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 [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]

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MessageSujet: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Mer 22 Déc - 18:13

Les ruelles de Londres étaient encore et toujours bondées, remplies de personnes ayant chacune différent but lorsqu’Alexaria fit son entrée, descendant de la calèche, perdue dans ses pensées, fatiguée par le long voyage qu’elle venait de faire et qui venait de se terminer. Pourquoi était-elle ici déjà ? C’était toujours pour les mêmes choses : enquêter, rendre visite à quelqu’un ou acheter quelque chose d’important. Peut-être était-ce pour la première raison aujourd’hui… Peut-être pas. Dans tous les cas, Eleanor ne l’accompagnait pas. Pourquoi cela ? Elle lui avait sûrement donné un ordre. Soit débile et stupide soit sérieux et « normal ». Elle ne savait plus trop. Les jours se ressemblaient tous un peu en ce moment. C’était ce que l’on appelait le « train-train quotidien », n’est-ce pas ? La chose roulante partie, la jeune duchesse regarda autour d’elle, ses yeux bleus sombres dévoilant son énervement… Que devait-elle faire ? Regardant maintenant bien droit devant elle, elle se mit à marcher, ignorant les personnes l’entourant, remettant à leur place ces mèches qui lui cachaient presque la vue. Où allait-elle ? Elle ne savait pas bien sûr, mais si ce jeune garçon roux de quelques centimètres plus grand qu’elle qui marchait à sa gauche, la doublant en un instant, lui avait posé la question, elle aurait sûrement répondu le nom d’un magasin, d’une rue ou autre qu’elle connaissait grâce à Eleanor. Vous pensez peut-être que lorsque la dernière des Lionphontivus arrivera à se souvenir de quelque chose, il tombera de la glace vanille-chocolat-framboise-cerise-pistache-chantilly du ciel mais cette dernière se souvenait de beaucoup de choses… Quand on les lui répétait plusieurs fois.
C’est donc avec courage que la jeune demoiselle s’en allait elle ne savait où, regardant les personnes en face d’elle de travers, se demandant encore et toujours ce qu’elle devait faire. Sentant quelque chose dans sa main, elle s’arrêta, se mit sur le côté pour ne pas être dérangée et peut-être aussi pour ne pas déranger, ouvrit cette dernière et trouva un morceau de papier qu’elle fixa pendant au moins six minutes. Elle aurait pu continuer de l’admirer pendant des heures si cet homme gras, moustachu ayant une voie d’Italien chantant sur scène n’avait pas crié et donc ne l’avait pas réveillée. Ouvrant donc le papier en le déchirant un peu, elle lit.

« Gauche, droite. A la fin de la route, gauche, encore gauche puis droite. Regarde devant toi : tu y es. »

Fixant encore plus intensément le papier, elle conclut une chose : c’était son écriture. Mais pourquoi avait-elle écrit ça… ? Des directions ? C’est bon, elle se souvenait. Se revoyant dire à son imbécile de servante inutile ayant toujours raison qu’elle trouverait « cet » endroit seule comme une grande et en moins d’une heure, elle retrouva son arrogance et se remit à marcher, regardant les directions sur le petit papier. Quel était cet endroit ? Elle l’ignorait. Mais, se connaissant, elle savait que c’était un lieu qu’elle avait déjà visité. Sinon, elle n’aurait pas regardé la domestique de haut et ne serait pas partie seule. Oui, elle se connaissait plus que très bien et elle savait que sa pire faiblesse était l’orientation. Revenant à la réalité, elle s’arrêta de nouveau et se frappa discrètement. Ces indications sur cette feuille… C’était après qu’elle soit descendu de la calèche. Revenant, selon elle, sur ses pas, elle regarda autour d’elle et, ne voyant pas la chose, se dit que c’était de la faute de ce stupide, bête, moche, chiant, énervant, faible, moins que rien, pauvre de cochet. C’était de sa faute si elle avait oublié, de sa faute si elle n’avait pas pensé à ouvrir sa main, de sa faute si elle n’avait pas découvert ce sale papier avant. Et c’était de sa faute si elle s’était assoupie et était encore fatiguée !
Soupirant longuement, elle s’assit sur le banc à sa droite, croisa les bras et se retint de crier le nom qu’elle détestait tant… Mais qu’elle avait pourtant choisi. Elle pouvait bien se débrouiller toute seule, elle le savait ! Après tout, elle était Alexaria Lionphontivus, une duchesse, une noble, une fille intelligente dont personne ne pouvait se passer. Ce n’était pas un trou de mémoire, une incompréhension de la situation et tous ces gens qui lui empêchaient de voir où elle était qui allait l’arrêter. Oui, elle valait bien mieux que ces pauvres paysans, ces moins que rien.
Se relevant, elle se mit à courir, pleine de courage, pleine de confiance en elle et, après à peine vingt secondes de course, se prit le sol et ne put bouger pendant quelques instants, le souffle court, le derrière de sa tête brûlant. Relevant la tête, la vision trouble, elle vit plusieurs couleurs, du bleu, du noir, du blanc. Secouant la tête pour voir mieux, elle se mit à crier –ou murmurer ou même juste penser, elle ne savait pas- plusieurs injures, la main renfermant il y a peu le précieux papier appuyant maintenant le derrière de sa tête. Lançant un petit « tch », elle se releva après avoir attendu la moitié d’une minute et fixa le garçon tout habillé de bleu en face d’elle. Pourquoi n’était-il pas tombé celui-là ?!
Le regardant intensément, se massant toujours le derrière de sa tête, elle eut une impression de déjà vu. L’avait-elle déjà rencontré ?
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Ven 24 Déc - 9:14

