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 [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]

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MessageSujet: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Dim 12 Fév - 22:29

Tout commença par une course poursuite...

Elle courait à en perdre haleine, Il la suivait toujours. Cet enfoiré l'avait trouvé avec une facilité déconcertante, et il avait soif de sang. Il fallait qu'elle lui réchappe, elle risquait sa vie, ses jambes devaient tenir bon encore un moment. La peur prenait possession d'elle à chaque seconde un peu plus, la mort n'était pas attendue avant très longtemps, et elle ne voulait pas la voir tout de suite. Courir, toujours courir, elle n'arrivait plus, ses jambes lui faisaient souffrir le martyr et du sang s'échappait de ses lèvres. Que faire? si elle s'arrêtait, il pouvait facilement la rattraper et la tuerait, mais si elle continuait de courir, alors elle risquait de perdre connaissance et de mourir aussi. Elle ne savait plus quoi penser, devait elle tenté un jocker? et prendre le risque de se faire repérer par un autre psychopathe qui en voulait à sa vie? ou trouver un endroit tranquille pour se réfugier? L'adrénaline grimpait en elle à une vitesse incroyable et son cœur battait la chamade, elle n'en avait plus pour très longtemps. A force de réfléchir, elle se rendit compte qu'elle ne sentait plus la présence de son poursuiveur, il n'était manifestement plus à ses trousses depuis longtemps. Son odeur avait totalement disparut. Elle soupira de soulagement, et s'écroula à terre : épuisée et en état de crise pulmonaire, elle courrait depuis déjà plus de trois heures, sans jamais s'être arrêter...

Oui, Car Angelica Gotthelf avait eut la peur de sa longue vie en face d'elle. Un monstre répugnant et sale, une créature abominable qui avait tenté de l'anéantir : un chien!

Évidemment, l'idée de reprendre sa forme humaine ne lui était pas venu à l'esprit. Elle avait donc due courir une très longue distance sous la forme d'un chaton blanc, poursuivit par un énorme chien, qui, sans doute, voulait jouer avec elle. Mais cela non plus ne lui était pas venu à l'esprit. L'hybride commença à reprendre lentement sa respiration, et ouvrit fébrilement les yeux. Elle se trouvait à présent dans un superbe jardin, vide de toute chose, il y avait au fond, une fontaine recouverte de plante verte. c'était joli, presque bucolique, et de toute évidence, non entretenue. Dire qu'elle s'était encore perdue la mit une fois de plus en rogne, et elle reprit sa forme humaine en quelques secondes, en piteux état, hélas. Sa longue robe blanche semblait s'être prise dans les ronces, et elle n'avait plus de manche, sans compter sur sa longue chevelure emmelait avec des feuille.

"Bravo, encore une fois tu fais peur à voir, et après, c'est toi l'héritière de Finlande... hein? "


Que faire? La jeune femme avisa l'immense manoir qui la surplomber, et se rappela qu'elle devrait, de toute façon, demander son chemin. Elle se dirigea donc devant l'entrée et cogna fébrilement trois coups sur la grande porte en chêne. Espérant qu'avec un peu de chance, la demeure était encore habitée...

Spoiler:
 


Dernière édition par Angelica Gotthelf le Lun 20 Fév - 18:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Lun 13 Fév - 9:00


Un bruit de porte bruyant et fait par intervalle s’entendait à travers tout le manoir, les tapes sur la porte étant tellement fortes.
Oh, un invité surprise comme la fois où il avait revu Isaline ? Qui pouvait donc s’attarder sur cette malheureuse porte comme un déchaîné ?
L’adolescent, vautré dans un canapé à regarder le ciel n’ayant aucunement l’envie de faire autre chose, ayant désiré passer une journée à attendre, comme il le faisait souvent, à se perdre dans ses las pensées qui ne faisaient que s’accumuler, s’avança vers la porte. Où étaient ses domestiques déjà pour accueillir l’inconnue de manière hypothétique qu’il allait recevoir ? Alois ne le savait même plus.
Sans l’ombre d’un sentiment extérieure, tout en baillant, il alla ouvrir la fameuse porte, faisant cesser ce brouhaha qui venait lui démanger les oreilles, bien que ceci lui ait fait sortir du silence profond auquel il avait été enfermé.
Ses yeux se tournèrent aussitôt vers la jeune femme qu’il avait devant lui : cheveux blancs, une grande robe…elle n’avait pas l’air commun apparemment, détail qui n’alarmait plus véritablement l’adolescent qui attirait les autres espèces comme un aimant tout en restant égal à lui-même.

L’égo d’Alois s’en était-il augmenté ?
Sans doute, bien qu’il reste de marbre à aller s’entretenir à d’autres espèces que lui, cela passait comme une lettre à la poste.
Il ne pouvait pas dénier qu’il n’en avait rien à faire de la race, et qu’il jugeait sur autre chose comme l’état d’esprit, le comportement, et les probables changements, indirects ou non, qu’il procurait aux personnes qu’ils rencontreraient, ce qui était inévitable avec l’adolescent, qui était noyé dans une stratégie constamment, noyé dans une réflexion permanente, même dans les moments où cela n’avait pas à avoir lieu, par exemple, quand il mangeait.
Cela lui arrivait parfois d’écrire ses hypothèses, d’un style tout particulier : « si Y venait à le prendre mal, X aurait trois solutions à sa portée, devant peser ses mots dans toute la signification de ces derniers pour apaiser Y sans que celui-ci aggrave le contexte, ce qui entraînerait l’augmentation de la douleur de X, et par conséquent, provoquerait un cercle vicieux entre X et Y. La solution première x est à utilisée avec droiture, la solution y est risquée, la solution z à une probabilité de 90%, toutefois, x, y, z ont une probabilité moyenne de 50% de ce fait, il faut instaurer une solution w dans le doute où x, y, z aggraverait la condition de Y. »
Il était habituel que l’adolescent puisse se référer à X lors de ces codages, cependant, ce n’était pas obligatoire, toutefois, la personne « Y », ainsi que les solutions « x, y, z, w » étaient connu que de l’adolescent, qui mettait chaque situation dans un moyen similaire : « Vexation Y => X par h et a ».

Dans un air paraissant accueillant, et remplie de curiosité face à l’inconnue qu’il venait de rencontrer, à l’apparence physique qui ne lui échappait pas, lui demandant du regard ce qu’elle trafiquait là bien qu’il ne comptait pas la faire sortir de chez lui.
Rester son naturel, se contrôler ? L’adolescent ne savait pas, mais ne pouvant pas être perdue par sa réflexion, il décida de faire un mélange des yeux, prenant de ce fait un petit sourire sadique le long de ses lèvres tandis qu’il lia ses mains derrière son dos, la lueur dans les yeux n’ayant pas changé, déclarant doucement, son sourire sadique faisant place à un sourire d’enfant, l’œil affuté :

- Vous vous êtes perdu? ~ Cela fait bien longtemps que je n’avais pas vu de personne toquer à ma porte ~ Je devine de ce fait un souci ~
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Lun 13 Fév - 15:39

Angelica frappait contre la porte de plus en plus fort, L'odeur de l'animal qui l'avait poursuivit semblait se rapprocher au fur et à mesure que le temps passait. Et la peur s'était de nouveau emparer de ses traits gracile de fille lunaire. La porte s'ouvrit alors et la jeune femme put enfin contempler le propriétaire de la demeure, son hôte. Un adolescent aux traits fin, presque princier, blond platine, avec des reflets incroyablement lumineux, la peau pale comme le lait. Mais ce n'était pas tout, non, il avait de grand yeux bleu, vide de toute vie. de Toute évidence, cet enfant n'était pas comme les autres et la surprise se lisait sur le visage de l'hybride. L'enfant était d'une beauté incroyable, et tout dans ses gestes, paraissait à la fois naturel et gracieux, il n'était pas n'importe qui. En revanche, ses yeux vides semblait comme une étendue gelée de peine, d'horreur et de folie.

Il était très rare de nos jour de voir un si bel éphèbe, aussi courtois, et aussi noble dans ses gestes, les autres n'étaient que ramassis de foutaises et d'insolence. habituellement, d'ailleurs, Angelica ne les aimait pas, mais elle savait les reconnaitre. Ils étaient d'une manière ou d'une autre, emprunt d'une réelle pureté de l'âme, aussi sombre soit-elle. C'était quelque chose d'innée, un don que certains possédée, et que d'autre pensait avoir. Mais il y avait un immense gouffre entre les deux. Vesperina en oublia presque le chien qui la suivait toujours à la trace.

- Vous vous êtes perdu? ~ Cela fait bien longtemps que je n’avais pas vu de personne toquer à ma porte ~ Je devine de ce fait un souci ~ demanda celui-ci d'une voix enfantine.

La pauvre jeune femme due mettre un long moment avant de comprendre ces paroles, la voix du garçon avait éveillé en elle comme un sentiment d'égal à égale. C'était un sentiment étrange, comme si, pour la première fois, elle était à sa place. Étrange n'est-ce pas? Son cœur avait fait un bond à peine avait-il prononcé un mot. Comment était-ce possible qu'un jeune garçon puisse ainsi la perturbé? Elle en avait presque oubliée ses oreilles félines, aux aguets sur sa tête tellement son cœur avait été percuté par l'enfant.
D'un sourire dont elle était la seule propriétaire, elle lui parla en ces termes, de la même manière que sa propre mère lui avait enseignée.

"Mon seigneur, je suis navrée de vous importunez, mais hélas oui je suis en difficultés. J'espérais pouvoir me réfugier un temps chez vous, et ainsi pouvoir me reposer avant de reprendre la route, sans compter, évidemment, le fait que je me soit perdue..." Elle avait dit cela aussi humblement que possible.

Ne pouvant s'empêcher de dévisagée le jeune homme. Faisait-il partit des rares enfants ayant été enserrés par la déesse lune durant leur sommeil? Son coté félin n'avait qu'une envie, se blottir contre le torse de l'enfant et dormir à ses cotés, comme une mère aimante... était-ce possible? La douce Hybride était incapable de reproduction, aussi stérile qu'elle pouvait être belle, et malgré cela, elle devait assurer la descendance du trône lunaire de Finlande. C'était une chose dont elle n'aimait pas en parler, mais aujourd'hui, le fait même d'avoir plongé son regard dans les orbes orageuses de l'adolescent lui donnait l'impression d'avoir trouvé son héritier...

Qui était-il pour être aussi important à son cœur sans même qu'elle ne l'eusse aperçut avant?
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Lun 13 Fév - 17:23


La jeune fille étrange physiquement semblait prit d’étonnement de l’avoir rencontré, ce qui était bizarre pour l’adolescent. Peu après ses dires, un long moment de silence résida, comme si elle devait assimiler toutes ses paroles, le regard dans les yeux de la jeune fille lui faisant comprendre qu’il semblait avoir été apparenté à un Dieu vivant dès qu’il lui avait adressé la parole. Il avait sentit que sa présence l’avait perturbé, ironiquement, il sentait que c’était dans le bon sens pour une fois.
A ce moment, Alois nota qu’elle avait des oreilles félines, qui le laissa indifférent, lâchant un petit rire amusé sans le vouloir, n’ayant pas besoin de schéma pour comprendre qu’il était face à un…hybride.
Oh, ainsi dont, même eux, existaient ? ~
Au moins, tout deux pouvait se parler d’humain à humain, n’ayant guère besoin de trouver des livres sur d’autres créature afin de pouvoir se faire passer dans la main sans faire outrage à leur culture différente, et savoir environ quels rapports ils avaient avec les hommes ! La fille aux cheveux blancs lui fit un large sourire, resplendissant, unique, qui lui était sien, parlant délicatement, dans une voix qui lui sembla divine, voire angélique pour l’adolescent, comme si un ange était venu à sa porte pour le sauver de son enfer :

"Mon seigneur, je suis navrée de vous importunez, mais hélas oui je suis en difficultés. J'espérais pouvoir me réfugier un temps chez vous, et ainsi pouvoir me reposer avant de reprendre la route, sans compter, évidemment, le fait que je me sois perdue..."

Un ton humble, des dires soigneusement soignés comme le faisait les nobles, tout en le dévisageant, à la recherche d’une vérité dont elle s’était sûrement mit en tête, tandis que le concerné se sentait admiré, vraiment admiré. Il revint brusquement dans la réalité, devant lui répondre, s’étant quasiment endormit debout pat la douceur de ses paroles qui lui semblaient d’un autre monde.
Mon seigneur ? Il cligna des yeux, ce qui était d’une rareté exemplaire.
Il l’avait bien entendu ? Il venait bien d’être considéré comme un roi ?
Alois cligna des yeux, comme pour s’approprier ce mot, qui lui faisait chaud au cœur, qui d’un coup, fit sortir son air morose dans un air joyeux, vraiment joyeux, à la limite du gamin, faisant rompre son sadique, ne cherchant même plus à se contrôler, ayant un sourire jusqu’aux oreilles pour ce compliment inespéré, admiré par la jeune fille qui avait apparemment perçu sa valeur rien qu’en le voyant !

