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 [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]

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Ayae Yûna Nakamura
Invité
MessageSujet: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 6 Juil - 19:50

[HRP : J'espère que cela suffira ! Je te rassure, je ne te demande pas de faire le même nombre de lignes que moi. ~]

Un long et doux vent flottait dans les airs, balançant les cheveux ébène d’une petite fille qui se balançait toute seule sur ses deux pieds. Sa robe blanche et bleue accompagnait avec harmonie la brise d’été qui se faisait rafraîchissante. À côté d’elle, des tas d’enfants jouaient tranquillement mais elle restait seule, immobile comme une pierre. Son regard était impassible et sans émotions, ce qui devait probablement les effrayer. Lorsqu’elle fit un pas en avant, ils se mirent à reculer… « Comme avant. » murmura-t-elle en s’approchant d’une petite fille. Oui, c’était du déjà vécu visiblement. Cela lui rappelait de tristes moments dont elle n’avait jamais parlé, qu’elle avait dissimulé au fond d’elle. Elle prit une mèche de ses cheveux noirs, jouant timidement avec. Observant l’enfant d’en face de ses yeux azurés, celle-ci semblait complètement sous le charme. Ayae avait pour habitude de réussir à charmer n’importe quoi et surtout n’importe qui. C’était un "don" de la nature qu’elle avait acquis dans sa jeunesse, même s’elle était jeune pour l’éternité à présent. Cela faisait déjà… Trois cent vingt-huit ans qu’elle était née, mais jamais elle n’avait eu d’amis. Elle était toujours restée seule dans son coin à observer le monde des humains. Tous riaient, souriaient et se donnaient la main pour aider l’un et l’autre à se relever. De là où elle venait, ce n’était pas comme ça. Tous s’entretuaient et répandaient le sang, se poussant au bord du précipice et de la rage. Ayae, elle, n’était malheureusement pas comme ça. Elle, elle détestait le sang, la guerre et les crimes. C’était l’âme de la dernière petite fille qu’elle avait aspiré qui lui en avait fait rendre compte, et elle l’en remerciait énormément. Au fond, contrairement à ce que disaient tous, la princesse au cœur sombre ne l’avait plus vraiment. Il s’était teint d’une douce couleur rosée. Alors qu’elle quitta le parc en soupirant après son échec de socialité, elle se mit à marcher dans la ville, errant dans chaque rue. Elle n’en pouvait plus d’être seule, avant elle ne l’était pas… Avant que son oncle vienne faire son carnage affreux, répandant le sang sur le sol blanc du salon de l’ancien manoir autrefois coloré. Aujourd’hui, il était très sombre en dehors des fleurs d l’extérieur et des larges plantes vertes à l’intérieur. Elle vivait seule avec son chat, Hononeko, qui lui tenait compagnie. Une phrase du passé recommença à trotter dans sa tête, ce qui la fit regarder la cicatrice qu’elle avait à son index droit. Cette phrase, c’était…

« Joyeux anniversaire, Ayae Yûna Nakamura... Ma chère petite nièce.»

Elle eut un léger mouvement d’arrêt, comme s’il avait prononcé cette phrase à l’instant. Elle frappa dans un mur sous le regard des passants, qui étaient étonnés. Elle venait de faire un énorme trou parmi les pierres collées. Bredouillant légèrement, elle s’inclina pour s’excuser et reprit son chemin. Ses pieds la guidèrent doucement, la laissant penser en paix. Ses yeux azurés fixaient le ciel d’un air distant, n’étant traversés qu’uniquement par le reflet des nuages et la lumière du soleil qui traversait ces coussins gris. Un crachotin de pluie se mit à tomber, ce qui alerta certains passants. Ils se mirent à l’abri, mais la petite princesse des ténèbres resta sur place à la regarder tomber. Certains lui dirent de se mettre à l’abri, d’autres s’en fichèrent complètement et sortirent leurs parapluies. Alors que la pluie se faisait de plus en plus abondante, elle se remit à marcher lentement dans les flaques d’eau, mouillant le bas de sa robe. Elle se mit à fredonner, sautillant légèrement. Les gens devaient la prendre pour une folle à rester sous la pluie en chantant. Quelques mots s’échappèrent de ses lèvres d’enfant, le vent se levant un peu plus. C’était une chanson de son passé, qu’elle chantait avec sa petite sœur, Hannah. Jamais elle ne l’oublierait, malgré qu’elle n’était pas réellement de sa famille. Pour elle, seule sa famille adoptive la méritait et certainement pas ses véritables parents, qui l’avaient lâchement abandonnée. Fredonnant doucement, roucoulant presque, elle souriait.

« Il pleut, il mouille… C’est la fête à la grenouille.~ »

Un fin sourire narquois se dessina sur son visage, se transformant bien vite en un assez mignon et innocent. Ses yeux azurés ne cessaient pas de se promener un peu partout, attisant la curiosité des marchands de la rue voisine. Son rire raisonna dans tout le quartier. Les passants prirent un peu peur et se reculèrent. Elle, elle se remit à sautiller tranquillement et repartit malgré la fatigue qui engourdissait ses jambes très frêles. Sa santé musculaire laissait à désirer quelques fois, la faisant chuter ou simplement perdre l’équilibre. Pourtant, elle restait jeune et pleine de vie. Vive d’esprit, mature, intelligente et maline, voilà ce qui la qualifiait. Le profil parfait de la petite Alice du livre "Alice au pays des merveilles". Seulement, elle n’était pas blonde mais avait le même caractère et surtout… Les mêmes yeux. Des yeux bleus profonds, très attrayants et surtout, il était impossible de ne pas poser son regard dessus au moins une fois. Ils étaient si beaux que l’on aurait pu croire qu’elle avait remplacé ses yeux par des saphirs de haute qualité. Après avoir été bien mouillée, la jeune fille sortit un parapluie, le mettant au-dessus. Puis, d’un fredonnement amusé, elle se mit à faire tourner le manche entre ses doigts, comme pour repousser la pluie battante. Il pleuvait des cordes, c’était assez rare en cette période de sécheresse. D’ailleurs, elle se sentait plutôt bien sous la pluie et ne pouvait s’empêcher de sourire malgré que l’envie de pleurer ne lui manqua pas. Elle souffrait énormément de son passé, de tout ce sang qui était versé. Puis, approchant de l’angle d’une rue sombre, elle vit un bar à côté. Elle y entra de ce pas, s’installant rapidement près d’un comptoir. Observant d’abord la décoration du bâtiment, elle s’amusa à juger chaque ivrogne qui passait à côté d’elle. Tous idiots, bien évidemment. Le tabouret était bien inconfortable, certes, mais ce n’était pas le plus important. En bref, elle s’en fichait. Posant sa tête sur le comptoir, elle soupira longuement avant de lever doucement son index. L’expression de son visage était neutre , vide… Comme d’habitude.

« Quelque chose à boire s’il vous plait…~ »

Son sourire se présenta de nouveau sur son visage, certes, mais il était quelque peu forcé. L’envie de soupirer et de rentrer chez elle ne lui manquait pas après cette petite escapade. De plus, comme il pleuvait, elle avait peut qu’Hononeko soit enfermé dehors. Il allait encore râler après elle s’elle le laissait trop longtemps sous la pluie : il allait être trempé jusqu’aux os. Mais bon, après tout… Ce n’était pas si grave finalement. Elle avait l’habitude que ce chat se plaigne. Même s’il ne parlait pas, elle devinait ce qu’il disait. Ce n’était pas toujours facile de savoir ce qu’il voulait exprimer, mais il y arrivait toujours au bout d’un moment. Après tout, elle avait vécu avec beaucoup de chats jusque là. Elle entendit un miaulement, ce qui la fit redresser un peu plus la tête. Un chat, sautant d’un des tabourets du bar, vint se poser sur son épaule en se blottissant sous ses longs cheveux. Elle ne prêta plus aucune attention à la personne pendant un petit moment, caressant doucement l’animal… Ce chat, c’était Hononeko. Il était venu la retrouver et se protéger de la pluie dans ses cheveux. C’était plutôt mignon à voir, mais l’expression vide de la petite comtesse était toujours là malgré le sourire qu’elle avait. Son visage pâle et ses cheveux noirs ne pouvaient rien arranger, au contraire. Ils empiraient tout. Généralement, les enfants la comparaient comme la fille des morts, ou plutôt la "Fille des Enfers". C’était son surnom lorsqu’elle voulait jouer avec les autres, mais malgré qu’elle le détestait elle l’ignorait pour essayer de se faire quelques amis au moins. Elle se fichait de qui ils étaient, tout ce qu’elle souhaitait c’était ne plus être seule. Non, plus jamais…
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 6 Juil - 20:47

Alois avait passé une journée exécrable, et avait eut cruellement besoin de se changer les idées. La pensée de l’adolescent excentrique avait été très violente :

« Ces nobles, qu’ils aillent se faire mettre ! »

Sa journée s’était croulé dans une mauvaise humeur qui augmentait, son déchaînement sur cette pauvre Hannah ne lui avait pas suffit, il avait massacré quelques toiles d’araignées par ci par là. Encore une fois, sa colère presque habituelle, presque qu’aucun de ses domestiques n’y avait prêté attention, excepté la domestique démone cachée qui avait essayé de connaître les raisons d’un tel emportement. Il l’avait royalement envoyé balader, tandis que Claude avait sourit en voyant le piteux état d’Hannah qui confirmait presque la considération très vulgaire des femmes aux yeux du mature adolescent. Bien que cela n’ait pas autant fait bouger Claude qui était complètement inerte aux changements de comportement de son maître, même après une gifle qui lui avait fallu une gifle.
Alois, renfermé dans sa chambre, tremblant car dorénavant seul à ses propres traumatises, s’était maudit, s’était voulu d’être ainsi piégé dans une vie déjà arrêtée.
Il avait besoin d’oublier tout ça, peut-être d’en parler…
Après tant d’années à se berner, la douleur sans doute ressortait.
L’adolescent avait décroché une légère moue, cassant un vase dans sa chambre pour oublier son passé qui le tourmentait toujours aussi immensément.
Défigurer cet ancien Comte pervers et insensible dans sa tombe lui aurait calmé les nerfs, mais si cela viendrait à se savoir, sa réputation tomberait dans de tels abysses que jamais il ne pourrait espérer un changement profitable à sa personne.
Alois Trancy resterait de toute façon dans les mémoires comme la plaie de la nation.

Profitant de la fin de l’après-midi qui s’était déroulé dans un profond silence et un profond mal l’aise, Alois avait décidé de partir dans le bar de Londres afin de s’extasier via l’alcool. Dire bonsoir au peuple n’allait lui faire que du bien de toute façon.
Il s’était lamenté en voyant qu’il pleurait des cordes et qu’Hannah, son accompagnatrice avait complètement oublié le parapluie. Après une lourde baffe, et une punition de rester à l’attendre devant le bar, il rentra dans ce dernier, éternuant un peu, ses cheveux blonds bien mouillés. On entendit une insulte bien violente où on pouvait attendre distinctement le prénom d’Hannah. L’arrivé du Comte dans le bar avait changé l’ambiance dynamique en une ambiance de plomb. Même le plus bourré des ivrognes se tourna vers l’adolescent qui éternua une deuxième fois. C’était comme si un ange était rentré dans la pièce, sauf que l’ange était démoniaque, redouté, méprisé : des courts cheveux longs avec une frange devant le visage, des yeux bleus tellement lumineux qu’on pouvait y lire l’intégrale de ses sentiments.
Et des habits assez peu communs pour un noble tel que lui : certes, sa chemise, son veston vert, son nœud noir ainsi que sa veste violente lui descendant jusqu’au début des jambes consolidaient son appartenance dans la société.
Seulement voir un garçon porter un mini short, suivit de collants noirs et de bottes marrons aux nœuds violets faisait ressortir son côté féminin, et c’était bien le seul noble à agir ainsi.
Relevant sa tête, passant sa manche sur son nez enrhumé faisant bien voir ses mauvaises manières, il tonna d’une voix froide :

- Que me vaux de tels regards ? Je vous ferais baiser jusqu’au lever du jour si c’est ce que vous voulez !

Sa remarqua ranima l’ambiance dans la pièce, tandis qu’Alois éternua une troisième fois, mais dont personne eut la gentillesse de lui passer un mouchoir.
Il s’installait sur un des tabourets tout près du barman, remarquant à ce dernier avant d’éternuer à nouveau, sa voix se faisant plus douce :

- Il faudrait que vous pensiez vraiment à changer ses tabourets très inconfortables. Vous n’avez pas de rente assez forte pour le faire ?

- Comte Trancy, je ne suis pas aussi riche que vous si je peux me le permettre, nota le barman en ne se souciant point de l’allure du fameux Comte qu’il semblait presque haïr du regard.

Alois ne préféra rien répondre, et commanda sur un ton plus froid deux verres de bière qui lui fit immédiatement accepté. Le Comte s’avala le premier verre d’une traite, avant d’éternuer à nouveau, remarquant qu’il était assit près d’une jeune fille aux longs cheveux noirs, les yeux immensément vide. Avec un petit sourire triste, il commenta :

- Je ne savais pas que la fille des enfers était aussi belle et avait le cœur brisé comme un pauvre gamin comme moi.

Il avait tiré sa deuxième phrase sous l’effet de son premier verre d’alcool, ayant le nez bien enrhumé, ses yeux bleus devenu tout triste d’un coup se tournant vers la jeune fille.
Il s’attendit à une réplique désobligeante comme toujours à cause de son comportement, à errer comme toujours dans ce bar sans jamais y trouver réconfort.
Alois ne pu s’empêcher de marmonner en attendant la réponse de la fameuse jeune fille :

- Un pauvre gosse qui mourra dans une belle triste solitude.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 6 Juil - 23:50

- Que me vaux de tels regards ? Je vous ferais baiser jusqu’au lever du jour si c’est ce que vous voulez !

Cette remarque horripila beaucoup la jeune comtesse… Décidément, il ne manquait pas de culot de faire son entrée comme ça. Il n’avait pas peur des pervers qui rôdaient ? Enfin, elle se dit que cela ne la regardait pas du tout. Après tout, c’était vrai, non ? Lorsque le Comte s’assit à côté d’elle, Ayae ne dit et ne fit rien. Cela lui importait peu bien que tous ceux du bar semblaient le fusiller du regard. Elle, cela ne lui faisait ni chaud ni froid à vrai dire. D’un geste lent et semblant épuisé, elle passa sa main sur son visage. D’un seul coup, elle avait comme une envie… L’envie de rentrer chez elle et de regarder le vide dans son manoir. Comme elle le faisait si bien tous les jours d’ailleurs. N’écoutant plus ce qu’il se passait autour, elle se focalisait sur ses pensées à elle en jouant avec l’une des mèches de ses cheveux ébènes. Elle semblait comme perdue dans ses pensées les plus lointaines, sur un petit nuage. Mais il était gris dans ce cas… Elle tourna à nouveau son visage pâle vers une des fenêtres, regardant la pluie tomber. C’était encore plus triste que cela ne pouvait paraître et l’attristait pas mal, mais elle ne le montrait pas. Comme d’habitude. Elle appuya à nouveau sa tête contre le comptoir, fatiguée par le mauvais temps qui régnait dehors. Elle pensait, encore et encore à son passé. Ses pensées se dirigeaient surtout vers ses parents adoptifs et cet oncle de malheur… Sa seule raison de rester là. L’étriper, le torturer, le faire mourir dans les pires atrocités possibles… C’était son rêve, bien qu’il soit si cruel pour une jeune fille de son gabarit. Elle pouvait observer discrètement la tenue du comte assit à côté d’elle. Habillé d’une longue veste lilas et d’un veston couleur feuille, il était habitué d’un short et de collants noirs contrairement à beaucoup de nobles masculins. Elle observa un instant sa tenue qui était un peu salie pour avoir traîné par terre, puis elle soupira longuement. Décidément, il fallait se demander s’elle respectait son rang, vu l’état de propreté du bas de sa robe… Entendant une voix, elle leva légèrement ses yeux azurés pour voir qui parlait et dans quel but.

