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 [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]

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MessageSujet: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 13:09

Alois avait invité la jeune Lady dans sa demeure, bien qu’il se souvenait que vaguement d’elle. Victoria, n’est-ce pas ? Il l’avait sans doute connu dans ce village, où il n’avait que Luka, son Luka. Ah, les douleurs des conditions de vie difficile, sa condition de vie d’esclave qui n’avait rien de glorieux. Le ventre qui grognait, les yeux fatigués, le froid qui entouraient leurs corps frêles et tout fragile. De gros inconvénients…
Mais à cette époque, il était libre. Complètement libre.
Enchaîné à ses bourreaux qui le faisaient travailler, et ensuite, entièrement livré à lui-même !
Les champs, la forêt, la nuit devenaient son royaume rien qu’à lui.
Ce que les autres avaient, des choses merveilleuses de convoitises.
Bien qu’il devait accepter les reproches, les coups, les coups bas, les trahisons…
Ne faire confiance à personne.

Alois frappa une main sur son bureau, faisant trembler le thé et les gâteaux installés sur ce dernier, amené par il ne savait pas qui.
Il était Alois Trancy. Alois Trancy, Alois…
Il avait renié son ancien prénom. Il ne devait pas s’en souvenir.
Pourquoi il s’en souvenait dans ce cas ?
Il ne voulait pas le savoir, il ne savait même pas pourquoi il avait invité cette Lady.
Alois s’arrangerait pour tourner pour bien entretenir la conversation, et s’il confirmait ses doutes, il daignerait bien d’en parler de ce passé révolu.
Sortant sa tête de ses mains, il but tranquillement une tasse de thé.
Désormais, elle devait venir.
Elle l’avait invité après tout.
Accepterait-elle son invitation, et viendrait-elle ou déclinerait-elle cette dernière ?
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 16:17

Domaine Mccroffed, Milieu de la nuit.
La nuit…un dôme de velours bleu sur lequel étaient cloué les astres et les étoiles, sombre et mystérieuse, elle céderait sa place au jour, comme une reine déchue.

Un noir égale a un plumage de corbeau enveloppé une pièce baignée dans la lueur d’un halo de lumière argentée aux reflets bleutés, le croassement sauvage d’un rapace nocturne se fit entendre…La brise estivale, chaude et sec s’engouffrait par un les fenêtres de verre d’un balcon, faisant voleté les rideaux laiteux d’un lit un baldaquin sur lequel était endormie une jolie jeune Lady, a la longue chevelure platines et au visage d’ange égal a une poupée de porcelaine….Pourtant son sommeil était agité, murmurant des paroles a peine audible au milieu d’un lourd silence…des gouttelettes de sueurs ruisselait sur son visage pale. Suffoquant légèrement….La jeune fille s’agitait par moment comme si le diable s’est approprié son corps…

Son rêve, qui pourrait un jour le perçait, hanter par la meme image, deux fugitifs s’enfuyant au milieu de la nuit, pourchassé par des chiens enragés et des carabiniers, soudain l’un des deux qui portait une cape d’un rouge écarlate se retourne et lui murmure ses quelques mots d’une voix douce ‘’je reviendrais’’ seul son sourire apparaissait sous le capuchon, et elle lâcha prise avant de s’enfuir seul a travers les bois, elle entendait la voix du garçon aux cheveux blonds ‘’ne me laisse pas seul !’’ Puis plus rien…le noir absolue, et des taches de sang qui s’élargissait autour du fugitif…

Un crissement, l’ouverture d’une porte, le lourd grincement que provoque le bois d’orme dans lequel étaient sculptées les doubles portes de sa chambre. Un homme, ayant atteint la cinquantaine. Parcourait la distance entre le lit et la porte d’un pas feutré. A peine sa main eut atteint l’épaule de la jeune duchesse, que celle-ci d’un bond fut réveiller, une lame sur la gorge de vieil homme. Ses yeux d’un bleu-vert pur et éclatant prirent une teinte glacé qui brillait tel deux éclat d’océan.

Scrutant le visage de celui qui vint la déranger, sentant la frayeur mais aussi la surprise de ce dernier. Elle se résignât et retira son arme.
_ Qu’ya-t-il John ? dit-elle de sa voix douce et calme.
Depuis cette nuit d’été, le soir du meurtre de ses parents…La jeune fille ne quittait plus son couteau et son revolver…Surtout depuis quelle est devenue le ‘’phantom’’ puis la Donne….Quel ironie…une enfant enlevé traité tel une esclave dans une mine de sel, se transformait en assassin sans passé ni futur puis on un des chefs de l’organisation, avant de recouvrir la mémoire et de découvrir son rang…Quel Ironie…vraiment ! Les fils du destin de cette poupée de porcelaine sont vraiment tissés d’une manière des plus étranges.

_ Milady, Don. Adeloni a convoqué tout les chefs de familles à se joindre a une réunion…répondit-il.

_ Bien ! Prépare la calèche ! fit-elle, avant de se lever. Se dirigeant vers sa penderie.
L’aristocrate, prit une de ses tenues quelle portait lors de ses réunions. Une courte robe blanche, a volant un veston sombre par-dessus et une veste noir a rayures verticales immaculé. Pour compléter le tout, une paire de bas blanc, des bottes en cuir et un chapeau.

La jeune fille ouvrit la porte de sa chambre, et commença à arpenter le long couloir de marbre blanc, bordés de colonnes lui donnant un air gréco-romain, par moment des œuvres d’arts et des portrait de familles ornaient les murs ou bien quelques statues finement ouvragés. Descendant les larges marches sombres ciselées dans du verre, la Lady après avoir traverser de son pas vif et agile le hall d’entré assez imposant, laissa l’un des jumeaux Evans ouvrir la porte principale, avant de monter dans sa calèche en bois sombre portant les armoiries de sa famille. un corbeau noir sur fond blanc enroulé de lierres dorés…Le corbeau, le blason de sa famille partout même dans les plus infimes recoins de son domaine se trouve une sculpture dédiée a ce noble animal….Intelligent vif, rapide, carnassier, les légendes rapportes que l ce rapace crève les yeux de ses victimes avant de les déchiqueter a coups de bec, humaines soit-elles ou bien animal…Quel bel oiseau pensa la noble Victoria, assise sur l’une des banquettes de velours rouges, près de la fenêtre les rideaux tirés laissant filtrait la lumière lunaire qu’offrait cette nuit sans nuages…Les yeux bleus de la noble brillèrent d’une lueur de malice, elle allait lui rendre la monnaie de sa pièce a ce Reina de pacotille !
Le croassement d’un corbeau se fit entendre, puis le battement de ses ails…Une pluie d’ailes sombres tomba lentement. Et la seule image fut celle d’une somptueuse calèche serpentant au milieu de sentiers sablonneux bordés d’arbres dont les branches se joigne en direction d’une bâtisse en brique rouge qui n’était que silhouette difforme au milieu de la lumière lunaire qui s’amusait a jouer avec les ombres…..
Un quart d’heure plus-tard….
Le crissement des roues sur une place pavé, le hennissement et la respiration saccadé des pur-sang arabe…Et le claquement d’une porte.
La silhouette de la jeune Victoria, se découpa dans la faible lumière qui provenait des bougies de taille monumental qui se consumaient lentement a l’intérieur de boites ne verres du haut des réverbères qui se situaient au milieu de la cour du domaine Adeloni. Une bâtisse rouge au toit de tuiles noirs, gardés par des hommes armés jusqu’aux dents. Ces hommes en question saluaient respectueusement la jeune fille qui avait la moitié ou bien les trois-quatre de leurs âges ! pourtant elle inspirait un infime respect et une grande admiration, elle était l’enfant qui s’est évadés plus de cinquante fois des mines de sel et de souffre, l’enfant qui s’est battue a mains nus contre ceux qui voulait l’emmener dans ce centre…L’enfant qui s’est mise entre plus d’un gamin pour lui épargner la brulure ardente du fouet…l’enfant aux yeux de glaces…L’assassin qui recouvrit la mémoire et qui gravit les échelons jusqu'à être parmi les 5 chefs de l’organisation….Elle était l’image même de la survie et du soldat qui livre son combat.
Frappant légèrement a la porte du manoir, Madame Heighland, la gouvernante de la maison, une dame vouté par les ans, aux yeux noisette et au visage plein de bonté. Elle la conduisit vers la salle de réception qui donnait sur le jardin et qui était illuminé de toute part, avant de prendre congé.
_ Marcangella ! On s’inquiétait ! Railla Di .Christina un homme replet au ventre rebondi, travaillant dans le trafique d’alcool et autre.
_ Quand une jeune fille se fait attendre c’est le signe quelle deviens Femme ! fit Don.Vito en déposant sa main protectrice dépourvue de douceur sur l’épaule de la jeune Victoria.
_ Don.Vito…fit-elle en s’inclinant poliment avant de prendre place a la droite du vieil homme au bout de la table couverte d’une nappe d’un blanc éclatant, sur laquelle était disposé divers plats de viandes, des desserts, des entrés, des apéritifs, des amuses-bouches et une bonne vingtaine de boissons.
La pièce était toute entière en marbre ocre, du sol au plafond, un lourd lustre en cristal sur lequel une centaine de bougies illuminés la pièces, des pots dans lequel poussaient des plantes exotiques occupait les angles de la vaste pièce, des banquettes rouges écarlates du style romain longeaient par endroit les murs qui as leurs tous étaient serties de tableaux du style renaissance italiennes. Tout dans la maison de Don.Vito montrait son gout pour l’art et le bon gout.
_ D’abord ! Faisons un petit contre-rendue, depuis notre arriver en Angleterre sur les étendus de nos affaires. Marcangella, honneur aux dames.
_ Merci, Don.Vito..Pour commencer, tous ici sachez, que ma famille travaille dans le trafique d’armes, des casinos, maisons de jeux, hôtels, import/export et la soie…On ne touche pas aux stupéfiant et encore moi a l’alcool et autre..
_ Marcangella essaye de nous faire croire quelle est respectueuse de la vie humaine ! Railla Reina.
_ Garde tes sarcasmes Gaetano ! répondit sèchement la jeune fille.
_ Allons Allons…Écoutons Marcangella et Gaetano cesse tes railleries. Fit Don. Vito assis a sa place, un cigare entre ses doigts.
_ Enfaite…L’Angleterre est le début d’une longue pègre, qui j’en suis sur s’étendra pendant plusieurs générations…Après tout le Crime Organisé est un métier comme les autres ! s’exclama la jolie jeune fille.
_ C’est vrai ! ajouta Di.Christina.
Et toute l’assemblée riait aux éclats.
_ Et que-ce qui est important dans notre joyeuse Cosa Nostra ? fit Victoria, en se levant.
_ La famille ! répondit Don.Stéphano.
_ Exact Stéphano ! Et savez-vous ce qui m’emporte en grèce ? dit la mafieuse.
_ Les Callennonies ?
_ Mais non ! Des lasagnes ??!
_ Des bijoux ?!
Des propositions fusaient de toute part parmi les 16 Don, de la Cosa Nostra.
_Non Non…fit la Lady en prenant une batte de baseball qui se situait sur une des tables basses. C’est le BaseBall !
Les hommes riaient joyeusement, sur la réponse de la Donne, aussi jeune soit-elle.
_ Alors, Imaginons que nous sommes dans un match, le batteur dit’’Je vais leurs faire un coups mémorial comme un grand garcon’’ Mais ! Il n’arrivera a rien si l’équipe ne couvre pas la terrain…Car sans son équipe il est … ?
_ Rien ! répondirent en chœur les mafieux.
_ Vous me suivez ! Le grand gaillard travaille là-bas toute la sainte journée, twenty-for sur tewenty-for !.Le soleil brille ! Les gradins sont pleins ! L’homme va faire un exploit personnel ! Mais il n’arrivera à rien si l’équipe ne couvre pas le terrain …
_ L’équipe ! Oui fit Gaetano Reina en allumant sa pipe.
_ L’équipe…murmura de sa voix douçâtre Victoria, ses yeux magnifique yeux bleu-vert virant à la couleur glace.
Et d’un coup sec et dur, la batte s’ablatât sur le crane du traitre en question, coups après coups…Victoria ne l’avait pas tué, mais plus-tôt plongé dans un coma mortel.
Tous la regardait incrédule, interloqué…Même si lors de la dernière commission ils avaient décidé que Gaetano recevrait une bonne leçon pour avoir violé l’un des principes de leurs crédo, ceci était un choc de voir la jolie poupée de porcelaine, tabassait une personne ainsi au milieu d’une réunion…
Le sang rouge écarlate coloria la nappe immaculé, et ruisselait désormais sur le sol a petite goutte. Le silence s’installât, pendant que les hommes de mains de Reina le sortaient d’ici…Seul le bruit des gouttelettes se fit entendre
_ Sur-ce bonne soirée. Fit Victoria en coupant le silence tel un couteau dans une plaie béante, tel un rideau qui tombe sur la scène.
Se dirigeant vers la sortie, elle vit son majordome Gabriel revenue d’une mission en Italie l’attendre droit comme une baguette de tambour devant la calèche, ses hommes de mains l’escorterait au cas ou, une famille allié aux Reina voudra rendre la pareille a la poupée de porcelaine.
Le ciel se fit soudainement rosée, une jolie teinte d’orange, de jaune..de rouge…et des éclats de rose….Un arc lumineux apparut derrière une colline verdoyante….La poupée de porcelaine se redressât pour admirer ce paysage enchanteur….Se rappelant sa mère qui lui coiffait les cheveux, en chantonnant de sa voix douce…Des hirondelles volèrent assez bas….Le roucoulement des colombes provenant surement des volières du vaste domaine Mccroffed animât ce moment enchanté…Le visage d’ange de Victoria était illuminé de faibles rayons rougeâtre, la rajeunissant étrangement…ses yeux bleu-vert passèrent a une teinte violacé et orangé envoutante…comme les nuages d’hiver en Italie…
Quelques minutes plus-tard.
Assise dans sa chambre, notre duchesse laissait son majordome coiffait sa chevelure platine, pendant qu’elle se faisait dicté le programme de la journée. Vêtue d’une jolie robe bleu clair et brodés de fil blanc, elle scrutait son reflet dans le miroir de sa chambre. ’’Une poupée…’’voila le terme qui lui irait le mieux, une poupée car elle lui ressemblait mais aussi car plusieurs personnes l’avait déjà utilisé, pour…une chose…Tuer…
Après s’être soigneusement préparé, elle descendit les marches de marbres, pour se diriger vers la salle a manger. Vaste pièce d’une jolie couleur blanc et ocre, aux colonnades qui bordent des murs en verres donnant sur divers jardins verdoyant. Arrivée la, elle prit place au bout de la table et commença a déguster son petit déjeuner.
_ Vous avez aussi reçue une invitation du Comte Trancy. Milady. Fit le majordome en souriant.
_ Ce vieux fou ? n’est-il point mort ?! répondit Victoria en sirotant son jus d’orgeat.
_ L’héritier de la famille Trancy, non pas son défunt prédécesseur. Dit Gabriel en lançant un regard noir aux domestiques qui riaient en silence des descriptions ‘’fort honorables’’ que leurs maitresse a l’habitude de vêtir les nobles anglais.
_ Ah je vois ! Et suis-je obliger d’y aller ?! demanda-t-elle en papillonnant de ses grands yeux bleu-vert.
_ Parfaitement, et je vous prie de vous lever, nous allons nous y rendre sur le champ !
_ Bien bien ! railla la Lady en se levant, prenant au passage une feuille et un crayon.
La maitresse et son serviteur prirent place dans la calèche, qui se dirigeât vers le manoir des Trancy, pendant le trajet. L’aristocrate s’amusait a caricaturait son hôte, jeune ou bien vieux ? Blond ou roux ? Pourquoi pas une moustache tant qu’on y est ! disait-elle. Elle ne se doutait point, que la personne qu’elle rencontrerait et celle qui la hantait depuis maintenant 5 ans.
Le bruit sourd des roues et les hennissements des chevaux, fit arrêter ce jeu, que Gabriel jugeait des plus déplorant, surtout pour une Lady de son rang.
Descendant de la voiture, elle aperçut la fière bâtisse qui se dressait devant ses yeux. Soudain son regard se porta vers le plus haut point d’observation du manoir, ses pas se firent indécis, et faillit vacillait. Le manoir des Trancy et le dernier lieu ou elle avait commis un assassinat, tuant un des familiers du vieux fou. Elle se rappelait très bien, une silhouette drapé d’une cape rouge qui enfonçât une lame dans la gorge du malheureux en sautant du haut du toit, avant de s’enfuir….Mais Cette vision s’estompa aussi rapidement quelle apparut. Elle était Victoria Mccroffed et non Marcangella Bantadé…
Parcourant la petit distance qui la séparait de la porte, Le Majordome toqua a la porte.
Nous Allons bien voir, ce que me réserve cette journée !
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 17:40

Alois avait quitté son bureau quand Claude lui informa de l’arrivée de la gente Lady dans la demeure. Sans commentaire, il s’était levé, se recoiffant au passage avant de congédier son majordome qui n’était point utile dans la conversation qui allait suivre.
Pourquoi cela alors que d’habitude, il ne pouvait pas se séparer de Claude ?
Il ne s’en savait rien.
Etrangement, le Comte Trancy avait confiance en lui, confiance dans la journée…
Bien qu’il avait peur de cette Comtesse très connue en tant que mafieuse dans les milieux noirs de Londres. Etait-elle comme lui, amoureuse du sang ?
Alois s’étira, voulant se pardonner dans ce geste ses pensées passagères qui n’avaient aucune raison d’être là. Il était l’héritier d’un nom maudit, il avait une existence maudite soit nouée dans la déchirure de son corps soit dévorée par l’ennui…il avait tout perdu.
Même le peu qui lui restait.