- Bien sûr, bien sûr, je demanderais à mon adorables domestiques de te faire une chambre rien qu’à toi ~ Tu veux simplement te reposer et partir ? ~ Roh, c’est dommage, j’aimerais te connaître vu le compliment que tu m’as fait, je m’en suis tout heureux, tout bouleversé dans le bon sens ~ Moi qui n’avait pas le moral, c’est la première fois qu’une femme arrive à me le remonter aussi vite, pourtant, les femmes et moi ne font pas bon ménage !

Il ne put résister plus longtemps à la tentation, allant toucher ses oreilles félines, riant de joie en voyant qu’elle était vraie, bien là, avant de lui prendre doucement la main, et de renfermer la porte derrière lui, sautillant à moitié.

- Bienvenue chez Alois Trancy ~ Et toi, tu t’appelles comment ? ~
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Lun 13 Fév - 19:36

- Bien sûr, bien sûr, je demanderais à mon adorables domestiques de te faire une chambre rien qu’à toi ~ Tu veux simplement te reposer et partir ? ~ Roh, c’est dommage, j’aimerais te connaître vu le compliment que tu m’as fait, je m’en suis tout heureux, tout bouleversé dans le bon sens ~ Moi qui n’avait pas le moral, c’est la première fois qu’une femme arrive à me le remonter aussi vite, pourtant, les femmes et moi ne font pas bon ménage ! "

Le garçon eut alors un véritable sourire, un qui réchauffe le cœur d'une manière incompréhensible. Un qui frappa la jeune femme d'une manière tendre. Alors, lentement, il s'approcha, comme hésitant et vint caresser ses oreilles avec une moue enfantine. Angelica sourit à ce geste, cet enfant était un véritable trésor. Elle ne pouvait pas rester éternellement avec lui, elle le savait, la preuve, elle avait une soirée de vente le soir même, et il lui fallait à tout prix la présidait. Il se saisit ensuite de sa main et la tira vers l'intérieur, refermant derrière elle. puis présenta cordialement sa demeure. Ils étaient présentement dans un grand hall dallé de marbre, et un lustre de cristal trônait au centre du plafond. La pièce en elle-même était très lumineuse. Comparé à son manoir, cette demeure était bien plus petite, mais aussi, bien plus belle et plus accueillante. L'hybride ne put empêcher le rire amusé de franchir ses lèvres, c'était comme si elle rentrait chez elle, et qu'elle était chaleureusement accueillit par un membre de sa famille.

- Bienvenue chez Alois Trancy ~ Et toi, tu t’appelles comment ? ~ demanda Alois avec ce même sourire enfantin, la jeune femme allait répondre par son nom habituel mais se retint, préférant donné la vérité à cet enfant bénit des dieux.

"Je suis Angelica Gotthelf, heureuse de faire votre connaissance, petit prince" Elle n'avait pas put s'en empêcher, le garçon transpirait la royautés, sans pour autant être un roi, mais c'était dans sa nature.

Cette douce euphorie qu'il avait montré, elle n'était pas commune aux anglais, ni aux Nobles, juste au sien. Décidément, l'hybride avait l'impression d'être revenu chez elle, dans ce pays ou vivait la neige éternelle, et ou tout le monde vivait en harmonie. Une femme se présenta à elle, vêtue d'une tenue de gouvernante et lui indiqua de la suivre. La suivant doucement, elle due lâcher la main du garçon à regret et traversa de longs couloirs recouvert d'étrange paysage peint, et de personne au visage émacié. La servante l'emmena dans une chambre somptueuse, dont les murs bleu clair correspondait parfaitement avec le lit à baldaquin outre-mer qui reposait au centre de la pièce. Elle se présenta comme étant Hannah et l'aida tranquillement à se dévêtir, retirant tout des lambeaux qui lui servait de robe blanche. Lentement, la femme retira les brindilles qui trônaient dans les cheveux de l'hybride, et coiffa par la suite ceux-ci en une longue tresse enrubannée. Enfin, elle l'aida à se rhabiller, cependant, ce ne fut pas avec des robes couteuses encombrée de tissus, à la demande de Vesperina, mais d'une simple robe de nuit violette ainsi qu'une camisole assortie à celle-ci.

A vrai dire, il était bien plus pratique pour elle de porter ce genre d'accoutrement, ayant une queue féline en bagage en plus des oreilles, les longues robes de Nobles de l'époque l'inconvenaient, et puis, après tout, dés l'instant même ou elle avait croiser le regard de l'adolescent, elle avait sut qu'elle l'aimerait. Après cela, elle proposa de la laisser, mais l'hybride refusa poliment et demanda à être conduit auprès du jeune maitre, espérant pouvoir faire connaissance avec celui-ci. Elle retourna alors, grâce à la servante qui n'avait pas dit grand chose mais qui lui inspirait la certitude qu'elle n'était pas humaine, auprès d'Alois, qu'elles trouvèrent dans le salon. Il semblait perdue dans ses pensées, et n'en était que plus adorable selon elle.

-Je suis de retour Monseigneur..." prévint elle de sa voix féline, comme un miaulement languissant d'attention.

Existait-il un lien entre eux? Elle ne le savait pas, mais une chose était sur, la santé de cet enfant lui importait désormais, et jamais elle ne laisserait quiconque le blesser...

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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Mar 14 Fév - 19:00


L’hybride s’était effigiée d’un sourire tendre, lâchant par la suite un sourire amusé quand ils rentrèrent dans le manoir, comme si elle avait un sentiment familiale vis-à-vis de la demeure, ce qui était tout aussi surprenant.

"Je suis Angelica Gotthelf, heureuse de faire votre connaissance, petit prince"

Petit prince ?
C’était la première fois qu’il entendait un prénom aussi princier, aussi royal !
Des joues rougies apparurent sur son visage, malheureusement, ceci fut de courte durée.
Hannah était apparut dans le hall d’entrée, lui indiquant de la suivre, donnant comme indication que ses dires tantôt sur sa prise en charge avaient été écoutés, ce qui pouvait aussi sous-entendre de manière hypothétique qu’Hannah s’était prostrée afin de l’écouter. Il ne lui adressa aucun regard, il n’en voyait aucunement l’intérêt ni le besoin nécessaire tant qu’elle faisait correctement son travail.

Dès qu’ils partirent, laissant ainsi donc l’adolescent livré à lui-même, ce dernier ne resta pas planté dans le lieu, allant dans le salon, reconstituant ses observations silencieuses, se perdant dans de profondes pensées diverses, dans sa manière de vie qui s’était plongé dans une attente espérée de repourvoir serrer les bras de son amant, et de pouvoir partager un bon moment dans le sens commun dans le plus compromis possible entre les deux espèces. Une attente de même de repourvoir voir ses « proches », ceux qu’il avait considéré comme tel, dans un regard tout particulier de curiosité sans trop en dire sur lui.
Certes, il avait Niji à s’occuper, malgré cela, elle n’était pas une charge en elle-même, il en prenait soin comme une petite fleur qui avait du mal à naître, l’arrosant et la chouchoutant avec amour, comme un grand frère protecteur envers sa petite sœur.
Mais ce qui lui manquait, c’était des grandes choses à raconter, car à vrai dire, il ne s’était jamais reconstruit excepté un fossé d’illusions qui s’agrandissaient de plus en plus, bien qu’on pouvait lui faire la remarque qu’il était imbu de lui-même.
La littérature, un art d’évasion, qui offrait la possibilité de s’évader.
Bien qu’il considérait que sa culture était moindre. C’était farouchement dramatique, son passé lui avait fait apprendre la vie, mais il lui avait quelque chose, de véritablement essentiel, qui le bloquait petit à petit. Une chose paraissant insondable, inguérissable, qui pourrait guérir tous ses maux d’un coup. L’amour, l’affection, la connaissance ?

Alois avait commencé à se morfonde sans le vouloir, pensif de nouveau à ce qu’il était, et en fut réveillé quand il aperçut de nouveau son invitée surprise suivi d’Hannah, l’invité s’étant changée dans une robe de nuit violette accompagnée d’une camisole s’assortissant avec, sa queue de chat assortit à ses oreilles pouvant se percevoir.

"-Je suis de retour Monseigneur..." prévint-elle de sa voix féline, comme un miaulement languissant d'attention.

Cette considération de roi lui surprit encore, toutefois, elle n’était dorénavant plus visible, relevant doucement la tête afin de voir la jeune fille, tout sourire et tout sentiment de joie ayant disparut de son expression, preuve qu’il s’était trop laissé aller dans ses pensées noires.

- Hannah s’est bien occupée de toi, remarqua t’il après un petit instant de silence sans chercher à contrôler ni le ton de sa voix ni à contrôler le moindre de ses mots.

Il l’invita doucement à s’asseoir à côté de lui, la regardant, pouvant enfin la dévisager de tout part, charmé par le comportement hybride de son invité sans que ceci tombe dans des désirs plus volumineux et plus osés, ayant deviné que si elle était revenue le voir, c’était que pour le connaître. Brusquement, Alois haussa un sourcil, surprit de son habit.

- Une chemise de nuit ? Il est déjà si tard ? Se demanda t’il plus à lui-même qu’à elle malgré le fait qu’il la regardait.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Jeu 16 Fév - 20:26

- Une chemise de nuit ? Il est déjà si tard ? Se demanda t-il plus à lui-même qu’à elle malgré le fait qu’il la regardait.

Vesperina sursauta à la question du garçon, faisait-il nuit? Aucune idée, elle ne le savait pas, sa toilette avait été assez longue pour tout dire, le temps de démêler ses cheveux des branches et des feuilles, et aussi de retirer les loques qui lui servaient autrefois de robes médiévales. Cependant, L'hybride n'avait strictement aucune notion du temps, elle ne s'intéressait pas à la date ni à l'heure, hormis les jours ou d'importants rendez-vous figurez sur la grande ardoise du hall : ajouté au préalable par Marius qui en avait marre de prendre des coups pour ne pas avoir prévenus sa maitresse d'une visite ou autres. Le visage hanté de l'enfant lui déplut, et Angelica se rapprocha de lui doucement, faisant tinter avec délicatesse les grelots de ses poignets, derniers vestiges de sa forme animale.

-Comme vous pouvez le constatez, je ne suis pas humaine, et les robes immensément lourdes qui sont à la mode ne me sciaient guère avec ma condition physique particulière...
dit-elle, aussi franche que possible.

C'était la première fois qu'elle avouait une vérité aussi vraie à quelqu'un dont elle ignorait tout, elle dévoila par ailleurs sa queue féline, à laquelle pendouillait aussi une clochette doré sous les yeux bleus de son vis-à-vis. L'envie d'être toujours aimante avec cet enfant la prit brusquement, comme si tous deux s'étaient lié dans une autre vie lointaine. L'hybride plongea son regard strié dans celui vague et azuré d'Alois et elle se dit : Cet enfant me plait. Étrangement, elle semblait avoir déjà entendue cette réplique quelque part, mais pas moyen de remettre la patte dessus. Elle délaissa le contact visuel et se figea en observant les domestiques, tous en rangs devant la porte du salon, prêt à se mettre à l'ouvrage au moindre mot de leur maitre. Là, au coté du majordome sombre, pesait comme une ombre fantomatique : Était-elle la seule à la voir? Était-ce encore une hallucination due à son manque d'oxygène? Vesperina cligna des yeux, et ne vit plus cette forme phosphorescente la fixait, comme dans ses rêves lorsqu'elle était enfant, cette apparition avait voulu lui montrer quelque chose, mais quoi? Ses yeux furetèrent doucement sur le décors, pour n'affoler personne, mais bientôt, elle reprit la conversation:

"Comme se fait-il que vous ne soyez pas choquer par ma condition? Se pourrait-il que cela ne soit pas la première fois que vous aperceviez des...des gens de mon espèce?" demanda la jeune femme, seulement en apparence évidemment.

Elle ignora superbement le regard perçant qui lui transpercer la nuque, celui du majordome en noir et aux lunettes. L'homme semblait vouloir la découper en petits morceaux, mais son identité restait un mystère, la connaissait-il pour vouloir à ce point la tuer? "qu'importe!" pensa-t-elle, se détournant de l'adulte et prenant ses aises sur le sofa, s'allongeant de moitié, elle fixa de nouveau l'enfant sublime de ses grands yeux félins. "Crois-tu en l'existence du destin?" dit elle à voix haute, quelque peu perdue dans ses pensées, tout en restant vague quant à la réelle demande. La solitude l'avait-elle emporté sur sa raison pour qu'elle puisse autant vouloir être aux cotés de cet enfant bénit des dieux? Il était pourtant impossible qu'elle l'ait déjà rencontré, jamais elle n'aurait pu oublier son visage, alors pourquoi? Il était humain après tout, d'où ce sentiment étrange pouvait-il donc provenir? En tant qu' Hybride, Angelica était surement stérile, en tout cas, c'était ce qu'avait dit sa nourrice, et jamais elle ne la contredirait, cependant, cette sensation étrange dans son ventre lui indiquait peut-être le contraire.