- Je ne savais pas que la fille des enfers était aussi belle et avait le cœur brisé comme un pauvre gamin comme moi.

D’un geste rapide et brusque, elle redressa la tête comme si quelqu’un lui avait tiré les cheveux. Ce qu’elle pouvait haïr ce surnom débile… Elle en avait assez qu’on l’appelle par un nom qu’elle ne possédait pas en réalité. Certes, c’était une démone, mais elle détestait qu’on l’appelle la Fille des Enfers. Drôle de démone, non ? En réalité, elle avait horreur de ce qu’elle était et c’était l’une de ses raisons d’être en ce lieu pourtant inconfortable et… Sale. Elle se leva finalement, appuyant ses deux mains sur le comptoir en baissant légèrement la tête. Fixant le comptoir de ses yeux toujours aussi vides, on aurait dit qu’elle était devenue une vraie statue. Elle était figée, réfléchissant à quoi répondre pour ne pas s’énerver. Malgré que la colère bouillonnait dans son cerveau, elle restait calme. Il ne fallait pas qu’elle s’énerve, pas maintenant. Un miaulement la calma rapidement, lui faisant tourner la tête vers la bouille noir du félin qui était assis sur son épaule. Elle soupira à nouveau, se rasseyant. Puis elle sourit légèrement à son chat, qui lui rendit avec un frottement de tête. Hononeko était assez câlin et demandait beaucoup d’attention, tout comme sa maîtresse après tout. Elle déposa quelques caresses sur le sommet de son crâne, puis se tourna finalement vers le jeune comte qui marmonna finalement entre ses dents.

- Un pauvre gosse qui mourra dans une belle triste solitude.

Elle soupira longuement, se tournant complètement vers le comte Trancy d’un air neutre bien que son regard décelait une lueur sure mais pourtant triste. Elle se sentit un peu faible au fond d’elle mais ne le montra pas de peur de paraître lâche et peureuse, ce qu’elle n’était pas. Un éternuement la fit sursauter légèrement, la faisant écarquiller les yeux. Mais elle reprit vite son calme, parlant d’une voix bien plate.

« Déjà, je vous interdis de m’appeler par ce surnom… Je le déteste. Et puis, je… »

Un nouveau soupir vint se placer entre ses deux morceaux de phrases.

« Bien que cela puisse paraître, je n’ai pas le cœur brisé… »

Elle esquissa finalement un léger sourire, déposant Hononeko sur ses genoux pour lui gratouiller gentiment le ventre. Il se mit à ronronner bruyamment, faisant rire la jeune comtesse qui était dans tous ses états. Finalement, elle ne savait plus s’elle devait rire, pleurer, s’énerver ou rester neutre. Finalement, ce surnom n’était pas si mal. Les ivrognes ne semblaient pas pourquoi elle riait, ce qui les fit reculer légèrement. Elle, elle ne cessait pas de rire. Comme tout à l’heure, dans la rue. Tous les passants l’avaient prise pour une folle d’ailleurs… Peut-être l’était-elle en fin de compte… Finalement, elle passa sa main dans ses cheveux en regardant le verre que venait de déposer le barman. Elle l’observa attentivement, puis elle le prit dans ses mains et bu tranquillement. Elle avala tout d’une traite puis elle reposa le verre en en demandant un autre. Le temps qu’elle soit servie, elle appuya ses coudes sur le comptoir et déposa sa tête dans ses mains en fixant le meuble d’un air à nouveau non-présent. La sombre princesse des ténèbres semblait assez lointaine, comme si son esprit s’était envolé loin, très loin de son corps de poupée. Clignant finalement des yeux, son regard azuré parcourait doucement la salle emplie d’ivrognes dont certains la fixaient. Décidément, c’était un endroit vraiment… Glauque, du moins ça l’était moins que son manoir. C’était déjà ça. Elle frotta doucement la tête de son chat, qui l’observait de ses yeux noirs. Il continuait de ronronner, sortant doucement ses griffes pour se mettre à l’aise. Il était assis tranquillement sur ses genoux, continuant de la fixer. Cela l’embarrassa un peu de se sentir fixée, que ce soit par ces pervers ou par Hononeko. D’une rapidité assez flagrante, elle secoua la tête pour effacer ces mauvaises pensées de sa tête puis se tourna vers le comte Trancy avec un léger sourire contrairement aux clients qui ne semblaient pas trop contents.

« Comte Trancy je suppose, n’est-ce pas ? Que faites-vous dans un tel endroit ? Il me semble que ces personnes ne vous aiment pas trop à vrai dire… »

Elle eut finalement un sourire mesquin sur ses lèvres, battant de temps en temps des cils avec ce même air innocent et pur sur le visage. Son visage était vraiment enfantin, qui aurait pu croire que sous ce masque se cachait un véritable monstre dévoreur d’âmes ? Enfin, c’était un peu exagéré… Cela faisait longtemps qu’elle n’en avait pas mangé, elle était devenue presque inoffensive dans ce domaine. Voyant le nez enrhumé du jeune comte, elle fouilla un peu dans les poches de son manteau et lui tendit un mouchoir tout propre, venant tout juste d’être lavé. Ayae esquissa un sourire plutôt doux et gentil pour une fois, ce qui était assez étonnant. Elle se remit à rire légèrement, trouvant l’attitude des ivrognes un peu… Abusée ? Oui, probablement.

« Je pense que vous devriez sortir avec des mouchoirs lors des jours de pluie, vous saurez que c’est préférable à l’avenir si vous ne voulez pas tomber malade.~ »
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Jeu 7 Juil - 0:53

« Déjà, je vous interdis de m’appeler par ce surnom… Je le déteste. Et puis, je… »

Alois avait été heureux que sa phrase lui avait lui réagit, bien qu’il baissa légèrement la tête en voyant sa réaction, navré d’avoir encore attiré des ennuis. Il s’était étonné quand il l’avait entendu soupirer entre ses deux phrases. Elle remarqua bien son instant de non-présence, et répondit à cela par un soupir, remarquant par légers coups d’œil par la fenêtre pour éviter le regard assez méprisants des autres personnes du lieu, qui même ayant reprit leur conversation, continuait de tourner leur attention sur le Comte.

« Bien que cela puisse paraître, je n’ai pas le cœur brisé… »

Il n’émit toujours aucun commentaire, regardant la jeune fille qui jouait avec son chat, très heureuse ainsi. Elle rirait à tue-tête, joyeusement. Il la regarda boire avant de voir qu’elle se resservait, avant de retomber dans son état d’oubli.
Alois n’avait cessé de la regarder avec des yeux envieux, bien qu’il voie qu’elle n’était pas aussi heureuse qu’elle en ait l’air. Mais peu celui lui apportait.
Que ça soit à l’extérieur ou dans son manoir, on ne prêterait aucunement vraiment attention à lui : ni à sa personne extérieure, ni à sa personne intérieure.
Il n’était qu’un noble qui vivait ses doux jours sans trop se perturber l’esprit.
Il aurait aimé hurler le contraire, donner à ce monde damné la remontrance de ce que lui supportait. Mais c’était un cas à part. Il avait toujours été un cas à part.
A cause de sa vie pourrie, de son comportement, de son physique, de ses goûts…
Il remarqua qu’elle secoua la tête, et qu’enfin, elle daigna à accepter sa présence, et en lui parlant dans un petit sourire, geste qu’il apprécia grandement.

« Comte Trancy je suppose, n’est-ce pas ? Que faites-vous dans un tel endroit ? Il me semble que ces personnes ne vous aiment pas trop à vrai dire… »

Il attendit la fin de son marmonnement, et t’entendre sa deuxième réponse avant de daigner à lui répondre, s’enfilant son deuxième verre tout en prenant le mouchoir qu’elle lui passa.
Il lui remercia du regard pour sa gentillesse.

« Je pense que vous devriez sortir avec des mouchoirs lors des jours de pluie, vous saurez que c’est préférable à l’avenir si vous ne voulez pas tomber malade.~ »

Alois confirma tout doucement, dans un ton assez de mauvaise humeur :

- Oui, je suis le Comte Trancy, Alois. Oh, je suis là pour me détendre les nerfs après une mauvaise nouvelle qui m’a pourrit ma journée. Et pour le comble de mon malheur, je sors dehors en fin d’après-midi espérant un peu plus de chance, il pleut, et cette putain de domestique d’Hannah n’a même pas prit de parapluie. Ces femmes domestiques silencieuses, je te jure. Même avec des gifles, ça ne changent pas. Elles restent muettes comme une tombe. Si je tombe malade à cause d’elle, elle le payera cher de toute façon. Merci du conseil, même si personnellement, je sors par coup de tête et je laisse mes domestiques faire le reste.

Il réclama aussitôt sa phrase finie deux autres verres où le barman accéda à sa demande, voyant bien que l’état du Comte s’était dégradé. Le Comte en profita pour se moucher.

- Le Comte Trancy est un très bon client, c’est pour cela que nous l’acceptons dans ce bar, chose qui est difficile pour lui à trouver, murmura le barman à Ayae, vu qu’elle avait osé parler avec ce solitaire par omission.

- Enfoiré, ne parle pas de ma vie à tout le monde ! S’emporta légèrement Alois en s’empiffrant ses deux verres tout en recommandant un autre. De toute façon, elle n’intéresse personne. Elle n’est pas glorieuse et je sais que ces insectes de nobles et ces enflures de citadins seraient mieux sans moi, continua Alois dans une tonalité froide en posant ses doigts sur le verre, portant presque sa tête entre ses mains, créant un peu de buée sur le verre.

L’adolescent blond se reprit tout doucement :

- Ton chat est mignon, fit-il d’une voix très douce, ayant quelques rougeurs dû au fait qu’il commençait à devenir saoul. Je suis désolé de t’avoir vexé tout à l’heure avec le surnom. Je l’ai bien regretté quand tu m’as presque ignoré l’instant d’après. J’ai bien vu que quelque chose te traçasse. Bien que cela ne me regarde pas…s’excusa d’une voix toute tristounette Alois.

Il se moucha à nouveau, terminant son verre et payant déjà la somme qu’il devait, avant de renfermer sa tête entre ses mains, regardant toujours la jeune fille qui se tenait auprès de lui.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Jeu 7 Juil - 19:09

- Oui, je suis le Comte Trancy, Alois. Oh, je suis là pour me détendre les nerfs après une mauvaise nouvelle qui m’a pourrit ma journée. Et pour le comble de mon malheur, je sors dehors en fin d’après-midi espérant un peu plus de chance, il pleut, et cette putain de domestique d’Hannah n’a même pas prit de parapluie. Ces femmes domestiques silencieuses, je te jure. Même avec des gifles, ça ne changent pas. Elles restent muettes comme une tombe. Si je tombe malade à cause d’elle, elle le payera cher de toute façon. Merci du conseil, même si personnellement, je sors par coup de tête et je laisse mes domestiques faire le reste.

Elle sourit légèrement, très peu choquée par cette révélation. Hannah, n’est-ce pas ? Elle en avait entendu parler… Hannah Annafellows… Alors comme ça elle s’intéressait à l’âme du comte Trancy ? Elle qui était pourtant si difficile… Cela étonna la petite comtesse sur le coup, mais elle se dit que ça ne la regardait pas. Même pas du tout à vrai dire, c’était les affaires de la soubrette et non les siennes. Sortir par coup de tête… Tiens, le portrait craché d’Ayae. Le barman s’approcha discrètement de la sombre princesse, venant murmurer tout bas à son oreille pendant que le comte Trancy se mouchait tranquillement. Elle comprit parfaitement ce qu’il lui disait malgré le bruit qui résonnait dans le bar. Les rires des ivrognes, les verres cassés, ce devait être énervant à supporter toute la journée tout de même. Mais bon… C’était une habitude à prendre après tout. Au final, cela devait sembler amusant peut-être.

- Le Comte Trancy est un très bon client, c’est pour cela que nous l’acceptons dans ce bar, chose qui est difficile pour lui à trouver.

Elle eut un léger sourire sur les lèvres, murmurant à son tour.

« Oh, je vois…~ »

Lorsque le comte Trancy se leva brusquement, Ayae tourna simplement la tête. Un regard sans émotions était à nouveau présent, mais assez interrogatif. Elle se demandait ce qu’il se passait pour qu’il réagisse de cette manière, puisqu’après tout elle s’en fichait un peu de sa vie. Seulement ça, c’était intéressant. Qu’il s’énerve pour tenter de masquer ses problèmes, c’était assez amusant. Enfin quelque chose pour divertir la jeune comtesse.

- Enfoiré, ne parle pas de ma vie à tout le monde ! De toute façon, elle n’intéresse personne. Elle n’est pas glorieuse et je sais que ces insectes de nobles et ces enflures de citadins seraient mieux sans moi.

Là, une expression ne plut guère à la princesse au cœur sombre. L’expression "Insectes de Nobles". Manque de respect assez important. À vrai dire, malgré qu’elle pense la même chose, elle n’aimait pas que l’on parle de ça devant elle. Tous n’étaient pas de misérables insectes, vraiment. Elle soupira d’un air agacé, regardant le barman servir à présent tous les autres clients. Elle se sentit un peu vexée par cette remarque désobligeante, après tout elle aussi faisait partie de la noblesse. Mais elle se calma bien vite voyant que le comte Trancy était un peu saoul. Elle posa à nouveau sa tête sur le comptoir en soupirant longuement, la mine défaite. Ses émotions étaient un peu mélangées. Devait-elle le haïr à son tour ou tout simplement l’apprécier tel quel ? Elle n’en savait rien. Rien de pire pour un démon que d’être indécis, pour sûr. Elle tenta vainement de se résoudre à s’énerver, mais rien ne sortit. Peut-être qu’elle allait s’énerver un peu plus tard… Entonnant d’une voix douce et pourtant semblant assez fragile, le comte Trancy entama des paroles inhabituellement tendres. Ayae cligna légèrement des yeux, le regardant parler. Il avait déjà l’air saoul… Enfin, un peu.