Alois ouvrit doucement la porte.
Il ne s’était pas changé pour la peine, il avait vêtu comme à son habitude : une chemise noble, un veston vert, un micro short, des collants noirs et des bottes aux nœuds violets.
Il s’était dévêtu de sa veste violette, ne trouvant pas cela nécessaire, de même qu’il n’avait retiré son nœud, mais c’était arrangé pour que les traces d’abus sur son cou bien que très moindres ne se voient pas vraiment.
Alois avait misé sur une expression mi-douce, mi-froide, ses yeux bleus scintillant bien sous la lueur du jour. Ses cheveux courts blonds étaient très bien coiffés. Aucun nœud.
Tout l’art d’un perfectionniste qui prenait vraiment soin de son apparence.
Vu qu’il avait ouvert la porte, sa bague Trancy se voyait.
Il regarda les yeux vers la fameuse Comtesse, et cligna des yeux.
Lui qui détestait les femmes, il l’a trouvait magnifique.
C’était tout à fait son genre de jouet exceptionnel, bien qu’il ne le voulait pas abîmer cette poupée vivante qui avait quasiment un physique hors norme comme lui.
Ses yeux vert-bleu s’illuminaient sous la lumière du jour, ses cheveux blonds longs ressemblaient au soleil, sa robe la mettait vraiment en valeur.
Il en resta estomaqué quelques secondes, avant de se secouer la tête pour revenir à l’essentiel.
Qu’ils détestaient ces satanées coutumes nobles…

Il s’inclina doucement, déclarant d’une voix toute légère :

- Enchanté, Comtesse Victoria Mccroffed. Je vous remercie d’avoir accepté mon invitation. Ne vous étonnez point si ce n’est pas mon majordome qui vous as accueillit, je l’ai congédié de la journée. Je tenais à vous accueillir moi-même.

Il était sincère, parlait bien distinctement, ne tremblait pas dans la voix.

- Je me pardonne d’avance si je reste d’être irrespectueux, et ne me faites aucun affront ni reproche par rapport à cela. Je comprendrais si après cette journée, vous me détestez et voulez ma mort, bien que je ne fais tout pour ne pas ressembler à mon défunt père.

La voix d’Alois se trahit tandis qu’il prononça sa dernière phrase, vu qu’elle se brisa, une voix brisée de douleur qui démontrait bien qu’il en avait souffert des habitudes de cet ancien Comte. Il releva la tête, faisant comme si de rien n’était, bien qu’il commençait à trembler les jambes. Le noble excentrique se sentait étrangement mal à l’aise, et ce, de plus en plus.
Ne voulant pas que ses faiblesses finissent par se voir, surprit lui-même de sa réaction, il convia ses invités dans la salle à manger où des gâteaux ou du thé étaient présents.
Hannah salua son maître, dont lequel Alois n’y prêta guère attention, se contentant de passer devant elle. Une fois installés, il se servit en gâteau tout en préparant une tasse de thé, et invita ses convives à faire de même. Tout en buvant une gorgée de sa collation, Alois avoua doucement à la jeune Comtesse avant de lui donner la parole :

- Votre visage m’est familier bien que cela provient des entrailles de mon passé. J’ai le défaut de ne jamais oublier quelque chose, ou quelqu’un. Si vous êtes bien la personne que je pense, je vous prierais de demander à votre majordome de partir. Je ne veux pas m’étendre sur ma vie privée en présence d’autres personnes auxquels je n’apporte pas ma confiance qui pourrait ensuite utiliser ce qu’ils entendraient contre moi. Une telle demande de l’Araignée de la Reine est étrange, je sais, bien que je hais ce surnom qu’on me donne…

Il détourna un instant la tête, légèrement agacé, avant de se retourner vers elle, le grand sourire sérieux aux lèvres.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 19:34

Victoria n’attendit guère longtemps, la double porte en bois d’orme du manoir des Trancy, s’ouvrit et un jeune homme blond aux yeux d’une joli bleu, que notre duchesse situât entre l’azur de l’océan et la clarté du Ciel. Vêtue d’un veston vert bouteille sur une chemise immaculé, un short sombre et des bas du même ainsi qu’une paire de botte en cuir, s’inclinait devant La Lady. Cette dernière sut immédiatement qu’il s’agissait de son hote.
Contrairement aux autres nobles, qui avaient l’habitude de lui faire la cour, et quelle critiquait au point de les faire fuir, elle devait avouer que son visage était très agréable a regarder différent de celui de son prédécesseur. Pour une fois, elle ne trouvé rien à redire. Baissant un instant ses yeux pour apercevoir son croquis, elle dut se résigner que celui-ci n’avait rien avoir avec le jeune comte qui l’accueillait. Ses joues s’arrondirent quelques peu, formant une moue enfantine. Qui disparut aussitôt pour laisser place a un sourire angélique. Sous les paroles du jeune Alois Trancy.
- Enchanté, Comtesse Victoria Mccroffed. Je vous remercie d’avoir accepté mon invitation. Ne vous étonnez point si ce n’est pas mon majordome qui vous as accueillit, je l’ai congédié de la journée. Je tenais à vous accueillir moi-même.
Avant d’enchainer.
- Je me pardonne d’avance si je reste d’être irrespectueux, et ne me faites aucun affront ni reproche par rapport à cela. Je comprendrais si après cette journée, vous me détestez et voulez ma mort, bien que je ne fais tout pour ne pas ressembler à mon défunt père.
L’aristocrate exécutât une révérence polie, sous l’œil avisé de son majordome. Son sourire ne quittait pas ses lèvres.
_ Je vous remercie de cette délicate attention, qui me va droit au cœur, mais ne vous inquiétez pas Milord, je doute que votre charmante personne puisse en quoique se soit arrivé a m’atteindre, on me dit d’un calme de glace répondit-elle de sa voix douce et bienveillante en se redressant. Elle remarqua par-contre un léger tremblement au niveau des jambes…peut-être est-il sensible a ses courbettes qui mériteraient d’être aux jeux olympiques, comme le dit souvent la jeune fille.
En pénétrant dans le hall d’entrée, ses yeux bleu-vert vaquèrent a la décoration, pendant que Gabriel la débarrassait de son chapeau a larges rebords et de sa capeline en soie. Dévoilant ses épaules dénudées. La décoration a bien changé, pensa-t-elle. Les tapisseries dorés et rougeoyantes beaucoup trop ‘’tape-à-l’œil’’ a cédé sa place a un revêtement plus raffiné, qui jouait avec les reflets du soleil filtrés par d’immenses fenêtres. La Manoir des Trancy est devenue antre de lumières.
Suivant le jeune Alois Trancy a travers les corridors, sertie de divers arcades et corniches, ils arrivèrent au final a une vaste salle a manger, passant aussi devant une servante qui intriguait la jeune noble. L’hôte invitât son invitée a prendre place en face de lui sur l’un des canapés, et commencèrent a déguster le thé et les pâtisseries. Victoria sur ce point la ne se fit pas prier deux fois, elle qui aimait les sucreries par-dessus, et qui peut-être causeraient sa perte, car malgré tout elle reste une enfant. Après quelques instants de silence, pendant que la duchesse sirotait son Earl Grey dans une tasse en porcelaine française de la compagnie Rainsworth. Le Comte Trancy prit la parole et coupa ce silence.
-Votre visage m’est familier bien que cela provient des entrailles de mon passé. J’ai le défaut de ne jamais oublier quelque chose, ou quelqu’un. Si vous êtes bien la personne que je pense, je vous prierais de demander à votre majordome de partir. Je ne veux pas m’étendre sur ma vie privée en présence d’autres personnes auxquels je n’apporte pas ma confiance qui pourrait ensuite utiliser ce qu’ils entendraient contre moi. Une telle demande de l’Araignée de la Reine est étrange, je sais, bien que je hais ce surnom qu’on me donne…
La Lady écouta attentivement, le jeune homme…Son visage familier ? Pourtant si le peu de mémoire qui lui reste de son esprit en ruines, elle ne se rappelle point avoir connue Alois Trancy jusqu'à ce jour…certes il ressemblait a ce ‘’garçon’’…Mais cela ne pouvait guère être lui.
D’un signe de main distinct, de la part de la maitresse, Gabriel s’éclipsa en silence a une rapidité déconcertante. Le sourire d’ange de la jeune fille ne quittait pas ses lèvres comme si il y’était gravé.
_ Oh ? vraiment…Veuillez m’excuser, mais je ne me rappelle pas de votre personne. Mais je dois avouer que l’Araignée de la reine, est un surnom étrange. Répondit la jeune fille en riant quelque peu, de son rire cristallin qui tintait tel une cloche au milieu de la vaste pièce. Veuillez m’excuser, se reprit-elle en souriant désolé. Sur-ce si vous désirez une réponse de ma part il faudra que vous aussi répondait a une question, je vous prie de m’excuser mais chez les Mccroffed une question en vaut une autre et vice-versa. Ajoutat-elle.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 20:02

Alois avait approuvé sa révérence sans un mot, appréciant son petit sourire qui la rendait encore plus jolie.

_ Je vous remercie de cette délicate attention, qui me va droit au cœur, mais ne vous inquiétez pas Milord, je doute que votre charmante personne puisse en quoique se soit arrivé à m’atteindre, on me dit d’un calme de glace répondit-elle de sa voix douce et bienveillante en se redressant.

Alois n’avait pas préféré commenter sa réponse, la trouvant tout juste splendide dans ces manières. Il ne prêtait aucunement attention aux décors du manoir dont lequel il avait changé l’atmosphère. Le temps de l’ancien Comte était révolu.
Adieu à l’ambiance sombre, aux crissements du sol quand les bourreaux venaient faire leurs choses disgracieuses. Adieu aux souffrances des enfants utilisés comme des objets, et des décorations à faire valoir dans le plaisir de leur corps.
Quand le Comte était mort, une partie de lui avait été humilié, saccagé.
La vengeance de ce jeune blondinet qui s’attendait à la liberté, et non à un enchaînement encore plus humiliant que celui de son ancien passé.
Il était satisfait d’avoir transformé l’endroit selon ses humeurs, et ses plaisirs.
Alois était le nouveau roi, il avait remodelé le jeu à sa façon, et ce jeu bougeait.
Entre jeux des apparences, contacts avec les mafieux, tantôt élève ne pensant qu’à jouer dans l’apparence, tantôt élève studieux, amour de jouissances illicites pour combler ses pulsions.
Alois s’était façonné un art de vivre, impossible à discerner dans la nouvelle décoration.
Excepté qu’il montrait qu’il s’était extériorisait de ces ténèbres pour plonger dans la lumière.
Le commencement d’une nouvelle vie…

_ Oh ? vraiment…Veuillez m’excuser, mais je ne me rappelle pas de votre personne. Mais je dois avouer que l’Araignée de la reine, est un surnom étrange. Répondit la jeune fille en riant quelque peu, de son rire cristallin qui tintait tel une cloche au milieu de la vaste pièce. Veuillez m’excuser, se reprit-elle en souriant désolé. Sur-ce si vous désirez une réponse de ma part il faudra que vous aussi répondait a une question, je vous prie de m’excuser mais chez les Mccroffed une question en vaut une autre et vice-versa. Ajouta-t-elle.

Alois apprécia le fait qu’elle avait demandé à son majordome de partir.
Il sourit en entendant ses dires, légèrement amusé de la voir sourire, se disant au vu de sa réponse que son feeling l’avait sans doute berné.
Bien que se souvenir d’une femme, ce n’était pas son genre, misogyne quand il était.
Pourtant, il était vraiment bien sûr de lui.
Il apprécia le sourire, l’expression tellement heureuse de cette Comtesse qui l’enviait quasiment, se moquant de savoir quelles souffrances avaient vécus.
Elle était heureuse, c’était un fait. Elle ne tombait pas dans le profond ennui quand elle était initiée quelque part, et semblait vivre sa vie comme un bébé oiseau qui apprends à vivre dans le monde extérieur, et ce, sans attache car n’ayant bien besoin de sa mère.

- Araignée de la Reine, est un surnom parmi tant d’autre. Les nobles me connaissent par mon second surnom : l’excentrique d’Angleterre utilisé de façon péjorative. Je vous remercie d’avoir écartée votre majordome, déclara Alois d’une voix toute calme avant de se tourner vers Hannah. Dégage, siffla t’il d’une voix froide, les traits de son visage vraiment dur.

Hannah s’exécuta. Désormais, ils étaient seuls.
Délicatement, Alois se servit en gâteau, buvant une tasse de thé au passage dans des gestes très charmant, avant de continuer dans une voix toute douce à nouveau comme si l’incident Hannah était parfaitement normale :

- Je désirais en effet une réponse avoir une réponse à ma question, et je comprends parfaitement votre principe. J’espère que ma réponse vous conviendra à votre interrogation. Je vous en prie, parlez.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 21:36

_ Dégage. Avait dit le Comte Trancy, ses traits si polie et si bienveillant, devinrent d’une dureté et d’une sévérité qui surprit légèrement la duchesse. Elle qui détestait qu’on méprise la gente féminine, se garda bien d’ajouter son commentaire, préférant ne pas enclencher une bataille alors qua la journée semble si bien commencer.

Mais, le sourire angélique de la Lady s’estompa…devint plus léger, plus fin, bien trop brusque. Elle-même ne savait comment devenait son visage avec un sourire, car chaque quelle se contemple dans une glace. Elle n’aperçoit qu’un visage fermé sans aucun sourire.
Désormais ils étaient seuls, seules leurs respirations lentes et mesuré se faisaient entendre.

Victoria n’aimait guère le silence même si celui-ci est d’or. Alois, eut la politesse de lui laisser prendre la parole, respectant ainsi les habitudes quelles avait apprises. Elle prit son temps avant de répondre, sirotant son thé calmement, faisant bien attention a ne pas écarter ses cheveux de ses épaules de peur de dévoiler ses blessures…Elle savait bien que son hôte ne se doutait point de la véritable Victoria, celle qui est caché derrière ces sourires, pourtant sincères, elle savait qu’au fond personne ne saurait réellement qui elle est. Personne…Personne…

Un frisson la parcourut, lorsqu’elle regarda les merveilleux jardins qui s’offrait a sa vue a travers les fenêtres. Elle se demanda si les roses blanches qui avait étaient tachés de sang, étaient encore plantés ?...supposition absurde ! D’ailleurs, elle devrait plus-tôt songé à ses affaires, et surtout a l’immense risque qu’elle encourait depuis quelle avait ainsi tabassé l’un des chefs de famille. De toute manière il l’avait bien cherché ! Quelle abrutie…pensa-t-elle en se mordant la lèvre inférieure…Elle en oublia presque qu’elle était dans un manoir, en compagnie d’un noble et quelle devait se comporter de la manière la plus polie qui puisse être. Le visage quelque peu baissé, la duchesse regardait la surface limpide de sa boisson orangée et quelque peu verte, ses yeux apparurent, deux iris bleu-vert tel une mer en été.

