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 Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent

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MessageSujet: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Sam 11 Fév - 15:00

Jugements au Purgatoire


Crossover Kuroshitsuji II/Saint Seiya The Lost Canvas/Umineko no naku koro ni/Code Geass/Jigoku Shoujo/Yami no Matsuei

Personnages :

■ Alois Trancy || Kuroshitsuji II
Ici, est un sang-mêlé, gémeau créateur d'Alois II. De nature très sensible, assez naïf sur les bords, utilisant très rarement ses pouvoirs.

■ Alois Trancy II || Kuroshitsuji II, est la représentation de l'Alois de la série
Humain mi-démon, gémeau créé d'Alois, contradictoire dans sa force, très lucide et noyé entièrement dans la stratégie. Il est prêt à tout pour aider Alois.

■ Hadès || Saint Seiya The Lost Canvas
Seigneur des Enfers, est un excellent manipulateur, rival de Béatrice au sujet d'Alois II.
Spoiler:
 

■ Pandora || Saint Seiya The Lost Canvas
"Servante " d'Hadès qui lui permit de se réincarner, elle obéit aux moindres de ses ordres.
Spoiler:
 

■ Claude Faustus || Kuroshitsuji II
Contractant des gémeaux Alois étant pour chacun d'eux leur majordome, démon des enfers au service d'Hadès, étant l'un de ses favoris.
Spoiler:
 

■ Béatrice|| Umineko no naku koro ni
Couramment surnommé par son titre de Sorcière, la Sorcière Dorée, immature, rivale d'Hadès et a engagé une partie malsaine sur l'explications des meurtres Ushiromiya avec Battler dont elle cherche à faire reconnaître son existence.
Spoiler:
 

■ Battler Ushiromiya || Umineko no naku koro ni
Adversaire de Béatrice, il renie les sorcières et explique les meurtres de sa famille par des moyens humains. Il tient à tuer Béatrice à tout prix.
Spoiler:
 

■ Ronove || Umineko no naku koro ni
Démon, contractant de Béatrice.
Spoiler:
 

■ Lambdadelta || Umineko no naku koro ni
Sorcière de la Certitude, elle est l'une des sorcières les plus puissantes de l'univers.
Spoiler:
 

■ Virgilia || Umineko no naku koro ni
Maître de Béatrice qui lui a fait apprendre la magie, elle sert de guide pour Battler.
Spoiler:
 

■ Hannah Anneflows || Kuroshitsuji II
Démone des enfers au service d'Hadès, créant pour ce dernier des véritables jeux d'échecs, ainsi que la domestique des gémeaux Alois.
Spoiler:
 

■ Eva Béatrice || Umineko no naku koro ni
Apparut lors d'une troisième jeu, elle représente la sorcière noire du coeur d'Eva Ushiromiya, elle est de nature très sadique.
Spoiler:
 

■ Ange Ushiromiya/Gretel || Umineko no naku koro ni
Sorcière de la Résurrection, soeur de Battler, elle l'aide à lutter contre Béatrice.
Spoiler:
 

■ Maria Ushiromiya || Umineko no naku koro ni
Sorcière des Origines, fille de Rosa Ushiromiya, atteint d'une double personnalité.
Spoiler:
 

■ Bernkastel || Umineko no naku koro ni
Sorcière des Miracles, est rentré dans le jeu pour se délasser de son ennui.
Spoiler:
 

■ Ciel Phantomhive || Kuroshitsuji II
Sang-mêlé, prit dans les ficelles de Claude et par défaut des gémeaux.
Spoiler:
 

■ Sébastian Michaelis || Kuroshitsuji II
Démon des enfers au service d'Hadès, contractant de Ciel.
Spoiler:
 

■ Lelouch vi Britannia || Code Geass
Empereur de Britannia, cible d'Hadès tout en étant son rival.
Spoiler:
 

■ Ai Emna || Jigoku Shoujo
La Fille des Enfers qui envoi dans les personnes dans ce dernier dès qu'elle est réclamée pour une vengeance.
Spoiler:
 

■ Hisoka Kurosaki || Yami no Matsuei
Shinigami de classe S, il résout les affaires d'âmes égarées où les humains sont dépassés. Partenaire de Tsuzuki.
Spoiler:
 

■ Tsuzuki Asato || Yami no Matsuei
Même statut d'Hisoka.
Spoiler:
 

■ Luka McCain || Kuroshitsuji II
Ici est une rencontre des gémeaux qu'ils ont finit par prendre comme leur petit frère.
Spoiler:
 


~

Jugement de Claude
Point de vue d'Alois II

Des pas vibraient dans l’antre du Seigneur des Enfers, qui, gracieusement, continuait son avancée certaine vers sa destination. Hadès, fièrement, apparut dans un lieu ténébreux, où se trouvait enchaîné Claude, les mains levés par les chaînes qui semblaient être infini.
Un sourire malsain était présent sur la bouche de Claude dans son expression d’indifférent. Hadès s’avança tout près du démon des enfers, un sourire aux lèvres dévoilant sa jouissance de la nouvelle qu’il allait annoncer sans plus tarder à son objet :

- L’heure est venue pour toi.

- Danna-sama s’est décidé apparemment, fit la voix de Claude sans plus d’émotion.

Le sourire d’Hadès s’élargit dans un air encore plus malsain, ses traits se dilatant dans le plaisir immense qu’il improvisait, rajoutant dans un air à demi-méprisant :

- Mes encouragements d’avance pour tenir tête face à Béatrice.

Claude décrocha un sourire sournois, observant son patron droit dans les yeux, soutenant son expression défigurée par le plaisir malsain, cherchant à confirmer uniquement :

- La Sorcière Dorée, n’est-ce pas ?

Un ton calme, prit de confiance dans la scène qui allait se dérouler un peu plus tard, ne voyant en rien il devrait s’inquiéter pour son sort. Les yeux d’Hadès se firent perçants, joueurs. Les mots en devenaient inutiles, l’expression d’Hadès confirma la phrase en elle-même.

~

Purgatoire, la partie d’échec basée sur les meurtres des Ushiromiya continuait de se dérouler, inlassablement, chaque roi jouant avec calcul ses pions. Hadès fit son apparition dans la pièce où les sorcières opposées à « l’humain » Battler Ushiromiya, preuve des sorcières qu’elles existaient contre tentative de prouver les meurtres par moyens humains, ce qui coupa l’orgie orale. Une pièce close, d’assez grande dimension, des sièges noirs en cercle avec à côté des table de chevet de temps anciens, au milieu une même table avec un vase ayant toujours des fleurs dedans, des fenêtres sur chaque mur dans des tons gris, associé à une autre couleur pour le sol, ainsi était « le salon du Purgatoire » : lieu de rencontre entre les différentes sorcières, lieu d’affrontement. Béatrice, installée sur un des sièges situés sur la gauche, se releva, un sourire très intéressée aux lèvres car c’était très rare qu’Hadès vienne les déranger en pleine partie, tandis que Battler, se tourna vers le Seigneur des Enfers dans un air à demi-surprit.
Lambdadelta, la plus puissante sorcière aux cheveux blonds courts dans ses habits rose bonbon regarda Hadès dans un sourire enfantin, demandant dans ce geste ce qui emmenait Hadès à se présenter devant eux. Celui-ci regarda uniquement Béatrice, le regard sombre remplit d’indifférence vis-à-vis des autres présents dans la pièce tandis que Ronove, en posture droite à côté de la chaise de Béatrice salua le Seigneur des Enfers, déclarant :

- Le gosse tient à ce qu’il avait prévu depuis des mois soit réalité. Inutile de te dire ce que tu dois préparer.

Béatrice fit naître un large sourire malsain sur son visage, à la fois pour ce qu’il allait se dérouler, et de même en tant que preuve difficilement irréfutable que les sorcières existaient. Elle éclata d’un rire sadique, son expression qui devint similaire à celle d’Hadès quand il était allé voir Claude, ses yeux se tournant vers Battler, lâchant dans une voix malsaine :

- Savoure le spectacle que tu vas découvrir devant toi, Battler-kun.

- Je n’y manquerais pour rien au monde, Béato, assura le concerné dans une voix certaine.

~

Installé confortablement dans un siège, je buvais mon thé par petites gorgées, attendant dans la salle du jugement les autres invités. Toujours ce même paysage de bois, avec ses chaises dans la même teinte, deux chaises opposées l’une à l’autre, et la mienne, celle des témoins qui terminait cette étrange triangle. Un écran bien que noir et sans contour était présent derrière moi, étant suffisamment bien installé pour n’avoir qu’à tourner la tête pour regarder ce qu’elle passait quand les souvenirs passeraient dessus. La fin de Claude venait de sonner, là où tous les masques tomberaient pour ne dévoiler qu’une vérité pure comme l’eau douce, aucunement souillée, claire et lipide, ne pouvant que s’écouler dans la rivière qui était privé définitivement de barrage. Béatrice entra en scène, bientôt suivit par Claude, qui fut installé sur le siège droit, retirant délicatement ses lunettes avant de tourner ses yeux qui devinrent rouge vers moi.

- Danna-sama, quelle agréable surprise de vous voir dans ces lieux.

Je sursautai, ne m’étant point attendu à ce que mon ancien majordome puisse un instant m’adresser la parole, lui que je n’avais pas vu depuis des mois et que j’avais tenté vainement de renier dans mon cœur et mon esprit. Il me parlait sur un ton habituel, comme il avait l’habitude autrefois, dans un regard certes inerte mais qui conviait à lui faire confiance. Je sentis mes jambes trembler.
Pourquoi…pourquoi utiliser une telle ruse contre moi ?
Pourquoi espérait-il avec fermeté que je retombe dans ses griffes après autant de temps ?
Pensait-il vraiment que j’allais lui pardonner tous ses méfaits, que je revoudrais de lui comme contractant ?...Béatrice se tourna vers moi, découvrant mon mal à l’aise, dissimulant cela dans son expression, consciencieuse que c’était une épreuve en soi la requête que j’avais formulé, mais la seule façon d’en finir une bonne fois pour toute avec le passé. Du passé, voilà ce que c’était ! Claude ne pourrait jamais espéré m’avoir dans ses filets. Pas…pas après avoir été à l’origine de ma mort, celui qui m’avait arraché la vie de force, et qui osait encore maintenant m’appeler « Danna-sama » ! Je le regardai, voyant au-delà de ses yeux d’insensibles dans un regard haineux, afin de percer, de revoir ses yeux d’assassin tapis dans une faible lueur.

- Alois Trancy II sera notre témoin.

Les dires au rouge me fit sortir de mon enfermement dans mes sombres pensées, me ramenant à ce pourquoi j’étais là, Claude en restant indifférent, se contentant de m’examiner, désormais un sourire aux lèvres, voire narquois, Béatrice connaissant parfaitement le risque encouru pour moi de m’avoir emmené à affronter une nouvelle fois Claude face à face.

- Danna-sama semble avoir une rancœur à toute épreuve, malgré que son cœur ne puisse en supporter autant.

Il fut de nouveau coupé par Béatrice, qui s’exclama violemment dans un ton sarcastique :

- Le Jugement va désormais s’abattre, détruisant ainsi tous les amas de mensonge pour ne laisser que la vérité pure, la vérité blanche qui sera teintée de rouge que personne ne pourra dénier. Claude Faustus, vous êtes le principal coupable des péchés auquel vous êtes accusés, sur lesquels vous avez l’obligation de vous expliquer dans les moindres détails, sans mentir, sans hésitation, sans même un brin de silence. Chaque dire que vous prononcerez pourra se retourner contre vous, car ce seront les faits qui jugeront. La dénier sera vous condamner au néant, ne pas l’admettre sera vous enlever ce qui vous tient le plus à cœur dans votre vie d’aujourd’hui. Vous avez la permission du bleu pour les explications, mais les questions devront être répondues par le rouge, contraint à énoncer la vérité réelle de ce fait. Règles sur lesquelles vous n’avez aucun droit de retrait, que vous devez vous soumettre que cela vous déplaise ou vous plaise ! Moi, Béatrice, Sorcière Dorée sera votre juge, et Alois Trancy II ici présent mettra à nu l’affaire qui vous concerne en tant que principal témoin des faits. Je déclare que le Jugement commence maintenant !

Claude avait changé radicalement d’expression tandis que Béatrice s’extasiait dans son discours qui déforma les traits de mon ancien majordome dans celui d’un meurtrier, où l’envie de me tuer était palpable à son regard. La compassion de tantôt à ce que j’aurais pu ressentir pendant tous ses mois étaient partit, il ne restait que l’assassin sans remord sans cœur.
Mon cœur battait à vive allure. J’avais toujours craint de nouvelles retrouvailles, car elle énoncerait une nouvelle mort pire que la première, et désormais je l’avais dans un règlement de compte indirect. Pourtant, petit à petit, je me rassurai, tandis que Béatrice terminait ses phrases. C’était vrai, la vérité allait éclater. Claude allait payer de m’avoir assassiné, de m’avoir mentit, je n’avais rien à craindre ! J’étais son patron après tout ! Il ne pouvait rien contre moi, plus maintenant, pas sur mon territoire ! J’affrontai de nouveau le regard de Claude, un sourire de satisfaction aux lèvres.
Viens, commençons le premier acte !

- Alois Trancy II ici présent a été tué par Claude, poursuivit Béatrice, faisant apparaître sa pipe qu’elle pointa vers Claude.

- Il existe plusieurs Claude en ce monde.

- Il existe un seul Claude Faustus, pouvez-vous le dénier ?

Instant de silence de Claude, cette partie démarrait véritablement fort.
Béatrice semblait encore plus d’aplomb à piéger Claude dans des questions vicieuses qu’elles avaient faites avec moi, surtout qu’elle n’allait guère se gêner de rentrer le plus tôt possible dans le vif du sujet !

- Non, répondit Claude après un temps de pause ce qui lui procura dès cet instant de l’anxiété.

- Vous avez l’autorisation exceptionnelle d’expliquer comment vous avez agit avec notre victime qui a porté plainte, avant de rentrer dans le vif du sujet.

- J’ai toujours été un maître fidèle, loyal, au bon désir de mon maître, lui déclarant comme il le désirait « Yes, your higthness » à chacun de ses ordres, le protégeant du mieux que je pouvais, tendant à chaque instant à réaliser ses souhaits.

Je me mordis la lèvre, enragé. Comment pouvait-il oser… ? Pourquoi le dire en bleu ?
Pourquoi tout simplement ne pas le dire en rouge si tel était vraiment le cas comme il le prétendait si bien encore maintenant ? Rejetait-il la faute sur le pouvoir qu’une quelconque sorcière qui l’aurait influencé à agir de la sorte ? Mon regard se durcit lourdement, essayant de contrôler la haine qui engloutissait tout mon esprit qui se trouvait dévoré par ses mots.
Claude n’était pas dupe, il savait la représentation du rouge, il savait la représentation du bleu ! Le rouge, c’était irréfutable, on ne pouvait rien en dire, mais cela aussi sous-entendait que c’était bien les sorcières derrière, vu que c’était censé représenté leur vérité, de ce fait, quand elles autorisaient leur pouvoir aux autres espèces, cela signifiaient qu’ils ne pouvaient que dire la vérité car ils ne pouvaient guère dire quelque chose de faux dans cette couleur !
Mais là, avec le bleu, d’une part, il sous-entendait que ses dires n’étaient pas aussi faux, que ce n’était qu’un argument parmi tant d’autres, d’autre part, qu’une sorcière pouvait elle-même être responsable ! Béatrice avait pourtant utilisé le terme « victime » qu’il ne pouvait pas dénier, et comme Battler contre Béatrice, Claude contournait la chose afin de la contredire habillement par un argument censé rajouter des zones d’ombres !
Un véritable adversaire de taille…Exactement similaire à la fois où je l’avais affronté !

- Pouvez-vous le confirmer en rouge ?

La première phrase piège de Béatrice, une question qui obligeait Claude à dévoiler la vérité, plus de faux-semblants. Elle l’avait appâté dans ce qu’elle voulait, et il s’y était jeté la tête la première ! Ayant passé un jugement, je savais parfaitement qu’il ne fallait pas essayer de l’enduire dans l’erreur, elle reviendrait toujours à te faire dire la vraie réalité. La seule façon que tu avais à te protéger, c’était de dire sincèrement la vérité sans faille. J’agrandis mon sourire de satisfaction, dans un sous-entendu sadique, ce que j’avais été capable de faire à mon Jugement, rares étaient ceux qui y étaient parvenus.
Ce pauvre Claude venait à peine de se rendre compte de la cruauté de ce principe !
Touché en plein orgueil, là où cela faisait le plus mal pour mon ancien majordome !

- Non, fut la réponse de Claude après un instant de silence.

- Avez-vous déjà failli à votre rôle de majordome ?

- Oui.

- Avez-vous été incapable de protéger convenablement votre maître Alois II ?

- Oui. Alois II n’est pas mon unique maître.

- Quel est donc votre autre maître ?

- Alois Trancy, de même prénom, un sang-mêlé.

- Avez-vous eut une préférence pour l’un des deux dans le passé ?

- Oui.

- Expliquez.


Silence de Claude, qui était encore une fois, tombé dans le panneau des questions de Béatrice, se mordant la lèvre. Aussi étonnant que celui puisse paraître, il se mit à sourire, un énorme sourire sadique, tout en parlant, en prononçant ces fameuses phrases en rouge :

- Alois semblait le mieux promu des deux à combler les désirs d’Hadès.