- Ton chat est mignon. Je suis désolé de t’avoir vexé tout à l’heure avec le surnom. Je l’ai bien regretté quand tu m’as presque ignoré l’instant d’après. J’ai bien vu que quelque chose te tracasse. Bien que cela ne me regarde pas…

Elle se mit alors à regarder Hononeko, qui lui fixait le jeune comte. Cela dura un bon moment avant que le félin ne tourne à nouveau la tête vers sa maîtresse et se remette à ronronner. Il remua lentement sa queue et vint mordiller le doigt que lui tendait la petite fille mais d’une manière peu brutale, juste pour jouer. Il semblait avoir très envie de jouer contrairement à la comtesse, qui elle passait plutôt son temps à se brouiller la tête par de mauvaises pensées. Elle déposa alors un léger baiser sur le sommet de la tête de l’animal, ce qui le calma rapidement. Elle sourit légèrement, venant frotter très légèrement son nez contre le museau du chat, qui lui semblait plutôt content des caresses que lui faisait sa maîtresse. Ayae savait pertinemment que lorsqu’il mourrait, elle pleurerait toutes les larmes de son corps. C’est le chat qu’elle avait le plus aimé parmi tous ceux qu’elle avait eu. Après tout, elle semblait jeune mais avait plus de 200 ans. Elle devait s’estimer heureuse de garder son teint de pêche, mais elle s’en fichait totalement. Ce qu’elle voulait, c’était être aussi vulnérable qu’un être humain et mourir de vieillesse, ce qui lui était impossible à l’instant même. Entendant de nouveau le comte se moucher, elle tourna son regard vers lui qui semblait la regarder aussi. Elle esquissa un faible sourire à nouveau, voulant lui prouver qu’il avait raison. Même s’elle n’avait pas trop envie d’en parler, il fallait qu’il sache tout de même. Il en avait le droit, de toute façon sa vie avait encore le temps de changer… Beaucoup de temps. Il paya ce qu’il devait pour le moment ce qui fis rire la petite comtesse pendant un moment. Puis, lentement, elle s’arrêta de rire pour montrer à nouveau un air impassible malgré le sourire qu’elle avait sur les lèvres.

« Effectivement, quelque chose me tracasse… Mais rien de bien grave. Par contre, si vous continuez comme ça, vous ne tiendrez même pas debout.~ »

Elle se remit à rire, trouvant cette situation assez comique. Un noble ivre, elle se demandait ce que ça donnait. Voyant son second verre arriver, elle le prit délicatement dans ses mains et se l’enfila rapidement, en redemandant encore. Décidément, elle aussi finirait saoul si ça continuait. Mais bon, elle en avait besoin… Besoin de se sentir un peu moins seule. Finalement, elle vit Hononeko hérisser ses poils et se redresser, ce qui l’étonna grandement. Se retournant rapidement, elle sentit des regards mal placés sur elle ce qui la fit soupirer longuement. Recommençant à caresser le félin, ses mains effectuèrent de doux gestes tandis que ses lèvres murmuraient à l’animal de se calmer. Lentement et doucement, Hononeko se calma en regardant sa maîtresse, comme s’elle venait de se faire agresser. Cela la fit rire de plus belle, puis, entendant l’un des ivrognes s’approcher discrètement, elle donna un coup de pied dans le comptoir pour essayer de rester calme. Finalement, d’un air mesquin, elle se tourna vers l’alcoolique en question et lui mit un coup de pied dans le tibia.

« Tu m’approches, je te fais bouffer le tabouret. En entier. ~ »

Voyant l’air un peu effrayé de l’humain, elle éclata de rire. Décidément, elle semblait bien s’amuser malgré qu’elle ait un petit coup dans le nez à cause de l’alcool. Etait-ce cela qui la poussait à tant s’amuser malgré la tristesse qu’elle avait au fond d’elle ? Possible. Tout à fait possible même. Se tournant de nouveau vers le barman, elle enfila le troisième et le quatrième verre que venait de lui déposer le jeune homme. C’était vraiment délicieux, quoi qu’un peu fort. Le fait d’être un peu ivre l’amusait de plus en plus, puisqu’elle ne savait pas comment ça allait se terminer. C’était plutôt amusant à essayer d’imaginer d’ailleurs. Qui sait ce qu’elle pourrait faire après tout ? Hononeko, voyant qu’elle commençait à perdre un peu la tête à cause de l’alcool, vint lui mordre l’oreille pour la réveiller. Ayae fit un bond sur son tabouret, regardant l’animal qui était à présent assis sur son épaule. Puis elle se remit à rire, mais plus calmement. Cette fois, c’était plus un rire de gêne plutôt qu’un rire d’amusement.

« Désolée Hononeko, je crois que j’ai un p’tit coup dans le nez ! ~ »

Elle se tourna finalement vers le jeune comte, qui ne savait même pas qui elle était. Elle sourit légèrement, les joues rouges. Elle vacillait légèrement sur le tabouret alors elle se tint au comptoir en riant. Décidément, elle avait l’air vraiment inoffensive, même ivre…

« Enchantée Alois ! Comtesse Nakamura. Ayae Yûna Nakamura pour être plus précise. Pauvre Hannah, vraiment, je me demande ce qu’elle devient celle-là ! ~ » fit-elle entre deux hoquets. « Moi je suis là tout simplement parce que je me sentais seule, et mon manoir est trop sombre.~ »
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Jeu 7 Juil - 20:37

Alois n’était pas resté inactif, même s’il se contentait de se dévoiler assez oralement.
Il avait remarqué son expression surprise, comme si le prénom d’Hannah lui était familier.
Personnellement, lui, il s’en fichait. Hannah n’était que sa servante et son bouc émissaire.
Il n’avait pas besoin de lui accorder de grands éloges, de grande importance…
Il n’avait jamais su la cerner même si, dans son instinct naturel, il avait cerné qu’elle n’était pas normale. Mais Alois n’avait rien cherché à supposer, même si cela revenait à être une supposition moindre…il ne le voulait pas y penser car ses domestiques restaient ses domestiques. En dehors, il était seul. En dehors, il n’avait personne.
Excepté que dans la mort il retrouverait Luka, son unique raison de vivre.
Les attaches, Alois en avait conscience qu’elles disparaîtraient car au fond, on le haïrait toujours. On ne pouvait que faire cela face au gamin mal élevé qu’il était…
Les ivrognes, les verres cassés, l’ambiance malsaine du bar, il en avait l’habitude.
Un air de chez lui quasiment, toujours dans les ténèbres, toujours dévoré par ce noir intense…
Il n’avait connu que ça, et cela l’avait anéantit, l’avait rendu malléable caractériellement, à un tel point que pauvre humain qu’il était, il attirait comme des aimants les personnes les plus bizarres sans véritablement s’en rendre compte…
Mais il restait humain avec des désirs tout à fait humains, bien que surréaliste dans son cas.
Un jour, il le savait, cela devait éclater. Tout ce qu’il avait gardé devrait un jour sortir.

Lorsque qu’Alois se déchaîna en attendant les dires du barman qui ne lui plaisait pas, il vit que la jeune fille à côté de lui avait soupiré d’un air agacé.
Serait-elle une noble elle aussi ?
Il avait remarqué son air vexé, ce qui pouvait confirmer son interrogation intérieur dans le positif. Alois devait admettre que la considération de son rang n’était pas superbe.
L’ancien Comte l’avait malmené à un point tel, le vendant de temps à autre à d’autres nobles pour abuser de son corps, qu’il méprisait désormais les nobles au plus haut point.
Du moins, temps qu’il n’avait pas des preuves qui contredisaient le fait qu’ils étaient des « misérables insectes ». Alois s’incluait dans cette catégorie, le sous-entendait à mi-voix, ce qui avait provoqué chez lui une haine envers lui-même. Alois ne se le cachait pas, il était pitoyable. Il essayait vainement de se faire une place dans cette société renfermé en sachant que c’était vain, et par manipulation en usant de ces charmes, il tentait de se faire un nom.
Seulement, il faisait partit des nobles consumés et enchaînés par les ténèbres de la reine.
Il leur était impossible de changer leur considération minable excepté dans la fin de la lignée même de la famille. L’héritage était ainsi : domaines, entreprises, capitaux, mais aussi trafics et les contrats avec les cercles mafieux de Londres.
S’écarter de ces derniers héritages, c’était se condamner, car de tels contrats s’étaient écoulés en plusieurs générations, de ce fait, les mafieux étaient presque devenus des amis.
Alois découlait d’un des trafics de cet ancien Comte donc savait parfaitement de quoi il parlait. Il avait dû jouer la fine lame pour libérer les gamins tout en ne laissant aucune trace de ce trafic. Les voix des rumeurs étaient restées muettes sur ce sujet, car la nouvelle cible à abattre était là : Alois Trancy, le dernier héritier.
On fermerait les yeux sur son passé.
On fermerait les yeux sur ce qu’il était. L’essentiel était d’anéantir cette menace.
Sa liberté avait été empoisonné, et Alois y était voué jusqu’à son dernier souffle.
Comme si sa vie lui avait forcé à faire tels choix pour éviter la mort pour qu’il s’agrippe à cette toile d’araignée finement tissée.
C’était à quoi il pensait quand il créa de la buée sur le verre, à la fois énervé et détruit.
Sa voix avait beau être froide, les yeux dévoilaient l’inverse, ce qui faisait d’Alois Trancy ce qu’il était devenu : des superpositions de contradictions.
L’illusion avait toujours été son arme. L’illusion de l’apparence d’être le grand méchant parce qu’il avait toujours eut la sensation de l’être. Même l’illusion d’être heureux, de pouvoir sourire en étant parfaitement lucide sur son destin. Il avait déjà fait les comptes.

Quand il changea de tonalité, il avait changé la donne, la façon de s’entretenir avec elle.
Il avait détruit tout ce tissu de mensonge pour se concentrer sur une réalité qui pouvait se voir, mais qu’il cachait. Même en étant un peu saoul, il était lucide, très lucide, trop réaliste.
Il n’avait eut l’occasion de pouvoir parler de ce qu’il le tracassait, mais il fallait qu’on puisse l’écouter, pas le détester mais l’accepter, l’affectionner, le prendre en amitié.
Alois savait que si cela aboutissait à un échec, il allait en pleurer, même dans ce bar.
Sa solitude avait assez duré.
Alois se contenta de regarder tendrement le chat jouer avec sa maîtresse, dans un air mi-envieux. Il n’avait jamais connu cela, mais en devinait les sensations.
Il apprécia du regard le fait qu’elle lui avait sourit en retour, bien que c’était un faible sourire.
Tandis qu’il paya, Alois entendit à nouveau le rire de la demoiselle à côté de lui.
A sa tête, on pouvait supposer que le Comte le prenait mal, vu qu’à ses yeux, la mademoiselle à côté se moquait de lui. Et il n’appréciait pas ça du tout. Il détestait principalement les femmes pour ça, et c’est dans ce but qu’il montrait qu’eux les hommes étaient supérieurs à ces beautés qui se croyaient plus intelligentes qu’eux.
A vrai dire, Alois n’avait confiance en personne. A part Claude et encore…
Il ne s’attendit pas vraiment à une réponse, notant que la jeune fille était bien même sans lui.
Un air impassible avec un sourire, voilà le visage de cette dernière quand elle lui parla :

« Effectivement, quelque chose me tracasse… Mais rien de bien grave. Par contre, si vous continuez comme ça, vous ne tiendrez même pas debout.~ »

Même s’il avait bien saisi sa réponse, il détestait vraiment de revoir Claude en elle.
Malgré ses yeux vides, c’était la même chose, le même regard.
Alois pouvait très vite en tirer une conclusion claire. Il ne préféra pas commenter sur sa situation presque dramatique : rencontrer un démon dans un bar, c’était la meilleure.
Fêtait-elle d’avoir pu dévorer une nouvelle âme ?
Tout cela se perdit dans sa tête, en l’entendant rire comme si de rien n’était.
Alois s’était renfermé, s’était contenté de fermer les yeux. Il en pouvait plus de son rire.
Il avait bien entendu sa réponse envers l’alcoolique sans méfiance.
Il l’entendit bien s’amuser à boire, alors que lui essayait de boire pour oublier, s’oublier.
Alois se tapa un peu la tête contre le comptoir, se moquant complètement de la douleur.
Il devait serrer les dents pour éviter de craquer, pour ne pas devenir fou.
Ce n’était vraiment pas son jour aujourd’hui. Il aurait dû découcher, partir du manoir dès le matin et revenir que le soir, couvert de sang, avec des membres fracturés…
Qu’il soit là ou pas, quelle importance de toute façon…il n’était qu’un noble fantôme…
Au regard d’Alois, on vit bien qu’il se maudissait.
Le barman qui semblait en connaître gros sur l’adolescent blond pourtant le laissait comme ça, et quand Alois s’était retapé la tête en l’entendant bien rire, se moqua bien publiquement de lui peu après la fin de la présentation d’Ayae presque saoule tandis qu’un léger fil de sang coulait du front de l’adolescent à la ramasse moralement :

- Le Comte Trancy est en déprime. Il ne doit attendre que la belle bonté d’une personne qui lui tuera, rendant toute la société bien meilleure !

Le barman avait crié assez fort pour que les alcooliques soient en accord avec lui, ce qui était le cas. Tout le monde levait son verre face à la phrase très sincère du barman, où différents éclats de rires s’entendaient encore plus.
Alois avait rattrapé ses larmes aux yeux tandis que le barman l’ignorait, que les alcooliques l’ignoraient. N’étant plus un client, il redevenait la plaie de tous.
Se tournant vers Ayae, l’adolescent lui répondit d’une voix brisée parce qu’il retenait ses larmes, sachant qu’elle s’en moquerait elle aussi :

- Enchanté Ayae. Oh, Hannah est une de mes servantes. Je ne savais pas qu’un démon la connaissait. Ravi de faire ta connaissance. Tu sais, tu devrais arrêter de boire. Je me saoule suffisamment peu pour que tout ce qui sort de ma bouche soit la vérité pure, bien que personne ne s’y intéresse. Tu as l’air d’une noble très bien élevée pour avoir réagit à ma phrase, et j’espère que je pourrais tuer ta solitude le mieux que tu peux.

Il ne choisissait plus ses mots et ça se voyait. Comme il l’avait dit, tout sortait du cœur.
Tout était purement sincère.
Il prit à nouveau un mouchoir, non pas pour se moucher, ni pour essayer de guérir sa plaie, mais d’afin d’essuyer ses larmes aux yeux. Mais il n’y arriva pas, devant se moucher d’urgence, éternuant à nouveau. Ses yeux bleus commençaient à être de plus en plus dévastés par la tristesse, mais il se refusait de pleurer. Il se contenta de regarder Ayae dans un sourire triste quand il termina de se moucher. Un sourire triste qui voulait tout dire : le poids où il était rejeté, et seul, alors que ce n’était pas ce qu’il voulait, mais que c’était presque la fatalité.
Son regard réclamait de l’attention, de la compassion presque de la pitié face à ce qu’il venait de dire et à son état misérable.
Mais provenant d’un démon, il savait que c’était vain.
Pourtant, il avait espoir que cela ne mène point à rien…
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Sam 9 Juil - 13:33

- Le Comte Trancy est en déprime. Il ne doit attendre que la belle bonté d’une personne qui lui tuera, rendant toute la société bien meilleure !

Ayae fut choquée de la réaction des ivrognes face à cette phrase. Décidément, cela la mettait de mauvaise humeur. Bien que cette phrase semblait peut-être vraie, la jeune comtesse s’en fichait complètement. Que de foutaises. De toute façon, de la part de personnes ivres de ce genre, ce n’était pas étonnant. Avec tous les bars qu’elle avait fait jusque là, cela ne l’étonnait plus vraiment que de telles personnes existent. Même elle, qui était pourtant une démone, était dépressive sur les bords. Elle observa un instant le regard du comte, vacillant encore plus. Décidément, l’alcool ne lui réussissait pas même s’elle gardait conscience de ses actes. Son regard fusilla un petit moment celui du barman, qui tourna la tête pour retourner à son travail. Tandis que le comte était dans ses pensées, un filet de sang coulait sur son front. Après tout, il venait de se cogner la tête contre le comptoir. Lorsqu’il se tourna vers elle, elle observa qu’il n’était pas bien joyeux et pas aussi confiant que lorsqu’il était entré tout à l’heure. Il avait un grain de tristesse dans la voix, qui semblait brisée. Il devait probablement se retenir de pleurer. Ah la la, la fierté masculine…

- Enchanté Ayae. Oh, Hannah est une de mes servantes. Je ne savais pas qu’un démon la connaissait. Ravi de faire ta connaissance. Tu sais, tu devrais arrêter de boire. Je me saoule suffisamment peu pour que tout ce qui sort de ma bouche soit la vérité pure, bien que personne ne s’y intéresse. Tu as l’air d’une noble très bien élevée pour avoir réagit à ma phrase, et j’espère que je pourrais tuer ta solitude le mieux que tu peux.