Relevant vivement son visage, ne laissant même pas le temps a qui qu’on que de voir l’expression quelle avait. La jolie poupée de porcelaine revêtit son sourire angélique, et dit d’une voix douce sa requête.

_ Ce que je vous exposerais est plus une requête qu’une question, ne me demandez point comment j’ai eu cette information. Peut-être que vous-même l’ignorait étant donné que vous êtes arrivé a la mort de votre défunt père. Et je vous prie d’accepter mes condoléances. Commença-t-elle. Sur-ce, Je voudrais savoir si vous savez ce qu’on advenue les enfants qui vivaient dans le sous-sol du manoir.

Victoria choisissaient ses mots avec attention, de peur d’éveiller des soupçons. Car si le comte savait quelle venait souvent, il découvrirait par la suite qu’elle était l’assassin de Lord Gérinard…Pff ! Lui aussi ne l’avait pas volé ! pensa la jeune fille en continuant a sourire. Mais désormais elle devait saisir cette chance qui s’offrait a elle, elle devait retrouver ce garçon qu’elle avait abandonné, les gens vous diront que c’est son majordome qui as prévenue cet enfant, non ce n’est que mensonge, elle l’avait bel et bien abandonné lorsqu’ils étaient tout deux des fugitifs…Même si elle retrouverait, elle ne pouvait pas lui parler, mais le regarder, oui. Elle voudrait qui lui sourit et qui la fasse rire, comme les nuits ou elle venait en éclaireur pour trouver un point stratégique mais qui finissait toujours pas des éclats de rires…Il l’avait aussi aidé…Victoria n’avait que ceci comme souvenir, aussi douloureux soit-ils, elle s’y accrochait.

Dans son cœur, une phrase résonnait ‘’Faites qu’il sache’’, mais dans sa raison ‘’Faites qu’il ne sache pas !’’, contradiction totale…Et Ironie du sort….
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 22:09

_ Ce que je vous exposerais est plus une requête qu’une question, ne me demandez point comment j’ai eu cette information. Peut-être que vous-même l’ignorait étant donné que vous êtes arrivé a la mort de votre défunt père. Et je vous prie d’accepter mes condoléances. Commença-t-elle. Sur-ce, Je voudrais savoir si vous savez ce qu’on advenue les enfants qui vivaient dans le sous-sol du manoir.

Alois manqua de s’étouffer avec son thé en entendant sa requête qui était vraiment sincère. On l’entendit tousser.
Les condoléances, encore, il s’en moquait. Le Comte était bien là où il était.
Dans une tombe, en état d’os, cette enflure le méritait bien.
De plus, elle était au courant de ce trafic ? Comment elle avait eut ça ? Où ?
D’autres personnes le savaient ?
Vu qu’elle était respectueuse, et qu’ils étaient seuls, au temps ne pas se voiler la face.
Il hésita à parler avant de prendre la parole, bien que le ton de sa voix se brise littéralement :

- Je suis surprit que vous connaissiez cela en effet.

Alois déglutit, prenant une tonalité vraiment douce, brisée, mais cruellement sincère.

- Permettez-moi de me confesser à vous. Ne me blâmez pas pour ça si vous pouvez vous retentir. Je comprendrais si vous ne voulez pas me parler par la suite, ou pire, mais comprenez que ce n’est pas facile ce que je vais vous dévoiler. Sachez que je ne suis pas venu dans ce manoir à la mort de mon présumé « père ». Ces enfants dont vous parlez, que cela reste entre nous, j’étais l’un d’eux. J’ai dû passer quelques mois dans ses maudits sous-sols, je ne suis plus vraiment combien de temps. Quand le Comte est mort, je me suis empressé de les libérer, et je me suis arrangé avec les mafieux tenant ce trafic pour pas que cela me retombe dessus. J’aurais pu très bien mentir, mais tellement peu de personnes sachant que ce trafic illicite existait, je préfère être sincère avec vous.

Il se stoppa un instant avant de continuer :

- Je suis honteux de vous dire cela, mais je me suis toujours demandé si, au final, je n’étais pas le vrai Alois Trancy, qui avait été prit si je suis me permettre dans les fils du destin. J’ai vécu longtemps dans un village dans un passé encore plus lointain avec des faux parents, car intérieurement, je savais que ma mère procréatrice était morte parce qu’on m’avait enlevé. Ce qui était le cas du vrai Comte. Ironiquement, quand on m’a donné ce prénom à porter, j’ai renié mon ancien prénom : Jim. Je le trouve dérisoire maintenant, car il porte le fardeau de tellement de choses que j’ai dû approuver contre mon gré. Une enfance miséreuse dans la grasse, l’esclavage et les reproches, deux abandons successifs le premier est vague mais le deuxième me restera gravé à jamais. Ensuite, une adolescence dans la dépression, la violence, et les abus sexuels répétitifs sans compter que j’étais une marchandise à vendre pour des nobles mal attentionnés. Et enfin, la vie que je mène désormais est quasi secondaire : je suis libre, mais on me déteste aux quatre coins du royaume, devenu le bouc émissaire de la région rien que par mon nom Trancy. Vous n’y verrez que des reproches, et des envies de m’assassiner.

Alois se tut, détournant la tête honteuse de s’être ainsi dévoilé à une femme aussi posément dans laquelle il ne savait pas quelle serait sa réaction. La mine d’Alois dévoilait sa profonde tristesse, son manque d’affection, les traces de ce passé souillé.
L’adolescent blond se mordit la lèvre à s’en saigner, avant de regarder ses mains, et de se renfermer contre lui-même. Tremblant de peur et dû à ses anciens traumatises, essayant de calmer la mélodie de son cœur qui s’était chamboulé, et ses débuts de vertiges.
Se souvenir de cela le rendait mal à l’aise, malade, à lui en déchirer les entrailles, mais une main accueillante ne serait pas là de sitôt.
Il la cherchait désespérément, mais sans doute, elle ne la trouverait jamais.
Désormais, c’était la réaction de la jeune fille qui lui faisait peur.
Pitié, compassion, silence, colère, rejet ? Tout pouvait lui arriver.
Avec difficulté, Alois se rebut une tasse de thé, se forçant pour ne pas cracher le contenu tellement qu’il était prit sur un haut de cœur, se désolant de ne plus arriver à sourire.
Il se sentait de plus en plus mal pendant que les secondes s’écoulaient, et espérait que la réponse de la jeune fille n’allait pas être le coup final qui l’achèverait.
Il se retenait à l’instant de s’accrocher à cette poupée qui avait été tellement gentille avec lui bien qu’elle n’avait pas du tout apprécié son changement de comportement avec Hannah bien qu’il n’y avait fait aucun commentaire. De lui supplier de prendre soin de lui, de l’affectionner…de lui dire qu’elle l’aimait…
Ce manque d’affection se perçut de plus en plus sur le visage d’Alois, qui doucement, commença à pleurer de façon silencieuse, quelques sanglots s’entendant.

- Pardonnez-moi, s’excusa-t-il dans une voix toute brisée, faisant disparaître d’un coup le Comte misogyne et le Comte joyeux. Je vous écoute…
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Mer 3 Aoû - 23:03

Victoria attendit, regardant le jeune Comte de ses beaux yeux bleu-vert, elle jouait avec ses rubans. Son hôte manquait de s’étouffer…Elle comprenait bien sa réaction. Mais elle espérait qu’il ne chercherait pas à comprendre d’avantage les sources de ses informations. Penchant quelque peu son visage d’ange de coté, gardant son adorable sourire qui ferait taire les soupçons sur sa deuxième vie. Elle resta a écouter les dires d’Alois.

- Je suis surprit que vous connaissiez cela en effet.

Sa voix d’habitude si enjouée et si sympathique qui rendait la jeune noble joyeuse, chose rare lorsqu’elle était en compagnie d’homme. Se brisa, et son expression aussi comme si un masque tombait. Elle en fut vraiment surprise. Il enchaina par la suite, d’une voix éteinte et nostalgique, triste et douce, mais si sincère que le peu d’humanité qui règne en cruel minorité dans le cœur noircie de la jolie poupée se réveille.

Permettez-moi de me confesser à vous. Ne me blâmez pas pour ça si vous pouvez vous retentir. Je comprendrais si vous ne voulez pas me parler par la suite, ou pire, mais comprenez que ce n’est pas facile ce que je vais vous dévoiler. Sachez que je ne suis pas venu dans ce manoir à la mort de mon présumé « père ». Ces enfants dont vous parlez, que cela reste entre nous, j’étais l’un d’eux. J’ai dû passer quelques mois dans ses maudits sous-sols, je ne suis plus vraiment combien de temps. Quand le Comte est mort, je me suis empressé de les libérer, et je me suis arrangé avec les mafieux tenant ce trafic pour pas que cela me retombe dessus. J’aurais pu très bien mentir, mais tellement peu de personnes sachant que ce trafic illicite existait, je préfère être sincère avec vous.
L’aristocrate était partagée entre la joie de trouver une personne qui l’aiderait, car elle savait qui tenait ce trafique ce n’est autre que Gaetano Reine, et désormais c’était sa famille qui dirigeait ce dernier.

Nullement besoin d’explication…Mais étrangement, son visage commençait à titiller le peu de souvenirs qui lui restait, peut-être l’avait-elle aperçue ? Parmi tout les garçons, qui l’avaient aidé lorsqu’elle devait trouver des sorties et des entrées au manoir (évidement a l’époque elle ne connaissait même pas son prénom), Elle fut soudainement prise de compassion pour ce jeune garçon qui est si aimable avec elle…Le silence pesait, et semblait se resserrer autour d’eux, mais comment croire que cet hôte aussi séduisant et sympathique soit-il puisse avoir vécue des années de misère…enfin le temps et les saisons joue souvent aux faveurs des miséreux…Elle-même l’avait vécue et en souffre encore en silence…Ses blessures pourtant si voyante, il suffisait de dégager ses cheveux platines de ses épaules dénudées pour voir les morsures du fouet, ou encore dévêtir sa main de son gant ou apercevoir les cicatrices qu’engendre les années de travail…
Ce dernier ne s’arrêtait pas la , et cela semblait non seulement surprendre mais aussi choqué la jeune fille.

Je suis honteux de vous dire cela, mais je me suis toujours demandé si, au final, je n’étais pas le vrai Alois Trancy, qui avait été prit si je suis me permettre dans les fils du destin. J’ai vécu longtemps dans un village dans un passé encore plus lointain avec des faux parents, car intérieurement, je savais que ma mère procréatrice était morte parce qu’on m’avait enlevé. Ce qui était le cas du vrai Comte. Ironiquement, quand on m’a donné ce prénom à porter, j’ai renié mon ancien prénom : Jim. Je le trouve dérisoire maintenant, car il porte le fardeau de tellement de choses que j’ai dû approuver contre mon gré. Une enfance miséreuse dans la grasse, l’esclavage et les reproches, deux abandons successifs le premier est vague mais le deuxième me restera gravé à jamais. Ensuite, une adolescence dans la dépression, la violence, et les abus sexuels répétitifs sans compter que j’étais une marchandise à vendre pour des nobles mal attentionnés. Et enfin, la vie que je mène désormais est quasi secondaire : je suis libre, mais on me déteste aux quatre coins du royaume, devenu le bouc émissaire de la région rien que par mon nom Trancy. Vous n’y verrez que des reproches, et des envies de m’assassiner.
Son sourire pourtant sculptait sur ses lèvres rosées, disparut, s’évanouit, se fana…Elle qui croyait avoir vécue la misère, en voila un qui concurrencerais avec elle…Mais ce qui la surprenait, c’était ‘’Pourquoi, se confiait-il a moi ?’’, si ses yeux ne se trompaient point, elle avait bien aperçue que le jeune ‘’Alois’’ enfin qui qu’i soit maintenant, car elle ne savait plus ou donner de la tête. Détestait les femmes…Et je crois bien que notre duchesse en est une…

Les battements répétés d’un cœur qui semblait battre la chamade se fit a peine audible, mais qui pourtant perçait les oreilles de la jeune fille…Son visage semblait exprimé ces années de souffrances. Mais aussi un manque d’affection, elle sentit aussi une sorte de malaise et des haut-le-cœur chez…Jim ? Jim...Jim... ‘’Je suis sur de connaitre ce nom…non ! Ce n’est que divagation de mon esprit’’. Son visage angélique était tourné de coté, sans aucun sourire…Elle s’apprêtait a parler, quand elle tourna son visage et aperçue celui de son hôte, souillé de larmes, pendant qu’un filet de sang coulait au coin de sa bouche…Instinctivement, oui je ne mentirais point, car je manquerais a mon devoir de témoin fidèle…La jolie poupée de porcelaine, se leva et prit place aux cotés du jeune homme, tamponnant les larmes qui coulait sur ses joues, avant d’essuyer le sang sur sa lèvre, pendant qu’un doux sourire se dessinait sur les siennes…ce sourire quelle n’avait adressait qu’a une personne, elle l’offrait désormais a celui quelle jugeait seul a l’aider dans sa quête.

_ Nul besoin d’excuses. Mais je vous prie de ne pas pleurer, je trouve qu’un sourire vous va mieux ! Étrangement elle était prête à tout pour le revoir sourire…

Bien-sur, a lui de poser sa question…Mais Elle voudrait d’abord voir ce sourire sur son visage.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 0:06

_ Nul besoin d’excuses. Mais je vous prie de ne pas pleurer, je trouve qu’un sourire vous va mieux !

Alois s’était renfermé quand il s’était dévoilé dans sa vie, dans son cœur, dans son esprit.
Il ne savait pas pourquoi il s’était confié à elle. Il ne le connaissait pas.
Il ne l’avait pas invité pour cela, qui plus est, à la base !
Pourquoi l’avait-il convié à la base ? Ah oui, il l’avait cru la voir quelque part.
Mais pourquoi autant de sympathie ? C’était bien une femme, non ?
Pourtant, il n’en faisait rien. Il se forçait à être supportable, il se confiait même.

Il s’était étonné quand il avait vu la jeune Comtesse toucher ses larmes, lui retirant doucement le sang sur sa lèvre endolori. Il écouta ses paroles, touché bien que l’adolescent ne pu se résoudre à sourire dans l’instant. Il n’y parvenait pas, ses lèvres se bloquaient.
Illusion…illusion…
Comme pour se vider la conscience, Alois dévoila du tic au tac :

- Mon ancien prénom que j’ai renié était au départ Jim McCain. Désormais, ce n’est que mon ancien prénom. Pour moi, désormais, je suis Alois Trancy, et je le resterais, jusqu’à ma mort…

Il fonda à nouveau en larmes, encore plus fort qu’avant, et cela le rendit gêné et encore plus honteux d’être ainsi faible devant une femme.
Ses sanglots redoublèrent de volume, faisant voire toute la tristesse qu’il gardait en lui, qu’il essayait d’encaisser au fur et à mesure des années.
Alois regarda ses mains, ses mains qu’il semblait haïr, comme s’il voulait s’arracher le cœur avec. Un amas de douleur vivant, c’était presque ce qu’il était devenu à cause de ce passé.
Sans en avoir vraiment conscience, en se dévoilant, l’adolescent avait ouvert la porte de son cœur qui renfermait toute sa souffrance, et désormais, cette dernière se lâchait comme la marée haute.