J’écarquillai les yeux, ne voulant pas croire qu’il avait retourné la situation ainsi en déviant la chose sur le commencement de son existence vis-à-vis de moi, bien que cela répondait à la question, ce n’était pas…ce n’était pas la vérité ! Ce n’était pas ce qu’il pensait de nous, pas ce que nous avions su de lui ! Il me lança un sourire de défi, son regard se faisant tout victorieux, un sourire de victoire aux lèvres que je lui rendis. Il n’avait pas prit en compte le poids de mon rôle d’aujourd’hui, du moins, il le feignait croyant que je le détacherais naïvement de sa toile en me donnant une raison valable. Un désir inutile. Béatrice se mit à rire, ne s’étant même pas non plus attendu à une telle contre-attaque de Claude en termes de coup, mais attaque qui perdit assez vite ses effets vu qu’elle en tira aussitôt le profil :

- Vous avez donc obéis aux désirs d’Hadès ?

- Oui.

- Quel était le désir d’Hadès ?


Nouveau silence, des sueurs froides pour Claude à nouveau piégé, cette fois-ci pour de bon, tandis que Béatrice éclata à nouveau de rire. La Sorcière Dorée ne fit pas durer davantage les espoirs de Claude de pouvoir s’évader en faisant preuve de réflexion avant de répondre, pointant sa pipe en direction de l’écran qui s’alluma, me faisant tourner la tête, ayant eut le temps de diriger le coup de tantôt, le sourire de Béatrice s’élargissant, l’expression de Claude se décomposant sur place.

Royaume des Enfers, Hadès était sur son trône, l’air fier et odieux, Pandora à côté de lui, l’expression sombre. Hannah et Claude apparurent en scène, un papillon doré s’envolant et allant s’installer dans le fond de la salle. La voix d’Hadès se fit sifflante :
- Voilà donc mes deux conviés.
- Vous nous avez demandé, maître ? Demanda calmement Claude, tandis qu’Hannah regardait Hadès dans un air intimidée.
Le Seigneur des Enfers claqua des doigts, faisant naître deux miroirs où dans le reflet se trouvait respectivement moi et mon gémeau, à l’âge de six ans, les yeux vides, Alois déambulant sans but l’expression dans le vague tandis que j’étais dans les restes du village, pleurant la disparition du corps de Luka, ayant été partit il y avait à peine quelques instants.
Claude haussa un sourcil, Hannah essaya de se faire la plus petite intérieurement bien qu’on ressentait qu’elle tenait tête, qu’elle était impatiente de découvrir ce à quoi Hadès les avaient conviés, lui qui avait accepté son offre !
- Ces gamins m’intéressent, et manquant de divertissement, je tiens à ce que vous les surveillez en vous arrangeant à ce que je ne m’ennuis pas. Je tiens à tirer profil du jus des fruits qui muriront du potentiel de ces gamins, déclara dans une expression sadique Hadès, un large sourire aux lèvres.
Hannah cessa sa posture timide, immédiatement, souriant de bonheur, ce qui n’échappa pas à Claude, qui, toujours, sourcils froncés semblait débiter.
- Hannah tient à tenir un œil sur ces gamins, m’ayant elle-même proposée de me fournir un divertissement égale à ma notoriété, sourit encore plus Hadès.
Claude oublia dès cet instant son expression surprise, souriant à son tour, de victoire, tandis qu’Hannah s’inclina profondément en assurant :
- Vos désirs sont des ordres, maître.
Claude s’inclina à son tour, déclarant de même :
- Je changerais les souhaits de mon maître en réalité.



~


Dernière édition par Alois Trancy le Mar 21 Fév - 23:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Mar 21 Fév - 23:39

-1&2-

Tout d'abord, j'aime beaucoup le contexte, assez bonne imagination mais la mise en forme bloque. Quelques choses sont à amélioré, mais sinon j'aime déjà beaucoup. Alors, je te fais la liste de tout ce qui a pu attirer mon regard.

Tu répètes trop souvent les mêmes expressions:

Par exemple, pour le mot "malsain", tu l'as répété beaucoup de fois. Peut-être que tu pourrais remplacer par "insalubre" ou "pernicieux", sers-toi d'un dictionnaire des synonymes, c'est très utile parfois. De même que pour "sourire": "Il sourit" => "Un sourire s'afficha sur son visage" Ensuite, pour les noms: Exemple => "Hadès/Seigneur des Enfers" pourrait être remplacé par "Gardien des morts" ou bien pour "Claude" ~ "L'ancien serviteur des sangs-mêlés", n'hésite pas à faire de longues expressions, ça peut donner un effet de style.

Fait attention aux fautes qui pourraient changer le sens de la phrase:

Après, je n'ai pas remarqué beaucoup de fautes, point positif. Seulement des fois, une lettre manquante ou rajoutée peut changer tout le sens d'une expression => "La fin de Claude venait de sonner [...] comme l’eau douce, aucunement souillée, claire et lipide". Il y a une différence entre lipide et limpide. Etant donnée que "Limpide" veut dire clair/transparent/pur tandis que "Lipide" veut désigner, je cite, un "corps gras d'origine végétal ou animal". Des expressions comme ça veulent changer tout un sens, fait attention.

Mélange un peu les registres de langue ?

Mélange un peu tout ça afin de donné un style particulier à ton texte. Ca donne un effet mi-décontracté mi-sévère, et j'aime beaucoup ça. M'après c'est mon avis personnel, ne vas pas changer ton style d'écrit pour un seul et simple avis, ce n'est qu'une suggestion ~ J'avais également un truc en tête mais je l'ai perdu, alors si je m'en souviens je t'en ferais part !

A part ça je n'ai pas grand chose à redire, tu nous à pondu là un très beau texte et j'aime beaucoup ta façon d'écrire. J'aime, j'adore, j'adhère. Joker ♥
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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Mer 22 Fév - 14:55

Merci énormément de ce com' ;D Je suis parfaitement d'accord avec toi, la forme n'allait pas du tout avec le fond, de ce fait, comme il se doit, voici la réécriture du passage que tu as lu, la suite qui sera dans le même genre naturellement. Ainsi, en dehors de la forme, tu pourras davantage juger le fond et ce sera vraiment plus agréable à lire !

***



Un moment convoité est une perle rare, elle nous attend délicatement que nous acceptons de la prendre. Ce jour enfin là, il sonne comme une cérémonie, un deuil sur le passé, une ouverture sur l’avenir. Fruit d’une longue réflexion, j’ai rendu cet évènement présent.
Pour fermer les portes de mon passé, je dois en extraire la pourriture, l’anéantir. Ce choix m’incombe d’une douleur mortelle, me rappeler à quel point ma vie est éphémère. Je n’ai été qu’un pion…Dès le choix énoncé, tout s’est mit en place.

~

Tantôt que le Seigneur des Enfers fut informé de ma demande dont il se hâtait d’en avoir l’information, Hadès connaissait à quoi consisterait son rôle dans la préparation de ce jour tant redouté, tant nécessaire. Sans attendre davantage un moment, il s’en alla, dans son royaume silencieux, dans cette cathédrale jamais percée par ses ennemis les Chevaliers, dans des gestes gracieux, ses longues manches volant aux moindres de ses mouvements, vers sa destination finale. Une posture fière naquit, une droiture dans l’expression, parvenant à un endroit sombre, enfermé dans les ténèbres, Claude ayant les mains levées fermement attachées par des chaînes qui semblaient s’étendre vers un infini indéterminé, que seul Hadès devait sans doute en connaître la longueur. Le démon des enfers s’était habitué aux passages qu’on pourrait qualifier de régulier de son patron, le chef tout puissant gouvernant la pénombre, dans son autorité surdimensionnée, depuis qu’il avait été châtié à cette punition pour avoir enfreint cette dernière ajoutée à une trahison concrète de ses désirs personnels.

Aujourd’hui était une rencontre différente, pour un évènement qui remplissait celui que j’avais détrôné d’impatience, Claude le savait par l’expression sarcastique d’Hadès, qui hérissait un sourire des plus malsains. Un même sourire qui survint sur la face de Claude, dans une expression qui était pourtant neutre. Hadès s’avança auprès de son « outil », un outil qu’il avait retiré de ses membres pour trahison, un outil qu’il l’avait tant déçu par ses méfaits alors qu’il se réjouissait de ce qu’il en percevait. Un sourire similaire à celui quand il l’avait jeté dans ce trépas était présent sur son visage, une jouissance dans le sourire, qui s’était amplifiée à la sensation du plaisir qu’il ressentirait lors de l’orgie finale, sa condamnation :

- L’heure est venue pour toi.

- Danna-sama s’est décidé apparemment, fit la voix de Claude sans plus d’émotion.

Le calme de Claude n’était que du bluff, Hadès le savait mieux que personne. Cette « heure » qui arrivait signifiait nous revoir, en ennemis, le Seigneur des Enfers étant de mon côté, le Dieu du Mekai l’ayant abandonné à moi, s’était soumis volontairement à moi.
Mon ancien contractant devait l’avouer à ce moment, Hadès avait changé, en soi, dans un bon côté, mais toute sa personnalité joueuse s’était accrue, son orgueil avait atteint un sommet infranchissable, cependant, il tenait tête à son patron, son ancien patron, afin de ne point lui donner loisir à la reconnaissance de sa défaite. L’avait-il digéré la sensation horrible de s’être fait prendre à son propre jeu, d’avoir écarté la possibilité d’un miracle ? Non.
Le sourire de mon futur prédécesseur s’élargit, dans un sadisme supérieur, prenant un air méprisant face à ce jouet sans plus aucune utilité, à la domination pathétique :

- Mes encouragements d’avance pour tenir tête face à Béatrice.

Béatrice, la Sorcière la plus réputée et redoutée du Purgatoire pour sa cruauté, la rivale du Seigneur des Enfers depuis un contrat obligatoire, Hadès fort contrarié de savoir perdre des âmes dans l’inscription à leurs jeux immoraux, perturbant ainsi le bon fonctionnement de ses royaumes après la mort, la gestion des âmes étant un art délicat très spécialisé qui devait point être prit à la légère. Il était envisageable, mais difficilement réaliste, de songer à une histoire amoureuse qui les avait reliés, toutefois, une disparité de sentiment aurait provoqué leur concurrence, cependant, cette vision des choses aurait été profitable mais n’était point réalité.
Claude le savait ayant vécu longtemps aux côtés de son vénéré maître, où, même enchaîné à ses doux filets, il ne pouvait qu’avoir respect et soumission à lui pour sa beauté de son contractant, ses cheveux noirs donnant un charme imbattable sur le visage pur du réceptacle qui possédait ; Hadès ne courrait guère auprès l’amour, une chose tellement furtive à son égard. C’était avec étonnement que le démon des enfers avait découvert que la recherche de Perséphone, du moins, son réceptacle dans le large royaume des humains qu’Hadès regardait qu’un faible œil, désintéressé par ses « pitoyables moustiques incapable de me donner un divertissement suffisamment intéressant » n’était guère prioritaire, attachant davantage d’importance à sa Guerre Sainte contre sa tendre et aimée Athéna dont il fantasmait d’avoir son visage attaché à un pieu pour lui susurrer des mots de victoire, quitte à attiser la colère de son frère Zeus pour avoir eut l’affront d’aller assassiner sa fille.

Un sourire narquois se dessina sur le visage de Claude, ne désirant pas faillir moralement aux joies qu’exprimaient son maître sur l’instant, qui malgré toutes ses observations sur ce dernier, n’avait pas su distinguer l’intérêt fort puissant que les humains pouvaient apporter à Hadès, dont la croyance n’avait jamais été réel, où son nom provoquait crainte, dans une réputation bien définie. Il observa son patron droit dans les yeux, soutenant du regard ses traits défigurés par son plaisir, questionnant dans une question dont il en connaissait déjà la réponse, sur un ton calme et rempli de confiance, comme s’il voulait faire penser à son maître qu’il n’était pas en état de s’inquiéter personnellement, la cruauté de son maître ne pouvant dépasser la sienne :

- La Sorcière Dorée, n’est-ce pas ?

Les yeux d’Hadès se firent perçants, tellement perçants qu’on aurait pu croire qu’ils étaient meurtriers, que regarder cette lueur scintillante dans ses yeux ténébreux pouvaient provoquer une mort douloureuse et rapide. Une expression qui répondait à sa question sans tarder.
Béatrice…Hadès allait devoir la revoir.

~

Purgatoire, cet endroit mystérieux et assez méconnu, ni paradis ni enfer, avait pour principe d’être basée sur des parties d’échecs. Pour une décennie à venir, et sans doute plus, elle consisterait à être basée sur les meurtres des Ushiromiya, inlassablement, chaque roi jouant avec stratégie, habilité, calcul chacun de ses pions afin de l’emporter sur un long terme vague.
Symbole du royaume des sorcières, pouvoirs et immortalité s’additionnaient, sans qu’on sache réellement leur existence réelle en dehors de cet échiquier. Hadès surgit brusquement dans le continuum de la partie, dans un air guère attrait. Aller au Purgatoire était une chose qu’il haïssait, sa fierté en prenait un coup toujours dotant plus grand dès que le Seigneur des Enfers devait s’agenouiller, réclamer aide et don des sorcières, lui qui était réputé pour être un créateur de miracles par sa générosité aux couleurs du sang…L’orgie orale se stoppa net.
Cette lutte s’était établit sur des règles simples : les sorcières tuaient la famille de celui qui les reniait, et ce dernier, Battler Ushiromiya devait les expliquer par moyens humains, l’ayant déclaré lui-même. Un endroit était spécialement là pour que les affrontements entre vérité rouge, vérité irréfutable, vérité des sorcières s’oppose à la vérité bleue, celles des arguments ne contredisant pas le rouge : « le salon du Purgatoire » : une pièce close, d’assez grande dimension, des sièges noirs en cercle avec à côté des table de chevet de temps anciens, au milieu une même table avec un vase ayant toujours des fleurs dedans, des fenêtres sur chaque mur dans des tons gris, associé à une autre couleur pour le sol.

Béatrice, confortablement installée sur un des sièges de gauche tourna vers regard vers Hadès, dont le regard de ce dernier s’était littéralement tourné vers elle, l’expression neutre tout en restant fortement méprisante, faisant naître un sourire aux lèvres de la concernée qui pouvait sans peine percevoir de la rancune de la part du Seigneur des Enfers. Battler se tourna immédiatement vers celui-ci, après un court instant de surprise, la face gardant cette dernière, guère rassuré de le savoir ici, sa présence lui provoquant un mal à l’aise.
Lambdadelta, présente dans le déroulement de la partie observa Hadès dans un petit sourire enfantin, curieuse de savoir ce qui emmenait le Seigneur des Enfers à se présenter devant eux.
Ronove, droit et debout à côté de sa maîtresse Béatrice s’inclina par respect, les yeux du rival de la Sorcière Dorée ne le percevant guère, remplit de neutralité aux autres personnes dans la salle, son fixement sombre uniquement concentré sur sa concurrente. Il parla, d’une voix qu’on signifiait de froide, dites par obligation, sèchement :

- Le gosse tient à ce qu’il avait prévu depuis des mois soit réalité. Inutile de te dire ce que tu dois préparer.

« Le gosse », surnom qui m’avait été donné par Hadès, dès que j’avais osé, avait eut l’immense audace suicidaire de tenir tête à son égoïsme, sa supériorité, à m’hisser au même niveau que lui ; un terme péjoratif, dit péjorativement, dit avec détachement comme preuve d’obéissance, d’attention, d’importance, la contradiction du Seigneur des Enfers de montrer son attachement. Béatrice l’avait reprit, pour qualifier son admiration bien qu’il demeurait impensable de le deviner au ton de sa voix quand elle le prononçait.

Un sourire impur naquit sur le visage de « la folle » tel était la considération unanime d’Hadès sur moi sur Béatrice, heureuse de ce qui allait se dérouler sur le moment, joyeuse à l’idée qu’elle aurait sa preuve irréfutable que les sorcières existaient. Battler pouvait se sentir impuissant, abandonné par le Seigneur des Enfers, qui malgré sa haine envers son adversaire ne l’aidait pas, ne lui tournait guère une considération. Hadès lui semblait insaisissable, étant pourtant un des premiers à vouloir pactiser avec lui, malgré son puissant désaccord sur la guerre qui les opposait vis-à-vis de moi, mais dont l’issue était tout aussi incertaine, aucun des deux camps n’ayant pour but d’abandonner leur ambition, uniquement quand mon âme franchirait un royaume imprenable pour les deux côtés, une perte immense qui leur procurait un chagrin des plus intenses de n’avoir pas pu me sauver.
Béatrice rit aux éclats, un rire de sorcière aigue qui lui appartenait personnellement, une expression similaire à celle de son rival qu’il avait eut tantôt, son regard allant vers Battler, lâchant dans un soupçon de victoire :

- Savoure le spectacle que tu vas découvrir devant toi, Battler-kun.

- Je n’y manquerais pour rien au monde, Béato, assura le concerné dans une voix certaine.

~

Mes impressions avant le coup de massue ? Je ne préférais point m’y atteler sur le moment, buvant mon thé par petites gorgées dans cette salle du jugement dont j’attendais avec crainte les autres « invités ». Un paysage en bois, avec ses chaises dans la même teinte, deux chaises opposées l’une à l’autre, et la mienne, celle des témoins qui terminait cette étrange triangle. Un écran bien que noir et sans contour était présent derrière moi, son installation faisant qu’il suffisait de bouger la tête afin de visionner les souvenirs qui s’y trouveraient.
Claude…C’était mon unique pensée tandis que je buvais mon thé, en essayant d’oublier cette réalité des faits. Sa défaite entière, l’éclatement d’une vérité fluide que j’aurais aimé ne jamais voir, la révélation sur le pourquoi de ses gestes envers moi…mon cœur se noua.
Effacer son visage de mon existence, mon dernier souhait, après avoir subit le tourment de mots douloureux, Claude avait-il changé depuis ses longs mois où il était seul face à ses péchés, ne pouvant que reconnaître ma victoire ? Ou était-ce une simple illusion ?