Londres. Toujours ces mêmes ruelles sombres et emplies de gens, ces mêmes discussions sur la pluie et le beau temps entre de nombreux passants, ces mêmes échoppes toutes décorées de la même façon... et les mêmes raisons qui poussaient le Comte de Phantomhive à quitter sa demeure. Une fois la porte de la calèche ouverte, il posa un pied à terre, ajusta un instant ses vêtements, et releva la tête. Ses investigations ne devaient pas prendre trop de temps puisque l'affaire qu'il devait traiter était simple: une jeune femme égorgée dans son lit avait été retrouvée la veille au soir, et Ciel avait prit la décision de s'en occuper personnellement. Pour l'instant, Scotland Yard avait vainement cherché des indices. Mais pas vraiment de suspects encore, pas d'arme du crime, rien.
Ciel fit un pas en avant en direction des rues bondées après avoir donné une heure et un lieu de rendez-vous précis au cochet, M. Tanaka. Pour la première fois depuis longtemps, il s'était rendu dans la capitale britannique sans Sebastian, son majordome. Pourquoi? La question était simple: il avait mieux à faire. Cette enquête était absurde, tellement évidente... Mais au moins, le jeune noble pourrait profiter d'une petite promenade dans la ville avant de rentrer. Il n'était qu'à deux ou trois rues de la "scène de crime", il avait donc tout son temps.
Les rues de Londres étaient encore plus peuplées qu'avant. Certes, elles n'était que rarement désertes, mais Ciel avait rarement vu autant de monde dans la capitale londonienne. Il tenta de cacher son air "ravi" face à tout ce monde, prit une brève inspiration, et s'avança. Il se faufila parmi les parfaits inconnus, cherchant à rejoindre le trottoir d'en face, et y parvint non sans peine. Quel effort... Il soupira et opta pour prendre une ruelle parallèle, plus sombre et plus étroite, et surtout moins bondée. La route était normalement plus longue, mais pour une fois il gagnerait du temps. Il longea deux ou trois magasins et tourna, pénétrant sur le chemin à peine éclairé. Le soleil déclinait déjà, et Ciel devait rentrer peu après la nuit tombée.
Il regarda furtivement sa montre à gousset et descendit la rue, faisant retentir sa canne sur les pavés. Mais alors qu'il marchait calmement, il vit quelque chose - plutôt quelqu'un, une jeune fille - courir à toute vitesse dans la direction opposée. Il avait à peine eu le temps de réaliser qu'elle se heurta à lui et tomba à la renverse. Il recula d'un pas puis la regarda, reprenant rapidement ses esprits. Pourquoi était-elle si pressée? Aucune idée, et la réponse importait peu au jeune noble. Après quelques longues secondes et quelques mots qu'elle marmonna, elle se releva et lui fit face. Ses yeux bleu roi soutinrent le regard aigue-marine du comte. Ils restèrent ainsi quelques instants, sans parler, avant que Ciel ne rompt ce silence.


- Pourquoi un tel empressement? Vous devriez faire attention...

Sa question ne demandait pas vraiment de justification. Il se sentait plutôt calme et de bonne humeur, et n'avait donc aucune envie de se lancer dans des états d'âmes sous prétexte qu'elle n'avait pas regardé où elle allait. Sa voix s'était voulue douce, mais son regard était toujours posé sur elle. Alors qu'il la regardait un peu mieux, il fronça les sourcils un instant; à en croire ses vêtements, cette jeune fille appartenait à l'aristocratie, mais ces cheveux blonds, ces yeux expressifs perdus dans un teint de porcelaine... Ne l'avait-il pas déjà vue quelque part auparavant? Sans doute à une de ces nombreuses soirées mondaines où Ciel oubliait les noms au fur et à mesure qu'on les lui énonçait. Mais il était rare qu'il se souvienne d'un visage, et il était sûr que leurs chemins s'étaient déjà croisés par le passé. A moins qu'il se trompait? Il préféra passer sous silence cette remarque pour l'instant. Mais il ne parvint pas à détacher son regard d'elle tant elle lui semblait familière.


Dernière édition par Ciel E. Phantomhive le Lun 25 Avr - 14:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Mar 28 Déc - 22:59