Alois se cacha le visage pour ne plus voir ses mains, ne faisant voir que ses cheveux pendant un court instant tandis que ses pleurs fendaient le silence dans une longue attente douloureuse.
Se calmant petit à petit, il répondit ensuite aux anciennes paroles de la Comtesse qu’il avait entendu mais pour lesquels le Comte n’avait été pas en état de répondre :

-Pour être entièrement sincère, les larmes sont vraiment tout ce qui me reste. J’ai tout perdu. J’ai été abandonné en découvrant un de mes plus chers amis mort, j’ai été souillé, traité comme un chien, vendu comme une marchandise…j’en ai perdu mon âme pour espérer un avenir meilleur, et au final, je me prends que des reproches à tout vient et de la haine…je ne suis qu’un gosse, merde ! Un pauvre gosse qui n’a eut ni enfance ni adolescence, et même les nobles qui savent cela en profitent pour encore plus m’écraser…maudit soit ma destinée pourrie…maudit soit ce cercle de douleur qui me tuera….maudit soit cette souffrance interne qui m’a tué…mes sourires, mes joies, je les force…je me dis heureux pour les autres, et un peu pour moi-même…j’ai déjà plongé dans le fossé de l’Enfer…les ténèbres seront ma seule demeure, ma seule tombe…et ma plus grande peur…

Il se tut, essuyant de sa manche ses larmes, se forçant en se retenant sur la table par ses mains pour reprendre un gâteau qui lui décrocha un faible sourire sincère heureux.
Qui démontrait tout le travail que l’adolescent avait dû faire sur lui-même pour tenir…que partiellement. Un travail de long augure fait comme un clandestin pour encore savoir sourire, rire…faire comme si tout était normal, comme s’il était quelqu’un de normal…
Le jeu des apparences, c’était ce qui lui avait évité de devenir fou et de mettre un terme à sa vie. Combien de fois avait t’il rêvé d’aller dans la cuisine, de se couper doucement les veines sans un bruit ? Combien de fois avait il rêvé de se jeter de la fenêtre ?
Combien de fois avait-il rêvé que le Comte l’étrangle vraiment pour le tuer, et ce, rapidement, et non comme des avertissements de cet ancien fou ?...
Alois retira doucement une de ses manches, faisant voir une très fine trace, reste d’une tentative d’avoir essayé de se tuer. Sauvé de justesse par le Comte qu’il ne voulait pas le voir mourir. Il s’était montré plus doux, plus compatissant pendant un temps, avant de vaciller dans des tourments plus douloureux quand Alois avait découvert une chambre secrète dans la bibliothèque. Il soupira…de désespoir de s’être souvenu de ça.
Car la jeune Comtesse allait voir que l’adolescent n’était pas aussi résistant qu’il n’en avait l’air…du moins, il avait clairement ses limites.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 1:24

Le bruit des larmes, coupait le silence qui pesait la pièce…si elle savait que cela tournerait a ceci…elle se serait bien garder de venir, car son hôte pourra peut-être déceler la véritable Victoria…Non ! il ne le faut pas ! Jamais….
L’aristocrate vit le jeune garçon, tremblait. En regardant ses mains, elle eut même l’impression qu’il allait arracher son cœur avec, heureusement ceci ne s’était pas produit, elle savait que ceci était possible. Surtout qu’une fois elle a faillit se donner la mort par ce même mode opératoire. Déposant sa main gantée malgré la chaleur pour camoufler ses écorchures et ses blessures sur son cœur, ou il y’avait une marque distincte
- Mon ancien prénom que j’ai renié était au départ Jim McCain. Désormais, ce n’est que mon ancien prénom. Pour moi, désormais, je suis Alois Trancy, et je le resterais, jusqu’à ma mort…
La poupée de porcelaine, ne sut que faire pour aider Alois, ou bien Jim ou qui qu’il soit !, quelque chose la rendait sensible a ses pleurs, elle se rappelait le gasconnait qui as bien faillit la rendre humaine, les années ou elle était un monstre…Que-ce qui lui arrivait a pensé a ceci dans de tel situation ! Ce manoir la rendait nostalgique et beaucoup trop pensive, tournant son regard bleu-vert vers le jeune garçon en pleure, elle ne vit que ses cheveux blonds qui masquait son visage enfuie dans ses mains. Que faire…Elle détestait voir quelqu’un pleurer…Sa la rendait…Humaine…Et je pèse mes mots. Lentement mais avec précaution elle déposa sa main sur sa nuque ou quelques mèches de sa chevelure y étaient délicatement coiffées. Pourquoi était-elle si attentionné envers lui ? elle qui as un cœur noircie, elle qui détestait les hommes, car ils l’avaient traité en esclave, elle était désormais attentionné envers l’un d’eux. Jouant doucement avec les boucles soyeuses, son regard devenue doux et attendrissant sur le jeune homme. Elle entendit le reste de ses paroles d’une oreille attentive.
-Pour être entièrement sincère, les larmes sont vraiment tout ce qui me reste. J’ai tout perdu. J’ai été abandonné en découvrant un de mes plus chers amis mort, j’ai été souillé, traité comme un chien, vendu comme une marchandise…j’en ai perdu mon âme pour espérer un avenir meilleur, et au final, je me prends que des reproches à tout vient et de la haine…je ne suis qu’un gosse, merde ! Un pauvre gosse qui n’a eut ni enfance ni adolescence, et même les nobles qui savent cela en profitent pour encore plus m’écraser…maudit soit ma destinée pourrie…maudit soit ce cercle de douleur qui me tuera….maudit soit cette souffrance interne qui m’a tué…mes sourires, mes joies, je les force…je me dis heureux pour les autres, et un peu pour moi-même…j’ai déjà plongé dans le fossé de l’Enfer…les ténèbres seront ma seule demeure, ma seule tombe…et ma plus grande peur…
L’enfer ? Elle l’a vécue le véritable enfer, dans cette mine, dans ce laboratoire ou on lui injectait tellement de drogue, que son esprit devint ruines, que ses souvenirs moururent, et que sa raison la perdit, elle se mordat si violement que le sang giclât et tachât sa joue, elle aurait voulue lui dire ceci…Mais elle garda cela pour elle-même.
Soudain un fin sourire se dessinât sur les lèvres endoloris de son hôte lorsqu’il se resservit du gâteau.
Elle était quelque peu ravie, reprenant son joli sourire d’ange. Elle dit d’une voix calme pour changer de sujet.
_ A votre tour de me poser votre question ! elle était prête a tout pour reconstruire la joie dans laquelle ils avaient commencés leurs discussions.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 1:49

_ A votre tour de me poser votre question !

Vexation, sentiment de parler dans le vide…oui, l’insistance pour cela alors qu’il venait de dévoiler des révélations douloureuses qui donnaient cette impression.
Il allait le faire, en douceur, délicatement.
Alois avait sentit ses mains sur sa nuque, sur ses cheveux qu’elle tâté avec finesse, jusqu’au moment où il avait sortit son visage pour sortir de ses pensées noires.

- Ma question n’en est pas vraiment une, bien que je pense que vous m’avez oublié. Le garçon, ce Jim que vous avez connu dans votre passé si je ne me trompe pas de personne, c’est moi…malgré mon désespoir de tantôt qui est ce que je suis vraiment, je ne suis pas resté aveugle. Vous étiez confuse de savoir qui j’étais vraiment, mais votre esprit semble refuser cette réalité des choses : ce gosse qui a été abandonné tant de fois, suppliant à une jeune fille « ne me laisse pas seul » alors qu’il avait aidé après avoir comprit ce qu’elle valait au fond…cette même phrase que j’ai dite à Luka quand j’ai trouvé son corps mort…vous êtes la petite fille de mon passé, ma mémoire ne me trompe jamais. Quelque part, il y a un reste de mon ancien moi…de mon ancienne vie qui même aujourd’hui n’est jamais partit…je vous ai découverte, inutile de vous cacher dans vos fausses tromperies sur mon identité.

Son ton était devenu sûr de lui, tout en restant doux, montrant des signes qu’il s’était remit de sa condition précédente grâce aux sucreries qui lui avaient remontés le moral.
La trace de son ancienne tentative d’assassinat était visible, et curieusement, se sentant étouffé, il retira délicatement son nœud et sa veste, ce qui le rendit plus à l’aise, s’avachissant pour bien compléter le tableau. Il était redevenu lui-même, pouvant parler de sujets très sérieux sans pleurer d’un coup. Mais il souriait que faiblement, et ça se voyait que c’était forcé. Au pire de déranger la jeune fille, là, n’était pas le problème.
Alois avait une légère mine déçu de n’avoir pas eut de réponses par rapport à ce qu’il avait dit, et il espérait que sa dernière révélation changerait la donne.
Il donnait de la confiance à cette fille, mais en valait elle la peine ?
C’était une femme après tout, et sans doute, elle était comme toutes les autres…
Il devait cesser d’espérer d’avoir de grandes parts d’affections de sa part, des mots d’amour, ou même un câlin…cela serait toujours le cas. Il devait s’y faire.
Malheureusement, la compassion n’avait pas tout fait. Dommage.
Alors autant viser haut et fort une dernière fois avant de se morfondre…
La vie pouvait être vraiment être cruelle parfois…
Cela peinait grandement le jeune Comte qui avait tout fait pour outrager le destin, mais qui était pleinement dépendant des autres. Il ne pouvait pas vivre sans eux.
Seul, il était plus rien…vraiment rien…
Alors il devait se forcer, ne pas abandonner, reconquérir cette jeune fille de son passé et la garder dans l’avenir. Elle qui était similaire à lui, mais qui ne le montrait pas.
Les yeux d’Alois pouvaient voir tellement de choses ; parce qu’il avait trois fois vies.
Trois existences difficiles : celle de sa petite enfance, avec le Comte, et maintenant devenu noble de façon officielle.
Les humains et leur regard remplit de secrets, il savait comment ça marche.
Il décrocha un petit sourire, presque malicieux à la jeune Comtesse.
Pour lui dire tout simplement de ne pas se cacher avec lui. Il pouvait tout entendre, lui faire confiance. Il comprendrait, il comprenait tout. Le berner, il pouvait le voir.
Au temps être sincère l’un et l’autre.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 2:25

Elle n’avait pas était délicate, elle le savait…Après tout, depuis quand on lui avait montré la moindre douceur ? Lorsqu’on a une enfance volé, et un passé souillé, on oubli le sens même du mot douceur, ou affection. Les mots que lui dit le Comte ne l’aidait pas non plus, c’était un retournement de situation, Si sa continue elle risquerait d’enrager ou bien de faire une crise…Ceci n’était pas volontaires, c’était plus a cause de la drogue qu’on lui avait injectée enfant…

- Ma question n’en est pas vraiment une, bien que je pense que vous m’avez oublié. Le garçon, ce Jim que vous avez connu dans votre passé si je ne me trompe pas de personne, c’est moi…malgré mon désespoir de tantôt qui est ce que je suis vraiment, je ne suis pas resté aveugle. Vous étiez confuse de savoir qui j’étais vraiment, mais votre esprit semble refuser cette réalité des choses : ce gosse qui a été abandonné tant de fois, suppliant à une jeune fille « ne me laisse pas seul » alors qu’il avait aidé après avoir comprit ce qu’elle valait au fond…cette même phrase que j’ai dite à Luka quand j’ai trouvé son corps mort…vous êtes la petite fille de mon passé, ma mémoire ne me trompe jamais. Quelque part, il y a un reste de mon ancien moi…de mon ancienne vie qui même aujourd’hui n’est jamais partit…je vous ai découverte, inutile de vous cacher dans vos fausses tromperies sur mon identité.

Victoria serra les poings, au point d’ouvrir le peu de blessures qui avaient cicatrisé, une légère teinte rosée qui vira bientôt au rouge écarlate coloria les gants immaculés de la jeune noble. Elle se leva d’un bond, et se dirigea vers la fenêtre, de dos pour que son hôte n’aperçoit point son visage ni son expression. Ce geste brusque n’avait pas était mesuré, et ses cheveux d’un joli blond platines, se déplacèrent et dévoilèrent ses épaules dénudés d’un blanc laiteux mais aussi, les blessures du fouet, et une ou deux entailles causé par une balle, au niveau de son dos…Ses yeux bleu regardèrent le jardin…elle avait envie de sortir d’ici…tout bas elle maudissait cet endroit qui la rendait malheureuse, Serre les dents, elle se retourna et rétorqua d’une voix calme ou vacillait la haine, la peine et l’injustice qu’elle avait subis.

_ Retirez tout de suite ce que vous venez de dire ! Vous ne savez rien de moi ! Absolument rien, a ces mots elle balayat de sa main taché de sang l’air, comme si elle aurait voulue écraser la vermine qui l’avait enchainé a un passé miséreux. Je NE L’EST PAS ABANDONNE !

Cette phrase elle la disait souvent, a la fin de son rêve, du moins le seul..Elle ne l’avait pas abandonné ! Non non ! Et non !, son sourire s’estompât, laissant place a un autre, elle souriait pour se rassurer, ses mains tremblaient, et son regard se fit vague, elle se retourna pour ne pas offrir aux yeux de son hôte, l’une des facettes qu’elle avait caché depuis 10 ans…Non pas maintenant ! Le masque ne tombera pas !. Pourquoi est-elle si touché par ces paroles ? elle qui est d’un calme de glace ?, enfaite elle ne voulait admettre la simple idée quelle l’avait abandonné.

_ Je ne l’es pas abandonné…je l’est protégé…je lui épargnais une souffrance certaine…sa main serra violement son cœur, et ses traits se durcirent, mais ce sourire ne s’effaçait pas, elle sentit une sorte de douce folie meurtrière la gagnait, tout cela a cause de ses maudites drogues, qu’on avait tester sur elle !

Si c’était lui le garcon qui la hantait depuis plus de 5 ans…alors pourquoi il la faisait souffrir ? Lui qui pendant ces nuits, ou elle venait vêtue de cette cape rouge, qui désormais était caché quelque part dans le domaine Trancy. Il la faisait sourire, et lui redonnait un peu de cet air humain, quelle avait perdue….

_ Mon esprit est en ruine, mes souvenirs morts, je ne suis que l’ombre de ce que j’était…elle murmura très bas ces paroles, personnes ne pouvait les entendre…Et cela resterait ainsi…
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 2:51

Le jeune Comte sursauta à la réaction pas attendu de la jeune fille, et la regarda regarder la fenêtre devinant des traces de blessures physiques.
Elle aussi avait eut donc un passé similaire au sien ?...Quelle ironie.
Il ne l’aurait jamais cru provenant d’elle, elle qui paraissait avec une vie tellement ordinaire.

_ Retirez tout de suite ce que vous venez de dire ! Vous ne savez rien de moi ! Absolument rien. Je NE L’EST PAS ABANDONNE !

Alois sursauta à nouveau de surprise, et ne pu rien dire car elle développa à nouveau :

- _ Je ne l’es pas abandonné…je l’ai protégé…je lui épargnais une souffrance certaine…

Alois la regarda, après un second sursaut. Prenant bien conscience l’état où était la jeune fille.
Il y avait de la drogue là-dessous, il avait reconnu les effets.
Il pouvait faire quelque chose pour elle sur ce côté-là, au moins ça.
Cependant, il voulait déjà éclaircir le point avec elle sur sa trace de passé, dont il était sûr de ne pas avoir tord. Il s’exclama, dans une voix mi-triste mi-fautive la regardant tendrement, se sentant blessé qu’elle n’ose pas reconnaître son erreur :

- La souffrance certaine est quand même venue à moi. Je suis ce gosse, que vous tu le veuilles ou non. Et mon passé est là, dans mon esprit et dans mon corps. Quant à toi, tu joues comme moi sur un double miroir des apparences, car tu n’as pas guère un passé élogieux.

Alois se tut un instant, baissant la tête avant de reprendre un peu plus froid :

- Hannah, va me chercher un médoc contre les effets de la drogue, celui qui m’avait sauvé vu que cela marche sur toutes ! Hurla-t-il à travers la porte.

