdinguer de quelques mèches devant ses yeux, respirant avec brièveté. Il voyait le jeune noble furieux, il avait laissé aller sa cartouche entière dans le mur encore tachée du liquide carmin.

- "Vous avez intérêt à tous vous tenir à carreau. J’ai une soudaine envie de tuer tout ce beau monde réunit dans ce bar."

Il ne démordait pas, Lawrence reprit de colère à la vue de ce gamin qui recommençait à perdre raison. Tant pis, il ne pouvait plus reculer et il le savait. Les inconnus de se bar ne méritaient sûrement pas leur éventuelle décès pour l’instant. Il avait repris correctement son souffle et il guettait silencieusement Aloïs qui détaillait l’intégralité du bar. Le blondinet tremblait, ses joues étaient entièrement revêtit de larmes qui lui paraissait sincères. Pas un regret ne traçait les traits du brun qui n’avait juste qu’une infime compassion pour celui qui avait vécu semblablement son enfance. Après quelques minutes de taciturnité, il prit enfin parole avec peu d’assurance.

- "Il est indéniable que ce que tu as vécu fut effroyable, tes larmes en démontre l’intégralité. Ton honneur a été soumis à la puissance de la noblesse n’est-ce pas ? Il se relève et le regarde dans les yeux en prenant le canon du revolver qu’il tenait en main. Je dirais qu’il y a plus de mérite à être la putain d’un noble, que d’être la putain de sa famille de paysan. Je me fiche bien d’attiser votre colère, et si il me faut le faire, je le ferais. Je ne suis pas du genre à me soumettre aux quatre volontés de tout le monde, je suis compatissant en effet à votre égard mais cette gentillesse est submergé par la haine, cette haine qui vient me rongé à vos paroles bien trop impudiques. Vous avez vos souvenirs continuellement en tête ? Grand bien vous fasse. La drogue me les as tous fait omettre, et vous, en votre rage vous me les avez fait réapparaître dans mes pensées. Vous avez sombrez dans le désespoir juste parce qu’un type a osé se régaler de votre virginité ? Je préfère crever sous overdose que de devenir comme vous l’êtes. Je vous respecte, mais pas assez pour comprendre le pourquoi du comment de vos faits et gestes. Même si vous me détruisez, corps et âme, jamais d’excuses sincères ne parviendrons à sortir d’entre mes lèvres. Je vous tiens tête, et je pense que je suis l’une des premières personnes à le faire. Vous m’aspirez crainte, mais la peur ne sera plus visible entre mes pupilles, c’est ainsi car je ne veux pas être opprimé une nouvelle fois. Je suis libre, et rien n’y changeras, Aloïs. Vous lamenter ne m’aspireras pas plus de compassion, vous avez écrasé le peu dont je fus affubler à votre attention rien que pour le coup que vous avez porté à mon entrejambe et à ma joue. Je me fous de votre ego à tel point descendu que votre haine est sans égal, vous m’importez peu, c’est tout.' Dit-il, le regard méprisant de colère.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Lun 20 Fév - 3:51


- "Il est indéniable que ce que tu as vécu fut effroyable, tes larmes en démontre l’intégralité. Ton honneur a été soumis à la puissance de la noblesse n’est-ce pas ? Il se relève et le regarde dans les yeux en prenant le canon du revolver qu’il tenait en main. Je dirais qu’il y a plus de mérite à être la putain d’un noble, que d’être la putain de sa famille de paysan. Je me fiche bien d’attiser votre colère, et si il me faut le faire, je le ferais. Je ne suis pas du genre à me soumettre aux quatre volontés de tout le monde, je suis compatissant en effet à votre égard mais cette gentillesse est submergé par la haine, cette haine qui vient me rongé à vos paroles bien trop impudiques. Vous avez vos souvenirs continuellement en tête ? Grand bien vous fasse. La drogue me les as tous fait omettre, et vous, en votre rage vous me les avez fait réapparaître dans mes pensées. Vous avez sombrez dans le désespoir juste parce qu’un type a osé se régaler de votre virginité ? Je préfère crever sous overdose que de devenir comme vous l’êtes. Je vous respecte, mais pas assez pour comprendre le pourquoi du comment de vos faits et gestes. Même si vous me détruisez, corps et âme, jamais d’excuses sincères ne parviendrons à sortir d’entre mes lèvres. Je vous tiens tête, et je pense que je suis l’une des premières personnes à le faire. Vous m’aspirez crainte, mais la peur ne sera plus visible entre mes pupilles, c’est ainsi car je ne veux pas être opprimé une nouvelle fois. Je suis libre, et rien n’y changeras, Aloïs. Vous lamenter ne m’aspireras pas plus de compassion, vous avez écrasé le peu dont je fus affubler à votre attention rien que pour le coup que vous avez porté à mon entrejambe et à ma joue. Je me fous de votre ego à tel point descendu que votre haine est sans égal, vous m’importez peu, c’est tout.' Dit-il, le regard méprisant de colère.

Sa main en possession du revolver, Alois s’apprêtait à tirer, à déchaîner concrètement sa haine dans le sang à l’énonciation de ses paroles qui étaient de trop, un sentiment amère d’avoir raté quelque chose dans son absorption par la haine dont il devait plus aisément l’expliquer pour la retrouver. La haine contre tous s’était changée en haine contre soi-même, dans un bouclier inespéré pour les innocents de la salle. Les tremblements d’Alois augmentèrent, comme si un court instant, il était redevenu lui-même, se rendant compte de ce qu’il allait faire.Une main sûr sur la gâchette, l’ayant pointé à l’écoute de ses paroles dites avec mépris sur les ivrognes, mais s’étant lourdement retenu comme un miracle d’y appuyer complètement.
Provoquer un bain de sang était irréfléchi, ingérable par la suite dans la quantité de morts qu’il aurait…non, il devait s’apaiser, d’une quelconque façon, finir seul à seul avec cette victime qui lui remettait en face ses quatre vérités. Son souffle s’augmenta, sa respiration devenant de plus en plus ardu par la colère, ses poignards intérieurs qui en faisaient des siennes. Une prise en compte des paroles de Lawrence silencieuse, avant de tonner aux ivrognes, sortant très difficilement la somme qui pouvait englober toutes leur commande, le posant sur le comptoir dans une main frêle :

- Dégagez…dégagez…

Il attendit avec patience le départ de tous les ivres, baissant son arme, essayant d’inspirer et d’expirer pour s’apaiser moralement, toutefois, cet effort lui semblait être une reprise de contrôle surhumaine, ses yeux à demi dévorés par son envie meurtrière s’étant lui-même infligé douloureusement la limite. Il se tourna vers le barman, déclamant dans un ton similaire, satisfait qu’il soit désormais seul à seul pour parlementer, s’entretenir en privé, pour que sa face cachée se dévoile petit à petit, pour lui fournir une réponse de ce nom :

- Alcool…

Alois s’installa au comptoir, prenant les fameuses boissons qu’il s’avala d’une traite à deux reprises, brisant par la suite leur contenant contre le sol en les laissant tomber de haut, comme enchanté par ce récital de verre brisé qui teintait une musique macabre dans ce silence sinistre qui était apparut, un avant goût de solitude.
Alois posa son arme sur le comptoir, posant ses mains sur sa tête, la respiration toujours aussi saccadée. L’antidépresseur de l’alcool n’avait fait que maigrement son effet, mais suffisamment pour qu’il puisse enfin parler. Un ton qui n’avait plus rien à celui de tantôt, l’insensible s’était évaporé, un air de désolation, de regret, d’aucun amour-propre, dans un visage qui s’était assombrit dans le désespoir, quelques larmes silencieuses tombant de la face de l’ange brisé qui se dévoilait, tournant à demi son regard vers Lawrence, dont il prit conscience de sa présence :

- Puisque désormais, tout ce qui te rapporte à moi te laisse indifférent, je peux de ce fait te répondre en toute franchise, me doutant bien que mes paroles ne changeront pas grand chose à ce que tu pense de moi. Malgré mon excuse ouvertement dévoilé pour le tord que je t’ai causé, d’avoir anéantit le peu de compassion que tu avais pour moi, le peu d’amour que tu as ressentit, parce que je n’ai pas su le voir avant de te maltraiter de la sorte, je doute sincèrement que cela te fasse changer d’avis…bien que ce que tu vas entendre de moi seront des non-dits extérieurs, où le contrôle de ma folie qui a éclaté me pousse à parler, ma langue se déliant d’elle-même…une confession, des lamentations, le sens de mes paroles ont plusieurs significations en fonction de la personne en face de moi, la confession étant le terme le plus approprié pour l’exprimer…Il inspira et expira profondément avant de reprendre. Ce que je suis maintenant n’a rien à voir avec ce que je voulais être, de la vie que j’aspirais à être, si j’avais eus une vie, une enfance, une adolescence différente, si au moins, je les avais vécues comme tous mes confrères, je ne serais pas le monstre devant toi…ma condition de vie a fait qu’il m’est impossible de fuir ni d’oublier face à mes fardeaux, sans quoi, le seul destin qui m’était voué est la mort, un choix que je refuse de prendre maintenant, que sans doute que je prendrais quand mon cœur en ruines tombera en cendres. Suicide, assassinat, là où est mes deux solutions qui s’offrent à moi, que j’ai conscience depuis tout jeune. Je sais pertinemment qu’un jour, cela arrivera, que des très peu de gens auront eut la chance de voir ma générosité, ma gentillesse, mon courage, ma lucidité, mon anxiété qui font tout ce que je voulais être par le passé et que j’ai pu conserver. La plupart des autres personnes m’oublieront, m’insulteront, iront cracher sur ma tombe si j’en ai une, m’humilieront davantage que quand mon corps en sang respirait, ne gardant en moi que l’insensible digne héritier d’un Père dont bon nombre savent qu’il n’est pas mien, sachant tous les détours et la chance qui m’a porté préjudice qui m’a mené à ma vie de maintenant. Je suis ainsi surnommé la pute des nobles pour cela, amplifiant mon calvaire d’autrefois, connaissant parfaitement que je peux qu’y mettre fin en décidant de mourir, me laissant entrevoir un funeste avenir que je sais inévitable. Ne pas aller dans leur jeu serait me condamner, comme ils me l’ont prouvé. Si mon désespoir n’était dû qu’à mon corps souillé, ma folie aussi intense n’aurait aucune raison d’être, seul mon corps en subirait le châtiment. Non, ce que je cache remonte à plus loin que cela, subsistera toujours en moi et restera des non-dits que je tâcherais de dissimuler dans des sourires à moitié réel, dans une croyance que je pourrais être véritablement heureux sans subir les conséquences de mon cœur brisé. Mon éducation est en partie responsable de ce tel comportement, mais j’en suis tout autant fautif, je me suis prohibé certaines choses dont mon âme considère que cela pourrait me porter à tord si cela était dévoilé, je me suis moi-même trouver une raison à ces malheurs injustes pour davantage les supporter, maudissant cette longue agonie dont j’ai moi-même poussé à qu’elle soit augmenter. De la compassion, je dois bien le reconnaître, cela me va droit au cœur, bien que je suis confus d’avoir écrasé la sensibilité que tu ressentais envers moi…et je m’en excuse. Comme je l’ai dit plus tôt, si je l’avais vu, si ma colère ne m’avait point absorbé, j’aurais pu éviter de telles douleurs que tu as enduré par ma faute. Mon honneur, soumis à la puissance des nobles ? Le terme honneur s’apparentait à une autre définition que celle que ton esprit devait penser. Mon regard se portait sur ma dignité d’être humain, malgré que je puisse contester que ma folie prenne le terme du mot dans le sens de l’honneur personnel. La noblesse ne m’a rien apprit vis-à-vis de ce sujet, ma dignité a été bafoué, je me dois donc de la dévoiler, auprès avoir été qu’une ombre, un outil pour tant de personnes, un fantôme que personne ne voulait, que personne ne voulait avoir, que personne ne voulait aimer. Même maintenant, alors que ce que je suis a été approuvé, que mon cœur a su trouvé son être aimé, cette dignité reste à demi présente, elle s’enflamme que très vivement excepté dans ma folie, ne restant qu’en dehors qu’un enfant timide ne sachant que faire dans ce monde cruel, il se tut sur cette phrase de manière très posée.

Un instant de silence. Sa respiration s’était apaisée, malgré le calme dans ses dires, la pression interne demeurait toujours aussi énorme, le contrôle de lui-même toujours aussi difficile. Il voulait désormais s’étaler sur la haine contre lui-même, son rejet que lui aspirait sa propre personne, cependant, dès qu’il eut voulut ouvrir la bouche pour l’exprimer par les mots, il toussa, portant sa main à sa gorge, devant déglutir avant de faire passer cette toux meurtrière. Alois cala sa tête contre ses mains, silencieusement, repayant le barman pour ses services dans l’alcool qui avait permit un temps de répit suffisamment conséquent pour dépasser sa folie. Cependant ne pouvant pas rester en place, Alois s’empara d’un morceau d’un contenant de l’alcool qu’il avait brisé, retirant avec violence et grâce sa redingote et son nœud qu’il posa sur le comptoir, son arme toujours à porté de main. Il retroussa doucement ses manches, tripotant avec avidité ce morceau de miroir qu’il regardait avec dégoût, chagrin, une de ses manches faisant percevoir une marque au niveau de ses veines, une ancienne tentative bien lointaine d’en finaliser avec la vie, qui resterait une marque éternelle.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Lun 20 Fév - 14:42

Il regardait Aloïs se maîtriser, ou plutôt tenter de se contenir le plus possible. Sa douleur semblait colossale, ce qui laissait un soupçon de remord envahir Lawrence. Le blondinet tremblait de plus en plus, et le dealeur le regardait, subjugué par son autodestruction. Ses sentiments balançaient entre deux humeurs. Sa réflexion lui disait de le haïr, mais son cœur se serrait, il n’avait ressenti ça que très rarement. A vrai dire, depuis longtemps il ne s’était apitoyé sur le sort d’une personne. Il tétanisait sa respiration et ce bruit en devenait effrayant dans le mutisme mortel qui régnait dans la pièce. Les genoux du drogué cédait sous une pression infâme, et sous le détour du comte le fit s’effondrer au sol, guettant le carrelage, quelques mèches recouvrant ses yeux. Il entendit du métal palpiter sur le comptoir avant d’entendre une voix résistante :

- "Dégagez…dégagez…" Entendit-il avant de relever le visage, découvrant ses yeux.