Était-il possible que ce jeune humain lui ait donné l'envie de découvrir les joies de la maternité? ou alors, ce lien psychique venait-il d'ailleurs? Sa chevelure claire, ses grands yeux bleus, sa peau pâle et laiteuse, son air vague et joyeux à la fois... Comment avait-elle put ne pas le remarquer immédiatement? Cet enfant n'était pas n'importe qui, personne ne pouvait l'égaler de par sa beauté, personne! Parce que même en étant humain, il ne l'était pas, il était tout autre. Il était comme sacré, il était pur, que ce soit dans la folie, ou dans tous les domaines possible! Il était celui qu'elle rechercher depuis des siècles, si encore, il était celui qu'elle attendait réellement, son fils. Par leurs origines, par leurs esprits, si il était bel et bien ce qu'elle pensait, alors, elle venait de trouver son successeur, le seul être capable de la comprendre...

-Alois, par tous les diables, serais-tu...un...un Fils de la lune?*



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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Jeu 16 Fév - 22:32


Angelica sursauta quand elle entendit sa question, avant de s’avancer vers lui délicatement, les grelots de ses poignets jouissant d’une merveilleuse musique s’accompagnant à ses pas silencieux, comme une marque indélébile de sa personnalité féline.

-Comme vous pouvez le constatez, je ne suis pas humaine, et les robes immensément lourdes qui sont à la mode ne me sciaient guère avec ma condition physique particulière...dit-elle, aussi franche que possible.

Le regard vague de l’adolescent alla s’émigrer dans ceux de son interlocuteur pendant ses paroles, découvrant sa queue féline où siégeait une petite clochette dorée. Il ne pouvait point dénier que la chemise de nuit s’accordait bien à son physique, le juste milieu pour mettre en valeur ses formes. Les yeux de son interlocutrice allèrent se baigner dans l’océan de ses yeux, dans une lueur qui représentait une certaine admiration pour sa part, les nuages enveloppant l’esprit du garçon toujours aussi pénétrant.

Toujours réfugié dans son silence, le contact optique s’envola, Angelica tourna son regard vers ses domestiques, en rang devant la porte du salon, ce qui lui fit lâcher un petit soupir intérieur, il les avait complètement oubliés.
Pensait-il véritablement qu’il aurait pu rester seul, rien que seul un simple instant sans qu’il en donne l’ordre ? Comment de temps étaient ils là ?
L’avait-il le laisser se morfonde sans rien faire ? Des questions sans réponses, où à ces dernières qui étaient dans un pessimiste réaliste que l’adolescent ne désirait point confirmer maintenant. Il s’installa plus confortablement dans le fauteuil, tandis qu’il vit un clignement d’yeux d’Angelica, comme si un esprit lui était apparut brusquement.
Un fantôme hein ? Il en voyait un à ce moment, dans son ombre, celui qui l’avait mené en enfer. Derrière lui, le regardant de ses yeux globuleux, tandis que par une lumière imperceptible, le visage de Luka souriait résidait. Ombre et lumière s’opposaient.

Son contact visuel se retira de ses domestiques qu’il ferait s’en aller ultérieurement afin de s’entretenir en privé sur des sujets qui en méritaient la peine. La passivité de ses domestiques le blasait toujours autant, c’était même devenu impensable de décrire le procédé par lequel il parvenait à encore le supporter.
Des faux-semblants, une prise sur soi ? Pas suffisant.
Il y en avait, Alois devait se retenir de profaner les mots tueurs, de percer à jour toutes ses souffrances discrètes dans sa longue prison.
Mais de l’aide, en recevrait-il ?
L’adolescent n’avait aucune confiance en ses domestiques, ses trompeurs qui se dissimulaient dans leurs apparences. A qui faire confiance parmi eux, parmi les critiques triplés, parmi le regard désappointé et désespéré d’Hannah, l’indifférence totale de Claude qui ne savait que répéter « loyauté » à la bouche sans pouvoir clairement l’exprimer autrement ?
Ah la la, les démons et leurs drôles de principes…bien que le fait d’en avoir rencontré assez régulièrement lui faisait peser des doutes de plus en plus lourds. C’était suspect, trop suspect cette neutralité de Claude, elle ne pouvait pas être là sans fondements, c’était impossible. Ce visage triste d’Hannah, ses expressions face à lui cachaient aussi quelque chose de point élégant au fond, quant aux triplés, ils ne paraissaient même pas attacher proprement dit à lui, sûrement étaient ils les pantins des deux autres, ce qui était parfaitement envisageable.

"Comme se fait-il que vous ne soyez pas choqué par ma condition? Se pourrait-il que cela ne soit pas la première fois que vous aperceviez des...des gens de mon espèce?" demanda la jeune femme, seulement en apparence évidemment.

Un léger « hum » sortit de la bouche involontairement de la bouche de l’adolescent, la question d’Angelica s’étant conformé à ses pensées, point aveugle au regard assassin que lui jeta Claude, ce qui surprenait le jeune adolescent pour sa part. S’il savait qu’il voyait d’autres démons, comment se faisait-il que son regard soit aussi entrain au meurtre pour une chose aussi puérile ? Izume l’avait bien croisé un autre ou l’autre, non ?

"Crois-tu en l'existence du destin?" dit-elle à voix haute, quelque peu perdue dans ses pensées, tout en restant vague quant à la réelle demande.

Elle le fixait. Elle semblait même le dévorer du regard comme si un sentiment nostalgique, de retrouvaille s’était éprit d’elle, l’emportait petit à petit dans ses limbes.
La question d’Angelica le surprit, le faisant davantage enterrer dans ses pensées, mais qui changèrent cette fois-ci de direction.
Le destin, n’est-ce pas ? Tout ce qui était prédestiné.
La définition du terme d’Alois, qui même s’il ne croyait en aucune puissance supérieure au dessus d’eux ne faisait pas outrage à ce concept de coïncidences, de son vice dans lequel Alois avait été sadiquement entraîné. Le hasard jouait avec lui, lui avait donné son passé, son avenir, son présent du maintenant. Toutes les personnes qu’il rencontrait quelque part n’était point hasard, là par hasard. L’adolescent en était sûr, il devait profiter de chaque occasion, chaque fleur, chaque rencontre que la vie lui donnait. S’il tombait, il ne s’en relèverait plus. Le point de non-retour avait été atteint.

-Alois, par tous les diables, serais-tu...un...un Fils de la lune?

Un…fils de la lune ? Qu’était-ce donc ?
Se relevant doucement de son siège, Alois regarda ses domestiques, c’était déjà sa priorité de les congédier. Se relevant doucement, il se passa une main dans ses cheveux, un regard sombre se tournant vers ceux qui le servaient, une voix froide sortant de ses lèvres :

- Dégagez.

Il attendit que les concernés s’en aillent pour se réinstaller dans le fauteuil, regardant Angelica à nouveau, ayant une voix à peu près douce pour un regard qui était redevenu vague.

- Je vais te répondre par ordre de tes questions, ceci sera plus simple. Ta condition aucunement humaine ne fait aucun doute, elle est visible. En effet, les robes simples te valent mieux que les corsets.

Quelques secondes de silence, avant de poursuivre :

- Je ne suis pas choqué, car comme vous avez pu le constater, je suis habitué à vivre avec d’autres personnes qui ne sont guère mortel. Démon principalement, qui ne sont pas tous comme mon majordome qui, vous aurez pu le voir, à très mauvais caractère. De même, ce détail ne change rien. La cohabitation, l’amitié avec d’autres espèces me laissent de marbre. Etrangement, je n’en ressens aucun sentiment de peur particulier, bien que je sache, ô merci à nos livres sur le sujet et aux rumeurs qui y traînent que l’on entend chez le peuple, ou dans l’espoir des sans abris ayant tourné le dos au probable Seigneur en haut qui assiste à notre déchéance, que chacune des espèces a des principes qui lui sont propres et dont je dois en faire usage avec respect sans me faire dominer.

Les mots lui venaient naturellement, malgré un dialecte noble très pur qui ne lui ressemblait pas, le ton de sa voix exprimait la joie d’en parler de façon libre. Il continua :

- Le destin ? Sincèrement, j’y crois, j’en suis son jouet, et j’essaye de déjouer son objectif de m’avoir dans les griffes de la mort. Un fils de la lune ? Qu’est-ce que c’est de ce titre ? Termina-t-il dans un air interrogatif visible, ce qui était assez rare provenant de l’adolescent.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Ven 17 Fév - 0:07


Alois fit d'abord sortir ses domestiques de la pièces assez froidement. L'homme jeta un autre regard noir à l'hybride, qui se retint de justesse de lui tirer la langue. Une fois le silence rétablie, et le départ des bons à tout faire, Alois reprit. Il parla longtemps, expliquant et développant ses réponses à la jeune femme avec un vocabulaire varié et riche, celui d'un prince. Il déclara que l'homme qui l'avait fixé avec haine était un démon et qu'il en fréquenter beaucoup d'autres. Le lien se fit rapidement, un démon au service d'un enfant, tout comme Sebastian, si cet enfant lui était destiné, alors, elle ferait tout pour vaincre le démon. Jamais elle ne le laisserais dévorer l'âme de son petit prince, et même s'il n'avait pas encore répondus à sa question, elle savait déjà. La réponse était aussi claire que ses yeux orageux, tout dans ses mots, dans sa manière de regarder le monde, de s'exprimer, il était son petit prince, son héritier, il n'y avait plus de doute à présent. Alois trancy, aussi Noble, Anglais, mendiant ou autres soit-il, était destiné au trône de Finlande par sa Naissance Lunaire. Elle le savait, tout en elle lui criait de le serrer dans ses bras, de l'aimer et de le protéger.

- Je vais te répondre par ordre de tes questions, ceci sera plus simple. Ta condition aucunement humaine ne fait aucun doute, elle est visible. En effet, les robes simples te valent mieux que les corsets.

Un immense sourire s'étira sur les lèvres de la jeune femme à l'entente de ceci. Venant du jeune garçon, la réplique lui donnait du baume au cœur. Et elle n'en été que plus heureuse.

- Le destin ? Sincèrement, j’y crois, j’en suis son jouet, et j’essaye de déjouer son objectif de m’avoir dans les griffes de la mort. Un fils de la lune ? Qu’est-ce que c’est de ce titre ? Termina-t-il dans un air interrogatif visible, ce qui était assez rare provenant de l’adolescent.

Un long silence s'en suivit, et un doux sourire s'étira sur les lèvres de l'hybride. Elle ne répondit pas à l'interrogation du blond, et une larme d'argent glissa le long de sa joue. C'était une chose très rare, mais sa découverte en valait la peine. Alors, lentement, elle s'approcha de l'adolescent, qui eut un mouvement de recul, et l'enserra contre son cœur. Une étreinte maternelle, la plus douce qui soit. Sa main gauche reposant sur la tête du garçon, l'autre contre son dos. Un léger rire s'échappa de ses lèvres, un rire doux, qu'elle n'avait plus eut depuis la disparition de ses propres parents. Un rire qui précède les larmes de pur bonheur. Elle serra encore un peu plus l'enfant contre elle, comme une mère, une étreinte capable de donner l'envie de pleurer à jamais et prononça de sa voix féline :

"Après plus de quatre siècles passées à ta recherche, je t'ai enfin trouvé, mon fils..."

Après ces paroles étranges, elle rompit l'étreinte maternelle et planta ses orbes dorés striés dans celle grise et incertaine du garçon. Il semblait au bord des larmes, il ne devrait pas, mais elle aussi, s'était mal expliqué. Il n'était pas convenable pour une dame de faire ce genre de chose, mais elle n'avait pu s'en empêcher. Cet enfant était le sien, du plus profond de son cœur, elle en était certaine. Elle caressa tendrement sa joue et baissa les yeux sur les mains tremblantes de l'enfant. Puis, doucement, elle s'en saisit et prit la parole.

"Alois, Il y a longtemps, de là d'où je viens, une coutume à été faite pour les enfants de la Lune. Elle dit que chaque fils et fille de la déesse lune doit être couronner, perpétuant ainsi le triomphe même de cette noble lignée de Lunatique. Mon nom complet est Angelica Vesperina Lorelei Cassandre Evelyne Jyannah Sélène Gotthelf, Reine du royaume de Finlande de par cette tradition légendaire. Et toi, Alois trancy, que tu n'aie aucun lien de sang avec moi n'empêche pas le fait que tu es le digne héritier des Lunatiques."