Quelques instants plus tard, Hannah apparut dans la pièce, posant le fameux médicament sur la table. Doucement, Alois se leva, et lui fit avaler de force, au risque de s’en prendre plein la tête. Pour une fois, il voulait une femme à se sentir mieux, à avoir une belle vie alors que lui, il ne pouvait guère espérer en avoir.
Cela fait, il s’installa à nouveau à sa place, demandant à Hannah un couteau qu’elle donna sans broncher, bien que son regard fût triste.
Elle n’eut pas le temps de rajouter un mot qu’elle fut congédiée sur le champ par Alois qui s’entailla légèrement les bras, se calmant à la vue de son sang pour faire passer le poids d’émotion. Il porta une de ses mains à sa gorge qu’il tâta, comme s’il remarquait la meilleure façon de souffrir lentement. Se fichant royalement de sa douleur aux bras qui commençaient à être de plus en plus forte, chantonnant sombrement, bien que ce fût d’une voix magnifique, mélancolique, brisée :

- Des mains qui m’ont violemment attrapé
Des mains qui m’ont froidement abandonné
Me laissant sur la terre glacée
Me laissant seul sans me donner la chance d’espérer
Souhaitant seulement que je finisse par me suicider

Isolé, on se moquait de ce que je ressentais
L’être infâme que je suis n’avait que ce qu’il méritait
Leur donnant raison en sentant mon inutilité
Admettant clairement que je n’aurais jamais dû exister
Je laisse les ténèbres m’engloutir et rendre ce vœu réalité


Il cessa sa chanson, continuant de s’entailler les bras.
Alois s’était vraiment trompé. Il avait fait sous route depuis que le départ.
A nouveau, ses illusions étaient partit, faisant place à la détresse moral de sa personne qu'il camouflait. L'être véritable derrière le masque d'apparence...
L’adolescent blond s’en désola dans une voix bien triste :

- Pour une fois que je me confiai, je m’en prends plein la poire…et en plus de ça, on ne veut pas me croire…que suis-je vraiment pour les autres ?
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 3:21

Victoria, but de force une sorte de calment…Elle en avait assez des médicaments, assez de cette vie, fermant ses yeux bleu-vert qui reflétaient désormais une tristesse grandissante, elle se laissât bercer par le calme qui régnait désormais dans son esprit en ruine, ses joues s’empourprèrent signe quelle risquait de crier…ou bien de pleurer ? pleurer, depuis quand des larmes n’avait-elle pas briller dans ses beaux yeux ? ou encore coulaient sur son adorable visage….

Elle le savait, maintenant, elle l’avait retrouvé et jamais plus elle ne l’abandonnerait…Jamais…Jamais…Mais il restait le point sur son passé, devait-elle le lui dire ou pas ? Sa main pressât son cœur, comme si elle désirait le voir explosé à l’intérieur de son propre corps.
Le calment s’estompât bien vite, peut-être a cause du nombre d’expérience quelle avait subis enfant ? Enfin…ouvrant lentement ses yeux elle ‘’l’aperçut,’’ assis a s’entailler le bras, en fredonnant une chanson.

- Des mains qui m’ont violemment attrapé
Des mains qui m’ont froidement abandonné
Me laissant sur la terre glacée
Me laissant seul sans me donner la chance d’espérer
Souhaitant seulement que je finisse par me suicider

Isolé, on se moquait de ce que je ressentais
L’être infâme que je suis n’avait que ce qu’il méritait
Leur donnant raison en sentant mon inutilité
Admettant clairement que je n’aurais jamais dû exister
Je laisse les ténèbres m’engloutir et rendre ce vœu réalité

Sa folie meurtrière était tombé, se dirrigeant a pas lent vers lui, elle lui arrachat des mains le couteau, entaillant un peu sa main droite. Les yeux humides, et les joues roses. Elle lui dit d’une voix douce mais qui avait un timbre implorant.

_ s’il..S’il..S’il te plait ne fais pas sa…Je…Je… Ses paroles se firent vacillantes, car sa vue semblait floue, une sorte de vertige commençât a la gagner. Je tiens beaucoup trop a toi, pour te voir te blesser ainsi !

Un sourire, se dessinât lentement sur son visage, un merveilleux sourire, doux et implorant, sensible et indécis, il n’aurait laisser personne de marbre, mais elle voulait le lui offrir, ce sourire…autrefois elle n’avait que cela a lui donner…un simple sourire… Tombant a genoux sur le sol froid, alors qu’une chaleur caniculaire régnait en maitre au dehors de la bâtisse. Sa robe bleue l’entourait tel un fragment d’océan. Sa tete était baissé, ses mèches blondes et sa frange camouflait son visage d’ange baignait de larmes.

Soudainement, un liquide amer et chaud, libérateur mais incroyablement brulant. Des larmes…Les larmes de Victoria, les larmes qui n’avait pas coulé sur ses joues roses depuis plus de 10 ans… Elle souriait, mais pourquoi elle le faisait ? elle pleurait, alors qu’elle suffoquait, elle était joyeuse alors qu’elle souffrait ? ‘’Suis-je devenue folle ? se demanda-t-elle’’ Mais non ! Elle était heureuse de le retrouver ! Elle avait tenue sa promesse… ‘’Je reviendrais !’’ Ces derniers mots qu’elle lui avait prononcés.

D’une geste doux mais soudain, elle l’attirât contre elle, déposant son front contre son torce, les larmes ne cessant de couler sur ses joues. Alors que sa main tiède et endoloris, serrant celle d’Alois ou bien Jim…

Elle voulait rester contre lui, Même si elle savait qu’au final, elle recevrait une gifle, ou un rejet. Elle s’était préparé a sa. Elle qui ne l’avait pas reconnue…Pourtant elle voulait qui la serre contre lui en lui disant que tout allé bien. Elle voulait oublier sa vie de noble ! sa vie de mafieuse ! son passé miséreux et celui d’assassin, oubliait la nuit ou elle l’avait laissé a la merci de ce vieux fou, alors qu’elle s’enfuyait avec ceux qui l’avait transformé en monstre. Après tout un être abandonné est une machine a tué.
Mais maintenant elle n’était plus seule…Et plus jamais elle ne le laisserait.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 10:19

Alois sursauta d’étonnement quand elle lui caressa des mains le couteau, la regardant doucement, bien qu’il ait un air à moitié ailleurs.
L’adolescent bond s’était perdu à nouveau dans les amas de sa souffrance, et semblait adorer se torturer physiquement avant de passer à l’acte final, qu’il trouvait où c’était mieux ainsi.
Personne ne l’avait empêché à son actif de se mutiler autant, même quand il était en présence d’autres nouvelles. Se sentant haïr de tous, il comprenait…
Après tout, les autres avaient eut une enfance quasi normale dans une enfance normale.
Lui, son enfance, elle l’avait été arrachée de force. Il avait dû mûrir pour vivre.
Se battre pour encore respirer, pour encore être là…
Mourir était tellement simple à ses yeux, et ne dérangerait personne.
La signification de ces entailles aux bras signifiaient cela : un oubli de soi-même, parce qu’au fond, il n’en voulait plus la peine.
Et après des années dans ce cercle vicieux répétitif vu que personne ne voulait de l’adolescent blond qui alimentait le cercle, une vieille connaissance de son passé détruisait une partie de cycle. Cette même personne qui l’avait abandonné il y avait des années.
La personne qui lui avait condamné à son sort par rapport au Comte.

Il observa son visage, enlevant son étonnement remplacé par la tristesse, la vue de son propre sang le rassurant pour ne pas devenir fou face à ce retournement de situation.
Quand elle lui parla, elle avait changé, elle n’était plus énervée, bizarrement, elle était désespérée :

_ s’il..S’il..S’il te plait ne fais pas ça…Je…Je… Je tiens beaucoup trop à toi, pour te voir te blesser ainsi !

Ses mots tremblaient, et elle paraissait être à la limite de s’évanouir.
Malgré les balbutiements, ce qui entendit le toucha, même s’il savait qu’il n’avait plus rien à sauver le concernant. A part s’accrocher aux êtres qui l’aimaient, il resterait l’ordure de Londres, l’être qui n’aurait jamais dû naître.
Elle ignorait combien de fois il avait été jeté, insulté, blessé par les autres…continuant ironiquement de les aider le plus qu’il pouvait. Remercié que par des reproches.
Il en avait la preuve avec elle, qu’il avait précédemment aidé par le passé et réciproquement.
Malgré ses derniers dires, le fait était là. Alors qu’il n’avait personne d’autre.
Il aurait pu se tuer. Il aurait pu être tué. Il aurait pu mourir de maladie…
Elle s’en serait sûrement moqué vu son changement de nom.
Son ancien prénom n’était que la dernière trace de son ancien passé, et l’avenir qui l’avait était déjà souillé, serait oublié des mémoires…comme s’il n’avait jamais existé.
L’être qui était devenu, personne ne le pleurerait.
Il en parfaitement conscience.

Pourtant, ses mots, il ne les prit pas grotesquement. Au contraire, cela le touchait clairement er profondément, faisant battre son cœur un peu plus vite.
Sur l’instant, il voulait un câlin, un grand câlin qui prouverait ses paroles…
Alois porta son regard vers la jeune fille, qui lui avait sourit tendrement.
Comme par le passé…sauf que ce passé ne reviendrait jamais.
Sauf qu’il n’irait plus jamais bien. Cruellement, l’adolescent savait qu’il resterait malheureux.
On ne lui avait plus donné le choix. Trop de haine était contre lui…
Il détourna la tête au même instant où elle tomba à genoux, dissimulant sa tête par ses cheveux, devinant qu’elle pleurait. Signe que c’était bien lui.
Alois décrocha un faible sourire triste, vu que désormais, il payait tous les pots cassés du monde. Il avait rendu heureuse quelqu’un de son enfance, c’était quand même un bon début, mais cela ne guérirait pas les plaies du passé. Les cicatrices ne cicatriseraient jamais.

Il la sentit se poser doucement contre lui, serrant une de ses mains, détruisant d’un coup un de ses faux espoirs. Encore lui qui devait le sale boulot en quelque sorte…
Malgré cela, il la laissa, ressentant sa détresse interne le bouffait. Il avait mal au cœur.
Vraiment mal au cœur. Les paroles qui lui avaient dites sur son passé l’avaient t’elle laissé de marbre ? Cela ne se voyait pas assez qu’il voulait être affectionné ?
Quelques larmes tombèrent de ses yeux contre sa volonté, la resserrant un peu contre lui.
Ses yeux perdirent petit à petit leur luminosité, devenant d’un coup de plus en plus vide.
Vide mais émotifs.
Victoria devait voir ce qu’il était vraiment, sans ses illusions, sans rien.
Un vrai lui qu’il cherchait en vain de camoufler…
Quand Alois parla, ce fut une voix triste, mais il ne pouvait plus supporter ce silence insupportable plus longtemps :

- Je devrais t’en vouloir pour ce que tu m’as fait, mais je te pardonne…t’en vouloir après coup alors que je suis déjà mort moralement, ça n’en vaux pas la peine. Le Comte a détruit tout ce qu’il reste de moi, et si, en plus de cela, j’ai été abandonné deux fois, c’est parce que je devais le mériter hein…vu les misères de mon existence, je ne vois que ça…tout ira bien peut-être pour toi, mais pas pour moi…

Alois se donna un temps de pause pour ravaler de force ses larmes.

- Tout le monde aimerait que je meurs...
continua t’il sur un même ton. La société ne m’accepte pas à ma juste valeur, les gens ne me parlent qu’en étant méprisant envers moi…ils se fichent de savoir si je vais mal ou pas, de ce que je souhaiterais ou pas…quand cette enflure de Comte était encore en vie, j’étais qu’un jouet de plaisir ajouté à un jouet de décoration. Il m’en a fait voir des belles questions maltraitances, et celui qui avait les mérites de mon travail, c’était lui… et il osait faire croire à tout le monde que j’étais son fils. Au moins, lui, il voulait me voir vivant pour continuer ses plaisirs égoïstes. Il n’aurait pas accepté que je me tues, bien qu’il me traite tellement comme un moins que rien que j’ai commencé à me haïr. Je m’aime et je me déteste à la fois…ironiquement.

Nouveau temps de pause, avant de terminer sur une voix bien brisée :

- Il y a des jours où je n’aimerais jamais existé dans ce bas monde, ne jamais naître, tellement que les autres sont bien sans moi. Je ne fais qu’attirer le malheur…je suis « la plaie de la nation » pour eux…ce qui fait que mes paroles te touchent…tu es la première depuis que je suis noble à dire ouvertement que tu tiens à moi…

Il lui fit impossible de continuer, relevant le visage de Victoria, lui caressant quelques secondes la joue avant de posa sa tête contre sa poitrine, desserrant sa main pour s’accrocher à ses manches. Comme si était sa dernière pierre précieuse, et qu’elle ne devait pas se briser alors que les fissures de son cœur commençaient pour lui à anéantir sur place le reste de son corps…Alois semblait de n’avoir rien d’humain de souffrir voire d’agoniser d’une telle souffrance interne refoulée. Il la serra doucement de ses bras, se moquant que son sang coulait encore…de l’affection, c’était tout ce qu’il voulait…rien qu’un peu…
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 15:37

Elle s’était bien préparé a sa, elle savait que désormais il ne tenait plus autant qu’au paravent. Mais il devait savoir, un jour ou l’autre la raison de son abandon…Moi votre fidèle historien je prends ma plume pour vous conter ce que deux êtres déchirés on bien put vivre.
Les larmes, les larmes qu’elles haïssaient, les larmes qu’elles détestaient, les larmes qui la souillaient, se mettre à pleurer devant un homme qui plus ai, et si inhabituelle pour elle. Elle qui n’as plus versé de larmes pendant plus de 10 ans…La brulure ardente de ce liquide semblait la tenailler, la blesser, briser cette prison de verre dans laquelle elle s’est retranché. Comme une Reine déchue.
Elle aurait voulue qui la serre contre lui…Mais, non. Il fallait si y’attendre. Sa main se crispa, et ses pleures s’arrêtèrent, seuls quelques larmes solitaires perlèrent désormais dans les jolis iris océan de la jeune fille.
D’abord elle se demandât si quelqu’un l’avait empêchait de se mutiler ? Les traces cicatrisées et autre plaie ouverte en disaient long sur ce sujet…A ce moment elle rabaissa ses cheveux d’un mouvement d’épaule pour camoufler les cicatrices et les profondes entailles que sa vie lui avait infligé.
Elle en oublia le silence, qui se resserrer volontairement sur la pièce, un silence long et interminable.
Soudain, le timbre triste d’une voix résonna dans la pièce…Ou seulement dans son esprit ?
- Je devrais t’en vouloir pour ce que tu m’as fait, mais je te pardonne…t’en vouloir après coup alors que je suis déjà mort moralement, ça n’en vaux pas la peine. Le Comte a détruit tout ce qu’il reste de moi, et si, en plus de cela, j’ai été abandonné deux fois, c’est parce que je devais le mériter hein…vu les misères de mon existence, je ne vois que ça…tout ira bien peut-être pour toi, mais pas pour moi…

Jim, ou bien Alois ou qui qu’il soit, essayait tant bien que mal de ravaler ses larmes. Sa elle le savait, sans même le regarder.

- Tout le monde aimerait que je meurs...
continua t’il sur un même ton. La société ne m’accepte pas à ma juste valeur, les gens ne me parlent qu’en étant méprisant envers moi…ils se fichent de savoir si je vais mal ou pas, de ce que je souhaiterais ou pas…quand cette enflure de Comte était encore en vie, j’étais qu’un jouet de plaisir ajouté à un jouet de décoration. Il m’en a fait voir des belles questions maltraitances, et celui qui avait les mérites de mon travail, c’était lui… et il osait faire croire à tout le monde que j’étais son fils. Au moins, lui, il voulait me voir vivant pour continuer ses plaisirs égoïstes. Il n’aurait pas accepté que je me tues, bien qu’il me traite tellement comme un moins que rien que j’ai commencé à me haïr. Je m’aime et je me déteste à la fois…ironiquement.

La suite, se fit longue, mais les paroles qu’il lui fit part, semblaient la poignardait.

- Il y a des jours où je n’aimerais jamais existé dans ce bas monde, ne jamais naître, tellement que les autres sont bien sans moi. Je ne fais qu’attirer le malheur…je suis « la plaie de la nation » pour eux…ce qui fait que mes paroles te touchent…tu es la première depuis que je suis noble à dire ouvertement que tu tiens à moi…

Peut-être que les mots lui manquaient ? Ou encore que son amour-propre fut blessé ? Mais, si elle le pouvait elle lui aurait donné toute la douceur du monde. Mais elle qui fut beaucoup trop longtemps maltraité, transformé en monstre, frappé, blessé, abandonné…Elle n’était plus qu’une ombre, son esprit est en ruine, chaque jours elle le sentait, ses souvenirs sont morts depuis bien longtemps.

Soudain, des doigts chaud relevèrent son visage, avant de caresser sa joue….Personne…Non Personne ne lui avait jamais fait sa. Ses yeux devinrent si doux, si tendres. Et un petit sourire triste se dessinât sur ses lèvres.