Le jeu s’était tourné en un cauchemar. Il détaillait les ivres partir en précipitation, une telle frayeur les envahissait que leur instinct leur disait de fuir dans l’immédiat. Mais le dealeur, seul lui restait, regardant avec avidité le gamin Trancy qui luttait contre lui-même. Il payait de son audace, cependant il se maltraitait de lui-même. Statique, regardant le barman, il prononça d’un ton envieux mais toujours aussi hésitant :

- "Alcool…" Prononça-t-il en s’installant au comptoir.

Lawrence l’avait décidément fait craquer. Celui-ci tentait d’ailleurs de se relever, mais ses jambes le clouait au sol, dans ce silence pesant il écoutait avec harassement les gestes lourds d’Aloïs. Deux bruits de gorge résonnèrent dans ce silence macabre suivi du même nombre de brisure de verre. Ses dents commençaient à grincer, le dealeur détestait ce bruit. Ses gestes lents et mélancoliques se dirigèrent pour regarder enfin le gamin aux cheveux ambrés qui s’anéantissait horriblement dans de bouillants sanglots de désespoir. C’était pesant, stressant, une ambiance aussi sinistre que dépressive. Il vit les yeux du noble se tourner pour se planter dans les siens :

- "Puisque désormais, tout ce qui te rapporte à moi te laisse indifférent, je peux de ce fait te répondre en toute franchise, me doutant bien que mes paroles ne changeront pas grand chose à ce que tu pense de moi. Malgré mon excuse ouvertement dévoilé pour le tord que je t’ai causé, d’avoir anéantit le peu de compassion que tu avais pour moi, le peu d’amour que tu as ressentit, parce que je n’ai pas su le voir avant de te maltraiter de la sorte, je doute sincèrement que cela te fasse changer d’avis…bien que ce que tu vas entendre de moi seront des non-dits extérieurs, où le contrôle de ma folie qui a éclaté me pousse à parler, ma langue se déliant d’elle-même…une confession, des lamentations, le sens de mes paroles ont plusieurs significations en fonction de la personne en face de moi, la confession étant le terme le plus approprié pour l’exprimer…Il inspira et expira profondément avant de reprendre. Ce que je suis maintenant n’a rien à voir avec ce que je voulais être, de la vie que j’aspirais à être, si j’avais eus une vie, une enfance, une adolescence différente, si au moins, je les avais vécues comme tous mes confrères, je ne serais pas le monstre devant toi…ma condition de vie a fait qu’il m’était impossible de fuir ni d’oublier face à mes fardeaux, sans quoi, le seul destin qui m’était voué était la mort, un choix que je refuse de prendre maintenant, que sans doute que je prendrais quand mon cœur en ruines tombera en cendres. Suicide, assassinat, là où est mes deux solutions qui s’offrent à moi, que j’ai conscience depuis tout jeune. Je sais pertinemment qu’un jour, cela arrivera, que des très peu de gens auront eut la chance de voir ma générosité, ma gentillesse, mon courage, ma lucidité, mon anxiété qui font tout ce que je voulais être par le passé et que j’ai pu conserver. La plupart des autres personnes m’oublieront, m’insulteront, iront cracher sur ma tombe si j’en ai une, m’humilieront davantage que quand mon corps en sang respirait, ne gardant en moi que l’insensible digne héritier d’un Père dont bon nombre savent qu’il n’est pas mien, sachant tous les détours et la chance qui m’a porté préjudice qui m’a mené à ma vie de maintenant. Je suis ainsi surnommé la pute des nobles pour cela, amplifiant mon calvaire d’autrefois, connaissant parfaitement que je peux qu’y mettre fin en décidant de mourir, me laissant entrevoir un funeste avenir que je sais inévitable. Ne pas aller dans leur jeu serait me condamner, comme ils me l’ont prouvé. Si mon désespoir n’était dû qu’à mon corps souillé, ma folie aussi intense n’aurait aucune raison d’être, seul mon corps en subirait le châtiment. Non, ce que je cache remonte à plus loin que cela, subsistera toujours en moi et restera des non-dits que je tâcherais de dissimuler dans des sourires à moitié réel, dans une croyance que je pourrais être véritablement heureux sans subir les conséquences de mon cœur brisé. Mon éducation est en partie responsable de ce tel comportement, mais j’en suis tout autant fautif, je me suis prohibé certaines choses dont mon âme considère que cela pourrait me porter à tord si cela était dévoilé, je me suis moi-même trouver une raison à ces malheurs injustes pour davantage les supporter, maudissant cette longue agonie dont j’ai moi-même poussé à qu’elle soit augmenter. De la compassion, je dois bien le reconnaître, cela me va droit au cœur, bien que je suis confus d’avoir écrasé la sensibilité que tu ressentais envers moi…et je m’en excuse. Comme je l’ai dit plus tôt, si je l’avais vu, si ma colère ne m’avait point absorbé, j’aurais pu éviter de telles douleurs que tu as enduré par ma faute. Mon honneur, soumis à la puissance des nobles ? Le terme honneur s’apparentait à une autre définition que celle que ton esprit devait penser. Mon regard se portait sur ma dignité d’être humain, malgré que je puisse contester que ma folie prenne le terme du mot dans le sens de l’honneur personnel. La noblesse ne m’a rien apprit vis-à-vis de ce sujet, ma dignité a été bafoué, je me dois donc de la dévoiler, auprès avoir été qu’une ombre, un outil pour tant de personnes, un fantôme que personne ne voulait, que personne ne voulait avoir, que personne ne voulait aimer. Même maintenant, alors que ce que je suis a été approuvé, que mon cœur a su trouvé son être aimé, cette dignité reste à demi présente, elle s’enflamme que très vivement excepté dans ma folie, ne restant qu’en dehors qu’un enfant timide ne sachant que faire dans ce monde cruel » Après ceci dit, ses lèvres ne rendirent plus de paroles.

Dans un grand mouvement de courage et compassion sincère, Walker se releva et avançait maintenant, faisant claquer avec résonnance ses chaussures sur le sol. Il arriva près de cet enfant qu’il avait détruit et tomba à genoux à côté de lui, dans la verrerie cassée, attisant une douleur physique de plus. Son visage était à présent face au sien, et son regard était planté dans ses magnifiques yeux bleus souffrants. Il avait peine, peine d’avoir détruit une si jeune âme alors qu’il aurait pu voir clair dès le début. Peine d’avoir fait souffrir cet innocent gamin qui se trouvait devant lui, il lui offrait maintenant volontiers sa soumission. Il regardait les poignets marqués du gosse et le bout de verre qui reflétait sa figure larmoyante, il partageait sa douleur. Lawrence passa ses doigts derrière le cou de son vis-à-vis afin de l’attirer plus près de lui avant de lui chuchoter à l’oreille :

- "A vouloir chasser le naturel, il revient au galop. Tu es une personne brisée, on t’a manié comme une poupée pour arriver à des fins obscènes et injustes ? Je peux ainsi, aisément te comprendre, en ce même instant, je peux te dire que tous mes ressentiments contre toi se sont comme dissiper. Mon émoi s’est accentué alors que malgré moi, tu es la première personne qui m’a fait ressenti ça. Vous avez perdu tout honneur, vous êtes plus bas que terre, vous n’admettez pas cette descente aux enfers que vous avez provoqué en chassant votre naturel. Vous avez été violé ? Bien sûr que cela brise le cœur, étant donné que l’ont vous à retiré, en même temps que votre virginité, votre dignité. Et pourquoi cela ? Parce qu’une fois gamin vous n’avez pas su accepter cette douleur qu’on vous a infligé. Votre amour-propre à été également brisé, nous sommes tous des chiens dans une société de noble pourri jusqu’à la moelle. Mais je vois en vous une certaine différence qui m’intrigue à son comble, même si mes paroles ne sont certes pas celui d’un haut rang, votre mérite d’avoir vécu cet enfer est élevé. Nous avons tous le même destin, ainsi que nous avons tous en fin de chemin, un trépas plus ou moins terrible. Votre fragrance est doucereuse, je la sens et vous m’inspirez une certaine crainte mais j’aime votre comportement agressif et dominateur. Je ne suis pas vigoureux quand il s’agit de réconfort, mais ma sincérité à ce moment est véritable. Votre corps vous appartient, tout effacer est béat face à ce genre de fariboles. Ne niez pas que votre blessure l’est, vous n’avez été défloré que physiquement. Votre virginité morale appartient à la personne que vous chérissez. Je parle d’une pureté morale, car vous l’avez bien été ainsi pendant votre longue convalescence basée autour de la souffrance physique, même si votre moral en a prit beaucoup. Bien sûr que cette plaie est encore fragile et non cicatrisée, c’est ainsi que, par totale contradiction à mes propos précédent, je vous offre ma soumission. Il murmure encore plus bas et presque inaudible. Désolé"
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Lun 20 Fév - 22:14


Pourquoi sa langue avait-elle aussi longuement fourchée pour des confessions qu’il considérait comme inutile, pour un individu qui lui avait dit clairement qu’il le haïssait, que le peu de compassion véritable qu’il avait pour lui était mort ? L’alcool sans doute.
Il s’était tut, prêt à entendre des mots qui l’assassineraient encore plus, à finir seul, seul face à sa solitude, seul face à sa condition. Après s’être retenu de faire saigner un sang innocent qui le ferait rire, il serait dans l’obligation de faire couler le sien. Il regardait silencieusement le bout de verre qu’il avait récupéré, qui reflétait son visage monstrueux et angélique à la fois, ses poignets en lire de mire pour les faire couler, pour savourer son propre sang.
La tentation en devenait de plus en plus insistance, la gestuelle d’Alois s’apprêtant à porter ce verre aiguisé à sa gorge pour la trancher d’un coup, cependant la douleur de ce qu’il en ressentirait de ce geste le dissuadait, préférant subir une souffrance lente via ses veines, le peu de vie qui lui resterait s’envolerait très facilement. Quelques larmes silencieuses tombèrent sur la froideur du comptoir, avant de sursauter par l’attente d’un bruit, paralysé par la peur d’avoir parlé véritablement dans le vent, d’être abandonné aussi lâchement, la preuve même d’un rejet qu’il redoutait à nouveau. L’écho des chaussures s’entendaient, seul bruit audible dans cette ambiance qui s’enfermait dans la morosité, similaire à celle d’un enterrement. Il sentit sa présence derrière lui, geste qui le surprit, l’entendant à nouveau, comme s’il agenouillait, son oreille prit dans l’ouïe des éclats de verre qui tremblaient à nouveau. Ses yeux qui avaient perdus beaucoup de vivacité reprirent quelques lueurs de vie, comme si le désespoir qui l’enveloppait s’était quelques temps retiré, se rendant compte qu’il était agenouillé face à lui, ses yeux dans les siens, des yeux humains dans ceux d’une poupée qui apparaissait. Le regard de Lawrence se dirigea vers ses poignets, marqués par une coïncidence macabre, preuve d’un geste révélateur, avant de porter son regard au verre qu’il portait qui reflétait l’image d’un adolescent anéantit ; dans un regard de partage de douleur. La soumission de Lawrence, il ne s’y attendait guère, Alois sentant son monstre renaître en lui, bien qu’extérieurement, seule la destruction morale était clairement visible.