Sur ses mots, elle ramena les mains de l'enfant à ses lèvres et les embrassa comme une mère le ferait. Ses yeux pleuraient toujours des perles d'argents tandis qu'elle ne cessait de répété "mon fils" telle une litanie incessante. La joie triste d'avoir enfin rencontré son enfant fit bientôt place à sa folie enivrante. Elle prit les mains du Comte au creux des siennes et le fit se lever en même temps qu'elle. Puis, d'un revers étrange, Angelica l'entraina dans une danse joyeuse. Sautillant dans tout le salon, entrainant Alois dans ses mouvements rapides et joyeux. Elle n'avait jamais été aussi heureuse de toute sa vie, cependant, le garçon ne semblait pas comprendre l'enthousiasme de l'hybride, et Vesperina se rasseya à nouveau sur le sofa, permettant ainsi au Comte de se rasseoir. Décidément, elle s'était laissée emporter par sa joie euphorisante, et n'avait pas tenue compte des réactions inquiète et ahurit de l'enfant.

"Je... je suis désolé... je me suis laissée emportée... Tu n'as pas tout compris je suppose. Pardonne-moi... je crois que je vais devoir m'y prendre autrement." inspirant un bon coup, elle reprit, plus calme et disposée aux explications concrètes. "En Finlande, les humains et ceux de mon espèce vivent en paix. Je suis l'héritière d'une longue génération de Lunatiques, dans mon pays, nous sommes considérer comme des demis-dieux par toute la communauté. Étant... Étant hybride, je pense être incapable d'enfanté, je suis donc partie à la recherche d'un enfant digne de me succéder, un Lunatique aussi pur que le cristal... Toi!"

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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Ven 17 Fév - 16:14

[HRP : s'il te plaît, essaye d'éviter de deviner les réactions d'Alois 8D" ]



Un silence cérémonial s’était installé dans la pièce à la fin des allégations du garçon. Aucune réponse imminente à sa question, toutefois, elle ne resta pas indifférente à ses mots, à l’inverse, une larme tomba le long de sa joue avant de s’avancer doucement vers l’adolescent, qui ne s’y attendant pas véritablement eut un mouvement de recul avant de se retrouver contre le cœur de la jeune femme, dans un sentiment de maternité apparent. Les émotions du garçon s’en retrouvaient bouleversées, une étrange sensation l’ayant entouré, tandis qu’il sentait sa main gauche se reposer sur sa tête dans un geste purement maternelle, sa main droite étant sur son dos.
Un léger rire doux et musical sortit des lèvres d’Angelica avant de resserrer l’étreinte, une étreinte tellement plaisante qu’Alois se retenu de pleurer, l’amour véritablement ressentit d’une mère, il semblait le découvrir à peine maintenant.
Cette perception d’être désiré, cette perception d’amour maternelle qui semblait semblable à ce qu’il s’était imaginé de sa mère biologique…pourquoi maintenant ?
Pourquoi il avait dû attendre aussi longtemps pour cette émotion, pour un des vœux irréalisables ?
Parmi les mots tueurs, le souhait de recevoir l’amour d’une mère biologique y résidait, toutefois, Alois savait parfaitement que sa demande était impossible, aucune femme ne pourrait lui fournir ce sentiment en puissance car aucune d’elle ne l’avait enfanté.
Son esprit interprétait différemment en fonction des situations : il n’avait connu que de ce fait que l’amour véritable, l’amour qui prends aux tripes malgré sa réputation de Don Juan ; et l’affection, l’amour qui console, l’amour qui murmure à demi-voix l’importance de ta présence, qu’il soit amour maternelle ou simple câlin. Un miracle…

"Après plus de quatre siècles passées à ta recherche, je t'ai enfin trouvé, mon fils..."

Elle les avait énoncées de sa voix féline, rompant l’étreinte peu après, ses yeux dorés allant se fondre dans ceux de l’adolescent qui se retenait de pleurer.
« Mon fils », personne ne l’avait appelé comme ça de loin que remonte sa mémoire, il avait oublié tout souvenir de sa mère, tel qu’elle soit.
Stabilité, stabilité, stabilité…qu’il était heureux d’avoir expédié ses domestiques du salon, quel drame pour Alois d’être vu dans une telle situation, l’adolescent s’en sentait tout honteux. Des tremblements aux mains naquirent malgré lui, son morceau mort de ce qu’il avait renié essayait de ressortir contre son gré, cependant, il ne valait mieux même pas l’imaginer. Alois finirait dans un état pitoyable, il ne voulait pas craindre un état de poupée pour exprimer sa joie, de détruire ce qui le tenait justement debout. L’adolescent sentit ses caresses sur sa joue, qui ne fit pas partir son trouble, avant de sentir ses mains tremblantes dans les siennes.

"Alois, il y a longtemps, de là d'où je viens, une coutume à été faite pour les enfants de la Lune. Elle dit que chaque fils et fille de la déesse lune doit être couronné, perpétuant ainsi le triomphe même de cette noble lignée de Lunatique. Mon nom complet est Angelica Vesperina Lorelei Cassandre Evelyne Jyannah Sélène Gotthelf, Reine du royaume de Finlande de part cette tradition légendaire. Et toi, Alois Trancy, que tu n'aie aucun lien de sang avec moi n'empêche pas le fait que tu es le digne héritier des Lunatiques."

Les enfants de la Lune ? L’adolescent s’y perdait légèrement dans ses nouvelles données, et avait fait une comparaison peu enviable à l’astre dont elle faisait référence : la mort.
De ce fait, pour le garçon, cela signifiait qu’il était un enfant de la reine Mort de ce monde, ce qui était en soi illogique.
Il avait besoin d’en savoir plus sur le référent qui compliquait sa compréhension, bien qu’en soit, être devenu le seigneur d’un pays ne le surprenait pas plus que ça, ni la confirmation concrète qu’il était quelqu’un…d’exceptionnel ?
Lunatiques ? Alois chercha en vain dans sa tête une probable signification à ce terme tout en mettant un point d’honneur à son orgueil qui s’empressait de ressortir face à autant de pouvoir d’un coup.

Orgueil, un mot parfait pour exprimer le garçon qu’était devenu Alois, fourbe dans beaucoup de domaines, illusionniste professionnel, à une maturité déconcertante lié à un regard lucide. C’était un tic chez l’adolescent de se vanter du pouvoir qu’il avait, de ses différentes capacités, tic dont il avait un certain contrôle pour ne pas déplaire ses proches. Des occasions de le montrer ne manquaient pas, mais il ne devait pas s’entraîner dans ce cercle vicieux qui paraissait de loin charitable.
Le garçon possédait un égo surdimensionné, et son art de jouer sur les vérités ne faisaient que l’agrandir davantage, à s’entraîner dans les jeux des apparences pour rendre l’autre son « faire-valoir », technique qu’il avait parfaitement exécuté avec son prédécesseur, s’amusant à jouer les naïfs pour mieux le dominer ensuite.
Apprendre qu’il allait devenir souverain faisait battre son cœur sadiquement, faisant disparaître à moitié son trouble de tantôt.
Alois ne savait plus quoi faire, quoi dire, deux émotions inversées étaient présentes à l’intérieur de lui ; un troisième s’en rajoutant, le bonheur qu’une personne reconnaisse officiellement sa valeur.

La sensation de ses mains dans les siennes le réveilla à moitié, se faisant relever brusquement, avant d’être entraîné dans une danse heureuse, sautillant dans tout le salon en l’obligeant à suivre par défaut, toutefois, les brumes dans l’esprit de l’adolescent l’empêchaient de bien se situer dans sa situation, poussant Angelica à se rassoir, en faisant de même, n’ayant plus lui-même fait attention à ses émotions.

"Je... je suis désolé... je me suis laissée emportée... Tu n'as pas tout compris je suppose. Pardonne-moi... je crois que je vais devoir m'y prendre autrement." inspirant un bon coup, elle reprit, plus calme et disposée aux explications concrètes. "En Finlande, les humains et ceux de mon espèce vivent en paix. Je suis l'héritière d'une longue génération de Lunatiques, dans mon pays, nous sommes considérés comme des demi-dieux par toute la communauté. Étant... Étant hybride, je pense être incapable d'enfanté, je suis donc partie à la recherche d'un enfant digne de me succéder, un Lunatique aussi pur que le cristal... Toi!"

- Un Lunatique est, de ce fait, un enfant pur à l’âme tout aussi pur qu’un joyau? Je suis troublé, quand tu m’as enserré dans tes bras, j’ai bien ressentit un amour maternelle, comme celle d’une mère biologique, mais être un enfant de la lune, de ceci, je n’arrive toujours pas à le prendre en conséquence, la lune ne représentant que la mort à mes yeux…Gouverner un royaume ne m’étonne pas plus que cela, j’ai toujours su que j’étais exceptionnel quelque part, et je me vante de ma vision du monde que je prompts comme une vérité universelle…mais cela signifie que quelque part, malgré ma condition humaine, je serais un demi-dieux, de ce fait, que l’immortalité m’est acquise depuis que je suis né au monde ? Quant à ma pureté, où l'as vois-tu véritablement ?Questionna très doucement l’adolescent dans une voix musicale.

Il ne pouvait guère dénier devant le fait : gouverner était un de ses buts, les plus dissimulés ; gouverner le monde entier pour mieux le contrôler, qui était tout l’étoffe d’un dictateur. Alois le faisait avec sa ville natale, Londres, avec son royaume natal, l’Angleterre, en usant avec ruse, ingéniosité, menace, stratégie de plus en plus malsaine, corruption, pouvant aller jusqu’à l’exématisation s’il le fallait. Alois attendit calmement sa réponse, dissimulant ses mains afin d’en apaiser les tremblements, désirant être le plus tôt fixé. Cette journée allait être véritablement passionnante !
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Ven 17 Fév - 19:14

- Un Lunatique est, de ce fait, un enfant pur à l’âme tout aussi pur qu’un joyau? Je suis troublé, quand tu m’as enserré dans tes bras, j’ai bien ressentit un amour maternelle, comme celle d’une mère biologique, mais être un enfant de la lune, de ceci, je n’arrive toujours pas à le prendre en conséquence, la lune ne représentant que la mort à mes yeux…Gouverner un royaume ne m’étonne pas plus que cela, j’ai toujours su que j’étais exceptionnel quelque part, et je me vante de ma vision du monde que je prompts comme une vérité universelle…mais cela signifie que quelque part, malgré ma condition humaine, je serais un demi-dieux, de ce fait, que l’immortalité m’est acquise depuis que je suis né au monde ? Quant à ma pureté, où l'as vois-tu véritablement ? Questionna très doucement l’adolescent dans une voix musicale.

Un sourire amusé étira ses lèvres, il n'y était pas du tout, pourtant, la jeune femme ne se sentait que plus heureuse d'avoir à passer un long moment avec lui. Doucement, elle vint tapoter sa tête, ébouriffant sa chevelure avec un sourire maternel au visage. Puis, se rapprochant à nouveau de l'enfant, elle le l'allongea sans qu'il ne puisse riposter, sa tête reposant désormais sur les genoux de l'hybride, qui entreprit de caresser ses cheveux dans une douceur infinie. Elle ria légèrement et continua de caresser la chevelure blonde de l'adolescent, ne pouvant s'empêcher de sourire à ses âneries.

-Tu n'as strictement rien compris... tu es encore jeune... cela explique beaucoup de chose... laisse moi t'expliquer et ne réplique pas tant que je n'ai pas finie! sourit-elle à Alois en secouant son doigt devant lui en signe de négation. Un lunatique n'est pas, enfin, si. c'est un être pur, mais l'immortalité n'est pas un présent, un lunatique est une personne dont l'humeur varie si souvent qu'il est presque impossible d'anticiper ses réactions. tu ne possèdes en aucun cas l'immortalité de cette manière. Il est vrai que pour certain, la lune représente la mort, mais pour nous, c'est comme une mère qui nous veille la nuit...Enfin, pour ta pureté, je n'ai eut qu'a plonger dans ton regard... Tu sais Alois, rare sont les enfants dit de la lune...Pour ce qui est de mon étreinte, j'en avais envie... je sais que cela est étrange... mais c'était ma manière de te le dire. Je suis une fille de la lune depuis si longtemps, qu'a force, mes espoirs de raconter notre vie à mes enfants s'est éteint, mais tu m'es apparus, Alois... et je sais à présent que tu es le seul qui puisse être mon fils. Elle ponctua sa dernière phrase par un léger baiser sur le front de l'adolescent.

