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 ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~

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MessageSujet: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Ven 28 Oct - 23:53

Olé, Olé ~
Place au levé du rideau, je démarre les premiers actes ^-^

Place à la première scène, l'art 8D

Spoiler:
 


Deuxième scène, les poèmes 8D (un bon gros aperçu)


Eternité
(Alois Trancy)

Prisonnier du passé, je suis désireux de l’avenir
Sortir de ces murs, enlacer les papillons créés pour me soutenir
J’enlace le monde transcendant pour me punir
Des tourments de jadis qui me font souffrir

Vie ficelée par la vanité
Existence qui me sera bafouée…
Existence qui me sera humilié…
Les crachats sur ma tombe seront ma paix

Captif des souvenirs, je me sens souillé
Perdu dans mon intérieur, les lucioles façonnées pour m’aider
J’enlace la douleur de mon cœur pour me libérer
De ses remémorations ensanglantées

Vie ficelée par l’avidité
Existence qui me sera outragé…
Existence qui sera oublié…
Les mépris sur mon prénom seront ma liberté

Les cerisiers faneront dans ce cercle vicieux
Le destin sait se faire très ambitieux
Il m’enchaîne grâce à mes souhaits radieux
Me rendant d’après lui plus gracieux

Eternité,
Une vie d’ambigüité…
Une vie de damné
Destin, juges-tu ma solidité
A la mort que j’ai tant échappé ?

Eternité,
Seule l’amitié
Sera sans doute mon allié
Existence qui me sera fissurée…
Existence qui me sera brisée…

Je suis voué à agonir
Je suis dévêtu de devenir
A quoi bon vouloir encore vivre
Sachant que je ne cesserais jamais de me haïr ?

Au bord du gouffre, je mets fin à mon éternité
Dans le repos du néant, je serais apaisé

Vie incomprise…je l’aurais compromise...

Les cerisiers sont morts…à vous de dire si j’ai eu tord

~

Prisonnier des ténèbres
(Alois Trancy)

Les larmes fendront le cœur
Le détruiront au fil des heures
Me brisera de l’intérieur
Douleur qui ressortira à l’extérieur
Faisant d’elles les vainqueurs

Les chaînes me brûleront
Les tourments m’accueilleront
Les peines m’étoufferont
Les lucioles s’estomperont
Les ténèbres triompheront

Adieu à la lumière
Fin des prières…

Ecoutez le chant de l’horloge qui fait tourner le temps
Tandis que les chaînes terminent de m’entraver
Ecoutez le chant des morts tellement inquiétant
Dans ma prison sombre, je ne peux qu’être oublié
Tandis que les démons acclament Satan

Ecoutez la douleur des cerisiers qui se fanent
Tous les mots mystérieux se sont évaporés
Ecoutez la souffrance qui me condamne
Toutes les portes ont été fermées
La cible tant voulu ne peut plus s’échapper

A jamais le cercle sans fin se répétera
A jamais le cercle de la mort reviendra

Les doux mots de l’araignée savent être trompeurs
Les désirs de l’araignée resteront malgré ses erreurs

Les larmes m’assassineront de leur douce mélodie
La toile finissement tendu me piégera dans mon agonie
Tenterais-je de demander de la sympathie ?
Inutile car j’aurais en face mon pire ennemi
Contemplant derrière le corps mort de ma partie chérie

Après tout, j’ai toujours été voué aux obscurités
Aucunement, il était mentionné que j’aurais ma liberté

Quand l’horloge aura fini de tourner
Ma vie éternelle se sera arrêtée…


~

Aparté
(Alois Trancy)


Dans le tourment des épreuves, la magie est éphémère
Dans la dureté de l’existence, l’espoir est moindre
Où trouvez la porte à ouvrir sans l’amour d’une mère ?
Paradis doré qui me fascine, je tiens à te rejoindre
Le récital des papillons est évangéliaire

Les mots des sorcières éternelles s’atténuent
Faisant place à l’échiquier brisé sur lequel on joue
Paradis, Enfer ? Quelle importance quand c’est un dû
Les fissures du monde ont brisé le dernier coup
S’agenouiller quand on a perdu…

Entre la vérité et l’illusion, qu’est-ce qui est réel ?
Tout est-il prédit, inévitable et ne peut que s’abattre ?
L’écorce de l’arbre tombe dans le fracas de l’irréel
Le papillon doré danse dans les formules brunâtres
Murmure les mots sacrificiels…

Oublie la peine de la vie…
Oublie les douleurs du passé…
Tout a été fendu, tout est partit…
Oublie les humiliations empoisonnées…
Je serais le gagnant de la partie

Dévore des yeux le champ de cerisiers
Laisse toi emporter et ouvre des ailes
Fait bouger le vent avec ton esprit apaisé
Vole et profite de l’immense ciel
Les papillons répétant de ne pas abandonner

L’aile du papillon doré s’est brisée
Le craquement du monde concret t'a ramené
Prenant le papillon dans mes mains, désespéré
Des larmes tombent tandis que je fais qu’espérer
De me sortir du cercle vicieux de ma réalité

Bien que tout est provisoire dans ce cruel destin
Qui sera le gagnant de ce jeu hautain ?

Les papillons continuent de façonner
Le monde des sorcières renfermées
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Sam 29 Oct - 18:49

J'adore les fan art !!! Et les poème sont magnifique comme je te les dit hier, j'aime beaucoup !! Bref En tous cas j'ai hate d'en voir d'autre des fan art et des poème !!

Bsx A tout' suite sur la MT ;)
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Sam 29 Oct - 19:13

Merci beaucoup Isaline ^^
Pour les fan-art, ce sont surtout des recopiages ce que j'ai mit, cela m'arrive de changer des images, mais j'ai pas encore un super niveau. C'est le fruit d'un certain nombre d'entraînements pour le niveau que j'ai ^^
Question poème, j'en fais depuis la cinquième ^^ Ravie qu'il te plaise ^^
J'en mettrais prochainement ^^

Passons au troisième acte, l'écrit ^^
Je vous propose une remake de Kuroshitsuji, auquel bon nombre d'éléments de la série ont été modifiés, faisant un relooking de la série tout en étant la suite, sachant que le fil conducteur restera à peu près le même. Dans ce nouveau contexte, d'autres personnages, cette fois-ci crossover, feront leur apparition.
Vous aurez une description de ces personnages, exceptés pour quelques uns.
Pour vous prévenir d'avance, dans le contexte de la remake est mêlé à celui de Magical Lyrical Mahou Shoujo (Livres des Ténèbres, Bardiche, Reinforce, Bureau d’Investigation inter dimensionnel ), Saint Seiya The Lost Canvas (Hadès, l'Enfer, la Guerre Sainte), Jigoku Shoujo (Ai Emna et ses compagnons).
Plus tard apparaîtra un crossover avec Umineko no naku koro ni (avec le jeu du Purgatoire et les différentes sorcières).
En autre personnages, il y a aura aussi des personnages de Code Geass (Lelouch en autre), et de Pandora Hearts (Oz Bezarius principalement).
Il y a aura une arrivée aussi d'un personnage de 07 Ghost plus tardivement (Teito Klein) ainsi qu' X-1999 (avec Kamui Shirô).

Je vous souhaite une bonne lecture d'avance.
Vous avez en dessous la remake de l'épisode 7 de la saison 2 de Kuroshitusji mettant en place la base de la remake générale, ainsi que la suite de cette remake quelques mois plus tard.

~

Danse macabre
Cinquième rencontre de Ciel et d’Alois dans mon histoire remakée globale

Manoir des Phantomhive…
Sébastian déclara calmement le programme de la journée à son maître, celui-ci lisant tranquillement le journal dans son bureau, attendant que son majordome lui serve son thé :
- La réunion concernant la compagnie Phantom commencera à midi. Les leçons de danse avec Mrs. Hyatt auront lieu à 14 heures et vos cours politiques avec le professeur Macmillian commenceront à 18 heures. Ce sont tous vos rendez-vous pour la journée.
- Bien, fit sans plus d’émotion le Comte Phantomhive.
- Aussi, ajouta Sébastian en prenant une assiette sur le plateau où se trouvait une lettre qu’il déposa sur le bureau, cela vient d’arriver.
Le Comte stoppa sa lecture, voyant l’insigne des Trancy sur la lettre. Il ouvrit cette dernière, le regard sans émotion avant de lire à voix haute :
« Le Comte Trancy souhaiterait se faire pardonner suite aux malencontreuses discourtoisies du précédent bal en demandant au Comte Phantomhive d’honorer de sa présence le bal ayant lieu demain à 16h au manoir des Trancy. »
A peine termina t’il de lire cela qu’il déchira la lettre, l’air un peu énervé.
Il eut son regard froid habituel, rempli de haine tandis qu’il murmura :
- Alois Trancy…
Ce nom n’évoquait qu’à Ciel que du mépris, que de la haine.
Au départ, il ne savait pas vraiment son avis sur cet adolescent blond noble, réputé pour son sadomasochisme. C’était plutôt un avis positif, vu comment Alois l’avait considéré quand ils avaient joués ensemble dans leurs précédentes rencontres. Mais maintenant qu’il savait ce qu’Alois avait fait, cet avis avait changé, Ciel oubliant le peu de confiance qu’il avait dans le Comte Trancy. Le Comte Phantomhive se refusait de se montrer clément avec celui qui avait entraîné la mort de ses parents, il allait agir quand il l’avait toujours fait : le tuer.
Et il le ferait en main propre dès qu’une occasion se présenterait.
- Quand de mystérieux actes crapuleux peinent la Reine, rappela calmement Sébastian, la justice est assurée par le maître de la maison Phantomhive, le limier de Sa Majesté. La répression de l’ombre est quant à elle assurée par le maître de la maison Trancy, l’Araignée de Sa Majesté.
- Ces deux familles ont gagné la confiance de la Reine en tant que « Noble du Mal ». Ce n’était visiblement pas du goût d’Alois Trancy, poursuivit Ciel. Dans le sombre dessein d’obtenir les faveurs de la Reine pour lui tout seul, Alois répandit la rumeur que le limier de Sa Majesté était possédé par le diable.
- Aussi, le précédemment maître de la maison Phantomhive enquêtait sur une étrange affaire de combustions humaines, reprit Sébastian.
- Alois argumentait le fait que ces incidents était causés par la famille Phantomhive et ainsi…commandita expressément une purge démoniaque…
- Sous un fond de soi-disant exorcisme.
- Enfin, Alois, à l’aide de son majordome, détruisit toutes les preuves de ce complot.
- Selon mes recherches, en effaçant le passé et en le reformulant à sa guise…
- L’Araignée a dissimulé ses crimes.
Ciel rouvrit les yeux, le regard bien haineux, même s’il était un peu triste étrangement, se souvenant de leurs deux premières rencontres qui s’étaient assez fait bien passées dans l’ensemble :
- Alois, ainsi tu es donc l’homme que je dois tuer.
Malgré un air un peu triste, dans la tonalité de sa voix, sa haine se percevait.
Le Comte Phantomhive baissa les yeux, regardant ses bagues, assurant froidement en touchant son fragment d’Hope :
- C’est à ton tour de danser, la danse macabre.
- La dance de la mort, c’est bien cela ? Questionna calmement Sébastian en posant le thé sur le bureau. Ils nous enlèvent la peine de leur envoyer nous-mêmes une invitation, sourit le démon des enfers.
- Allons-y, Sébastian, déclara Ciel en tournant la tête vers son majordome. C’est un duel.
- Entendu. Mais avant, laissez-moi le temps d’ajuster votre l’emploi du temps. Comme prévu, la réunion d’aujourd’hui aura lieu à midi, quant au cours avec Mrs Hyatt et le professeur Macmillian, ils seront ajournés à après-demain.
Pendant ces dires, Ciel bu de façon très gracieuse son thé.
- Et donc, aujourd’hui à 16h, il y aura…le duel à mort contre le maître de la maison Trancy, termina Sébastian dans un petit sourire.