Béatrice arriva, dans sa posture habituelle, dans la pièce, mon ancien contractant en faisant de même, assit sur le siège droit, aucunement déstabilisé par les marques rouges qui exprimaient l’emprise de ses fers, ayant ses lunettes qui lui rendait un air compatissant, toutefois, il les retira instantanément, ses yeux se teintant de rouge, les tournant vers moi.

- Danna-sama, quelle agréable surprise de vous voir dans ces lieux.

Prit d’un sursaut, je me sentais faiblir physiquement.
Claude, qu’est-ce qu’il foutait ?
Une raison…une raison valable pour se présenter ainsi devant moi dans son air de meurtrier, pour une voix qui parlait dans une tonalité monotone ?
J’avais peur…j’avais vraiment peur.
Il demeurait impassible, inerte, comme si rien n’avait changé, tout en me donnant un regard représentant la confiance, dans des yeux pourtant rouge exprimant son côté démoniaque sortit. J’étais incapable de savoir la signification de ce regard, toutefois, il ne pouvait guère être sain.
Me tuer…Claude n’avait que ce désir en vue.
Mes jambes se mirent à trembler.
J’étais tellement resté loin de lui, j’avais essayé vainement d’écarter cette page de ma vie, sans y parvenir, il me hantait comme le vieux, il restait dans ma mémoire sans vouloir en sortir, celui qui m’avait berné dans le plus grand des espoirs pour au final me retirer tout ce qui me restait. A cause de Claude, mon gémeau avait frôlé la mort, une mort tellement proche, et pour compenser à ce miracle, j’étais mort à sa place…par sa main…moi qui pourtant lui réclamait que de l’amour, il m’avait offert la mort sur un plateau comme unique récompense.
Une telle ruse, aussi inutile soit-elle, pourquoi l’essayer ? Pourquoi insister ?
M’appeler « danna-sama » après tout ce temps était une injure…

Ce passé avait été érigé comme tel dès que j’avais rendu l’âme, comment pouvait-il espérer le moindre instant que naïvement je m’accroche à lui de nouveau ? Détruire une partie de mon monde merveilleux, c’était tout ce qu’il avait fait depuis qu’il avait été à mon service, il avait même la fâcheuse tendance à m’insupporter encore plus qu’Hannah !
Béatrice tourna son attention sur le mien, cachant certes la vue de mon anxiété toutefois le gardant pour elle, bien que sa pensée semble autre, sa lueur dans les yeux montrant de la compassion, m’obligeant à tenir face à mon pire cauchemar. C’était cruel, et diablement ironique, auparavant lui tenir tête était ma spécialité, n’hésitant pas à lui donner des gifles dès que mon orgueil s’en sentait vexé par ses regards douteux, désormais, je ressemblais à mon gémeau, Claude m’avait laissé un traumatisme, clairement visible, rendant sa présence au limite de mes capacités morales. Je restais le seul des deux à avoir encore la force de me moquer de lui, d’être froidement hautain, en somme, de continuer mon comportement passé.
Je répondis à son regard, en retenant ma haine de l’étriper vif, pour revoir ses yeux à nouveau : celui d’un assassin sans cœur sans remord.

- Alois Trancy II sera notre témoin.

Béatrice avait réagit dès que la tension s’en ressentait, me faisant sortir de ma haine éphémère qui ranimait le monstre. Dommage qu’Hadès ne soit pas là, il m’aurait indiqué précisément mes limites, quoi que…Je serrai les dents. Entre le Seigneur des Enfers et la folle, qui aurais-je aimé comme soutien ? Mon vénéré Dieu n’appartenait pas véritablement à une opinion précise, et vis-à-vis de Claude, son joujou, il en avait déjà régler les comptes, et considérait que je lui avais suffisamment porté quittance…en présence d’Hadès, Claude oserait porter la main sur moi ce qui provoquerait la colère de son maître qui l’anéantirait sur le champ…
Le Seigneur des Enfers…j’eus un instant de suspension dans mes pensées plutôt élogieuses du trait protecteur qu’avait acquit Hadès depuis qu’il avait sombré dans mes tendres mains, le tenant en laisse à ma manière. De l’enjeu que mon premier larbin en avait de ce Jugement ne me concernait point à ses yeux, c’était un retour des choses de la déloyauté effectuée à sa personne. Il serait là en tant que joueur, investigateur.
C’était le cerveau…
Mon visage restait concentré sur celui de Claude, tandis que mes songes s’étaient tournés vers son patron encore à son actif, l’exception qu’Hadès m’avait faite me rappelant à quel point le Seigneur des Enfers était cruel, le plus cruel d’entre tous, dans la force physique, et dans une stratégie qu’il maniait parfaitement. A force de lui parler comme un ami, d’apprécier ses douces apparences en savant des vérités douces, j’en avais oublié cette réalité…Et Béatrice…de près, je préférais encore supporter Hadès qu’elle.
Mais m’ayant eut largement comme élément perturbateur à chérir, elle savait parfaitement mes craintes sur le sujet, de pourquoi j’avais prit tellement de temps à me décider. Elle était au courant du risque que je prenais à nous remettre face à face.
Claude attendait, m’examinant, un sourire aux lèvres narquois.

- Danna-sama semble avoir une rancœur à toute épreuve, malgré que son cœur ne puisse en supporter autant.

- Le Jugement va désormais s’abattre, détruisant ainsi tous les amas de mensonge pour ne laisser que la vérité pure, la vérité blanche qui sera teintée de rouge que personne ne pourra dénier. Claude Faustus, vous êtes le principal coupable des péchés auquel vous êtes accusés, sur lesquels vous avez l’obligation de vous expliquer dans les moindres détails, sans mentir, sans hésitation, sans même un brin de silence. Chaque dire que vous prononcerez pourra se retourner contre vous, car ce seront les faits qui jugeront. La dénier sera vous condamner au néant, ne pas l’admettre sera vous enlever ce qui vous tient le plus à cœur dans votre vie d’aujourd’hui. Vous avez la permission du bleu pour les explications, mais les questions devront être répondues par le rouge, contraint à énoncer la vérité réelle de ce fait. Règles sur lesquelles vous n’avez aucun droit de retrait, que vous devez vous soumettre que cela vous déplaise ou vous plaise ! Moi, Béatrice, Sorcière Dorée sera votre juge, et Alois Trancy II ici présent mettra à nu l’affaire qui vous concerne en tant que principal témoin des faits. Je déclare que le Jugement commence maintenant ! Coupa violemment Béatrice dans une voix cynique.

La Sorcière Dorée prenait plaisir, cela s’entendait au fur et à mesure dans la tonalité de sa voix, à déclarer son long discours mettant en place les règles non négociables du Jugement. Ce geste eut pour effet de refléter la véritable nature de Claude, perdant le peu de compassion qu’il avait eut pour moi pendant un court moment, tout ceci s’était définitivement détruit.
J’eus enfin ce regard : de haine immense, de désir de me voir mort, qui fit emballer mon cœur au souvenir d’une vision où seul mon sang était visible, donnant cause d’une mort davantage cruel que la première, cette dernière m’ayant fournit irréversiblement une marque éternelle d’étranglement sur ma gorge, comme un tatouage de la fin de mon état de mortel, pour me rappeler d’avoir perdu cette vie en ayant eut raison : un jour, je n’aurais que la mort sans option, sans l’avoir décidé…Je devais me calmer, vexé que Béatrice négligeait néanmoins un temps soit de ma personne pour ne pas réagir face à mon début de panique…
Ce fut ses mots qui pourtant me calmèrent petit à petit, rattrapant soudainement le tic d’Hadès de dessiner sur mon visage un sourire de satisfaction sur toutes les lèvres, affrontant son regard hautain. Oh, comment oublier que désormais, j’étais son patron, et qu’il était, en plus, sur mon territoire, sur mes terres ? ~ Hadès ne s’était-il pas soumis gentiment à moi, et Béatrice n’avait-elle pas dû contenir une bonne partie de son égoïsme pour se prosterner à mes désirs ? A côté, Claude n’était qu’un démon des enfers, anciennement favoris de mon futur prédécesseur je devais le consentir, mais désormais, celui qui allait le gouverner, c’était moi, celui qu’il avait tué ? ~
Pourquoi avais-je aussi peur ? ~ Une vérité route, une petite plainte auprès Hadès, et il était fini, effacé de ce monde à jamais, d’une façon aussi simple ~ Vraiment, cela devenait captivant, allons voir comment mon ancien contractant allait s’expliquer ~ Il ne pouvait que craquer dans mes bras n’attendant que son être déchiré par les morceaux de verre que je lui transmettrais, qui rendrait son corps à sang, tandis que mes paroles détruiraient son esprit dans la pénombre pour faire sortir la réalité de sa personne ~

- Alois Trancy II ici présent a été tué par Claude, poursuivit Béatrice, faisant apparaître sa pipe qu’elle pointa vers Claude.

- Il existe plusieurs Claude en ce monde.

- Il existe un seul Claude Faustus, pouvez-vous le dénier ?

Un premier instant de silence. Béatrice n’avait guère eut la patience de laisser traîner le sujet, et elle semblait entièrement d’attaque à dévorer Claude dans ses griffes sans qu’il puisse lui échapper. Elle s’était jetée sur la vérité de mon assassinat, le sujet le plus important et le plus tabou de ce Jugement…

- Non, répondit Claude après un temps de pause ce qui lui procura dès cet instant de l’anxiété.

- Vous avez l’autorisation exceptionnelle d’expliquer comment vous avez agit avec notre victime qui a porté plainte, avant de rentrer dans le vif du sujet.

- J’ai toujours été un maître fidèle, loyal, au bon désir de mon maître, lui déclarant comme il le désirait « Yes, your higthness » à chacun de ses ordres, le protégeant du mieux que je pouvais, tendant à chaque instant à réaliser ses souhaits.

Si j’avais pu le tuer du regard à ce moment, je l’aurais fait. Ma haine avait enflée...
Un terrain dangereux il s’était mené, par des paroles en bleus dont il savait le symbolisme, son rejet en rouge exprimant de ce fait que ce n’était guère vrai…le rouge…les sorcières avaient ce pouvoir de permettre aux autres espèces de l’utiliser, à une condition notable, ils ne pourraient jamais mentir. Cela leur était prohibé dès l’instant où ils pouvaient toucher ce pouvoir, Claude ne faisant pas exception…

- Pouvez-vous le confirmer en rouge ?

- Non, fut la réponse de Claude après un instant de silence, tandis que j’élargissais mon sourire sadique face à la naïveté de mon ancien majordome qui pensait s’en sortir.

- Avez-vous déjà failli à votre rôle de majordome ?

- Oui.

- Avez-vous été incapable de protéger convenablement votre maître Alois II ?

- Oui. Alois II n’est pas mon unique maître.

- Quel est donc votre autre maître ?

- Alois Trancy, de même prénom, un sang-mêlé.

- Avez-vous eut une préférence pour l’un des deux dans le passé ?

- Oui.

- Expliquez.


Nouveau blanc. Claude prit brusquement conscience les pièges dans un tel Jugement, toute piste était étudiée au peigne fin, tout élément demandait explication, et rechercher à démentir revenait à se donner ses propres coups dans le dos. Curieusement, cette prise de conscience le fit sourire sadiquement, ne comptant guère en démorde même piégé, décidant de jouer de mise sur un détail qui pouvait le sauver :

- Alois semblait le mieux promu des deux à combler les désirs d’Hadès.

Une vérité sans être une…un début de notre confortation, une déviance du sujet…J’en restais muet de choc, il avait prit l’immense risque de contrer l’autorité de Béatrice, sans dire exactement ce qu’il pensait exactement de nous, comme une demande indirecte que je le détache…comme si je pouvais avec son regard, qui toujours dans sa haine, fit percevoir du défi, que je lui rendis. Tellement amusant ! J’espérais de tout cœur dans une espérance vaine qu’Hadès ne voit pas ce Jugement…quoi que sa réaction en dise gros sur ce qu’il pensait réellement, de son avis réel sur moi, ce qui me faisait laisser un arrière goût de crainte, idem avec Béatrice dont je savais qu’elle n’allait guère être de mon côté entièrement face à Claude.
Ce Jugement allait encore devenir une excuse pour la guerre entre mes deux larbins...Stratégiquement, en y repensant, j’étais dans la mouise.
Un fou rire me coupa dans mes pensées, celui de la folle qui en était revenu à la même conclusion que moi, ne s’étant guère attendu à une telle contre-attaque, mais décidant de l’utiliser, sa folie s’augmentant d’un coup dans le ton de sa voix :

- Vous avez donc obéis aux désirs d’Hadès ?

- Oui.

- Quel était le désir d’Hadès ?


Claude s’était imposé lui-même sa première défaite, prit de sueurs froides qu’il tentait de dissimiler, provoquant un silence de plomb. Béatrice ne le fit point tarder, pointant sa pipe sur l’écran qui s’alluma. Je tournai la tête pour la voir, ayant eut le temps moralement de digérer ses paroles de tantôt dont j’essayais au maximum de ne pas me faire avoir par mes émotions douloureuses. La folle eut l’accru de son sourire, l’expression de mon ennemi se décompensant, la Sorcière Dorée avait ranimé un passé dont il ne voulait plus en entendre parler. Je ne pouvais que le deviner, dans ce souvenir, ce que j’allais y voir, c’était Hadès…dans tout son comportement d’ordure auquel il en tirait une fierté d’égocentrique…

Le royaume des Enfers, cette cathédrale qui avait désormais des airs de château dans son intérieur, le lieu de vie d’Hadès depuis qu’il s’était réincarné, un faible souvenir d’Alone, son réceptacle humain demeurant en lui, toujours et encore, sans qu’il puisse l’anéantir, l’âme du Seigneur des Enfers ayant prit effet toutefois sur tout son organisme.
Personne n’avait pu empêcher son éveil, personne n’arriverait cette fois à le forcer à retourner dans son sommeil.
Dans une pièce noire, n’ayant qu’un trône, Hadès y séjournait, une harpe était à côté de son siège royal, Pandora près de son maître dans un air sombre. Une posture odieuse et fière siégeait sur sa face, la porte s’ouvrant doucement, faisant entrer Hannah qui semblait tout intimidée et Claude qui ne semblait guère comprendre la requête de son maître. Un papillon doré ferma la marche, allant s’installer au fond de la salle dans des ronds réguliers, dont Hadès en perçu la présence mais ne la fit point partir, donnant un accord indirect au regard du Purgatoire sur ses actes, se retenant de rire à cette observation.
- Voilà donc mes deux conviés, fit la voix sifflante d'Hadès.
- Vous nous avez demandé, maître ? Demanda calmement Claude, tandis qu’Hannah regardait Hadès.
Un claquement de doigts fut l’unique réponse, l’apparaissant de deux miroirs surgissant : respectivement moi et mon gémeau, dévoilant notre avancement peu après le terme de la première page de notre vie, la mort de Luka. Deux visages au teint pâle, les yeux vides, l’insouciance perdue à jamais. Alois déambulait sans but, la lueur dans ses yeux vagues comme s’il se retenait de fermer les yeux pour ne jamais se réveiller. J’étais dans les restes du village, dans les restes de ce village qui avait brulé, le corps de mon adorable seul ami ayant disparu, ternissant ma raison de vivre. Pour être partit uniquement quelques minutes, j’avais perdu tout ce qui me restait…véritablement tout…

Une profonde indifférence s’était installée sur tous les visages, Claude ne fit qu’hausser un sourcil, Hannah se faisait toute petite sans pour autant nous regarder comme si nous lui faisons honte, Hadès n’avait point changé d’expression. Hannah était curieuse, impatiente les souhaits de son maître, ce dernier qui avait approuvé son offre, cela ne pouvait que signifier une chose : une nouvelle partie d’échec allait se dérouler, elle allait pouvoir faire ce qu’elle voulait tout en obéissant au Seigneur des Enfers.
- Ces gamins m’intéressent, et manquant de divertissement, je tiens à ce que vous les surveillez en vous arrangeant à ce que je ne m’ennuis pas. Je tiens à tirer profil du jus des fruits qui muriront du potentiel de ces gamins, déclara dans une expression sadique Hadès, un large sourire aux lèvres.
Hannah s’en était ravie, un sourire le prouvant naquit immédiatement, sa posture timide n’existant plus. Claude semblait troublé, il ne comprenait pas l’intérêt soudain. Sourcils fondés, il était débité.
- Hannah tient à tenir un œil sur ces gamins, m’ayant elle-même proposée de me fournir un divertissement égale à ma notoriété, ajouta Hadès sur le même ton.
Un simple détail qui fit tout changer. L’air surprit de Claude s’évapora, se changeant en expression victorieuse, conquise. Hannah s’inclina profondément, sa voix se faisant douce, plein d’amour envers son maître pouvant se faire sentir :
- Vos désirs sont des ordres, maître.
- Je changerais les souhaits de mon maître en réalité, s’inclina à son tour Claude, fermant ainsi le début de la partie d’échec.