Puis, elle laissa le garçon se relever et fit de même, se dirigeant vers le piano du grand salon, demandant d'un hochement de tête si elle pouvait l'utiliser. Elle n'attendit pas la réponse que s'essaya sur le tabouret prévu à cet effet. Doucement, elle releva le couvercle qui en recouvrait le clavier, et posa fébrilement ses mains dessus. Entama alors une étrange ballade, filant sous ses doigts comme le vent, les notes s'enchainaient sans jamais se perdre ni s'emmêler. Bientôt, elle retomba dans des notes graves, et le jeu musical devint plus lent. L'hybride se mit alors à chanter doucement, une berceuse que sa nourrice, et sa mère lui avaient chanter lorsqu'elle été enfant, et dont les paroles resteraient encrées à jamais dans sa mémoire.

-Kuu, joka on kaspri itse katsoin ulos ikkunasta, kun nukuit oman plagiaatti, ja sanoi: "Tämä tyttö pidän." commença-t-elle doucement, pour ne pas effrayer l'enfant malgré leur différence de langue.

C'était mélodieux, et gracieux, les mots en eux même pouvait avoir l'air d'être écorcher lorsqu'on parlait le finnois, mais la chanson rendait ces phrases bien plus lyrique.

Ja hän hiljaa laskeutui portaat pilvien ja läpäissyt hiljaa ikkunoista. Sitten hän vahvistaa sinun päällesi ja notkea arkuus äiti, ja hän laittoi värit naamasi. Oppilaat ovat pysyneet vihreä, ja posket erittäin kalpea. Se oli taas harkitsee tämä kävijä, että silmäsi ovat niin oudon laajentunut, ja hän niin kovin lähellä kurkun olet säilyttänyt aina halua itkeä.

Poursuivit-elle, plus rapidement, et plus fortement, les paroles de la déesse lune s'étaient taries, et à présent, venait l'histoire. Alors, toujours aussi gracieusement, elle entama le couplet suivant:

Kuitenkin laajentaa heidän ilonsa, kuu täytti koko huoneen fosfori tunnelma, kuin valoisa myrkkyä, ja kaikki tämä elävän valon ajatteli ja sanoi: "Sinä tulet olemaan ikuisesti vaikutusta minun suudelman. Sinulla on kaunis omalla tavallani. Tulet rakastamaan sitä, mitä rakastan ja joka rakastaa minua: vesi, pilvet, hiljaisuus ja yön valtava meri ja vihreät, vesi tiedottaa ja monipuolinen, jossa sinua ei; rakastaja et tiedä, hirviömäinen kukkia, hajuvesiä, että on kuume, kissat pyörtyä on pianot, ja itkeä kuin naisia, käheä ääni ja suloinen!

Les paroles changèrent à nouveau, en même temps que les sons du piano qui se ralentirent, elle énumérait à présent les qualités et les passions des lunatiques. Une étrange émotion s'échappait de l'hybride. Elle aimait énormément la musique, et elle avait toujours rêver de la jouer pour son fils. C'était doux, c'était passionnel, elle y mettait tout son cœur, elle aurait vraiment aimer avoir pu la lui jouer avant, mais mieux valait tard que jamais.

"Ja sinua rakastetaan rakastajiani kosiskeli minun courtiers. Tulet olemaan kuningatar miesten vihreät silmät, että minä pudistin kurkussani yöllisten hyväilyjä, niille, jotka rakastavat merta, rajaton meri, myrskyisä ja vihreä vesi ja ilmoittaa multiforme, jossa he eivät ole naista he eivät tiedä, synkkä kukkia, jotka muistuttavat suitsutusastiat tuntemattoman uskonnon, hajuvedet, että ongelmia tulee, ja luonnonvaraisten eläinten ja uhkea ovat tunnukset heidän hulluutta. "

Elle s'arrêta là, la chanson n'était pas fini, mais elle voulait qu'il la joue avec elle. Elle tendit alors sa main vers lui, lui demandant de s'avancer gentiment d'un signe de tête. Son cœur battait la chamade, ses yeux implorant qu'il ne rejette pas son amour maternel, et ses joues en feu, elle le savait totalement, il était son fils... Mais lui... la voulait-il pour mère?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Sam 18 Fév - 16:58


La déception, une émotion amère, des désirs de l’inconscient qui sortaient brusquement pour se retrouver face à un mur…un sentiment qu’Alois ne voulait plus ressentir, mais qui l’avait entraîné lui-même lors de l’effort de ses fantasmes.
Fantasme du pouvoir, fantasme de l’immortalité. Des non-dits à nouveau.
Les contes de fée savaient être très attirants, mais la réalité était elle cruelle.

A la fin de ses interrogations, un sourire amusé naquit sur les lèvres de la jeune femme, preuve qu’il avait vu dans le faux. Sa main alla lui tapoter la tête, avant d’ébouriffer ses cheveux dans un air maternel, se faisant soudainement allonger sans qu’il puisse en donner son avis, se retrouvant ainsi donc sur ses genoux, prit dans des caresses sur ses cheveux qui le troublèrent à nouveau, ronronnant face à la douceur des câlins.
Son cœur battait la chandelle.
Se tromper était de ce redoutait le plus l’adolescent, son moral en suffirait un coup. Angelica se mit à rire doucement.

-Tu n'as strictement rien compris... tu es encore jeune... cela explique beaucoup de chose... laisse moi t'expliquer et ne réplique pas tant que je n'ai pas finie! Sourit-elle à Alois en secouant son doigt devant lui en signe de négation. Un lunatique n'est pas, enfin, si c’est un être pur, mais l'immortalité n'est pas un présent, un lunatique est une personne dont l'humeur varie si souvent qu'il est presque impossible d'anticiper ses réactions. Tu ne possèdes en aucun cas l'immortalité de cette manière. Il est vrai que pour certain, la lune représente la mort, mais pour nous, c'est comme une mère qui nous veille la nuit...Enfin, pour ta pureté, je n'ai eut qu'a plonger dans ton regard... Tu sais Alois, rare sont les enfants dit de la lune...Pour ce qui est de mon étreinte, j'en avais envie... je sais que cela est étrange... mais c'était ma manière de te le dire. Je suis une fille de la lune depuis si longtemps, qu’à force, mes espoirs de raconter notre vie à mes enfants se sont éteint, mais tu m'es apparu, Alois... et je sais à présent que tu es le seul qui puisse être mon fils. Elle ponctua sa dernière phrase par un léger baiser sur le front de l'adolescent.

Ce dernier baiser sur le front le rougir.
Un serrement de cœur fut présent à l’instant dès qu’il entendit la première phrase, mécaniquement, il posa ses mains sur son organe vital, se mordant la lèvre pour supporter la douleur de s’être trompé.
Ses questions n’avaient rien d’anodins, elles étaient révélatrices.
Il espérait désormais que ses non dits révélés indirectement passent inaperçus.
Lunatique…c’était donc que sa définition au final, aucunement un titre englobant d’autres choses. L’expression d’Alois s’assombrit finement à l’évocation qu’il avait visé cependant juste : la lune représentait bien la mort, et si elle veillait sur lui, cela sous-entendait qu’elle recherchait bien comme il le pensait à l’emmener de force dans ses bras.
Les traits changèrent pour se dévoiler dans une demi-tristesse quand elle lui répondit sur sa pureté. Ses yeux hein ? Il ne voyait que des yeux vides, prit dans un espoir confus.
Où pouvait-elle voir sa pureté dans une lueur morte ?

Rare, ce mot tapa aussitôt dans l’esprit de l’adolescent, il était rare.
Avait-il entendu avec impatience ce mot, s’était-il mit lui-même dans ses conditions de souffrance pour entendre ce terme tellement désirée ? Par une voie détournée oui.
D’où lui était venue cette idée de ramener le sujet de l’immortalité ?
Son souffle s’augmenta légèrement, prit dans un stress.
Une anxiété qui s’écarta brusquement, en l’entendant prononcer qu’elle lui avait fait une preuve aussi maternelle par « envie », et lui avait déclaré qu’il était le seul à pouvoir être son « fils » sans avoir aucun lien de sang. Un choix cornélien. Etait-elle vraiment la mère qu’il désirait ?

Elle le laissa se releva, ce qu’il dit allant se réinstaller sur son siège, avant de se lever à son tour, se dirigeant vers le piano, relevant le couvercle du clavier. Sa main toujours sur son cœur, l’adolescent essayait de se reprendre mentalement, son souffle baissant petit à petit pour que son rythme cardiaque redevienne normal et que ce stress qu’il ressentait s’en aille. Il sursauta à l’écoute d’une balade soudaine provenant du piano, bientôt suivit d’une voix dans un air de berceuse, le changement de langue ne le dérangeant guère :

-Kuu, joka on kaspri itse katsoin ulos ikkunasta, kun nukuit oman plagiaatti, ja sanoi: "Tämä tyttö pidän." commença-t-elle doucement, pour ne pas effrayer l'enfant malgré leur différence de langue. Ja hän hiljaa laskeutui portaat pilvien ja läpäissyt hiljaa ikkunoista. Sitten hän vahvistaa sinun päällesi ja notkea arkuus äiti, ja hän laittoi värit naamasi. Oppilaat ovat pysyneet vihreä, ja posket erittäin kalpea. Se oli taas harkitsee tämä kävijä, että silmäsi ovat niin oudon laajentunut, ja hän niin kovin lähellä kurkun olet säilyttänyt aina halua itkeä. Poursuivit-elle, plus rapidement, et plus fortement, les paroles de la déesse lune s'étaient taries, et à présent, venait l'histoire. Alors, toujours aussi gracieusement, elle entama le couplet suivant ; Kuitenkin laajentaa heidän ilonsa, kuu täytti koko huoneen fosfori tunnelma, kuin valoisa myrkkyä, ja kaikki tämä elävän valon ajatteli ja sanoi: "Sinä tulet olemaan ikuisesti vaikutusta minun suudelman. Sinulla on kaunis omalla tavallani. Tulet rakastamaan sitä, mitä rakastan ja joka rakastaa minua: vesi, pilvet, hiljaisuus ja yön valtava meri ja vihreät, vesi tiedottaa ja monipuolinen, jossa sinua ei; rakastaja et tiedä, hirviömäinen kukkia, hajuvesiä, että on kuume, kissat pyörtyä on pianot, ja itkeä kuin naisia, käheä ääni ja suloinen!

Une mélodie gracieuse, tandis que les sons du piano se ralentirent, bien qu’il n’en comprit pas véritablement la signification ne connaissant aucune notion du finlandais, resserrant sa main sur son cœur tout en sentant les larmes lui monter. Il ne devait pas pleurer…
Un filet de sang apparut sur sa bouche, ne voulant faire qu’encaisser pour pas que tous ses sentiments éclatent brusquement. La chanson continua, encore plus doux, bien que ceci ait le sentiment de tuer intérieurement l’adolescent qui déjà était en train se morfonde.

"Ja sinua rakastetaan rakastajiani kosiskeli minun courtiers. Tulet olemaan kuningatar miesten vihreät silmät, että minä pudistin kurkussani yöllisten hyväilyjä, niille, jotka rakastavat merta, rajaton meri, myrskyisä ja vihreä vesi ja ilmoittaa multiforme, jossa he eivät ole naista he eivät tiedä, synkkä kukkia, jotka muistuttavat suitsutusastiat tuntemattoman uskonnon, hajuvedet, että ongelmia tulee, ja luonnonvaraisten eläinten ja uhkea ovat tunnukset heidän hulluutta. "

Un arrêt de la chanson, Alois essuyant d’un revers de manche quelques larmes qui tombèrent malgré lui, ravalant ses sanglots dans le même temps, desserrant sa main sur son cœur, le souffle assez coupé, allant tourner son regard vers Angelica qui lui tendait la main, lui demander de s’avancer gestuellement par un signe de tête, ses yeux implorant qu’il ne la refuse pas, et ses joues en feu. Délicatement, Alois se leva, s’approchant du piano, touchant le clavier pour jouer quelques fines mélodies tristes en choisissant très bien ses notes, prenant la main d’Angelica, murmurant comme s’il l’a suppliait, tournant ses yeux vers elle, des yeux qui s’étaient à moitié vidé de tout sentiment sous l’effet de la mélodie qui avait fait ressortir ce qu’il était réellement sans qu’il le veuille :

- Abstient-toi d’une mélodie triste, aussi magnifique soit-elle. Quand je me morfonds, cette beauté ressemble davantage à un poignard qui me transperce le cœur qu’une mélodie jouissante qui me rendra heureux.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Sam 18 Fév - 20:27

Lorsqu'elle plongea son regard dans celui terne de l'enfant, elle sut qu'il avait été brisé à de nombreuses reprises. Il essuya des larmes et vint s'asseoir à ses cotés, sa main parcourant fébrilement le clavier noir et blanc du piano. les sons qui en ressortirent semblait presque sinistre et tintaient d'une touche de désespoir. Il semblait complètement anéantit dans sa manière de bouger, ou même de respirer. Il avait l'air d'être totalement effondré par sa chanson, comme si sa voix avait été la clef de son cœur brisé, celle qui avait ouvert la plaie à travers des paroles douceâtres.