Le silence paraissait être devenu la nouvelle obligation d’Alois, qui prenait désormais sur lui pour ne pas attenté à ses jours, était-ce sans doute le rejet de trop dans un espoir désormais conséquent de se faire accepter par tous ? Etait-ce ce simple mot « pute » qui avait fait ressortir ? Non, ce mot avait fait ressortir sa haine, de ce fait, il n’avait pu qu’avoir qu’un mot dans le discours franc de Lawrence qui avait tout changé. Tout se perdrait, l’adolescent s’enfermait dans un oubli de lui-même, Alois faisant du mieux qu’il peut pour ne pas y succomber, s’écrouler brusquement et ne plus vouloir se réveiller. Ce fut à ce moment là qu’il sentit les doigts fins de Lawrence qui était plus âgé en lui derrière son cou, afin de l’attirer auprès de lui, très calmement, afin d’atteindre son oreille, s’attachant à sa main libre à une de ses épaules, serrant dans l’autre main ce morceau de verre qui l’obsédait, restant dans une posture dominatrice mais qui n’avait plus aucune autorité, réagissant quasiment à peine, tandis que sa lueur de vie balançait d’un côté à l’autre comme une bougie.
La sensation de sentir sa bouche tout près de son oreille ne le laissait pas indifférent, il en dû se mordre la lèvre pour ne pas pleurer, un court instant, quelques secondes, retenant ses larmes du mieux qu’il pouvait, ne voulant pas croire lui-même que ses paroles lui avaient atteint, qu’il ne le refuserait pas, qu’il était parvenu à écarter une haine en parlant, avec franchise, en se voilant plus la face. Toutefois, ce choix encombrait une grande condition : le récit, long, fastidieux, détaillé de sa vie. Se confesser entièrement avant de se taire à jamais, et sur le moment, Alois n’en avait pas la force morale, ni même le courage. Il voulait s’effacer de ce monde, effacer la souillure qu’il était, pas se dévoiler, il se détestait trop, il n’en valait pas la peine…ce sentiment d’intérêt lui perçait le cœur au plus haut point, similaire à celle qu’il aurait sentit s’il avait rejeté, sauf qu’il le retenait dans son envie meurtrière, par sa voix :


- "A vouloir chasser le naturel, il revient au galop. Tu es une personne brisée, on t’a manié comme une poupée pour arriver à des fins obscènes et injustes ? Je peux ainsi, aisément te comprendre, en ce même instant, je peux te dire que tous mes ressentiments contre toi se sont comme dissiper. Mon émoi s’est accentué alors que malgré moi, tu es la première personne qui m’a fait ressenti ça. Vous avez perdu tout honneur, vous êtes plus bas que terre, vous n’admettez pas cette descente aux enfers que vous avez provoqué en chassant votre naturel. Vous avez été violé ? Bien sûr que cela brise le cœur, étant donné que l’ont vous à retiré, en même temps que votre virginité, votre dignité. Et pourquoi cela ? Parce qu’une fois gamin vous n’avez pas su accepter cette douleur qu’on vous a infligé. Votre amour-propre à été également brisé, nous sommes tous des chiens dans une société de noble pourri jusqu’à la moelle. Mais je vois en vous une certaine différence qui m’intrigue à son comble, même si mes paroles ne sont certes pas celui d’un haut rang, votre mérite d’avoir vécu cet enfer est élevé. Nous avons tous le même destin, ainsi que nous avons tous en fin de chemin, un trépas plus ou moins terrible. Votre fragrance est doucereuse, je la sens et vous m’inspirez une certaine crainte mais j’aime votre comportement agressif et dominateur. Je ne suis pas vigoureux quand il s’agit de réconfort, mais ma sincérité à ce moment est véritable. Votre corps vous appartient, tout effacer est béat face à ce genre de fariboles. Ne niez pas que votre blessure l’est, vous n’avez été défloré que physiquement. Votre virginité morale appartient à la personne que vous chérissez. Je parle d’une pureté morale, car vous l’avez bien été ainsi pendant votre longue convalescence basée autour de la souffrance physique, même si votre moral en a prit beaucoup. Bien sûr que cette plaie est encore fragile et non cicatrisée, c’est ainsi que, par totale contradiction à mes propos précédent, je vous offre ma soumission. Il murmure encore plus bas et presque inaudible. Désolé"

Alois écoutait, sa pensée vaguant entre inconscience et conscience, mais ses mots, admirablement dits, choisit, restaient gravés dans sa tête au fur et à mesure qu’il parlait, revenant sur chaque thème qu’il avait abordé, reprit lui-même d’autres dires. La concrétisation d’une réalité qu’il ne pouvait pas fuir et plus dissimuler sur le moment lui faisait mal, se rappeler qu’il était bien un être brisé, mais qu’il devait encore étoffer, sa déchirure n’était pas uniquement physique, elle était profondément morale, et Alois ne pu s’empêcher d’avoir une pensée pour Izume à l’énonciation qu’il avait une virginité morale qui lui appartenait, dans un espoir caché qu’il aurait aimé que cela soit vrai, et non un souhait.
Son naturel ? Difficile de certifier avec assurance que son naturel monstrueux était ce qui faisait le véritable lui. Son naturel n’était-il pas plutôt ce suicidaire qui avait perdu goût à toute vie, qui ne voyait que son avenir dans un fossé, qui supportait avec mal tout ce fardeau, désirant corps et âme le voir disparaître petit à petit de manière certaine ?
Ses avis sur les dires prononcés par Lawrence s’emmêlaient, toutefois, toutes celles qui méritaient une réflexion passeraient dans les mains de sa voix interne qui lui chuchoteraient des mots rassurants. Pendant ce las de temps, son regard se ternit dans la réflexion, déclarant du regard qu’il avait prit en compte toutes ses paroles, qu’il lui répondrait bientôt, qu’il devait patienter calmement, sa bouche ne s’ouvrait pas, elle restait close, fermement close.

Il le comprenait…et la haine qu’il ressentait envers lui s’était dissipée, ayant entendu ce « désolé » à la fin, comme si Lawrence regrettait toutes les injures qui lui avait profané, qu’il n’aurait jamais envisagé qu’Alois tomberait dans ses deux extrêmes, qu’un seul mot avait suffit à attiser sa haine, et pour qu’éviter le bain de sang, il avait été sous l’obligation de se briser, de se briser encore plus sous le poids de ses avants derniers dires. Il se soumettait aussi à lui, il acceptait d’être un joujou plein gré, et dans une sincérité exemplaire, il lui disait qu’il aimait ce comportement de loup affamé ainsi que son comportement écraseur.
Alois ne revenait jamais sur ses paroles, qu’il soit dans un état de lucidité tremblante ou vive, toutefois, il allait détourner ses propres règles, parce que toute exception méritait avantage. Un jour qui le compatissait, Alois n’en avait jamais eut, et n’aurait sans doute jamais eut l’occasion de le voir s’il ne s’était pas calmé, ayant laissé cette haine l’engloutir et assassiner l’effronté, se punissant lui-même atrocement après, pour juger de sa nature qui le consumait dans un gouffre encore plus de souffrances. Il avait vu qu’il était différent, il lui avait sentir quelque chose d’étonnant pour la première fois dans une telle émotion, l’adolescent pouvait donc se consolider dans son projet de parler.

Le sujet du viol, ensuite. Son corps souillé avait vu passer de nombreuses mains impudiques, et dans l’esprit d’Alois, il s’y revoyait nu, haletant, enchaîné, des rougeurs au visage incontrôlables tandis que des larmes s’échappaient de ses yeux, des hurlements de douleur mêlés à celles des gémissements sortant de ses lèvres. Il ne suppliait pas, il n’y parvenait plus, et cela continuait. De celui qu’il avait eut comme Père, des nobles…
Un état de mi-malaise survint quand son esprit s’enferma dans ses souvenirs atroces, toutefois, il parvenait avec brio à maintenir le même regard, ses lèvres ne bougeant toujours point, accolés à sa bouche comme si le péché pouvait sortir s’ils les entrouvraient ; sa pensée tournant le sujet sur un autre thème, sa remarque qu’il était devenu ainsi parce qu’il n’avait pas pu le supporter, à la fois vérité et mensonge.

Il revint brusquement à lui dans une demi-conscience, son malaise probable qui aurait pu arriver le fit sortir de ses tourments intérieurs, une partie de son inconscient prenant en compte ce qu’il n’avait pas pu dévoiler internement dans une parfaite connaissance des murmures de son esprit. Son regard se porta aussitôt vers Lawrence, relançant son regard, se tournant par la suite vers le barman, lui lançant un regard exprimant clairement qu’il voulait être seul désormais avec lui, qu’il le rappellerait quand il faudrait, lui ordonnant avant d’un penchement de tête encore de bouteilles d’alcool.
Alois patienta le temps nécessaire pour qu’ils soient que deux, lui et Lawrence, seuls pour la fin d’une confession, similaire à celle que ferait un croyant à un prête.
Doucement, Alois retira sa main de l’épaule sur laquelle il s’était accroché, posant le morceau brisé qui lui avait provoqué quelques entailles saignantes à la main, s’ouvrant mécaniquement une bouteille dont il en bu la moitié cul sec, posant cette dernière sur la table, prenant avec finesse le morceau de verre, se blessant au niveau du bras, regardant dans des yeux d’indifférence quelques secondes son sang. Très doucement, il reporta son attention vers Lawrence, s’agenouillant auprès de lui, désintéressé de voir son sang couler parmi ses étendues de verre, faisant une légère moue de douleur quand l’adolescent se mit dans la même position que Lawrence, le prenant tout doucement dans ses bras, allant se coller contre sa poitrine sans lui demander la permission, plus à son aise pour se remettre à parler, une profonde indifférence de la douleur qu’il ressentait sur l’instant au vue de sa position, ses yeux dévoilant une certaine reprise de conscience, une reprise interne sur soi.
Les tremblements s’étaient éteints, cependant, dans la lueur d’indifférence qu’il avait dans ses yeux, la présence de son état précédent demeurait, à moitié enchaîné mais qui pouvait éclater à nouveau très facilement, dans des gestes difficilement prévisibles aux vus de l’état dans lequel s’était mit de lui-même Alois afin de punir cette nature.
Dans une voix brisée qui était sensuelle et douce, l’adolescent se remit à parler, après ce long silence sinistre qui avait été nécessaire, pour prendre tout en considération, entamant un très long discours, le plus long qu’il ferait de tous, l’unique fois où il s’expliquerait aussi bien sans s’y perdre, dans une forme qui était à la fois sortit sur l’instant, mais dont son esprit analysait les mots pour les rendre parfaitement choisit :