Elle gonfla ses joues d’un air agacé suite à cette phrase. Elle, bien élevée ? Cela l’étonnait. Si sauter dans les flaques d’eau et picoler c’était être bien élevée, où allait le monde dans ce cas… De plus, elle était complètement ivre à ce moment-là mais était parfaitement consciente de ce qu’elle voyait ou entendait. Evidemment qu’elle réagissait aux phrases, puisqu’elle-même voulait tuer la solitude. Et puis, la discussion avec quelqu’un qui pouvait au moins la comprendre un peu lui faisait du bien. Beaucoup de bien. Ne supportant plus le rire des ivrognes qui chantaient à tue-tête, elle se leva brusquement, tapant du poing contre le comptoir dans lequel elle fit un trou. La rage lui montait à la tête comme si l’on venait de lui mettre une bouillotte dans le cerveau. Sous l’effet de l’alcool, elle avait un peu de mal à tenir debout. Mais elle avait suffisamment d’équilibre pour le moment. Tout le monde se tut, la regardant avec des yeux interloqués. Elle se mit sur ses gardes comme un chien sur la défensive, commençant à râler.

« Non mais sérieux ! Vous avez que ça à foutre, vous moquez de quelqu’un en dépression ?! Vous êtes bien là pour une raison du même genre, pas vrai ?! Vous noyer dans l’alcool, c’est tout ce que vous savez foutre ou quoi ?! C’est vraiment pathétique ! »

D’un coup, plus rien. Même le barman ne plaçait pas un mot. Visiblement, l'alcool la rendait vulgaire, ce qui était inhabituel chez la comtesse. Elle se rassit rapidement sur son tabouret, ne tenant plus debout. Ses yeux observaient les clients qui avaient à présent tous la mine abattue. Décidément, elle n’avait eu que de surprises aujourd’hui… Qu’est-ce que ça allait être après les ivrognes qui se taisent ? Les zombies qui sortent de leur tombe ? Cela la désespérait que ses paroles aient fait taire ces gens qui chantaient il y a pourtant quelques instants. Peut-être que l’alcool lui faisait un effet de colère supérieur à lorsqu’elle était sobre ? Tout à fait possible. Elle s’appuya contre le comptoir, retirant son poing du trou. Elle s’affala presque dessus, commençant à avoir le tournis à cause de l’alcool qui faisait effet sur son cerveau. Voyant que le comte devait se sentir un peu oublié, elle tapota gentiment sur sa tête en souriant grandement, comme détendue. Bien évidemment, ses joues rouges la trahissaient. Elle était vraiment ivre, comme jamais elle ne l’avait été. Voyant son sourire triste, le sien s’effaça lentement. Il devait s’imaginer qu’un démon ne pouvait pas donner d’affection, mais ayant vécu si longtemps parmi une famille d’humains elle avait appris à apprécier, comme jamais un autre démon ne le ferait réellement. Elle était habituée à rassurer les autres plutôt que de penser à se rassurer elle-même. Pour elle, il fallait privilégier les autres avant soi-même. Une drôle de démone, n’est-ce pas ? Oui, c’était assez étonnant. Surtout qu’elle, elle haïssait son rang d’immortel plus que tout. Elle aperçut quelques larmes au bord des yeux d’Alois, ce qui lui serra un peu le cœur. Doucement, elle le prit dans ses bras en caressant délicatement ses cheveux d’un air protecteur, même s’il pouvait s’imaginer qu’elle était simplement ivre pour réagir d’une manière pareille. Il fallait qu’elle le prouve, par les mots. Se justifier quoi…

« Tu sais, il ne faut pas que tu te retiennes de pleurer… Ce n’est pas parce que je suis ivre que je ne suis pas sérieuse, je suis totalement consciente de ce que je dis ou fais. » annonça- t-elle entre deux hoquets. « Tu sais, il ne faut pas te retenir trop de pleurer, sinon tes larmes tomberont au moment où tu t’y attendras le moins… Crois moi, je sais ce que je dis…~ »

Elle se recula, un fin sourire sur les lèvres. Elle recommença à tapoter gentiment la tête du comte pour qu’il se rende compte à quel point elle était sérieuse. Ayae n’aimait pas mentir, même, elle ne pouvait pas. Contrairement aux autres démons, l’âme d’une personne innocente comme celle d’Alois ne l’intéressait pas. Voilà bien longtemps qu’elle n’en avait pas dévoré, et ça ne lui manquait absolument pas. D’ailleurs, elle-même avait des sentiments comme la tristesse ou encore la colère. Un filet de larmes coula de ses yeux bleus, qu’elle essuya doucement. Elle se mit à sourire pour prouver qu’elle aussi pouvait pleurer, ressentir les choses qu’un humain ressentait au cour de sa vie. Après tout, elle avait versé tant de larmes qu’elle ne pouvait pas les compter. Les autres démons, eux, étaient vraiment sans émotions. Ils ne ressentaient pas la peur, la joie. Seulement la moquerie ; qu’Ayae ne qualifiait pas comme sentiment d’ailleurs. Alors qu’elle se leva, elle s’étira légèrement pour ne pas s’étaler par terre comme une chaussette. Hononeko, lui, revint se poser sur l’épaule de sa maîtresse d’une manière droite, comme une gargouille. Ses yeux verts parcouraient la salle jusqu’à croiser le regard azuré d’Ayae. Il se stoppa alors, ne bougeant plus du tout. Elle rit légèrement, mais c’était un rire dut à l’alcool et cela s’entendait au brin de sa voix qui était plutôt grave par rapport à tout à l’heure.

« Vraiment, il ne faut pas se laisser abattre par des ivrognes de ce genre. Ils sont vraiment stupides au fond ; la preuve : ils n’ont même pas osé me répondre et se sont contentés de garder le silence… Mais c’est vrai que j’aimerais bien savoir ce qu’ils ont en tête pour venir picoler.~ »
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Sam 9 Juil - 15:40

Alois, malgré sa grande tristesse qui ressortait, remarqua que suite à sa phrase sur la noblesse, elle avait gonflé les joues et semblait agacé. Il prit un air fautif.
Ce fut quand elle tapa sur le comptoir qu’il oublia cet air, légèrement apeuré, et en demeura presque ahurit quand un long silence retentit quand elle s’énerva :

« Non mais sérieux ! Vous avez que ça à foutre, vous moquez de quelqu’un en dépression ?! Vous êtes bien là pour une raison du même genre, pas vrai ?! Vous noyer dans l’alcool, c’est tout ce que vous savez foutre ou quoi ?! C’est vraiment pathétique ! »

Face au silence, Alois comprit que sa situation ne changerait jamais.
Il savait très bien pourquoi ses paroles avaient causés un tel silence, mais il ne voulait pas le dire. Il était là que pour oublier son nom maudit et sa vie pourrie qui s’enracinait.
Il se contenta de la regarder, bien que son état ne semble à ses yeux préoccuper vraiment personne. Ses yeux tristes dévoilèrent de la reconnaissance envers Ayae qu’il venait à peine de rencontrer, et qui pour la première fois de sa vie, lui portait sa cause.
L’alcool avait principalement effet, et Alois le savait parfaitement, de permettre aux autres de voir la réalité. En bon observateur, il ne faisait que se fouler à la foule quand il allait au bar, être dans un état qui lui permettait d’être bien réceptif et regardait autour de lui.
Après tout, s’il avait une renommée de grand manipulateur bien qu’il était jeune, ce n’était pas pour rien. Certes, il était triste d’être à chaque fois descendu au plus bas, mais ça lui donnait en même temps le temps de cogiter à une vengeance.
L’ambiance du bar allait rechanger quand il allait se permettre de déclarer les quatre vérités aux ivrognes et au barman. Bien que pour le moment, le fait d’être oublié, le pesait vraiment.
Vu qu’il pouvait de permettre cela, autant parler et se venger en même temps.
Cela ferait une pierre deux coups, et avec un peu de chance, il pourrait sympathiser avec Ayae. Il savait ranger sa misogynie quand il fallait.

L’œil bien observateur et super triste, il l’a vu presque s’affaler sur le comptoir, retirant sa main de ce dernier. Il remarqua qu’elle réagit à son sourire triste en effaçant le sien.
Il eut un regard d’étonnement quand elle lui tapota la tête, bien que ses joues rouges montrent qu’elle était bien ivre. Alois regarda ses yeux, et en vu de la sincérité.
Alois sursauta de surprise quand Ayae le prit dans ses bras, en prenant soin de le faire doucement. Il se sentit aimé.
Surtout qu’elle lui caressait les cheveux dans un air protecteur.
Alois par réflexe s’attacha à elle, comme si elle ne voulait pas qu’elle parte, toujours les larmes aux yeux. L’affection, ce qu’il avait cherché depuis tant d’année, en plus donné par un démon qui était réceptif à son état…une chance, un miracle, il ne voyait que cela.

« Tu sais, il ne faut pas que tu te retiennes de pleurer… Ce n’est pas parce que je suis ivre que je ne suis pas sérieuse, je suis totalement consciente de ce que je dis ou fais. » Annonça- t- elle entre deux hoquets. « Tu sais, il ne faut pas te retenir trop de pleurer, sinon tes larmes tomberont au moment où tu t’y attendras le moins… Crois moi, je sais ce que je dis…~ »

Il hocha la tête dans un signe de compréhension, sachant qu’il n’allait craquer dans pas longtemps vu ce qu’il avait reçu comme surprise de sa part.
L’électrochoc l’avait fait enlever physiquement de son état saoul, avait quasiment fait ressortir sa partie brisée extérieurement. Pourtant, il lui fut impossible de lui faire comprendre temps qu’il était dans ses bras, qu’il savait que c’était sincère.
Quand il se recula, Alois exprima une reconnaissance du regard ainsi qu’un profond manque d’affection, surprit qu’elle se détache de lui aussi rapidement. Heureux et triste à la fois, tandis qu’Ayae tapota sa tête, tout en ayant des larmes silencieuses, il lui fit comprendre par les mots ce qu’il avait ressentit quand elle avait essayé de le rassurer :

- Je sais que tu es sincère…

Il ne put continuer sa phrase, prit dans un sanglot qu’il retenu.
Quand elle se mit à pleurer légèrement pour lui faire comprendre qu’elle pouvait ressentir les émotions, Alois eut un nouveau petit choc, bien que ce fût une bonne surprise.

Voyant Ayae se lever, il paniqua légèrement, ayant vraiment peur qu’elle parte.
Alois fit alors ce qu’elle n’avait jamais osé faire, et encore moins en public.
Dès qu’elle cessa de s’étirer tandis qu’Hononeko se posa sur l’épaule de sa maîtresse, il lui harpa tout doucement la manche pour la ramener auprès de lui.
Il eut un petit sourire en voyant qu’elle avait eut un rire dû à l’alcool, mais il n’était pas vraiment en état de réagir à des choses aussi bénignes.
Le fait qu’elle avait une voix grave ne le dérangerait pas plus que ça.

« Vraiment, il ne faut pas se laisser abattre par des ivrognes de ce genre. Ils sont vraiment stupides au fond ; la preuve : ils n’ont même pas osé me répondre et se sont contentés de garder le silence… Mais c’est vrai que j’aimerais bien savoir ce qu’ils ont en tête pour venir picoler.~ »

Il hocha la tête quand elle termina sa première phrase, à la deuxième aussi, et à son interrogation, il se pointa du doigt, le cœur serré, se mordillant les lèvres.
Bien que vraiment ridicule dans cet état mais étant oublié depuis quelques minutes vraiment toute fierté, Alois prononça tout doucement de sa voix bien triste :

- Ils…veulent…m’ou…blier…

Il parlait assez bas pour pas que les autres l’entendent, bien qu’à voir l’état d’Alois, le barman en fit tomber un verre. Les yeux bleus du concerné ne trahissait pas la vérité qui se trouvait devant eux. Les ivrognes regardèrent tous un instant Alois, avant de continuer à boire en se taisant, d’un coup l’air plus fautif.
Alois s’accrocha encore plus à sa manche, les yeux d’un enfant en perdition, suppliant tout doucement :

- Ne me laisse pas…

Alois retenu un nouveau sanglot, ne prêtant toujours pas attention au filet de sang qui coulait de son front. Les ivrognes finirent par reprendre leur conversation bien que plus doucement, et le barman avait de plus en plus de mal à faire son travail comme s’il était prit un poignard dans le dos. Alois pour sa part lâcha lentement sa manche, se collant à sa jambe, comme si son désespoir l'empêchait de tenir debout, se renfermant dessus tout en éclatant d’un coup en sanglots, vraiment en grosses larmes.

- jamais eut d’amour…jamais eut d’affection…première fois…

Sa voix était méconnaissable, vraiment douce, légère, tremblante, hésitante, lâchant en même temps ce qu’il avait sur le cœur le mieux qu'il pouvait, voulant qu'Ayae entende ses maux et sa reconnaissance.
Alois montra dans son regard que ce n'était pas une comédie, c'était vraiment ce qu'il avait au fond de lui. De même, on pouvait voir dans son regard une certaine haine envers ce qu'il était, une certaine haine sur lui-même mais que, il ne voulait pas mourir, il voulait vivre heureux, normalement comme les autres.
Il y avait un risque pour l’adolescent d’être violemment jeté, mais il s’en moquait.
Si cela arrivait, il irait s’enfermer aux toilettes pour pleurer dans son coin, se haïr comme il le faut. Dans le cas contraire, une porte de son souhait se serait en partie réalisée.
Il avait bien fait de demander à Hannah de rester à l’extérieur.
Alois se fit tout petit en attendant sa réaction, essayant le mieux qu’il pouvait de ne pas pleurer trop fort tandis qu’il se déchaînait dans sa tristesse comme une fontaine et de ne pas trop trembler provoqué par une peur du rejet, s’accrochant de plus en plus aux jambes de la démone.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Sam 9 Juil - 17:53

Alors que la jeune comtesse allait partir, elle sentit quelque chose –ou plutôt quelqu’un- la tirer par la manche. Elle tourna son regard étonné vers le comte Trancy, qui n’était autre que l’auteur de ce geste envers la démone. Suite à son interrogation, Alois se pointa du doigt en se mordant les lèvres. Là, elle comprit qu’elle avait dit une bêtise. Une énorme bêtise d’ailleurs. Il semblait avoir perdu toute sa fierté, cette fierté qu’il avait encore quelques minutes auparavant de ce geste de retient. Au début, elle ne comprit pas trop son geste. Elle le fixa, prise un peu de pitié en voyant son air triste… Cette voix brisée lui fendit le cœur complètement. Oui, elle éprouvait du remord.