- Abstient-toi d’une mélodie triste, aussi magnifique soit-elle. Quand je me morfonds, cette beauté ressemble davantage à un poignard qui me transperce le cœur qu’une mélodie jouissante qui me rendra heureux.

Sa manière de le dire transperça le cœur de l'hybride, qui, doucement, fit une pression sur la main qui enserrait la sienne. Tendrement, sans même le forcer, elle l'attira contre elle et l'enlaça doucement, telle une mère consolant son petit. Elle l'enlaça aussi doucement que possible, passant à travers cette étreinte tout l'amour qu'elle éprouvait déjà envers l'enfant. Tout cet amour qu'elle avait éprouvé à la seconde ou elle l'avait serré contre elle pour la première fois. Cet amour qu'éprouve une mère envers son fils nouveau-né, un amour indestructible et pur qui, même éloigné ou en danger, reste le plus important. C'était un lien si fort, qu'il s'était manifesté à l'hybride lorsqu'elle était entré dans le salon. L'étreinte dura un long moment, et dans un silence paisible et chaleureux. Une larme fila à nouveau sur la joue de Vesperina, une larme de joie.

-Tu sais, Alois... Il est parfois nécessaire d'avoir mal... pour aller mieux... reprit l'hybride en caressant la joue encore humide du garçon. C'est douloureux, mais une fois les larmes taries, on se sent infiniment mieux. C'est comme... c'est comme si... comme si plus rien ne pouvait nous nuire à nouveau... de la même sensation que cette étreinte... Car le plus dur en ce monde, c'est d'y vivre, et ceux qui supportent les conséquences de leur choix et tienne debout malgré elles, seront les plus courageux..."

Alors, sans quitter l'étreinte maternelle, Angelica reprit la mélodie, plus douce, et plus joyeuse. Comme un chant heureux qui vole la vedette à la tristesse. C'était rythmé et apaisant, de manière à ramener la joie sur le visage torturé de l'enfant de la lune. Sa main toujours en celle d'Alois, l'autre jouer gaiement une hymne anglaise, celle de la joie. Elle incita doucement du regard le blondinet pour qu'il joue avec elle. Comme un jeu entre une mère et son fils, un jeu éternel qui restera un secret entre eux deux. Un jeu simple qui pourtant, ne sera jamais à la portée de qui que ce soit d'autres. Un tel lien impossible à briser, qui permettra à la mère de toujours veillait sur son enfant, même lorsqu'elle n'est pas à ses cotés pour se rendre compte s'il à des ennuis ou non.

La chef du commerce des âmes entama alors un chant joyeux et fluide, comme une incitation à un sourire.

-La vie, c'est un show, ou chacun prend sa part...
Et chante sa propre histoire au reflet du miroir
Tout va bien, et si parfois tu pleures
la chanson du bonheur réchauffera ton cœur."


Cette chanson, tout le monde la connaissait, car tout le monde l'avait chanter un jour ou l'autre, mais était-il possible qu'Alois entame avec elle le refrain de celle-ci? Était-il possible qu'ils créent un lien ensemble? Un lien unissant la mère et son enfant à jamais...

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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Dim 19 Fév - 0:20


Doucement, sous ses dires, la pression sur sa main se resserra, avant qu’à la fin de ses paroles, il se sentit entraîner, se retrouvant contre elle, enlacé du plus tendrement et plus maternellement possible, le sentiment d’amour au paroxysme lui provoquant un fin rougissement suivit d’un sursaut, le silence pesant à nouveau comme une ombre.
Alois fit un effort considérable pour rester dans un même état moral, pour ne pas ciller en sentant son cœur en refaire des siennes, le faisant davantage pour Angelica pour pas qu’elle assiste à une de ses sautes d’humeur pour que lui.
Le monstre recommençait à naître, attiré par les tourments de l’adolescent dont il régnait dans son sien, qui était tragique dans la situation mais entièrement nécessaire, ne pouvant pas contredire que cette étreinte lui faisait du bien.
Alois devait trouver un moyen de se calmer, avant qu’il fasse un malheur.
Il se lamentait presque d’avoir entendu cette berceuse qui était pourtant si jolie mais dont l’écoute lui était insupportable, à part rester sombre, il n’était plus en mesure d’agir, même pas pour un sourire. Sourire, Alois devait obligatoirement retirer ce verbe de son vocabulaire dans leur situation. Cela ne serait pas le sourire de son cœur brisé qui parlerait, ce serait le monstre, et tous ses efforts pour rester stable partiraient en fumée.

« Beaucoup trop sensible…» pensa t’il avec une pointe de moquerie sur lui-même.

-Tu sais, Alois... Il est parfois nécessaire d'avoir mal... pour aller mieux... reprit l'hybride en caressant la joue encore humide du garçon. C'est douloureux, mais une fois les larmes taries, on se sent infiniment mieux. C'est comme... c'est comme si... comme si plus rien ne pouvait nous nuire à nouveau... de la même sensation que cette étreinte... Car le plus dur en ce monde, c'est d'y vivre, et ceux qui supportent les conséquences de leur choix et tienne debout malgré elles, seront les plus courageux..."

Il se mordit de nouveau la lèvre, son visage réagissant et se détendant face aux caresses, mais les mots continuant leur effet meurtrier. Comment lui dire ? Comment lui dire qu’il avait toujours mal quoi qu’il fasse, que les larmes étaient inutiles exceptés de le mener dans une déchéance encore plus grande ? On se sent mieux une fois les larmes finies ? Foutaise !
Cela n’avait jamais apaisé son cœur, et par le passé, des larmes, il en avait donné !
Rien ne pourrait nous nuire à nouveau ? Il dû se rappeler qu’elle ne connaissait rien de lui pour se retenir de la frapper. Il n’était pas normal, il n’était pas quelqu’un de normal, les discours de la normalité n’avaient aucun effet sur lui excepté d’attiser sa jalousie….
Oui, s’il était comme tout le monde, les larmes le calmeraient, le fait d’être aimé aussi, il ne serait pas voué à être dépendant des autres, à souffrir continuellement par ses satanés poignards…et cette réalité de la vie, il le savait mieux que personne.
Il avait fait l’erreur de se comporter comme un gamin avec elle, et cela se retournait désormais contre lui. Il laissa un autre filet de sang couler de sa bouche, ce qui fit encaisser sa haine, s’étant souvenu qu’il se retenait de pleurer l’instant plus tôt et qu’il ne devait aucunement y sombrer malgré la tentation qui se faisait immense.

Le choix d’Alois était fait, il lui dirait ce qu’il était, pourquoi il était comme ça, de la manière aussi franche. L’adolescent était dans l’incapacité de répondre à son souhait, il ne pouvait que l’exprimer autrement. Des détours, Alois avait l’habitude de les prendre, et l’adolescent s’en voulait à lui-même de n’avoir pas suffisamment réfléchit sur le bon comportement à prendre.
Les notes s’entendirent à nouveau, beaucoup plus douce, beaucoup plus joyeuse, ce qui fit naître une moue sur Alois qui s’enfermait dans le réalisme, dans la lucidité.
Quand il avait un moral où le bonheur ne pourrait pas l’atteindre, il ne l’atteindrait pas.
Insister était inutile. Après tout, n’était-il qu’une poupée morte ne faisant que des sourires à la fois vrais et faux ? Il jouerait les illusionnistes plus tard !

Rythmé, apaisé, tel était l’avis de la musique, mais il avait trop fermé son cœur pour que cela ait un effet positif sur lui. Le sentiment qu’elle avait ressentit quand il s’était approché pour jouer sur le clavier était vrai, bouger était souvent dur, respirer encore plus, son esprit trop confus. Elle était venue en plus dans un de ses pauses « déprime » où il se relâchait un peu dans ses efforts.
C’était impossible qu’il puisse sourire comme il l’avait fait tantôt.
Des sourires comme ça étaient exceptionnels. Il vit qu’elle l’incita le regard le Comte à jouer avec elle, ce qui fit naître une expression de réflexion sur son visage…hum, détourner l’impossible était sans doute faisable, mais elle risquait d’être encore surprise.
Soit, mais Alois n’avait que cette solution à sa portée. Alois inspira intérieurement.
Allons bons, tuons le mal par le mal ! Il regarda le clavier, un début de sourire malsain apparaissant…trop tard, ce qu’il craignait était sous le poids d’arriver…

-La vie, c'est un show, ou chacun prend sa part...
Et chante sa propre histoire au reflet du miroir
Tout va bien, et si parfois tu pleures
la chanson du bonheur réchauffera ton cœur."


Un mini-sursaut arrêta à cet instant le sourire qui se dessinait, bien qu’il en reste sans aucune émotion particulière. Les chansons joyeuses n’étaient vraiment son affaire…
Les paroles ne lui évoquèrent rien en particulier, son cœur rebattant la chandelle mais s’ordonnant à lui-même d’avoir des pulsations normales. Doucement, il décala la main d’Angelica, Alois devait se dépêcher de tenter sa chance, son unique chance…à la probabilité de réussite confuse. Alois n’avait plus le temps de réfléchir, il devait agir.
Il inspira, fermant les yeux, posant ses deux mains sur le clavier, avant d’expirer calmement, ses mains commençant d’elles-mêmes une mélodie féérique. Il entrouvrit la bouche, se léchant au passage le filet de sang, une voix mi-opéra sortant de sa bouche :

- Lune oqui cr pos tatumn.
Homu aude cr dis Soenan.
Cure Tint le vid siesta.
Mimo scap ler nox grad.

Astr scrib cr pos arcan.
Homu scire cr dis Abesn.
Infor Sintac le tabu vern.
Gigan Leinau le nascour.

Cae lie imam plati nor main.
Tempo le imam celer or mint.
Nihil dis scio Igo rina nis.
Colle Sintac mi
Sina cader plutien.

Igo clama re nihil minus.
Dis sciren ex Soenan.
Conti affir mia Celest.
Nova Sol ie rad four.
*

Alois arrêta la mélodie très doucement, comme un chant d’église, se tournant vers Angelica, entamant le discours maudit dans une voix douce à demi-mélodieuse :

- Mes larmes n’atténueront jamais la douleur de mon cœur. Elles pourront former un océan, mes souffrances demeurons là, toujours aussi grande, toujours aussi forte pour me rappeler à quel point je suis condamné et mortel. Ce que je suis maintenant n’est rien comparé à ce que je suis vraiment, ni ce que je voulais être. Si je suis en vie encore maintenant, c’est en partie grâce à mon courage. Concernant la dureté de la vie, je la connais. J’ai été vagabond à l’âge de six ans à devoir me débrouiller seul sans parents et à prendre soin de mon petit frère, ce dernier étant mort quand le village a brûlé sans que je ne puisse rien faire parce que je l’avais quitté des yeux un moment. Ensuite, j’ai été le joujou de ce vieux pervers de Comte Trancy qui ressemblait en plus à la peste, devenant son fils officiel après une nuit au lit très longue et très douloureuse étant l’un des survivants de la peste. Quel drame vu que je me suis sacrifié moi-même dans mon échiquier dès que j’ai tué ce vieux porc, qui en vient à ma vie d’aujourd’hui : je me déteste à un point que j’ai envie de disparaître de ce monde mais je me donne l’illusion de m’aimer et j’y crois à cette illusion, rendant tous les défauts que j’ai acquis qualité ; ces mêmes illusions qui cachent une poupée morte ne demandant qu’à être aimé, à avoir sa chance, une autre vie ; une haine immense envers tout le monde ; un désespoir qui me tue petit à petit. Souffrir, je sais ce que c’est, et s’il y avait un remède à ma solution, cela ferait longtemps que je me serais séparer de mon passé s’il n’était pas tout ce qui fait d’Alois Trancy, Alois Trancy. Je suis le casseur d’illusions tout comme un faiseur de miracle. Je suis l’ange brisé enchaîné par la vie mais qui répond à son défi, tandis que mes ailes se détruisent comme du verre tout en se teintant de noir me provoquant une douleur atroce. Je suis mon passé et mon « présent » à la fois, et seul moi peut me façonner mon avenir.

Aucune hésitation. Une voix parfaitement fluide, aucunement émotive devant ses dires mais sûres. Il l’avait fait, il avait prit cette chance tant convoitée, sa seule porte de sortie.
_____________________

* Cras numquam scrire de Yucca
Traduction des paroles pour que la chanson choisie soit plus évocatrice :

La lune parle faiblement
d'une voix audible à personne.
L'augmentation de répétition et la chute des marées
sont la scène de la mémoire de disparition de la lune.