- J’ai prit effet de tout ce que tu m’as dévoilé avec sincérité, et malgré ton acceptation de ma domination, comme je te l’ai précédemment déclaré, tu seras une exception, et porté gré de cela, je vais tout te raconter, cesser de me dissimuler dans des détours de paroles bien faites cachant une signification dotant plus sombre de la forme générale. Prends en compte que ce qui va t’être énoncé, dans une sincérité des plus brisantes, tu auras honneur d’en avoir écoute une unique fois, revenant sur les sujets que tu as absorbé commencé plus tôt, ayant touché de près la vérité sans l’avoir atteint véritablement. Mes paroles vont te poignarder petit à petit que je vais m’y enfoncer, cependant, je t’en conjure, ne te ferme pas malgré tes remords, malgré le souhait que tu aimerais que je me taise pour cesser de te tourmenter moralement, il prit quelques secondes de pause en déglutissant, avant de reprendre, portant son poignet blessé assez proche de son visage, savourant l’écoulement de cette couleur rouge. Le naturel que je chasse tant a été façonné par mon douloureux passé dont j’ai émis les détails dans mon précédent discours, je suis à la fois engloutit par la haine qui fait sortir ce monstre désirant destruction de toute vie, ainsi que par le désespoir où j’aimerais mourir. Je me permets ainsi dont de t’avouer que ma blessure n’est guère seulement physique, elle est aussi morale, profondément morale, et me lacère davantage que physiquement. Je hais ce corps pour ce qu’il est, mais aussi pour ce qu’il représente, ce qu’il reflète sur les miroirs : une beauté meurtrière. Sur ses mots, je peux entamer le long, très long récit de ce passé qui me hante, qui a façonné ma personne brisée, qui n’a laissé que sur le rebord d’une ruelle qu’une simple poupée qui ne fait qu’aspirer au bonheur, et qui vainement, par des moyens illusoires pour ses autres qui l’ont tant abandonnés, l’ont incompris, l’ont rejetés, parvient à rester en vie, la lumière de l’espoir toujours dans sa main, mais regardant l’avenir avec réalisme, se devant de se berner elle-même avant de berner les autres dans ses merveilleux sourires de joies, dans ses rires, dans ses phrases rassurantes sur son état moral sachant pertinemment que tout ceci n’est qu’un voile pour cacher la cruelle réalité, nouveau silence. De mes parents, ils ne me restent que des souvenirs vagues qui ont finis, finalement, par s’évaporer. Etais-je vraiment aimé par eux ? De cela, je n’en ai aucune idée. Mon cœur n’a gardé aucun amour, aucune affection particulière. Le fait est que très jeune, mon petit frère et moi, nous nous sommes retrouvés seuls dans un village lointain, dont le nom m’est toujours inconnu, quand mon âge devait atteindre les huit ou les six ans. Notre vie consistait à survivre, et j’étais considéré comme le veillant chevalier qui pouvait apporter fortune à mon frère, étant toujours été surprotecteur avec lui, désirant toujours voir un sourire véritable sur sa face, lui porter tout l’amour que mes bras frêles pouvaient lui apporter. Nous vivions naïvement, avec gaieté, dans le vol, affrontant les tempêtes environnementales. Je savais que notre espérance de vie était maigre, que nous mourrons comme des chiens, que personne ne s’en soucierait, personne ne nous aimait dans ce village, ils nous humiliaient, ils ne nous portaient aucune gratitude face à l’aide que j’apportais parfois. Ce sort funeste, je l’avais accepté, je voulais profiter de mes derniers moments de vie qui pourraient être gentilles avant de mourir, quitter ce monde sans laisser de trace. Un évènement cependant bouleversa ma vision que j’avais de ma triste existence, n’hésitant pas à sacrifier le peu de nourriture que nous avions pour savoir mon frère en bonne santé, quand l’hiver s’était brutalement et fortement abattu, tournant sur ce même système de pensée qui m’a affaiblit, mon corps subissant avec insistance les effets du froid qui m’ont rapproché de la mort que j’ai frôlé, mon petit frère s’en rendant compte, prenant soin de moi alors que l’inverse me semblait être une évidence même, où je me rendis compte que je comptais véritablement pour les yeux de quelqu’un, que je ne devais pas mourir pour elle, que je devais rester avec elle, jusqu’à ce que la mort nous atteigne ensemble. Je me rappelle d’avoir pleuré quand la lucidité m’a atteint, qui ne m’a jamais quitté, prenant conscience que cette vérité que j’avais perçu serait mon fardeau : une lutte implacable avec la mort qui était proche de moi, attendant calmement que j’aille dans ses bras. Je su plus tard la condition que ce défi de l’existence m’apposait, qui se résume en simple phrase : soit je vis en souffrant, soit je meurs, sachant qu’un jour de façon hâtif, il n’y aura que la deuxième solution à ma portée, que rien ne pourra me sauver sans que ça soit la vieillesse qui m’emporte. J’en ai pris conscience quand je vis le corps mort de mon petit frère quand la surprise nous prit face aux flammes du village, et que mon regard s’écarta un instant de ce dernier. Ma raison de vivre venait de s’éteindre, suppliant avec force qu’il ne m’abandonne pas sachant que c’était désormais inutile, ne me laissant que ce choix, cette scène ayant anéantit mon cœur, me faisant sombrer dans un néant dans lequel les souvenirs se sont effacés, ma mémoire ne pouvant que continuer que sur le deuxième enchaînement. Vient donc celui que j’appelais souvent Père, ce vieux porc qui m’a retiré ma virginité, ma dignité. Mes souvenirs sont vagues que l’âge véritable que j’avais, toutefois, j’avais grandit, dans ce profond vide, enfermé dans ses ténèbres, en étant sortit dans une chance inespérée en étant vendue à ce Lord. Sauf que j’ignorais avant d’y rentrer, n’en ayant même plus la conscience pour, que j’y serais traité comme du bétail. Nous étions qu’un corps pour le noble qui s’était présenté à mes yeux, mon regard vague de haine l’ayant déplu m’ayant fallu des coups, et dans notre vie dérisoire que je savais faible, notre inutilité tombant certainement un mort qui nous condamnerait à mort, je tenais à prendre toute porte de sortie qui pourrait me sortir de cet enfer déjà trop lourd pour moi. J’eus guet d’une fée qui pouvait exaucer les souhaits, et dans un rêve, j’ai rencontré cette fée, qui était en réalité un démon, auquel j’ai porté un pacte en suspens, ne sachant que désirer. Très peu de temps s’était écoulé quand l’épidémie de peste s’est propageant, tuant bon nombres de mes compagnons, et étant l’un des rares survivants, je fus désigné pour me présenter. Dans un geste suicidaire, je me montrai provoquant, usant de tout mes charmes, voulant demeurer dans l’apparence que j’étais, magnifique, méconnaissable à l’être d’avant que j’étais…Il succomba sous mon charme, et me viola cette nuit là, m’emportant dans un tourment dont je venais à peine d’en connaître les conséquences tragiques. Cette même nuit, j’offrais mon âme à ce démon, au bord du gouffre, pour refuser cette deuxième solution tellement tentante. Le Lord accepta de m’avoir pour fils, cependant, mon traitement fut similaire à un chien, à un objet, malgré une certaine liberté dans mes actes, je devais être à ses beaux ordres, offrir mon corps sans contestation, chose que je pouvais guère faire, ce qui me fallu coups, gifles, privations de repas…allant jusqu’aux tentatives d’assassinats. Une nuit que je ne voulais guère qu’il use de mon corps, ses mains enserraient mon cou avec insistance, sadisme, tandis que je suffoquai recherchant vainement de l’air, avant d’être libéré de ma suffocation proche d’une morte qui m’était toute proche. Une autre fois, dans un projet similaire mais cette fois-ci dans mon bain, tandis que je pouvais profiter d’une maigre liberté retrouvé, la vengeance a été faite, ayant échappé de peu à une noyade qui aurait pu m’être fatale. Il n’était point le seul à jouir de mon corps, il me vendait quelques fois à d’autres nobles, qui me violait eux de même, je devais me prostituer devant eux. Mon esprit vacilla dans le désespoir quelques mois, sans doute une année ou deux après, essayant de mettre fin à mes jours, me coupant ses veines sur mes bras sur un corps qui n’aurait jamais dû exister si c’était pour subir tous ses tourments pour un test aussi cruel dans lequel j’étais déjà le perdant. Ce fut avec étonnement que le vieux m’empêcha de mourir, et prenant conscience des conditions dans lesquelles j’étais traité, ce fut davantage tolérant, désirant me porter le coup final qui mettra à terme à ma vie de sa main propre, ne pouvant pas se permettre que je m’empêche avant ce jour sinistre où ma vie n’aurait plus aucun sens à ses yeux. Malheureusement, une découverte que je fis dans le manoir retira cette courte tolérance, m’enfermant dans des ténèbres plus dense, mon âme brisée ne pouvant guère le supporter davantage. Quand celui-ci craqua, ce que j’étais devenu en dépit de cette âme dévorée par la souffrance ressortit, ce monstre tant détesté, aux rires sadiques tellement reconnaissables, le Lord se contentant de mon air faussement naïf. Ce fut avec plaisir que je lui retirai la vie, ce sang d’autrui de sa part et sur mes plaies qui me plu, qui en fut une joie tellement immense que je désirais la teinter sur tous les murs de ce manoir, de teindre le monde de cette douleur. Quel plaisir fut de distinguer sa tête défigurée par la surprise, m’implorant de le laisser vivre, s’agenouillant devant moi comme un chien, des paroles inutiles, une supplique inutile pour une décision déjà prise depuis longtemps. Je pensais que sa mort rendrait ma vie plus joyeuse, toutefois, mon sacrifice sur l’échiquier a eut un revers inattendue, malgré sa mort, malgré ma déclaration quand je me déchaînai sur sa tombe en lui déclarant que je ne serais jamais ce qu’il avait attendait de moi et que même si cela devait arriver, je l’utiliserais pour l’humilier et que ma mort concrétiserait la fin de sa famille, mon enfer perdura. Mon corps demeure un insensible des nobles dont ils jouissent, ayant dû m’arranger avec eux, même si la libération des enfants dans ma condition a été faite, je reste dans les procédés mafieux de mon prédécesseur, ne pouvant m’en sortir ; mes sourires d’aujourd’hui, mes rires, mon expression joyeuse sont présents par un entraînement intensif, où énormément de miroirs cassèrent pour cet objectif, afin que je supporte mon reflet. Le reflet d’un assassin, le reflet d’une pute, le reflet d’un condamné depuis sa naissance, qui continue de lutter, toujours et encore, contre lui-même, contre le destin, contre la vie, qui est réaliste, lucide à son existence, qui aimerait en finir dans le sang d’autrui et dans le sien, qui prends tous ses défauts en qualité, pouvant ainsi aimer le dit reflet qu’il donne aux autres, dissimulant tous ses souhaits, ses désirs les plus profonds, ressortant une générosité discrète mais toujours visible, phobique de la solitude, des profondes ténèbres et du cruel abandon, ne réclamant qu’au final un amour sincère envers sa présence, de l’affection qu’il se sait en manque.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Mar 21 Fév - 13:43

Il sentait ses genoux lacérés par les bouts de verreries qui s’étalaient au sol ou goutait maintenant du liquide sanguin du noble. Ses yeux accompagnaient un silence macabre qui ne tarda bientôt pas à être brisé par un mouvement d’Aloïs, qui se retrouva au même égal que le dealeur. Celui-ci arborait une grimace douloureuse, sûrement parce que la position était inconfortable. De sublimes cheveux blonds étant encore tâcher de sang, un regard cobalt qui laissait transparaître une perdition, un désespoir infini. Le barman s’en était allé avant, laissant quelques bouteilles remplies de la liqueur mordante, qui s’était, dans la moitié de l’une d’elle, évanouie dans la gorge du noble éteint.

Une vision nostalgique qui s’apercevait dans ses bleues pupilles. Lawrence avait honte, pour la première fois depuis des années il avait honte. Honte d’avoir ressassé des souvenirs morts, honte d’avoir à nouveau détruit un cœur qui aurait pu palpiter sans son intervention ignoble. L’exception à la règle, voilà ce que voulait à présent signifier ce nom, Aloïs Trancy. L’exception à cette règle : Il lui inspirait crainte, désespoir, compatissance voir affection. Ce petit qui lui évoquait une partie de son passé enterré, qui émanait de sa frêle échine une puissance morale et une maturité épanouie, quoique tristement suicidaire. Le drogué percevoir les bras de cet ange désenchanté entourer sa taille et apposer doucereusement sa figure fiévreuse contre sa poitrine.

Son cœur se serrait sous une émotion qu’on pourrait qualifiée d’une soudaine tendresse à son égard. Entendait-il son moteur corporel battre contre son torse qui, avec toute la contenance possible, était en train de se meurtrir par une douleur qui nouait sa gorge. Après quelques temps de regard vers le mature gamin qui l’enlaçait, muet, il entremêla ses doigts à la chevelure couleur blé du garçon qui semblait n’opposer de résistance. Sur le bas de son dos perlait quelques gouttes carmines qui s’imprégnaient à son sweat sûrement déjà tâché.

Mais il s’en fichait, Walker préférait compatir au malheur de cette personne qui le captivait avec grâce. Ses frissonnements s’apaisaient dans le mutisme de la pièce déserte, et ainsi reprendre d’une parole doucereuse, sensuelle mais à la fois mélancolique pour enfin concéder une effroyable vérité à ce qui trouvait une part de lucidité entre les effets des substances illicites qui décoraient son sang :