Ciel arriva à l’heure indiqué, au manoir Trancy, sortant tranquillement et de façon
habituelle de la calèche, vêtu de sa tenue habituelle bleue.
- Vous êtes finalement venu, Ciel ! S’enchanta Alois qui l’attendait devant la porte d’entrée de sa maison, ses domestiques prêts de lui, habillé aussi comme d’habitude, n’ayant aucune honte de se montrer en short devant Ciel.
- Alois Trancy, fit calmement le Comte Phantomhive se tournant vers lui.
Tandis que l’adolescent blond rayonnait de bonheur en faisant des gestes de main en signe de salut, et apparemment un peu gêné du fait qu’être appelé par son nom et prénom, Claude s’inclina, déclarant sans émotion :
- Bienvenue au manoir.
Dès qu’il eut finit de s’incliner, il fixa son regard vers le Comte Phantomhive, sentant son envie pour cette âme s’agrandir de plus en plus.
- Venez, j’ai préparé la meilleure scène pour aujourd’hui, déclara Alois tout joyeux.
L’adolescent blond les emmena vers un grand échiquier géant qui a été sculpté, où trois grands sièges avec apparemment trois grands rois étaient présents.
- C’est…commença Ciel, surprit.
- Un ancien champ d’honneur pour le duel, termina doucement Sébastian.
- Alors Ciel, qu’en penses-tu ? Questionna Alois.
Le Comte et son majordome tournèrent leur regard vers l’adolescent blond.
- Ce sont nos majordomes qui danseront à notre place, termina Alois ne cachant pas un certain bonheur. Le perdant devra se plier à tous les ordres du vainqueur, ajouta t’il en tournant sur lui-même et en tapant dans les mains. Que penses-tu de ma version du bal ?
- Il semblerait qu’eux aussi étaient préparés à un combat à mort, chuchota Sébastian à l’oreille de Ciel.
- C’est un bal qui est à l’image de nos deux natures, remarqua le Comte Phantomhive plutôt satisfait, du moins, beaucoup plus qu’une assemblée de costumes ridicules.
Sébastian eut un petit sourire, reconnaissant bien là son jeune maître. Un bruit d’horloge s’entendit. D’un geste vif, Ciel retira son cache-œil, faisant voir son pentacle violet, s’exclamant :
- C’est un ordre, Sébastian. Gagne, et ramène-moi Alois Trancy ! Je veux lui donner quittance de mes propres mains !
- Yes, my lord, répondit aussitôt Sébastian qui s’était agenouillé en tant que servant, redressant la tête, faisant voir ses yeux de démons des enfers, un rouge extrêmement lumineux.
- Maître, vos ordres, demanda calmement Claude en regardant avec un peu de haine le visé.
- Euh…oui. Obtiens-moi Ciel Phantomhive, ordonna t’il avant de tirer la langue, faisant voir son signe du pacte. Tu peux le faire, Claude ?
- Yes, your hightness, répondit Claude en s’agenouillant à son tour et en faisant voir ses yeux de démons des enfers.
Ce fut ainsi que le combat entre majordome commencèrent, les deux maîtres adolescents assit sur un canapé individuel en haut, étant en première loge pour observer la scène.
Les Trancy avaient l’avantage dans leur nombre, mais Sébastian ne s’en inquiéta pas véritablement, même s’il n’avait que ses armes habituelles : des couteaux.
Les serviteurs des Trancy, excepté Claude avaient leur arme à eux : Timber et ses frangins des lances, Hannah deux poignards. Alois de son côté jubilait, certain de sa victoire.
Ciel, lui, était toujours de marbre.
- Hé bien, s’apprêta à commencer le combat Claude.
- Fan-fan-fan-fantastique ! S’exclama de nulle part la voix du Vicomte de Druitt.
Regard surprit des deux adolescents, principalement de Ciel, pour le Comte Trancy apparemment il avait l’habitude des imprévus.
- C’est un lieu de duel antique où les mythiques héros croisaient le fer ! Continua le Vicomte, émerveillé. Et il sert ce soir de scène de spectacle ! Je n’ai jamais été honoré d’être invité à un bal !
- Cher invité, fit Claude, qu’est-ce qui vous amène ici aujourd’hui ?
- Oh, je suis très honoré d’être invité à votre bal costumé. Lord Aleister Chamber, Vicomte de Druitt, enchanté !
- Le bal costumé s’est terminé il y a une semaine, remarqua calmement Claude. Aujourd’hui il s’agit d’un bal privé ave le Comte Phantomhive.
- Quelle étourderie, j’ai confondu la date ! Sa lamenta le Vicomte, choqué. Je vais donc me retirer, pleura t’il. Mais pourquoi personne ne me l’a rappelé… ? Après tout, le monde doit se contrefiche d’un ex-détenu…
Il tourna la tête, ayant droit au visage impassible de Claude, puis il vit Hannah, qu’il sublima aussitôt :
- Cette allure aussi pure que l’eau…Et ce couteau d’une couleur sombre métal se conjugue harmonieusement avec l’image des femmes guerrières de Valhöll ! Non ! Cette singulière beauté mystérieuse semble plutôt invoquer le nom d’un majestueux démon !
Le Vicomte était presque en train de demander la main à la fameuse Hannah.
Sébastian assura :
- Comme on peut l’attendre de vous Vicomte, vous avez l’œil aiguisé.
- Mmh ? Une arme ?
- C’est le thème du bal d’aujourd’hui, déclara Claude.
- Voilà donc le doux son d’un mystérieux bal plein de dangerosité, fit le Vicomte, sous le charme, tout en prenant une des mains d’Hannah.
Le Vicomte alla s’asseoir quelques instants après dans le canapé au milieu laissé vide, séparant ainsi pour de bon les deux maîtres adolescents.
- En tant que serviteur de la déesse de la beauté, fit le Vicomte, moi, Druitt, je vais assister à cet évènement pour lui faire part de cette magnificence !
Alois tourna son regard vers le Vicomte, une main sur son front, ayant croisé les jambes, signe d’ennui. Ciel, lui regarda simplement le Vicomte sans plus de réaction.
- Bien, recommençons…remarqua Claude.
- La danse macabre, sourit Sébastian en montrant trois couteaux.
- De front ! Unis ! Les glaneurs de l’enfer ! Déclara Claude tandis que Timber et ses frères se ruèrent vers Sébastian.
Le démon des enfers les évita sans peine.
- La dague, la lance et l’arbalète ! S’exclama le Vicomte en extase. Et les attaques de la Trinité des trois talents ! Mais…
Sébastian décida de se débarrasser de ses adversaires par coup de jambes, et cela ne fonctionna pas, il eut un léger regard sadique faisant voir ses yeux de démons des enfers.
L’instant d’après, Timber et ses frères étaient enchaînés à cause de fils noirs. Sébastian décrocha un immense sourire de satisfaction.
- Wow ! S’exclama le Vicomte.
- Il est doué, s’enchanta et siffla Alois, pas plus impressionné que ça d’avoir eut en direct une démonstration de magie, ne cachant pas son plaisir, apparemment enviant les pouvoirs de Sébastian.
Sébastian eut un sourire victorieux envers Claude. Hannah, immédiatement en profita et jeta ses couteaux vers Sébastian qui les détruisit par la magie. Hannah n’en démordit pas, claquant des doigts, faisant naître des pistolets par magie et tira sur Sébastian qui évita tous les tirs.
Elle dit disparaître les pistolets, sortant les grands moyens en faisant naître une superbe arme, et tira sans s’arrêter. Sébastian prit conscience du problème, se cachant derrière une grande pièce, mais pas plus inquiet que ça. Il assura :
- Permettez-moi d’agir avec le même nombre de balle que vous avez utilisé.
Sébastian sortit de sa cachette, évitant les balles avant de balancer ces armes habituelles.
Hannah ne pu les éviter, et se retrouva attaché contre au sol, les bras et les jambes écartées, sa poitrine entrouverte car sa tenue avait été déchiré. Hannah en demeura elle-même surprise. Sébastian alla sur le sol, préparant ses armes, et dans un sourire malsain, s’apprêta à finir le boulot. Nouveau bruit d’horloge, où l’instant d’avant, Sébastian fut coupé dans son ambition par une des pierres qui bougea, étant envoyé par Claude par un coup de pied.
- Un instant, remarqua t’il en remettant en relevant ses lunettes, c’est l’heure du thé.
- Oh, il est déjà si tard…fit Sébastian.
- Je dois préparer les collations pour mon Maître, déclara Claude en s’approchant un peu de Sébastian, ayant préalablement enlevé les armes qui bloquaient Hannah au sol d’un claquement de doigt. Faisons une petite pause.
Le Vicomte était en extase, Ciel toujours aussi insipide, Alois était entre la joie et la curiosité.
- Bien, moi aussi. Puis-je utiliser votre cuisine ? Demanda de manière assez générale Sébastian.

Quelques instants plus tard, les deux majordomes étaient dans la cuisine du manoir
Trancy, en train de préparer les collations de la pause pour leur maître respectif.
Claude avait regardé avec envie Ciel, qui s’était avancé pour aller s’asseoir à une grande table extérieur, Alois le rejoignant, guidé par Hannah. Aucun échange ni de regard ni de parole des deux adolescents, quoi que Alois jeta plusieurs fois son regard vers le Comte Phantomhive en décrochant un petit sourire.
Claude pensa tandis qu’il préparait le goûter pour son maître:
« Une âme précieuse…une âme délectable… Si toutes les âmes ont un goût différent, il y a bien une âme que tous les démons des enfers recherchent, Ciel Phantomhive. »
- Ne vous faites pas trop d’illusions, Claude, menaça tranquillement Sébastian.
Quelques minutes plus tard, Claude présenta à Alois son plat, un puits d’amour :
- Alors…alors…la douceur d’aujourd’hui est un Puits d’Amour, préparé à partir d’une pâte à tarde amoureusement remplie de crème pâtissière et de confiture de framboise. Du thé Eros de la Maison Mariage Frère a été préparé.
Alois ouvrit la bouche, Claude lui mettant une bouchée dans sa bouche. Alois savoura aussitôt la pâtissière, et ça se vu à sa tête.
-E…e…e…e…excellent ! S’écria le Vicomte de Druitt, assit au milieu des deux adolescents. Le Puits d’Amour, avec cette crème noble et ses fraîches, semble être vêtit de soie aussi distinguée que celles traversant la célèbre route ! J’ai soif, soif d’en avoir davantage ! Mon palais est à présent semblable au désert de Taklamakan, seriez-vous…le Marco Polo de la saveur ?! Pleura de joie le Vicomte tournant le bras vers Claude qui continuait de nourrir son maître.
- Forêt Noire, présenta Sébastian, préparé à partir d’une pâte assortie d’un doux chocolat pour enfin structurée d’une crème blanche et couronnée de cerises. Du Qimen spécial venu de la province de Xing est servi pour le thé, ajouta Sébastian en préparant une tasse tandis que Ciel se servait dans sa pâtisserie.
- Bien, fit calmement Ciel, s’apprêtant à manger une bouchée quand il fut coupé par le Vicomte.
- Tr…Tr…Tr…Tr…Très bien ! La Forêt Noire, ce riche chocolat met en lumière la saveur de la cerise, et sa tendre douceur semblable aux vagues houleuses enveloppant la Terre, n’est ni plus ni moins que l’Age de l’Exploration du goût ! Je tourne de l’œil, je tourne à cause de sa saveur ! Mon sens du goût est maintenant au centre de l’univers ! Seriez-vous le…Vasto de Gama du palais ?! Pleura à nouveau le Vicomte en présentant Sébastian du bras, qui s’inclina, tandis que Ciel essayait de manger tranquillement. Je ne peux garder mon calme face à une telle compétition, se lamenta le Vicomte. Je…je…je vais cueillir des fleurs ! Se leva le Vicomte, devant les regards de tous.
- Les toilettes sont par là-bas, indiqua Claude.
- C’est quoi son problème ? Se désespéra Ciel de son ton sec, finissant de s’essuyer la bouche.

Fin du goûter.
Alois et Ciel reprirent leurs places. Hannah ainsi que Timber et ses frangins étaient partit.
Ils ne restaient que Claude et Sébastian sur le jeu d’échec géant.
- Bien, reprenons, fit froidement Claude.
- M’accorderiez-vous cette danse ? Demanda calmement Sébastian.
- Bien. Allez…
Le majordome des Trancy retira ses lunettes qui disparurent, faisant apparaître derrière lui des sortes de fils noirs.
- Qu’est-ce que… ? S’étonna Ciel, devinant bien la magie des ténèbres.
- Oh ! Mais c’est la magie des ténèbres, sourit Sébastian.
- Je ne fais que me montrer courtois suite à votre proposition de danser. Bien…c’est l’heure de la Danse Macabre…
Après un silence invisible, Claude courut vers Sébastian, les fils noirs se changeant d’un coup en immense dragon noir. Sébastian en fit apparaître un similaire, et chacun des deux démons des enfers évitèrent soigneusement le coup de l’autre.
Alois alla rejoindre Ciel, ayant céder dans son désir de rester auprès de lui.
Le Comte Phantomhive regardait le combat impassiblement, sans vraiment trop de réaction.
Alois, vraiment curieux et les yeux à moitié émerveillé fit :
- Ciel, tu as vu le dragon de Claude !
- Oh oui, j’en tressaille…fit il sur un ton impassible, se moquant du regard d’Alois qui le regarda quelques secondes avant de se concentrer à nouveau sur le combat.
Le Comte Phantomhive profita du regard tourné d’Alois, le regardant avec haine, pour demander :
- Voudrais-tu me faire visiter le manoir, Alois ?
- Tu veux aller aux toilettes ? S’étonna le visé. Allons-y ! Sourit-il en fermant les yeux, Ciel souriant aussi mais étant plus un sourire victorieux.
Ils se levèrent, quittant l’endroit où ils étaient. Sébastian remarqua l’absence de son maître, ce qui lui fit perdre le contrôle de sa formule :
- Oh là. C’est une totale inconvenance que de partir alors que les majordomes dansent pour vous, jeune Maître !
- Je vous déconseille vivement de relâcher votre attention durant la danse.
Sébastian évita un coup de justesse. Claude demandé, légèrement lassé :
- Dires, votre sens démoniaque s’est-il affaibli après avoir mangé autant d’âme d’humains ?
Sébastian recula légèrement qu’il fut prit dans une toile d’araignée qui apparut d’un coup, le regard de Claude s’étant bien durcit entre temps.
- Oh…fit Sébastian blessé à la joue. Erreur d’inattention.
Pendant ce temps, Ciel menait la danse dans le manoir. Les deux adolescents furent dans une grande salle, Alois suivant le Comte :
- Hé ! Où vas-tu comme ça ?
- J’en ai assez de ces divertissements, assura Ciel en s’arrêtant, enlevant son gauche et le jetant aux pieds d’Alois.
Le Comte Trancy regarda le gant, puis Ciel.
- Comte Alois Trancy, déclara calmement le Comte Phantomhive, vous avez volé et rabaissé ma dignité, celle de Ciel Phantomhive. C’est pourquoi je vous défi en un duel régulier d’épée à épée, ajouta Ciel en durcissant son regard.
Léger regard surprit d’Alois, qui se changea vite en sourire assez victorieux, disant sur un ton déçu :
- Oh, donc nous n’allons pas aux toilettes ensemble…
Claude alla se poser sur un des fils qui composait la toile d’araignée, s’avançant vers Sébastian, son dragon noir toujours derrière lui. Claude assura :
- La toile d’araignée des Trancy pourrait même découper l’acier. Bougez d’un cheveu et votre tête tombera.
- C’est le minimum, pour un démon des enfers araignée ! Nargua Sébastian dans un long sourire.
Le Vicomte traîna dans les couloirs, faisant :
- Ah, cette merveilleuse sensation rafraîchissante !
Il s’arrêta, voyant les deux adolescents portant tous les deux une épée. Il resta à la porte.
Alois regarda l’épée, l’air bien intéressé et très enjoué :
- C’est la première fois que je combats en duel. Ciel, il se tourna vers lui avec un grand sourire, c’est toi qui décide comment nous le faisons.
- Nous nous tenons dos-à-dos, après avoir dit « Allez » nous nous éloignons en comptant. Lorsque le dixième pas est annoncé, le duel commence.
- Je vois, s’enchanta Alois. Ca a l’air marrant.
- Sublime, s’émerveillant le Vicomte, un vrai duel !
- Allez, firent dos à dos les deux adolescents en même temps.
Ils avancèrent, comptant les pas en même temps, s’étant mit en garde :
- Un…deux…trois…quatre…
Ciel se retourna d’un coup, mais se retrouva bloqué par la lame d’Alois, ayant apparemment pressentit le coup.
- Cinq !
- Pas de tricherie ! Se fit menaçant Alois.
Ciel ne cacha pas sa rogne, démarrant le combat, s’exclamant violemment :
- Toi !
Le Vicomte pour sa part était complètement ailleurs, complètement sous le charme.
Le combat se poursuivit dans les étages, Alois étant vraiment bien résistant et se laissant prendre au jeu, au grand désespoir de Cie qui n’arrivait pas à l’atteindre, faisant réapparaître son asthme.
- Visiblement, tu es gonflé à bloc ! Complimenta Alois dans un rire. Amusons-nous en dansant, Ciel !
- Sébastian Michaellis, fit calmement Claude de son côté, s’apprêtant à en finir avec le concerné.
Alois évita un coup d’épée de Ciel. Sébastian au même instant sentit un danger pour son maître. La lutte des deux adolescents se poursuivit, Alois reprenant l’avantage.
- Jeune Maître ! S’exclama Sébastian.
Les deux démons des enfers se regardèrent.
- Allez ! Un, deux, trois ! Un, deux, trois ! Fit Alois en évitant les coups d’épée et en attaquant.
Il arriva à bloquer Ciel contre les escaliers. Aussitôt, il s’empara de sa gorge et l’envoyer balader dans le sol en dessous en s’exclamant :
- Olé !
Ciel tomba violemment au sol, légèrement sonné. Alois le rejoignit au sol dans un grand bond, s’avançant vers lui, l’air vraiment bien victorieux, Ciel étant de toute façon plaquée au sol, son épée ne pouvant à priori rien lui faire. Alois regarda le Comte satisfait, touchant le visage de Ciel avec la paume de son épée :
- Tu es enfin à moi, Ciel…
Il le menaça avec son épée à la gorge, rapprochant son visage de celui de son convoité.
- Sébastian veut manger l’âme de Ciel, n’est-ce pas ? Mais il ne pourra pas. Ton âme sera mienne, et enchaînée aux araignées de cette maison. Le pauvre Sébastian va être déboussolé ! J’ai hâte de voir ça.
- L’âme du Limier de Sa Majesté n’est pas chose appréciable pour des araignées, et elle ne sera jamais tienne. Elles peuvent toujours essayer, au risque de voir leurs pattes arrachées par mes crocs.
- Toujours cet air arrogant…s’exclama Alois, énervé. Il est temps de baisser les bras et de t’abandonner à moi ! S’exclama l’adolescent blond en pointant son arme vers le cœur de Ciel sans aucune hésitation.
Ciel prit l’épée dans sa main pour arrêter sa chute. Alois fut surprit, mais continua de s’entêter. Le Comte Phantomhive eut un énorme sourire de satisfaction :
- Maintenant, tu es à moi !
Se moquant de sa main en sang, profitant du regard surprit de Ciel, ce dernier prit son épée et la planta sans aucun remord dans l’estomac d’Alois, interloqué par ce coup.
- Jeune maître ! Fit Sébastian arrivant avec Claude et le Vicomte.
Les trois nouveaux arrivants s’arrêtèrent, surprit.
Alois se rendit compte de sa mauvaise posture, et l’acte de Ciel avait provoqué chez lui une colère intense. Quand l’épée de Ciel se retira, et tandis que le Comte Phantomhive se releva, il contrôla toute son envie d’hurler le tourment, tombant à genoux, voyant son sang se déverser.
Il dévisagea Ciel dans un haineux tout en restant bien tourmenté, tandis que quelques lumières arrivèrent autour de sa blessure, la haine l’enveloppant de plus en plus.
- Oh, du sang ! Tomba dans les pommes le Vicomte.
- N’approche pas, Sébastian ! Interdit Ciel en se tournant vers eux, toujours dans son regard haineux. Jusqu’à ce que je l’achève !
- Entendu.
- Meurs, Alois Trancy, s’exclama Ciel bien déterminé.
Alois baissa un cours instant le regard, avant de dévisager à nouveau Ciel.
Ses magnifiques yeux bleus avaient virés dans un rouge éclatant, ce qui fit sursauter le Comte Phantomhive qui lâcha son épée.
« Un…un démon ! »
Le regard de Ciel se durcit encore plus, assimilant que les épées ne serviront plus à rien.
Seule la magie pourrait les départager, et faire apparaître clairement un vainqueur.
Ciel n’eut le temps de rien faire, sentant de la chaleur derrière lui. Un dragon de feu était apparut dans son dos, menaçant de faire brûler le Comte à tout moment.
Ciel ne se soucia même pas du dragon, ne regardant que les yeux d’Alois : un regard de haine, véritablement haineux, mais qui gardait quelque chose de sensuelle car il y avait une tristesse bien dissimulée. Il hurla :
- Un jour, tu m’appartiendras Ciel !
Les deux démons des enfers restèrent pour leur part interdit, surtout Claude qui resta interloqué, bouche bée quelques instants avant d’avoir un regard noir.
Il comprenait désormais pourquoi Alois avait changé le pacte, pourquoi il agissait si bizarrement ces derniers temps. Claude s’en voulait, il s’en voulait de n’avoir pas pu deviner que son maître était un démon, le croyant humain jusqu’à aujourd’hui.
Et il n’aimait pas ça du tout.
« Intéressant. » Pensa Sébastian, ne s’attendant guère à une telle révélation.
Alois, malgré la douleur et le sang, se releva, et dès que sa blessure fut légèrement guérie, il se jeta sur Ciel, enragé. Celui-ci claqua des doigts, faisant disparaître son cache œil par magie, faisant voir aussi ses yeux rouges. Il eut un immense d’attaque de magie respective aussitôt, une échange de boule de feu, qui continua ainsi pendant quelques minutes. Ciel renonça à activer ses pouvoirs du Livre des Ténèbres, considérant que la magie de base l’aiderait facilement à terrasser Alois.
Malheureusement, ce fut loin d’être le cas, le Comte Trancy étant véritablement en rogne, s’acharnant sur le Comte Phantomhive en le lâchant pas l’affaire, le regardant toujours dans ce regard haineux. Alois semblait se moquer complètement d’augmenter le poids de sa blessure, véritablement absorbé par sa colère.
Ciel était obligé d’anticiper les coups de son adversaire, et de contre-attaquer en même temps, ce qui n’était pas une mince affaire avec Alois comme adversaire, qui malgré sa blessure, faisait apparaître des formules de feu en quelques secondes, les jetant à chaque fois sur Ciel.
Profitant ensuite d’une inattention, Alois fit basculer Ciel contre le sol, et commença à l’étrangler en enserrant sa gorge de ses deux mains dans le but clair de le tuer.
Le Comte, légèrement épuisé, suffoqua, cherchant en vain à se débattre.
Il essaya d’activer les pouvoirs du Livre des Ténèbres, mais suffoquant encore plus, il dû y renoncer.
Sébastian ne cacha pas une certaine inquiétude. Coup de chance pour le Comte, Alois avait consommé énormément de forces en s’entêtant, et littéralement, brusquement, il s’écoula dans l’inconscience, libérant ainsi Ciel de son tourment qui se dégagea aussitôt de l’adolescent blond, toussant, Sébastian allant auprès de lui. Ciel plus du tout en état de finir le travail se laissa entraîné par son majordome, qui après un léger regard à Claude, s’éclipsa tout en disant calmement :
- Je suis désolé, mais nous ne pouvons pas continuer la danse dans de telles conditions. Vous allez devoir nous excuser pour aujourd’hui.
Claude regarda le corps inconscient d’Alois, où une marre de sang avait commencé à naître.
Il lui jeta un fixement de haine, ne cherchant même pas à l’aider.
Arrivant brusquement dans la pièce, Hannah se précipita vers Alois, s’exclamant :
- Maître…
Voyant la marre de sang, et voyant que le Comte Trancy ne lui répondait pas, elle le prit dans ses bras, passant sa main sur son visage et ses cheveux avant de poser la main sur la blessure qui cicatrice un peu plus. Elle l’emporta ensuite avec elle, l’emmenant dans sa chambre.
Claude était resté sans bouger, toujours avec son regard haineux. Il murmura :
- Alois, seul l’un de nous remportera l’âme délicieuse du Comte Phantomhive. Vous aviez bien préparé votre coup à ce que je vois, mais vous me verrez dans toutes mes capacités, mon cher maître. Goûter l’extase de la mort quand le moment sera venu, laissez-vous entraîner dans le néant et laissez-moi m’occuper du reste.
Claude eut un léger rire sadique, ajouté à une expression véritablement malsaine.
Il s’exclama :
- Ce sera une guerre entre démons.
Hannah n’avait pas perdu son temps, ayant déshabillé son maître, et lui mettant du bandage magique tout en regardant son visage endormit. Quand elle termina, elle le mit sous les couvertures, s’asseyant sur les couvertures, le regardant et lui caressant le visage. Elle le regarda dans un sourire triste.