~
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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Jeu 23 Fév - 13:58

-1 260 mot-

Amélioration nette, avec beaucoup de précision, j'aime beaucoup ! Tu écris bien, et je n'ai que peu de détails à te reprocher, quelques fautes d’inattention et toujours les mêmes répétitions des mots. Pas bien grave, ça peut même donner un effet au texte. Sur ce que j'ai lu pour l'instant de ta modification, je n'ai vraiment rien à te reprocher si ce n'est quelques futiles détails. Oui, les détails font la beauté de la chose, mais cette fois-ci ils sont vraiment pas bien importants. Alors je te dis Good Game ! La mise en forme est vraiment réussite, j'aime beaucoup. Sache qu'habituellement, je suis intransigeante pour les écrits, mais là, j'aime vraiment et je n'ai pas beaucoup de points négatifs à te fournir.

-1 260 mots jusqu'à la fin-

Et là...C'est le drame. Non, j'déconne. Bon ! J'ai vu plusieurs fautes d’inattentions, mais une m'a frotter le nez: "Savant","Sachant" non ? -Je ne sais plus quelle ligne- Il y a plusieurs petites erreurs comme ça à corriger mais sinon, that is perfect. Relis bien ton texte Que tu vois à quel point j'ai pu souffrir de ce pavé pour que tu puisse corriger ces petites fautes. Sinon j'aime toujours, très bien écrit, rien à dire. Joker ~
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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Dim 26 Fév - 10:37

Comme promit, bout par bout /O/ Certains seront plus petits que d'autres, je préfère le préciser d'avance ! Bonne lecture !


~

Ce premier souvenir ne faisait qu’éprouver une satisfaction des plus folles à Hadès, le Seigneur des Enfers s’étant installé sur l’un des sièges vides, qui s’entrevit par un immense rire sadique. Ce premier souvenir avait sonné comme une déclaration ouverte de sa victoire qui se dessinait, emmenant nostalgie au Seigneur des Enfers qui ne pouvait s’empêcher de profiter de la pièce de théâtre qui faisait œuvre dans ce Jugement, où chaque nouvel acte amplifierait son orgueil. Installé bien confortablement, il attendait les coups suivants, comme une vérification d’un plan préétablit dont il avait soigneusement posé chacune de ses pièces, ayant manœuvré chaque mouvement de ces derniers comme un commandant d’un bateau aux mains de son gouvernail. Claude s’était infligé de sa propre volonté le premier couteau dans le dos, ce qui ravissait un plaisir enfouie de moquerie chez Hadès, trouvant l’un de ses favoris soudainement misérable, pathétique. La tête décomposée de son deuxième instrument était d’une jouissance sans égale. Un rire qui fut l’unique bruit dans ce silence cinématographique, qui faisait la nouvelle ambiance du salon du Purgatoire. Un écran était apparut, exprès pour diffuser en direct ce qui se déroulait dans cette pièce conçue à cet effet.

La Sorcière de la Certitude ne déplorait aucunement ce spectacle, un sourire aux lèvres qui équivaut à la cruauté d’Hadès à chaque dires de son ennemie Béatrice, son regard aiguisée et malsain tournée vers Claude dont elle jugeait de sa prestation par ses réactions et diverses expressions. Son avis sur mon ancien majordome ? Elle le trouvait attendrissant, un parfait divertissement pour elle. Lambdedelta pourrait ainsi distinguer la valeur de Béatrice. Une sorte de test avec sa rivale, pour juger de ses capacités, un énième coup.

Ronove s’était mit à côté de Battler, droit comme un piquet, l’air intéressé.
Virgilia apparut à son tour, devant le contractant de son apprentie, ainsi que devant l’adversaire de cette dernière, qui était débité dans le mauvais sens par le combat qui se tramait devant eux. Le survivant des Ushiromiya officiel, face à ce souvenir qui s’était déroulé, s’exclama écœuré :

- Quelle…quelle cruauté !

C’était cruel, ça l’était sans peine.
Une illusion de Battler s’était vraiment écroulée.
Il y avait un morceau de rêve, d’espérance qui s’était installé en lui, en percevant avec admiration le comportement protecteur d’Hadès, mais en voyant ce souvenir, il n’y croyait plus…ni même à une probable confiance qui pouvait porter au Seigneur des Enfers, qui d’après lui, se servait de moi comme faire valoir au-delà du fait que je l’avais remit à sa place.

La réaction de Battler augmenta le rire perçant d’Hadès qui était tout victorieux, ce geste aucunement dénudée de sens vu qu’il semblait avoir attendu longtemps ce moment.
L’Ushiromiya tourna son regard vers le Seigneur des Enfers, celui dont il réclamait l’aide désespérément indirectement et celui qui, comme Béatrice, jouait avec l’existence humaine sans plus d’intérêt, sans porter d’importance à ce que représentait « la vie » pour les mortels, dans un fixement de haine. Il n’y avait rien de drôle, d’où venait la raison de ce rire ?Battler grinça les dents, se retenant d’aller dire ses quatre vérités à Hadès qui prenait son orgueil trop à cœur.

- Maître Hadès prends plaisir à des jeux dangereux, similaire à ceux de Béatrice. Les gémeaux dont vous ressentez de la compassion ont été les cibles principales, et désormais qu’Alois II est dépassé le stade des mortels, il fait vengeance de ces douleurs passés, déclara doucement Virgilia.

- Certes, mais cela n’excuse en rien le manque d’humanité pour eux, déclara fermement Battler.

Ronove se mit à rire doucement dans un rire aucunement méchant, amusé par l’entêtement de Battler sur le sujet, et l’insistance de Virgilia qui avait été inutile :

- Battler-kun est par sa nature humaine, profondément touché par la condition des gémeaux. Je doute qu’il puisse comprendre l’intérêt que vous avez à suivre cette affaire, Lady Virgilia.

~
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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Mar 28 Fév - 8:00

Merci Law ! En effet, je me suis trompée, c'est dénuée de sens XD
Suite avec impatience, la voici, et c'est assez volumineux comparé à la petite suite 8D
La suite suite viendra prochainement ;D


~

Une angoisse s’était installée dans la pièce, une tension lourde qui n’était guère prête de s’alléger, Claude s’était déstabilisé, l’œil troublé face à Béatrice mais demeurant haineux à ma présence, une sensation d’injustice l’avait éprit tandis qu’une lueur dans ses yeux indiquait qu’il se sentait trahit, à la fois par moi et par Hadès. Une fournaise prête à exploser s’était ancrée dans mon ancien majordome, une haine qui ne cessait de doubler…je percevais assez clairement l’objectif de la Sorcière Dorée : le forcer par ses ressentiments à émettre, quand ce sera l’heure, sa pensée véritable sur ma personne tout en reconnaissant indirectement sa culpabilité. Ce premier souvenir me le laissait guère indifférent, je savais pertinemment que ce serait l’exode d’une très longue liste, et cette fois-ci, les mots ne me protégeront plus, je verrais la malédiction d’Alois…tout comme je reverrais ma propre mort, et ce moment hasardeux où nous nous étions rencontrés, où en l’espace de quelques jours, Alois avait été heureux, heureux comme je n’aurais jamais pu l’être, avant que tout s’écroule…

- Surveiller les deux Alois… faire ressortir le potentiel de ces derniers…tout en procurant un divertissement à Hadès-sama… dû reconnaître Claude la voix tremblante, coupant ce silence pesant.

La tonalité de Béatrice ne faiblissait pas, au contraire, une sureté dans ses dires s’entendaient plus qu’elle prolongeait ses interrogations, sa voix devenait caverneuse, encore plus froide. Tandis que celle de Claude semblait se diminuer, similaire à un petit enfant timide.

- Avait-il des limites à ne pas franchir ?

- Oui.


Les deux démons des enfers, les deux favoris du Seigneur des Enfers se relevèrent, étudiant la réaction de leurs maîtres en attente indirecte d’ordre, un air sérieux naquit sur leurs visages. Claude paraissait être le plus stressé, le plus inquiété de ce silence, demandant avec respect et sensualité à son maître, lui dévoilant ainsi une preuve de loyauté des plus sincères, une soumission qu’il avait accepté depuis bien longtemps :
- Sommes-nous limités dans nos agissements, Hadès-sama ?
Un haussement de sourcil apparut sur le visage du concerné, qui élargit peu après son sourire, sa voix tonnant comme du tonnerre, sous-entendant ainsi que cela lui tenait à cœur, qu’essayer de le désobéir sur ce côté-là revenait à recevoir une punition suprême :
- Oui. Obéissez toujours à mes ordres, et veillez me voir dès que vous avez une idée en tête que je dois approuver ou laisser de côté. Ne faites rien d’inutile, ne tentez rien pour vous-mêmes. Je vous interdis d’essayer un seul instant de vouloir tuer ces gosses.
Hadès avait insisté dans une tonalité profondément sombre sur sa dernière phrase, qui avait provoqué un mal à l’aise chez Claude. Une question frôlait ses lèvres, toutefois, le regard persistant du Seigneur des Enfers le dissuada de l’émettre.
- Bien, s’inclina à nouveau Hannah dans une tonalité qui affirmait que les consignes de son maître étaient évidents, qu’il était même aucunement envisageable de s’en prendre à nous.
Le questionneur demeura un instant sans rien dire, prit dans une confusion qui le perdrait, faisant mine de ne pas la montrer, demeurant toujours autant insensible aux yeux de son maître qui savait, qu’intérieurement, il se sentait troublé, envahit par un doute, par la raison de la sécurité de ses enfants. Pourtant, quelques secondes à peine, Claude s’inclina à son tour, plus bas qu’Hannah, sa pensée toujours tournée vers sa sollicitation : quel intérêt avait Hadès de nous garder vivant ? Le Seigneur des Enfers ne s’attachait à personne…Quel était donc le facteur de cette exception, que planifiait Hadès ?


Une réminiscence dont ne voulait aucunement se rappeler Claude, et désormais face à ce fait, sa colère avait triplée. Etrangement, c’était davantage envers son maître, qu’envers moi…L’étau s’était resserré devant lui, mon ancien contractant avait prit conscience que la boucle venait d’être bouclée…sans le vouloir véritablement, je venais de me rendre compte à quel point Hadès avait été astucieux envers moi tout en manipulant ses propres favoris.J’eus un instant de réflexion, un doute soudain sur le fait que le Seigneur des Enfers avait sûrement prévu, anticipé, un cas possible de trahison, que ses deux adorables pions ne soient pas dans son camp en décidant d’agir par leur intérêt pour me sauver de mon pétrin, ce qui expliquerait cette solution de les condamner d’une manière sûre en m’utilisant pour…

Il avait laissé Claude avec sa confusion, tout en l’ayant vu, mais n’avait rien fait à part lui sourire au nez, comme s’il avait défié son outil d’aller découvrir son objectif, ce qui était concrètement impossible. Bien que si mon doute était exact, personnellement, je n’avais pas à m’en plaindre, cela m’avait aidé, toutefois, cela symbolisait aussi qu’Hadès n’avait aucun sentiment, aucun remord à châtier ses propres alliés sur long terme s’il considérait que sur ce temps donné, ils agiraient contre sa volonté. Ce trait comportemental du Seigneur des Enfers, stratégiquement, je l’avais perçu à travers son jeu avec Lelouch, qu’il l’avait manipulé, qu’il manipulait encore maintenant alors qu’ils étaient alliés, Hadès n’ayant aucunement faibli dans son ambition d’avoir Lelouch sien pour son Pouvoir des Rois, le Geass. Le Seigneur des Enfers tentait de faire la même chose avec moi, mais y arrivait peu surtout avec ma menace qui lui pesait sur le nez qui l’obligeait à agir avec dotant plus de délicatesse en me caressant dans le sens du poil, se retrouvant de ce fait piégé entre Béatrice et Lelouch qui comptaient aussi recevoir leur part d’orgueil et d’égoïsme à travers moi sans tomber encore plus dans mes crocs, ce qui compliquait la manipulation.

Lelouch…
Mon regard se tourna un instant vers mes camarades dans cette pièce, Claude qui avait les sourcils foncés contrôlant une haine intérieure, Béatrice ayant un sourire victorieux, Hadès aucunement présent pour me soutenir. De mes trois larbins, cet égoïste d’Empereur de Britannia était le mieux, même par rapport à Hadès, ceci étant sûrement dû à sa nature quelque peu humaine pour l’ordure qu’il était. Son appui, sa surveillance paternelle m’aurait été utile…à moins que ce dernier était déjà en train de nous observer, dans son quartier général, c’était tout à fait plausible, ce qui le singularisait était son individualisme après tout ! Je ne pu retirer un petit rire intérieur amusé, si le Seigneur des Enfers avait une réaction inconcevable envers moi, mon adoré Lelouch irait, sous mes anciens ordres catégoriques, lui remonter les bretelles ! J’inspirai intérieurement, allons bon, j’avais trois salopards comme domestiques, songer à un caractère irréprochable et de l’affection illimitée était illusoire !

- Autre chose à dire ?

- Nous ne sommes pas les seuls coupables dans l’affaire concernant les deux Alois. Vous l’êtes aussi, Béatrice, la Sorcière Dorée !


J’eus soudainement envie d’un fou rire, bien que je me retenu, la naïveté de Claude sur le moment était hilarante. Il était tombé tête baissée dans le piège de Béatrice, déclarant lui-même qu’il était coupable, certes, il n’avait pas été le seul, mais il l’avait avoué de ses propres mots, et même si la Sorcière Dorée restait silencieuse sur ce détail, elle ne tarderait aucunement d’y revenir. Un rire énorme éclata provenant de Béatrice qui n’avait pas pu se retenir, un sourire d’amusement et d’arrogance, démontrant toute la sauvagerie dont elle pouvait faire preuve. Claude, étonnamment, tourna vers son regard vers moi, une voix froide de mauvaise humeur sortant de sa bouche, se faisant véritablement agressif, et c’était étrange que pour une fois, malgré tout son regard haineux pour ce qui lui avait fait, ce qui lui avait empêché de faire, il ne me comprenait pas, il ne comprenait pas pourquoi je restais autant attaché à des personnes aussi peu recommandables, et c’était surprenant de sa part, vraiment surprenant, mais cela n’était pas une cause suffisante pour faire comme si tout ce qui s’était déroulé n’avait pas eut lieu :

- Danna-sama devrait punir ceux qui sont véritablement coupables de sa triste existence, pas ceux qu’il croit l’être.

Le fond était en partie bon, il ne cherchait pas à me reprocher le tout, non, il essayait de me prévenir. Oh apparemment, mon doute paraissait être exact, Hadès avait vraiment osé sacrifier ses propres pions dès le début du jeu ? Une partie de moi fut réconforté dans cette supposition, que j’avais déjà mit en place il y a longtemps, le Seigneur des Enfers s’était plusieurs fois trahit, et sa franchise m’en avait dit beaucoup. Une simple petite phrase de rien de tout avait été le déclencheur de cette hypothèse, que j’avais cherché à vérifier à ma manière : « Ta mort, est-ce que je m’en moquerais si ça venait à arriver ? Alois II, j’ai besoin de toi vivant, sans que tu sois attaché aux sales bottes de la folle, toutefois, je tiens à ce que tu m’appartiennes, donc, d’une certaine façon, si tu meurs et que j’ai accès à ton âme, j’en serais tout autant satisfait. », oh comment l’oublier cette phrase tandis que ma maladie intérieure était en train de me rogner, et pour applaudir Hadès, non, il ne m’avait pas laissé dans cet état comparé à Béatrice où le Seigneur des Enfers avait dû, bien avant que je tombe malade, aller négocier avec elle pour éviter que je tombe dans ses mains, c’était qu’il était sérieux sur ce domaine ! Ah la la, je pensais que Claude me trouvait davantage intelligent, avais-je l’air aussi naïf face à ses plus grandes figures qui étaient plus âgés que moi, et qui accessoirement avec plus d’une case en moins ?

Vu la manière qu’il m’avait dévoilé cela, je me sentais affreusement vexé. Me croyait-il idiot ? Pensait-il vraiment que c’était que pour mon joli corps et mes beaux yeux que les trois concernés s’étaient agenouillés devant moi, obéissant à mes ordres même quand ceux-ci les déplaisaient ? Je me forçai pour ne pas rire, laissant ma haine m’engloutir, il aurait sa dose de moquerie avec Béatrice, et je prendrais l’immense plaisir d’aller ajouter ma couche quand j’en aurais le droit. Hadès avait été le premier à recevoir ma sentence dans un pacte piège, Lelouch était devenu mon pion peu après tellement éblouit par mon coup de gloire envers Hadès dont il en savait déjà l’issue qu’il avait voulu en tirer profil et s’était fait royalement descendre dans son estime, et pour Béatrice, ce fut dès mon entrée officielle dans le jeu du Purgatoire qu’elle eut sa remise à de qu’elle valait pour m’avoir causé elle aussi de nombreux tords. Je m’exclamai, scrutant Claude dans les yeux, la tonalité enragée, vexé qu’il ose prétende que je m’attaquais aux mauvaises personnes dont il avait eut vent avec 85% taux de probabilité des coups en question tellement que ceci ne pouvait que mettre dans tous ses états ce pauvre Hadès :

- La ferme !

Le rire de Béatrice se finalisa, laissant paraître un large sourire satisfait. Elle laissait Claude espérait, elle laissait le petit loisir de mon ancien majordome de l’affronter, cela revenait à se mesurer à la hauteur du Seigneur des Enfers indirectement, ce qui ne pouvait que lui être plaisant. L’espérance que mettait le démon des enfers était vain, nul, ce qui lui rajoutait du divertissement. Elle décida d’entrer dans son jeu, en commençant indirectement le sujet central de ce Jugement, ne se voilant pas la face n’ayant à ses yeux aucune raison de le faire, l’avouant donc, devant sa victime, devant son bouc-émissaire qui était le condamné, devant ses rivaux, devant ses camarades sorcières qui la contemplaient avec intérêt :

- Je le reconnais.