- "J’ai pris effet de tout ce que tu m’as dévoilé avec sincérité, et malgré ton acceptation de ma domination, comme je te l’ai précédemment déclaré, tu seras une exception, et porté gré de cela, je vais tout te raconter, cesser de me dissimuler dans des détours de paroles bien faites cachant une signification dotant plus sombre de la forme générale. Prends en compte que ce qui va t’être énoncé, dans une sincérité des plus brisantes, tu auras honneur d’en avoir écouté une unique fois, revenant sur les sujets que tu as absorbé commencé plus tôt, ayant touché de près la vérité sans l’avoir atteint véritablement. Mes paroles vont te poignarder petit à petit que je vais m’y enfoncer, cependant, je t’en conjure, ne te ferme pas malgré tes remords, malgré le souhait que tu aimerais que je me taise pour cesser de te tourmenter moralement, il prit quelques secondes de pause en déglutissant, avant de reprendre, portant son poignet blessé assez proche de son visage, savourant l’écoulement de cette couleur rouge. Le naturel que je chasse tant a été façonné par mon douloureux passé dont j’ai émis les détails dans mon précédent discours, je suis à la fois engloutit par la haine qui fait sortir ce monstre désirant destruction de toute vie, ainsi que par le désespoir où j’aimerais mourir. Je me permets ainsi dont de t’avouer que ma blessure n’est guère seulement physique, elle est aussi morale, profondément morale, et me lacère davantage que physiquement. Je hais ce corps pour ce qu’il est, mais aussi pour ce qu’il représente, ce qu’il reflète sur les miroirs : une beauté meurtrière. Sur ses mots, je peux entamer le long, très long récit de ce passé qui me hante, qui a façonné ma personne brisée, qui n’a laissé que sur le rebord d’une ruelle qu’une simple poupée qui ne fait qu’aspirer au bonheur, et qui vainement, par des moyens illusoires pour ses autres qui l’ont tant abandonnés, l’ont incompris, l’ont rejetés, parvient à rester en vie, la lumière de l’espoir toujours dans sa main, mais regardant l’avenir avec réalisme, se devant de se berner elle-même avant de berner les autres dans ses merveilleux sourires de joies, dans ses rires, dans ses phrases rassurantes sur son état moral sachant pertinemment que tout ceci n’est qu’un voile pour cacher la cruelle réalité, nouveau silence. De mes parents, ils ne me restent que des souvenirs vagues qui ont finis, finalement, par s’évaporer. Etais-je vraiment aimé par eux ? De cela, je n’en ai aucune idée. Mon cœur n’a gardé aucun amour, aucune affection particulière. Le fait est que très jeune, mon petit frère et moi, nous nous sommes retrouvés seuls dans un village lointain, dont le nom m’est toujours inconnu, quand mon âge devait atteindre les huit ou les six ans. Notre vie consistait à survivre, et j’étais considéré comme le veillant chevalier qui pouvait apporter fortune à mon frère, étant toujours été surprotecteur avec lui, désirant toujours voir un sourire véritable sur sa face, lui porter tout l’amour que mes bras frêles pouvaient lui apporter. Nous vivions naïvement, avec gaieté, dans le vol, affrontant les tempêtes environnementales. Je savais que notre espérance de vie était maigre, que nous mourrons comme des chiens, que personne ne s’en soucierait, personne ne nous aimait dans ce village, ils nous humiliaient, ils ne nous portaient aucune gratitude face à l’aide que j’apportais parfois. Ce sort funeste, je l’avais accepté, je voulais profiter de mes derniers moments de vie qui pourraient être gentilles avant de mourir, quitter ce monde sans laisser de trace. Un évènement cependant bouleversa ma vision que j’avais de ma triste existence, n’hésitant pas à sacrifier le peu de nourriture que nous avions pour savoir mon frère en bonne santé, quand l’hiver s’était brutalement et fortement abattu, tournant sur ce même système de pensée qui m’a affaiblit, mon corps subissant avec insistance les effets du froid qui m’ont rapproché de la mort que j’ai frôlé, mon petit frère s’en rendant compte, prenant soin de moi alors que l’inverse me semblait être une évidence même, où je me rendis compte que je comptais véritablement pour les yeux de quelqu’un, que je ne devais pas mourir pour elle, que je devais rester avec elle, jusqu’à ce que la mort nous atteigne ensemble. Je me rappelle d’avoir pleuré quand la lucidité m’a atteint, qui ne m’a jamais quitté, prenant conscience que cette vérité que j’avais perçu serait mon fardeau : une lutte implacable avec la mort qui était proche de moi, attendant calmement que j’aille dans ses bras. Je su plus tard la condition que ce défi de l’existence m’apposait, qui se résume en simple phrase : soit je vis en souffrant, soit je meurs, sachant qu’un jour de façon hâtif, il n’y aura que la deuxième solution à ma portée, que rien ne pourra me sauver sans que ça soit la vieillesse qui m’emporte. J’en ai pris conscience quand je vis le corps mort de mon petit frère quand la surprise nous prit face aux flammes du village, et que mon regard s’écarta un instant de ce dernier. Ma raison de vivre venait de s’éteindre, suppliant avec force qu’il ne m’abandonne pas sachant que c’était désormais inutile, ne me laissant que ce choix, cette scène ayant anéantit mon cœur, me faisant sombrer dans un néant dans lequel les souvenirs se sont effacés, ma mémoire ne pouvant que continuer que sur le deuxième enchaînement. Vient donc celui que j’appelais souvent Père, ce vieux porc qui m’a retiré ma virginité, ma dignité. Mes souvenirs sont vagues que l’âge véritable que j’avais, toutefois, j’avais grandit, dans ce profond vide, enfermé dans ses ténèbres, en étant sortit dans une chance inespérée en étant vendue à ce Lord. Sauf que j’ignorais avant d’y rentrer, n’en ayant même plus la conscience pour, que j’y serais traité comme du bétail. Nous étions qu’un corps pour le noble qui s’était présenté à mes yeux, mon regard vague de haine l’ayant déplu m’ayant fallu des coups, et dans notre vie dérisoire que je savais faible, notre inutilité tombant certainement un mort qui nous condamnerait à mort, je tenais à prendre toute porte de sortie qui pourrait me sortir de cet enfer déjà trop lourd pour moi. J’eus guet d’une fée qui pouvait exaucer les souhaits, et dans un rêve, j’ai rencontré cette fée, qui était en réalité un démon, auquel j’ai porté un pacte en suspens, ne sachant que désirer. Très peu de temps s’était écoulé quand l’épidémie de peste s’est propageant, tuant bon nombres de mes compagnons, et étant l’un des rares survivants, je fus désigné pour me présenter. Dans un geste suicidaire, je me montrai provoquant, usant de tout mes charmes, voulant demeurer dans l’apparence que j’étais, magnifique, méconnaissable à l’être d’avant que j’étais…Il succomba sous mon charme, et me viola cette nuit là, m’emportant dans un tourment dont je venais à peine d’en connaître les conséquences tragiques. Cette même nuit, j’offrais mon âme à ce démon, au bord du gouffre, pour refuser cette deuxième solution tellement tentante. Le Lord accepta de m’avoir pour fils, cependant, mon traitement fut similaire à un chien, à un objet, malgré une certaine liberté dans mes actes, je devais être à ses beaux ordres, offrir mon corps sans contestation, chose que je pouvais guère faire, ce qui me fallu coups, gifles, privations de repas…allant jusqu’aux tentatives d’assassinats. Une nuit que je ne voulais guère qu’il use de mon corps, ses mains enserraient mon cou avec insistance, sadisme, tandis que je suffoquai recherchant vainement de l’air, avant d’être libéré de ma suffocation proche d’une morte qui m’était toute proche. Une autre fois, dans un projet similaire mais cette fois-ci dans mon bain, tandis que je pouvais profiter d’une maigre liberté retrouvé, la vengeance a été faite, ayant échappé de peu à une noyade qui aurait pu m’être fatale. Il n’était point le seul à jouir de mon corps, il me vendait quelques fois à d’autres nobles, qui me violait eux de même, je devais me prostituer devant eux. Mon esprit vacilla dans le désespoir quelques mois, sans doute une année ou deux après, essayant de mettre fin à mes jours, me coupant ses veines sur mes bras sur un corps qui n’aurait jamais dû exister si c’était pour subir tous ses tourments pour un test aussi cruel dans lequel j’étais déjà le perdant. Ce fut avec étonnement que le vieux m’empêcha de mourir, et prenant conscience des conditions dans lesquelles j’étais traité, ce fut davantage tolérant, désirant me porter le coup final qui mettra à terme à ma vie de sa main propre, ne pouvant pas se permettre que je m’empêche avant ce jour sinistre où ma vie n’aurait plus aucun sens à ses yeux. Malheureusement, une découverte que je fis dans le manoir retira cette courte tolérance, m’enfermant dans des ténèbres plus dense, mon âme brisée ne pouvant guère le supporter davantage. Quand celui-ci craqua, ce que j’étais devenu en dépit de cette âme dévorée par la souffrance ressortit, ce monstre tant détesté, aux rires sadiques tellement reconnaissables, le Lord se contentant de mon air faussement naïf. Ce fut avec plaisir que je lui retirai la vie, ce sang d’autrui de sa part et sur mes plaies qui me plu, qui en fut une joie tellement immense que je désirais la teinter sur tous les murs de ce manoir, de teindre le monde de cette douleur. Quel plaisir fut de distinguer sa tête défigurée par la surprise, m’implorant de le laisser vivre, s’agenouillant devant moi comme un chien, des paroles inutiles, une supplique inutile pour une décision déjà prise depuis longtemps. Je pensais que sa mort rendrait ma vie plus joyeuse, toutefois, mon sacrifice sur l’échiquier a eut un revers inattendue, malgré sa mort, malgré ma déclaration quand je me déchaînai sur sa tombe en lui déclarant que je ne serais jamais ce qu’il avait attendait de moi et que même si cela devait arriver, je l’utiliserais pour l’humilier et que ma mort concrétiserait la fin de sa famille, mon enfer perdura. Mon corps demeure un insensible des nobles dont ils jouissent, ayant dû m’arranger avec eux, même si la libération des enfants dans ma condition a été faite, je reste dans les procédés mafieux de mon prédécesseur, ne pouvant m’en sortir ; mes sourires d’aujourd’hui, mes rires, mon expression joyeuse sont présents par un entraînement intensif, où énormément de miroirs cassèrent pour cet objectif, afin que je supporte mon reflet. Le reflet d’un assassin, le reflet d’une pute, le reflet d’un condamné depuis sa naissance, qui continue de lutter, toujours et encore, contre lui-même, contre le destin, contre la vie, qui est réaliste, lucide à son existence, qui aimerait en finir dans le sang d’autrui et dans le sien, qui prends tous ses défauts en qualité, pouvant ainsi aimer le dit reflet qu’il donne aux autres, dissimulant tous ses souhaits, ses désirs les plus profonds, ressortant une générosité discrète mais toujours visible, phobique de la solitude, des profondes ténèbres et du cruel abandon, ne réclamant qu’au final un amour sincère envers sa présence, de l’affection qu’il se sait en manque."

Au fur et à mesure de ses paroles, Lawrence revoyait par moment ses douleurs enfantines et commençait à partager cette douleur qui le brûlait, il nichait de plus en plus sa figure dans le cou de l’enfant qui était accolé contre lui. Ses larmes scintillantes coulaient sur sa gorge, ses souvenirs étaient remontés à la surface de leur gré. Walker avait mal, il spammait de douleur en serrant l’adolescent dans ses bras, sans pour autant l’étouffer. Un semblable.

Lui qui pouvait comprendre ce que cela faisait d’être soumis à une puissance qu’on a réduit au silence en tâchant son visage du fameux sang de cette personne, le ressentit corporel ainsi que la souffrance moral qu’on avait pu lui infliger chaque jours de sa misérable vie. Avoir été bafoué, traîné dans la boue, prohibé de tout amour-propre pendant des années.

S’être fait prendre au jeu meurtrier de la vie, avoir pu connaître un destin qui ne nous vouera qu’à une mort dans l’ombre des humains. Le comte lui ressemblait, ils avaient suivi un parcours différent pour au final se retrouvé au même point. Alors que le drogué avait sombré dans les substances illicites pour oublier ce maudit passé dont il ne voulait plus jamais entendre parler, Aloïs, lui, gardait cette chose en mémoire à chaque instant de sa vie. Sa réponse se fit comme saccadée, éprit par ses sanglots ainsi que par son incommensurable peine :

- "Peu…Importe ce que tu as vécu, le passé ne s’effacera jamais…Si tu restes statique dans un environnement révolu, ta douleur, ta haine et ton désespoir ne s’atténuerons pas. Tu auras beau te débattre vainement entre les griffes d’un loup, face à lui tu n’es qu’un lapin qui attend sagement sa mort déjà certaine. Je comprends avec…"

Il n’en fallut pas plus au drogué, son cœur s’était trop emballé et il tomba lourdement sur les débris de verre, il avait cédé. Ses yeux se fermèrent sous des souvenirs mélancoliques, ses lèvres ne purent qu’avancer faiblement le prénom de son vis-à-vis avant d’accompagner le statisme du corps de Lawrence qui avait eu pendant quelques secondes un profond désarroi. Non, il n’avait pas rendu l’âme, son esprit avait seulement ordonné le congé immédiat à ses muscles et son mental fortement endoloris par ces évènements.

Des couleurs se propageaient dans l’ensemble des paupières fermées de l’évanoui qui s’arrêtèrent sur un flashback. Impossible, une réminiscence lointaine refaisait surface, ses figures qu’il connaissait si bien. Le dealeur se débattait sur le carrelage, dans le verre contre une chose qu’il ne voulait pas voir. Stop, que ça s’arrête, son désespoir grimpait en flèche. Il ne voulait plus se souvenir, il ne voulait pas ! Les larmes coulaient sans qu’il s’en rende compte et il gémissait sous le rythme de son rêve qui le triturait intérieurement.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Mar 21 Fév - 23:28


Les brumes des ténèbres l’avaient engloutit au fur et à mesure, lentement, mais dans une certitude qui était impossible à dénier, prit dans une émotion intense qui empêchait tout contrôle de la pensée faiblement vive de l’adolescent. Sa réactivité, elle s’était affaiblit, n’ayant guère pu percevoir les mains délicates de Lawrence entremêler ses doigts dans ses cheveux. Il n’avait pas encore commencé son onéreux mémorial, et n’avait gardé qu’une conscience réservée au savoir du poids qu’il allait lui fournir par des paroles divulguant des souffrances secrètes. De ceci, Alois aimerait se tromper, toutefois aucune exception ne semblait proscrite, provoquant cette réalité encore une fois prouvée.
Lawrence s’était resserré contre lui, portant sa tête contre la sienne, tandis qu’au fur et à mesure que ses lèvres bougeaient pour parler, celui qui l’écoutait s’en retrouvait atteint, similaire à des poignards, se resserrant davantage contre lui, la cruauté de la douleur morale s’attaquant à sa chair physique.

Au terme de ses confessions, la reprise de ses esprits lui était parvenue, cependant, une partie de lui résidait dans cet irréel qui était sans nom, des nuages de l’esprit qui nous emportait dans une demi-conscience.
Qu’avait-il à ajouter de plus ? Il ne savait pas. Il ne savait plus.
Pendant un très court instant, oui, Alois aurait dû percer dans sa tranchée de droiture pour rajouter le mot « aide », le terme le plus important de tous, dans ce long roman.
Un simple « aide-moi », cependant, il n’y avait pas pensé, de façon naturelle, un péché à ses yeux de le demander, et désormais ses lèvres closes, l’adolescent n’était plus en mesure de les rouvrir. Le mutisme s’était installé, lui faisant oublier la profondeur de ses paroles, la franchise de ses phrases. Des confessions pour ne réclamer aucune aide, pour dévoiler un simple fait, des vérités incontestables, une aide qui savait inutile ou dans le meilleur des cas moindre, cependant, le fait de n’avoir pas relaté provoqua un fin remord à Alois, qui malgré la révélation de nombreux de ses non-dits s’était fermé encore une fois sur cette importance qu’il y attachait à l’aide. Ne pouvait-il l’exprimer que dans une solitude effrayante, prit aux pièges dans ses souvenirs douloureux ? Alois regarda Lawrence, son compagnon similaire qui avait subit sa douleur avec lui, dans des larmes qui ne purent point empêcher.

- "Peu…Importe ce que tu as vécu, le passé ne s’effacera jamais…Si tu restes statique dans un environnement révolu, ta douleur, ta haine et ton désespoir ne s’atténuerons pas. Tu auras beau te débattre vainement entre les griffes d’un loup, face à lui tu n’es qu’un lapin qui attend sagement sa mort déjà certaine. Je comprends avec…" Lui interpella une voix saccadée coupée par des sanglots, un ton dévoilant une peine des plus immenses, qui n’eut pas le temps de finaliser sa phrase qu’il fut prit, similaire à une crise cardiaque, à l’inconscience morale.