~

Furie de Ciel



Alois et Ciel s’étaient retrouvés dans la maison de Claude contre leur gré.
Les deux adolescents se regardèrent inquiets, comprenant leur mauvaise posture.
Ils se levèrent, observant par réflexe l’endroit où ils étaient. Alois montrait dans son expression qu’il était perdu chez lui. Il ne reconnaissait plus les lieux.
Rien ne lui paraissait familier. Alois camoufla du mieux possible sa peur.
Depuis qu’il avait été maudit, il n’était plus retourné chez lui. Il avait fuit et détesté ce manoir et ces souvenirs : le Comte Trancy, Claude…
La présence d’Hannah, son seul soutien dans sa vie difficile avec son contractant n’avait pas suffit à le faire rester. Claude voulait le tuer : c’était un fait. Hannah ne pourrait rien faire.
Alois tenta de contrôler l’emballement de son cœur :
- Il faut partir d’ici, et rapidement, décréta l’adolescent blond en scrutant l’œil visible de Ciel.
Ce dernier acquiesça dans un petit mouvement de tête positif.
Sans se poser de question, les adolescents quittèrent la pièce où ils étaient, se retrouvant des détales de couloirs. L’immensité de l’endroit était même effrayante.
Alois se lamenta, son angoisse augmentant de plus en plus :
- Je ne suis même plus capable de me repérer…
- Il faut se contenter de trouver la sortie et de partir d’ici, relativisa Ciel.
L’adolescent de douze camoufla le sentiment de peur, bien que le ton de sa voix montrait son affolement. Ciel avait pressentit l’angoisse d’Alois qui était entièrement compréhensible.
L’aura de Claude enveloppait l’endroit. La malédiction s’activa d’Alois, faisant naître l’araignée tatouage sur son torse. Les inquiétudes de Ciel s’extériorisèrent comme une secousse. La couleur bleu clair des yeux de l’adolescent blond disparut, faisant place à un rouge éclatant. Alois s’arrêta, commençant à s’essouffler, ayant de mal en plus du mal à respirer. Ciel se rua auprès de lui. Haletant, Alois porta une main à son cœur.
Une douleur assez vive le faisait souffrir. C’était comme s’il avait reçu un poids magique.
- Alois ! S’inquiéta Ciel.
- Ca va aller, ça va aller, rassura l’adolescent blond en observant Ciel.
Même dans une telle situation, Alois se voulait rassurant, se disant qu’il supporterait la douleur de sa malédiction. L’adolescent blond ne pu s’empêcher de renfermer sa main sur son cœur. La douleur ne faisait que s’accroître, mais Alois décida de s’en moquer.
Il affronta sa marque sans se soucier de son état physique, s’avançant à nouveau mais en chancelant. Le jeune Comte, tout en ne déniant pas la volonté de résister d’Alois, s’affola cependant. Ayant vraiment peur pour son compatriote, il l’aida à avancer.
Alois se refusa pas l’aide, et tellement meurtri de douleur, s’accrocha bien fortement à Ciel.
Ils parvinrent à une grande salle représentant le vestibule après avoir marché pendant quelques minutes. Alois n’avait pas cessé de souffrir encore plus, sa douleur au cœur s’amplifiant de plus en plus. Ciel s’en était rendu compte, mais avait fait mine de ne rien voir afin de soutenir Alois. Les deux adolescents avancèrent quelques mètres avant de s’arrêter.
Ils devaient s’y attendre : Claude n’allait pas les laisser filer sans rien dire.
Le démon des enfers se trouva derrière les deux adolescents, les dévisageant dans un regard victorieux, ne cachant pas un certain plaisir. Ciel fut dans l’incapacité de réagir.
A peine qu’il se retourna en ressentant l’aura de Claude qu’il se retrouva projeté violemment contre terre. Alois tomba à genoux, crachant son sang, son ancien contractant ayant encore plus intensifié son tourment. L’adolescent blond, voyant Claude se rapprocher de lui dans un énorme sourire, prit vraiment peur. Il ne pouvait rien faire contre son contractant qui le domina quelques secondes après par sa hauteur. Claude regardait toujours Alois avec son petit sourire familier. Ciel, véritablement inquiet, hurla :
- Alois !
Claude eut un léger regard vers Ciel, agrandissant son sourire, savourant l’inquiétude de Ciel qui ne faisait que se renforcer. Le démon des enfers reporta assez vite son attention vers Alois. Dans une énorme insensibilité, ne ressentant aucune pitié voir aucune tristesse envers l’adolescent de quatorze ans, il porta un de ses mains à la gorge d’Alois. Ce dernier, tête baisée à cause de son essoufflement, prit conscience de l’ambition de Claude quand il sentit qu’il suffoquait. Claude, calmement, souleva Alois à quelques mètres du sol, continuant de renfermer sa main sur la gorge de l’adolescent. S’étouffant, Alois chercha à se libérer en essayant de retirer la main qu’il l’étranglait.
Ciel paniqué, ne supportant pas cette scène, se releva. Se moquant de n’être pas encore remit du choc, il s’exclama sur un ton d’ordre, les yeux rempli de haine :
- Claude, lâche-le !
Claude n’écouta point Ciel, et pour encore plus le mettre en colère, renforça encore plus son emprise sur la gorge d’Alois. Celui-ci suffoqua encore plus, Claude le dominant entièrement. Enragé, Ciel fit apparaître quatre petites ailes noires derrière son dos, signe du pouvoir du Livre des Ténèbres. Son ton devient véritablement froid et autoritaire quand il répéta :
- Lâche-le, Claude !
Le démon des enfers se contenta comme simple réponse de resserrer encore plus sa prise.
On entendit des bruits d’étouffement d’Alois, ayant de plus en plus du mal à respirer.
Ciel s’emporta, invoquant en levant le bras :
- Yami !
Des fils magiques noirs apparurent et se jetèrent sur Claude. Ciel n’eut pas le temps de transformer sa formule que le démon des enfers la détruisit d’un claquement de doigt.
Il envoya par la même occasion balader Ciel à nouveau contre le mur.
Alois poussa un nouveau bruit d’étouffement, tentant de ses dernières forces de se débattre.
Claude, véritablement agacé par sa résistance augmenta encore plus sa prise sur la gorge d’Alois qui le fit taire, avant de l’éjecter violemment contre terre.
L’adolescent blond porta aussitôt une de ses mains à sa gorge tout en toussant, profitant pleinement de l’air. Malheureusement, son ancien contractant ne lui laissa aucun moment de répit. N’ayant même pas reprit sa respiration, tout en toussant, il cracha à nouveau son sang, à trois reprises d’affilé. Affaibli, Alois se força cependant à ouvrir les yeux, se tournant dans une petite souffrance physique vers Claude. L’inquiétude se percevait sur son visage.
Claude l’avait regardé dans une sorte de regard noir, n’exprimant intérieurement que du plaisir de voir Alois souffrir. Décrochant un sourire de satisfaction, il s’avança vers Ciel, qui n’avait pas reprit ses esprits. Alois se releva un peu, forçant sur son énergie restante.
Il implora dans une exclamation, toussant entre ses phrases :
- Non, Claude, non ! Ne le tue pas ! Ne tue pas Ciel !
Claude ne montra aucune émotion particulière. Alois eut se son côté un autre crachat de sang.
Ciel ouvrit les yeux, se remettant légèrement du choc de l’expulsion, et s’affola immédiatement pour l’état d’Alois qui s’était dégradé. Il remarqua que Claude s’était avancé vers lui, mais il préférait faire attraction à ce détail, Alois étant le plus important.
L’adolescent blond avait viré dans une inquiétude de perdre son amoureux encore plus grande. Il s’écria en observant son agresseur, en pleurs, tentant de peu de forces qui lui restait de se lever :
- Claude, ne le tue pas !
Ciel regarda Alois interloqué, comprenant qu’aux yeux d’Alois, la vie de Ciel lui importait plus que la sienne. Ce qui était en soi un beau paradoxe, car Ciel exprimait les mêmes sentiments vis-à-vis d’Alois. Claude demeurait impassible devant les supplices de l’adolescent. Irrité cependant par son insistance, Claude serra le poing.
Alois qui n’était pas encore remit de son étranglement précédent, eut un léger bruit d’étouffement. Alors qu’il avait peiné à essayer de se relever, ses jambes tremblant comme une feuille, il retomba à genoux, crachant à plusieurs reprises son sang.
Ciel fut complètement effaré par cette scène qui montrait une partie du comportement sadique de Claude. Il s’exclama, dans une expression de plus en plus angoissée :
- Alois, non !
Satisfait, le démon des enfers s’approcha encore plus du Comte Phantomhive, souriant. A son grand étonnement, son bonheur fut de courte durée car Alois se présenta devant Ciel, arrivant par téléportation. Haletant beaucoup, il mit les mains en croix. Ciel n’en demeura pas moins encore plus surprit, et encore plus stressé en voyant le sale état d’Alois qui se forçait de toutes ses forces pour tenir debout. Claude, vexé, eut une courte moue avant de dévisager les deux adolescents et de les expédier contre terre par magie d’une façon encore plus violente que les fois précédentes. Désormais amplement enchanté de n’avoir plus aucune résistance, le démon des enfers s’avança d’un pas sûr vers Ciel. Alois ne comptant pas laisser faire son ancien contractant s’accrocha à la jambe de ce dernier. L’adolescent blond retenant du mieux possible ses larmes, supplia à Claude :
- Ne le touche pas, ne le touche pas !
Alois sous entendait dans ses supplices qu’il préférait que son ancien contractant s’en prenne à lui qu’à Ciel. Claude eut une étrange réaction, car pour exprimer le fait qu’il en avait marre, il gifla brutalement Alois. Celui-ci ne s’attendant pas à un tel geste écarquilla les yeux, choqué. Ca aurait pu être un geste anodin, mais pas pour Alois, ni pour Claude qui avait connaissance de son passé. Cette gifle était la confirmation que l’adolescent de quatorze ans n’était qu’un objet, qu’un esclave aux yeux de son ancien contractant. Et n’ayant pas suffit les ordres, il avait reçu la correction qu’il méritait. Le sentiment de n’être rien d’autre qu’un joujou sortit du profond intérieur d’Alois, qui essaya avec mal de ne pas se faire avoir par cette impression. Toutefois, il se rendit compte que c’était déjà trop tard, éprouvant déjà son ressenti d’être inutile, et d’avoir jamais eut sa place dans ce monde.
Malgré cette douleur morale qui le détruisait, Alois continua de regarder Claude.
Ce dernier assura sur un ton sec :
- Vous méritez tous les deux la mort. Uniquement la mort.
- Alois ! S’écria Ciel.
Ciel n’avait pas réussit à parler avec ce qui s’était passé sous ses yeux. C’était la vue d’Alois en train de se sacrifier pour essayer de le sauver qui lui avait rendu la parole. Les deux adolescents ne cachaient pas que les paroles du démon des enfers les avait véritablement attient. Ciel perçu un nouveau sourire enjoué de Claude, qui se transforma en un sourire sadique quand il regarda à nouveau Alois toujours bien accroché à sa jambe. Claude démontrait dans son regard sans conteste qu’il dominait Alois.
Ciel ne supporta plus de rester sans rien faire. Tout en étant paralysé par la peur, et commençant à s’essouffler à cause de son surplus d’angoisse, il eut sa transformation complète du Livre des Ténèbres tout en se relevant difficilement. Il dévisagea froidement Claude, qui lui rendit le regard. Alois fut véritablement prit de panique, et ne voulant pas que son ancien contractant tue son convoité, il supplia :
- Claude, tue-moi. Tue-moi !
Claude eut un petit sourire victorieux, ayant eut ce qu’il voulait.
Alois cracha une nouvelle fois son sang, ce qui l’épuisa encore plus.
Ciel prit conscience de la tournure qui allait vite viré au drame. Assimilant le but de Claude, et vraiment prit de colère contre lui, il s’énerva, invoquant :
- Yami no hikari !
Une immense lumière se jeta sur le démon des enfers qui ne put contre-attaquer, se retrouvant enchaîné par des fils noirs. Claude détruisit assez facilement les fils, et au lieu de contre-attaquer, amplement satisfait, s’évapora. La marque tatouage s’évapora du torse d’Alois, qui vidé de ses forces s’étala au sol. Il avait éclaté en sanglots, submergé par sa tristesse et ses sentiments, sa souffrance morale étant à son paroxysme.
Ciel, se moquant de son asthme qui était revenu, retrouva ses habits normaux et se rua vers l’adolescent. S’asseyant, il en fit de même à Alois, beaucoup trop faible pour bouger.
Le Comte cachant tout son désespoir eut un petit sourire rassurant, observant le visage en larmes d’Alois, mettant ses mains sur ses joues. Ciel vu que l’adolescent était un peu froid mais il passa aussi ce détail. Voyant qu’être rassurant n’avait pas d’effet, il prit une expression suppliante. Il implora dans le regard qu’Alois se reprenne. Cependant, celui-ci était à moitié déconnecté, les yeux dévoilant énormément de détresse. Son état physique ne paraissait même pas l’inquiéter. Quand Alois parla, ce ne fut que des supplices :
- Tue-moi, tue-moi, tue-moi…
- Alois, supplia Ciel.
- Tue-moi…
- Alois, reprend-toi. Reprend-toi !
Alois continua à pleurer, sans prêter attention aux supplices de Ciel.
L’adolescent blond appréciant cependant l’attention du Comte s’accrocha à lui, lui implorant de le tuer. Ciel enlaça Alois, ne supportant pas ses larmes et bouleversé de le voir ainsi dévasté.
- Je ne veux pas te tuer, Alois.
La voix de Ciel s’était elle aussi brisée, n’ayant pas honte de montrer qu’il s’était attaché à Alois. Le Comte devait admettre que l’adolescent était un véritable cas dans son genre, très timbré mais ayant vu ce qu’il était en réalité, il en avait oublié ses préjugés sur lui.
Avant de le connaître réellement, Ciel n’aurait pas été contre de tuer Alois si on lui proposait de le faire. Il avait attendu seulement pour le faire personnellement : tuer de ses mains la personne qui en plus d’avoir craché sur le nom de sa famille et qui avait essayé de le tuer.
Maintenant, son ancienne ambition lui était inconcevable.
- Tue-moi, tue-moi, tue-moi, implora Alois dans une tonalité complètement désespérée.
- Alois, je t’en supplie, reprend-toi !
- Tue-moi…
Ciel enlaça encore plus Alois dans ses bras, touchant ses cheveux blonds. Ses larmes coulaient contre sa volonté, mais la souffrance d’Alois le dépassait. Il voulait le guérir de ses maux. Ciel ne pouvait pas se résoudre à laisser Alois dans son état du moment : complètement brisé, vide, sans raison de vivre. Il ne semblait qu’attendre que la mort.
- Alois, implora Ciel.
- Tue-moi, Ciel. Tue-moi.
- Ne me demande pas de faire ça !
- Tue-moi !
Les larmes de Ciel s’augmentèrent. Le jeune Comte Phantomhive eut un regard vers le cou de l’adolescent blond. Ciel retira ce regard, se refusant de faire ça pour le ranimer à la raison.
Il continua d’enlacer Alois et de pleurer. Cependant, rien n’y fait.
Alois était dans un état tel de désespoir que la mort semblait pour lui sa seule libération.
Ciel n’en pouvant plus de le voir ainsi succomba à la tentation. Il mordit la gorge d’Alois très voir trop profondément. Alois, véritablement surprit par le geste de Ciel hurla de douleur, l’emplacement de la morsure n’étant pas le bon endroit, situé à quelques mètres de sa pomme d’Adam. L’adolescent blond, recevant un électrochoc à cause de la déchirante douleur, sortit d’un coup de son état d’avant. Ciel, sans s’en rendre compte immédiatement assimila qu’il avait sortit tous les crocs de vampire qu’il possédait.
Les yeux bleus du Comte Phantomhive virent au rouge.
Alois ferma les yeux, s’accrochant à Ciel, hurlant de douleur. La souffrance fut telle que les gémissements remplacèrent assez rapidement les hurlements. Alois avait l’impression que Ciel était en train de lui retirer sa vie de force, et il ne pouvait rien faire pour se libérer.
Tandis que Ciel savourait le sang de l’adolescent, Alois s’accrocha de plus en plus à Ciel, retenant des larmes de douleur, gémissant de plus en plus.