Fixant toujours les yeux bleus du jeune homme en face d’elle, Alexaria ne put s’empêcher de s’arrêter un moment pour réfléchir. Où l’avait-elle déjà vu, lui ? A une réception ? Une fête, ou tout simplement un magasin ? Qu’est-ce qui avait bien pu la marquer pour qu’elle ait cette impression ? Avait-elle été invitée sinon ? Ou peut-être bien qu’elle n’avait fait que voir sa tête sur le journal ? Qui était-il ? Sûrement pas un garçon venant d’un pauvre milieu à en juger par ses vêtements qui, tout comme sa canne, avaient du coûter cher. Pensons à autre chose… Connaissait-il la route qu’il fallait prendre ? Peut-être que si elle lui montrait le papier, il saurait… Non sûrement pas. Les hommes étaient des saints au niveau de l’orientation mais pas à ce point. D’ailleurs, où était-il ce papier ? L’avait-elle fait tomber ?
Ignorant totalement sa question et son conseil, elle regarda sur le sol autour d’elle, ayant déjà complètement oublié ce qu’elle avait écrit sur ce morceau de feuille qui n’avait été, pour l’instant, pas d’une grande aide. Ne le voyant nulle part, elle se dit qu’il avait du être emporté par le vent et reporta de nouveau son intention sur le noble bleu se promenant avec une canne comme un vieux bourgeois très riche ayant une totale et une immense confiance en soi. Comme elle détestait ces vieilles personnes dont il ne restait comme but que mourir, rendre l’âme, aller en enfer et, surtout, donner l’argent et tout ceci à la descendance. Pourquoi fallait-il d’ailleurs que ces grandes personnes la ramènent à chaque fois ? Dans tous les cas, il ne lui manquait que les rides plus quelques centimètres et un chapeau pour ressembler parfaitement aux gens de cette branche là… Un chapeau ?
Soupirant et se massant sa tête qui lui faisant encore et toujours mal, prête à exploser sans doute, la dernière des Lionphontivus regarda son interlocuteur de travers, comme elle le faisait si bien avec les autres, et ne put s’empêcher de demander… Ou d’ordonner plutôt.

« Aidez-moi à chercher le bout de papier que j’ai fait tomber. »

« S’il vous plaît » avait fini une voix dans sa tête. La politesse, cela n’existait pas réellement lorsque l’on était plus que très riche et puissant. Les personnes de ce genre se devaient de prendre les autres de haut. C’était comme ceci et c’était tout. De plus, un Lionphontivus n’a pas la permission de s’abaisser devant quelqu’un, il fait ce qu’il veut quand il veut. C’était même bizarre qu’elle le vouvoie. Encore des pensées inutiles, n’est-ce pas ? Cela arrivait fréquemment en ce moment, peut-être allait-elle passer de « l’autre côté » comme elle le disait. Dans tous les cas, elle ne s’en souviendrait pas, elle ne pourrait pas avoir honte. Sauf si cela se passait devant lui et qu’elle le revoyait. Mais pourquoi s’inquiéter maintenant ?
Il fallait plutôt qu’elle s’inquiète de son pari. Etait-ce réellement un pari ? Avec Eleanor, il fallait s’attendre à tout. Et puis, c’était plus que certain qu’elle allait se faire un malin plaisir d’aller la chercher après cette heure passée pour la narguer et lui répéter sans cesse et indirectement qu’elle ne pouvait se diriger toute seule. Bien entendu, elle avait raison. Mais cela, jamais Alexaria ne l’admettrait. Elle ne voulait et ne perdrait d’ailleurs jamais contre elle. Même si elle gagnait à la fin, une défaite restait une défaite et elle ne voulait pas qu’on le lui rappelle. Oui, la jeune duchesse n’était qu’une enfant capricieuse qui détestait perdre et qui faisait tout ce qu’elle pouvait pour remporter une victoire même si elle est sûre de la perdre. Aah… Une enfant imbécile alors ?
Détachant son regard des yeux du noble devant elle, elle fixa l’intérieur d’une boutique à sa droite, intérieur qu’il ne fallait pas du tout regarder. Ne bougeant plus d’un pouce, elle sentit une étrange sensation l’envahir et la salive lui monta à la bouche, exactement comme faisaient les loups dans les histoires. Se tournant vers le magasin de bonbons et de gâteaux, elle desserra les poings, la chaleur l’envahissant maintenant toute entière, n’ayant plus aucun mal à la tête. Se rappelant qu’un noble lui faisait face, elle se tourna vers lui mais ne put s’empêcher de le regarder avec des yeux de chiens battus au lieu de lui accorder un nouveau regard signifiant « vas voir ailleurs » ou « rentre chez toi avant que je ne te mette mon poing dans la figure ». Ca y était elle était passée de l’autre côté… Non ?
Sautillant sur place, elle fit au jeune garçon riche habillé en bleu un grand sourire enfantin et bienveillant, sentant que son ventre allait bientôt gronder et quémander. Avait-elle de l’argent ? Elle ne savait pas. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle n’était jamais entrée dans un magasin de ce genre à cause d’une certaine personne et qu’elle ne savait pas vraiment comment faire.
Après un moment d’hésitation, elle prit doucement la manche du jeune garçon, rougissant, et lui montra du doigt la boutique.
Cela voulait dire « emmène-moi là-bas ».
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Sam 29 Jan - 13:11