Sentant sa tête se posait contre sa poitrine. Et sa main s’accrochait a sa manche. Se serrant contre elle. Victoria d’un geste doux et si inhabituel pour elle, ‘’Le Phantom’’.
Elle l’enveloppa contre elle, elle ne voulait plus qu’aucun malheur ne le touche, déposant ses lèvres rosées a la teinte nacrés sur sa chevelure blonde. Elle ferma les yeux avant de murmure, plus pour elle-même mais elle ignorait si on l’avait entendue cette fois…

_ Longtemps j’ai crains que mes péchés reviennent me hanter, et c’est plus que je ne peux le supporter…S’il te plait pardonne-moi….

A ces mots, elle le serra bien plus contre elle. Peut-être aurait-elle la force de tout lui dire. Mais ce qui la chagrinait c’était cette idée qui la hantait ‘’ tu n’as plus la même place qu’avant dans son cœur ! Que crois-tu pauvre sotte ! ‘’ Une voix terrifiante résonnait dans son esprit. La poupée de porcelaine frissonna, mais l’ignora chose aussi inhabituel. A ces yeux humides une seule personne comptait désormais…Jim…Ou bien Alois…
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 17:05

Alois eut un petit rebond de surprise profitable quand il sentit les bras de la poupée l’envelopper tendrement. Rougissant doucement au contact des lèvres de Victoria et de sa chevelure. Les larmes disparurent petit à petit du visage de l’adolescent, qui en remerciement, resserra contre lui la jeune fille. Il avait un air gamin, enfantin, inconnues, désormais qu’il avait de l’affection…bien qu’elle n’avait rien dit sur son passé. Absolument aucun mot.
Cela le ramenait à son cycle sans fin. Bien qu’il y faisait attraction pour une fois.
Il entendit ses murmures, tandis qu’il posa sa tête contre son épaule, lui faisant donc écouter sa respiration qui ressemblait à une mélodie :

_ Longtemps j’ai crains que mes péchés reviennent me hanter, et c’est plus que je ne peux le supporter…S’il te plait pardonne-moi….

Alois demeura surprit en l’entendant parler de « péchés ». De quels pêchés parlait t’elle ?
Et pourquoi voulait-elle être pardonnée pour cela ?
Ressentant l’étreinte se resserrer contre lui, il préféra se contenter de baisser les yeux, fautif d’un coup de respirer. Il avait encore fait quelque chose de mal ?...
Il ferma les yeux, câlinant à nouveau la joue de son ancienne connaissance tout doucement avant de la rassurer dans une voix toute douce :

- Je te pardonne, et je t’excuse d’avoir fait revenir tes péchés. Toi, tu dois être heureuse, à tout prix.

Il décrocha un petit sourire, extrêmement sincère, sur un ton calme.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 17:46

Victoria gardé Alois contre elle, son cher ami…Le seul qu’elle ait par ailleurs…elle souriait tendrement à cette idée. Elle espérait aussi, ne jamais devoir le quitter, ni le voir seul. Elle savait que la solitude est la pire des prisons. La pire…Vraiment.

Pendant qu’il déposait sa joue sur son épaule, La poupée se laissait bercer par sa respiration désormais mélodieuse…Poupée, ne veut pas dire jolie. Croyez-le…Poupée veut dire, être utilisé a tout moment et jeté lorsque l’envie nous prend.

‘’A coups de bâtons et de fouet, vous apprendrez la souffrance. On vous affamera pour que vous voliez, battez…et peut-être même Tuez…Seuls les plus résistants vivront !’’ Cette phrase qu’avait clamait le savant qui avait développé une drogue capable de vous faire tout oublier, car on ne peut s’enfuir, sans destination certaine, sans nom ni famille. On ne sait plus ce qu’on ai, et on finit par obéir comme de vulgaires marionnettes en bois…
Si elle lui disait ce qu’elle avait enduré puis ce qu’elle avait fait, est-ce qu’il la haïrait ? Est-ce qu’il la rejetterait ? N’oublions point qu’il s’agit du limier de la Reine…Il pourrait l’emmener en prison… ‘’Pauvre idiote ! Il ne fera jamais sa voyons ! Mais le rejet est une chose qu’on ne peut écarter…’’

La jeune Lady, sortit de sa rêverie, baissant ses iris bleutés vers ‘’lui’’, elle ne put s’empêcher de sourire, ‘’Est-ce que c’était cela d’aimer quelqu’un ?’’ se demanda-t-elle.
Alois, se releva quelque peu son visage et passa une main sur sa joue un peu brulante, la câlinant et la caressant doucement. Elle souriait en baissant les yeux, car elle ne lui avait rien dit, les joues quelque peu rouges. Comme les petites poupées en porcelaine française.
Une voix douce brisa à nouveau ce silence. Je crois bien la plus douce qu’avait prise Alois, depuis le début de cette entrevue.

- Je te pardonne, et je m’excuse d’avoir fait revenir tes péchés. Toi, tu dois être heureuse, à tout prix.

Heureuse a tout pris ? le pensait-il vraiment ? La première fois depuis longtemps qu’on avait pas cherché a la rendre heureuse. Elle était si joyeuse qu’elle ne put s’empêcher de le serrer contre, passant ses bras autour de son cou. Elle lui murmura en souriant.

_ Si je ne t’ai guère révélé sur moi…C’est que j’avais peur, que tu me hais au final…Et je ne voudrais pas te perdre une nouvelle fois….

Sa joue contre son épaule, elle parlait lentement d’une voix douce et calme mais au timbre triste qui trahissait cette petite prison en verre qui d’habitude la protégeait…

_ Je ne pourrais te dire la raison de mon abandon envers toi, qu’a la fin de mon récit…J’espère, aussi que j’aurais toujours la même place dans ton cœur, même si je sais que je l’ai perdue…et que je me voile la face avec mes illusions…

Victoria ne bougeait pas son visage, elle avait gardé son visage contre son épaule, et ses yeux bleu-vert était voilé d’une voile triste mais étrangement nostalgique…Ses lèvres tremblaient, et ses mains se crispaient. Pour la première fois depuis 10 ans…Elle allait révéler a quelqu’un l’étendue de sa peine…mais surtout son passé.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 4 Aoû - 19:15

Alois rougit doucement en sentant qu’elle la resserrait contre lui parce qu’elle était heureuse.
Son regard montrant toutefois qu’elle ne savait pas si c’était vraiment sincère.
L’adolescent sursauta un peu, bien que tout doucement, quand la belle Victoria passa ses bras autour de son cou. Il se laissa toutefois faire.
Elle l’entendit doucement lui murmurer, la jeune fille lui faisant un sourire :

_ Si je ne t’ai guère révélé sur moi…C’est que j’avais peur, que tu me hais au final…Et je ne voudrais pas te perdre une nouvelle fois….

Alois écouta sans la couper cette douce voix mélodieuse qui ressemblait à la tienne, la comprenant d’une certaine façon. Il ne l’avait pas dit, mais il en ressentait la même peur.
Depuis qu’elle était rentrée, depuis qu’il l’avait reconnu…
L’adolescent avait essayé de s’arranger pour bien s’y faire. Mais il n’avait rien reçu comme réponse dont il avait attendu, bien qu’elle l’ait retrouvé.
C’était un bon point positif.
Personnellement, bien qu’il l’avait oublié prit dans les tourments de son passé et son désir de survivre à son destin, depuis qu’Alois avait revu son visage, il s’en était souvenu.
Il voulait retrouver le contact avec cette amie d’enfance qu’il ne pourrait jamais oublier entre ce qu’elle lui avait donné, et ce qu’elle lui avait retiré…
Mais il l’avait pardonné. Parce qu’il avait dit clairement : il n’y avait plus rien à sauver.
Il mourrait inévitablement jeune, soit une fois son but atteint donc son âme serait dévorée, soit par suicide après s’être séparé de Claude qui le manipulait dans l’ombre sachant qu’il en avait conscience tellement prit dans la folie du désespoir.

Alois était bercé par la voix douce, calme bien qu’au timbre triste de la jeune demoiselle.
Les enchaînements du passé savaient être malicieux.
Il pouvait déjà en tirer qu’elle avait vraiment un triste passé similaire au sien.
Sûrement avait elle traitée comme lui, ce qui expliquait son silence quand il avait parlé du sien. Elle avait aussi fait des choses horribles, liées au sang.
D’où cette envie de n’être pas rejeté.
Il n’avait pas trouvé nécessaire de parler de ses choses horribles à lui à elle.
Il se serait jeté à cause de son sadisme maladif, et sa perversité qui dépassait les normes.
Alois avait tellement abusé de femmes, torturait Hannah vraiment à toutes les sauces, il avait tellement abusé de gamins…il en avait tués trois involontairement, mais ils étaient morts.
Enterrés dans son jardin. Oubliés de sa mémoire. Comme si rien ne s’était passé…
Alois avait tué le Comte Trancy, cet ancien pervers qui se croyait de plus en plus tout permit.
Faisant croire que c’était la peste qu’il avait échappé de peu, s’arrangeant pour que tout le monde le croie. Il en était fier. Il en riait parfois dans sa prison ténébreuse de la solitude.
Chaque fois, Alois insultait son bourreau. La mort n’était qu’un premier châtiment.
Il voulait que cet homme aille plus. Il le méritait clairement.
Pour avoir donné son corps tant de fois en quelques années ; de l’avoir traité comme une pute pendant un mois enfermé dans la chambre de Comte ne pouvant pas pleurer, pas fuir sous peine de punitions ; pour l’avoir maltraité à différents degrés, du fouet, à la noyade, à l’étrangement, au couteau…
Savait elle à quel point il était fou, perdu dans lui-même ?
L’adolescent était juste assez fort pour berner les autres, pour se donner un maigre espoir.
Pour ne pas se perdre dans lui-même.
Mais expliquer cela serait trop risqué. Elle le jetterait, sans remord.
Parce qu’il était misogyne, pédophile…parce qu’il était maso…parce que c’était comme ça.

_ Je ne pourrais te dire la raison de mon abandon envers toi, qu’a la fin de mon récit…J’espère, aussi que j’aurais toujours la même place dans ton cœur, même si je sais que je l’ai perdue…et que je me voile la face avec mes illusions…

Il prit bien soin d’assimiler chaque de ses paroles, choisissant intérieurement à chaque fois le bon mot pour ne pas la froisser, la blesser. La nostalgie l’avait rattrapé, tandis qu’Alois s’en enlevait, vraiment petit à petit.
Il sentit qu’elle était tremblante à moitié, qu’elle avait peur.
Délicatement, Alois lui caressa la joue pour bien la rassurer, lui dire qu’elle pouvait lui faire confiance. Il lui fit un petit sourire heureux, pour encore plus la mettre en confiance.
Puis l’adolescent effaça son expression joyeuse erronée, repassant à la détresse.
Une mi-détresse, c’était confus. Très indécis, trop indécis.
Un mur. Il ne savait pas comment réagir tandis qu’il prit la parole, les mots paraissant naître naturellement sans le barrage des habitudes nobles, dans une voix toujours bien douce, et très rassurante, une voix d’ange qui ne lui ressemblait pas, une voix qui était très sincère mais honteuse d’être dévoilée :

- Je t’ai perdu dans mon cœur peu après ton abandon. Mais les années sont passées. Je t’ai pardonné, j’ai été sincère. Je te l’ai dit : c’est déjà trop tard pour mon bonheur. Il est mort. On me l’a tué, et je me suis encore plus condamné dans mes actes. Victoria, tu as dis que tu tenais profondément à moi, chose qu’on m’a jamais dite. Je n’en suis pas resté indifférent. Ne te voile pas la face avec tes illusions : tu es dans mon cœur. Ma seule amie à qui je peux reparler de ce satané passé qui me hante, m'a détruit.

Petit instant de pause, avant de reprendre, le ton toujours aussi angélique, parlant de plus en plus clairement :

- Si je suis l’Araignée de la Reine, l’excentrique d’Angleterre, la plaie de la nation, c’est bien parce que moi aussi, j’ai fait des choses horribles. Tout comme le comportement que tu vois avec toi est une chance exceptionnelle. Normalement, avec les femmes, je suis comme avec ma servante Hannah. Je ne peux pas m’empêcher de les humilier. Ne pense pas que je t’ai parlé de tout ce que je t’ai dit avant sans peur. J’ai peur de l’abandon, peur de la solitude…j’ai enduré énormément de rejet, tu n’as pas été la première loin de là. Sache que tu n’a pas de soucis à te faire te concernant. Je ne t’abandonnerais pas, je ne te détesterais pas. Tu peux en être sûr. Par contre, l’inverse…
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Ven 5 Aoû - 3:44

Peut après avoir dit cette phrase, qui semblait hacher son cœur. Ses tremblements avaient cessé, mais semblait vouloir parcourir son corps.
Une main chaude, la rassura en caressant sa joue d’un naturel rouge. Un petit sourire illumina un instant le visage d’Alois. Avant de céder sa place a une mine confuse, une sorte de détresse.
Pourrat-il a nouveau la regarder après cette confession ? Le risque était grand. Victoria calcula la situation comme elle avait si souvent l’habitude de la faire.

- Je t’ai perdu dans mon cœur peu après ton abandon. Mais les années sont passées. Je t’ai pardonné, j’ai été sincère. Je te l’ai dit : c’est déjà trop tard pour mon bonheur. Il est mort. On me l’a tué, et je me suis encore plus condamné dans mes actes. Victoria, tu as dis que tu tenais profondément à moi, chose qu’on m’a jamais dite. Je n’en suis pas resté indifférent. Ne te voile pas la face avec tes illusions : tu es dans mon cœur. Ma seule amie à qui je peux reparler de ce satané passé qui me hante, m'a détruit..


Sa voix était douce et angélique. Jamais il ne lui avait parlé de la sorte ? le temps lui en dira long sur ces nombreuses facettes.

- Si je suis l’Araignée de la Reine, l’excentrique d’Angleterre, la plaie de la nation, c’est bien parce que moi aussi, j’ai fait des choses horribles. Tout comme le comportement que tu vois avec toi est une chance exceptionnelle. Normalement, avec les femmes, je suis comme avec ma servante Hannah. Je ne peux pas m’empêcher de les humilier. Ne pense pas que je t’ai parlé de tout ce que je t’ai dit avant sans peur. J’ai peur de l’abandon, peur de la solitude…j’ai enduré énormément de rejet, tu n’as pas été la première loin de là. Sache que tu n’a pas de soucis à te faire te concernant. Je ne t’abandonnerais pas, je ne te détesterais pas. Tu peux en être sûr. Par contre, l’inverse…

La poupée, se redressa et s’éloignât quelque peu du jeune homme, lui faisant face. Son visage était d’une blancheur de neige, accentuait par la lumière qui provenait de diverses fenêtres. Ses yeux bleu-vert scintillait. Mais ses lèvres rosées n’avaient aucune expression, et lorsqu’elles se mouvaient, cela était avec une douceur meurtrie. Signe qu’on n’avait guère pris soin d’elle

_ Ton bonheur n’est pas mort…Ne fais pas la même erreur que moi, ou tu sombreras. Si tu tendais une simple chance au destin…tu verras….Et je me dois aussi de rétorquait a tes dires, je doute que tu ai fait des choses horribles mais plutôt en être la victime…

A ces mots, un doux sourire d’ange apparut sur son visage, et sa main gantée la moins endoloris, se posa sur celle de son cher ami.

_ Je crois que tas haine envers les femmes, proviens plus-tôt de moi…Peut-être que tu me hais, et que c’est la scène…La scène, ou je t’ai laissé, que tu vois sur chaque femme…Enfin, c’est ce que je ressens lorsque je vois un homme…une scène qui m’as détruite….Enfin ! N’oublie pas que jamais je ne te laisserais a nouveau seul. Mais après ce que je vais te dire, je crois bien que ce sont les prisons d’Alcatraz qui m’attendent…Je ne t’abandonnerais plus…

Relevant quelque peu une mèche blonde qui camouflait le front d’Alois. Elle déposa un baiser sur ce dernier. Avant de s’écarter et de reprendre sa place, un sourire sur ses lèvres.

_ Ce qui m’as conduit a ce que je suis maintenant, est l’œuvre d’un homme….Lugio Cavatayo…Ma…Ma famille fut victime d’une erreur de manœuvre, lors d’une guerre en Italie…A cette époque la mafia n’était guère étendue, et ils se battaient pour avoir ne serait-ce qu’une insignifiante part. L’après-midi du meurtre, je me suis enfuie, contrairement a d’autre qui aurait pleuré sur les cadavres de leurs parents. On me dit plus-tard qu’il s’agissait d’un instinct de survie….