La peur prit rapidement place sur le visage d’Alois, qui impuissant, se sentit partir.
Il s’accrocha encore plus aux manches de Ciel, les gémissements devenant de plus en plus aigue. Les crocs de Ciel s’enfonçaient de plus en plus dans la gorge d’Alois, provocant une douleur atroce que l’adolescent tentait avec mal de maîtriser. L’impression que sa vie lui était arrachée de force ne faisait qu’augmenter. Quand Alois parvint à ouvrir les yeux, retenant des larmes prêtes à partir, il vit Ciel bien accroché à sa gorge, paraissant complètement ailleurs.
Prit d’un nouveau gémissement dû au fait que le Comte avait mordu encore plus profondément, ne supportant plus la douleur, il tira la manche de Ciel. Celui-ci ne bougea pas, enfonçant encore plus ses crocs sur le cou de l’adolescent qui gémit à nouveau de douleur.
Alois commença à perdre sa couleur normale, devenant légèrement pâle. La peur l’enveloppa mais il ne savait pas quoi faire. Alois décida, prit de panique, d’user de la parole pour se faire entendre. Sa voix fut complètement brisée et faible :
- Ciel…arrête…Ciel…
Il répéta le prénom de son convoité dans un ton suppliant, avant de pâlir un peu plus.
Alois était prit entre deux sentiments : son désir de vouloir mourir sous la main de Ciel, et son désir de ne pas décéder. Une minute s’écoula et Alois se retrouva contraint malgré lui d’accepter l’idée qu’il puisse mourir. L’adolescent blond eut une augmentation de sa pâleur.
Alois supplia de ses dernières forces :
- Arrête…
Alois eut un nouveau gémissement, très intense. Une larme coula de son visage, symbole qu’il approuvait de finir sa vie ainsi. Ciel reprit brusquement ses esprits, écartant sa bouche de la nuque d’Alois. Celui-ci tomba dans les bras du Comte, complètement épuisé et d’une grande blancheur. Ciel s’affola de voir Alois vidé autant de ses forces, posant une main sur sa joue.
L’adolescent de douze ans, gardant des larmes aux creux de ses yeux, regarda calmement son protégé avec une expression exprimant le remord.
- Alois, je suis désolé…désolé…prononça avec détresse Ciel.
Alois ouvrit les yeux avec le peu d’énergie qui lui restait. Il observa le Comte une dernière fois avant de sombrer dans l’inconscience. Ciel fut prit de panique, secouant Alois.
- Alois, Alois, Alois, réveille-toi !
Ciel eut le sentiment de recevoir un poignard dans le cœur. Prit d’angoisse, il vérifia le pouls de l’adolescent blond. Quelques larmes tombèrent du visage de jeune adolescent tout en se rassurant. Alois respirait. Ciel se prit en pleine face la réalité cruelle d’un futur.
Un jour, il verrait l’adolescent blond dans la même situation. Sauf que son âme ne serait plus.
A cette perspective d’avenir, la détresse de Ciel se libéra brusquement.
Il porta encore plus le corps inconscient d’Alois contre lui, se déterminant à ce que cet avenir n’arrive jamais. Il murmura entre deux sanglots :
- Je te sauverais Alois…je te sauverais…
Ciel fut légèrement surprit de ne pas avoir une nouvelle visite de Claude.
Même si, sa présence n’était pas nécessaire. Il avait déjà ce qu’il voulait.
Alois était inconscient, et Ciel était dévasté par les remords et le désespoir.
Cela faisait d’eux des êtres vulnérables, principalement Alois devenu dépendant des autres.
Et l’extase que Claude devait ressentir face à ce spectacle était sans conteste intense.
Ciel était maintenant au courant qu’Alois serait son objet jusqu’à la fin.
Même si le Comte Phantomhive se décidait à donner son âme à Claude, Alois mourrait.
Il verrait l’adolescent blond mourir dans ses bras, sans pouvoir rien faire, sans pouvoir le ramener. Claude lui avait ancré ce destin dans son corps, et personne ne pourrait le sauver.
Alois était condamné, et Ciel allait être obligé un jour ou l’autre d’approuver sa mort.
Cette réalité si poignant rendit le Comte Phantomhive nostalgique, regrettant d’avoir été si infect parfois avec Alois. De tels souvenirs augmentèrent la détresse de Ciel.

Lâchant ses larmes sans aucune honte, Ciel se reprit quelques minutes plus tard.
Il continua toutefois de scruter le visage inconscient d’Alois.
Dès que Ciel renferma sa tristesse en lui, Sébastian arriva dans la pièce.
Le Comte Phantomhive lui jeta un regard noir, s’exclamant d’une voix enragée :
- C’est seulement maintenant que tu arrives !
- Toutes mes excuses, my lord, s’excusa sincèrement Sébastian en s’inclinant.
- Sébastian, tu as un pacte ! Ne le trahit jamais ! S’enflamma Ciel dans son ton. J’aurais pu être tué !
Sébastian resta sans répondre, avant de répéter tout en s’approchant de son jeune maître :
- Toutes mes excuses.
Ciel ne retira pas son regard enflammé envers Sébastian, exprimant dans ce fixement toute sa haine envers les démons des enfers. Le majordome du Comte assimila la cause d’une telle colère en voyant le corps inconscient d’Alois. Il eut un petit sourire de compassion en regardant l’adolescent blond, toujours aussi blanc.
Ciel montra qu’il se moqua de la pitié de Sébastian, ordonna sèchement :
- Ramène-nous au manoir !
- Yes, my lord, s’exécuta Sébastian sans aucun commentaire tout en s’inclinant à nouveau.
Un tourbillon de lumière entoura le groupe. Ils réapparurent dans la chambre du Comte.
Tous les domestiques étaient présents dans la pièce, l’air inquiété.
Ciel avait retrouvé toute sa facette froide, rempli de haine. Au fond, le Comte voulait se lâcher seul dans son coin, et essayait de maintenir caché le nœud dans son ventre.
Il posa calmement le corps d’Alois sur les couvertures du lit, côté droit. Il lui caressa affectueusement les cheveux, le regardant d’un air légèrement triste.
Sébastian ne cacha pas qu’il était troublé de voir son maître ainsi malheureux à cause de Claude. Vu le silence pesant présent dans la chambre, il déclara :
- Je vais vous préparer un peu de thé.
Il s’apprêta à partir de la pièce, à faire concrètement sa déclaration pour oublier le visage triste de Ciel, mais celui-ci s’exclama rudement :
- Ne me prépare rien du tout ! Je t’interdis de quitter cette pièce !
Ciel regarda Sébastian de son œil visible, toujours d’un rouge bien éclatant.
Les domestiques eurent un petit sursaut, véritablement surprit de voir leur maître autant en rogne. Ils n’osèrent rien dire en sa présence, ne voulant pas attiser sa haine.
Sébastian se résigna, car il désirait vraiment faire un thé pour apaiser les pensées de son maître. Ciel ne l’entendait ainsi. C’était dans son droit et Sébastian n’avait pas son mot à dire.
- Bien, monsieur, répondit Sébastian sur un ton calme.
Ciel tourna ensuite son regard vers les domestiques qu’il dévisagea un court instant.
May Lin eut un sursaut de peur, n’ayant jamais vu son maître avec un tel regard haineux.
Brad et Finnian comprirent aussitôt pour leur part la gravité du problème.
Ciel après ce fixement regarda à nouveau le visage d’Alois, toujours blanc, continuant de lui caresser les cheveux. Un petit silence s’installa.
Après un court sourire en scrutant avec affection la face de l’adolescent blond, et sentant sa douleur interne augmenter, il se retira de là où il était. Il se leva, regardant les observateurs.
Ciel déclara de son ton froid habituel :
- Je vais dans mon bureau. Que personne ne me dérange.
Aucun commentaire. Ciel se retira calmement de sa chambre. Brad s’avança calmement près d’Alois, observant son visage blanc. Finnian baissa la tête tout en assurant :
- Notre maître doit vraiment souffrir.
- Je pense qu’il est inutile de lui remonter le moral par nos moyens, assura Brad. Temps qu’Alois ne sera pas rétablit, ce sera vain de vouloir l’aider.
Sébastian essaya de garder une certaine impassibilité, mais dans son expression, cela se percevait bien qu’il souffrait. Il déclara en tournant la tête :
- Je suis vraiment peiné de la douleur de mon maître.
- Sébastian…prononcèrent avec tristesse les domestiques.
- Je dois bien avouer, admit calmement Sébastian, que je comprends la haine de Ciel envers notre espèce.
- Vous avez renoncé à vous emparer de son âme, c’est quelque chose qui vous différencie des autres démons des enfers, rassura Brad.
- Et vous ne cachez pas votre affection envers votre maître, ce qui est quelque chose aussi, ajouta May Lin joyeusement.
Finnian fut le dernier à parler, en certifiant :
- Ciel a changé depuis qu’il héberge Alois.
- Il a changé plus que vous pouvez l’imaginer, garantit Sébastian dans un petit sourire. Mais mon maître reste ce qu’il est : Ciel Phantomhive.
- Ah ça, je doute guère qu’on puisse un jour le changer, rit un peu Brad.
May lin et Finnian eurent un petit rire comme confirmation du dire du chef cuisiné.