Alois cligna des yeux, la réalité lui venant à lui brusquement tandis qu’il retombait dans ce rêve éveillé dont il espérait en être dévoré tout cru, goûter avec plaisir les pourritures de son âme, se donnant un repos éternel de lui-même en s’arrêtant de respirer, ne laisser que le mort qu’il était, cesser son jeu illusoire tellement agréable aux yeux mais dont les différentes scènes le blessait dans sa conscience de son mensonge. Son regard se tourna aussitôt sur le corps de Lawrence, allongé au sol, agité, gémissant de douleur, en larmes, un bien triste état qui révélait au grand jour tout ce qui cherchait à refouler en lui, où face à Alois, cela ne pouvait qu’éclater, démentir devenant impossible. Deux larmes silencieuses s’écoulèrent en silence, tombant sur le sol de ce bar désormais vide, ressemblant à une église improvisée, un isoloir où la confession était de marge. Qu’importe pour l’adolescent que ce fut dans un tel endroit…tant qu’il était avec le concerné, pour se confier, pour se dévoiler, le reste n’avait pas d’importance. Une barrière devait être mise entre la vérité et le mensonge qui cohabitaient.

La lueur dans les yeux de l’adolescent avait changé, le monstre s’était terré dans le garçon, une résignation dans son regard à ses espérances, s’enfermant dans le réalisme de sa condition. Ses lèvres ne furent guère le mécanisme qui enclencha une réponse, ce fut sa pensée, cherchant à se calmer tel un caméléon vis-à-vis de la situation inattendue qui lui provoqua des tremblements de se retrouver ainsi face à la solitude :

« Que je reste statique, ou que je cherche à me battre, le résultat sera le même. J’ai accepté depuis trop longtemps d’être ce lapin qui se fera dévorer par ce loup, il est déjà tard pour mon désespoir, il m’a déjà dévoré…J’aurais pu l’éviter si je l’avais remarqué plus tôt, mais je l’ai toujours renié, dans la moitié des malheurs, avant d’en prendre finalement conscience, quand tout était mort en moi, quand cela commençait uniquement à pourrir, m’étant naïvement déjà enfermé dans des illusions pour ne pas voir cette réalité. La douleur que je porte est désormais un fardeau à elle-même, dont je ne peux pas me séparer, tout dans ma vie me l'a rappellera, mes phobies m’empêcheront de m’en libérer. Il ne me reste que ma haine, cette haine que je déteste, mais qui est la fois un bouclier et un fardeau, qui me fournit conscience et folie, qui me donne espoir et désespoir, qui me montre un monde bercé dans des illusions d’un conte de fée tout en me rappelant la réalité dans laquelle je vis. De comment je mourrais, je le déciderais moi-même, malgré mon enchaînement. »

Prenant effet de l’agitation toujours permanente de Lawrence, Alois se coupa de lui-même de ses pensées, s’approchant de ce dernier, essuyant délicatement des dans doigts de fées ses larmes sur son visage, dans une douceur extrême de peur qu’un geste brusque puisse le briser.
Il le prit contre lui, le posant contre son organisme vital, le serrant dans ses bras dans un geste fraternel remplit de bons sentiments, attendant la fin de son agitation, connaissant l’aspect reposant des battements de son cœur, dans son regard retrouvant lucidité tout en ayant quelques attentions au sang qui coulait toujours sur son bras, tâchant le sol de cette couleur rouge qui ne faisait qu’éprouver à l’adolescent une simple indifférence, un désintéressement accru aux fils des secondes. Alois se servit de ce moment pour se rappeler qu’il n’était guère seul, guère livré à lui-même, pouvant ainsi nier sa solitude et stopper l’exode de sa phobie.

Du temps que cela prit pour un apaisement complet, Alois s’en moquait.
Telle une mère avec une enfant, l’adolescent le déposa ensuite, son poids et sa taille supérieure demeurant un souci peu intéressant, dans une position assise, les jambes dépliées contre le mur qui avait été criblé de balles tantôt. Alois observa le lieu, aux aguets avant de rejeter un regard sur sa blessure qui continuait de faire verser l’élément de la vie, se reprenant mécaniquement et par une envie soudaine son morceau de verre qu’il chérissait, l’approchant de sa blessure, se coupant d’une manière proche de ses veines sans les toucher, en connaissance de son acte qu’il venait d’exécuter. L’effet de son sang semblait le ramener à une normalité notoire, tout en lui provoquant un plaisir étrange.

Enfermé dans son silence, l’air inerte, choisissant bien ses mouvements, il rangea le morceau dans sa redingote, ainsi que son arme et son nœud, posant ensuite l’habit tout proche de Lawrence afin de s’y installer bientôt. Aussitôt cela fait, il s’entreprit de nettoyer le sol, jetant balle et fissures de verres, s’emparant de deux bouteilles, celle commencée qu’il termina d’un seul coup, se prenant une deuxième bouteille pleine allant rejoindre Lawrence, son sang débutant de longues traînées tandis que son corps commençait à s’affaiblir, ses forces se perdant avec son sang. Pourtant, ce fut pour lui qu’un détail, serrant Lawrence contre son bras, vidant d’une traite le liquide au goût amer pour l’adolescent qui s’était détaché du monde ténébreux de l’alcoolisme, une lucidité lui revenant limpidement, son choix sur le traitement de Lawrence pensé dans cet instar : une exception dans ses règles sur ses joujoux.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Dim 4 Mar - 13:39

Il ne savait en aucun cas de ce qu’il se passait à l’extérieur, entendant de faibles bruits résonnant dans son crâne comme des éclats de verre. Il voyait comme des pluies de couleur commencer à se former, son mal-être s’intensifiait tandis qu’il reprenait conscience d’un passé auquel il n’aurait jamais voulu être confronté. Plusieurs scènes était présente, des scènes hautement sadique et attristantes. Pendant quelques temps, tout se figea et il entendit des battements. Des battements extérieurs d’une vitalité lente et morose, Lawrence reconnaissait ce bruit, il voulait se réveiller. Sous ses visions de viol et d’inceste obscène, le dealeur se calmait lentement, brièvement il revoyait ses cris et sa douleur mais ne voyait en aucun cas les visages présents. Ses pensées s’entremêlait à tel point qu’il ne savait pas, il ne savait plus. Ayant un pressentiment mortel, il s’éprit d’une inquiétude pour le blond qui lui avait fait face il y a déjà quelques minutes de cela. Ce ne serait sans compter si le drogué ne l’avait pas laissé à l’abandon lâchement en s’effondrant, ou plutôt s’enfermant dans une mélancolie soudaine.

En quelques temps, Walker se réveilla en sursaut, fixant le plafond d’un air étrangement alanguit. Dans un repliement sur lui-même il se mit à larmoyer toute les sanglots qui sommeillaient en lui, il s’était engoué dans la drogue pour ne plus jamais avoir à faire face à cette douleur révolue et d’un seul coup tout lui revenait dans la gueule. Sa gorge se nouait et son cœur commençait à devenir de plus en plus lourd, il entrevoyait Aloïs du coin de l’œil, et, en tremblant dans une douleur aussi physique que moral il le prit dans ses bras dans un élan de désespoir intense, regardant son bras saignant. Son souffle se plongeait dans le cou du noble et ses pleurs commençaient à goutter sur ses vêtements, s’excusant platement brisant le silence qui régnait dans la salle. Sa présence l’apaisait, il voyait son frêle corps se vider de son sang, affreux spectacle macabre qui se présentait à lui. Dans un geste aussi impolie qu’incertain, il prit le poignet de son vis-à-vis et passa sa langue sur le liquide carmin, espérant légèrement affaiblir cet écoulement qui commençait à sérieusement l’inquiéter. Il regarda Aloïs dans les yeux et prit parole avec une incertitude effroyable et une lucidité hors norme :

- "Je suis désolé de vous avoir momentanément délaissé dans votre souffrance. Je ne me rappelle plus de mes dires mais ce qui est sûr, c’est que votre passé quelque peu similaire au mien a fait ressurgir de lointaines réminiscences auquel je n’aurais jamais voulu faire face. Cependant, une certaine réjouissance m’a parcouru, faire renaître cette douleur incommensurable m’a prouvé à quel point j’ai pu avoir tort d’ainsi oublier ça. Pour seul exemple de jeunesse je n’ai eu qu’une famille incestueuse, trouvant bon pour moi de me prendre pour un vulgaire jouet sexuel apaisant leurs pulsions malsaines. Je n’ai cru bon que d’obéir à leur ordre sinon quoi ma chair et mon estomac payait. Et pour cause, j’étais souvent puni par le fouet ou bien enfermé dans une cage à la cave pendant une ou deux semaines sans vivres décent. N’ayant connu que cette souffrance je haïssais l’univers entier, je ne pouvais pas résigner ma haine inconsidérée que je terrais dans la solitude et l’égoïsme. Si je venais à mourir ils auraient prit un autre souffre douleur ? Je n’en sais rien, tout ce que je sais c’est qu’ils ont fini par payer. Pour seule vengeance, j’ai tranché leur peau avec une bestialité hors norme. Leur sang ont coulé à tel point que les murs et le sol en était comme peint de cette couleur douce, ensuite je suis partit laissant la maison dans un état pire qu’abominable, voyant les regards inerte de ces animaux qui n’ont eu de cesse que de me soumettre à leurs fantasmes singuliers. Jamais je n’ai connu une telle humiliation, mon honneur en était plus bas que terre que je me suis décidé à me venger et donc de commettre ce crime. J’ai sombré dans les Enfers, comme si ma vie ne m’importait plus. Tuant, violant, un plaisir inouïe de sentir le sang et la souffrance se rependre sur mon chemin, pour obtenir une satisfaction et une rétorsion sans culminance. Je me nourrissais de leur douleur, et j’ai rencontré un être qui a prit avec une générosité sûrement exceptionnel vu la modestie dont il fait preuve, qui m’a fait plongé dans un monde où les couleurs vives vous font oublier l’instant présent et qui engendre une perte des souvenirs au fil du temps. Jamais je n’ai compris pourquoi il m’avait prit en pitié alors que je n’en avais eu qu’un infime besoin. Me terrant dans la drogue, l’alcool, le meurtre, le viol, mon univers aussi impitoyable soit-il. Je peux comprendre assez aisément votre longue et douce agonie ainsi que votre descente vers les Enfers, malgré cela je ne pense pas être en mesure d’être un bien pour vous. Je puis vous servir de défouloir à votre guise, je m’offre volontiers à cette considération. Je vous parlais tout à l’heure et je me dois de vous avouer que je n’ai retenu que partiellement votre grand discours et je m’en excuse, je n’ai pas saisi la raison de ma perte de conscience subite alors veuillez pardonner cet égard."
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Dim 4 Mar - 18:21


Un silence mortuaire comme son seul compagnon, Alois ne pouvait qu’espérer que le réveil de son compère pour l’en sortir. L’alcool avait fini son rôle, mais pas celui de son sang, qui lentement, l’emmenait dans un chemin incertain. Il se sentait à la fois prisonnier et libre de ses choix, un oiseau lâché dans la nature avec une aile blessée, allait-il survivre, allait-il mourir, pouvait-il espérer un sauvetage inattendue ? Personne ne pouvait le savoir sans le suivre, sans l’accompagner. Un prédateur pouvait surgir, et n’en faire d’une bouchée ; il pouvait aussi s’écrouler au sol, ne plus arriver à voler et agoniser ; il pouvait être incapable de se nourrir et de se retrouver ainsi condamné en ayant conscience sans pouvoir rien faire ; tout comme il pouvait crier à l’aide de son faible bec pour un apport ou criant sa douleur désespérément sans qu’aucune main ne vienne pour lui, car dans l’endroit où il était, il était seul.
Ces métaphores représentaient assez bien l’adolescent, en dehors de celle du papillon prisonnier par l’araignée, enfermée dans la toile du concerné elle-même prisonnière d’une cage qui est elle-même est prisonnière dans une porte close sombre dans un manoir immense sans qu’il n’y ait personne. Ce liquide rouge s’écroulait en masse sur le sol, il lui aspirait ses forces comme sa vie, lentement, cela lui donnait réconfort de s’être lui-même prouvé par son geste qu’il se déteste, Alois l’aimait, s’en désintéressant de plus en plus.