- Ils…veulent…m’ou…blier…

Elle fut surprise par cette phrase dont elle comprit directement le sens. Alors ils le détestaient à ce point-là ? Elle se demanda ce qu’il avait bien pu faire pour être tant haït, mais bon cela ne la regardait pas du tout. Elle ne fit pas de commentaire là-dessus de peur d’être trop indiscrète à nouveau. Tous les regardaient, ne semblant pas comprendre. Le barman lâcha le verre qu’il essuyait à ce moment, regardant Alois d’un air plutôt étonné. Etait-ce si choquant que ça de voir un comte pleurer ou quoi ? Ayae, elle, n’avait pas l’habitude de pleurer, certes… Mais peut-être que le jeune Trancy si. Elle ne savait pas puisqu’elle ne le connaissait que de maintenant. Le voyant se laisser glisser doucement, elle le sentit s’agripper à sa jambe ce qui la fit sursauter légèrement. Elle ne s’y attendait pas vraiment, et cela lui rappelait quelque chose... Mais quoi ?

- Ne me laisse pas…

Cette phrase… Elle l’avait déjà entendue auparavant. C’était la dernière petite fille dont elle avait mangé l’âme qui lui avait dit ça lorsqu’elle était malade. Le cœur de la démone ce mit à chavirer complètement, mais c’était de douleur. Ces souvenirs lui faisaient tellement mal tant elle s’en voulait… Elle avait longtemps hésité à renoncer de prendre l’âme de cette si jeune personne mais avait fini par la dévorer, sous le souhait de l’enfant. Elle versa quelques larmes, ayant l’impression de revoir cette petite fille en lui. C’était à la fois plaisant et douloureux… Mais c’était probablement une bonne douleur après tout. La douleur de son cœur était intense et fréquente, mais jamais elle ne l’avait autant été. Revoir cette si jeune fille dans le corps d’un garçon ne pouvait que la chambouler davantage. Alois se renferma un peu plus contre sa jambe, comme s’il ne pouvait plus tenir debout. Ayae, elle, était prise d’une pitié énorme et pleurait encore plus. Elle n’essayait pas de se défaire de cette étreinte qui était pourtant gênante, au contraire. Elle restait immobile, fixant le plafond de ses yeux bleus qui n’avaient jamais décelés tant de tristesse d’un coup. Il fallait un début à tout de toute façon… Alors que les larmes du comte redoublèrent de volume, elle fut prise d’une peine encore plus intense, comme si l’on venait de la transpercer par coup de couteau.

- jamais eut d’amour…jamais eut d’affection…première fois…

Elle avait mal… Pour elle, mais aussi pour lui. La peine qu’il avait du entasser tout ce temps, il la lâchait enfin. Cela devait lui faire du bien de se vider autant de sa peine. Ayae, elle, ne le pouvait pas. Il ne fallait pas qu’elle montre de faiblesse, au risque de perdre ses moyens. C’était déjà mal parti, mais elle essaya de se rattraper en ravalant ses larmes. Elle se sentit de plus en plus agrippée, ce qui commença à la gêner légèrement. Son teint pâle se teinta lentement de rouge au niveau du visage, mais cette fois ce n’était pas l’alcool. Elle n’avait pas l’habitude qu’on la surprenne de cette manière. Elle retira doucement les mains du comte de ses jambes, puis ses bras et s’accroupit devant lui. Elle sourit légèrement, lui tapotant doucement la tête d’un air serein. Tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il se vide de ses larmes une bonne fois pour toutes. C’était la meilleure chose à faire. Alors qu’elle releva la tête, elle vit que le barman n’arrivait plus à travailler correctement face à ce qu’il venait de voir. Cela ne fit qu’augmenter son sourire davantage, la faisant rire intérieurement. Au fond, elle se moquait bien du barman qui n’arrivai plus à terme de ses tâches pourtant habituelles et normales pour une personne du même rang. Finalement, elle se remit à caresser doucement les cheveux d’Alois avec un sourire rassurant sur les lèvres.

« Tu vois ? Cela fait toujours du bien de se vider de ses larmes… Et puis… D’accord, je reste encore un peu si tu veux. ~ »

Son sourire resta sur son visage. Elle aida Alois à se remettre sur son tabouret puis elle se rassit sur le sien, demandant une soucoupe de lait pour Hononeko, qui commençait à avoir soif. Cela se voyait car il tirait la langue sans cesse, donnant des petits coups de tête à sa maîtresse. Alors que le barman s’exécuta, elle finit le verre qu’elle n’avait pas terminé. Bien qu’elle était encore ivre, elle commençait à se remettre un peu les idées en place ; ce qui était différent de d’habitude. Elle n’avait pas pour habitude de tenir l’alcool, du moins pas à ce point. Elle se replongea finalement dans ses pensées, sentant l’une des âmes en elle s’agiter un peu. Se souvenant qu’il y avait du sang qui coulait à flots sur le front du comte, elle essuya d’abord avec sa manche. Remarquant que ce n’était pas suffisant, elle arracha un long morceau de sa robe, venant bander la blessure avec. Une fois le bandage improvisé terminé, elle fit un petit nœud pour qu’il tienne le plus possible. Elle se recula doucement, souriant d’un air doux.

« Je pense que c’est mieux comme ça, ce n’est pas très joli à voir.~ »

Ayae se mit à rire légèrement, plutôt amusée de cette situation qui était pourtant assez sérieuse. Lorsque le barman déposa finalement la soucoupe de lait, elle lui fit un sourire pour le remercier et posa Hononeko juste devant celle-ci. Le chat se mit à laper doucement le lait, remuant lentement sa queue. Les mains de la petite comtesse se mirent à caresser doucement le dos de l’animal, le faisant ronronner pendant qu’il s’abreuvait tranquillement. Elle eut un air distant pendant quelques instants, le sourire allant avec. Mais malgré qu’elle ait l’air distante, elle était toujours présente au fond. Elle ne fit plus attention aux ivrognes et au barman, comme s’il n’y avait plus qu’Alois, elle et Hononeko… Comme si la salle était à présent vide… Son sourire naturel réapparut lentement, le regard plein de vie. Comme si quelqu’un venait de lui injecter une dose de bonheur dans le sang ; comme s’elle venait de se réveiller d’un long sommeil où tout était beau et joyeux. Elle fixait l’animal de ses yeux bleus, continuant ses longues caresses pleines de douceur et de fragilité.

« J’espère ne pas te perdre bientôt toi… Il n’y en a vraiment pas deux comme toi… »
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Sam 9 Juil - 18:53

Alois essayait de la maintenir le plus qu’il peut, ne voulant vraiment pas qu’elle parte.
Il savait que ça ne serait pas une simple détresse extérieur qui l’aiderait à calmer ses maux, et il avait eut raison : Alois pouvait faire confiance à cette démone.
Alois sentit qu’elle s’abaissa vers elle, lui retirant tout doucement ses mains ce qui lui fallu un petit sursaut de crainte sur l’instant. Elle vit qu’elle s’accroupit devant lui, lui tapant doucement la tête, lui souriant avant de lui caresser les cheveux.

« Tu vois ? Cela fait toujours du bien de se vider de ses larmes… Et puis… D’accord, je reste encore un peu si tu veux. ~ »

Il hocha la tête avant de parler bien que très difficilement, ses yeux bleus commençant à être vide, preuve qu’il se dévoilait entièrement pour une fois :

- Barman pas l’habitude de voir le vrai moi…j’ai souvent pleuré ici quand j’ai été l’objet sexuel de l’ancien Comte Trancy…tu as dû en entendre parler…douleur interne m’a déjà consumé…toujours envie de pleurer…on me hait parce que je suis le nouveau héritier de la famille Trancy que tout le monde veut voir disparaître…

Alois se forçait à essayer de parler normalement, bien que sa voix restait véritablement brisée, et qu’il avait vraiment du mal à arrêter de pleurer. Il se laissa faire quand Ayae le remit sur son tabouret, ayant le regard perdu dans le vague bien que réceptif.

Se laissant soigner par Ayae, il n’eut pas la force de sourire quand elle lui sourit d’un air doux. Il n’y arrivait plus.

« Je pense que c’est mieux comme ça, ce n’est pas très joli à voir.~ »

Alois se contenta d’hocher une nouvelle fois un peu la tête, l’air physique ailleurs.
Son regard vide rempli que de désespoir montrait le poids de ce qu’il avait eut à supporter pendant de longues années, qui l’avait détruit en quelque sorte.
Même son air timbré que la démone pouvait ressentir s’était tut.
Quant à ce qu’il était avant, au tout début de son entrée, tout cela s’était évaporé.
L’entendant rire, il n’eut pas de réaction.
Il se contentait de la regarder, elle qui paraissait si heureuse, regardant le chat s’abreuvait dans un sourire intérieur. Comme par Ayae, la salle ne lui semblait composer que d’Hononeko, de lui et d’Ayae bien qu’il était tellement ailleurs que vraiment seule la présence d’Ayae comptait. Le barman essayait de comme ramener Alois, tandis que les ivrognes restèrent choqués en voyant les yeux d’Alois. L’un d’eux déclara à voix haute sans le vouloir :

- Son visage me dit quelque chose, mais surtout ses yeux. C’était un des gosses que le Comte s’était approprié en allant faire un tour du pays. Il paraît qu’il l’aurait retrouvé en larmes en train de mourir de faim, mais qu’il correspondait aux critères du Comte ! Et ce pauvre gamin survivant d’un village perdu qui est devenu noble ! Alors que d’après ce que j’avais lu à l’époque, il a dû tout apprendre ! Moi je dis…

Le barman fit arrêter l’ivrogne dans ses papotages, vu que c’était vrai.
Toujours aucune réaction d’Alois.

« J’espère ne pas te perdre bientôt toi… Il n’y en a vraiment pas deux comme toi… »

Il eut qu’en réaction un faible sourire, charmé par l’attache de la démone à son chat, avant de renfermer sa tête dans ses mains. Il continuait de pleurer malgré ses yeux vides, bien que de façon silencieuse. Alois, dévasté et pour se donner du courage afin de rebondir chantonna doucement, bien que sa voix toute douce fût remplie de tristesse :

- Des mains qui m’ont violemment attrapé
Des mains qui m’ont froidement abandonné
Me laissant sur la terre glacée
Me laissant seul sans me donner la chance d’espérer
Souhaitant seulement que je finisse par me suicider

Isolé, on se moquait de ce que je ressentais
L’être infâme que je suis n’avait que ce qu’il méritait
Leur donnant raison en sentant mon inutilité
Admettant clairement que je n’aurais jamais dû exister
Je laisse les ténèbres m’engloutir et rendre ce vœu réalité


Silence général dans le bar, vu qu’en prime, Alois chantait bien.
N’en pouvant plus de se sentir oublié, il se posa très délicatement contre la poitrine d’Ayae, bien qu’il tremblait un peu des jambes.

- Ayae gentille…très reconnaissant…fit Alois d’une voix presque enfantine en s’accrochant bien à elle, ses yeux toujours aussi vides.

Il se colla bien contre elle, comme s’il était son enfant.
Sans gêne, il se permit de l’enlacer.
Les ivrognes retournèrent à leur conversation, sous le choc. Le barman lui ne préféra rien dire car c’était en contrepartie de sa faute. Toutefois, il fusilla du regard Alois, comme tout instant de bonheur du concerné lui était prohibé.

- Ayae ira à mon manoir…elle ne se sentira plus seule…Ayae très différente…mérite donc bien une grande récompense…voit bien qu’elle est mal elle aussi…ne veut pas qu’elle parte…

Alois semblait avoir été une autre personne quand il avait chanté, comme si c’était son âme qui avait chanté avant que son corps reprenne le contrôle.
Les présents dans la salle n’avaient jamais vu un lunatique pareil.
Alois lui avait sombré dans ses ténèbres, et ses yeux tristes et ses larmes incessantes le prouvaient. Bien qu’il y ait un truc au fond de lui qui le poussait à avancer, à vivre.
Il ne pouvait qu’essayer de faire montrer sa joie à travers de faibles sourires tristes et de profondes joies intérieurs qu’Alois voulait vraiment lui faire partager.
Alois fit tout doucement pour rassurer Ayae qui croyait au bout d’un moment qu’elle aurait fait une bêtise, et il ne voulait pas ça :

- Ayae doit pas se sentir coupable…elle n’a rien dit de mal.

Il décrocha un grand sourire rassurant en arrivant à faire ce geste, ses larmes coulant de ses yeux devenus habituels et ne prêtant même plus attention à ses yeux vides, disant dans son sourire que le responsable était lui, toujours lui.
De ce fait, il ne déniait pas ses premières phrases quand elle l’avait détaché de sa jambe.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 13 Juil - 14:06

- Barman pas l’habitude de voir le vrai moi…j’ai souvent pleuré ici quand j’ai été l’objet sexuel de l’ancien Comte Trancy…tu as dû en entendre parler…douleur interne m’a déjà consumé…toujours envie de pleurer…on me hait parce que je suis le nouveau héritier de la famille Trancy que tout le monde veut voir disparaître…

Cette phrase l’étonna un peu. Pas seulement les mots utilisés, mais aussi la façon dont ils étaient utilisés. Alors qu’elle l’avait soigné et lui avait sourit, lui n’avait pas souri ce qu’il l’avait encore plus choquée. Elle voyait bien qu’il essayait de parler calmement mais que cela lui était difficile alors elle ne dit rien. Après qu’elle l’ait remis sur son tabouret et qu’elle ait bandé sa blessure avec son morceau de robe, il hocha simplement la tête à ses paroles. Son regard vide semblait prouver à la jeune comtesse qu’il faisait tout pour tout lui dire, et cela l’embarrassait un peu. Après tout, elle aimait bien aider, certes, mais bon… Il se forçait et ce n’était pas ce qu’elle souhaitait. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était l’aider à s’en sortir. Se sortir de sa tristesse… C’était le plus important. L’attention qu’Ayae portait à Hononeko semblait profondément toucher le jeune comte, ce qui la fit sourire à nouveau. Les ivrognes semblaient choqués de la réaction d’Alois face à la jeune comtesse lorsque l’un d’eux entama son récit.

- Son visage me dit quelque chose, mais surtout ses yeux. C’était un des gosses que le Comte s’était approprié en allant faire un tour du pays. Il paraît qu’il l’aurait retrouvé en larmes en train de mourir de faim, mais qu’il correspondait aux critères du Comte ! Et ce pauvre gamin survivant d’un village perdu qui est devenu noble ! Alors que d’après ce que j’avais lu à l’époque, il a dû tout apprendre ! Moi je dis…

Le barman le fit taire, mais Alois n’eut aucune réaction, ce qui inquiéta un peu Ayae. Lorsqu’elle annonça à Hononeko qu’il lui manquerait beaucoup lorsqu’il serait mort, le comte laissa échapper un faible sourire. Rassurée, elle allait placer un mot mais fut coupée par les chantonnements du petit blond. Son chant était à la fois triste et doux, ce qui toucha la jeune fille.

- Des mains qui m’ont violemment attrapé
Des mains qui m’ont froidement abandonné
Me laissant sur la terre glacée
Me laissant seul sans me donner la chance d’espérer
Souhaitant seulement que je finisse par me suicider

Isolé, on se moquait de ce que je ressentais
L’être infâme que je suis n’avait que ce qu’il méritait
Leur donnant raison en sentant mon inutilité
Admettant clairement que je n’aurais jamais dû exister
Je laisse les ténèbres m’engloutir et rendre ce vœu réalité.