Ciel avait fermé la porte du bureau dans un grand bruit.
Il s’installa sur le bureau dont il avait l’habitude d’être, où il s’y endormait parfois avant sa rencontre avec Alois. Il avait oublié toute son expression froide, faisant place à de la profonde tristesse mélangé à de la haine. Une fois installé, il arracha violemment son cache-œil qu’il laissa tomber à terre. Ciel prit sa tête entre ses mains avant de la poser sur le bureau, la cachant dans ses mains. Il put enfin sortir de cette apparence qu’il faisait voir aux autres, et pleurer. Des larmes qui dépassaient sa tristesse précédente, quand il avait vu le corps inconscient et blanc d’Alois. C’était le désespoir de tout ce qu’il avait accepté depuis qu’il connaissait Alois. Reinforce, une petite fée habillé en tenue magique blanche et aux cheveux bleus clair, aux yeux de la même couleur apparut près de son maître, attristée.
- Ciel…supplia t’elle.
- Laisse-moi tranquille, Reinforce, s’enragea Ciel en tournant son visage vers elle, couvert de larmes.
Reinforce se sentit blessée par la colère de son maître, se reculant un peu, la bouche ouverte.
Ciel eut un léger regard vers sa bague ayant le fragment Hope, prenant un petit sourire triste avant de se remettre à fortement pleurer et à se camoufler le visage.
Le Comte Phantomhive fut à nouveau entouré par les réminiscences : de sa rencontre avec Alois, tous les préjugés qu’il avait fait, jusqu’au jour où Alois s’était présenté devant leur manoir couvert de sang. Les remords revinrent, faisant encore plus souffrir Ciel.
- Pourquoi je ne t’ai pas cru, Alois ? Se lamenta le Comte. Pourquoi je ne t’ai pas cru ?
C’étaient deux phrases tiré d’un souvenir qui affligeait encore plus Ciel, qui ne pouvait que de ressentir des remords :
« Je vais mourir, Ciel. » Avait annoncé Alois en baissant la tête et dans un ton triste quand il voulait expliquer ses raisons de rester chez lui.
« Ne raconte pas n’importe quoi Alois ! Même s’il t’a maudit, ça ne va pas dire qu’il voudra automatiquement te tuer ! » Avait réagit violemment Ciel en dévisageant avec plein de haine Alois.

Ciel avait bien vu que l’adolescent blond avait été profondément blessé par ses dires.
Mais le Comte Phantomhive s’en était contrefiché à l’époque, et quand il se souvenu de la raison pour laquelle il avait accepté Alois chez lui, le cœur de Ciel se serra encore plus :
« D’accord Alois. Je veux bien t’héberger chez moi. Mais ne pense pas que c’est un traitement de faveur que je te fais. Tu es juste un pion intéressant, vu que Claude fait aussi partit de mes problèmes. Et puis, je n’ai pas oublié notre promesse. » Lui avait il lâché d’un ton sec, regardant toujours l’adolescent d’un mauvais œil.
« Je me moque d’être un de tes pions…» Avait assuré Alois en baissant encore plus la tête.
L
a rage de Ciel contre lui-même s’agrandit. Comment avait il pu…. ?
Un pion, Alois avait été considéré comme un pion toute sa vie, et lui, le seul être dont il avait vraiment confiance, dont il était prêt à tout, l’avait aussi considéré ainsi !
Même s’il s’était attaché à Alois, même s’il avait fini par se rendre compte qu’il avait été idiot de ne pas voir la vraie facette de l’adolescent, Alois avait gardé ce sentiment d’être rien aux yeux de Ciel. Et n’étant rien d’autre à ses yeux qu’un pion, Alois n’hésiterait pas à se sacrifier. Après tout, devait-il se dire, sa vie n’avait aucune valeur.
Ciel l’avait rabaissé au même insigne de Claude, donc cela voulait dire que son avis ne comptait pas, que sa mort ne toucherait personne.
Ciel augmenta encore plus son désespoir, s’en voulant terriblement.
Il avait osé considérer comme un pion la personne qui avait tout sacrifié pour lui !
Et par-dessus le marché, il avait refusé de croire cette vérité poignante.
Alors qu’Alois était venu chez lui comme dernier secours, il l’avait en partie encore plus brisé. Il ne s’était pas soucié des sentiments qu’ils risquaient de provoquer chez Alois dans le poids de ses paroles. Alois s’était contenté de les supporter.
L’état qu’il avait vu confirmait bien les remords bien fondés de Ciel.
Le Comte resongea à la promesse qu’il avait faite avec Alois : il lui avait juré de le protéger et de ne jamais n’abandonner, et cette promesse dépassera la mort.
Ciel allait obéir à sa promesse. Il se jura à lui-même de ne plus voir Alois dans cet état.
Qu’importe le prix à payer, Ciel s’en fichait, il allait donner à l’adolescent blond l’espoir qu’il recherchait depuis des années. Il allait lui donner la lumière pour supporter sa malédiction.
Et surtout, le Comte allait renfermer son orgueil et sa fierté de prétentieux.
Alois avait besoin de lui. Il prendrait soin de l’adolescent, comme il l’avait promit.
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Sam 29 Oct - 19:20

Bon Dieu !!! Mais c'est Long !!!!!! Pffff Pas le courage de lire ce soir je lirais demain ou cette nuit !^^ Donc Je te dirais ce que j'en pense demain ^^ !
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Dim 30 Oct - 1:19

En attendant les commentaires sur les débuts de roman que j'ai précédement posté, deux poèmes dont un fraichement sortit du four, fait par Alois II, qui je vous le dis tout de suite est Alois humain, l'autre Alois évoqué étant le démon. :face:

~

Trahison de Claude
Revisite du poème de Kuroangi « Claude Faustus, trahison »
(lui-même inspirée de la vie d’Alois II)

(Alois Trancy II)


La vie au Purgatoire doucement s’écoule
Dans le jeu des sorcières, le sang coule
Dans mon manoir, dans une pièce sans ampoules
Je m’enferme dans ma nostalgie d’un passé qui me saoule

C’est dans une immense cruauté
Que jamais je ne pourrais cesser
De maussadement me rappeler
De la révélation qui a tout fait basculer

Dans le hasard de l’existence
J’ai rencontré mon gémeau, fruit de ma naissance
Dans une mélodie brisée, mon attrait à la connaissance
M’a perdu et m’a mené à la potence

J’ai appris ainsi la trahison de l’araignée
Qui, sans remord, m’avait manipulé
Le menant à ce que lui il voulait
Un affront pour moi d’avoir été humilié

L’araignée m’a dévoilé
Sans honte comment il me considérait
Fracassant l’espoir espéré
Croyant que jamais je ne le saurais

Son regard était tourné vers ma proie
Ciel que je voulais acquérir
A ne pas s’y tromper, je suis le roi
Demandant à l’araignée un vrai sourire

Noyé dans ses ambitions, il s’en moquait
Avoir l’âme de Ciel était sa priorité
Toutes les raisons étaient bonnes pour lui de délaisser
Un pion de rechange déjà condamné

La réalité est toujours brûlante
Cassant le cœur déjà bien blessé
Être une âme mourante
Est-ce une raison suffisante pour réclamer d’être aimé ?

Dans la solitude, j’en ai pleuré
Dans les illusions, je l’ai camouflé
Mon gémeau qui allait être tué
A cause de ma présence qui n’aurait pas dû exister

Jeu des apparences nécessaire
Ainsi que de l’abandon de mes espoirs
Faire croire d’être libre comme l’air
Pour échapper au sinistre désespoir

Pourtant, de toutes mes forces, je l’ai souhaité
Par tous les moyens possibles, je l’ai commandé
Qu’il reste à mes côtés pour me protéger
Qu’au grand jamais, il ne m’abandonnerait

Pauvre humain que je suis, j’ai été naïf !
Comment un démon des enfers pourrait m’aider ?
Le revers d’un côté possessif
Je ne demandais qu’à être apprécié

De l’attention…
De l’affection…
Me faire sortir de ma perdition
Finaliser mon émancipation

La confiance est prisonnière
La naïveté est meurtrière…
L’illusion est une apparence conseillère
La réalité est un choc nucléaire

Par de doux mensonges, il m’a mené
Là où il le voulait
Jouant sur deux fronts pour plus de sécurité
Sachant que l’un de deux sera éliminé

Stupidité de mon espèce de n’avoir rien vu
Des yeux qui ont été impossible à être lu
Impossible de le deviner avant d’être élu
D’être le sacrifié dans ce piège tendu

La trahison a un goût amer
Brisant le cœur en morceaux
Être une âme agonisante
N’explique pas d’être prit pour un sot

Mon esprit a vacillé
Mon esprit a été choqué
De quel droit s’est-il permit de me tromper ?
Lui pitoyable démon à mes côtés

En brisant cette promesse
Il n’a fait guère de prouesse
S’enfermant dans sa paresse
Me permettant d’ériger ma forteresse

Sans me mentir, je peux l’avouer
Qu’à cet instant, je l’ai détesté
Sachant que je devrais essayer de l’oublier
L’araignée qui m’a volontairement enchaîné

Pour arriver à ses fins, il fallait un coup de maître
J’ai accepté mon destin de me faire tuer par ce traître

A jamais, le cercle sans fin se répétera
A jamais, le cercle sans fin recommencera

Mon fardeau me condamnera à être brisé
Le malheur est la seule chose à ma portée
Je prendrais dans mes mains ma vie fracassée
Essayant dans mes larmes furtives de la ranimer

Ironiquement, j’aurais aimé que ça soit changé
Voir le Claude que j’ai toujours aspiré
Reconnaissant ma valeur dans une profonde vérité
L’amour de mon ancienne lumière qui s’est cassé

~

Complicités particulières
(Alois Trancy II)
Poème qui met en valeur la relation des gémeaux/Hannah
transcrit sur différents degrés


Parfois, osez le regard extérieur
Pour regarder à l’intérieur

Le destin qui mène la vie
Du monde et de l’autrui
Ironiquement, où se trouve l’ennemi ?
Que sais-je, dans son visage meurtri ?

Démon au visage charmant
Au cœur battant sincèrement
Elle prononce des mots endormant
Dans un sens, elle se veut maman

Elle se délasse de son espèce
Ne désirant point être au palmarès
Hadès est-il rempli de sagesse
Pour lui offrir une fleur à la noblesse ?

Son obsession : se repentir dans un bienfait
Se racheter est l’acte parfait
Le présent lui rappelle son méfait
Elle veut avoir un sourire satisfait

D’effacer son pacte en voyant un adolescent
Qu’elle a suivit inlassablement
Une âme conservée absurdement
En son sein pendant quelques instants

Générosité d’Hadès vicieuse
Pour une partie au goût malicieuse
L’âme gardée en Enfer sera précieuse
Début d’une orgie ingénieuse

« Danna-sama »
Mot qui brûle l’anonymat
Lueur dans ses yeux immédiats
Pas besoin de schéma

Elle se camoufle dans son silence
Elle montre sa vaillance
Tout en usant de la vigilance
Prête s’il le faut à la violence

Elle ne le déniera point, son maître est son trésor
Toutefois, nous sommes d’accord
Duquel de l’humain ou le démon est son or ?
L’humain n’étant qu’une boîte de pandore

« Les deux » telle est sa réplique
Alois Trancy est unique
Tantôt le démon idyllique
Tantôt l’humain volcanique

De tout son cœur, elle veut les protéger
De tout son être, elle veut les aimer
Pourtant, elle a une certaine lâcheté
De ne pas susurrer les mots si redoutés

Le destin m’a permit de casser la réalité
Sans ces illusions, elle a pleuré
Ayant perdue, elle a dû avouer
Lequel des deux elle préférait

« Alois », mon créateur
Car point exploiteur
Acte en retour renonciateur
Acceptant à moitié un sacrifice revendicateur

Ma foi, compatissante de mon agressivité
Bien que priant pour un peu de pitié
Réponse qui n’a fait que m’énerver
Me vengeant l’en ayant utilisé

Mais dois-je autant en lui vouloir ?
Elle qui s’est fait valoir
Me laissant être au haut du perchoir
Je l’ai su lors de mon pacte noir

Bien qu’au fond, jamais je ne pourrais lui pardonner
Elle m’a permit de faire revivre ce à quoi j’espérais
Mon petit frère Luka qui a été ramené
Pourtant, elle ne m’a pas davantage rapproché

C’est dans un sourire triste que cette phrase repasse :
« Croyez y encore…» la veille avant que je ne trépasse
Durant ma mort, elle s’est retrouvée face à une impasse
L’être éphémère que je suis avait vraiment sa place

Le regard déshabilleur
Rend le cœur d’autrui ambassadeur


Dernière édition par Alois Trancy le Dim 30 Oct - 16:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Dim 30 Oct - 16:20

Tes poèmes sont decidément magnifique celui que j'ai le plus aimer pour l'instant c'est "La trahison de Claude" les sentiments que ca fait passé !! Moi ca ma fait pleuré, juste une larme mais pleurer quand même. Tu es vraiment très très doué, plus tard du devrait devenir poète je suis sur que tu gagnerais super bien ta vie et je serais la première a les acheter soncerement j'adore !!!!

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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Sam 12 Nov - 15:32

Merci Isaline ^-^
Voici d'anciennes créations que je trouve assez bien faites :cheers:

~

Mon premier poème sur la récit est celui-ci " l'enfant est tombé " fait suite au premier visionage de la série de façon compléte, où l'enchaînement du destin de Ciel m'a inspiré que j'ai retranscrit ici.

L’enfant est tombé
(Poème traitant la fin de la saison 1, et des bouts de la saison 2)

L’enfant est tombé dans le précipite de la vengeance
Il a laissé son corps à ses proches, son âme est partie
Il laisse le temps s’écouler, il ère vers la délivrance
Son contractant l’accompagne vers la sortie

L’enfant a erré dans les souffrances de l’existence
Son nom a été insulté, il porte une malédiction
Il n’a eut aucun regret à se porter sa sentence
Précipitant sa mort sans aucune hésitation

La gondole avance là où tout se termine
Le dernier voyage d’une âme précieuse
Pour le démon ayant une triste mine
Regrettant sa vie miséreuse

Ni le paradis, ni l’enfer
L’âme aurait dû être dévorée
Mais l’affection est conseillère
Cependant l’âme a voulu sombrer

L’enfant est tombé dans les précipites du néant
Provoquant la colère du démon dévasté
L’enfant était mort avec son esprit appétissant
Une âme vide privant le démon affamé

L’enfant est tombé dans la lumière
L’affection l’a fait revenir d’entre les morts
L’enfant va commencer à vivre dans cette ère
Son âme convoitée comme de l’or

L’enfant s’est libéré de ses anciennes chaînes
Et a accepté ses nouvelles peines


~

Symbolisme qui se trouve dans ce dialogue sous forme d' aveux :
* L'horloge représentant ici le temps, qui est précieux pour nos deux adolescents.
* Les ailes de Ciel représentent la liberté, et la capacité de se façonner un avenir
* La lune pour Alois représente la mort, et les cerisiers sont ici une nouvelle métaphore du temps mais symbolise principalement l'espoir.
* La promesse que parle Alois est celle qu'il a faite avec Ciel (promesse qui oblige Ciel à protéger Alois et à ne jamais l'abandonner)
* Aussi étonnant que cela puisse paraître, le « joyau » que Ciel parle représente Alois.
* Le châtiment divin a deux sens : à la fois, il représente leur vie corrompue et en même temps, le sacrifice de leur âme pour avoir fait un pacte avec les démons des enfers (qui sont Sébastian et Claude), qui sont sous-entendus dans le terme « ténèbres »


Destin de deux anges

Ciel Phantomhive
Alois Trancy

Le sablier continue son chemin vers ma condamnation prochaine
L’ange enchaîné que je suis contemple l’horloge paroissienne
Mes ailes lumineuses ne peuvent plus voler à cause de ses chaînes
Qui, dans une agonie muette va me mener à la mort doyenne


Les cerisiers tombent en silence, observant ma damnation
L’ange aux ailes brisées que je suis scrute l’horloge lumineuse
L’espoir défendu des démons où sans connaître la raison
Je serais engloutit par les ténèbres quand la lune sera envoûteuse


Mes ailes ne pourront jamais se délier de cette prison
Mes espoirs ne trouveront jamais les éblouissants papillons

Mon espérance se tient dans le serment qui nous relie
Ma promesse éternelle nous donne l’espoir du paradis

Depuis longtemps, le châtiment divin de ma vie a été actionné
Sans que je puisse décider, le destin a décrété que je méritais l’échafaud
J’ai vécu tant de malheur, et quand j’ai voulu m’en sortir, je me suis entravé
Dans de profondes ténèbres où j’ai trouvé sans le vouloir mon joyau


Depuis longtemps, le châtiment m’est tombé, et j’ai été maudit
Je n’ai rien pu faire, et je me sens coupable d’être aussi inutile
J’ai berné mes proches, moi-même dans une fausse comédie
Sans le vouloir, mon corps s’est attaché à des invincibles fils


Mes ailes ne pourront s’échapper de cette punition
Mes espoirs et ma lumière ne seront jamais à l’unisson

L’horloge sacrée continue d’avancer
Les fleurs de cerisiers s’écartent de mes pensées

Expiation céleste… Étoile céleste…

Dans mon agonie silencieuse, je continue mes prières
Tout en sachant que c’est vain étant la clause du pacte
Dans mes souffrances éternelles, j’ai la lueur hospitalière
Mon esprit m’abandonne et je ne sais plus si c’est exact
Le sentiment que j’éprouve de mourir de façon fière


Dans mes tourments immortels, je m’interdis de reculer
Mon interne est mort, mais je suis présent dans ce monde
Ma promesse est mon paradis, et rien ne pourra m’empêcher
D’essayer par tous les moyens de sortir de cette tombe
Tout en étant conscient que je suis déjà condamné


Mes ailes se brisent…Mon cœur agonise…

L’horloge s’arrête…Les fleurs de cerisier deviennent abstraites…
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Dim 13 Nov - 1:23

C'est toujours aussi magnifique mais ils sont plus léger psychologiquement ce qui est bien quand même ça change. Sincèrement tu as un don ! :)


Tes poèmes sont magnifiques.