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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Mer 11 Avr - 20:31

Commentaire de ta mère :

La rédaction :
Alors, me voici donc. J'ai lus la description des personnages, avant, puis je l'ai relus après le récit. Afin d'être sur de ne pas me tromper sur telle ou tel identité. Certains sont très bien incarnés, notamment Claude et Béatrice ainsi qu'Alois, mais quoi de plus normal. Donc, je serais totalement impartial sur mon jugement. Commençons par la rédaction du récit en lui même, sans parler de l'histoire, juste les lettres. Personnellement, j'aime beaucoup ton écriture, ta manière de retranscrire les mots et de faire passer cette énergie. Cela nous prends aux tripes et cela reste pendant longtemps. On est comme aspirer dans ton histoire, et alors, nous ne sommes plus de simple lecteur, mais nous réfléchissons en même temps que les personnages, nous sommes eux, perdus, ou bien même spectateur et témoin de la scène qui se déroule sous nos yeux. En un mot : fabuleux. Bien que parfois, les fautes de frappes nous attaquent les yeux, ou encore des mots inversés et répétés. Tout le monde fait ce genre de choses et de fautes. N'étant pas française, je ne saurais te dire s'il y avait des fautes d'orthographes, mais soit surs que dans mon pavés, il y en aura...

L'histoire : Bien, maintenant, passons au scénario. Je suis assez perturbé par ces deux Alois, et j'ai du mal à les discerné malgré leur différence. Claude est puni, soit, mais d'après mes connaissances, l'enfer se fiche pas mal des erreurs commises par ses démons, alors pourquoi autant de monde autour de cette affaire? Ensuite, il y a cette histoire de jeu entre la sorcière doré et Hadès, bizarrement, j'ai plus l'impression d'assister à un duel de couple du style "si je réussis à faire telle chose à machin, tu feras la vaisselle pendant un mois!" Oui ta mère à beau être ta mère, elle n'en reste pas moins quelqu'un de stricte et sévère. Donc je disais, l'histoire entre ces deux là semble légèrement comment dire... euh... une sorte de paris? C'est comme une histoire qui raconte une histoire qui raconte une histoire etc...

C'est la même chose coté manipulation. Béatrice et Hadès manipulent les Alois, qui s'occupent de faire de même avec Claude et Hannah, bref, quelqu'un manipule-t-il la sorcière et le dieu des enfers? Pour savoir à qui je vais avoir affaire après. Le procès en lui même est superbement bien fait, le jeu des couleurs est très bon, ce qui permet, en effet de voir qui ment et qui dit la vérité "épisode spécial pacque d'amour-sucré?" bref, c'est fluide et en même temps très complexe. Le plus drôle serait de tout décortiqué pour trouver le véritable meneur du jeu, autrement dit, le vrai juge, les vraies victimes et les vrais coupables. Car évidemment, on peut toujours se douter qu'il y a quelqu'un qui tire les ficelles, je propose Lelouch et l'enseignante de Béatrice, parce-que ces deux là devraient bien s'entendre. Mais hormis cet immense procès, et ces jeux entre êtres surnaturels, peut-on savoir comment un cadavre (Alois II) a-t-il put réunir tout un conseil et inculpé deux démons de fraude si j'ose dire? Comment, en sachant que cela à du se passer sur terre, tout cela a-t-il put avoir lieu? Il y a donc une taupe dans le camp d'Hadès? ou est-ce encore une manipulation afin d'inculper Claude d'une autre faute?

Ambiance globale : C'est un très bon récit, qui force à la reflexion, la preuve, je déblatère dessus depuis un bon moment. Donc, je disais, que c'était agréable à la lecture, un peu fouillis au niveau des personnages, peut-être faudrait-il faire des descriptions interne aussi? M'enfin voilà, j'aime beaucoup, je commente beaucoup aussi, mais c'est mon rôle de mère après tout. J'espère que ton esprit n'est pas aussi torturé que cette histoire, sinon je vais vite devoir prévenir un psy ^^ Voilà commentaire fait, avec un peu de retard, tu m'en vois navrée...

PS : Si comme je le pensais, Hadès et toute la marmaille sont manipulés, je suis sure que c'est encore un coup de Drosselmeyer et de ces ficelles infernales!



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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Mer 11 Avr - 21:28

Angel => ton fils a savouré ton commentaire <3 Très plaisant à lire, et fort heureux que tu aies aisément assimilé la complexité malgré ce " Jugement " qui pourrait être commun.
Je suis très rassuré par rapport à la forme de ce récit, j'en suis tout heureux <3
Bon nombre de tes questions, principalement les dernières trouveront les réponses dans les suites, vu que ce seront des points qui seront abordés. Tu as merveilleusement perçu le règlement de compte entre les deux grandes figures immortelles <3
Une question va cependant trouver sa réponse, voire deux. Est-ce qu'Hadès et Béatrice sont manipulés pour une personne extérieure non traitée ? Non. J'ajoute que Lelouch et Virgilia sont en position basse dans la manipulation, ce qui réduit l'effectif des cerveaux.
La deuxième interrogation auquel je répondrais concerne la question qui t'est venue, comment cela se fait que ce Jugement se déroule sachant que cela a eut lieu sur la planète bleue ? Simple à répondre, ce procès se déroule bel et bien dans le royaume des morts. Je prends en note pour le développement des sentiments ainsi que les pensées si possible des autres personnages. Je te préviens d'avance, plus cela va avancer, plus les zones d'ombres vont devenir lumineuses, mais à quel prix ~

Ayant fait exprès de couper pour garder le suspens, voici donc la suite, qui déclare quasiment la fin de cette grande introduction de ce Jugement. Ceci n'est aucunement spoiler, car je devine que cela devenait logique, après ce passage, les souvenirs deviendront récurrents. La question de comment nous en sommes arrivés à là, de comment je suis parvenu à les juger, de si oui Claude n'est il pas encore de se faire manipuler une seconde fois, va y trouver sa réponse. Je vous conseille aussi de vous porter au jeu du spectateur Battler en parallèle, pour vous aider dans la complexité de ce Jugement qui est relayé sur trois côtés bien distincts <3 Bonne lecture <3
Si l'envie vous parvient après d'aller faire de la bouillie de Béatrice, et d'aller placarder Hadès, ceci est entièrement normal <3


~


- Je le reconnais.

Une phrase d’ouverture de la bataille, l’exode de la guerre entre Lelouch, Béatrice et Hadès qui s’ouvrait à nouveau, un jugement de chacun d’eux dans leurs agissements, un bilan ; c’était ce qu’elle représentait. Car tout aurait pu s’arrêter à cette phrase, mais ce ne fut pas le cas. Il eut un souvenir, dont je n’avais pas connaissance, un coup jamais dévoilé par Béatrice, aussi indirectement soit-il, mais qui était puissant, le plus puissant de tous. L’invitation de la défier venait de s’ouvrir, une lueur dans les yeux demandant à Hadès d’arriver à son niveau, d’humilier Lelouch pour sa faiblesse par rapport à elle.

Dans une pièce consacré entièrement à la magie siégeait le tableau de Béatrice, le même qui traînait aussi dans le manoir des Ushiromiya, bien mit en valeur en fin de la pièce, à côté, un écriteau, une épitaphe, à la fois similaire et différente de celle qu’il y avait à Rokkenjima :

Au-delà d’un chemin, toi mortel qui cherche l’immortalité
Soit éprit par la magie dont seul toi seul en connais la signification

Pauvre voyageur, toi qui recherche la clé de la Terre Dorée
Résout la tragédie prochaine en y détruisant l’illusion

Le drame prochain est la clé
Pauvre fou, essayez de la résoudre

Au premier crépuscule, l’enfant chéri disparaîtra emporté mystérieusement
Au deuxième crépuscule, un miracle viendra quand tout sera perdu
Au troisième crépuscule, façonne le monstre des ténèbres
Au quatrième crépuscule, les apparences seront trompeuses
Au cinquième crépuscule, cherche la vérité dans les mensonges
Au sixième crépuscule, le maître du jeu gouvernera le destin
Au septième crépuscule, le miraculé se fera octroyé la victoire
Au huitième crépuscule, la vie de mortel sera dépassée
Au neuvième crépuscule, le dû tant ouvré sera récupéré
Au dixième crépuscule, le voyage s'achèvera et ouvrira le Pays Doré

Quatre trésors seront accordés pour les sages.

L'un sera tout l'or de la Terre Dorée.
L'un sera la résurrection des âmes de tous les morts.
L'un sera la résurrection de l'amour perdu.
L'un sera le sommeil éternel de la sorcière.

Béatrice, la Sorcière Dorée

L’arrivé du Lord Trancy dans la pièce cassa le silence de cette dernière, son regard tourné uniquement vers le tableau. Une expression désespérée était présente sur son visage qui l’enlaidissait, des yeux désemparés semblaient chercher une petite lumière qui pourrait l’aider de son enfer, son corps bougeait sans l’effet d’une profonde douleur morale qui le rendait méconnaissable, tellement faible d’un coup, quelques larmes s’écoulaient de ces yeux que ça lui donnait un air pathétique.
- Viens à moi, Dame Béatrice ! S’écria-t-il. Aide le pauvre homme que je suis, je consens avoir besoin de ton aide !
A la fin de ses exclamations, ses larmes s’emparèrent de lui, le firent vaciller, le firent tomber à genoux, un sanglot long dans ce silence d’acier, le Lord n’essayant pas de retenir son désespoir, le laissant s’évader, priant un miracle pour que la concernée aille la réconforter, comme si ce n’était pas la première fois que ça arrivait.
- Vous m’avez appelé, Lord Trancy ? Fit la voix reconnaissable de Béatrice qui surgit devant le Comte, l’air fort intéressé tout en demeurant insensible aux larmes de son invocateur
- Béatrice ! Ramène mon fils, ramène mon fils !
Il s’était accroché à elle, sans hésiter, à sa robe, s’agenouillant à elle, se soumettant à elle.
- Oh ~ C’est ainsi dont pour cela que vous m’avez appelé ? Questionna Béatrice dans une tonalité légèrement déçue.
- Toi la grande Sorcière Dorée, toi qui as parcouru les âges, toi qui es à la cruauté sans égale, moi qui t’est autant respecté, moi qui te fournissait louange et sacrifice, peux-tu m’accorder cette demande ?
Béatrice se mit à rire quelques instants, regardant dans des yeux perçants le Lord, le plaisir présent sur ses traits qui exprimaient le triomphe, assurant avec sureté tout en ayant un air à demi-moqueur :
- Ne pleurez pas, mon adorable Lord Trancy, la peine de la perte de votre fils s’en ira vite. Vous le retrouverez en récupérant les enfants abandonnés dans Londres, que vous pouvez jouir à votre guise jusqu’à ce que vous reconnaissiez votre fils dans son regard.
- L’as-tu vu ? L’as-tu vu, mon tendre enfant ?
- Oui. Cruel. Monstrueux dans une allure d’ange. Exactement similaire à vous.
Les larmes du Lord s’en allèrent aussitôt, abordant un énorme sourire satisfait, émerveillé.
- En échange de ce je vous offre, j’exige que vous le formez pour qu’il soit à la hauteur de devenir un sorcier. En compensation que vous l’avez retrouvé, je tiens à l’avoir personnellement de mon côté.
- Mais…mais…
- Afin de vous payer suffisamment, vous aurez droit à la porte de la Terre Dorée, gage de notre engagement, gage de l’appartenance de votre fils, gage que vous avez la Terre Dorée pour vous. Sans doute n’est-ce pas suffisant, et voulez-vous sans doute une fortune encore plus grande.
Aussi étrange que cela puisse paraître, le Lord secoua la tête, pleurant de joie, remerciant Béatrice en s’agenouillant, ce qui lui fit naître un énorme sourire sur son visage, des papillons dorés entourant la pièce tandis qu’elle disparut dans un énorme sourire, où dès que ce rire s’étoffa dans le silence, ce fut au Lord de rire, d’une manière folle, de victoire, en regardant le tableau de Béatrice, en regardant l’épitaphe, en regardant les papillons dorés.


Ce souvenir inattendu provoqua un silence des plus froids, j’en restai moi-même confus. Pas pour cette pièce dont je connaissais l’existence, par sur la moitié du coup de Béatrice car je savais aussi qu’elle avait fortement joué dans le déroulement de ma vie, c’était le Lord, le Lord qui s’était laissé berner par une sorcière. Avoir conscience d’un pacte les reliant était une chose, en savoir le fond en était une autre. Jamais le vieux n’avait parlé de Béatrice, jamais même il avait énoncé ce prénom, pourtant, il avait toujours été anxieux. Dès que le fameux monstre avait commencé à naître, dès que je m’étais amusé à jouer sur la naïveté de ce vieux afin de le descendre dans son propre jeu, les réactions du vieux avait changé, il avait eut peur dès que mes rires sadiques étaient sortit, dès que j’osais affronter son regard en lui revoyant toute la haine qui semblait éprouver envers moi, où les coups me poussaient à les agrandir. Un air de nostalgie et de frayeur, c’était si amusant sur sa face.

Vu maintenant avec du recul, c’était un appel au secours, et maintenant que j’y pense, mon adorable Père m’aurait tué avant que je devienne comme le voulait Béatrice, sûrement parce qu’il s’était rendu compte, progressivement, ce que cette Terre Dorée, de ce qu’incluait une compensation au Purgatoire, ce qu’avait dit la Sorcière Dorée sur son « véritable » fils dépassait l’ordre moral des hommes, voire même des démons de hauts rangs qui avait une grande notoriété. Le vieux étant de plus un démon dans la race d’Alois, ce qui le rendait bien inférieur à Claude, devait se dire qu’il était en train petit à petit de trahir Hadès, qu’il perdrait de son estime à s’être prit dans les filets des sorcières comme dernier recours.

Son arrêt du trafic à part moi, délaissant à moitié ses bouches à nourrir de plus qu’il traitait comme des joujoux, était parvenu quand j’étais à la hauteur… le vieux s’était laissé entuber malgré ses réactions parfois confuses ! L’épitaphe, c’était cela qui le gênait en plus de Béatrice, cette merveilleuse prémonition érigée par la Sorcière Dorée, tout en représentant son plan d’action. Avais-je été le seul à comprendre ? Apparemment oui. Le comble, c’était qu’elle avait réussit la folle ! Tout s’était déroulé exactement comme elle avait prévue en se servant joyeusement d’Hadès pour arriver à ses fins !
N’était-ce pas magnifique, n’est-ce pas ?
Je venais à l’instant d’avoir une preuve, que j’avais longuement cherché, que j’avais soigneusement garder au fond de mon crâne tout en allant tirer quelques douces informations de la part de mes gentils larbins : ma vie avait été ingénieusement ouvré, manœuvré, contrôlé, transcendé, préparé à l’avance pour un résultat attendu, désiré, voulu, fantasmé.

Stratégiquement ? Béatrice avait misé fort, elle avait gagné un terrain auquel Hadès n’avait même pas envisagé l’approche, fissure vite comblée par la folle. Je voyais déjà le Seigneur des Enfers nous faire une crise ! Oh, espérons que Battler ne nous fasse pas une crise cardiaque ! Je l’avais complètement zappé ! Le pauvre, il venait encore de se retrouver face à un coup tellement fort que son cœur risquerait de le lâcher, surtout que l’épitaphe lui était sans conteste destinée vu que j’étais une des pièces du jeu de Béatrice ! Quant à Claude…oh, son expression était tellement marrante : des gros yeux écarquillés, avec des petits tremblements de peur envers Béatrice, se demandant même comment je pouvais être aussi calme, et n’avoir pas la curieuse envie de partir ! Je me mis à rire sadiquement en voyant sa réaction, n’arrivant pas à me retenir cette fois. Qu’en dirais-tu Claude ? N’était-ce pas admirable de découvrir dans cet instant présent que mes adversaires toutous du maintenant étaient au final mes protecteurs du passé ? ~

~

- Impossible ! S’exclama Battler, les yeux écarquillés.

Le message laissé entendre par Béatrice avait percuté à son regard horrifié face au souvenir qu’avait montré son adversaire, qui, à son égard, aurait dû rester secret. Rester ignorant aurait été une faveur, un cadeau de la Sorcière Dorée plutôt de se retrouver devant cette confirmation de l’atrocité de la dite sorcière, et d’être contraint de répondre à ce défi qu’elle lui donnait. C’était un défi, qui ne concernait pas uniquement mes larbins, Battler venait d’avoir la preuve qu’il était directement concerné. Ce qu’il avait mit cette certitude clair était le contenu de l’épitaphe, à la fin similaire. Un piège inconcevable venait de se renfermer sur l’Ushiromiya. Battler ne pouvait pas tout contester par moyens humains : le coup de maître de l’ancien Comte Trancy, la malédiction d’Alois, ma mort, ma renaissance ; ce qui rendrait Béatrice gagnante. L’Ushiromiya devait réfléchir, à la façon de prouver tout ceci pour le rendre vainqueur, sans pour autant me tuer, ayant saisi que Béatrice m’avait sacrifié sur le plateau, si ce jour fatidique devait arriver : ma vie finissant sur ce règlement de compte entre Béatrice et Battler.