Ciel la suivait des yeux. Il étudiait chacun de ses gestes, dans le but de se rappeler où l'avait-il vu. Mais impossible pour lui de s'en rappeler. Et puis, quelle importance? Après tout, il avait pris la peine d'entrer dans la capitale à cause d'une affaire, et bien qu'il était en avance, il n'avait plus de temps à perdre. Pourtant, il semblait qu'elle n'était pas prête de le laisser partir. Son regard était vague, et elle regardait autour d'elle donnant ainsi l'impression de chercher quelque chose... mais quoi? Elle porta une main à sa tête comme si elle était douloureuse, et parla d'un ton sec. "Un bout de papier"? Ce qu'elle avait égaré était un simple bout de papier? Le jeune Phantomhive fronça les sourcils et baissa les yeux, scrutant le sol. Il n'aimait pas sa manière de parler, de commander pourtant. Et lui n'avait pas l'habitude de recevoir des ordres où que l'on fasse preuve d'autorité sur lui. Pourtant -et allez savoir pourquoi- il ne chercha pas à répliquer. Soupirant, il se mit à chercher le morceau de papier des yeux. Aucune trace du message, qui avait du s'envoler lorsqu'ils s'étaient percutés.
C'est alors que la jeune aristocrate changea, du tout au tout. Son regard se détourna sur la vitrine d'une boutique, demeurant ainsi figée quelques instants. Lorsque le Comte releva les yeux, elle le dévisageait avec un regard doux et enfantin. Que s'était-il passé pour subir un changement si radical? Cette jeune noble se tenant devant lui n'était plus la même que celle qui s'était adressée à lui quelques instants auparavant avec un ton hautain. Quelle étrange fille... Ciel la regarda attentivement, essayant de la comprendre sans franc succès. Elle bougea doucement le doigt et le releva en direction de l'échoppe avec des yeux brillants. Le jeune Comte tourna alors doucement la tête vers la vitrine.


- Une... confiserie?

Il détourna les yeux de la boutique pour porter son regard vers la jeune fille. Pendant un instant, par cette allure noble mais enfantine, par ces boucles blondes et son regard bleuté, Ciel eut l'impression de se tenir face à une poupée mouvante. Il demeurait cependant sceptique: se mettre dans un tel état pour des confiseries? Elle devait pourtant avoir beaucoup de moyens, et par conséquent avoir autant de friandises qu'elle le souhaitait, à portée de main. Mais son regard était insistant, et elle ne quittait le Comte Phantomhive des yeux. Quelle ironie; demander au propriétaire de la plus grande fabrique de jouets et de friandises d'Angleterre de l'accompagner dans une boutique pour acheter des gâteaux et des bonbons. Mais que faire? Accompagner cette jeune fille qui était peut-être une simple inconnue, ou se montrer froid comme à son habitude et refuser, quitte à en subir les conséquences plus tard? Il hésita alors un instant, puis céda. Elle pouvait non seulement appartenir à l'aristocratie anglaise, mais y occuper une place majeure, et dans ce cas un refus de la part de Ciel serait malvenu pour sa réputation. S'il arrivait à connaître son nom, il serait fixé; voilà la raison qui le poussa à rester avec elle, ne serait-ce qu'encore un peu. Juste le temps d'entrer dans un magasin et en ressortir, rien de plus sans doute... Et après tout, pourquoi ne pas y aller? Malgré le temps perdu ici, il était encore en avance. Il fit un pas vers la boutique et se retourna vers la jeune aristocrate.

- Allons-y.

- HRP: Encore une fois, je suis désolé pour cette réponse qui, je l'avoue, a plus-que-tardé. -
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Ven 4 Fév - 22:00

Pensant tout d’abord que le jeune noble n’allait pas accepter, son regard se faisant hésitant, la petite fille ne put s’empêcher par la suite de faire le plus grand sourire de tous les temps. Oui, ce sourire était, si je ne m’abuse, plus long et brillant que celui du chat de Cheshire dans Alice au Pays des Merveilles (qui, rappelons-le, est un conte de Lewis Carroll paru dix ans avant la naissance de Ciel Phantomhive de la compagnie Phantomhive en tant que dernier représentant de la famille Phantomhive et surnommé depuis quatorze ans Ciel Phantomhive [note : Ciel Phantomhive aime son nom… Je peux le prouver !]).
Ne pouvant plus se contenir, elle laissait échapper quelques petits cris presque inaudibles d’excitation. Rattrapant rapidement la légère avance qu’avait prise l’incroyable garçon qu’elle prenait sans doute pour Dieu, elle le prit machinalement par la manche tout comme les jeunes enfants faisaient avec leurs parents… Peut-être était-ce inconsciemment une manière pour éviter de se perdre ? Faisons comme tout le monde et continuons de penser qu’Alexaria avait toujours quelque chose derrière la tête et qu’elle ne faisait jamais rien d’irréfléchi !
Entraînant presque le jeune homme devant la porte qu’elle pensait immense et dorée mais qui n’était que… Dépeinte, elle se figea soudainement. Avait-elle le droit d’entrer ? Que devait-elle dire en entrant ? Cela paraîtra-t-il égoïste, vulgaire… Irrespectueux… ? Elle ne savait pas, elle ne savait rien... !
Elle resta donc là, à méditer devant la porte, les yeux fixés sur les lettres gravées dont elle n’arrivait même pas à comprendre le sens tant l’hésitation et la peur la gagnaient.
Entendant du bruit dans la petite boutique qu’elle voyait comme étant un immense et incroyable château de pierres (…), elle posa ses grands yeux bleus sur la fenêtre. Etant trop petite, elle ne put voir que quelques cheveux bruns.
Maintenant plus intéressée par l’intérieur de la boutique vue derrière une vitre, la dernière des Lionphontivus, qui avait d’ailleurs perdue pour ainsi dire son noble caractère de terrible chef égoïste et chiante, se mit juste en dessous de celle-ci. Etait-ce de la véritable puissance ou n’était-elle pas la seule à changer d’avis et de pensées ainsi ?
Ne l’ayant pas (encore) oublié, Happy Alexaria jeta un rapide coup d’œil à son Dieu bleu qui ne le serait plus dans quelques minutes et retourna rapidement le chercher, l’entraînant sans douceur aucune vers la fenêtre du pouvoir, son regard rempli de courage laissant bien voir ce qu’elle avait en tête.
Revenant à sa place, elle dit d’une voix de petite gamine « commandatrice » qui sait tout de la vie.