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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Dim 13 Nov - 15:09

Merci beaucoup Isaline ^^ je ne compte pas m'arrêter ^^
Oui, cela m'arrive d'avoir des poèmes plus doux XD

Plus de poèmes cette fois-ci, mais un texte point de vue traitant le sujet de Claude vu par Alois démon °°
Un gros roman, je vous l'accorde, mais qui résume assez bien la " série remakée ".

~

Claude vu par Alois



La variété des démons fait leur force, mais après tout, nous sommes associés à un même moule qui ne peut pas changer.
Démon brut, vampire, démon des enfers, où se trouve vraiment la différence ? Concrètement, dans la hiérarchie des espèces :
Humains < démons autre (incube, succube, vampire, etc) < démon brut (à moitié vampire) < démons des enfers < Hadès
Mais du point des vue des humains, des autres espèces ?
Nous sommes trompeurs, nous ne camouflons sous des apparences.
Nous sommes associés surtout à la manipulation, et les préjugés qui en ressortent sont surtout négatifs.
Personne n’aime les démons par nature, on ne peut pas leur faire confiance.
Claude fait partit de cette catégorie, de ces démons sournois aux manipulations bien faites, mais dans lequel une petite faille peut leur être fatal.
Il est le représentant de la réputation des démons des enfers, et en est immensément fier.
Amusant dans un sens quand l’adversaire à côté est un démon, tragique quand c’est un but commun en plus qui est rajouté.

Les épreuves de la vie sont suffisant loin pour que je puisse parler de lui sans douleur, l’ayant envoyé depuis longtemps aux oubliettes, et plus jamais, je rouvrirais mon cœur afin de mettre un terme à ce deuil que je ne regrette point.
C’est avec nostalgie que je peux ainsi dont vous dévoiler mon avis et effigier le portait de mon ancienne, ma lointaine lumière. Je n’hésiterais pas à être sec.
Me voiler la face sur ce sujet ne m’apporterait plus rien, trop de temps se sont écoulés, et les jeux ont déjà était fait. Dans cette partie, nous, le vainqueur, nous avons perdu beaucoup.
La victoire ne s’est pas faite sans conséquences douloureuses, bien que personnellement, je n’en sois pas le vrai concerné. Mais je n’ai pu qu’observer impuissant le compte à rebours tragique dans lequel mon autre moi, Alois II, a été imbriqué.
Car pour parler de Claude, je ne peux pas faire attraction à mon gémeau.
L’art de la manipulation ne se fait pas à moitié, et n’est pas aussi simple qu’il en donne l’air.
Commençons toutefois par résumé la base.

Claude est un démon des enfers suffisamment vieux pour être lassé de sa vie monotone de son espèce. Ce qui le caractère principalement, c’est son symbole de l’araignée dans lequel il est spécialisé en terme de pouvoir. Concernant son passé, je ne peux rien vous en dire vu qu’il m’est inconnu, et que personnellement, je m’en fous royalement.
Claude, peu après que le vieux m’est respectivement abusé avec mon gémeau, est devenu notre contractant. Car nous avions pactisés chacun de notre côté réclamant le même souhait, ayant eut une rencontre tantôt dans un « rêve ».
Dès lors, tout aurait pu se passer dans un sens logique et naturel des choses : nous remplissons chacun notre tour notre rôle, Claude prenait notre âme.
Sauf que cette vision bien que morose de la chose ne se réalisa pas.
N’était pas en condition de se réaliser.

Pour comprendre pourquoi, je dois vous détailler un peu plus ce qu’est un démon des enfers. Un démon des enfers est littéralement, d’où son nom, au service d’Hadès, considéré comme l’un de ses nombreux « outils » dont les Spectres font aussi partit. Leur rôle premier est d’apporter des âmes (de toutes les espèces excepté eux) à Hadès via leur pacte.
Il est possible pour un humain et un démon brut de devenir un démon des enfers en prêtant allégeance à Hadès, et en acceptant la cruauté de l’existence qu’est d’être un de ses joujoux. Cette condition met en place un point important dans leurs principes : ils ne peuvent pas se permettent d’aller à l’encontre des désirs de leur maître, ils doivent l’aider à tendre vers son souhait mais n’ont aucunement le droit de se servir pour leurs fins personnels.
De ce fait, dévorer une âme pour eux-mêmes est interdit : ils ne peuvent que la conserver le temps qu’Hadès la récupère.
Etant la plus haute classe avant Hadès, ils ont de ce fait certains privilèges : Hadès peut leur accorder des faveurs, ainsi que certains caprices de leur part s’il y voit son intérêt.
De même, Hadès ne leur donne aucune restriction vis-à-vis des autres espèces dites « inférieures » : ils peuvent faire ce qu’ils en veulent.
Toutefois, les démons des enfers n’ont pas un quartier libre permanent : les démons des enfers sont obligés d’être obéissants, et ne doivent par logique ne pas avoir de pitié afin de changer d’avis sur leurs pactes qui peuvent être détruits ou modifiés soit par le démon des enfers en question soit par Hadès lui-même, la fidélité est aussi d’ordre, le résignation à sa vie de misère de même. Claude (et Hannah auquel je ne peux pas omettre pour parler de Claude) n’ont guère de problèmes à se faire sur ce sujet là, considéré comme les « favoris » d’Hadès.
Claude pour son comportement irréprochable suivant toujours les consignes de son patron en y rajoutant du divertissement ; et Hannah qui parvient à façonner des véritables jeux d’échecs, donnant à Hadès une excellente vision des hommes !

Un jeu d’échec dont nous avons été ingénieusement enroulés.
Hannah fut la pièce maîtresse de ce jeu, qui pour la première fois de sa longue existence, se retourna contre elle. Elle en fit indirectement la demande en demandant à Hadès la faveur de conserver l’âme de Luka, le Seigneur des Enfers acceptant la requête mais décidant qu’il en ferait quelque chose de ces « gamins », qui serait largement apte à le divertir.
Claude de son côté avait approuvé avec gaieté cette nouvelle partie, songeant à en tirer profil par derrière. Ce fut qu’ainsi que nous fîmes présentés comme cibles.
Un délice pour Hadès vu que nous l’intéressions, une douleur supplémentaire pour Hannah qui avait eut la confirmation de ces vies parallèles qui se répétait entre l’humain et le démon, une aubaine pour Claude qui pouvait jouir de gémeaux prit dans le même passé.
Sauf qu’Hadès n’avait pas envisagé toutes les possibilités qui pouvait arriver dans ce jeu, et se décrétant d’office vainqueur, il ne pu pas voir immédiatement des détails qui auraient dû l’alarmer, ni se rendre compte véritablement que dès lors qu’il avait commencé ce « jeu », de façon exceptionnelle, un autre aspect de ce dernier était sortit.
Bien qu’obéissant aux ordres d’Hadès, Claude ne comprenait pas véritablement l’acharnement du Seigneur des Enfers à insister sur nous. Il n’y voyait guère l’intérêt, car à ses yeux, nous n’étions que des pions parfaits pour le mener à l’âme que lui convoitait depuis longtemps : celle de Ciel. Et ce désir puissant de le désirer pour lui seul, désir commun à nous trois, le fit commettre de gravissimes erreurs dont sa fierté lui fit complètement zapper ces détails.

La première erreur qu’il commit fut de changer de comportement en fonction de moi ou d’Alois humain. Claude va prendre le démon qui feignait d’être humain pour un humain de pure souche, et mon gémeau humain pure souche pour le démon (caractériellement, cela est vrai). De ce fait, dans l’esprit de Claude, je devenais le pion de rechange précieux et Alois humain, l’Alois à conserver et à utiliser jusqu’à ce qu’il soit inutile. Ironiquement, parfois les gestes de Claude montrèrent l’inverse de son état d’esprit, rendant le démon des enfers prit dans un doute constant. Finissant par oublier qui était qui.
Pourtant, au début, je devais le reconnaître, Claude s’en sortait très bien.
- Avec moi, Claude était inerte, mais un temps soit peu s’occupait de mon cas. Il acceptait sans broncher mes rares amusements avec lui, s’amusait quelques fois bien que de façon très dissimulée de mes tentatives de le faire sourire tellement qu’il trouvait que j’essayais de le faire d’une étrange façon. Il savait qu’avec moi, il fallait savoir plier pour ne pas avoir de problèmes, car mes rares colères lui fit comprendre la leçon. Vu que je n’en demandais pas beaucoup, Claude était prêt à mettre son orgueil de côté à la condition que ça pouvait lui servir. Seulement, je n’étais pas dupe. L’intérêt de Claude grandit quand je pris les nobles à ma botte sans utiliser mes pouvoirs, toutefois, le sentiment de froideur s’installa dès que je reçu des informations sur Hadès. Etat de tension dissimulé jusqu’à ce que je rencontre Ciel, ce qui fit tout basculer.
- In contrario, avec mon gémeau, Claude avait plus de mal à cacher ses sentiments, bien qu’il ne lui faisait aucun traitement de faveur même pour un sourire. Cependant, Alois humain n’est pas comme moi : c’est un dominateur qui s’assume, et qui est loin de se laisser abattre même devant un démon des enfers ! Claude doit plier à ce qui lui exige, faire ce qui lui veut, sinon gare à la fessée enflammée si ce n’est pas le cas ! Comparé à moi, les amusements étaient sans cesse, les tentatives de le faire sourire de plus en plus stratégique, les colères d’Alois humain de plus en plus déchaînées. Claude n’était pas naïf, il se doutait que mon gémeau observait, faisait ses propres stratégies même pendant la vie de tous les jours, et son comportement de forte tête ressemblait aux démons. Mais rien ne permit à Claude de savoir ce qu’il savait véritablement de leur monde, ou s’il doutait de ce qu’il avait raconté jadis sur l’incendie du village. De ce fait, Claude décida de l’utiliser, car il avait un avantage comparé à moi : il avait beau faire sa loi, il était son jouet, car il était encore plus faible que moi, et pouvait jouer sur ces faiblesses.
Alors que mon gémeau ignorait les siens.
Ce changement de comportement provoqua une deuxième erreur chez Claude, ce qui le fit perdre encore plus moralement sur qui utiliser et qui anéantir à la fin : du favoritisme.
Claude ne pourrait aucunement dénier qu’il préférait être avec moi qu’avec mon gémeau, mais dans un autre côté, il avait besoin d’avoir suffisamment la confiance d’Alois humain vu que c’était son favoris en terme de cruauté.
Ecoutant que son esprit, il délaissa ainsi mon gémeau pour se consacrer plus à moi, ce qui fut sa troisième erreur. Condamné à être laissé seul vu que ses domestiques n’étaient plus là pendant des mois, Alois humain dû par fatalité s’occuper de lui de façon solitaire, se méfiant encore plus de ces domestiques qui lui cachait quelque chose. Intérieurement, Alois humain s’était toujours tut pour son sentiment d’être un « autre », le délaissement de Claude lui donnant raison, le rendant encore plus méfiant.

Nous arrivons à Ciel.
Ciel Phantomhive, démon brut comme moi, qui depuis la mort de ses parents, était concentré sur sa vengeance et qui jouait lui-même son propre jeu d’échec avec le monde, ayant accepté depuis longtemps une mort qu’il veut digne. Un malheur que nous avons-nous-mêmes entraînés en écoutant indirectement les ordres de Claude : je m’étais chargé d’envoyer Ciel dans la secte, Alois humain en plus d’avoir lui-même fait brûler le manoir avait berné la reine Victoria. Nos sentiments sur le sujet est divergeant : j’en ressens des remords ; mon gémeau ne regrette pas son geste, en parle librement, retournant ses propres remords sur la chose contre lui. Je fus le premier à rencontrer Ciel, et rapidement, mon envie de s’en servir afin de faire souffrir Sébastian s’écarta vite. Dès notre première rencontre, j’étais tombé amoureux de lui, et sachant que nos relations n’allaient pas être géniales, je voulais avoir ma balle dans mon camp. Ce retournement de situation, Claude ne l’avait aucunement prévu.
Il accepta malgré cela de changer le pacte, geste qu’il dû regretter quelques temps après voyant mon insistance à vouloir m’accaparer indirectement Ciel.
J’avais changé entre temps : je m’étais un peu oublié, j’avais montré sans me voiler la face tout mon comportement gentil. Je devenais de plus en plus humain aux yeux de Claude, de plus en plus contradictoire, mais surtout, je devenais une gêne.
Ce qui devait arriver arriva : Ciel reçut la vérité en face sur moi, et notre début d’amitié éclata. Lors de notre cinquième rencontre, un petit duel pour voir lequel de nos majordomes étaient le plus puissant tourna dans un duel de nous deux pour savoir qui gagnerait sur l’autre, Ciel me lâchant cash qu’il voulait me voir mort. J’avais accepté le duel, avait fait taire mon cœur sur sa douleur d’être rejeté par l’être que j’aimais alors que j’avais tout fait dans une façon courtoise de repentir. Ciel parvint à me blesser au vente alors que je venais de l’avoir entre mes mains, et l’illusion disparut pour faire place à la réalité : mes yeux de démon apparurent, et tellement prit par la colère, je révélai mes pouvoirs.
Cette simple révélation inattendue pour eux me condamna à mort.
Claude le prouva devant moi que la donne avait changé, qu’il ne voilerait plus non plus la face vu que j’avais osé se mettre en travers de ses plans et que je n’étais pas le bon toutou qui se laisserait manipuler : il ne s’occupa pas de moi quand je tombai dans les vapes suite à une perte de mon sang. Claude se trahit véritablement le lendemain, quand je lui avais demandé s’il voulait me dévorer, et qu’il m’avait regardé dans un sourire à demi-narquois, feignant d’être joyeux en me disant ça.
J’avais lu dans son esprit durant ce sourire qu’il voulait me voir mort, confirmant que je n’étais que son pion pour atteindre Ciel.