Un réveil survint aussitôt de Lawrence, l’adolescent ayant perdu la notion du temps, tournant son regard vers son compagnon qui fut éprit par des larmes brusques, dont l’adolescent devina que c’était dû à ses souvenirs. Il sursauta quand il le prit soudainement dans ses bras, devinant à sa tête qu’il était prit entre sa douleur morale et physique. Alois fut prit d’un petit sourire, sentant dans son cou son souffle, l’entendant pleurer, câlinant ses cheveux de sa main libre d’un fin geste affectueux. Les larmes de Lawrence tombaient en masse au point de tâcher ses vêtements, Alois assez satisfait de sa décision de l’avoir mit contre lui. Il s’était accroché à lui dans un geste surcroît d’inquiétude, il le devinait à demi dans son regard. Son regard se retira de son bras tâché de sang, allant vers les yeux de Lawrence, avant de sentir une pression sur son poignet, ses yeux d’océan s’écarquillant en sentant sa langue sur sa blessure, lui provoqua un mélange de gémissement et d’un cri de douleur pendant quelques secondes, bien qu’il l’en empêchant pas, indifférent à la douleur qu’il en ressentait. Le fixement de Lawrence alla dans ses yeux, sa tonalité de sa voix se faisant hésitante, pour des dires qui étaient perspicaces :

- "Je suis désolé de vous avoir momentanément délaissé dans votre souffrance. Je ne me rappelle plus de mes dires mais ce qui est sûr, c’est que votre passé quelque peu similaire au mien a fait ressurgir de lointaines réminiscences auquel je n’aurais jamais voulu faire face. Cependant, une certaine réjouissance m’a parcouru, faire renaître cette douleur incommensurable m’a prouvé à quel point j’ai pu avoir tort d’ainsi oublier ça. Pour seul exemple de jeunesse je n’ai eu qu’une famille incestueuse, trouvant bon pour moi de me prendre pour un vulgaire jouet sexuel apaisant leurs pulsions malsaines. Je n’ai cru bon que d’obéir à leur ordre sinon quoi ma chair et mon estomac payait. Et pour cause, j’étais souvent puni par le fouet ou bien enfermé dans une cage à la cave pendant une ou deux semaines sans vivres décent. N’ayant connu que cette souffrance je haïssais l’univers entier, je ne pouvais pas résigner ma haine inconsidérée que je terrais dans la solitude et l’égoïsme. Si je venais à mourir ils auraient prit un autre souffre douleur ? Je n’en sais rien, tout ce que je sais c’est qu’ils ont fini par payer. Pour seule vengeance, j’ai tranché leur peau avec une bestialité hors norme. Leur sang ont coulé à tel point que les murs et le sol en était comme peint de cette couleur douce, ensuite je suis partit laissant la maison dans un état pire qu’abominable, voyant les regards inerte de ces animaux qui n’ont eu de cesse que de me soumettre à leurs fantasmes singuliers. Jamais je n’ai connu une telle humiliation, mon honneur en était plus bas que terre que je me suis décidé à me venger et donc de commettre ce crime. J’ai sombré dans les Enfers, comme si ma vie ne m’importait plus. Tuant, violant, un plaisir inouïe de sentir le sang et la souffrance se rependre sur mon chemin, pour obtenir une satisfaction et une rétorsion sans culminance. Je me nourrissais de leur douleur, et j’ai rencontré un être qui a prit avec une générosité sûrement exceptionnel vu la modestie dont il fait preuve, qui m’a fait plongé dans un monde où les couleurs vives vous font oublier l’instant présent et qui engendre une perte des souvenirs au fil du temps. Jamais je n’ai compris pourquoi il m’avait prit en pitié alors que je n’en avais eu qu’un infime besoin. Me terrant dans la drogue, l’alcool, le meurtre, le viol, mon univers aussi impitoyable soit-il. Je peux comprendre assez aisément votre longue et douce agonie ainsi que votre descente vers les Enfers, malgré cela je ne pense pas être en mesure d’être un bien pour vous. Je puis vous servir de défouloir à votre guise, je m’offre volontiers à cette considération. Je vous parlais tout à l’heure et je me dois de vous avouer que je n’ai retenu que partiellement votre grand discours et je m’en excuse, je n’ai pas saisi la raison. "

L’adolescent eut l’oreille attentive, prenant en compte chaque petit élément, acceptant ce sentiment d’être une épaule qui le ravisait, hochant la tête à la fin de ses dires, s’entreprenant de lui répondre avec tendresse :

- Je ne refuserais aucunement cette considération de toi, mais ceci sera en attente de ce que je pourrais faire pour toi, et de ce que tu pourras faire pour moi. Je ne traiterais pas comme un outil aussi durement dont j’use avec ceux que je considère comme des jouets, tu en sais trop sur moi malgré ta mémoire ébranlée sur ces détails pour l’instant, toutefois, je suis conscient que mes paroles de mon discours précédents ne partiront jamais, elles resteront ancrées en toi d’une façon ou d’une autre, mon désespoir ou ta haine envers moi pouvant la faire resurgir. Je te dois cela pour ne pas m’avoir rejeté, et d’avoir fait preuve de sincérité envers moi parmi tous mes changements d’humeur. Je doute que tu resteras inerte à ce que tu as su, que tu ne comprendras pas pourquoi je me terre dans mes illusions en connaissance de ma descente en Enfer…Ce que tu m’as dévoilé confirme ce que j’avais éprouvé dès que je t’ai approché, et ce en quoi j’ai joué. Mon comportement, mon passé te rappellera toujours ce morceau de passé que tu refuses ; ma présence casse toutes les illusions autour de soi, et c’est ainsi depuis fort longtemps, même comme je suis cloîtré dans mon rôle… Quant à ma souffrance, Alois décrocha un sourire faussé, n’en prends pas grade…le ressort de vus souvenirs t'a importé, je ne peux te porter coupable de m’avoir enveloppé dans la solitude à nouveau…son sourire s’effaça, le collant davantage contre lui, lui essuyant un peu ses larmes de sa main libre, reposant son poignet le long de ses bras où le sang continuait d’en sortir comme une rivière retournant dans son lit, une certaine pâleur commençant à naître sur son visage qui eut une courte expression remplie de détresse avant de revenir dans la neutralité. Puis-je savoir quel est le nom de cette personne qui t'a porté générosité ?
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Dim 11 Mar - 13:26

- "Je ne refuserais aucunement cette considération de toi, mais ceci sera en attente de ce que je pourrais faire pour toi, et de ce que tu pourras faire pour moi. Je ne traiterais pas comme un outil aussi durement dont j’use avec ceux que je considère comme des jouets, tu en sais trop sur moi malgré ta mémoire ébranlée sur ces détails pour l’instant, toutefois, je suis conscient que mes paroles de mon discours précédents ne partiront jamais, elles resteront ancrées en toi d’une façon ou d’une autre, mon désespoir ou ta haine envers moi pouvant la faire resurgir. Je te dois cela pour ne pas m’avoir rejeté, et d’avoir fait preuve de sincérité envers moi parmi tous mes changements d’humeur. Je doute que tu resteras inerte à ce que tu as su, que tu ne comprendras pas pourquoi je me terre dans mes illusions en connaissance de ma descente en Enfer…Ce que tu m’as dévoilé confirme ce que j’avais éprouvé dès que je t’ai approché, et ce en quoi j’ai joué. Mon comportement, mon passé te rappellera toujours ce morceau de passé que tu refuses ; ma présence casse toutes les illusions autour de soi, et c’est ainsi depuis fort longtemps, même comme je suis cloîtré dans mon rôle… Quant à ma souffrance, Alois décrocha un sourire faussé, n’en prends pas grade…le ressort de vus souvenirs t'a importé, je ne peux te porter coupable de m’avoir enveloppé dans la solitude à nouveau…son sourire s’effaça, le collant davantage contre lui, lui essuyant un peu ses larmes de sa main libre, reposant son poignet le long de ses bras où le sang continuait d’en sortir comme une rivière retournant dans son lit, une certaine pâleur commençant à naître sur son visage qui eut une courte expression remplie de détresse avant de revenir dans la neutralité. Puis-je savoir quel est le nom de cette personne qui t'a porté générosité ? "

Un blocage survenu à cet instant, comme une amnésie soudaine ou tout s'arrête. Comme si ses souvenirs restaient en suspend. Heu...Son nom...Son visage...Quel était-il ? Ses maigres souvenirs furent stoppés et il se recula d'Aloïs légèrement arborant une mine des plus perdues, il ne savait plus. Cette personne...Son regard se fixait sur le fluide carmin et luisant qui se déversait peu à peu sur le sol et un air mélancolique transparut, accompagnant ses yeux devenus rouges à cause de la forte pression sanguine qui s'y accumulait.

- "Je...Ne...Sais...Pas" Prononça-t-il d'un air paumé.

Son esprit n'en était pas moins embrumé, il sortit un flacon de drogue et engouffra le liquide dans sa gorge, c'était chaud...Doux et chaud mais en même tant dans un goût acidulé. Cette drogue étrange variait dans les effets selon ce qu'il ingurgitait, et d'ailleurs, ce n'était pas plus mal que ça. Sa peau était brûlante, comme si il avait envie de luxure cependant il n'en était rien. Il avait chaud, à tel point qu'il enlevait son sweat pour se retrouver en chemise. L'avantage de toujours avoir un sweat et une chemise était qu'il était apte à toute les situations et à plein temps. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front, le mal être qui l'envahissait était loin d'être anodin venant de sa drogue, jamais celle-ci ne lui avait produit de tels effets. Il regardait son 'ami' pâlir effroyablement, à tel point qu'il ne savait plus quoi faire. Quelle plaie, cette situation gênante lui rappelait ces réminiscences, ces souvenirs dont il avait voulu se séparer, quel cran d'avoir fait revenir ce passé à la surface...

Le sang coulait des veines du petit être qui se trouvait à côté de lui, lui inspirant crainte et désespoir de le voir dépérir. Sa lente agonie lui donnait grande peine, à tel point qu'il reprit son poignet dans un geste tremblant, à cause de la drogue, et l'observa silencieusement, se rapprochant une fois de plus et portant le poignet à ses lèvres en léchant malgré le goût amer de ce liquide quand il se mélangeait à la liqueur cobalt. Il faisait pression juste avant la blessure avec son pouce pour espérer que les veines tiennent un peu plus, qu'elle ne meurent pas. Cet être fragile, Lawrence s'y attachait lamentablement, et sa douleur s'amplifiait, le mutisme et la douleur les faisaient agoniser lentement, comme si le temps allait au ralentit. Il ne disait mot, juste se contentait d'essayer d'arrêter cet écoulement écarlate. Désolé, c'est ce qu'il aurait voulu dire, si il n'avait jamais été là il n'en serait jamais, au grand jamais arrivé là. Il baissait les yeux, sans pouvoir fixer les pupilles d'Aloïs, il avait honte, c'est tout.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Dim 11 Mar - 23:02


Vous avez déjà ressentit l’émotion étrange que ce geste que vous avez fait précédemment, dans une réflexion antérieure, n’était pas la bonne idée ? Vous avez déjà eut l’emprise glaciale des remords qui vous geler, mais que désormais, vous ne pouviez plus rien faire ? L’envie d’un voyage dans le temps, d’un retour pour le passé, pour tout changer, face à ce sentiment, l’avez-vous déjà eut sur le cœur, comme un poids ? L’adolescent l’éprouvait en ce moment.
Alois entendait sa respiration, par delà ce sang qui lui paraissait commun, qui lui paraissait quelques secondes plus tôt normal, prit d’un rebond de cœur quand Lawrence se recula de lui, portant sur lui une mine des plus perdues, son regard allant vers son sang.
Une prise de conscience tardive tandis que sa pâleur s’augmentait, le choc d’avoir dit quelque chose de mal, des yeux qui furent prit d’un sursaut intérieur tandis qu’une voix perlait à ses oreilles, lui rappelant qu’il existait dans le monde des vivants :

- "Je...Ne...Sais...Pas" Prononça-t-il d'un air paumé.

L’adolescent continuait d’observer, malgré cette luminosité, et intérieurement, tout se mélangeait, son esprit recherchant une porte de sortie dans sa confusion. Dans un état qui lui état second, pendant que son souffle commençait à lui paraître si bas, que sa vue tout doucement devenait floue, très finement, à distinguer dans ce que nous voyions habituellement, il perçut Lawrence sortir un flacon, et se l’empiffrer, avant de se dévêtir, se laissant paraître en chemise, et durant une fraction de seconde après ce geste, Alois observa ce sang. Ce liquide rouge qu’il avait lui-même fait couler, qui le condamnait à une agonie des plus douloureuses, une guérison de plus douloureuse, une signature de haine envers lui-même, un souhait suicidaire dissimulé dans ses apparences…mais qui désormais lui faisait peur, le paniquait. Ce sang dont il en était resté indifférent depuis tellement longtemps, lui faisait mal, très mal, similaire à celui qu’il éprouvait dans son cœur qui battait difficilement, le faisant désormais réagir comme un enfant apeuré. Ce liquide avait finalisé son travail : celui de l’apaiser, il devait désormais s’en aller, comme une vague qui avait fait son chemin pour s’écraser. Le mot d’ordre était simple : il ne voulait pas mourir…

L’adolescent sentit une pression sur le membre mutilé, dans un geste qui fut tremblant, le regard de son compagnon fixant le sang qui s’y desservait, Alois suivant le regard.
Une petite pression s’ajouta qui fit retenir un cri, celui de sentir des doigts avant sa blessure, afin d’espérer que ses veines ne puissent pas s’effacer, avant de sentir la langue de son nouveau joujou officiel sur son sang, acte désespéré de combler la plaie, lâchant à la victime des gémissements aigue de douleur qui s’augmentaient, à la souffrance telle qu’Alois ne pu retenir ses larmes, se mordant au passage la lèvre à sang dans un geste brusque qu’il failli s’étouffer pendant quelques secondes.
Un silence s’était installé chez Lawrence, tandis qu’Alois s’en voulait…ironiquement, il s’en voulait encore plus de s’être blessé.
S’il se regardait dans un miroir, allait-il aimer ce reflet, ou était-ce uniquement la peur de mourir ? Lawrence ne le regardait plus, il avait baissé les yeux, il essayait avec peine, dans une triste mine de compassion et de douleur de l’éviter de trépasser.
Pourquoi s’était-il blessé ? C’était la question qui titillait Alois.
Il s’était trouvé trop exigeant avec lui-même, trop impulsif…Se vider entièrement de son sang n’aurait pas équivalait le meurtre qu’il avait failli commettre, et reprendre goût à un alcool dont il avait juré de rétrécir la quantité lui avait fait dévoiler trop de choses qui auraient dû rester secrètes…bien qu’il ne pouvait pas dénier le résultat. Face aux reproches qu’il avait reçus, à la haine qu’il avait dû encaisser pendant un certain temps, aurait-il dû s’en aller ?
Aurait-il dû arriver à ses fins en supportant la haine de Lawrence ? Non…non…

L’adolescent, malgré ses remords, malgré ce sentiment amer de les éprouver, ne regrettait pas la tournure de la situation.
Il se serait mutilé quand même, il aurait souillé lui-même ce corps…
Sa seule erreur avait été d’élargir sa blessure, pour y voir plus de sang…
La raison de ce geste ? Du pur sadomasochiste, un pur geste suicidaire pour finaliser la honte, l’ordure, l’enfant égaré qu’il était.
Savourer plus de sang pour confirmer qu’il n’était que bon à cela, se donner lui-même le coup de grâce pour ne plus être une gêne pour les autres…
Des symbolismes internes dont son instinct de survie réfutaient, qui ranimaient à la surface bons nombre de raisons de rester, l’argument premier étant que même, si oui, il aurait la liberté de se laisser mourir quand le jour viendrait de disparaître, son arme resterait lui-même, que cette solution qu’il avait créé était durable, et il était aimé.
Une thèse lui balayait à elle-même le laisser aller dont il s’était enfermé pour cause d’avoir montré ses faiblesses, une action qui rimait comme un mouvement à exécuter d’une machine, c’était automatique, Alois ne pensait pas, c’était logique, cohérent, obligatoire, naturel qu’il devait se mutiler, s’entailler les veines après avoir craqué. Cela lui était prohibé, et aux yeux des autres, aussi faible pouvait-il se sentir intérieurement, il devait rester fort, stable, normal.
Cette simple volonté, aussi fausse pour Alois en termes d’émotion, pouvait devenir réalité.
C’était désormais ce qu’il voyait dans son sang, dans la douleur qu’il éprouvait à éviter une mort qu’il frôlait tout le temps, il avait décidé de vivre, il avait décidé d’y croire, et de changer cette vie pourrie en mettant échec et mort cette vie qui se jouait de lui ; se laisser mourir, c’était abandonner, c’était perdre.