Instinct de survie, chose rare chez les humains, cette force de vouloir se battre et vivre, rare sont ceux qui la possède ! Je ne vous parle pas, de ceux qui vendrait leurs âmes au diable pour vivre, non je veux parler de ceux qui se battent pour se sortir de situation seuls. Après tout n’avait-elle point eu la visite d’une sorte d’être immatérielle qui lui demanda son âme en échange d’une vengeance ? Ce souvenir elle l’avait oublié, mais moi non.

_ Mais je n’était pas rapide, au bout de 3 jours de traque on me rattrapa…je me rappelle avoir était entrainée vers une sorte de camp près des mines de sel et de souffre, au sud de Catania et non loin de Corleone…deux villages a la réputation assez sombre…3 ans et 75 jours, précisément….de pur labeure…et de mauvais traitement, des coups de fouets et des injures étaient une façon de dire Bonjour, chez ces monstres. Qui profitait en cachette de quelques enfants parmi les plus beaux. Je me rappelle d’avoir essayé de m’enfuir une bonne vingtaine de fois… ;

Sa voix était triste, nostalgique, ses yeux regardaient désormais ses mains. Cachés par des gants, elle espérait ne jamais a les montrer a qui qu’on-que, même son majordome n’osait les toucher. Ses yeux s’humidifièrent, et ce même frisson la parcourue tout entière. Lorsqu’elle dégrafer sa robe, le soir, seule dans sa chambre, elle voyait les traces de coups et la brulure ardente du fouet sur son dos. Pourtant elle chassa cette image et continua d’une voix brisée.

_ Plusieurs des enfants dans ces mines furent plus-tard vendue a Gaetano, qui a son tour les commercialisa en Angleterre, au Comte Trancy… Moi par-contre, je fus prise avec 5 autres enfants dans un laboratoire…C’est la que la cauchemar commença…

Elle souriait pour se rassurer, ses mains tremblaient, et dans ses beaux yeux, les images de 2 ans de souffrances apparurent, On pourrait croire qu’elle était en proies a la folie. Mais non elle essayait de se contenir, même si elle sentait qu’elle allait marquer une pause au début même de son récit.

_ A coups de bâtons et de fouet, vous apprendrez à souffrir, on vous affamera pour voler, battez et tuez… Ces mots ils les répétaient, ce vieux fou ! On a dut tuez pour survivre, avant d’être drogué pour ne rien se rappeler ! Il avait calculé son coup ! Ce Fumier ! Peu de temps après, il commença a vendre ses ‘’œuvres’’ des poupées qui obéissaient a n’importe qu’elle mission d’assassinat ou de passages a tabac…Je devais me vêtir d’une cape rouge et de couper mes cheveux très courts, pour ne pas montrer que j’était une fille…Car les 4 autres assassins étaient autre que des hommes…Des 5, aujourd’hui je suis l’unique survivante…Un est mort de folie, un autre a sombré dans l’alcool a cause des visages de ses victimes, un autre s’est suicidé et le dernier a fini dans les prisons de Londres…Si tu savais l’étendue de mes crimes…J’ai tuais, mutiler, égorger, immoler, tranchait tant de vie humaines que ne puis les compter….Je ne mérite pas de vivre…..

Victoria baissa son visage, et se mordit violement la lèvre, faisant couler un long filet de sang, les yeux humides. Honteuse et confuse, d’avoir causé tant de malheur, elle attendait soit un rejet qui aux yeux de notre duchesse était inévitable. Ou bien un sourire ou un quelqu’un que marque d’affection…Elle n’était pas rentré dans les détails, de peur de se faire rejeter, elle diminuait le plus souvent possible, le nombre de fois ou elle s’est caché dans les recoins les plus reculés des galeries pour ne pas se déshonorer…Elle en était fière aujourd’hui mais triste de ne pas avoir aidé ces malheureux enfants, garçons pour la plus-part……

Elle restait tremblante et marquait cette pause pour pouvoir continuait son récit qui n’était qu’au début…eh oui….un passé ne s’écrit pas en une page….Le visage baissé, s’étant préparé a être giflé ou rejeter, elle reprenait son souffle péniblement.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Ven 5 Aoû - 14:14

Alois eut un petit rebond quand elle se redressa et s’éloigna de lui après avoir prononcé ses dires. Remarquant qu’elle était pâle, bien que ses yeux s’illuminent, l’adolescent se sentit quelque peu fautif. Entendant sa voix douce mais meurtrie, il comprit qu’elle aussi manquait d’affection, cependant, il ne préférait rien à en redire pour le moment.
Son égoïsme naturel avait reprit le galop, et il savait qu’il faisait une erreur de parole ou de geste, Alois pouvait craindre de s’en prendre plein la tête.
Pour le moment, il s’était contenté de plier, même si la sincérité était là.

_ Ton bonheur n’est pas mort…Ne fais pas la même erreur que moi, ou tu sombreras. Si tu tendais une simple chance au destin…tu verras….Et je me dois aussi de rétorquait a tes dires, je doute que tu ai fait des choses horribles mais plutôt en être la victime…

Alois décrocha un sourire triste en entendant ces paroles, voulant attendre qu’elle finisse de parler avant d’entamer son avis. Son sourire d’ange, et le fait qu’elle avait posé sa main sur sa joue ne changeait pas le fait qu’il ne s’était pas trompé dans ses dires.
Savait-elle au moins dans quel cercle il avait été enfermé de force ?
Non. Il avait juste dit les faits, des preuves tangibles que personne ne pouvait dénier.
Sa réputation d’aujourd’hui, son nom en était même la concrétisation du fait que le retour en arrière n’était pas possible. Il ne pouvait que se vautrer, comme son destin le voulait, destin qui s’acharnait à essayer de tuer ce gosse depuis toujours.
Parce qu’elle ne savait pas pour Claude, pour celui qu’il avait pactisé tellement qu’il avait été au bord du gouffre, et ce depuis trop longtemps.
Alois devait chaque jour essayer d’outrager son destin, pas de lui tendre la main.
Il se condamnerait en faisant ça.
De plus, depuis que Luka était mort, il était malheureux.
Il faisait tout pour le cacher, pour ne pas recevoir le coup de grâce, mais son cœur ne pouvait pas le dénier.
Pour le peu de gentillesse qu’il montrait, c’est toujours une façon de se donner s’aimer à travers les autres bien que ses agissements étaient sincères car il ne trouvait rien à redire sur le fait qu’il était minable. Ce qui était très contradictoire parfois dans les gestes d’Alois, tellement indécis qu’il ne faisait même pas quoi penser sur lui-même.
Se battre était un réflexe, pas une priorité. Accepter son fardeau, c’était pour les autres.
Alois se faisait que montrer à l’extérieur qu’il s’aimait vraiment, bien qu’il avait un certain naturel de rejeter les autres qui ne voulaient pas de lui. Et intérieurement, même s’il faisait mine d’approuver le choc, il se descendait lui-même, il se haïssait de plus en plus.
Parce que quand il était là, la vie des autres basculait.
Soit dû à son comportement, soit dû aux vérités qu’il pouvait comprendre très vite et qu’il disait habituellement pour humilier les autres, soit dû à ce nom qui était la raison en elle-même. Ce n’était pas comme si le passé était juste derrière lui, et qu’il en gardait simplement les traces. Non, son présent était la continuité de son passé.

Même victime de choses horribles, il avait fini par en prendre plaisir.
Torturer, abuser, faire couler le sang, oui, il aimait ça.
Cela lui faisait elle mal au cœur de savoir que lui aussi était horrible ?
Peut-être. Alois était victime, mais aussi responsable.
S’il lui disait tout ce qu’il avait fait à son tour, comment elle réagirait ?
Probablement mal.
Elle avait essayé de le contredire, mais l’adolescent n’avait plus choix, il devait lui prouver qu’il disait vrai. A ces risques et péril parce qu’il misait vraiment gros.
L’adolescent ne déniait pas son statut de victime malgré cela, mais même quand les autres le savaient, il s’en moquait. Victime des autres et de son destin…
Alois en voulait à ses deux responsables, vraiment il en avait la haine que l’histoire se répète à chaque fois. Alois ne revendiquait pas ce qu’il avait eut.
Les faits étaient là et voulaient tout dire.
Il fallait être idiot pour ne pas le comprendre. Il n’avait donc qu’à voir les réactions des autres.
Une fois qu’il aurait partagé son poids en priant que ça ne se retourne pas contre lui.
Ainsi, il jugeait quelles personnes le méritaient, quelles personnes méritaient d’être châtiées.
Alois avait toujours ce qu’il voulait…tous les moyens étaient là, et avec sa sans-gêne, il n’avait aucune limite.

_ Je crois que ta haine envers les femmes, proviens plutôt de moi…Peut-être que tu me hais, et que c’est la scène…La scène, ou je t’ai laissé, que tu vois sur chaque femme…Enfin, c’est ce que je ressens lorsque je vois un homme…une scène qui m’as détruite….Enfin ! N’oublie pas que jamais je ne te laisserais à nouveau seul. Mais après ce que je vais te dire, je crois bien que ce sont les prisons d’Alcatraz qui m’attendent…Je ne t’abandonnerais plus…

Sans doute.
Sans doute il voyait la scène où il avait jeté par elle quand il frappait une femme.
Sauf que dans il le faisait, Alois ressentait une émotion d’abandon général des femmes.
Pas uniquement elle. Il l’avait connu que l’amour assez vague d’une mère qui était morte.
Par sa cause sûrement…parce que dans le village où il était, il causait trop de soucis.
Alors, tellement qu’il était insupportable, sa mère adoptive avait peut-être mit fin à ses jours pour ne plus voir ce gosse. Son père adoptif l’avait toujours méprisé, renié…
Après tout, sa vraie mère s’était suicidé…il avait été enlevé.

Elle l’avait rassuré sur le fait qu’elle ne l’abandonnerait pas à nouveau, et il en était à moitié consolé. Une nouvelle qu’elle avait à tenir…
Vu ses paroles, il pouvait s’attendre au pire question révélations, mais Alois était prêt à entendre. L’adolescent rougit en sentant les lèvres de Victoria sur son front, et eut un rebond quand elle se décala de lui afin de rasseoir, un grand sourire aux lèvres.
Ces instants d’affection avaient été trop courts.
Alois essaya d’agir normalement, s’avachissant sur sa chaise pour ne pas en demander plus.
Elle ne l’abandonnerait plus, elle ne le laisserait plus seul, mais elle n’avait pas dit qu’elle l’aimait démuni de son sens amoureux.

_ Ce qui m’as conduit à ce que je suis maintenant, est l’œuvre d’un homme….Lugio Cavatayo…Ma…Ma famille fut victime d’une erreur de manœuvre, lors d’une guerre en Italie…A cette époque la mafia n’était guère étendue, et ils se battaient pour avoir ne serait-ce qu’une insignifiante part. L’après-midi du meurtre, je me suis enfuie, contrairement a d’autre qui aurait pleuré sur les cadavres de leurs parents. On me dit plus-tard qu’il s’agissait d’un instinct de survie….

Alois trouva seulement curieusement ironique.
« Ce qui m’as conduit à ce que je suis maintenant, est l’œuvre d’un homme » : la phrase qui lui collait parfaitement aussi. Ecoutant la suite, le jeune adolescent eut un sentiment d’être minable, voir même d’un lâche dû à cet « instinct de survie » qu’elle avait parlé.
Il n’avait pas fuit quand Luka était mort, il avait sombré.
Il avait donné son âme au diable quand le Comte avait prit goût à son corps la première fois, cette longue nuit qui était été horrible, où jusqu’au lever du jour, il avait été abusé, ne pouvant rien faire que de supporter. Alois prit une mine triste.
L’adolescent avait été lâche apparemment. Sans doute n’était-il pas aussi fort que ça.
Cela ne lui plaisait pas, mais elle devait savoir.
Elle devait savoir qu’il allait bientôt mourir, qu’il avait pactisé avec un démon des enfers…
Que son existence d’aujourd’hui ne rimait plus à grand-chose vu qu’il avait tout perdu…

_ Mais je n’était pas rapide, au bout de 3 jours de traque on me rattrapa…je me rappelle avoir était entrainée vers une sorte de camp près des mines de sel et de souffre, au sud de Catania et non loin de Corleone…deux villages à la réputation assez sombre…3 ans et 75 jours, précisément….de pur labeur…et de mauvais traitement, des coups de fouets et des injures étaient une façon de dire bonjour, chez ces monstres. Qui profitait en cachette de quelques enfants parmi les plus beaux. Je me rappelle d’avoir essayé de m’enfuir une bonne vingtaine de fois…

Alois compatissait à son ton nostalgique, triste, brisée. Il la comprenait facilement.
Il acceptait tout ce qu’elle lui disait sans trop broncher, comparant avec son passé car il y avait beaucoup de ressemblances.
Ainsi dont, il était dans un de ses villages. Les coups, les injures, ils en avaient eus.
Malgré sa bonne mémoire, excepté le fait qu’il avait été esclave, il ne savait plus où.
Un couteau s’enfonça encore plus dans le cœur de l’adolescent, un couteau tellement bien aiguisé qu’il faillit s’en étouffer...

_ Plusieurs des enfants dans ces mines furent plus-tard vendue a Gaetano, qui a son tour les commercialisa en Angleterre, au Comte Trancy… Moi par-contre, je fus prise avec 5 autres enfants dans un laboratoire…C’est là que le cauchemar commença…

Nouveau coup de poignard dans le cœur vu qu’il avait été un des enfants vendus à ce Comte.
Les douleurs internes de l’adolescent ressortaient de plus en plus, bien qu’il faisait mine d’approuver les coups sans broncher, ne contenant de s’avachir encore un peu plus.
Il regarde Victoria calmement, ne voulant pas juger ses réactions comme son sourire, ses mains tremblantes, devinant que son regard dévoilait sa détresse.

_ A coups de bâtons et de fouet, vous apprendrez à souffrir, on vous affamera pour voler, battez et tuez… Ces mots ils les répétaient, ce vieux fou ! On a dut tuez pour survivre, avant d’être drogué pour ne rien se rappeler ! Il avait calculé son coup ! Ce Fumier ! Peu de temps après, il commença a vendre ses ‘’œuvres’’ des poupées qui obéissaient a n’importe qu’elle mission d’assassinat ou de passages a tabac…Je devais me vêtir d’une cape rouge et de couper mes cheveux très courts, pour ne pas montrer que j’était une fille…Car les 4 autres assassins étaient autre que des hommes…Des 5, aujourd’hui je suis l’unique survivante…Un est mort de folie, un autre a sombré dans l’alcool a cause des visages de ses victimes, un autre s’est suicidé et le dernier a fini dans les prisons de Londres…Si tu savais l’étendue de mes crimes…J’ai tuais, mutiler, égorger, immoler, tranchait tant de vie humaines que ne puis les compter….Je ne mérite pas de vivre…..