Les étoiles enregistrent mystérieusement
dans un scénario déchiffrable à personne.
Des remous de mots infinis,
des milliards de livres sont nés.

Pour moi, le ciel est trop énorme
et le temps est trop rapide.
Sans savoir quoi que ce soit,
Je rassemble des mots en vain,
qui finissent seulement de pourrir dans la terre.

Pour toujours, je réclamerai à cor et à cri.
Même ne sachant pas pourquoi, je lève ma voix.
Que mon écho continue vers le haut dans l'espace céleste.
Alors, un nouveau soleil montera finalement aussi.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Dim 19 Fév - 17:15

Alois décala la main de l'hybride et posa les siennes sur le clavier monochrome du piano. Puis, il entama un chant splendide, et presque religieux. Il avait une voix sinueuse et envoutante, et aucun chanteur du monde ne pouvait l'égaler tant elle était parfaite. Lorsqu'elle prit fin, il se tourna vers Angelica et dit d'une voix mélodieuse et pourtant sure :

- [...]Je suis le casseur d’illusions tout comme un faiseur de miracle. Je suis l’ange brisé enchaîné par la vie mais qui répond à son défi, tandis que mes ailes se détruisent comme du verre tout en se teintant de noir me provoquant une douleur atroce. Je suis mon passé et mon « présent » à la fois, et seul moi peut me façonner mon avenir.

Ces paroles retentirent longtemps dans le salon. La musique avait cessé et ne reprendrai surement plus son cours. C'était l'un de ses moments qui rappelait à l'hybride que la nature humaine était souvent bien plus monstrueuse que celle des démons. L'enfant qu'elle avait en face d'elle était un vrai lunatique, un excellent acteur, et un cœur pur brisé. Une âme qui, surement, s'était brisé depuis longtemps et s'est convaincu qu'il y avait une raison à cela, qu'elle mérite ce châtiment. Ces âmes étaient toujours les plus scintillantes et les plus délicieuses, elle le savait, après tout elle les vendaient au prix fort à chaque soirée commerciale organisé dans son manoir. Ce genre d'âme qui, souvent, lui rappelait elle-même enfant, lorsque malgré tous les obstacles et les maux de la vie qui les frappent, il reste d'une manière étrange, innocent dans chacun de leur geste. Et c'était le cas de ce garçon.

Les larmes affluaient à présent à ses yeux, mais ce n'était pas des larmes de honte ou de pitié envers Alois, c'étaient des larmes de pure haine... envers elle même. Elle n'était pas venue assez tôt, elle ne s'était pas dépêche, ses recherches de l'enfant avaient toujours été relégués au second rangs, et par sa faute, celui-ci était brisé. Elle n'était pas arrivée à temps pour le défendre, mais qu'importe, à la seconde où elle l'avait vue, elle s'était jurer de le protéger, même s'il était un meurtrier, un fou ou autre. Elle s'en fichait, c'était son fils, et personne ne pourrait rien y changer. Ni le démon qui l'avait fusiller du regard lorsqu'elle s'était assise à ses cotés, ni le fournisseur d'âme qui lui pourrissait la vie, ni même les rois et autres, elle les tueraient tous et défendrait son fils comme une lionne!

Doucement, Angelica essuya ses larmes de haine et vint caresser la joue de l'adolescent, elle ne pouvait le rejeter pour ses actes, ce serait renier sa famille. Alors, elle déposa un nouveau baiser sur son front et vint chuchoter à son oreille des paroles réconfortantes :

"Qu'importe la manière que tu as de voir le monde, qu'importe tes actions, qu'importe tes choix, une mère aimera toujours son petit..." affirma l'hybride. "De plus... " elle se leva alors du tabouret et se planta devant le garçon, le sourire aux lèvres. Et dans un bruit de vent violent, elle déploya ses ailes noires sous ses yeux. "Un ange noire... une hybride... ma nature est la plus hait et pourtant la plus sollicité dans le monde... Qu'importe que tu soit impur physiquement ou moralement, tu es mon fils et nos liens sont éternels... j'en fais le serment... Vesperina termina sa phrase en tendant une main chaleureuse au garçon, l'intimant de s'en saisir.

Avant même qu'il ne s'en saisisse, l'hybride prévoyait déjà de le présenter le soir même lors de la fête d'échange, ainsi, il pourrait s'amuser en tant que Prince et serait reconnus comme tel par tous les membres de la guilde. De ce fait, elle pouvait s'assurer qu'il soit défendu quoi qu'il se passe lorsqu'elle n'était pas là par les marchands du monde entier. De plus, étant la chef du commerce des âmes, elle devait, lors des soirées, s'entourait de beau monde et ainsi montrer à tous qu'elle présidait la fête. Alois, son fils lunaire ne pouvait être qu'a ses cotés. Mais encore fallait-il que le garçon accepte leur lien de parenté...

"Je sais que mes paroles doivent être dur à encaisser... ce n'est pas tous les jours qu'on aide une femme qui prétends vouloir être votre mère après quelques minutes de discussions... mais je le sais... au plus profond de mon cœur d'hybride, que tu es le seul enfant que je ne pourrais jamais avoir... Alois..."

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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Dim 19 Fév - 19:11


Sous son long discours qui s’était étendu, et ses phrases de fin dans une métaphore maîtrisée, l’adolescent craignait de la réaction d’Angelica qu’il ne pouvait guère prévoir.
Ce qu’il était devenu lui avait fallu beaucoup de rejets, et l’instant des « révélations » était toujours un moment crucial, décisif. Il tourna son regard vers elle, elle pleurait…
Il en resta silencieux, sursautant à nouveau face à ses larmes qu’il découvrait, pas véritablement habitué à faire un tel effet. La peur commençait à l’engloutir, tout doucement. Bien qu’il ait enlacé sa porte de sortie, désormais, le résultat devait arriver.

Angelica essuya ses larmes, caressant doucement la main d’Alois qui fut prit d’un nouveau sursaut, juste d’acceptation de sa personne, de ce qu’il était maintenant. Un contact de ses lèvres sur son front le fit très légèrement rougir, l’amour maternel abusif pour quelqu’un qui n’en savait rien entraînait avec lui les conséquences.

"Qu'importe la manière que tu as de voir le monde, qu'importe tes actions, qu'importe tes choix, une mère aimera toujours son petit..." affirma l'hybride. "De plus... " elle se leva alors du tabouret et se planta devant le garçon, le sourire aux lèvres. Et dans un bruit de vent violent, elle déploya ses ailes noires sous ses yeux. "Un ange noire... une hybride... ma nature est la plus hait et pourtant la plus sollicité dans le monde... Qu'importe que tu soit impur physiquement ou moralement, tu es mon fils et nos liens sont éternels... j'en fais le serment... Vesperina termina sa phrase en tendant une main chaleureuse au garçon, l'intimant de s'en saisir.

Un murmure délicat à l’oreille, une acceptation complète, qu’elle se moque autant de ce qu’il pouvait faire, de ses actions, de ses choix tout en continuant de l’aimer, il ne s’y attendait guère. Alois bloqua, le monstre de tantôt s’était tapit dans l’ombre dès la fin de ses dires, regardant ses ailes noires qui s’apparentaient à la métaphore de sa condition.
Des yeux écarquillés apparurent, comment pouvait-il être le fils d’un ange noir ?
De plus, hybride, il le consentait bien, mais un ange noir en plus ?
Il regarda la main à l’instant. Mère, et fils n’est-ce-pas ? Un lien éternel ? Une certitude qu’il était son fils ? Le fait même qu’elle se moquait qu’il soit impur physiquement et moralement lui portait une douleur sur le cœur, allait-elle l’aider au moins ?

"Je sais que mes paroles doivent être dur à encaisser... ce n'est pas tous les jours qu'on aide une femme qui prétends vouloir être votre mère après quelques minutes de discussions... mais je le sais... au plus profond de mon cœur d'hybride, que tu es le seul enfant que je ne pourrais jamais avoir... Alois..."

Alois se sentait perdu. Aider ? Quand avait-il dit qu’il aiderait ?
Dur à encaisser, après un temps minimum de réflexion, oui…il avait peur de regretter son choix, mais au vue de sa joie qu’il avait remarquée, il était difficile de ne pas y croire.

- Pourquoi moi ? En quoi suis-je l’enfant que tu ne pourrais jamais avoir, l’enfant qui est digne à être ton fils ? Ma mère est morte, du peu d’affection maternelle que j’en ai reçu, je l’ai oublié…je veux bien reconnaître être un Lunatique, mais explique-moi dans ce cas comment je pourrais être ton fils lunaire ? Je ne refuse pas ta proposition, je n’ai pas dit cela ni sous-entendue, toutefois, je tiens à savoir avant de choisir, pour ne pas me faire avoir…et puis, t’aider…tu ne m’as pas dit clairement que je devais t’aider…liens éternels…qu’est-ce que ça signifie, hein ?

Il tomba à genoux, déboussolé, trop de choses à encaisser en très peu de temps, perdu entre la confusion, la joie, le doute, le désespoir. Il lui fallait un peu de temps, juste un petit temps supplémentaire et il acceptait de prendre sa main, de se mêler à elle.
Ses rougeurs de tantôt disparurent.
L’abandon ou l’acceptation de sa personne lui faisait toujours un choc, plus au moins grand, à des degrés différents de choc moral, tantôt dans la joie, tantôt dans la morosité.
Il regarda Angelica, dans un regard d’enfant abandonné, tout avait éclaté, fissuré en lui.
Le même regard quand il avait pactisé avec Claude, ce même regard d’enfant perdu qu’il ne voulait plus jamais remontrer…sans que cette fois-ci, il voulait avoir les conditions et les réponses avant de s’engager. Il se mordit la lèvre à nouveau, pour s’apaiser, quelques larmes tombant sans le vouloir malgré lui, ravalant au fur et à mesure ses sanglots.

- Un amour maternel inexplicable aussi fort, je ne l’avais jamais ressentit…dévoila-il dans une voix à demi-brisée.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Dim 19 Fév - 20:58

- Pourquoi moi ? En quoi suis-je l’enfant que tu ne pourrais jamais avoir, l’enfant qui est digne à être ton fils ? Ma mère est morte, du peu d’affection maternelle que j’en ai reçu, je l’ai oublié…je veux bien reconnaître être un Lunatique, mais explique-moi dans ce cas comment je pourrais être ton fils lunaire ? Je ne refuse pas ta proposition, je n’ai pas dit cela ni sous-entendue, toutefois, je tiens à savoir avant de choisir, pour ne pas me faire avoir…et puis, t’aider…tu ne m’as pas dit clairement que je devais t’aider…liens éternels…qu’est-ce que ça signifie, hein ? La voix du garçon resta en suspend, comme brisé elle aussi par ses interrogations.

Alois semblait perdu dans ses souvenirs, il tomba ensuite à genoux devant l'hybride. Son visage paraissait inquiet et indécis. Avait-elle était trop franche avec lui? S'y était-elle mal prise en l'annonçant ainsi? Allait-il refuser son amour maternel? Cette idée la tuait de l'intérieur, et savoir qu'après avoir trouvé son fils, celui-ci refusait son amour lui brisait le cœur d'avance. Comment était-ce possible que l'enfant puisse lui donner cette impression de vouloir être sa mère? Était-ce un sort qu'on lui avait jeté pour qu'elle l'aime de cette intensité dés les premières secondes où elle l'avait vu. Les paroles du garçon lui revinrent en tête, comment ça l'aider? il l'avait déjà fait... n'avait elle pas été assez claire dans ses propos?

- Un amour maternel inexplicable aussi fort, je ne l’avais jamais ressentit…dévoila-il dans une voix à demi-brisée.

"Alois... sache que tu m'as déjà aider... il y a environ une heure, lorsque tu m'a ouvert la porte et permis d'échapper à..." Angelica était honteuse, admettre qu'elle avait peur des chiens, après tout, cela gâchait un peu le mythe de la mère protectrice." au... au chien..." un léger rire s'échappa de ses lèvres.

L'histoire du chien ne sembla pas ramener le sourire au lèvres de l'adolescent. Le garçon était était agenouiller devant elle, et l'envie de le serrer à nouveau dans ses bras prit le dessus sur ses instincts. Elle s'agenouilla à son tour et prit ses mains entre les siennes. Elle avait envie de le serrer contre elle, de le bercer, de le border le soir, de lui chanter des berceuses et même de harceler ses amants si ceux-ci lui causaient de la peine. Elle n'avait strictement rien demander en échange de son amour.