« Regarde ce que je fais et après tu essaieras ! »

Elle marqua une légère pause puis reprit sur le même ton mais avec un regard très sérieux, levant presqu’un doigt, comme le faisaient les grandes personnes qui prévenaient les plus jeunes et les moins expérimentées.

« C’est pas dur, tu sais, même toi, tu peux y arriver ! Il faut toujours avoir confiance en soi, c’est quelqu’un qui l’a dit. »

Levant la tête à s’en casser le cou après s’être encore plus rapprochée du mur de la boutique, la petite Alexaria essaya de lever la jambe. Cette dernière ne pouvant se lever de plus de cinq centimètres à peine, la jeune fille, dans son extrême, pure et immense sagesse, conclut ceci : sa robe l’empêchait de faire le moindre mouvement. Relevant maladroitement et avec indiscrétion celle-ci, elle fixa de nouveau son interlocuteur riche, se sentant obligée de le prévenir.

« Toi, tu seras pas obligé de faire ça, hein ! Et pis, même si tu tombes, je te rattraperai. »

Avait-elle fini, arborant son sourire bienveillant qu’elle n’utilisait que pour les grandes occasions. Qu’elle n’utilisait, d’ailleurs, que pour ses « amis ».
Alors qu’elle allait mettre un pied sur le mince rebord de la fenêtre, la porte du château s’ouvrit soudainement, faisant tout trembler. Apparu alors le bout du ventre du barbu obèse de la vitrine de friandises.
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Sam 5 Fév - 10:26

Alors qu'il avait pris de l'avance dans sa marche, Ciel ne tarda pas à sentir son bras tiré en arrière. Il se retourna brusquement et fit face à la jeune aristocrate qui agrippait sa manche avec un sourire enfantin aux lèvres. Elle accéléra le pas, arrivant à sa hauteur, puis le dépassait avec entrain, de telle sorte qu'il n'eut d'autre choix que de la suivre car elle possédait toujours la manche de sa veste. Arrivés devant la boutique, elle le lâcha enfin. Ciel profitait de cette pause qu'il supposait courte - et à juste titre, d'ailleurs - pour ré-ajuster ses vêtements, les époussetant du revers de la main. Quant à la jeune fille, elle se stoppa net devant la porte, comme hypnotisée par la devanture. Ciel remit en place son chapeau une dernière fois et leva la tête vers l'enseigne. " Pilgrim's Brothers & Co. " Pas très original... Mais le directeur de la compagnie Phantom connaissait bien ses concurrents, et cette échoppe ne faisait pas exception à la règle. Ils étaient même connus pour leur manque de tact face aux clients, même si leur produits étaient apparemment de qualité. Mais Ciel n'eut jamais l'occasion de les rencontrer. Un sourire se dessina alors sur les lèvres du jeune noble : bien qu'il n'avait pas vraiment de raisons de se soucier du rang de son entreprise, qui demeurait toujours première fabrique de jouets et confiseries de Londres et du reste de l'empire britannique, c'était l'occasion rêvée d'étudier un peu le savoir-faire de ses adversaires !
La petite fille se rapprocha de la fenêtre et se mit sur la pointe des pieds. Quelle discrétion... Ne parvenant qu'à peine à voir à l'intérieur de la boutique, elle se retourna vivement vers Ciel et le ramena brutalement avec elle, sous la vitre. Tout aurait été tellement plus simple s'ils étaient entrés directement, sans réfléchir à quoique se soit, mais non. Apparemment, la simplicité était bannie du vocabulaire de la petite aristocrate, dont le nom demeurait toujours inconnu pour Ciel. Ses iris bleues soutenaient le regard du Comte Phantomhive, des yeux résolus et déterminés : elle avait un plan. Non, elle ne voulait tout de même pas grimper sur le rebord de cette fenêtre pour espionner l'intérieur de l'échoppe ? Elle s'adressa à lui de façon très familière, comme une enfant qui pense déjà tout connaître de la vie, et tenta de poser un pied sur le rebord. Puis soulevant sa robe en lui parlant de nouveau, elle reprit son entreprise.
Reculant d'un pas, Ciel posa une main sur son front et soupira. Il allait devoir en plus jouer les baby-sitter ? Super... En la croisant pour la première fois, il savait qu'elle lui ferait perdre son temps, mais cette-fois, elle dépassait toutes ses espérances. Bien, si elle voulait faire l'enfant, il la prendrait comme telle, et se conduirait avec elle comme si elle n'avait que cinq ou six ans, âge qu'elle semblait avoir dans son comportement.


- Mais enfin, descendez, vous pourriez vous blesser...

Ne l'écoutant pas, le jeune Comte soupira une nouvelle fois. Ce n'est que la porte s'ouvrant qui la fit renoncer à son projet. Un homme grand, quoique deux fois plus large qu'il n'était haut, apparu alors avec une mine renfrognée. L'un des propriétaires, sans aucun doute.

- Que se passe-t-il ici ?