Alois avait vraiment une voix magnifique, et Ayae n’était certainement pas la seule à le penser. Tout le monde s’était tut, laissant un grand silence s’emparer de la taverne. Encore une fois, elle n’eut pas le temps de placer le moindre mot. Le jeune comte déposa sa tête contre la poitrine de la jeune fille et se permit de l’enlacer, sans gêne particulière. Ayae, elle, rougit légèrement, ne s’attendant pas à un geste de ce genre. Elle sourit finalement, les joues un peu rosées. Elle caressa doucement ses cheveux d’un geste doux, ne sachant pas comment réagir autrement. Elle l’écoutait parler sans rien dire, se contentant de caresser ses cheveux. Ils étaient plutôt doux d’ailleurs…

-Ayae gentille…très reconnaissant… Ayae ira à mon manoir…elle ne se sentira plus seule…Ayae très différente…mérite donc bien une grande récompense…voit bien qu’elle est mal elle aussi…ne veut pas qu’elle parte…

Le silence envahissait encore une fois la salle, ce qui embarrassa davantage la comtesse. Le comte était toujours aussi bizarre et ne semblait pas vouloir qu’elle parte. C’était plutôt flatteur, certes, mais bon… C’était assez gênant. De plus, comme les ivrognes les regardaient, ça l’était encore plus. Elle essuya les larmes qui coulaient sans cesse sur le visage du blond, souriant faiblement pour le rassurer. Sentant l’étreinte se resserrer un peu plus, elle ne dit rien, le laissant faire. Après tout, il ne faisait rien de mal… Juste un câlin. Mais au fond elle avait peur. Peur de faire un mauvais pas et de le brusquer. Il semblait tellement fragile, plus fragile qu’une poupée de porcelaine. Le moindre mot brusque et il se briserait. C’était à éviter, bien entendu. Continuant de caresser ses cheveux, elle le laissait prendre ses aises malgré que le barman ne semblait pas de cet avis. Il fusillait le comte du regard jusqu’à croiser le regard d’Ayae, ce qui le fit détourner la tête. Elle n’aimait pas trop l’ambiance tendue qu’il y avait en ce moment-même, elle en soupira même. Cela l’agaçait particulièrement de voir à quel point une personne si jeune pouvait être autant détestée. L’alcool n’avait plus l’air de faire trop effet sur elle pour le moment, la laissant indifférente aux réactions du jeune homme. Le seul sentiment qu’elle éprouvait était de la pitié. Rien de plus, rien de moins. Le regardant encore dans les yeux, elle avait un pincement au cœur en le voyant dans cet état.

- Ayae doit pas se sentir coupable…elle n’a rien dit de mal.

Cette phrase lui fit faire un léger bond, comme s’il avait lu dans ses pensées. Caressant doucement ses cheveux, elle le serra un peu plus dans ses bras. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle était si affectueuse envers quelqu’un, mais elle le faisait parce qu’il lui rappelait son enfance à elle. Elle murmura alors doucement à son oreille, lui demandant de se calmer. Puis elle reprit.

« Ce n’est pas de ta faute non plus… Tu n’as rien à te reprocher. Alois restera Alois, et ce quoi qu’il arrive. Une personne ne change jamais malgré ce qu'elle pourra montrer, nous restons tous les mêmes.~ »

Elle sourit d’un air chaleureux puis, se reculant, elle mit un doigt à chaque extrémité de ses lèvres et sourit à nouveau, riant un peu. Elle avait l’air joueuse, mais elle était sérieuse au fond. On lui avait appris ce petit jeu pour qu’elle puisse sourire à nouveau malgré les épreuves qu’elle avait traversées. Ces épreuves de guerres sanglantes où elle a tout perdu. Ses parents, ses frères et sœurs et même le chat qu’elle avait à cette époque. Continuant de rire d’un air doux, elle sourit un peu plus au jeune comte.

« On m’a toujours appris que lorsque l’on jouait au jeu du sourire, on apprenait à rire à nouveau ! C’est comme ça que j’ai recouvré un peu de joie de vivre… Ce sont mes parents adoptifs qui me l’avaient enseigné. Je trouve ce jeu facile et ennuyant mais très pratique pour garder la tête haute ! »

Elle paraissait très sérieuse, le sourire aux lèvres. Elle semblait ne pas avoir pleurer du tout, ce qui étonnait beaucoup les personnes présentes dans la salle. Riant encore un peu, elle finit sa phrase.

« Allez, c’est à ton tour ! Fais comme moi ! ~ »

Elle continua son sourire avec ses doigts, riant d'un air enfantin. Après tout, au fond, elle était restée une enfant... Et ce, pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 13 Juil - 15:36

Alois parut déçu de sa réaction quand elle hocha simplement la tête à ses paroles qu’ils avaient essayées de sortir temps bien que mal, bien que cela ne se voyait pas.
Ses yeux vides ne reflétaient plus rien, il se sentait oublié, et pas aussi écouté que ça.
Il n’eut toujours aucune réaction quand Ayae lui sourit quand il regarda touché Hononeko.
Complètement ailleurs, il ne prêtait plus vraiment attention à ce qui se passait autour excepté après son chant, où il avait essayé sa dernière carte envers la jeune fille démone.
Il vit donc qu’elle n’était pas insensible à sa douleur, rougissant d’être ainsi enlacé par lui, bien qu’elle ne me commenta aucune de ses paroles. Il apprécia bien les caresses bien qu’aucun signe l’aider à le montrer.
Il se rendit compte en même temps que ce câlin qu’elle le regardait dans les yeux et que sa dernière phrase lui fit un léger bond.
Alois sentit l’étreinte le rassurer, se sentant rassuré à moitié.
Fermant les yeux, il fit l’immense effort de reformer ses illusions dans un air mi-fataliste vu qu’elle n’avait pas répondu à ses suppliques, ses yeux redevant normaux mais vide de toute émotion excepté la tristesse. Il eut un coup de tête négatif quand elle lui demanda de se calmer.

« Ce n’est pas de ta faute non plus… Tu n’as rien à te reprocher. Alois restera Alois, et ce quoi qu’il arrive. Une personne ne change jamais malgré ce qu'elle pourra montrer, nous restons tous les mêmes.~ »

Alois ne préféra pas parler, se contentant de l’écouter, sachant quequand il parlera, il n’aura pas la réponse qu’il aurait tant rêvé.

Il apprécia sans mot son air chaleureux, la voyant sourire avec une telle docilité qu’il l’enviait du regard.
Alois appréciait vraiment qu’elle lui sourît, lui rit de façon bien heureuse tout en étant sérieuse, mais il y avait un vide.

« On m’a toujours appris que lorsque l’on jouait au jeu du sourire, on apprenait à rire à nouveau ! C’est comme ça que j’ai recouvré un peu de joie de vivre… Ce sont mes parents adoptifs qui me l’avaient enseigné. Je trouve ce jeu facile et ennuyant mais très pratique pour garder la tête haute ! »

Il ne prêtait plus attention aux personnes du bar.

« Allez, c’est à ton tour ! Fais comme moi ! ~ »

Il eut une petite pensée fataliste, bien que touché de ses dires, le faisant sourire joyeusement quelques secondes en voyant son air enfantin qui le touchait. Relevant la tête, ses yeux bien désespérés, il fit exactement comme elle, comme il avait apprit à le faire devant son miroir dans sa chambre pour commencer ce jeu d’illusion. Après cela, il la regarda dans les yeux, s’accrochant encore plus à elle tout en savourant son câlin. Il parla enfin, d’une voix douce comme il avait dit qu’il fallait changer les tabourets du bar, dans un ton de fatalité, s’adressant uniquement à elle, ne voulant pas que les autres l’entendent :

- Je sais que tu ne prêteras peut-être pas attention à mes paroles, ou que tu ne réagiras pas à ces dernières. Je ne devais pas m’attendre à des miracles, et vu ma situation, cela ne changerait pas de mon quotidien et de ma vie insignifiante dans ce vaste monde qui serait mieux sans moi. L’état de quasi poupée que tu as vu, et que j’ai essayé avec tant bien de mal de refouler en moi, c’est ce qui je suis au fond, et ce pour le restant de mes jours. En quelque sorte, tu parles à l’illusion que je me suis créé pour rester encore debout, et vivre. Sans doute, tu te contenteras que de cette illusion et oubliera vite l’état dans lequel j’ai été mit. Tu t’en fiches je présume mais si je ne fait pas ça, je sens que je vais aller me chercher un couteau pour me faire une grosse connerie. Cela fait quatorze ans qu’on se contente de prêter attention à moi dans des intérêts personnels, qu’on se moque de mon avis ou de mes désirs. Quatorze ans que je ne suis rien aux yeux du monde qu’un chien. Ce que j’ai dit sur le Comte était vrai, avant d’être noble, j’étais bien son objet sexuel, abusé, maltraité. Et avant d’en arriver là, j’ai passé mon enfance dans la misère, à travailler comme un esclave et à devoir me débrouiller seul pour me nourrir et me loger. On se moquait que je meurs ou non, ma vie n’était bon qu’à me prendre des coups bas et des insultes parce que mes parents adoptifs étaient mort. Et puis, pour un gosse enlevé à la naissance, c’était une proie facile à qui taper, et à éliminer. J’avais beau aidé les villageois, on m’a toujours détesté, tout comme on me déteste aujourd’hui. Je devrais dire qu’aujourd’hui, toute la haine qu’on refoule sur moi me donne presque raison dans mon péché d’être en vie. Bien que je ne veuille pas mourir, je ne sais plus pourquoi j’existe…tellement que la société me rejette, les gens me rejettent… Dans ce village dont je ne saurais jamais le nom, j’ai rencontré Luka qui est décédé bizarrement quand le village a brûlé, et je me suis retrouvé dans ce trafic du Comte. Ma vie ne doit pas t’intéresser, désolé de te déranger avec ça. Tout ça pour dire que je suis navré de te décevoir sur le fait que ma tristesse ne partira jamais, ce qui a fait que j’ai été immensément touché que tu me câlines, chose que je n’ai jamais eus loisir d’avoir. Je me permets de dire aussi que j’étais très sérieux dans les choses te concernant. Je te veux à mes côtés. Vu que tu n’as rien répondu à ce sujet, j’assimile que tu ne veux pas de moi…sache juste que je t’apprécie vraiment. J’attendrais s’il le faut…j’irais me réfugier dans ce bar tous les soirs et je lutterais contre ma peur du noir pour que je te revois à nouveau…, narra t’il tout doucement et assez tristement avant de se laisser quelques instants de silence. Je présume que j’ai parlé dans le vide…rajouta t’il.

Alois termina son récit aussi silencieusement qu’il avait commencé.
Il se tut, la regardant toujours dans les yeux qui retrouvèrent quasiment leurs émotions normales, bien qu’ils étaient bien dévastés par la tristesse, attendant sa réponse à elle.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 13 Juil - 17:40

- Je sais que tu ne prêteras peut-être pas attention à mes paroles, ou que tu ne réagiras pas à ces dernières. Je ne devais pas m’attendre à des miracles, et vu ma situation, cela ne changerait pas de mon quotidiens et de ma vie insignifiante dans ce vaste monde qui serait mieux sans moi. L’état de quasi poupée que tu as vu, et que j’ai essayé avec tant bien de mal de refouler en moi, c’est ce qui je suis au fond, et ce pour le restant de mes jours. En quelque sorte, tu parles à l’illusion que je me suis créé pour rester encore debout, et vivre. Sans doute, tu te contenteras que de cette illusion et oubliera vite l’état dans lequel j’ai été mit. Tu t’en fiches je présume mais si je ne fait pas ça, je sens que je vais aller me chercher un couteau pour me faire une grosse connerie. Cela fait quatorze ans qu’on se contente de prêter attention à moi dans des intérêts personnels, qu’on se moque de mon avis ou de mes désirs. Quatorze ans que je ne suis rien aux yeux du monde qu’un chien. Ce que j’ai dit sur le Comte était vrai, avant d’être noble, j’étais bien son objet sexuel, abusé, maltraité. Et avant d’en arriver là, j’ai passé mon enfance dans la misère, à travailler comme un esclave et à devoir me débrouiller seul pour me nourrir et me loger. On se moquait que je meurs ou non, ma vie n’était bon qu’à me prendre des coups bas et des insultes parce que mes parents adoptifs étaient mort. Et puis, pour un gosse enlevé à la naissance, c’était une proie facile à qui taper, et à éliminer. J’avais beau aidé les villageois, on m’a toujours détesté, tout comme on me déteste aujourd’hui. Je devrais dire qu’aujourd’hui, toute la haine qu’on refoule sur moi me donne presque raison dans mon péché d’être en vie. Bien que je ne veuille pas mourir, je ne sais plus pourquoi j’existe…tellement que la société me rejette, les gens me rejettent… Dans ce village dont je ne saurais jamais le nom, j’ai rencontré Luka qui est décédé bizarrement quand le village a brûlé, et je me suis retrouvé dans ce trafic du Comte. Ma vie ne doit pas t’intéresser, désolé de te déranger avec ça. Tout ça pour dire que je suis navré de te décevoir sur le fait que ma tristesse ne partira jamais, ce qui a fait que j’ai été immensément touché que tu me câlines, chose que je n’ai jamais eus loisir d’avoir. Je me permets de dire aussi que j’étais très sérieux dans les choses te concernant. Je te veux à mes côtés. Vu que tu n’as rien répondu à ce sujet, j’assimile que tu ne veux pas de moi…sache juste que je t’apprécie vraiment. J’attendrais s’il le faut…j’irais me réfugier dans ce bar tous les soirs et je lutterais contre ma peur du noir pour que je te revois à nouveau…, dit-il en laissant un petit moment de blanc, Je présume que j’ai parlé dans le vide…rajouta t-il.

Il s’était déclaré en se blottissant davantage dans les bras de la jeune comtesse, qui ne dit rien directement. Cette histoire l’avait choquée ; elle regarda à nouveau le comte dans les yeux, légèrement attristée par son passé. Elle avait peine pour lui, ce ne devait pas être facile à vivre. Elle-même avait un passé bien difficile… Tout ce qu’elle savait, c’était que son oncle à elle était lui aussi un démon et qu’il serait difficile de s’en débarrasser. Il connaissait ses vrais parents mais elle non. Elle avait longtemps vécu dans une famille d’accueil à laquelle elle tenait beaucoup mais il les avait tués sans la moindre gêne. Comme s’il était normal de tuer toute une famille le jour de l’anniversaire d’une petite fille. Jamais plus elle ne voulait entendre parler de sa véritable famille… Ils l’avaient abandonnée et elle leur en voulait. Pour en revenir à ce qu’avait demandé le comte, elle se mit à réfléchir. Elle aussi appréciait beaucoup le jeune Trancy mais elle ne pouvait pas se permettre d’aller vivre chez lui. Après tout, elle avait un manoir et une cousine, qui se poserait bien des questions en se demandant où serait passée Ayae. Elle se rappelait finalement ce qui avait été fait avant ces longues et lourdes paroles. D’abord une simple discussion, des câlins, des pleurs, des énervements puis finalement le jeu du sourire. En y repensant, le jeune comte s’était prêté au jeu un petit instant, ce qui rappela à la petite comtesse à quel point il était triste. Mais sa compagnie ne l’aiderait pas tant que ça, puisqu’elle passait son temps seule. Ne voulant pas qu’il croit qu’elle ne veuille pas de sa compagnie, elle lui sourit, tapotant gentiment sa tête d’un air doux et innocent, qu’elle n’avait que rarement aussi pur. Son sourire ainsi que son regard étaient plus sincères et chaleureux que jamais, prouvant qu’elle avait écouté son histoire jusqu’au bout et qu’elle compatissait.