Alois déglutit, difficilement. Il avait été façonné pour devenir une arme à tuer, mais pas à ce point. Au final, elle était presque aussi sadique et perverse que lui. Surtout qu’elle avait tenue comparé à ses confrères…Un peu comme lui. Un survivant de la peste…une perle parmi ces garçons qui avaient été un peu oubliés quand il avait été choisit.
Si elle ne lui avait pas dit qu’elle était ce garçon, elle l’aurait tué ?
Il la regarde. Cette duchesse aurait pu la tuer ? Peut-être, peut-être pas.
Après tout, il était l’héritier des Trancy, l’héritier de ce Comte…
L’adolescent déglutit une seconde fois, voyant bien que la jeune fille avait baissé la tête, s’étant arrêté dans son récit, tremblante.
Alois se leva de sa chaise, allant faire un petit câlin à Victoria, compatissant à sa douleur.
Profitant de cette pause pour parler, puis la laisser répondre, toujours dans une voix angélique :

- Je vais revenir petit à petit sur tes dires. Déjà, même si j’ai été victime, je suis aussi coupable. Concernant ma haine envers mes femmes, c'est, je pense, un manque d'amour maternel...bien que le souvenir de ton abandon n'a pas dû m'arranger. Je compatis à ton passé, et j’admire ton courage de te battre autant. Ce que tu en as dit complète un peu les zones d’ombres sur mon passé, vu que j’ignorais le nom de ce village. J’avoue que, maintenant que tu m’aie dis ça bien que je devine que c’est que le début, si je ne t’avais pas dis que c’était ce gamin, tu m’aurais tué à cause de mon nom ?...je compatis aussi à tes traitements. J’en ai eut des similaires…sache que savoir que tu as tué me laisse assez de marbre. J’ai moi aussi tué. Mais je me sens beaucoup plus lâche comparé à toi…parce que moi, mon âme, je l’ai perdu…alors que toi, tu t’es battu, même au bord du gouffre…alors que moi, quand le Comte a abusé de mon corps la première fois, quand cela a duré toute la nuit, quand ça s’est terminé, j’ai pactisé…

Il la resserra contre elle, baissant la tête à son tour, honteux de cette révélation qu’il lui avait caché quand Alois avait entamé son récit sur sa vie.
Comment réagirait elle en sachant ça ? Elle parlait de sa vie à un condamné.
A un privé d’avenir. Mais qui la comprenait, qui ne la rejetterait pas…
Parce qu’il avait eut une vie similaire avec le Comte.
Obéir, toujours obéir, de gré ou de force. Il avait voulu se battre, se défendre.
Même pas dans la même optique, il avait finit par aimer ça, être comme dans le Comte.
Il était devenu pire qu’un monstre. Un démon. Un vrai démon.
Alois l’avait sous-entendu.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Ven 5 Aoû - 16:35

Au lieu d’une gifle, ou d’un rejet, elle reçut au contraire une étreinte, chaude et bienveillante. Il Compatissait pour son malheur…Des années de souffrances, et d’agonie…Aujourd’hui elle était certes calme et froide, mais elle peut passer d’un sourire a la crise de nerf.

Se serrant contre lui, sa joue contre son torse, ses cheveux platine masquant toujours son visage et son expression. Un petit cliquètement métallique a peine audible, surement celui de l’étui de son arme accroché au niveau de sa cuisse. Se dit-elle….
Restant contre lui, pendant un bref moment de silence. Une voix, des paroles, l’enchainement de phrases qui pourtant percutèrent son être en entier.

- Je vais revenir petit à petit sur tes dires. Déjà, même si j’ai été victime, je suis aussi coupable. Concernant ma haine envers mes femmes, c'est, je pense, un manque d'amour maternel...bien que le souvenir de ton abandon n'a pas dû m'arranger. Je compatis à ton passé, et j’admire ton courage de te battre autant. Ce que tu en as dit complète un peu les zones d’ombres sur mon passé, vu que j’ignorais le nom de ce village. J’avoue que, maintenant que tu m’aie dis ça bien que je devine que c’est que le début, si je ne t’avais pas dis que c’était ce gamin, tu m’aurais tué à cause de mon nom ?...je compatis aussi à tes traitements. J’en ai eut des similaires…sache que savoir que tu as tué me laisse assez de marbre. J’ai moi aussi tué. Mais je me sens beaucoup plus lâche comparé à toi…parce que moi, mon âme, je l’ai perdu…alors que toi, tu t’es battu, même au bord du gouffre…alors que moi, quand le Comte a abusé de mon corps la première fois, quand cela a duré toute la nuit, quand ça s’est terminé, j’ai pactisé…

La caresse de cheveux soyeux, se sentit au niveau de son cou, lorsqu’Alois, baissa son visage, se resserrant un peu contre elle.

L’amour maternel…Chose qu’elle avait oublié, Recevant de l’admiration pour un passé misérable et une existence de tueur, il avançait que tuer un homme le laissait de marbre, mais avait-il eu a tuer des innocents, qui s’étaient retrouvé sur la liste de ‘’Phantom’’.
Elle savait que son cher ami, avait autant souffert qu’elle…Même si elle n’en voyait pas les traces physique, elle savait qu’ils étaient cachés tout comme les siennes, Mais ce qui fit sursautait La poupée en porcelaine, était autre chose…Certes user d’une personne, était pour Victoria la pire des souffrances, se rappelant encore le visage barbouillé de larmes des enfants adolescents ou gamins, barbouillaient de larmes. Chaque matin lorsqu’elle sorte des galeries humides et reculées ou elle se cachait.

Mais non, l’objet de son sursaut était autre, as-t-il vendue son âme au diable ? La dernière chose a quelle penserait Victoria. Elle savait bien et avait calculé les risques et les avantages, pourquoi s’affubler de la mort ? Elle pouvait se débrouiller seule ! Depuis le temps…

Relevant quelque peu son visage, pour voir celui d’Alois baissé. Ses mains endoloris sur la chemise de ce dernier, et les yeux écarquillés elle murmura ses mots.

_ Je comprends tas douleur, même si je ne l’ai pas vécue…Mais rassure-moi, tu…tu n’as pas vendue ton âme au diable ?

Vendre son âme, perdre ce qui as de plus important en nous…Ne plus être maitre de nous-mêmes. Était pour elle, un châtiment et non pas une ‘’aide’’ comme le disait si bien ces monstres immatérielle.

Non, faites que ce n’est pas vrai…Comment voir une personne qui disparaitra aussitôt ? Passant pour la première fois sa main sur la joue d’Alois, doucement et surement pour relever son visage. Elle souriait surtout pour se rassurer, chose qu’elle fait souvent. Lorsqu’elle était en proie a la crise de nerf.

Ses lèvres tremblaient, teintaient par endroit de sang, …Son regard se fit inquiet, en détresse…Gardant sa main sur sa joue, le forçant a plonger son regard azur dans le sien.

_ Tu as vraiment…vendue ton ame au diable…. ?

Murmura-t-elle, en baissant son visage…se mordant la lèvre, gardant toujours sa joue a son emplacement précédent, comme si la crainte de voir la seule personne a qui elle tiens, finir en poussière….quelque gouttes de sang, colorièrent un ruban blanc en rose….
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Sam 6 Aoû - 14:44

_ Je comprends ta douleur, même si je ne l’ai pas vécue…Mais rassure-moi, tu…tu n’as pas vendue ton âme au diable ?

Il avait entendu ses murmures quasi désespérées, mais il ne pouvait pas dénier.
Alois n’avait aucune raison de cacher cette vérité plus longtemps, bien qu’elle avait le voir dans un autre angle. Méprisant peut-être.
Qui sait…l’adolescent avait été perdu ce qu’il lui restait au monde.
Il n’avait pas de remord à avoir, tout comme il arrachait la vie à quelqu’un.
Son fardeau resterait grand même avec un pacte avec un démon des enfers, ayant bien comprit que ça ne serait pas véritablement une « aide », mais au moins, il n’était plus seul.
La solitude, c’était la dernière chose qui le tuerait…

Il sentit sa main se coller à sa joue, pour lui relever la tête : des yeux tristes, mais sincères.
Montrant vraiment un certain dégoût de lui-même, de ce qu’il était devenu…
De son fardeau qui le bouffait petit à petit…
De son manque d’affection, par-dessus tout, des conséquences des rejets d’autrui…
Alois n’était pas aveugle, voyant bien qu’elle sourirait ainsi de se rassurer, ne pas devenir folle mais ses yeux la trahissaient. Des yeux très inquiets, désespérés ne voulant pas le croire, fondant ses yeux dans le sien comme s’il devenait un…

_ Tu as vraiment…vendue ton âme au diable…. L’entendit il murmurer en baissant son visage d’ange, se mordant la lèvre.

Alois détourna le regard, et ce fut une voix sans remord, triste qui en sortit, ne pouvant plus se voiler la face, lui montrant son pentacle sur la langue en lui relevant la tête :

- Claude, mon majordome, est mon contractant, le démon avec lequel j’ai pactisé. Alors oui, j’ai vraiment vendue mon âme, mais je ne mourrais pas tout de suite. En fait, je ne sais pas si je veux mourir ou vivre, et je préfère savoir si cela en vaux la peine de continuer à me battre…Même avant que je vende mon âme, je n’avais plus rien à perdre…Victoria, je n’ai pas été comme toi par rapport à ton passé. Tu as pu surmonter la solitude, alors que pour moi, c’est ma pire crainte. Je fais des crises de panique quand je m’y retrouve assez longtemps…

Alois avait prit une posture flatteuse, charmeuse dans ses mots et son regard, le ton de sa voix toujours aussi doux, trouvant cela normal que ça lui devait arriver.
Malgré cela, sa voix se brisa l’instant d’après :

- Alors…ne me rejette pas pour ça…

Il resserra encore plus Victoria contre lui, dans un geste d’oublier sa révélation, de s’oublier lui-même.

- L’important, c’est toi. Même avec ce que je viens de te dire, je continuerais de t’écouter par rapport à ton passé, et tu recevras toute l’affection qu’il te faut de ma part. Même si je viendrais à être blessé de la cause de ton abandon par le passé, je prendrais bien soin de toi.

Doucement, il lui sourit au nez. Un sourire rassurant, et rempli de détresse.
Intérieurement, Alois s’était beaucoup arrangé avec lui-même, à faire des compromis.
Bien que dans son regard, faussement heureux, se voyait ders lueurs d’indécisions par rapport à lui. Mais le cœur ne mentait pas. Il était tout à fait honnête avec elle.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Sam 6 Aoû - 16:57

A la fin des mots qu’avait douloureusement dit Victoria. Alois détourna son regard en enchainant a son tour d’une voix triste et sans remord. Qui semblait hacher notre poupée en petit morceau.

- Claude, mon majordome, est mon contractant, le démon avec lequel j’ai pactisé. Alors oui, j’ai vraiment vendue mon âme, mais je ne mourrais pas tout de suite. En fait, je ne sais pas si je veux mourir ou vivre, et je préfère savoir si cela en vaux la peine de continuer à me battre…Même avant que je vende mon âme, je n’avais plus rien à perdre…Victoria, je n’ai pas été comme toi par rapport à ton passé. Tu as pu surmonter la solitude, alors que pour moi, c’est ma pire crainte. Je fais des crises de panique quand je m’y retrouve assez longtemps…

Malgré tout, son cher ami prit place devant elle, son ton était doucereux, et son regard aussi…Malgré qu’elle ne le voie pas, elle le sentait sur elle. Son visage toujours baissé. Ce Claude…elle le haïssait, même si jamais elle ne lui avait adressé la parole ou même regarder…Elle le Haïssait…

Il lui avait volé son ‘’Alois’’…Désormais il lui appartenait. Mais elle ne se laisserait pas faire aussi facilement.

- Alors…ne me rejette pas pour ça…

La jeune fille, sursauta quelque peu lorsqu’Alois, se resserra contre elle…Bien-sur qu’elle ne rejetterait pas…Mais, elle fera tout pour lui épargner une mort certaine. Préférant mourir a sa place…Et si…si…Oui il fallait y penser. Peut-être…Peut-être que sa le sauvera !
N’ajoutant rien jusqu'à ce qu’il termine…La poupée sursautait légèrement aux mots qu’il prononça. En souriant tendrement, les yeux brillant d’une étincelle…l’étincelle de vie, à nouveau ses yeux prirent cette jolie teinte de joie.

- L’important, c’est toi. Même avec ce que je viens de te dire, je continuerais de t’écouter par rapport à ton passé, et tu recevras toute l’affection qu’il te faut de ma part. Même si je viendrais à être blessé de la cause de ton abandon par le passé, je prendrais bien soin de toi.

Était-il vraiment consciencieux, d’elle ? Voulant vraiment savoir, et connaitre ce qu’elle-même a voulut oublier, renié ? De l’affection…pour elle ce mot n’existe pas, personne depuis longtemps ne l’avait réellement aimé.

Serrant légèrement la surface douce de la chemise du blond. Elle dit plus pour elle-même.

_ Si c’est le cas…Sache que je te dirais tout ce que tu voudras savoir sur moi…Mais sache, que si tu es condamné, je mourrais avant toi…

Accentuant la pression qu’elle avait sur ses lèvres. Elle releva son visage en souriant quelque peu. Écartant d’une main douce et bienveillante des mèches rebelles du visage d’Alois.

_ Je ferais tout ce qui est mon possible. Pour que tu vives plus longtemps…ne serait-ce plus longtemps que moi.

A ces mots un doux sourire se dessina sur ses lèvres. Pendant qu’elle se redressait pour lui faire face.

_ Si tu savais…Ce que j’ai fait n’est pas humain…Je ne savais même pas quand et pourquoi je tué…C’était comme…une sorte de besoin…Et pour-ceux qui avait laissé un enfant témoin du massacre qu’on laissé derrière nous. Vivant…C’était la chaise électrique…l’arrachement des plaies ou des ongles…J’ai fait cette erreur plus d’une fois…

Une erreur ? Non…Plutôt une mauvaise image pour les Phantom. Car ils ne doivent connaitre de compassion…Peut-être parce qu’elle était une fille qu’elle prenait en pitié les enfants…Ses mains avaient payé pour sa…Chaque fois qu’elle doit sortir ou les mouvoir. Elle doit les encercler dans une sorte de cage métallique qui diminue ou bien estompe pendant un moment la douleur.

_ Venons-en, a l’année ou je venais pour la première fois en Angleterre…

Ses mots se firent tremblants, vacillant, hésitant. Cette année la, l’assassinat était dangereux, tué une personne au milieu d’un gala, en plein jour qui plus ai…Mais cette année la, elle avait aussi trouvé un ami. Voulant le libéré…Cette fièvre de liberté. La même lorsqu’elle était dans la mines la reprit. Et son âme de tueur son remord commençait à s’estomper. Marquant une pause, elle pensa a la nuit ou elle l’avait abandonner et aujourd’hui après l’avoir retrouvé, elle découvre qu’il allait lui filer entre les doigts pour ainsi dire…..
Mais ce qui ne savait pas, c’est que c’est aussi âpres cette nuit. Que la véritable Histoire commença. Grace ou plutôt a cause de cette nuit. Ou elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui….
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   Jeu 11 Aoû - 13:40

_ Si c’est le cas…Sache que je te dirais tout ce que tu voudras savoir sur moi…Mais sache, que si tu es condamné, je mourrais avant toi…

Elle, mourir avant lui ? Non, s’ils devaient mourir, ce serait ensemble.
Ainsi, il n’y aurait pas de nouveau abandon comme il avait dû endurer, supporter à cause d’elle. C’était hors de question qu’elle meurt, surtout que son but prenait énormément de temps à être atteint. Suffisamment de temps pour répondre à toutes ses questions qui le tracassaient, savoir s’il avait une place dans ce monde.
Claude n’était que son pantin, un pantin qu’il dominerait toujours, le roi, c’était lui.

Il l’a vu relever son visage, souriant un peu, écartant les mèches rebelles de son visage.

_ Je ferais tout ce qui est mon possible. Pour que tu vives plus longtemps…ne serait-ce plus longtemps que moi.

Un doux sourire se dessina sur le visage d’ange de la jeune fille qui se redressa pour lui faire face. Bientôt, il pourra lui dire ce qu’elle s’était mit en tête.

_ Si tu savais…Ce que j’ai fait n’est pas humain…Je ne savais même pas quand et pourquoi je tué…C’était comme…une sorte de besoin…Et pour-ceux qui avait laissé un enfant témoin du massacre qu’on laissé derrière nous. Vivant…C’était la chaise électrique…l’arrachement des plaies ou des ongles…J’ai fait cette erreur plus d’une fois…

Alois ne cilla pas, habitué à avoir vu des massacres au cours de sa vie et de tuer dans des pulsions nécessaires, quasiment un besoin de vie. Cela ne l’étonnait pas.
Bientôt, après l’avoir répondu, il saurait tout, toute la vérité.
Pourquoi elle l’avait abandonné ? Cette question qui lui pesait haut sur le cœur.

_ Venons-en, a l’année ou je venais pour la première fois en Angleterre…

Les mots de l’adolescente se firent tremblants, et rempli d’hésitations.
Le remarquant, il lui fit un sourire rassurant.
Alois parla uniquement d’une voix douce avant de redevenir les oreilles, le confesseur à qui on pouvait tout dire sans crainte :

- Sache que si tu dois mourir, ce sera en même temps que moi. Maintenant, je t’écoute.
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MessageSujet: Re: [Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]   

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[Manoir Trancy] Poids du passé, surprise de l'avenir [PV: Lady Victoria Mccroffed & Alois Trancy]

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