- Nœud…prononça difficilement Alois dans ses gémissements de douleurs qui s’apparentaient désormais à des hurlements. Redingote…il fut coupé par un nouveau cri qui rendit sa voix encore plus saccadé…nœud…mettre sur blessure… bien enroulé…seul…moyen…efficace…, à nouveau, il échappa d’un nouveau hurlement, de combler…la…plaie…

L’adolescent pointa désespérément de sa main libre sa veste posé à côté de lui, qu’il ne pouvait pas atteindre, avant de rebaisser le bras en gigotant légèrement, prit dans des spasmes de douleur encore plus grande associé à sa voix qui s’étouffait dans ses gémissements, quelques larmes allant s’effondrer sur ses joues. Ses yeux s’étaient changés dans une lucidité immense, un regard lumineux bien que cruellement triste, aux lueurs dansantes, qui disaient clairement que cette souffrance extérieure était similaire à celle de son cœur, une luminosité étrange qui dévoilait la supplique de ne pas y passer, ainsi que de la reconnaissance envers Lawrence qui restait, auprès de lui, qui avait vraiment changé depuis leur première conversation. Une attente que ce qu’il avait ordonné soit exécuté, pour pouvoir respirer à nouveau, pour oublier de son esprit ce geste désespéré, pour ne plus voir ce liquide…
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Mer 28 Mar - 11:59

Un désespoir ardent brûlait au fond du coeur du drogué et un remord l'envahissait de toute parts. L'adolescent était si pâle, si statique que deux larmes naissaient aux coins des yeux de Lawrence. Sa respiration, et même le battement de ses veines diminuaient à une vitesse extrême, il était en train de rendre l'âme laissant un sentiment d'inutilité chez le dealeur, ses pensées à ce moment présent fut évidemment l’espérance de voir cette étincelle bleutée dans le regard du blond ne pas s'éteindre dans cet endroit sordide. Aurait-il dû se soumettre, ne pas résister ? Le liquide carmin qui s'écoulait dans sa bouche lui cédait un goût cuivré et sucré et quelques gouttes perlaient sur le coin de ses lèvres. Quand l'adolescent pris la parole, bien que coupée par des cris il écouta attentivement ses dires:

- "Nœud...Prononça difficilement Alois dans ses gémissements de douleurs qui s’apparentaient désormais à des hurlements...Redingote...Il fut coupé par un nouveau cri qui rendit sa voix encore plus saccadé...Nœud...Mettre sur blessure...Bien enroulé...Seul...Moyen...Efficace..., à nouveau, il échappa d’un nouveau hurlement: De combler...La...Plaie..."

Il regarda de côté et compris de suite, Lawrence se redressa et prit le nœud qui était posé là entourant le bras d'Aloïs avec et le nouant sur la blessure. Il appuyait légèrement sur le tissu qui s'imprégnait rapidement, trop rapidement, du liquide vital qui s'extirpait de la plaie. Cette fois, il regardait le jeune garçon dans les yeux, une expression partagé entre une profonde colère et un accablement désespérant. Passant sa main sur sa joue afin d'effacer ses larmes il lui chuchota à l'oreille d'un ton doux, de longs souvenirs lui passant par la tête:

- "Cette personne, celle qui m'a menée vers le fond mais qui en même temps m'a ramené dans une soudaine lucidité...Cette personne qui m'a fais tant de mal mais...Qui pourtant m'a indéniablement aidé, celle-ci de nomme...Izume...Sakumoto" Prononça-t-il afin de répondre à sa dernière question, quand bien même son esprit troublé.

Son regard devenait vide, comme si il voulait que cette personne justement, disparaisse de sa vie. Il la haïssait mais pourtant le drogué savait parfaitement que sans celui-ci il serait sans doute mort. Des larmes brûlantes et pourtant neutres commençaient à perler sur ses joues, un mielleux remord et des songes existentiels parcourant son esprit embrumé. Il ne savait pas...Il ne savait plus quoi faire. Ses membres tremblaient, comme si l'évocation de ce nom lui faisait peur, une reconnaissance immense bien qu'une angoisse terrifiante. Il ferma les paupières et tentait d'oublier, espérant toujours la survie d'Aloïs.

Agrippant son vêtement qu'il avait enlevé il en ressortit un flacon dans une peine inconsidérée et ouvrit celui-ci. Le liquide bleuté qui y était contenu semblait danser paisiblement alors qu'il fixait la drogue d'un regard tourmenté. Il parait que les yeux en disent plus long que de longs sermons ennuyeux...Il vida la moitié, sans bien même penser aux conséquence de sa consommation récente qui allait entraîner une plausible overdose, mais il s'en fichait le besoin de s'échapper de cette dure réalité.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Jeu 29 Mar - 9:34


La douleur s’estompa à la sensation de la plaie renfermée, le nœud s’entachant de son sang, un après coup de souffrance lui restant intérieurement. Alois était étonnement calme malgré cette prise de conscience de cette mort qu’il avait frôlé de peu.
Du regret, l’adolescent en avait. Un murmure s’entendit dans son oreille  :

- "Cette personne, celle qui m'a menée vers le fond mais qui en même temps m'a ramené dans une soudaine lucidité...Cette personne qui m'a fais tant de mal mais...Qui pourtant m'a indéniablement aidé, celle-ci de nomme...Izume...Sakumoto" Prononça-t-il afin de répondre à sa dernière question, quand bien même son esprit troublé.

Izume ? Ce prénom sonna dans la tête de l’adolescent, sursautant extérieurement, un sursaut de conscience, un sursaut d’étonnement. Aurait-il cru que son amant avait fait cela ? Aucunement. Une surprise moindre pour sa reprise d’esprit, tournant son regard vers Lawrence, n’ayant pas encore digéré le choc. Percevant le liquide qu’avait avalé son sauveur, dans un geste brusque, il s’empara de sa main libre du reste du flacon, la portant assez loin de la main de Lawrence pour qu’il ne soit pas tenté de le reprendre. Ses yeux avaient retrouvés davantage de couleur de vie, et malgré son visage pâle qui avait retrouvé quelques peu ses couleurs, une lucidité puissante associé à un remord clairement visible s’apercevaient dans la lueur de ses yeux.

Le cœur de l’adolescent n’avait fait qu’un tour. Il se secoua la tête tout comme de se pardonner de son geste mécanique débile…quelle folie l’avait mené à augmenter une blessure tellement grande, tout en sachant qu’il souffrirait davantage, trop pour son propre frêle ?
L’instant tragique du moment ? Non, plutôt sa haine contre lui-même qui était ressortit, pour éviter un sang conséquent de celui des autres.
C’était noir ou blanc : soit c’était les autres qui prenaient et une fois incontrôlé, Alois savait qu’il était impossible à maîtriser ; soit c’était lui, dans un sens, il trouvait que c’était toujours la bonne solution vu que sa mort ne serait pas une immense « gêne » pour autrui, vision engloutit dans une confusion sur le sujet.

A cette idée, Alois s’imagina s’il avait osé presser la détende. Il s’imaginait clairement dans sa tête le bar couvert de sang des cadavres des alcooliques tantôt, le regard ailleurs, un sourire sadique aux lèvres, leur demandant dans une question rhétorique s’il avait peur avant de les finir aussi, riant de ses méfaits, réclamant encore plus de ce sang rouge…Il irait même jusqu’à aller faire exploser Londres rien que pour se calmer. Sa haine reportée sur les autres n’avait aucune limite, et l’adolescent perdrait ses sentiments qui lui donnaient encore une personnalité humaine. Alois l’avait testé ce sentiment, une unique fois, quand il avait tué son prédécesseur, avant, par pur plaisir pour ressentir de nouveau cette émotion forte, allé éliminer avec grand soin de stratégie bon nombre de la famille de l’ancien Comte.
Tout avait parfaitement été camouflé, tout eut un résultat positif.
La raison du fait que le frère du vieux était en vie ? Purement parce qu’il n’avait pas pu le réduire au silence plus tôt, et que ses doutes lui avaient donnés de le manipuler. Avait-il une maigre attention pour ce qu’il devait penser ? Alois s’en moquait entièrement.

Dans un geste affectueux, délicatement, le noble alla entourer de ses bras Lawrence, lui faisant un immense câlin. Le simple prénom l’avait ramené à un état quasiment normal, s’étant espérant heureux d’avoir précisé qu’il « essayerai » de réduire ses mutilations et sa consommation d’alcool.

-  Izume… Fit la voix douce de l’adolescent dans un ton qui semblait lui donner des ailes, indiquant qu'il le connaissait.

Il resserra un peu plus Lawrence contre lui, collant de nouveau sa tête contre son épaule, la couleur sur son visage lui revenant, caressant doucement ses cheveux de sa main libre, se parlant à lui-même à voix haute sur un ton plus triste et vague:

- Pardonne-moi…pardonne-moi Izu…j’aurais dû encore mieux me contrôler…seulement c’était tout ce que je pouvais faire…je me hais trop…je me déteste encore trop aujourd’hui pour intérioriser cette haine… 

Sa voix se fit un peu plus basse, comme signe d’explications à Lawrence qui devait s’en retrouver perdu face à sa réaction :

-  Quel hasard n’est-ce pas pour toi de trouver face à un amant, à ce que j’en juge de ta réaction, de ton pire ennemi ? J’aime ton sauveur…de tout mon cœur. Sans te mentir, je m’imaginais vraiment pas les choses ainsi…je prie pour ce détail ne changera rien à ce que tu m’as dis tantôt…j’ai prit le risque de perdre tout ce qui me tenait en vie rien que par amour…je suis vraiment un cas désespéré hein ?

Ce comportement atrocement suicidaire de tout sacrifié pour les autres, Alois se le reprochait à l’instant, dans ses paroles. D’une certaine manière, c’était par gentillesse qu’il s’était fait mal, qu’il s’était à ce point blessé, sans remettre en question la responsabilité de Lawrence, mais qui, ce qui étayait l’argument de l’adolescent, n’était pas au courant de l’intérieur au moment des faits. Toujours dissimuler et ne montrer que ce que les autres veulent voir de lui, c’était le principe d’Alois par éthique. S’il se présentait aux autres exactement comme lui le vivait continuellement, la douleur des autres l’achèverait sans plus tarder. La douleur intérieure était atroce, chaque seconde de vie lui arrachait un morceau de ses entrailles, cependant, il devait rester « fort », il devait tenir, se retenir de s’arracher ce cœur qui le tiraillait. Il avait honte, une honte comme un non-dit d’avoir dévoilé indirectement ses luttes solitaires contre lui-même. Une guerre masochiste face à un propre corps, des doutes constants, des prises de têtes, des suppositions qui le rendaient fou, des hurlements de haine et de désespoir par intervalle, des sommeils agités, une demande indirect de soutien tout en acceptant le contraire comme fatalité. Il avait perdu foi d’être sauvé, sans doute était-ce à son regard réaliste à l’outrance. Alois ne savait plus quel avis avoir sur ce sujet, ayant déjà reçu le commentaire des autres sur ses réactions sur le sujet : un jeu du plus malheureux, qui forçait Alois à encore plus se taire, à prendre davantage sur lui pour encaisser.
Il se réconfortait à l’idée qu’on s’en moquait de lui…qu’il n’avait pas sa place. Dans un sens, la mort, sans même se la donner sur le moment, lui semblait plus libérateur.
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MessageSujet: Re: Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]   Aujourd'hui à 0:23

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Une rencontre d'alcoolique [PV: Aloïs Trancy]

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