« Tu sais, tu devrais arrêter de penser si négatif. Ce n’est pas parce que beaucoup ne t’écoutent pas que tout le monde s’en fiche de toi. La preuve. J’ai trouvé ton histoire assez triste… La mienne n’est pas tellement mieux, mais je m’en contente. Et puis, je n’ai jamais dit que je refusais ta compagnie. Je pense que tu es quelqu’un de bien, mais le souci est que je ne pourrais pas être trop souvent là pour toi… Le fait de venir chez toi risquerait d’inquiéter ma cousine, et comme elle est humaine, je ne tiens pas à la perdre durant une absence… De plus, je passerais mon temps enfermée donc ce serait inutile…. Mais je viendrais te voir de temps en temps dans ce cas, d’accord ? Et tu seras toujours le bienvenu chez moi. »

À ces mots, elle ne sourit que faiblement, repensant à son lourd passé. Elle avait à présent 328 ans… Trois-cent-vingt-huit années de souffrance face à tout ce sang versé. Elle se souvenait de chaque détail de sa vie comme si c’était hier, et ce malgré plusieurs tentatives pour faire une croix dessus. Elle ne pouvait pas oublier que son oncle avait tué des êtres si chers à sa vie et qu’il méritait de mourir dans des souffrances horribles. Très atroces… L’écartèlement était encore bien trop doux à côté de ce qu’elle souhaitait lui faire. Parmi ces longues années, elle avait été à sa poursuite pendant environ trois-cent-quatorze-ans. Très long, n’est-ce pas ? Elle en avait souffert. Enormément d’ailleurs. Malgré son statut de démone, elle aurait préféré être morte plutôt que de vivre encore et encore. Elle n’en pouvait plus de toute cette haine et cet acharnement à essayer de tenir face à ce monde cruel et sans pitié. Les humains pouvaient être de véritables monstres lorsqu’ils s’y mettaient.

Passant à nouveau sa main dans les cheveux d’Alois, elle le laissait se blottir à sa guise. Elle savait qu’un démon n’avait pas pour habitude de donner de l’affection, mais elle si. C’était habituel chez elle ; elle ne supportait pas de voir quelqu’un dans le même état qu’elle. Elle resta un bon moment silencieuse, observant les alentours d’un air curieux. Plus personne ne parlait, c’en était stressant. Elle soupira longuement, le cœur un peu fendu à cause de ses pensées. Comment réagir autrement ? Elle n’en savait rien. Mais rien que le fait de penser à son passé lui faisait mal, tellement mal qu’elle en avait la nausée. Ou peut-être était-ce l’alcool qui refaisait surface ? Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait pas montrer ses émotions. Du moins, elle ne devait pas. Il fallait qu’elle console le jeune blond avant tout, c’était son but du jour. Enfin, but de la soirée plutôt…

Lui souriant toujours, elle vint tapoter sa tête gentiment et se défit de l’emprise des bras du comte Trancy pour se lever par la suite, avant de lui tendre la main pour l’aider à se lever. Elle semblait plus confiante qu’au départ et surtout plus calme. Son regard était planté dans le sien mais était toujours aussi pur, comme s’il était impossible d’enlever cette pureté d’enfant qui était en elle. Regardant ensuite le barman du coin de l’œil, elle l’observa comme s’il avait la peste, ayant détestée le regard qu’il avait lancé tout à l’heure au petit blondinet. Elle déposa l’argent pour payer ses verres, puis de l’argent en plus ce qu’il ne comprit pas trop.

« Gardez la monnaie… Peut-être que comme ça vous aurez de quoi avoir un meilleur matériel, fit-elle en fixant le comptoir abîmé, puis elle tourna son regard vers Alois en souriant, On y va ? Je ne tiens pas à rester trop longtemps ici… Sinon Eliza risque de me faire la morale.~ » fit-elle avec un léger éclat de rire.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 13 Juil - 18:31

Alois eut un petit sursaut quand elle lui caressa la tête d’un air doux et innocent, assimilant qu’il avait été écouté. Il la regarda dans un sourire reconnaissant, quelques nouvelles larmes coulant de ses yeux mais qu’il retira vite avec sa manche. Il n’avait jamais eut un tel regard aussi chaleureux et sincère, surtout qu’elle compatissait.
Désormais, il voulait entendre sa réponse par des mots, ce qu’elle allait dire par rapport à sa demande. Alois ne s’attendait pas vraiment à un miracle, et acceptait le pire, bien que sa réaction l’avait rassuré. Terminant d’essuyer ses courtes larmes, il se prépara mentalement à entendre sa réponse.

« Tu sais, tu devrais arrêter de penser si négatif. Ce n’est pas parce que beaucoup ne t’écoutent pas que tout le monde s’en fiche de toi. La preuve. J’ai trouvé ton histoire assez triste… La mienne n’est pas tellement mieux, mais je m’en contente. Et puis, je n’ai jamais dit que je refusais ta compagnie. Je pense que tu es quelqu’un de bien, mais le souci est que je ne pourrais pas être trop souvent là pour toi… Le fait de venir chez toi risquerait d’inquiéter ma cousine, et comme elle est humaine, je ne tiens pas à la perdre durant une absence… De plus, je passerais mon temps enfermée donc ce serait inutile…. Mais je viendrais te voir de temps en temps dans ce cas, d’accord ? Et tu seras toujours le bienvenu chez moi. »

Alois eut une expression heureuse et déçue à la fois.
D’une part, elle l’avait accepté dans son centre de relation, bien que vu au fait de sa vie à elle, c’était impossible pour la démone d’être avec lui tout le temps.
D’une autre part, elle avait trouvé un compromis.
Concernant ses premières phrases, Alois avait tendance à changer sa façon de voir les choses d’un état moral à l’autre : quand il faisait ses illusions, ces dernières n’ayant aucune faille, il positivait. A l’inverse, quand il était dans un état fragile, il prenait les choses dans tous leur côté négatif, bien que très réaliste.
Il répondit tendrement, se blottissant encore plus contre elle, voulant rester longtemps comme ça, fermant les yeux, donnant l’impression qu’il dormait :

- Je suis navré pour ton passé. J’avoue que ça te détruit bien un passé comme le nôtre…Quand je ne me sens pas bien, j’ai tendance à être trop réaliste sur ma situation que je trouve déplorable, il faut m’excuser. J’ai vraiment passé une journée pourrit, et je me sens tellement maudit. Sans vouloir te surprendre, comme tu as pu le remarquer, habituellement, je ne suis qu’un fantôme aux yeux des autres. Même chez moi, à part Hannah qui porte attention quelque peu attention à moi, je suis laissé à ma solitude et à ma détresse. Mais tu n’es pas de ces gens là, et je t’en remercie vraiment. Je suis même content que tu m’apprécie. Tu es même la première depuis la mort de Luka. Dommage, j’aurais aimé que tu restes auprès de moi, mais se voir de temps en temps est mieux que rien. Après tout, je compatis. Ta cousine est importante pour toi, tu n’as pas à la perdre pour moi. Ma demande était égoïste, désolé, j’aurais dû te demander si tu avais déjà la possibilité. Alors c’est entièrement d’accord. Tu m’indiqueras où se trouve le manoir de ta cousine comme ça je pourrais y aller seul sans avoir Claude ou Hannah dans mes pattes. Je ne tiens pas à ce qu’on dit soit répété je ne sais où ou qu’ils les utilisent contre moi. Du moins, avec Claude, on ne sait jamais vu qu’il est aussi insensible qu’une planche à pain et qu’Hannah ne me répond jamais.

Il termina sa grande réponse dans un petit sourire joyeux, rouvrant les yeux, voyant qu’elle avait un sourire triste car elle repensait à son passé sûrement. Apparemment, elle avait vécue assez longtemps et cela n’avait été loin d’être gaie.
Il assura tendrement, après un temps de silence :

- Tu sais, même si je ne sais pas à quelles choses tu as eus dans ta vie de démone qui doit être longue, je suis tout à même de te comprendre. Bien que je devine que tu as des âmes humaines dans ton corps, et qu’ayant moins aussi une âme propice à être dévorée qui le sera par Claude de toute façon, tu dois savoir que ta rencontre avec moi risque de te faire changer ta vision du monde si ce n’est déjà fait. Avant de mourir, j’aimerais te rendre heureuse pour que tu profites de ton immortalité sans trop avoir de remords. Je ne suis qu’un mortel, donc je n’ai qu’une toute petite vision de la vie chaotique que ça doit être et l’ennui que vous devez en ressentir. Alors autant tuer l’ennui de cette vie qu’on trouve injuste ensemble.

Tout en se blottissant et en profitant de la chaleur de la démone, il lui caressa tendrement les cheveux comme si c’était sa nouvelle mère, appréciant qu’elle passe sa main dans ses cheveux. Il se moquait du silence de la pièce, il était qu’heureux dans les bras de la démone qui le faisait exister dans ce monde. Ca se voyait à son regard vraiment heureux qui était sincère pour une fois, sortit du cœur, sans que l’alcool y soit pour quelque chose.
Il en avait presque oublié qu’il avait un pansement de secours sur la tête pour s’être frappé contre le comptoir ainsi qu’un mini rhume qui était toujours présent bien que moindre.

- Désolé de t’avoir vexé quand je t’ai prononcé par le surnom que tu détestes, mais quand je te l’ai dit, je te complimentais. Tu avais un air tout aussi mystérieux et brisé que moi et cela m’a touché, ajouta t’il dans un grand rire quand elle se décala de lui assez brusquement lui provoquant un grand sursaut de surprise qu’il essaya de relativiser avec mal.

Il prit doucement sa main, se relevant doucement, regardant au dehors ce qui lui provoqua des légers tremblements. Alois vit bien qu’elle avait changé comparé à son départ.
Le blondinet ne fit pas attention au barman qui l’avait à nouveau rejeté, lui interdisant une nouvelle fois tout bonheur.

« Gardez la monnaie… Peut-être que comme ça vous aurez de quoi avoir un meilleur matériel, fit-elle en fixant le comptoir abîmé, puis elle tourna son regard vers Alois en souriant, On y va ? Je ne tiens pas à rester trop longtemps ici… Sinon Eliza risque de me faire la morale.~ » fit-elle avec un léger éclat de rire.

Alois ne préféra rien dire sur le sujet, rendant le souriant quand Ayae le regarda.

- Oui. Allons-y. Hannah m’attends dehors, et vu que la nuit est tombé, je suis bon pour faire une crise de panique. J’espère qu’il ne pleut plus sinon mon rhume n’est pas prêt de s’arranger. Je déteste l’obscurité, fit-il d’un air joyeux avant d’avoir un air désolé quand il prononça sa dernière phrase d’un air gêné.
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 27 Juil - 12:49

[HRP : Désolée si c'est répétitif, mais il a fallu que je me presse un peu ! ^^']

- Je suis navré pour ton passé. J’avoue que ça te détruit bien un passé comme le nôtre…Quand je ne me sens pas bien, j’ai tendance à être trop réaliste sur ma situation que je trouve déplorable, il faut m’excuser. J’ai vraiment passé une journée pourrit, et je me sens tellement maudit. Sans vouloir te surprendre, comme tu as pu le remarquer, habituellement, je ne suis qu’un fantôme aux yeux des autres. Même chez moi, à part Hannah qui porte attention quelque peu attention à moi, je suis laissé à ma solitude et à ma détresse. Mais tu n’es pas de ces gens là, et je t’en remercie vraiment. Je suis même content que tu m’apprécie. Tu es même la première depuis la mort de Luka. Dommage, j’aurais aimé que tu restes auprès de moi, mais se voir de temps en temps est mieux que rien. Après tout, je compatis. Ta cousine est importante pour toi, tu n’as pas à la perdre pour moi. Ma demande était égoïste, désolé, j’aurais dû te demander si tu avais déjà la possibilité. Alors c’est entièrement d’accord. Tu m’indiqueras où se trouve le manoir de ta cousine comme ça je pourrais y aller seul sans avoir Claude ou Hannah dans mes pattes. Je ne tiens pas à ce qu’on dit soit répété je ne sais où ou qu’ils les utilisent contre moi. Du moins, avec Claude, on ne sait jamais vu qu’il est aussi insensible qu’une planche à pain et qu’Hannah ne me répond jamais.

Il avait d’abord semblé déçu mais content, puis une expression joyeuse s’était installée sur son visage. Ayae, elle, avait la mine abattue. Son passé qui la faisait souffrir ne pourrait jamais la rendre heureuse bien qu’il pouvait changer autant de fois qu’il le voulait. Pour elle, elle était dans un long couloir sombre et vide. C’était sa vision de la vie… Ah… Ce qu’elle aurait aimé n’être qu’une simple humaine, qui meurt de toutes ces maladies ou de vieillesse. Être vulnérable était pour elle comme un rêve. Vis-à-vis d’elle, pour la première fois, un enfant ne la fuyait pas… En même temps, Alois semblait avoir vécu ce qu’elle avait vécu elle. C’était quelqu’un de vraiment gentil au fond, même si lors de son entrée il avait semblé tellement… C’état quoi le mot déjà… ? Ah oui. Arrogant. Son attitude avait été très contraire au comportement d’un noble, mais ce n’était pas bien grave… Puisque de toute façon, Ayae, elle, sautait bien dans les flaques d’eau comme une gamine. Lui parlant à présent tendrement, elle l’écouta attentivement, captivée par ses paroles. En plus, il venait de couper le silence qui régnait dans la salle jusqu’à présent, et elle l’en remerciait.

- Tu sais, même si je ne sais pas à quelles choses tu as eus dans ta vie de démone qui doit être longue, je suis tout à même de te comprendre. Bien que je devine que tu as des âmes humaines dans ton corps, et qu’ayant moins aussi une âme propice à être dévorée qui le sera par Claude de toute façon, tu dois savoir que ta rencontre avec moi risque de te faire changer ta vision du monde si ce n’est déjà fait. Avant de mourir, j’aimerais te rendre heureuse pour que tu profites de ton immortalité sans trop avoir de remords. Je ne suis qu’un mortel, donc je n’ai qu’une toute petite vision de la vie chaotique que ça doit être et l’ennui que vous devez en ressentir. Alors autant tuer l’ennui de cette vie qu’on trouve injuste ensemble.

Elle rougit légèrement lorsqu’il se blottit un peu plus dans ses bras. Elle n’était pas du tout habituée à ce genre d’étreintes avec quelqu’un d’autre que sa cousine ou encore Hononeko, bien que lui n’aimait pas trop être serré de cette manière. Laissant Alois caresser ses cheveux, elle passait doucement la sienne dans ses cheveux à lui. Elle savait parfaitement que cette scène ne plaisait guère au barman ; elle lui sourit alors d’une manière moqueuse. Elle n’aimait pas les hypocrites dans son genre, ceux qui se prenaient pour supérieur aux autres. Son métier n’avait rien de bien passionnant et tout ce qu’il avait fait ce jour-là, c’était gâcher sa bonne humeur à elle. Il avait de la chance, s’elle s’était énervée ce n’était pas que le comptoir qui aurait finit dans cet état, tous ceux du bar auraient pu finir dans le même état. Oui, elle étai bien cruelle mais c’était comme ça. Cependant, elle n’aurait pas touché au moindre cheveu d’Alois. De un, parce qu’il était protégé par un démon –et même au moins deux-, de deux parce qu’elle le considérait déjà comme son ami. Et oui, c’était vraiment rare que quelqu’un accepte de discuter avec elle sans faire l’hypocrite. Généralement, elle attirait la terreur des enfants à cause de son physique très sombre, pâle et fragile. Elle attisait la moquerie des gens pour ses gamineries, mais ça elle s’en fichait. Ce n’était même pas blessant.