"Alois, je ne demande rien, et je n'ai aucune condition à t'apposer, je ne sais comment expliquer cette sensation, mais je te veux pour fils, rien de plus. Je veux pouvoir t'aimer comme une mère, te bercer lorsque tu ne vas pas bien, rire avec toi de tes jeux, sécher tes larmes lorsqu'elles coulent à flots et pouvoir te défendre de ceux qui te veulent du mal. Je veux simplement être... je sais que c'est bizarre... mais... je n'y peux rien... c'est comme si c'était dans ma nature... j'ignore d'où cela vient, mais au moment ou nous avons conversé ensemble, mon cœur s'est emballé, c'est comme si je t'avais toujours connu... On dit que les lunaires se reconnaissent entre eux... j'ignore si c'est vrai mais..." D'autres larmes affluèrent à ses yeux, et l'hybride ne savait plus que dire.

Elle même à genoux face à l'enfant, ses mains dans les siennes, les ailes repliées, tous deux unis dans leurs interrogations muettes. Le voulait-elle pour fils? Et la voulait-il pour mère? Après-tout, elle avait débarquer dans sa vie brusquement, sans prévenir, et venait chambouler tout son ménage. Était-il possible que ce chamboulement perturbe à ce point le garçon déjà brisé par toutes ses horreurs? Avait-elle fait une erreur en lui annonçant qu'elle désirait l'avoir pour enfant et prédécesseur? Aurait-elle dut attendre qu'ils se connaissent mieux avant de lui annoncer son étrange désir de le materné? Elle était à la fois un ange et un démon, alors comment était-il possible qu'elle ne puisse comprendre ce lien presque magique qui l'unissait au jeune Comte comme une mère aime son fils? Pourquoi cette envie prenait-elle le dessus sur le reste de sa conscience et l'empêchait d'y voir clair? Il y avait deux choses qu'elle savait sur ses parents, c'est que le jour même où Démentia avait vu Wolfram, elle l'avait aimer tel son époux. Et que le jour de sa naissance, ce lien s'était renforcé d'une manière inattendue. Étant incapable d'enfanter, était-il possible que le lien se soit créer uniquement pour sa maternité?

De ce fait, ce lien était-il réel? Ou simplement illusoire? si c'était une illusion, alors pourquoi l'idée même qu'il rejette son amour maternelle lui brise considérablement le cœur tel un poignard?

"Alois, je te le demande donc sincèrement, aimerais-tu m'avoir pour mère adoptive?" susurra Angelica d'une voix faible et tremblante, incertaine quant à la réponse qu'elle allait avoir.

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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Lun 20 Fév - 13:29


"Alois... sache que tu m'as déjà aidé... il y a environ une heure, lorsque tu m’as ouvert la porte et permis d'échapper à..." Angelica était honteuse, admettre qu'elle avait peur des chiens, après tout, cela gâchait un peu le mythe de la mère protectrice." au... au chien..."un léger rire s'échappa de ses lèvres.

Aider, Alois en possédait une vision plus large, qui dépassait ce qu’on pourrait appeler l’aide « élémentaire », celle d’accueillir les autres chez lui, de les écouter avec l’esprit ouvert sans s’enfermer dans les à priori, du moins, ce qu’il tentait désespérément de faire.
Cela englobait une aide concrète à régler des soucis dont autrui était enfermé, à apaiser ses maux les plus dissimulés, discrètement ou ouvertement. Ce qu’il apprit ne fit pas naître de sourire Angelica s’avança vers lui, s’agenouillant, prenant ses mains dans les siennes.

"Alois, je ne demande rien, et je n'ai aucune condition à t'apposer, je ne sais comment expliquer cette sensation, mais je te veux pour fils, rien de plus. Je veux pouvoir t'aimer comme une mère, te bercer lorsque tu ne vas pas bien, rire avec toi de tes jeux, sécher tes larmes lorsqu'elles coulent à flots et pouvoir te défendre de ceux qui te veulent du mal. Je veux simplement être... je sais que c'est bizarre... mais... je n'y peux rien... c'est comme si c'était dans ma nature... j'ignore d'où cela vient, mais au moment ou nous avons conversé ensemble, mon cœur s'est emballé, c'est comme si je t'avais toujours connu... On dit que les lunaires se reconnaissent entre eux... j'ignore si c'est vrai mais..." D'autres larmes affluèrent à ses yeux, et l'hybride ne savait plus que dire.

Une déclaration ouverte, faisant rougir l’adolescent qui retenu en même temps des larmes qui étaient sur le point d’affluer. Il ne pouvait pas refuser une telle offre, il était certain de ne plus se faire avoir, cela ne pouvait pas être possible…
Ses ailes étaient repliées, genoux face à elle, l’adolescent ayant eut guet de la réponse qu’il voulait, probablement qu’il avait toujours voulu entendre en plus de ses sensations dont il ne pouvait guère dénier leur effet inconstatable sur lui.

"Alois, je te le demande donc sincèrement, aimerais-tu m'avoir pour mère adoptive?" susurra Angelica d'une voix faible et tremblante, incertaine quant à la réponse qu'elle allait avoir.

L’heure de vérité, où tout pouvait se créer ou se défaire.
Il lui devait une réponse, concise, clair, énoncée par un seul mot : soit non, soit oui.

- Oui…

Alois leva le regard vers elle, la regardant dans les yeux, son état de confusion s’était petit à petit retiré suite à sa réponse. Il était temps de passer à la promesse qui scellerait tout.

- Ne m’abandonne jamais, ne renie jamais ton engagement avec moi, accepte tout de moi du bon comme du mauvais, c’est la simple condition, l’unique contrainte que je t’impose.

Il lui serra la main, dans un petit sourire triste, le regard déterminé, certain de ce qu’il disait, rajoutant très calmement :

- C’est une promesse qui unira notre lien « de parenté », pour être certain que si tu l’acceptes, tu ne pourras guère revenir sur tes paroles, ni vouloir un jour se séparer de moi ce qui détruirait cette promesse ainsi que toute ma confiance envers toi. Je te l’accorde que c’est une drôle de façon d’accepter une telle demande.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Lun 20 Fév - 14:39

Alois serra doucement sa main, d'une manière solennelle et un peu triste, comme un pacte obscure fait avec un démon. Ce n'était pas un pacte, c'était une promesse d'amour éternelle entre une mère et son petit. Une protection offerte à l'enfant par la lionne sanguinaire qu'elle était en tant que maitresse de Guilde, ceux qui lui résistaient étaient massacrer jusqu'au dernier, à présent, ceux qui s'en prendrai à Alois et tous ses proches subiraient le même châtiment, si ce n'est pire. Elle s'en faisait le serment.

- C’est une promesse qui unira notre lien « de parenté », pour être certain que si tu l’acceptes, tu ne pourras guère revenir sur tes paroles, ni vouloir un jour te séparer de moi ce qui détruirait cette promesse ainsi que toute ma confiance envers toi. Je te l’accorde que c’est une drôle de façon d’accepter une telle demande.

Un mince sourire étira ses lèvres, Angelica était surprise positivement, cet enfant était un réel plaisir au regard et à l'écoute, un parfait petit prince. Adorable fils lunaire, le seul qu'elle pouvait avoir, elle en était sure à présent, sa main toujours dans la sienne, elle le tira fortement vers elle et le serra dans ses bras. L'étouffant presque dans sa poitrine volumineuse. Une main dans le dos de l'enfant, l'autre sur à l'arrière de sa tête, la sienne posée sur la chevelure blonde d'Alois. Une scène purement maternelle s'offrait à quiconque aurait pu regardait à travers la serrure ou les grandes vitres, cependant, personne n'était là, hormis un démon jaloux écoutant leur dialogue par un passage secret. Doucement, l'hybride relâcha le blondinet de son étreinte mais le garda proche d'elle, même en ayant un physique de jeune adulte, elle était plus grande que lui.

"Alois, en tant qu'hybride, mon serment ne sera pas comme ceux des démons ou des anges, cependant, je te fais la promesse de t'aimer comme une mère, de te protéger en cas de danger, de te consoler lorsque les larmes feront ta douleur, et de tuer ceux que te causeront du tord jusqu'à ma mort. Autrement dit, tu es condamnés à m'avoir sur le dos pendant un bon moment, mon fils..."

Angelica sourit de nouveau et entraina Alois jusqu'au vitrail illuminant principalement la pièce et l'entraina dans une danse joyeuse, sa queue féline s'agitant de bonheur et faisant carillonner le grelot y étant accroché. Une sensation de pure bonheur avait envahie tout son corps, son fils... Son fils tait avec elle, désormais à ses cotés, et il la voulait pour mère. Jamais elle n'avait été aussi heureuse de toute sa longue vie commerciale. L'hybride ne cessait de sourire à présent, la joie illuminait son visage comme le soleil le faisait pour sa longue chevelure blanche. Elle trépignait d'impatience de découvrir son monde et de faire de même avec le sien. Ses oreilles félines étaient dressées sur sa tête tandis qu'un doux ronronnement s'échappait de sa poitrine.

"Tiens, que dirais-tu de m'accompagner à la grande soirée de gala de ce soir? En invité d'honneur, amènes-qui bon te semblera et vous pourrez vous amusez autant que vous le voulez..."
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   Lun 20 Fév - 18:27


Un sourire naquit sur ses lèvres, un sentiment de surprise positif visible, symbole d’acceptation de cette condition, de cette promesse qu’elle avait approuvé qu’elle ne pourrait plus jamais retirer. Un sursaut de surprise l’emporta quand il se retrouva tiré par elle, se retrouvant ainsi dont dans ses bras, des rougissements lui échappant, teintant son visage de rose, son visage cernée dans le creux de sa poitrine, détail auquel il n’en ressentait aucun plaisir particulier excepté qu’il pouvait noter qu’elle avait une poitrine volumineuse qui devait faire baver tout homme hétérosexuel pervers aimant le toucher de seins bien proportionnés. Ses mains étaient sur son corps, dans une emprise maternelle, une à l’arrière sur la tête, une sur ses cheveux. Doucement, comme une musique qui s’arrêtait sur un rythme lent, l’étreinte se desserra, ce qui provoqua un nouveau sursaut chez le jeune homme qui penserait que le câlin resterait plus longtemps, bien qu’ils n’étaient pas séparés, étant assez proche d’elle.

"Alois, en tant qu'hybride, mon serment ne sera pas comme ceux des démons ou des anges, cependant, je te fais la promesse de t'aimer comme une mère, de te protéger en cas de danger, de te consoler lorsque les larmes feront ta douleur, et de tuer ceux que te causeront du tord jusqu'à ma mort. Autrement dit, tu es condamnés à m'avoir sur le dos pendant un bon moment, mon fils..."

Ce n’était pas un serment comme les démons ou comme ceux des anges dont il en avait eut vent à l’instant, ignorant même que les anges pouvaient pactiser, étant plutôt confinés aux rôles des grands méchants loups dans les légendes, aux démons, ces créatures qui s’apparentaient à l’ombre, au désespoir, à la mort, au sang, à la tragédie et au drame continuel. C’était une promesse de sa part, de son être lui-même qui réclamait par delà ses mots une preuve concrète de confiance. Il lui avait supplié une offre comme étant la sienne, elle lui avait répondit en reprenant chacune de ses demandes, ce qui les liait désormais.

Angelica aborda d’un énorme sourire, Alois n’étant pas le temps de se remettre de ses différentes émotions qui troublaient son cœur vacillant dans ses pulsations tantôt régulières tantôt irrégulières qu’il se fit entraîner jusqu’à un vitrail qui faisant transcender ses rayons dans la pièce, le poussant dans une danse joyeuse qu’il essaya de suivre l’air sans pour autant avoir de sentiment sur le visage, l’air confus, une expression timide, la rougeur toujours présente, tandis que sa queue féline s’agitait avec joie, le grelot faisant un petit bruit répétitif aigue doux à l’oreille. Un sourire tout aussi lumineux, qui ne partait pas, ce qui fit naître dans les traits troublés d’Alois un petit sourire de la voir ainsi, ayant du mal à exprimer pour le moment son bonheur d’avoir une mère rien qu’à lui, qui l’aimait véritablement comme tel. Ses oreilles animales s’étaient dressées sur sa tête, un ronronnement s’échappant de sa poitrine, allant se coller doucement contre elle tout en entendant ses paroles :

"Tiens, que dirais-tu de m'accompagner à la grande soirée de gala de ce soir? En invité d'honneur, amènes-qui bon te semblera et vous pourrez vous amusez autant que vous le voulez..."

Une grande soirée de gala ? La curiosité s’empara de l’adolescent, et s’il pouvait venir accompagner, il allait profiter de cette option, bien qu’il ignorait en quoi cela consisterait mais le saurait bien vite. Il lui hocha la tête comme seule réponse, avant de se serrer davantage contre elle, voulant savourer l’affection qu’elle lui donnait.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]   

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[Manoir Trancy] Encore perdue??? Ô Fils de la lune! [PV: Alois Trancy & Angelica Gotthelf]

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