Ciel fronça les sourcils. Il n'aimait pas du tout le ton qu'avait pris l'homme pour s'adresser à eux, leur parlant comme s'ils étaient des garnements venus ici dans le but de dérober quelque chose dans sa boutique. C'est d'ailleurs sans doute ce qu'il pensait d'eux ; quoiqu'un rapide coup d'oeil sur leurs vêtements l'aurait vite fait revenir sur ses préjugés. Le jeune noble s'approcha de la petite aristocrate et lui tendit une main, afin qu'elle descende du rebord, et ainsi paraître moins suspecte. Le gros barbu trop familier les regardait toujours, avec sa mine mécontente toujours sur le visage. Le Comte Phantomhive fit passer celle avec qui il était venu derrière lui, comme si l'autre était une menace, et attendait de voir ce qu'elle décidait. Avec un propriétaire aussi désagréable, voulait-elle toujours entrer, ou renonçait-elle à son entreprise ?
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Sam 5 Fév - 22:38

Happy Alexaria avait laissé faire son noble bleu, prenant la main qu’il lui avait tendu, descendant doucement du rebord de la fenêtre en faisant de son possible pour ne pas les faire tomber tous les deux. Maintenant derrière son nouvel « ami », elle fixait le gérant du magasin. Pourquoi paraissait-il si mécontent ? Quelqu’un avait-il fait quelque chose de mal ? Reprenant la manche légèrement bleue du garçon, la petite fille ne pouvait détacher son regard du grand barbu. Un peu bronzé, très enrobé et barbu, elle essaya… Mais ne put trouver sa bouche. Peut-être n’en avait-il simplement pas ?
Se rappelant que le monsieur venait de sortir du château, la dernière des Lionphontivus retrouva son grand sourire enfantin.
S’avançant du grand homme, elle lui tendit sa main.

« Bonjour monsieur, je m’appelle Alexaria. Mon ami bleu avait peur d’entrer dans votre château alors j’ai pensé qu’il se sentirait moins gêné si je lui montrais d’abord l’intérieur par la fenêtre ! »

S’arrêtant de mentir à moitié pendant quelques secondes, elle prit elle-même la main géante du gérant pour la lui serrer de toutes ses forces puis finit, les yeux brillants.

« En fait, c’est l’anniversaire de son frère demain alors il voudrait lui prendre pleins de gâteaux. Ils vont inviter plein de monde, ce sera vraiment bien ! »

Croyant véritablement à son mensonge, la jeune Alexaria commençait à s’exciter, essayant de savoir ce qu’il pourrait bien se passer pendant cette fête. Lâchant la main du barbu pour mettre les siennes derrière son dos, elle se retourna ensuite vers le petit noble, son sourire flamboyant toujours collé sur le visage. Pensant qu’il ne bougerait sûrement pas, elle fut devant lui en un bond, le reprenant par la manche, l’emmenant devant la porte d’où n’avait pas bougé le monsieur enrobé.
Voyant que ce dernier n’était pas dupe mais n’en avait maintenant rien à faire, ayant sûrement remarqué qu’ils n’étaient pas de simples enfants de Londres, elle n’avait maintenant plus aucune peur d’entrer dans son magasin.
Mais son regard se fit encore plus brillant lorsqu’elle entendit cette simple phrase lancée par ce dernier, fatigué.

« Allez-y… »

Après avoir soupiré, l’homme était simplement entré dans son magasin en laissant la porte ouverte.
Machinalement, Alexaria fit un pas vers la porte, heureuse d’avoir gagné le droit d’entrer dans l’incroyable bâtiment de ses rêves.
S’arrêtant dans son élan, elle se posa la question. Voulait-il toujours entrer dans le château… ?
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Mer 23 Mar - 7:43

Le jeune Comte fixait toujours le gérant de la boutique. Il avait un regard méfiant, comme si le propriétaire était une menace. D'ailleurs, la petite noble qui était à ses côtés semblait penser la même chose, puisqu'elle passa dans son dos... Avant de s'avancer vers lui. Ce geste surprit Ciel, qui redoutait un peu ce qu'elle comptait lui dire ; car à en juger par son enthousiasme, elle allait mentir. Après tout, pourvu qu'elle n'invente rien de trop absurde ou de trop gênant, le dénouement du dialogue dont il refusait de prendre part l'importait peu. Le jeune fille tendit la main, de façon plus familière que solennelle.
Elle employait le terme de "château", ce qui inquiéta Ciel pour la suite. Il risquait de les prendre pour des fous. Enfin, il s'en moquait, mais si elle voulait toujours entrer ce n'était pas la meilleure réputation qu'elle pouvait leur faire, à tous les deux. Ce qui frappa ensuite le Comte, c'était le fait qu'elle avait dit qu'il voulait acheter des gâteaux, beaucoup de gâteux. Allait-il devoir vraiment le faire ? Parce qu'il adorait les confiseries, certes, mais il pouvait en avoir autant qu'il le souhaitait, sans dépenser le moindre penny à un concurrent. Mais bon, l'idée semblait plaire à la petite aristocrate, qui maintenant croyait à son propre mensonge... Pas l'homme. Ce-dernier ne jaugea les deux jeunes qui se tenaient face à lui, et sans grande perspicacité, il sembla avoir compris qu'ils n'étaient pas "n'importe qui". Ce qui signifiait de potentiels clients.
La jeune fille se tourna vers Ciel et lui sourit. Un sourire malicieux, avec beaucoup d'assurance. Elle savait qu'elle allait gagner le débat, mais semblait encore plus jeune qu'auparavant. En gage de réponse, le noble détourna les yeux et ré-ajusta son chapeau.
Laissant la porte ouverte sur son passage, le propriétaire de la confiserie disparu à l'intérieur de la boutique. Restait maintenant à entrer. Le Comte ne vit pas vraiment ce qui pourrait leur faire perdre plus de temps à présent. Il lança un dernier regard à la jeune aristocrate et s'avança vers l'entrée de l'échoppe, s'apprêtant à franchit le seuil. Mais il se stoppa dans son élan, se contentant de poser une main sur la porte déjà ouverte. Il regarda en direction de la jeune fille.