Son regard se tourna vers les autres présents, afin de juger des réactions de ses « compagnons » face à ce déroulement imprévu. Virgilia était surprise et émerveillée par ce coup jadis. Ronove restait de marbre, n’avait apparemment rien à en redire. Lambdadelta paraissait conquise, un sourire encore plus sadique s’étant façonné sur son visage.
Hadès souriait, d’une expression encore plus malsaine, acceptant ce défi donnée par sa rivale, remarquant très calmement comme s’il avait pressentit un tel coup, intéressé par le déroulement du Jugement :

- Oh, ainsi dont, Béatrice, cette guerre pour le gosse n’était pas aussi récente que cela. Magnifique premier coup que tu as démontré ~

Il se remit à rire, provoquant une expression dégoûtée sur le visage de Battler, reconnaissant ses erreurs sur l’avis qu’il s’était donné d’Hadès qui avait parfois, un air de sauveur, donnant l’illusion qu’il tendrait la main à chaque mortel au plus profond du gouffre, et que, tandis que nous essayerons de prendre cette main, un visage sadique apparaîtrait sur son visage afin de nous donner le coup de grâce. Un rival à la hauteur de Béatrice qui avait suffisamment de prestance et de pouvoirs concrets pour oser la défier et lui tenir tête, ayant une cruauté similaire…Battler pensait Hadès plus humain, surtout vis-à-vis de mon existence. L’Ushiromiya ne comprenait pas ce tel intérêt pour pareilles atrocités.

Il renferma son expression, s’enfermant dans une courte réflexion. Il était désavantagé. D’une part, la vérité rouge faisait office de vérité irréfutable concrète soudée par des faits fondés passées ne pouvant guère être changées sans aucune illusion. D’une part, Battler ignorait si concernant ma vie, j’allais porter sa cause ou au contraire devenir son adversaire ; dans ce cas ci, l’exception de la neutralité était inutile à espérer. L’Ushiromiya était obligé de me renier en partie pour pouvoir devenir le vainqueur, et prenait conscience que dans le pire des cas, je mourrais, rendant ainsi toutes les explications humainement possible, sans que rien ne puisse le contredire, cas que Béatrice avait dû deviner et sûrement s’y préparer pour un coup de contre-attaque dotant plus grand pour anéantir tous ses arguments, rendant cette issue du jeu déjà connue si cet instant devait se pointer.

Battler était contrarié, Béatrice n’avait aucunement délaissée l’aspect stratégique du jeu, au contraire ! Pourtant, elle semblait parfois montrer d’autres occupations encore plus importantes que cette partie d’échec, des cas « personnels » qui la tenait au cœur comme le mien. Battler s’était retrouvé au milieu de cette guerre pour que l’un des deux rivaux me possède entièrement personnellement. Confortation qui avait été à l’origine de nombreuses disputes au Purgatoire, et il venait d’apprendre qu’elle était vieille ! Il n’avait rien demandé, son quotidien avec la Sorcière Dorée n’était guère aisé tous les jours ; et désormais, il devait choisir l’un des partis, le défendant de toutes ses forces ! Le seul élément positif qui lui permettait d’accepter ce choc était le fait qu’il me connaissait, un peu plus personnellement qu’en tant que simple Sorcier des Illusions sans pitié ayant la réputation de tout massacrer sans sentiment. Une faible amitié avait naquit entre nous, une mini alliance dans les paroles, tandis que je la formulais aussi par les gestes en lui donnant des indices dans les parties tout en attaquant directement la défense de Béatrice.

- Hu ~ Fit Maria Ushiromiya dans sa tenue de Sorcière des Origines, apparaissant dans la pièce, les joues enfantines boudeuses, installée sur un siège tout près de Lambdadelta.

- Intéressant, la vieille mégère a plus d’un tour dans son sac, même si elle se permet de manipuler mon cher protégé, poursuivit Eva-Béatrice, apparaissant sur un siège vide, croisant les bras, à moitié vexée et devant reconnaître le coup fort de son ennemie.

- Ca ne va pas, ça ne va pas du tout, ajouta Ange Ushiromiya, dans sa tenue de lycéenne, installée debout, le bras croisés, la tête posée sur le mur, tout près d’Hadès.

- Ce Jugement n’est pas aussi inintéressant que je le pensais, Alois II semble attendre le bon moment pour contre attaquer, et Béatrice sort sans répit toute sa cruauté, ce qui me délasse de mon profond ennui, termina Bernkastel de sa voix douce et monotone, son visage inexpressif, apparaissant auprès de Lambdadelta debout.

- Lady Maria, Lady Eva-Béatrice, Lady Gretel, Lady Bernkastel, quel honneur de vous voir, vous aussi, vous captivez par le Jugement qui est en cours, salua et remercia en s’inclinant Ronove dans un geste de majordome.

~
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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Jeu 31 Mai - 22:12

Commentaire d’Eleonore :


Alors Alors ! En voilà un gros pavé dont j’ai pris la décision de commenter ! 8D
Bon commençons ! Penchons-nous tout d’abord sur le scénario, car c’est bien là le point qui m’a le plus attiré au tout début. J’aime énormément le fait que tu es allié ces univers aussi passionnant les uns que les autres, et surtout la façon dont tu l’as faite qui est très maligne et qui concorde parfaitement avec ton récit, sans y altérer ni l’écriture ni le récit. Tu as aussi respecté les personnalités propres de chacun des personnages de ces différents animés, en leurs inculquant des rôles, des dialogues et des séquences propres à eux.


L’idée générale est intéressante et donne envie de connaître la suite de l’intrigue. Un côté, sombre et énigmatique ou s’entrechoque des combats psychologiques, qui permet à chacun des acteurs que tu as énoncés de mettre leurs grains de sel. On découvre par-ailleurs divers fragment intéressant au fil de notre lecture. Ce mélange qui allie démons, enfers, jugements et passé ne fait qu’accroitre le côté si intéressant et accrocheur de l’univers que tu as bâti avec différents moule.


J’ai aussi remarqué un nette développement d’écriture entre les anciens et nouveaux textes ce qui est vraiment excellent, car ceci prouve ton appliquassions dans cette fiction, néanmoins si je puis me permettre un conseil ce sera de décrire ne serait-ce qu’en quelques bribes le lieu ou il se trouve et aussi les expressions des personnages. Car resté trop sur le côté psychologique (Même si cela est un type d’écriture intéressant) risque d’altérer de temps en temps la saveur de la lecture. J’ai l’habitude de toujours imaginer une scène dans mon esprit. Mais bon cela n’est qu’une pure objection personnelle.


Quelques répétitions, qui affectent parfois le récit mais ne change rien en le délice de l’intrigue qu’elle met en scène. Tu passes une réelle énergie au travers de tes mots, et ceci met vraiment le lecteur en tant que témoin de tout ceci. Le tout je dois l’avouer me rappelle avec nostalgie les premiers romans j’ai lu (Prends le comme un compliment). Néanmoins, évite de répéter le même mot renvoyant à la même personne trop de fois sur la même ligne.

Je reste légèrement perturbé par tout ce bric-à-brac de personnage, ne trouves-tu pas qu’on accorde trop trop d’important à Alois, malgré qu’il soit certes le personnage principale ? Mais tu as surement du le remarquer dans les animes et livres, qu’on se penche de temps à autres sur les personnages secondaires. De plus la place particulière qu’il a au sein du cœur du seigneur des enfers me perturbe au tant que les deux gémeaux (Perso’ je n’arrive pas à les différencier). Je me suis souvent perdu et j’ai relire 4 ou 5 fois le même paragraphe dans un profond silence pour bien percevoir l’idée que tu veux nous envoyés.

La façon dont tu décris le jugement est vraiment accrocheuse je n’ai rien à redire. Mise à part le duel éternel entre Béatrice et Hadès qui manipulent Alois et pourtant le dieu des enfers veut le protéger (La je suis vraiment largué dans un univers bourré de mystères). Et comme l’a dit Angélica, sa semble même tourner de temps en temps en scène de ménage entre la sorcière doré et le roi des abymes.

Les rebondissements et les révélations (surtout dans ton dernier post) m’ont extrêmement plu, sa présage que l’histoire ne resteras pas inerte et que bien au contraire elle sera bien remplie de ce type de flashbacks vers le passé.

En gros atmosphère accrocheuse, une belle fiction comme je les aimes avec beaucoup des univers animés que j’apprécie tout particulièrement. Un grand Bravo ! 8D
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MessageSujet: Re: Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent   Ven 8 Juin - 22:08

Eleonore => j'ai relu avec fort plaisir ce long commentaire que j'attendais tant *_*
Je ne suis pas point resté indifférent. En effet, comme tu l'as bien remarqué, je me donne beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup de coeur à l'ouvrage, et je suis fort aisé que mon investissement en vaut la peine. Comme je l'a indiqué avec Angelica, nous allons bientôt arriver à la partie centrée " Alois " en argumentant le thème des gémeaux (pas de manière assez " générale " comme maintenant, ce sera dans le fond de façon pur et dur).
Quant au comportement bizarroïde d'Hadès vis à vis de la protection, le passage présent va y faire allusion dans une autre mesure.

Concernant les détails des pièces, je les prends en compte, ainsi que les répétitions des prénoms qui me dérangent aussi dans l'écrit ! Le développement des personnages secondaires, de certains du moins, vont arriver, puisque en dépit d'Alois II; Hadès, Béatrice, Battler, Claude, Lelouch forment la suit de la chaîne (ce n'est aucunement spoiler).

Nous attaquons à une suite longue, où je me suis permit de couper juste avant un nouveau gros pavé bien que ceci débute est dans une nouvelle partie parallèle. Vous n'avez pas la base que j'avais avant, je l'ai retravaillé davantage sur des points. Bonne lecture :study:


~



Ma joie temporaire devant l’expression de Claude s’était ternit dans l’abattement. Ces quelques instants qui s’étaient écoulés m’avaient donnés un recul dont je m’étais dispensé auparavant. Un recul que j’avais eus le temps de recevoir, me mettant en face d’une dure réalité. Je devais reconsidérer toute la situation dans laquelle j’étais enfermé, je n’avais pas le choix, l’épitaphe montrait clairement que Béatrice avait gagné des points, et au vue de son contenu revu, je ne pouvais plus le contester…Hadès avait joué dedans. C’était voir au-delà de cela, c’était son plan ; une épitaphe à double facettes qui pouvait s’appliquer avec soin à mes trois larbins, Lelouch ayant été traité dans les crépuscules quatre et six. Tout comme, avec ironie, il pouvait symboliser Claude dans le cinquième et le sixième couché. Béatrice n’était pas idiote, elle n’agissait jamais sans avoir une idée derrière la tête. Je sentais pour la première fois depuis que j’étais au Purgatoire, que j’étais véritablement dans une merde jusqu’au cou. Elle m’avait encerclé, par ma propre vie mortelle, et au vu de ce qu’elle pouvait faire, elle se risquerait à la monter contre moi.
Battler était mon seul espoir.

Lui seul pouvait décider ou non de me renier, lui seul pouvait aller dans son jeu ou au contraire lui donner tord tout en ne contestant pas ce qui était arrivé…mon terrain d’attaque était ce Jugement même. Je n’avais plus aucune hésitation à avoir, bien que Béatrice soit le juge jusqu’à ce que je puisse prendre la parole : je devais attaquer de front avec la vérité rouge, pousser mes larbins à agir. En soi, la Sorcière Dorée, dans son excès d’égoïsme avait fait une cruelle erreur. Il était certain qu’Hadès ne laisserait pas cela impuni si elle osait prendre ma vie comme arme, et même dans l’hypothèse que c’était ce qu’elle désirait, elle se mettait elle-même un coup dans le dos éternel.
Un fin sourire moqueur parvint sur mon visage. J’avais oublié ce tout petit détail, le simple fait que Béatrice ignorait le poids du choc de la vérité que seul Hadès et Lelouch en avaient pleinement conscience ! N’avait elle pas besoin de moi pleinement stable moralement ? Ne venait elle pas de provoquer l’inverse dans ce défi imposé à mes deux autres larbins et à moi ? Elle pouvait s’espérer satisfaite, elle avait ranimé en moi la haine de régler mes comptes avec vous trois, oui, mes chers responsables, malgré toute la gratitude et la reconnaissance que je devais à Hadès et à Lelouch. Néanmoins, n’alliez-vous pas revoir vos péchés ? A quoi bon me voiler la face, à quoi bon vous porter espoir davantage ? La Sorcière Dorée et le Seigneur des Enfers ne voulaient ils pas voir ma cruauté ?

Je m’apaisais aux travers de ses pensées dégradantes sur ma conclusion défavorable, m’enfermant dans la réflexion.
En dépit de cibles citées, celle de Battler était incontestable.
Un bilan était nécessaire pour pouvoir pleinement agir sur la situation sur long terme sans que, par malheur, un des rois prennent l’avantage sur l’autre. Béatrice ne m’avait pas donné le choix, je serais contraint d’agir en partie contre Battler, finement, tout finement, suffisamment pour que la Sorcière tombe dans mes crocs. Reprenons donc les éléments du jeu : le massacre des Ushiromiya se déroulait en 1986 ; ma vie solitaire avec Claude avait commencé en 1886.
Jusqu’à là, 100 ans séparait les deux époques, bien que ceci ne consiste en soin aucune preuve tangible. Là où les liens devenaient corsés était le vieux, mort justement en 1886 par mes soins, néanmoins, il était inconstatable théoriquement qu’il avait rencontré Béatrice avant. Ce qui sous-entendait déjà que Béatrice avait un âge supérieur à cent ans, tout en ayant gardé son apparence de jeune femme, qui était, d’un œil humain, concrètement impossible.

Une malédiction ? C’était ce qui me venait à l’esprit pour lier les deux épitaphes entre elles, deux tragédies liés bien que malgré moi, j’étais mort en 1888 ; ajouté au fait que mon pacte avec Claude s’était déroulé en 1884 ! C’était de nouveau…impossible ! Quoi que…Kinzo, quand avait-il fait son pacte avec Béatrice ? Si je m’en tenais à ma date, cela revenait à 1984 ? Non, impossible, il y avait six ans sur l’île comme le déroulement du jeu du Purgatoire l’a prouvé, le tableau de Béatrice était déjà là, donc à Rokkenjima, en 1980, il s’était bien déroulé quelque chose ! La mort de Béatrice remontait à quand Rosa était jeune, qui pouvait sous-entendre une date dans les environs de 1971 en prenant en compte que Rosa avait 15 ans et qu’elle en aurait 30 maintenant ! La malédiction ne tenait pas debout, bien que…tragiquement, 1881, la date où j’avais été vendu au vieux et que j’avais vu pour la première fois Claude coordonnait à la mort de Béatrice. Sauf que, l’araignée et le papillon doré n’étaient ils pas ennemis ? N’était-ce pas Hadès qui avait joué à ce moment là et non Béatrice ? Sans doute un lien de naissance avec Battler ?
Par déduction, vu qu’il avait 18 ans –du moins théoriquement – il était né en 1968 tandis que la mienne remontait en 1874 ! Tiens, six ans d’écart dans les années…exactement le même écart entre la dernière réunion de famille et le massacre, y avait-il vraiment un lien ?
Bien que je puisse mettre à plat ma supposition de la malédiction, il me restait le vieux…

Il avait forcément rencontré Béatrice, mais où, quand ? Avait-il, aussi indirectement soit il, eut un rapport avec Rokkenjima ? Le problème, à nouveau, dépendait de l’âge. La seule date où la rencontre aurait pu se faire est en 1836 en supposant qu’il aurait eut 50 ans à l’époque, chose dont je doutais fort, sous-entendant ainsi que Béatrice aurait 150 ans aujourd’hui en prenant en compte son existence de sorcière. Néanmoins, cela demeurait une nouvelle fois inconcevable, bien que, ironiquement encore une fois, avec ma supposition, nous revenions à 100 ans…date sans doute possible que le vieux puisse avoir pu vivre aussi longtemps. En effet, n’était-il pas un démon ? Ou alors…ou alors, la rencontre n’avait pas eut lieu comme je le pensais, que c’était autre chose, du domaine du fantasme peut-être ? N’avait il pas perdu sa femme ? Bien que oui, dans aucune mesure cela ne contredisait mes cruels constats, c’était un indice d’un déni d’existence. Dessus, possibilités, il y avait. Une nouvelle zone d’ombre apparaissait néanmoins, le tableau, où se l’était-il procuré ?

Mon regard se tourna délicatement vers Claude, consciencieux désormais. Il n’en était toujours pas revenu, ce qui m’enchantait grandement malgré le fait que mon adorable ancien contractant n’eut plus les yeux écarquillés. Béatrice, dominatrice, ne s’en cachait point. Sa fierté avait doublé, m’obligeant à serrer les dents pour ne pas exploser, sa présence m’étant devenu insupportable depuis qu’elle avait lancé ce « défi ». Un fin rire sadique s’échappa de mon intérieur, elle allait me le payer, je lui ferais regretter sa décision impardonnable. Elle avait été prévenu sur les conséquences de se monter contre moi, son orgueil s’envolerait d’ici peu ! La satisfaction de la Sorcière Dorée était moindre, son envie d’arriver à l’extase s’en éprouvait, décidant de se lancer dans le point de départ tout comme je le redoutais :

- Continuons sur notre lancée désormais que nous avons entrés dans le vif du sujet ~ ! Tout depuis le début sur votre relation avec les deux Alois seront vu au peigne fin ! ~ Déclara Béatrice toujours dans son large sourire sadique.

- Alois II n’a jamais su l’existence de votre coup passé d’après mes observations que j’avais faite sur lui, nuança Claude, ne désirant pas laissé ce qui s’était passé impuni, et tenant à le mettre au clair.