- Désolé de t’avoir vexé quand je t’ai prononcé par le surnom que tu détestes, mais quand je te l’ai dit, je te complimentais. Tu avais un air tout aussi mystérieux et brisé que moi et cela m’a touché.

Se décalant assez rapidement ; ce mouvement fit bondir le jeune comte qui se reprit bien vite. Il prit délicatement la main qu’elle lui tendait pour qu’il se relève et se tourna vers la sortie. Elle sourit, serrant doucement la main d’Alois dans la sienne. C’était purement amical, rien de plus. De toute façon, le jour où elle ressentirait plus que de l’amitié ne risquait pas d’arriver. Du moins, pas avant un bon bout de temps. Passant sa main dans ses cheveux noirs, elle leva ses yeux bleus vers le plafond crasseux du bar. Il leur arrivait de faire le ménage ou quoi ? C’était vraiment répugnant. Il y avait de la moisissure glissée dans la charpente de bois située au-dessus de leurs têtes. Elle se murmura à elle-même que c’était répugnant et comment elle avait pu boire ici. Décidément, le barman avait bien du travail à faire… Entre réparer le comptoir, changer les tabourets et nettoyer toute la crasse qu’il y avait… Ayae avait un peu pitié de lui sur le moment. Elle, elle ne pourrait jamais toucher à la moisissure située au plafond. Qui sait ce qu’il y avait dedans ? Lorsqu’elle demanda au jeune comte s’ils pouvaient partir, il lui rendit le sourire qu’elle lui avait fait quelques minutes plus tôt.

- Oui. Allons-y. Hannah m’attends dehors, et vu que la nuit est tombé, je suis bon pour faire une crise de panique. J’espère qu’il ne pleut plus sinon mon rhume n’est pas prêt de s’arranger. Je déteste l’obscurité.

Elle sourit à nouveau à Alois, trouvant ça trop mignon quand il prononça sa dernière phrase d’un air gêné. C’était quelque chose que bien des personnes ne prononceraient jamais si ouvertement. Avançant tranquillement sous les regards dégoûtés des clients parce qu’elle te tenait la main, Ayae faillit lâcher un éclat de rire mais se retint. Elle rit à voix basse, de manière à ce que personne ne l’entende. Ayae détestait son rire par-dessus le marché, ce qui la forçait à se retenir très souvent. Passant le seuil de la porte, elle s’arrêta en regardant longuement Hannah, d’un air nostalgique. Elle regardait surtout son air triste et désespéré, puis finalement elle détourna le regard pour adresser un autre sourire à Alois en pointant une colline au loin.

«Tu sais, ce n’est pas si grave, tu es pardonné… Bref. Là-bas, c’est mon manoir. Celui là, fit-elle en montrant un manoir un peu plus loin, c’est celui de ma cousine, Eliza. Evidemment, je ne vis pas avec elle mais je passe beaucoup de temps là-bas ! ~ »

Elle rit à nouveau, même s’il n’y avait rien d’amusant. Elle avait juste besoin de rire un peu pour effacer les mauvaises pensées qu’elle avait en tête s’elle ne voulait pas finir complètement folle. Comme d’habitude, les passants la prenaient pour une petite fille qui devait avoir rit d’une blague. Mais en réalité, elle riait, certes, mais pour rien. Il n’y avait rien d’amusant dans ce qu’elle avait vécu hormis les tas de grimaces qu’Eliza a pu lui faire dessiner sur le visage avec ses coups du ‘’Je blague’’ ou non. Regardant Alois, elle se posa quelques questions supplémentaires. Pourquoi le fait qu’il ait été adopté soit l’un des sujets préférés des gens qui le haïssaient ? Etait-ce simplement parce que c’était leur seule arme pour abattre le comte Trancy ? Possible. Tout à fait possible d’ailleurs… D’un geste rapide, elle déblaya les quelques mèches noirs qui étaient venues se dresser devant ses yeux bleus pour regarder le ciel. Il était à présent dégagé et la pluie s’était arrêtée. Souriant d’un air innocent, elle se dressa face au comte comme une simple enfant qui avait envie de jouer.

« Tu as intérêt à venir me voir assez souvent, sinon je viendrais te chercher par la peau des fesses et je te jure que ce sera moins drôle ! »

Elle se mit à rire, tirant la langue par la suite. Elle s’amusait beaucoup à faire comme les enfants civils… Ceux qu’elle considérait comme chanceux de n’être que des mortels. La vie d’immortelle, on s’y faisait bien sûr. Mais le même train-train sans arrête était énervant. Plus qu’énervant d’ailleurs… Elle shoota dans une flaque une fois, puis deux. Elle adorait voir l’eau voler de cette manière, cela lui rappelait ses jeux d’enfance. La comtesse s’amusait toujours à ça lorsqu’elle était petite avec ses frères et sœurs adoptifs… Ah… De bons souvenirs pour une fois. Elle en gardait de la mémoire positive. Dans ses pensées, elle repensait à tous ces moments passés avec sa famille adoptive. Toute cette joie la fit sourire faiblement. Elle avait la tête complètement ailleurs et il serait dur de lui retirer ce sourire distant.

Hononeko, qui vint se poser à nouveau sur son épaule après être parti faire son petit tour dans le bar, se mit à miauler doucement à l’oreille de sa maîtresse. Elle lui sourit un peu plus, caressant sa petite tête noire. Elle était complètement amadouée par la beauté de ce chat… Ses petits coussinets roses, son soyeux pelage noir… Tout simplement trop craquant et magnifique. Elle le prit alors entre ses deux mains, frottant son nez à son museau. Hononeko, qui semblait pourtant indifférent, se mit à ronronner de plaisir. Il sortit doucement ses griffes d’un air content et vint frotter sa tête contre la joue de sa maîtresse. Ayae se mit à rire à nouveau, étant donné que ses poils chatouillaient la joue de celle-ci.

En tout cas, ce devait être bizarre de voir une démone avec tant de sentiments… Humains. C’était assez rare qu’une personne née démon puisse vivre avec tant d’émotions. Mais lorsqu’on a vécu toute sa vie avec des animaux ou avec un famille humaine où l’on est pas considéré comme un domestique, on apprend bien vite à apprécier ce qu’est le genre humain ainsi que leurs sentiments. En tout cas, elle devait bien être la seule démone à ne pas apprécier l’immortalité que la vie lui offrait… Non. Elle prenait ça comme un fardeau. Après tout, elle voyait toutes les personnes qu’elle aimait mourir au fil du temps. Rien de plus douloureux d’ailleurs…

Après un mouvement de recul dut à l’entente d’une voix dans sa tête, elle inspecta la cicatrice qu’elle avait au pouce puis referma son poing. La sombre comtesse lâcha lentement la main du comte Trancy pour différencier ses deux mains. La seule différence, c’était bien évidemment la marque provoquée par le couteau de son oncle il y avait plus de 300 ans. Cela remontait à vraiment longtemps tout de même… Histoire de revenir un peu sur terre, elle détourna son regard vers les rues qui commençaient à s’assombrir. La nuit tombait tout juste et le pauvre Alois, d’après ce qu’il avait dit, n’aimait pas trop l’obscurité. Lui tapotant doucement la tête, elle ignora littéralement Hannah qui n’était pas loin.

« Tu devrais rentrer, tu ne crois pas ? Il commence à faire un peu sombre. Il vaut mieux que tu rentres avant qu’il fasse trop nuit, après les rues ne sont pas sûres du tout… »
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MessageSujet: Re: [Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]   Mer 27 Juil - 16:11

[HRP : pas de soucis]

Alois remarqua qu’elle rougit quand il se resserra contre elle et qu’elle le laissait ainsi. Puis il apprécia par la suite qu’elle resserra sa main dans la sienne, ce qui le fit rougir à son tour.
Il ne prêtait pas vraiment attention au bar délabré, et à sa tonne de poussière.
Il n’avait rien à dire véritablement sur son état, le Comte en avait l’habitude de tels endroits. Après tout, il avait bien été enfermé dans une chambre pendant un mois, encore moins traité qu’un chien. Les ténèbres, il en avait l’habitude bien qu’il les redoutait.
Alois vit qu’elle rit pour il ne savait quelle raison à voix basse. C’était ce qu’il avait dit qui la faisait rire ?
Quand ils arrivèrent dehors, Alois remarqua son regard assez insistant envers Hannah, ce qui le dérangera un peu. C’était officiel, elles se connaissaient. Il ne savait pas d’où et il ne voulait pas le savoir. Il garda un air naturel pour qu’on ne puisse rien suspecter sur son statut d’ « observateur invisible, bien dissimulé ». C’était la qualité et le défaut d’Alois d’être immensément stratège tout en étant sincère, mais cela lui permettait de garder une position de « maître du jeu », tel un roi de mener ses servants là où il devait aller pour lui.
C’était devenu une habitude qu’il avait prit pour être le moins devancer par ses potentiels ennemis, et qui était assez bénéfique dans la vie de tous les jours.
Il plissa un peu les yeux un instant, légèrement énervé face à la longueur de ce regard qui en disait gros, avant de retourner son ancienne expression mi-habituelle mi-triste quand elle tourna son regard vers lui. Un jour, s’il avait des sentiments et de ressentiments simples, il ne s’en plaindrait pas. Tenir une position de roi était assez compliqué, il fallait l’avouer, surtout pour Alois qui devait être dominant par rapport aux autres s’il ne voulait pas perdre du terrain et se faire prendre par un coup qu’il n’avait pas vu.

«Tu sais, ce n’est pas si grave, tu es pardonné… Bref. Là-bas, c’est mon manoir. Celui là, fit-elle en montrant un manoir un peu plus loin, c’est celui de ma cousine, Eliza. Evidemment, je ne vis pas avec elle mais je passe beaucoup de temps là-bas ! ~ »

Il s’apprêta à lui répondre quand elle lui rit à nouveau au nez sans raison.
Qu’il n’avait vraiment pas ça, bien qu’il ne puisse que camoufler cette colère intérieure…
Il se sentait visé bien que sa raison lui assurait que son amie le faisait pour oublier son passé, tout comme lui quand il s’amusait à se déchaîner sur les autres en les humiliant en autre.
Bien que c’était plus fort que lui, Alois se retenu pour ne pas s’énerver ni d’en montrer des signes, continuant de jouer le naturel vulnérable. Il oubliait toujours qu’une fois qu’il se montrait dans sa partie brisée, c’était sa partie brisée qui jouait de la partie.
Il la regarda, devinant dans son regard qu’elle se demandait pourquoi il n’aimait pas qu’on fasse allusion au fait qu’il était adopté, ce qui était bien une de ses faiblesses.
Alois regarda le nouveau temps qui était réapparut tandis qu’elle remit en place ses mèches.
Sa colère intérieure s’était légèrement calmée, la voyant aussi innocente.

« Tu as intérêt à venir me voir assez souvent, sinon je viendrais te chercher par la peau des fesses et je te jure que ce sera moins drôle ! »

Vu qu’elle riait à nouveau, et lui tira la langue, il lui répondit en lui tirant aussi la langue avant de croiser les bras. Il n’avait rien dire.
Il détestait qu’on puisse rire ainsi pour rien devant lui.
Il aurait bien aimé s’éclater un mur, mais il n’avait pas arrêté à le faire sinon il était bon pour se détruire la main et exploser un bon plomb juste après. Mieux fallait pas qu’elle le voit comme ça. Ce n’était pas du tout le moment.
Alois décroisa les bras quand il nota qu’elle était repartit dans ses pensées.
Elle faisait attention à lui presque d’un coup avant de se repartir s’isoler dans ses pensées.
Alois soupira, se demandant vraiment pourquoi elle lui prêtait attention si c’était pour l’ignorer l’instant d’après. Il représentait quoi pour elle en réalité ?
Avait-il au moins une valeur à ses yeux ?
Hononeko arriva sur l’épaule sur sa maîtresse, et cette dernière repartait dans son monde celui-ci, recommençant à le câliner. Il avait été touché quand cette scène s’était déroulée dans le bar, mais désormais qu’ils étaient ensemble, une telle scène l’attristait. Après tout, on se moquait tellement de lui que d’être oublié pour un chat ne devait pas autant le toucher, bien que pour le cas de la jeune fille, ça devait problématique pour le Comte. Il ne lui en voulait pas, ni à elle, ni au chat, c’était à cause de lui. Il avait le défaut de devenir le centre du monde dès qu’on s’intéressait à lui, et Alois ne faisait que cacher le plus d’égoïsme qu’il pouvait.
Concernant les démons, Alois était assez borné à ses avis, et ses ressentis étaient d’office bien ancrés en lui. D’un, ils les haïssaient rien que par leur espèce, et leur nourriture première. Se nourrir d’âme, il n’avait pas pu le digérer, et ça lui donnait la nausée dès qu’il avait en face de lui un démon. De deux, ils étaient réputés pour être des manipulateurs insensibles d’où son rôle de roi assez essentiel pour leur clouer le bec. Il n’exprimait que de la tolérance envers ceux qui avaient des sentiments, et encore, avec Hannah, c’était son immobilité à lui répondre qui l’agaçait.
Alois détourna la tête, ne voulant pas repenser à ces malheurs quotidiens qui continuaient jusqu’à ce que la mort l’emporte.
Alois eut un petit sursaut quand elle lâcha sa main, et Hannah dû l’empêcher de tomber au sol suite à un petit malaise d’avoir été oublié. Alois était trop perturbé pour se rendre vraiment compte de la situation, se contentant de regarder à moitié tremblant Ayae qui regardait ses mains. Être seul et l’obscurité qui arrivaient, le mélange le plus affreux pour le Comte.
Il apprécia le fait qu’elle lui tapota la tête, bien que c’était à son tour d’être un peu ailleurs.

« Tu devrais rentrer, tu ne crois pas ? Il commence à faire un peu sombre. Il vaut mieux que tu rentres avant qu’il fasse trop nuit, après les rues ne sont pas sûres du tout… »

C’était l’occasion de parler, bien qu’il n’en ait plus vraiment la force morale.
Il se détestait quand il était en état de faiblesse, il sombrait très facilement pour un moindre petit truc parce que le Comte devenait très réceptif et par défaut très susceptible.

- Compte sur moi pour aller te voir, et tu as intérêt à en faire d’en même. Inutile d’aller chercher par la peau des fesses, je risque moi aussi d’être méchant et d’arriver au poing. Je ne vais pas tarder à rentrer, je commence déjà à me sentir mal. Evite de me rire au nez à l’avenir, je me sens visé et je déteste ça. Habitude des nobles qui me fait assez sortir de mes gonds. A l’avenir aussi, ne t’enfuis pas tout le temps dans tes pensées. Je n’aime pas me sentir ignoré non plus…je ne suis pas une poupée.

Il avait parlé sincèrement, bien que sur un ton assez sec bien que pas du tout méchant envers elle.

[Suite du RP dans « Le jeu des apparences est-il un pari risqué ? » dans le manoir Trancy]
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[Bar] Parler ne tuera jamais personne. [PV : Alois Trancy & Ayae Yûna Nakamura]

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