- Après vous.

Il se surprit à dire cela, et il trouva que ces mots raisonnèrent faux entre ses lèvres. D'où lui venait cette galanterie nouvelle ? Après tout, c'est elle qui voulait entrer : elle lui avait donné des ordres, l'avait entraîné jusqu'ici, et en retour il se montrait galant ? Quelle ironie. Pourtant, elle lui rappelait un peu sa cousine Elizabeth, ce qui devait jouer pour lui.

- A moins que vous ne vouliez plus entrer...


- HRP : Encore une fois, désolé de cette réponse tardive. Le motif en était un manque d'inspiration. Pas ce RP en particulier, mais en général. -
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Mer 23 Mar - 19:00

Fixant la poignée de la porte presque entièrement cachée par la main du noble, Alexaria s’arrêta dans son élan. Ça n’avait pas l’air de lui plaire, d’aller dans un magasin comme cela. Peut-être qu’elle l’ennuyait mais qu’il n’osait pas la renvoyer balader ? Mais elle, elle ne voulait pas l’embêter ! Et puis, il n’avait pas l’air d’aimer le monsieur non plus… Peut-être qu’ils se connaissaient déjà et que leur première rencontre s’était mal passée ? Peut-être que l’un avait volé quelque chose à l’autre ? Ou peut-être qu’ils s’étaient fait mutuellement une chose monstrueuse, horrible ou ignoble ? Non… Mon Dieu… Ils n’auraient pas fait ça…
Alexaria concentrait maintenant toute son attention sur les grands yeux bleus sombre du jeune riche devant elle, l’air désespéré. Les gens devaient s’entendre entre eux et ne pas s’énerver, se disputer ou se détester, il devait le savoir ! Peut-être valait-il mieux qu’ils ne se voient plus ? Ou, au contraire, fallait-il qu’elle les oblige à se serrer la main et qu’elle fasse quelque chose pour qu’ils s’amusent ensemble ? Mais… Mais.
Une ombre passa devant la jeune fille, faisant se soulever le bas de sa robe et la faisant tout de suite oublier son soi-disant problème du moment. Qu’est-ce que c’était ? Un enfant ? Un animal ? Regardant dans la direction où la chose devait être, elle ne vit rien.
Murmurant un presque inaudible « oh » hébété, ses joues recommencèrent à se teindre en rouge et ses beaux yeux bleus à briller. Que venait-il de se passer ? Où était la chose ?
Se retournant vers son nouvel ami, elle ne put s’empêcher de s’écrier, ses petits poings fermés à demi en l’air.

« Tu as vu ça ?! Tu as vu ?!! Oh ! »

Le noble n’avait pas l’air impressionné du tout. Peut-être ne l’avait-il pas vu, trop occupé à se concentrer pour que la lourde porte reste ouverte ? Alexaria n’aimait pas ouvrir les portes. A chaque fois, il lui fallait au moins trois minutes pour y arriver, son poids n’étant pas assez élevé et sa force de gamine étant quasi nulle, elle devait s’y prendre à plusieurs fois et avoir de l’élan pour enfin la faire bouger. C’était pour cela qu’elle admirait Eleanor. Elle, elle ne mettait même pas une seconde pour l’ouvrir et elle s’y prenait avec tellement de classe… Où était-elle d’ailleurs ? Pourquoi n’était-elle pas là, avec elle ? Pourquoi n’était-ce pas elle qui lui avait ouvert la porte ?! L’avait-elle abandonné ? Mais pourtant, elle avait promis qu’elle resterait avec elle… Peut-être qu’elle ne voulait plus d’elle ? Mais pourquoi dans ce cas ? Elle avait fait quelque chose qui ne l’avait pas plu ? Mais Alexaria, elle ferait tout pour elle ! Même échanger leur rôle ou lui ouvrir la porte à son tour en la laissant passer avant elle. Alors… Alors… Pourquoi n’était-elle pas là ?
Les yeux de la jeune duchesse se remplirent progressivement de larmes et son visage autrefois couleur pivoine devint tellement pâle que l’on pouvait croire qu’elle était subitement tombée gravement malade. Le ciel lui-même semblait s’être un peu assombrit et la jeune fille eut l’impression que la température avait baissé. Ne pouvant s’empêcher de trembler, elle essayait de se ressaisir, en vain. Qu’avait-elle fait pour être traitée comme ça ? Rien ! Rien du tout ! Elle voulait seulement que les gens soient heureux et qu’ils vivent bien. Alors pourquoi tout le monde la laissait seule ?! Pourquoi tout le monde l’abandonnait ?!!
Alors qu’une larme s’apprêtait à couler, le vase étant en train de déborder, la petite fille se souvint qu’elle n’avait plus le droit de faire cela. Pleurer n’était qu’un signe de faiblesse, un geste destiné aux idiots. Elle appartenait à la noblesse, tout le monde ou presque la connaissait. Elle devait montrer l’exemple, et c’était tout. Oui, c’était tout.