Claude avait-il eut l’affront de ne pas écouter la phrase de Béatrice, aucunement charmé par la douce mélodie de sa voix malgré son aspect extérieur et le contenu de ses paroles effrayantes ? Il insistait sur le coup passé de la folle ? A quoi bon…Mon attention alla sur la réaction de la visée, qui étonnement, eut un visage contrarié. Cette badinerie attisa ma suspicion, avait elle prévu en plus de pousser Claude dans un affrontement similaire à Battler ? Quel objectif voulait-elle acquérir de cela ? Elle ne pouvait plus tuer en utilisant l’explication que j’étais déjà mort ! Et en tirer un tel plaisir en ce moment…ah moins que…ah moins qu’elle voulait débuter cette bataille dès maintenant ? Néanmoins, que gagnerait-elle à essayer de me tuer ? Pendant ce court instant, ma haine s’apaisa, faiblement, comme dans un soupir, une simple pause avant de revenir dans la réalité, en profitant pour les entre-regarder. Claude était apparemment trop naïf, à un point tellement immense qu’il s’enterrait tout seul. Le regard de Béatrice alla brusquement dans le mien, pendant quelques secondes ; fixement que je lui rendis bien naturellement. Le feu vert venait d’être déclaré, je pouvais désormais m’investir, utiliser la vérité rouge, être le seul maître à bord. La récréation était terminée, désormais, Claude allait succomber par ma définition du terme « divertissement». Ce pauvre démon des enfers angoissait ! Pauvre lui, sa vérité bleue était clairement une diversion afin de gagner du temps, sauf que ceci ne passerait aucunement. C’était vain de chercher à réfléchir sur la défense qui était la meilleure, le mensonge ne le sauverait pas ! Avec grande soin, il ne cessait de se désavantager ! Ma haine refit surface, cette fois-ci clairement, même extérieurement, mon visage s’assombrissant, mon expression devenant difficilement identifiable entre la neutralité et le sadisme.

- Alois II savait.

Un nouveau rire intérieur survint, dotant plus grand que le précédent en percevant l’état revenu quasiment stable de Claude se défaire dans un grand éclat, lui procurant de la surface. Mon monstre s’en retrouvait attiser, ne pouvant m’empêcher de sourire sadiquement, bien que le souvenir qui suivit me le retira aussitôt. Malgré cela, que c’était plaisant de voir avait à ce point penser que j’étais ignorant sur le sujet.

La porte de la pièce secrète s’ouvrit très délicatement, ma main portant une faible bougie à la flamme vivotant éclairant les profondes ténèbres autour. Je m’avançai doucement dans la pièce, arrivant jusqu’à un magnifique tableau que les feux follets de la flamme faisait découvrir tout doucement. Le portrait d’une femme, aux cheveux châtains, des yeux bleus étincelant, dans une robe qui s’étendait jusqu’à la fin du tableau dans une peinture qui semblait assez vieillit, une bordure dorée entourant l’œuvre d’art. Mon regard se baissa vers l’épitaphe, que je lu, troublé par ses mots, me demandant véritablement la raison d’un tel lieu chez le Lord.
- Béatrice… ?
Une signature de cette étrange épitaphe qui me paraissait assez explicite de ma situation, sauf qu’à ma connaissance, il n’y avait aucune Béatrice en ces lieux. « La Sorcière Dorée » ?
Une formulation bien orgueilleuse de cette femme, toutefois, non, il y avait quelque chose de louche…les mots précis qu’elle avait employé, le jardin mystérieux de cerisier du manoir…Tout ceci n’était pas l’œuvre d’un humain, le vieux ne réagissait pas aussi bizarrement pour une simple question d’affaire, non, il y avait une sorcière derrière tout ça ! Le vieux avait dû sûrement faire un contrat avec cette fameuse « Béatrice », ce qui expliquerait la présence de ce tableau. Je regardai de nouveau le tableau puis l’épitaphe.Un défi n’est-ce pas ? Soit, si je pouvais atteindre le paradis doré que je chérissais tant, je mettrais à nu la vérité dans le drame prochain, drame auquel je serais la victime. Des bruits de pas coupèrent le silence de la pièce, faisant vaciller ma flamme. Je sentis brusquement une présence derrière moi, oppressante, malsaine, énervée. J’eus le temps de me retourner qu’aussitôt une claque fit rougir ma joue, faisant tomber mon corps frêle à terre, la bougie tombant au sol durement faisant éteindre la flamme de la bougie, m’offrant que les profondes ténèbres. Un simple moment pour lever les yeux vers le Lord qui me regardait dans des yeux de vipères avant d’être de nouveau tapé, de plus en plus fort, la violence s’agrandissant davantage, un simple regard haineux m’ayant été adressé.


Revoilà donc ce souvenir où, durant la tolérance du vieux peu après avoir essayé de mettre fin à mes jours, tout avait basculé.
Où j’avais appris qu’il avait pactisé avec une Sorcière.
Où j’avais vu Béatrice pour la première fois. Où j’avais vu cette épitaphe…
Je me souvenais parfaitement de ce regard, il m’avait effrayé, un regard d’assassin qui aspirait à m’assassiner. Je pouvais sentir encore le souffle du vieux, sa prestance, ma panique interne. Je l’avais su dès son arrivé que ma vie ne serait plus jamais pareil, que je la perdrais…Quelle douce ironie pour moi. Claude me scruta, haineusement, stressé.
Une vérité dont il ne pouvait aucunement répliquer. Mon sourire malsain s’augmenta. Une partie de moi était ravisée, réclamant la sortie, alors que…le cœur n’y était point. Tandis que mon esprit jouissait, ne se lassant guère. Cette pièce, jamais elle ne sortirait de mon esprit : ma découverte m’avait entraîné au tourment les plus horribles, faisant découvrir la vérité sur la tête du vieux. Gestuellement, il m’avait donné le dernier indice, le dernier coup qui l’avait mené plus tard à sa perte, pour le simple fait qu’il avait porté la main sur moi une fois de trop.

- Vous n’étiez pas au courant sur le lien dont a prit conscience votre maître dès la découverte de cette salle, n’est-ce pas ? S’enquit brusquement Béatrice, le sourire davantage aux lèvres.

- La tournure des évènements avaient une signification différente à mes yeux.

- Différente dans le sens où vous considériez qu’Alois Trancy II n’avait aucunement besoin de votre aide pendant qu’il était maltraité par le Lord Trancy ? Lors de cette scène, vous étiez là, n’est-ce pas ?

Elle l’avait fait, elle avait touché le point sensible. La base d’un contractant, même de la part d’un démon, était de protéger celui qui avait eut l’idée folle de pactiser. Chose que Claude avait rarement fait. Il avait maintes fois resté silencieux devant les tortures que le vieux m’exerçait, parfois même disparaissait, me laissant à mon triste sort. Il en tremblait, il en angoissait désormais, face à son crime. Pourtant, sa prestance ne changeait pas, ayant une certaine élégance dévoilant sa force, cependant, c’était si illusoire de sa part ! Je m’enfermai de nouveau dans la réflexion, tendu dans mon contrôle de ma haine. L’insistance de Claude était vicieuse : tout portait à croire qu’il désirait m’entraîner avec lui dans sa chute. Jouer avec mes larbins, avec la confiance que je leur donnais…me prouver que j’avais tord, comme il essayait en ce moment avec Béatrice. Impossible de démentir qu’elle agissait égoïstement sur toute la ligne, impossible de nier que revoir ma vie comme simple « pion » allait m’anéantir moralement…
Néanmoins, néanmoins, je le savais Claude. Je lui donnais raison toutefois, incapable de lui donner tord. Mais c’était faible pour avoir un temps soit peu confiance en lui, prenant conscience qu’il utiliserait cette arme contre moi jusqu’au bout. Son temps écoulé avec Hadès était son arme, et excepté de la bouche du concerné, tout ce qui pouvait me dire pouvait se révéler vrai ! Le Seigneur des Enfers, malheureusement, je le « connaissais » réellement récemment. Claude avait passé des siècles avec lui, non une maigre année…de plus, il y était davantage apparenté, davantage proche dans leurs relations en dépit du fait qu’Hadès dominait. De nouveau sur ce côté-là, il était en raison : mon deuxième larbin pouvait souvent se révéler très distant, très froid, entièrement désintéressé…Claude n’arriverait pas cependant à me faire croire de la mauvaise foi de son maître ! Concernant Lelouch, il était très mal placé pour oser placer un mot correct sur lui ; et puisqu’il n’appréciait point sa présence, je doutais qu’il prenne ce risque. Pour Béatrice, Claude ne la connaissait guère personnellement, qui rendait difficile toute tentative de me montrer la cruelle vérité fluide…le poids de sa réputation lui donnait un atout tout de même !

Mon ancien contractant n’avait point de soucis à avoir, mon utilisation du rouge serait parfaite. Agenouillant mes larbins à ma personne, se devant de se soumettre à ma supériorité mentale, stratégique ! Aux songes des concernés, je me sentis frémir…Une voix, une voix apaisante me manquait, comme un oiseau réclamant sa nourriture dans sa cage…la solitude de ce Jugement m’arriva dès lors. Moi, face à mes souvenirs, face à Claude…Alois n’était pas là, où que je regardais, il était inexistant, car point invité…
Sauf dans les souvenirs que j’allais entrevoir…dans la joie puis la douleur et la détresse…
Me rendant observateur face à mon péché de mon existence même…Hadès regardait ce déroulement, et d’après mes suppositions, il en savourait le moindre grain de contenu.
Je n’étais plus son Alois II chéri à sécuriser, je redevenais l’ancien Alois II…un jouet, un simple pion, une simple mise qui était à parier devant mon adversaire sorcière.
Ce fut à ce moment que je compris avoir réclamé ce Jugement trop tôt.Je ne voulais pas, je ne voulais pas revoir tous ses mauvais souvenirs ; je ne voulais pas me rappeler de la tonne de sang que ma mort avait donné ; je ne voulais pas voir Hadès victorieux…maintenant que j’y étais, je ne pouvais plus faire marche arrière. Ni même réclamer une moindre pause. C’était trop tard, j’aurais dû y réfléchir avant…

Mon seul outil était cette vérité rouge que je tenais entre mes mains, la possibilité d’en finir une bonne fois avec mes larbins tout en châtiant un traître. Un poids intérieur me revint, malgré mon air extérieur inchangé. Un réflexe fut de regarder ma main, repensant étonnement à ce rêve où je disparaissais dans les bras d’Alois après l’avoir amoureusement embrassé…Je me sentis faillir devant cette réminiscence…comment pourrais-je le supporter de voir mon Alois chéri souffrir devant mes yeux, voyant par défaut ma propre souffrance ? Me sentirais-je mourir en voyant Claude essayer de le tuer ? Me sentirais-je haineux envers lui pour la joie que je n’ai guère pu acquérir ?...
Tout avait changé…Moralement, je n’étais pas prêt. Je n’avais pas encore endossé d’avoir été renié en partie par mon créateur pour ne pas mourir, je n’avais pas encore accepté le fait qu’il vivait désormais sa vie librement, et qu’il serait uniquement concerné par Hannah, vu que, justice avait été faite pour lui…C’était moi, uniquement moi qui se retrouvais à devoir affronter deux passés, pour être mort pour avoir prit celui d’Alois…Je n’eus pas le temps de m’apaiser moralement, dans mon angoisse, dans cette instabilité soudaine.

Les coups continuaient de s’abattre, comme une messe, tandis que des hurlements de douleur sortaient de ma bouche dans un bruit aigüe. Un arrêt sonnant comme une libération, sur mon corps haletant, la tête contre le sol froid, les blessures façonnées faisant souffrir l’organisme maltraité. Le Lord Trancy me prit très violemment par l’oreille, arrachant ma chemise de nuit avec férocité faisant découvrir mon corps dénudé, me déclarant dans une voix affreusement froide, tapant comme des éclairs :
- Mon adorable Alois, tu as fait une cruelle erreur de t’aventurer dans ses lieux. Malheureusement, la faveur que je t’ai faite n’aura plus jamais lieu.
- Claude…implorai-je, tremblant de peur.
Une main alla s’emparer de ma gorge, la resserrant tout doucement, me provoquant un manque d’air de plus en plus considérable tandis qu’un poing alla s’enfoncer profondément dans mon ventre me provoquant un crachat de sang, avant de me sentir emporté, ramassé de force, ayant le sentiment clair d’être un sac à pommes de terre. Ma vue se troublait, percevant une toile d’araignée pas loin, avec l’araignée qui me regardait, faisant couler des larmes de joie, et tout en ignorant la position où j’étais, en me moquant de suffoquer à moitié sous la main de cette crapule et en faisant percevoir un corps nu remplit de blessures, je dirigeai une de mes mains vers la toile sauveuse, tandis que la pression sur ma gorge s’augmenta. L’araignée ne bougea pas, ses yeux toujours me regardant, me fixant, les mêmes yeux quand j’avais reçu lors de sa rencontre, des yeux qui aspirait à me dévorer tout cru, à m’aspirer dans son sein. Quelques larmes, cette fois-ci de désespoir, tombèrent sans le vouloir de mes yeux, avant d’être emporté dans les ténèbres de l’inconscience.

Quand je repris reconnaissance, mon corps demeurait toujours aussi nu, les blessures d’avant continuant à me faire mal bien que moins fortement que le jour d’avant, mes mains attachées au lit. Claude en majordome se tenait devant moi, me regardant silencieusement.
- Claude ? Demandai-je d’une voix faible. Le vieux est partit ?
- Le Lord Trancy s’est déplacé, et ne vous dérangera plus.
- …pourquoi n’est-tu pas venue à mon secours ?...pourquoi tu l’as laissé me massacrer ?...
- Vous ne m’en avez pas donné l’ordre.
- Tu t’en fous que je me fasse tabasser par l’autre devant toi ? Cela ne te fait rien ? M’emportai-je, me provoquant une petite toux.
Le visage de Claude demeura inexpressif, bien qu’il s’avance vers moi, passant sa main sur mon visage et mes cheveux, mes chaînes se brisant d’un coup, le geste de Claude me surprenant légèrement, cachant mon désir et ma honte d’être ainsi nu devant lui, mon regard allant dans celui de mon contractant qui me regardait dans un regard lumineux.
J’aurais tellement aimé me noyer dans son regard…
Ce dernier se retira quelques secondes après, me présentant en s’inclinant :
- Des habits sont auprès de vous, danna-sama.
Je tournai la tête, ne pouvant pas dénier, allant porter mes mains à mes poignets douloureux tout en toussant à nouveau, Claude s’entreprenant de m’habiller, dans ce même regard quand il était sous sa forme d’araignée, me clouant le bec sur toute autre contestation.


Mon cœur se serra dans un sentiment de mal être poussé, me faisant détourner le regard une fois ce souvenir déroulé. Cette nuit là, le vieux m’avait maîtrisé, prenant plaisir plus que les autres fois à m’étrangler…il m’avait dénudé, et une fois dans l’inconscience, il m’avait violé…seulement Claude était apparut après, comme un sauveur, me fournissant une main chaude. Après…après avoir été tabassé, humilié…souillé…Il m’avait empêché d’ouvrir ma gueule, par une prise d’attention soudaine. J’avais voulu pleurer dans ses bras… Je déglutis, tournant de même mon regard, m’installant confortablement dans le fauteuil, sentant mon corps me lâcher à moitié, nostalgique, tandis que ma marque sur ma gorge devenait visible aux yeux de tous. Une trace rouge, entourant mon faible cou, qui ne partirait jamais, me rappelant éternellement comment mon existence s’était stoppée.

Ma seule interrogation était la réaction devant ce passage, sachant que je ne devais aucunement me relâcher. La chaleur d’Alois me manquait toujours autant, néanmoins, je me taisais, bien que cette pensée m’arrachait les entrailles plus les secondes passaient.
Quel drame, je me refusais à revoir ses jours heureux où Alois m’échangeait avec difficulté son corps, lui permettant de connaître les jouissances de l’amour, où petit à petit, il m’embrassait avec bon train…ces câlins réchauffaient mon cœur, je sentais la partie angélique de mon être me murmurer tendrement à l’oreille qu’il aimait tout ce que j’étais ; et tandis que ma main parcourait le corps tout doux de mon gémeau créateur, je me sentais aux anges. Je me secouai la tête intérieurement pour m’arrêter d’y penser, combler mes doutes…J’étais amoureux de la personne elle-même de mon gémeau, d’Alois démon l’angélique le dangereux imprenable, mais il ne m’aimait pas dans le même sens. C’était que de l’amour-propre pour lui, et même si oh grand jamais, il ne cesserait de m’aimer, nous ne serions jamais éternellement ensemble, car il désirait suivre sa vie…Mon sacrifice s’était retourné contre moi. J’appartenais au Purgatoire, à l’Enfer ; Alois allait devenir le nouveau Fils des Enfers tout comme un magicien expérimenté… il avait goûté au bonheur avant moi…il avait été séparé de cette merde dans laquelle j’étais. En tant que gémeau créé, je continuais mon rôle…jusqu’à ce que la disparition me prenne…qui aurait déjà dû avoir lieu.

Un regard meurtrier me fit adresser pendant ma descente morale, me provoquant un sourire triste, le monstre s’étant de nouveau tapis dans les profondeurs de mon cœur. Claude voulait me tuer sur l’instant, prit au piège, ne pouvant qu’expliquer et non justifier. S’en était-il rendu compte qu’à l’époque, au vues de mes questions, un doute s’était installé ? L’inverse aurait été tellement innocent, tellement crétin !
Béatrice n’avait rien dit, un sourire tout aussi pétillant sur le visage. Claude devait donc s’emparer de la parole. Qu’allait-il proclamer ?
Curieusement, ce fixement malsain s’allégea contre ma personne, allant plutôt vers Béatrice. Je restai dubitatif. Il changeait de stratégie ?