Claude, trop imbu de lui-même, fit à nouveau une grande erreur : il essaya de me tuer.
La première fois fut de retirer tout l’oxygène dans ma chambre tandis que je dormais, m’étant sortit in extremis grâce à mes pouvoirs, le lendemain de ce jour n’ayant rien de gaie, n’hésitant pas à ressortir mon côté démon. En une phrase, je confirmai une partie de l’inconcevable, le 1% de chance de cette possibilité d’être utilisé : « Même si tu tiens à dévorer mon âme, ne reste pas sans rien faire quand ça me concerne ! Ca devient vraiment lourd depuis un moment ! Me protéger correctement, c’est trop dur pour toi, c’est ça ?».
Claude tout simplement à cette phase, demeura inerte.
Ce qui valut de se prendre la raclée de sa vie, dont il me répondit par un sourire narquois.
Hannah m’avait retenu pour lui en recoller une à nouveau.
Les tentatives de meurtres continuèrent, devenant très sournoises, stratégiques.
Faire confiance à Claude m’était devenu impossible, et je me sentais au fur et à mesure que ça continuait mal à l’aise dans ce manoir où je n’étais même plus en sécurité.
Le présumé dévouement de Claude ne marchait plus, et sachant que j’étais un cran impuissant à lui, je n’avais aucune chance de m’en tirer.
Je n’avais malheureusement pas d’autre choix.
Même si j’avais peur, je n’avais nulle part à aller, et je voulais être complètement sûr.
Une confirmation que je reçu un soir où je décidai d’aller espionner Claude, m’étant préparé ironiquement à mourir.
Un monologue qui avait tout confirmé, qui m’avait glacé le sang :
« Mes belles, voyez-vous, le cher maître Alois Trancy essaye désespérément de s’accaparer Ciel Phantomhive, mais est tellement aveugle, qu’il ne se rend point compte que j’attrais son même désir. Sauf que ça ne sera point pour son corps parfait, seulement pour son âme exquise. Aveugle ? Non, ce n’est pas vraiment le mot, je l’admets. Je devrais dire insolent. Mon cher maître semble en savoir beaucoup sur mes projets futurs, et cela me dérange. Que faire d’un pion qui en sait trop à part de le tuer ? Un pion que j’ai tellement utilisé, qui a fait tant de bons miracles pour mes intérêts, devenant ainsi gênant est préférable à éliminer temps qu’il est encore temps. Oh dommage qu’il a cru dur comme fer que c’était Sébastian qui a fait brûler son village…les mensonges bien construits attisent toujours les âmes les plus faibles. Alois Trancy a fait son temps en tant que pion, vous ne trouvez pas ? Il serait bien naturel de lui donner le repos éternel, mais il ne semble point de cet avis. »
Confirmation qu’il m’avait mentit sur le village, confirmation que je n’étais qu’un pion…
J’avais essayé de me faire petit quand j’ai voulu partir, mais trop tard, Claude m’avait repéré.
Il n’avait plus rien de ce majordome certes inerte, mais qui était dans un certain sens un peu humain. Désormais, il ne l’était plus. Il avait montré au grand jour sa cruauté.
Il avait savouré avec exquis sa tentative presque réussie de me tuer en m’étranglant, prenant plaisir à m’entendre suffoquer sous sa main. Et quand ce énième essai échoua alors qu’il était prêt à son but, il me maudit avec un grand tatouage d’araignée recouvrant mon torse. J’avais perdu toute position de force.
C’était de façon suicidaire et désespérée que je fusse allé chez Ciel pour le prévenir, subissant la douleur affreuse de ma malédiction pendant des jours avant d’arriver à mon but. Rejeté à nouveau à temps, avant que Ciel comprenne que je ne lui avais pas mentit, lui donnant un remord monstre de n’avoir rien pu faire.
Claude pour sa part s’en amusait, ayant prévu que Ciel s’attacherait à moi.
Il suffisait de me tuer pour que Ciel soit à lui, il suffisait que Ciel ne puisse rien faire contre mon sort et assister impuissant à ma mort.
Cette malédiction fut mon deuil sur Claude, que je haïssais catégoriquement, mais cette dernière m’avait trop perdue. Excepté rendre Ciel heureux et me repentir de ma faute sur son passé avant de mourir, je ne voyais aucune manière de me sauver.
Faire pencher Hadès de mon côté qui était apparut officiellement dans le jeu me semblait impossible. Cela m’importait peu de toute façon.
J’étais devenu le joujou de douleur de Claude, qui n’hésitait pas à me violer s’il le pouvait dans des rêves qui se répercutaient dans la réalité, à m’abuser deux fois quand il parvint à m’avoir dans ses griffes comme appât pour Ciel.
Ma souffrance devint une jouissance pour lui jusqu’à ce qu’il s’en lasse, où il préféra me laisser moisir dans mon état, sûrement pour savourer le visage décomposé de Ciel face à ma mort qui approchait.
Ayant la curieuse idée de vouloir garder mon corps une fois que le néant m’aurait prit.

C’est là où mon gémeau rentre en scène.
Rencontré par hasard alors que Ciel et moi étions partit pour rechercher une énième solution.
Retrouvant Claude, me rendant compte qu’Alois II, le nom officiellement que je donnais à cet Alois humain qui avait vécu dans mon ombre depuis tout jeune, et qui avait été l’être que j’avais façonné indirectement, demeurait naïf aux dires de Claude car trop endoctriné et se voulant croyant sur ce sujet. Je lui ai brisé son rêve en révélant la vérité.
A cause des ambitions de Claude, ma partie chérit, mon autre moi que je penchais à être a souffert. Une souffrance où la mienne semble moindre.
J’ai été impuissant, car surprotégé, chouchouté.
Mon gémeau m’a trop donné comparé à ce qu’il lui a retiré.

Alois II avait hérité en plus de ma présence, un gros paquet d’ennuis.
Surtout que la différence d’espèce faisait que Claude n’aurait même pas de gratitude à le maudire. Il le tuerait tout simplement s’il osait contredire ses plans.
Alois II en était conscient, savait que personne ne lui avait donné le choix : il était voué à mourir, soit par la main de Claude, soit par son rôle de gémeau.
Par les apparences, nous avions fait croire que nous étions doubles, et non gémeau ; Alois II avait fait de son mieux pour être le moins touché par ma dégradation de mon état.
Une fois dans le coma, Alois II a sombré moralement, s’attaquant à son moral, considérant que je méritais de vivre comparé à lui.
A partir de cet instant, l’engrenage fatidique commença.
Alois II n’avait qu’une chance de descendre Claude, et de tout retourner à son avantage : faire l’impossible, me retirer ma malédiction et en profiter pour me sauver. Ce qu’il fit par amour.
Un amour qui allait au-delà de l’amour propre, un amour de la personne même que j’étais.
Claude, sa lumière précédente avait cessé de fonctionner, mais il avait pu digérer le choc de la nouvelle parce que j’étais là.
Claude, quand je tombai dans le coma, se retrouva en position de force, retournant très souvent sur mon sujet un sourire narquois aux lèvres. Il n’avait pas suffit de longtemps pour qu’Alois II s’attache à moi, me le dit clairement, et souffre armement de ce qui m’est arrivé, se sentant fautif d’être la cause indirecte de cela.
Claude l’avait vu dans son regard, le fait qu’il pensait que s’il n’était pas là, je n’aurais pas été maudit. Il comptait jouer dessus vu que le moral de mon gémeau dépérissait sur place, mais malheur à lui, Hannah qui faisait son double jeu commença à donner le reste des pièces à Alois II. Ce dernier, ayant révélations sur révélations, dévasté par cette condition de « pion de rechange » se mit en action.
Faisant un premier pacte avec Hadès accompagné par Ciel qui déclarait qu’ils seraient leur point mais qu’en échange je m’en sortirais.
Mais aux yeux de mon gémeau, cela ne suffisait pas.
Il garda l’œil observateur, et les réactions de Claude changèrent une nouvelle fois.
Désormais, il essayait de le caresser dans le sens du poil.
Mais Alois II, dès qu’il se rendit compte de ce changement de comportement, paniqua.
Tantôt, il avait été informé par des prémonitions régulières qu’il mourrait sous la main de Claude. Ce fut la rencontre de Bernkastel, la Sorcière des Miracles, qui le consolida dans son choix. Peu après, il eut la confirmation d’Hannah que Luka résidait en Enfer, étant une arme conservée par Hadès pour le jeu qui se déroulait en ce moment. Suivit d’une révélation cruelle : Claude était en réalité un traître qui dévorait les âmes pour lui-même, et qui s’arrangeait furtivement pour berner Hadès. La dernière pièce du puzzle.

S’en suit une manipulation aiguisée d’Alois II tandis que Claude pensait avoir la balle dans son camp.
Alois II pactisa une deuxième fois avec Hadès, tabassant à mort Hannah pour avoir une réponse positive pour aller en Enfer alors qu’elle désirait l’épargner d’un tel tourment.
La rencontre entre roi et pion de l’échiquier fut douloureux, Alois II s’en prenant littéralement plein la gueule vue qu’Hadès ne comptait aucunement le sauver de sa mort futur.
Mon gémeau jouant argument sur argument : sérieux dans le fait de se sacrifier pour me sauver, dévoilant sans honte la vérité sur Claude et ses vraies ambitions, proposant à Hadès de ne voir que lui et de me laisser tranquille. Un Seigneur des Enfers d’abord outragé par sa manière de lui parler, puis peu à peu s’étonne, se prends en affection je dirais même.
Acceptant ce pacte cruel, un « pacte noir » que considéra Alois II dès lors, le condamnant à subir deux destins pour un. Mais qui me retirait de la malédiction de Claude.
M’écartant ainsi dont de cette lutte pour l’âme de Ciel.
Hadès n’avait plus d’autre choix : il devait gagner s’il ne voulait pas perdre son trône.

Claude me croira mort.
Cela aurait dû une bonne nouvelle en soi, mais cela causa la perte de mon gémeau.
Claude sans cesse ne cessait de revoir un démon en lui, et désormais privé de son joujou, il en avait besoin d’un autre, qu’il pouvait maltraiter avec guise sans qu’il en meure.
Continuant avec droiture de vouloir mener Alois II là où il le voulait, alors que c’était l’inverse. La lassitude l’enveloppa, le fait que Ciel soit là n’arrangerait rien vu que Claude voulait au mieux parvenir à son objectif. Alois II eut les bronches cassées suite à un non-essai de contrôle de Claude, qui quelques jours après être guérit suite à mes efforts, a droit à des mi-attouchement de Claude.
Se faisant tuer par Claude suite à un coup dans le ventre et à une cassure des bronches devant Ciel quelques jours plus tard, mon gémeau pouvant faire son deuil définitif sur Claude suite à ce geste. Confirmant ainsi devant Hadès qu’Alois II n’avait pas eut tord.
Un meurtre de sang froid fait par Claude simplement pour faire réagir Ciel, ni plus, ni moins.
Claude ne savait pas ce qu’Alois II savait sur ses ambitions, il semblait même s’en désintéresser. Alois II avait sauvé sa peau à temps, sauvant son âme en demandant une faveur aux Shinigami.
Hadès dû se résigner à avoir perdu, et reconnu ma valeur ainsi que la sienne.
Hannah en demeure impuissante, mais le contrat était le contrat, Luka revenu à la vie.
Claude fut envoyé dans les tréfonds se croyant tout victorieux peu après avoir piégé Ciel après une longue bataille aux pouvoirs.
C’est avec ironie que Claude se rendit compte à cet instant de notre valeur.
La partie d’échec était terminée, et un autre développement était en route quand mon gémeau revenu à la vie grâce au Purgatoire (ce qui entraînera une rivalité entre Béatrice, Hadès et Lelouch qui voudront avoir la « propriété privé » de mon gémeau) : Ciel était libre, nous étions tous les trois libérés de notre pacte, Alois II avait le trône d’Hadès en main.
Une dernière page se tourna quand Alois II rendit tous les pactes des démons des enfers blancs.

Claude, vous allez vous demander, mais quels souvenirs nous gardions de lui ?
Pour ma part, je l’ai mit dans les oubliettes de mon esprit depuis fort longtemps, ne gardant que l’image de lui d’un traître. Pour Alois II, cela est plus puissant.
D’une part, c’est grâce à Claude que nous nous sommes rencontrés, que Ciel est devenu notre allié. Mon gémeau garde aussi de Claude l’être qui l’a tué, qui l’a arraché des mondes des vivants. Et qui lui a permit de monter sur le trône des dieux. Une conséquence pire que l’arroseur arrosé, car Alois II s’en vante auprès de son ancien majordome désormais attaché, qui à cause de ses ambitions égoïste, à mener Alois II à être plus fort, à devenir même son patron pour tout retourner à son avantage. Il avait provoqué cela sans s’en rendre compte.

De ce que je pense de lui, je dois avouer que mon avis a changé.
Au départ, je le considérais comme un adversaire de taille, un manipulateur adroit, un sans-cœur.
Claude est quelqu’un d’égocentrique, de faux, de dominateur, de perfectionniste.
Mais malgré ses jeux d’apparences, il reste faible. Car il se trompe souvent.
Il laisse beaucoup de faille derrière lui, et ne sait pas aussi bien manipuler.
Mais aussi, il a eut un cœur en ayant la bonté de se résigner à son sort quand nous étions les vainqueurs. Encore maintenant, je me demande pourquoi il a fallu en arriver là pour qu’il reconnaisse avoir eut tord dans son égocentrisme à deux balles.
Cependant, ce n’est pas comme si le retour en arrière était possible.
J’avoue, j’aurais aimé que Claude soit sincère, qu’il nous aime véritablement et pas simplement afin de profiter de notre naïveté.
Un vœu impossible.

Claude demeurera toujours l’incarnation des démons des enfers sans pitié.
Il restera aussi dans notre cœur comme un meurtrier qui s’est prit dans le délicat dicton « arroseur arrosé ». Un enfoiré que je n’aurais jamais dû rencontrer, que je ne veux plus rencontrer de similaire. Un être qui a brisé une partie de mon cœur en me bernant dans de fausses illusions. La personne qui a tué l’être le plus cher à ma vie, qui a failli me mener au mort, et qui a fait souffrir l’être que j’aime. Revenir sur le passé fait toujours mal, car si telle chose ne se serait pas passé, on se demande ce qui aurait eut.
Claude fait partit d’un livre de notre passé, de ma troisième vie : après la mort de Luka, après le Comte Trancy, il y a cette page qui lui est consacré. Remplit de sang, de douleur et de larmes d’espoir mélangé à une encre qui ne pourra plus jamais s’effacer.



Dernière édition par Alois Trancy le Mar 17 Jan - 23:31, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Dim 13 Nov - 15:34

Très beau texte très réaliste par rapport a la situation d'Alois. Je te dit je l'es surtout survoler, je le lirais us en profondeur quand j'aurais le temps ^^ Mais le peu que j'ai lu, j'ai beaucoup aimé ! *Applaudit*


Bisous !!

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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Dim 27 Nov - 22:27

Merci beaucoup Isaline ^^
Des projets différents sont en cours, j'essayerais de trouver le temps de les faire et de les mettre ensuite ici 8D Vous pouvez vous attendre à avoir bientôt une sacrée collection de dessin sur les gémeaux.

Après les romans-textes, les poèmes, le dessin, place à la chanson transformée :cheers:

Cruel destin des gémeaux Alois
Replicare de Shitaka Akiko

Alois Trancy II
Alois Trancy


Le cercle sans fin du destin se répète indéfiniment
Ma gli uomini non si accorsero di nulla

Le cercle sans fin du destin se répète indéfiniment
Ma gli uomini non si accorsero di nulla

Cruel, destin qui nous enchaîne au désespoir
kuroi sora wo saita mikatsuki wa shiroku
Nous faisons outrage à ton désir pour nous libérer
sotto eda wo kazari kurai mori terashita

Déterminé est notre vœu, afin d’avoir notre avenir
akai kajitsu kajiri miwatashita machi wa
Les chaînes qui nous entravent se briseront en milles morceaux
dare mo otozurenai kuchihateta oukoku

Les papillons dorés, les cerisiers, seront nos espoirs lumineux de sortie
me wo tojite kokoro fukaku kikoedasu itami tachi zawameku

Les espoirs se desservent dans les larmes muettes
me wo tojite kokoro fukaku kikoedasu itami tachi zawameku

Le royaume des sorcières a déjà été ouvert
----kyoumei shite wa wo egaite omoi afure hajikeru

Nous ne laisserons pas abattre, face à notre cruel destin
kanashimi ni toraware kurushimi ni shibarare
Le paradis doré nous sera accessible
towa no yoru wo samayou no
Ce monde entrelacé s’effrite par les blessures du désespoir
kudakechitta sekai shijima ni koboreochi
Notre lumière ne nous quittera pas
aoi honoo kasase izanau yo

Notre monde merveilleux nous accompagneront toujours
horobi no kioku ga watashi ni kodama suru

Les papillons dansent autour de l’ange du cerisier
Gli avvertimenti per gli uomini si susseguirono:
L’espoir apparaît au clair de lune
Gli uccelli caddero dal ceilo
Non, nous ne perdons pas la perspective lumineuse
Gli alberi seccarono uno dopo l'altro
Les cerisiers sont les contradictions des souhaits du destin
Gli animali scomparvero dalla foresta

Le chant des rêves brise les chaînes
Ma gli uomini non si accorsero di nulla

Cruel destin tellement impitoyable
ruri ni somaru tsurukusa wa nagaku
Tu crois que tu seras le vainqueur de cette partie
kaketa tenmado e to karamiai nobite yuku

Mais les pièces bougent en notre faveur
furisosogu nageki tachi wo
Même condamnés, nous aurons les moyens de t’abattre
nanihitotsu sukuu koto dekizu tachisukumu

Voué à aucun bonheur, à mourir dans la maladie
kudakechitta sekai shijima ni koboreochi
Les papillons vont ressortir l’espoir
aoi honoo oshiyosete
Destin, agenouille-toi devant toi et brise les ténèbres
nogarerarenu akumu yamiyo wo ume tsukushi
Qui entourent nos corps faibles face à toi
madou kokoro yugami midasareru

Le roi a déjà gagné la partie en se condamnant
ashita wo nakushite itsumade yumemiru no

Le jeu d’échec est passé à son terme
Il cielo fu avvolto da nubi oscure
Notre détermination vaincra la mort
La terra gemette in silenzio

Détruisons les illusions qui faussent notre réalité
Ma gli uomini non si accorsero di nulla

Cruel destin maintenant notre vie
Fu cosi che scoppiò la catastrofe
Soit clément et fait preuve de faveur
Gli uomini, senza neppure il tempo per pregare
Pour nos vies déjà bien dévastées
Le città, coperte dal velo della morte

Les papillons dorés
Replicare doushite
Accompagnent notre rapsodie de souffrance
kurushimi no rinne wa tsuzuku no
Les papillons dorés
Replicare doushite
Accompagnent notre incessant espoir
kanashimi no rensa wa tomaranai

Le chaos du cœur résonne en nous
horobi no kioku ga watashi ni kodama suru
Est-ce la fin de tout ?
nigeru koto mo dekizu ima
Les chaînes se resserrent et m’envoie dans la souffrance
kanashimi ni toraware kurushimi ni shibarare
Devant les cerisiers impuissants qui se tâchent de sang…
towa no yoru wo samayoi tsuzuketeru

Le monde entrelacé s’est brisé sous mes yeux
kudakechitta sekai shijima ni koboreochi
J’étreins en larmes le papillon
aoi honoo oshiyosete
Fait disparaître la douleur immortelle
nogarerarenu akumu yamiyo wo ume tsukushi
Et ouvre la porte du paradis lointain
madou kokoro yugami midasareru

Juste une fois, surmonte la mort
kurueru jikan ga watashi wo jyubakushi
Ne pleure pas et détruisons ce cerle sans fin
kowarete tsunagari ka no hi wa kurikaesu

~

Comment se défaire de l’araignée ? d’Alois II
Umineko no naku koro ni de Shitaka Akiko


La partie va commencer
Il vento diviene bufera
Que les pièces viennent
Infuriano i marosi
Les illusions enlacent le monde entrelacé
Il mare chiama mugghiando la Maga che ha vissuto mille anni

Qui sera le gagnant ?
Ho tanto atteso questo giorno !
Qui sera le perdant ?
Ho tanto temuto questo giorno !
Faites vos jeux !
Il destino, chi festeggerà ?

Le roi est en place
Oh Maga ! Oh Maga !
La partie commence
Che cosa mi annuncerai ?

Le chant de la lune fredonne calmement
Yo o watari yuku tsuki ni shio wa takaku michite
Les papillons dorés apparaissent en cercle
Umineko no naku koe wa fuon no kumo o maneku

Tant d’espoirs et tant de désirs si éloignés de moi
Konjiki no noroi to nokosareshi kotoba to
Que j’aimerais réaliser loin des ténèbres
Himeyaka na hohoemi wa kurenai ni nijimu

Dans une voix suppliante, comment se défaire de l’araignée ?
Tozasareta hitomi de nani o motometeru
Les espoirs et les désespoirs s’entrelacent et se brise
Kowareta sono kakera o atsumete mite mo
Le concerto de la mort a débuté
Fureta yubi o koboreru kimi ni todokanai
Les papillons dorés eux seuls connaissent le chemin
Kazarareta kyojitsu ai ga nakereba mienai

Destin ! Tellement cruel !
Beatrice ! Maga crudele !
Tu es si impitoyable
Di bellezza senza pari
Destin ! Oh ! Tu m’enchaînes
Beatrice ! Oh ! Di dolcezza capricciosa
Et me fait sombrer, sans fil, dans le gouffre des ténèbres
Mai potrò liberarmi dal tuo incantesimo
Les cerisiers commencent à se tâcher de sang
Se questa pena deve durare, almeno una volta abbi pietà

Les papillons s’éloignent, les rêves lointains s’éveillent
Maiodoru chou no tsubasa yume to utsutsu yukikai
La magie secrète ouvre la porte du paradis doré
Furiyamanu amaoto wa makoto mo uso mo kakusu

Dans les ailes dansantes des papillons, les rêves et réalité vont et viennent
Hirakareshi utage to erabareshi hitsuji to
Ils dissimulent vérités et mensonges
Karamiau nikushimi ga sakazugi o mitasu

Dans une voix brisée, comment se défaire de l’araignée ?
Torawareta sekai de nani o sagashiteru
Un miracle est-il envisageable ?
Yurushiaeru kiseki o negatte ite mo
Les espoirs se fissurent dans l’éternel tourment
Koe wa kaze ni saraware kimi ni todokanai
Les cerisiers commencent à se tâcher de sang
Kurikaesu kodoku ai ga nakereba kienai

Le roi continue de jouer, fièrement
Yosete wa kaesu yorokobi kanashimi
La partie d’échec est loin de se terminer
Kurai yahan no umi e nagasou
Les sentiments s’entremêlent dans mon destin
Namida mo kizuato mo subete ga majiriai
Tandis que je suis emporté par les ténèbres
Itsuwari no kimi wa yami no naka e

Libérez mon cœur de ses tourments et de cette trahison
Rumore di onde. La voce del mare come un canto
Effacez la de mon corps et de mon coeur déchu
Ascoltando sembra purificarsi la colpa commessa
Laissez-moi vivre, ténèbres, envole-toi
Mi culla dolcemente il rumore delle onde
Seuls les papillons dorés est mon sauveur
Sereno mi addormento e ho sogni felici

Dans une voix suppliante, comment se défaire de l’araignée ?
Tozasareta hitomi de nani o motometeru
Les espoirs et les désespoirs s’entrelacent et se brise
Kowareta sono kakera o atsumete mite mo
Le concerto de la mort a débuté
Fureta yubi o koboreru kimi ni todokanai
Les cerisiers commencent à se tâcher de sang
Kazarareta kyojitsu ai ga nakereba mienai

Sans amour, la vérité ne peut pas être vu
Senza amore, la verità non si vede


~


Retour à quelques poèmes ^^


Quand les mouettes pleureront
(Alois Trancy II)

Ohé, ohé, entendez-vous les rires des sorcières ?
Ohé, ohé, croyiez-vous que vos douces prières
Vous sauveront et créons des barrières
Face à notre sanglante magie meurtrière ?
La Terre Dorée n’est point aussi hospitalière

Béatrice ! Beauté inégalité !
Tu fais gicler un doux sang parfumé !
Béatrice ! Démon qui est caché
Dans la pénombre de rêves écorchés
Tu fais briller au grand jour ta fierté !

Béatrice ! Tu as une bonté capricieuse !
Béatrice ! Soit moins orgueilleuse !
Voit ! La lune est bailleuse !
Terre Dorée accueillant les sorcières studieuses
Ouvre ton cœur à la lune merveilleuse !

Ohé, ohé, quand les mouettes pleureront
Ohé, ohé, Rokkenjima sera à l’abandon !
Ô Sorcières, accordez-nous le pardon
De nos péchés en regardant ces papillons !
Regardez mes yeux, ceci n’est pas bidon !

Ohé ! Ohé ! Ne pleurez pas !
Ohé ! Ohé ! Ne fuyez pas !
Les Sorcières ont déjà installé le mât !
Le sang recouvre les murs sans brouhaha !
Les pêcheurs ont été entraînés dans le trépas !

~

Royaume des sorcières
(Alois Trancy II)

L’ouverture de la porte du paradis n’est plus impossible
Les papillons ombrés ont ouvert la barrière invisible
Le royaume interdit nous est maintenant disponible
La souffrance de mon cœur demeure inaudible
Mille morceaux de miroir inaccessible…

Le chant de guerre résonne dans les mondes
Les combattants se lèvent pour commencer la ronde
Rire des sorcières accompagnant les tombes
Rires des sorcières créant l’espérance féconde
Le jeu d’échec a commencé dès l’instar d’une seconde…

Prenez vous au jeu, dansez en faisant couler le sang
Le Sorcier des Illusions est-il prévoyant ?
Les papillons dansent durant le récital incessant
Croyez-vous en la magie pouvant battre le néant ?
Le royaume des sorcières immortelles est terrifiant…

Laissons s’abattre les ombres dans ce jeu sans terminaison
Quelques indices par ci par là dans cette éternelle prison
Tuons l’ennui par nos stratagèmes sans permission
Papillons dorés qui représentant notre blason
Formez la nouvelle cloison !

~

Douleur du cœur
(Alois Trancy II)
Dimanche 20 Novembre 2011

Le cœur tout comme organe
Subit les épreuves du corps
Un cœur nymphomane
Se devant être en raccord
Avec son âme patrimoine

Les rivières de sang le baignent
Dans les fissures empruntées
Battements de cristal qui se dépeignent
L’os se casse avant d’être remboité
Sa douceur se peigne

La lumière faiblit
Le cœur casse un mur
La fissure s’élargit
Impossible d’avoir une armure
Début d’un état de léthargie

Je prends dans mes mains coupées
Mon cœur qui est décomposé
Le sang coule dans d’immenses traînées
Tâchant mon visage de dulcinée
Câlinant la mort avec sincérité

~

Vivacité du feu
(Alois Trancy II)
Dimanche 27 Novembre 2011

L’espèce était-elle une simple différence ?
A mes yeux, elle n’est point barrière
Mon cœur se tisse dans l’adhérence
Mêlé à une fierté incendiaire
La flamme vive de la tempérance

Jamais je ne le dénierais
Que mon amour se porte à un démon
Jamais je ne la renierais
Le feu ardent du panthéon
Jamais je ne la soumettrais

Bercez-vous dans les choses peu communes
Le récital d’ardeur est abordant
Je vous soufflerais mes peines d’infortunes
La noyade des câlins est excitant
Emporte-moi dans la mélodie des brumes

Fait étrange d’un démon éprit d’un humain
Qui, jura, qui lui appartenait
N’en soit point surprit par cette main
Il l’a prit, couvert de souhaits
L’aîné étant comprit du benjamin

Amour, essence des hommes
L’ange brisé n’en est point démuni
Les flammes tombent dans le pallidum
Mes ailes s’estompent devant le paradis
Suis-je après tout un gentilhomme !

Les battements du cœur mèneront la danse
Dans l’échange des orchestres
A bas les à priori, c’est l’interdépendance !
Flamme qui s’avise dans la chair terrestre
Lie mon cœur à l’excellence !

La race n’est qu’une puérilité
Pour des yeux aiguisés
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Invité
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Lun 20 Fév - 15:36

Je n'ai lu que trois poèmes à cet instant. Les trois du premier poste. Ton talent est grandiose, tu m'énerve, tu seras à jamais une concurrente pour moi, rah ! J'aime tellement. Le pouvoir des mots dit-on ? C'est ce que j'ai ressenti dans tes textes, et je te dis bravo. Pour une fois, je ne signerais pas de Lawrence, ni de Raphy, mais bien de mon pseudonyme en tant que nom de plume. Intégralement, ton talent est immense. Un jour je te battrais, je te le promet, mon esprit te vaincra, et ça je te le jure ! J'aime, j'adore, j'adhère. Joker ♥
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   Jeu 23 Fév - 20:33

Bon courage d'avance, et bonne lecture d'avance pour ceux qui suit des autres posts en terme de poème ;D Merci, j'en suis trouvé, en effet, tu les découvres le fameux pouvoir des mots ^^ Bon courage pour m'arriver à la cheville /o/
Merci beaucoup ! ~

Voici donc les deux premiers poèmes sur Hadès, je préfère préciser premiers car il se peut qu'il en est beaucoup. A la fois similaire et différents pour les deux versions que je vous propose.


~



Hadès
(Alois Trancy II)

Affront au goût d’élégance
Quel sera ma sentence ?

Tréfonds ardues où l’âme égarée périt
En Hadès qui ira, face à l’être qui le commandera
Prénom prit dans la polysémie
L’Hadès lieu dans lequel tu partiras
Hadès l’être qui t’aurais prit

Il est connu pour sa cruauté
Tout en étant rarement vénéré
Hadès, es-tu désintéressé
Au monde dont tu es enchaîné
Dans ton cycle d’arrivé ?

Verse le sang dans les hurlements des enfants
Soit le créateur de souhaits pour les abandonnés
Être mystérieux à l’affection d’un parent
Donne de ta générosité pour la liberté
De l’homme qui attend

L’océan noir se tâchera de rouge
Un sourire sadique comme tour

~

Hadès, version 2
(Alois Trancy II)

Froissement de l’ombre dans le royaume des morts
Royaume souterrain où gouverne le remord

La silhouette bouge dans l’obscurité enflammée
Cri, larmes, sang découlent en traînée
Visages aux tristes mines, aux corps écorchées
Est-ce le malheur de ceux qui ont été entraînés
Dans ce malheureux décor ?

Ils se crispent les corps étendus au sol
Dans la cathédrale sans boussole
Désespérément, ils veulent le vol
Le Seigneur noir arrachant leurs auréoles
Réduisant leurs cadavres en lucioles

Hadès, dans ta beauté trompeuse
Tu es prit d’envies bagarreuse
Aux orientations chamailleuses
Pour des ambitions orgueilleuses
Aux solutions périlleuses

Dans la victoire, on découvre une fierté
Ne pouvant être surmonté
Ne pouvant être dévoré
Impérativement, il faut s’agenouiller
Et t’idolâtrer

Dans la défaite, une certaine sensibilité ?
Ou est-ce une contrariété ?
Haine sans limite qui te fait tuer
Les insolents à ton nom tant adoré
Pour retrouvé cet honneur égaré

Les rires sont l’unique mélodie
Qui casent les silences de l’agonie
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MessageSujet: Re: ~Créations d'Alois-sama sur Kuroshitsuji ~   

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