- Oui. Je ne pensais point que le Lord Trancy allait à cet instant le frapper. Mon apparition soudaine aurait provoqué la surprise du Lord, malgré cela, je me suis occupé de dama-sama quand il a été libéré, comme le prouve ce souvenir, je l’ai aidé.

Une pulsion de meurtre me prit en écoutant ses dires, me rendant énervé comme je ne l’ai jamais été. Mon sourire triste avait disparut, mon expression s’était ouverte dans la haine. Claude avait choisit soigneusement ses mots, avec une certaine sensualité dans la voix pour les assurer. Il avait osé se prendre pour un saint devant un tel tord…il l’avait dit en rouge, ce qui signifiait qu’il ne mentait pas…non, ça ne pouvait pas être la vérité…pourquoi n’avoir rien fait s’il tenait tant à prendre soin de moi ? Juste intervenir…l’empêcher de me buter…l’empêcher à ce sale porc de me toucher sexuellement…pourquoi…Il venait de donner sa chance à Béatrice, la magnifique porte de tout remettre à zéro, que j’avais supposé mais qui était certaine dès lors. C’était l’unique façon pour contredire. L’une des dernières choses que je voulais voir…Un concours de celui qui arrachait la vérité s’était formée, entre Béatrice et moi, rendant mon enjeu double voire triple : renvoyer à Claude tous ses tords, sauver ma peau, anéantir l’orgueil de mes domestiques…

Hadès…Je me sentis rager qu’il ne soit pas avec moi, ayant fait malgré cela le déplacement pour savourer la déchéance de son pion. Qu’il n’avait aucunement intérêt à trop en jouir en me laissant tomber, qu’il s’en désintéresse serait la pire connerie qui lui viendrait à l’esprit.

- Certes, toutefois, vous aviez un rôle en tant que contractant, rappela narcissiquement Béatrice, déformant encore plus ses traits dans un sourire.

Le Jugement de Claude venait d’être ouvertement déclaré, nostalgie et deuil du passé. L’accusé sourit, dans un air dominateur, laissant de côté sa peur. Je me sentis impuissant, tellement petit sur l’instant…si je n’avais pas été là, tout aurait pu être différent…encore maintenant, je le savais, si je n’avais pas été créé, il n’y aurait pas eus ce malheur…Je pris sur moi, après avoir inspiré, laissant ma haine m’engloutir, laissant le monstre renaître qui lâcha dans une voix froide remplie d’insensibilité :

- Claude est coupable.

~

Battler ne parvenait pas à détacher sa pensée de l’épitaphe, sentant l’angoisse l’envahir, l’enfermant dans son sentiment de mal être.
Que faire ? Que dire ?
Il lui était impossible de la mettre de côté, tout en sachant qu’essayer de trouver les réponses revenaient à jouer dans le parti de Béatrice, néanmoins, avait-il vraiment le choix ? Etait-ce une bonne idée ? Ne le regretterait il pas peu après avoir l’avoir déclaré ?
L’Ushiromiya ne savait guère, tout en ne pouvant pas contester face à la chance qui s’offrait devant lui : Hadès ainsi que toutes les Sorcières du Purgatoire, réunit dans une même pièce, à une portée de main…Des avis, c’était une occasion la plus exceptionnelle.
Son attention se tourna vers le Seigneur des Enfers, qui suite à la suite de la diffusion, s’ne était retrouvé blasé. Les traits de l’hôte Alone s’était dissouts dans une indifférence la plus totale sur son angélique visage. Hadès se sentit immédiatement épié par le fixement de Battler, à moitié désespéré intérieurement. Dans un large sourire arrogant, l’observé le rendit à l’observateur, se remettant à rire d’amusement.
Ses mots furent, dans une tonalité sournoise :

- Dérangé par l’épitaphe ? De la part de Béatrice, n’était-ce pas plutôt un risque ? N’es-tu pas son vénéré adversaire, qui, désormais, se retrouve dans une impasse. Ton regard appelle à l’aide, désirerais-tu par hasard le mien ?

La voix d’Hadès teintait la moquerie, curieux de la réactivité de Battler face à ses dires, dont le concerné répondit avec une certaine haine dans son ton :

- Hadès, avec tout le respect que je vous dois, prière de ne pas me formuler la démarche à suivre comme si j’étais un enfant, son regard alla s’enfoncer dans les yeux de son destinataire. Vous qui avez, poursuivit l’Ushiromiya dans un petit sourire narquois rancunier, laisser Béatrice tuer sous un mot votre protégé Alois II. De plus, permettez-moi cet écart, de nous deux, vous devrez être le moins indifférent au contenu de l’épitaphe.

Battler avait osé, dans un acte semi-suicidaire, de tenir tête à Hadès en lui remettant face à sa réalité, en se refusant de s’agenouiller à lui. Pour cause qu’il n’était plus Battler Ushiromiya, l’ennemi de Béatrice ; mais Battler Ushiromiya mon défenseur, le porteur du drapeau humanitaire. L’adversaire de la Sorcière Dorée répondait ici au nom de la dignité humaine. Hadès demeura silencieux, connaisseur de ma relation avec le concerné, un détail très insignifiant pour le Dieu.
La raison de son silence était autre : la vexation.
Battler avait dit vrai, ce qui le surprenait dans une partie très minime de lui-même, aucunement forte pour y attirer un véritable intérêt. Hadès n’avait rien fait, en effet…pour m’empêcher de mourir par Béatrice qui avait proclamé qu’elle jouerait sur mon côté « mort » d’aujourd’hui. Le Seigneur des Enfers s’en sentait éloigné, ne voulait-il seulement m’avoir sien ? Vivant corporellement ou non, c’était furtif, son bénéfice se portait davantage sur mon âme. Or, Hadès l’avait su plus tard que mon âme appartenait au Purgatoire…bien que guère naïf au fait que ma nouvelle existence dépendait de ce milieu, que mon corps s’était quelque peu envolé de la puissance du Seigneur des Enfers. Sauf que, pour l’âme, il l’avait découvert avec surprise suite à mon arrangement avec Lambdadelta et Bernkastel après l’évènement ! Aucun contre-exemple ne pouvait réduire ce fait.

Battler ne s’arrêtait pas à cela dans sa remarque, il l’accusait indirectement de sa passivité vis-à-vis de Béatrice : un simple observateur de son jeu sans jamais le prendre véritablement au sérieux, un silence des plus totaux officiellement, aucune démarche pour dissuader Béatrice…
L’Ushiromiya avait en partie tord et raison, ce qui outragea Hadès silencieusement. Battler ne voyait que l’apparence, que l’illusion d’un détachement, à vrai dire aux faibles nombres dont le Seigneur des Enfers se présentait en présence de Battler, ce dernier ne devait recevoir aucun reproche pour ses croyances faussées. Hadès agissait, en parallèle au jeu. Un face à face avec sa rivale, pour parlementer, dans une allure pouvant s’avérer coopérative tandis que la vérité était une bataille d’intérêts, un essai de compromis.

Il avait terminé avec l’épitaphe…ce texte qui le dérangerait affreusement, malgré sa remarque admirative. Intérieurement, Hadès fulminait. Béatrice lui avait volé un terrain essentiel, et qui plus est, avait dénoncé à tous, publiquement, ce qu’il voulait faire. Ce que le Seigneur des Enfers ne supportait pas : avoir été devancé, surtout en connaissance des habitudes de la Sorcière, il savait qu’elle s’arrêterait point là. L’avoir dévoilé exprimait immédiatement qu’elle l’utiliserait à des fins personnelles, ce qui mettait Hadès dans une grande position de faiblesse. Néanmoins, ses pensées ne le dérangèrent point, échappant un fou rire de joie pendant quelques secondes, répondant avec délicatesse à Battler dans un air d’indifférence :

- Intéressante remarque, Battler. En effet, ma fierté s’en retrouve outragée. Mon objectif est quant à lui entièrement désavantagé, rajouta t’il dans un nouveau rire.

L’Ushiromiya était injurié : une réponse dans le narcissisme ! Hadès ne s’en était point dissimuler, bien au contraire ! Battre Béatrice était donc tout ce qui importait au Seigneur des Enfers ? Etait-il prêt à laisser l’être dans lequel il s’était démené dans l’abandon ?

- Vous saviez pour la mort prématurée d’Alois II, pour autant, vous ne l’avez pas empêché, pointa Battler en réplique de la réponse d’Hadès.

Le sujet tabou, l’Ushiromiya venait sans doute d’y pénétrer, la réaction de mon second larbin se faisant davantage hautaine, dominatrice, souriante…
Un sourire de satisfaction naquit. Ma mort, l’enjeu qui avait été parié, qui avait été la raison de la défaite d’Hadès. Celui-ci ne pourrait jamais l’oublier, néanmoins, ne désirait pas être rappelé sur ce thème. Sa rancœur envers Claude était profonde, bien que certes, de loin, le point ne l’enchante guère. Toutefois, le Seigneur des Enfers refusait de faire descendre son orgueil devant Battler.

- Battler, répliqua narquoisement Hadès après un rire amusé rempli de sadisme, je suis ton ennemi, tout comme les leurs.

Ce n’était point mensonger : le Seigneur des Enfers avait dû s’agenouiller devant l’être humain que j’étais afin de ne pas perdre tous les sacrifices pour ses intérêts. La violence s’éprouvait dans les dires érigés par Hadès, cachant une contrariété voyante. Elle était papable qui rendit mal à l’aise Battler, reculant sur sa chaise, des yeux finement écarquillés avant d’aller sombrer dans la haine. Semble-t-il, l’Ushriromiya ne tolérait pas Hadès, plus avoir perçut son comportement terrorisant malgré ses apparences complaisantes. Ronove examina Battler, engloutit dans une lourde réflexion dans un stress perspectif, son regard allant par la suite s’adresser au Seigneur ténébreux, s’exclamant posément :

- De la retenue, messieurs.

Les Sorcières présentes avaient écoutés sans le moindre commentaire le désaccord qui s’était déroulées. Maria avait les joues en ballon teintés de rouge signe qu’elle boudait, ayant fait apparaître la peluche Sakutaro dans ses bras, son lui animal présent en esprit derrière elle. Ange croisait encore les bras, son fixement attardé sur son frère et Hadès ; Lambdadelta semblait hors de cause ; Bernkastel dans un œil adroit avait suffit l’échange en regardant chaque émetteur. Quant à Eva-Béatrice, elle avait postée sa main sur son menton dans une moue de mauvaise humeur, vexée apparemment de la façon qu’Hadès prenait la chose. La Sorcière des Miracles déclara sensuellement, son attention porté sur le Seigneur des Enfers :

- L’épitaphe ne doit pas être prit au premier degré.

- Elle compose un tout en fonction de l’angle de vue, ajouta Virgilia qui s’ajouta dans la discussion.

Hadès élargit son sourire de contentement. L’enchantement se percevait de percevoir que Bernkastel, ma plus proche allié allait dans son sens, demeurant neutre à leur interaction. Il s’en trouvait ravi que Virgilia, le mentor de sa rivale, l’aide indirecte de l’Ushrimoya alla contre lui, portant indirectement la cause du Seigneur du Mekai qui ne se voilait pas la face sur une certaine impartialité. Le fait véritable qu’il n’était guère entièrement dans mon camp. Une expression victorieuse naquit, ne remettant pas en cause les dires des deux Sorcières.

L’épitaphe, la conversation venait de tourner dans le sujet primordiale…écriteau qui était à la fois indice et mystère, qui conservait en elle la clef de bon nombre d’interrogations sur nos existences liés. Elle ne me concernait guère uniquement, de même pour Alois, non, les investigateurs : Béatrice, Hadès, Lelouch étaient sur le devant de la scène. Un public large, où il fallait deviner toutes les ficelles derrière, voir au-delà de l’extérieur. La voix brave du Roi ténébreux s’enquit, quelques secondes s’étant écoulé après les dires de Dame Virgilia :

- L’épitaphe est mon plan, tout comme elle prédit les actions de ma rivale. Ne pas la laisser faire m’aurait gêné, principalement dans le but d’acquérir le « monstre » des gémeaux. Qui m’était primordialement nécessaire.

Hadès était serein devant l’énonciation de tels mots, ayant utilisé le terme que j’étais pour ce que j’étais devenu : l’être qui se percevait au travers de mes meurtres au Purgatoire, qui faisait baigner dans une marre de sang des innocents piégés dans une toile ; qui était clairement visible au travers d’Alois II papillon, un insensible, un piégeur, un manipulateur…Le Seigneur des Enfers avait, lancé en connaissance de cause, cet aveu : le fait que malgré les conséquences que son égoïsme avait engendré, il ne regretterait rien. L’exigence primait.

- Né…nécessaire ? Répéta Battler, interloqué.

Cela en était déjà trop pour l’Ushiromiya, qui ne s’était aucunement attendu à en percevoir autant du Dieu grec dans un tel maigre échange, sur un sujet qui ne le captivait point en premier plan. Sa naïveté l’aidait à assimiler dès lors que le Seigneur des Enfers se divertissait seulement, expliquant bon nombre de ses actes, démontrant à quel point sa cruauté pouvait être redoutable s’il se mettait à agir sérieusement…Bien qu’il aspirait à se prouver le contraire, que ce Jugement dont il en avait été indirectement la cause ne pouvait être point un seul « amusement » aux nombreux revers qu’elle avait engendrée ! Battler remettait en cause l’utilité du « monstre », cette créature impitoyable qui me valait d’être considéré comme un démon en tant que mortel, d’être prit pour une cible dangereuse en tant qu’immortel ; qui valait respect, soumission, crainte, jalousie. L’Ushiromiya se remémora sur le moment une petite phrase que je lui avais lâché, dans un air de désintéressement, peu après lui avoir dévoilé mon passé qui avait été la raison de ma vie d’aujourd’hui : « Si je n’avais pas eut ce monstre en moi, je ne serais sans doute plus de ce monde…ce qu’Hadès voulait m’a sauvé indirectement la vie. »
Son regard se pointa sur le Dieu, un fixement perdu.

Le sourire d’Hadès s’élargit davantage, ses lèvres s’apprêtant à lâcher un rire ordinaire de distraction, pourtant, mon second larbin se retenu, jouissant intérieurement de la réaction de l’ennemi de Béatrice qui essayait vainement de faire valoir l’intérêt de la vie humaine. De nouveau, le Seigneur du Mekai lui rendit le regard, cette fois-ci, dans une expression purement hautaine l’appelant indirectement à venir le défier, à tenir tête à sa fierté. Une confirmation cruelle pour Battler…j’avais réagit exactement comme le voulait Hadès. L’Ushiromiya ne pouvait pas le digérer, ni même l’accepter qu’autant de cruauté soit justifié, pour un but aussi dérisoire de façonner un individu pouvant tenir tête au plus redouté des Dieux de l’Olympe, qui terré continuellement dans un milieu perdu, savourait l’exécution du maigre de ses plans en aspirant donné espoir à ses jouets de leur libre abrite. Hadès avait donc désiré un être capable d’anéantir l’humanité à sa place, car, comme lui, comprendrait son ennui devant cette « masse », donnant ainsi la possibilité d’un remplacement pour son Trône…sauf que Battler ne voyait aucune explication valable pour une telle création. Le Seigneur des Enfers ne s’était-il pas retrouvé contrarié alors qu’il avait entamé ce qu’il voulait ?

- Le gosse a bien percé ton cœur, Battler, remarqua avec un sourire enjoué Hadès. C’est tellement attendrissant.

La retenue s’arrêta là, un fou rire du Seigneur des Enfers s’entendit dans toute la pièce, devant le dégoût de Maria, d’Ange et d’Eva-Béatrice, qui, manifestement, ne tolérait guère son comportement irrespectueux. Y avait ‘il d’une explication à ce rire ? En effet, Battler qui s’était endurcit depuis qu’il avait connu le Sorcier des Illusions par delà les apparences, qui lui avait donné une motivation sans pareille pour lutter contre Béatrice. Une nouvelle fois, comme il l’avait aisément prévu, sachant pertinemment que ceci ne changerait d’évoluer dans ce sens. Malgré cela, malgré son rire de joie, Hadès était vexé. Battler s’était imposé dans ses affaires au travers des gémeaux, ici, surtout vis-à-vis de ma personne, n’ayant aucunement pardonné à Béatrice les raisons de renaissance.

Ce sentiment d’être prit au piège par mes soins indirectement ne lui plaisait guère : couramment, il avait Lelouch vi Britannia qui lui était présenté comme un cadeau emballé, mais dont il ne pouvait guère espérer le prendre pour lui tout seul, ayant pourtant payé largement la somme pour l’acquérir. Non, il lui était uniquement présenter, comme une carotte à un lapin, et de l’autre main, le fameux bâton pour battre.
La conversation était possible, aucunement le compromis réel.
Hadès était conscient qu’aucune alliance ne pourrait véritablement se faire, que ce serait éternellement intérêt contre intérêt même à mon égard pour cause d’avis divergeant sur de nombreux domaine. Une amitié avait naquit sur un seul domaine : ne pas appartenir à Béatrice, être libéré de ses griffes du malheur qu’elle m’imposait dans le bonheur…
Là encore, pour les deux grands rivaux, pour un souci d’intérêt, mais qui, pour Lelouch était clairement devenu sentimental. Le Seigneur des Enfers se retrouvait face à un mur, et ne pouvait en aucun cas se retourner contre Lelouch avec autant de complicité sur ce simple domaine d’unanimité...désormais, il vivait la même chose avec Battler, son autre pion dans cette partie, qui, malgré sa fin par le châtiment de Claude, continuait toujours sous une autre forme.
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Fics crossover remake sur Kuroshitsuji : quand les Enfers et le Purgatoire s'en mêlent

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