« Ramenez-moi chez moi. S’il vous plaît. »

Une seule larme avait coulé et, grâce à une légère brise, avait séché presque instantanément, rendant la joue sur laquelle elle s’était promenée quelque peu bizarre et gênante lorsque ses lèvres bougeaient. Tout était redevenu normal. La température, la couleur du ciel et le caractère fier, réservé et égoïste de la dernière des Lionphontivus. Seul le « s’il vous plaît » prononcé d’une voix légèrement tremblante était de trop dans cette situation.
Oui, Alexaria était redevenue la noble qu’elle avait toujours été et ce qui s’était passé il n’y avait pas même dix minutes n’était qu’un rêve, qu’un souvenir lointain qui allait bientôt s’oublier. Et oui, les rêves ont malheureusement tous une fin.

« Vous n’avez pas retrouvé ma feuille, n’est-ce pas ? Alors ramenez-moi chez moi. »

La seule Lionphontivus de Londres ne savait plus pourquoi elle se sentait si mal mais, fallait-il vraiment trouver une raison à tout ? Tout ce qu'elle avait envie de faire à ce moment-ci, c'était d'aller dans son lit et d'y rester jusqu'à ce qu'Eleanor lui remonte le moral en obéissant à ses ordres débiles, dénués de sens et de sérieux.
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Lun 25 Avr - 15:02

Ciel tenait toujours la porte d'entrée de l'échoppe ouverte. Elle commençait à prendre son temps... Et il allait finir par n'en avoir plus assez pour se concentrer sur l'enquête, qui était tout de même bien plus importante. Alors que la petite aristocrate s'avança d'un pas vers lui, une ombre se dessina dans le décor. Une ombre rapide et basse, ne dépassant pas la hauteur des jambes. Un chat, sans doute. La jeune fille s'exclama à sa vue, en se tournant vers lui ; Ciel se contenta de hausser les épaules en fermant les yeux. Pour l'instant, une seule chose hantait ses pensées : se montrer le plus courtois possible en sa présence - afin que son honneur ne se voit pas bafoué, entendons-nous bien - pour la quitter au plus vite, se rendre sur la scène de crime et rentrer prendre le thé. Mais ce dessein semblait bien long à atteindre...
C'est alors que la jeune noble baissa les yeux, et quand elle les releva, son regard avait changé. Un silence régna quelques instants au cours duquel ses yeux se refirent de glace. Le Comte de Phantomhive avait de nouveau devant lui la "vraie" aristocrate, celle au regard fier et hautain propre à la noblesse anglaise. La première qu'il rencontra. Pourquoi un tel changement ? Il l'ignorait, mais le fait qu'elle lise dans les pensées le parcourut une seconde. Peut-être avait-elle deviné qu'il commençait à trouver le temps long. Il demeura silencieux et la jaugea du regard : son visage s'était embué à vue d'oeil, des larmes commencèrent à perler le coin de ses yeux et elle battait des cils en tentant de ne pas les laisser s'échapper. Mais elle restait tout de même digne, luttant contre la tentation de la tristesse.


- Vous préférez rentrer à présent ? D'accord...

Elle avait eu beau se montrer un peu trop autoritaire une fois de plus, Ciel tenta de lui répondre avec plus de douceur. Il n'aimait pas ce ton directif qu'elle employait, sans doute parce qu'il était très rare que quelqu'un en use sur lui. Il avait l'impression que les rôles étaient inversés ; d'habitude, c'était lui qui parlait ainsi quand il voulait qu'on lui cède un caprice, non l'inverse. On dit que "la vérité blesse", après tout. Il se contenta de soupirer face à cette réflexion qui lui était venue, et qu'il jugeait parfaitement déplacée.
Il la contemplait toujours. Elle avait fini par céder à l'une de ses larmes, une seule. N'importe quelle autre fille de son âge, appartenant à la noblesse ou non, n'aurait pas retenu de longs sanglots incessants... Qui était-elle au juste ? Ciel s'avança vers elle, et arriva à sa hauteur. Il ne savait pas où elle vivait, et il espérait qu'elle avait plus de facilités à savoir d'où elle venait qu'où elle allait. Car pour l'instant sa destination n'avait pas été très concluante...


- J'ai une question à vous poser : comment se fait-il qu'une Lady telle que vous se promène seule dans les rues de Londres ? N'avez-vous pas de domestiques à vos côtés ?

Il se hasarda à poser la question même s'il ne pensait pas obtenir de réponse, du moins pas pour l'instant. Elle allait sans doute lui répondre sèchement une fois de plus. Il fronça alors les sourcils lorsqu'une pensée lui vint à l'esprit : d'ailleurs, que faisait Sebastian ? Ils s'étaient entendus de se retrouver sur les lieux du crime une fois qu'il aurait accompli ce que son maître lui avait ordonné. Mais il aurait déjà du l'avoir rejoint, alors pourquoi n'était-il pas ici ? Il devrait le sermonner d'avoir pris son temps, encore une fois...
Mais pour l'instant, il avait plus important à faire. Raccompagner la jeune noble chez elle, comme convenu. Il resta d'ailleurs surpris de s'entendre un peu plus tôt accepter de la raccompagner. Voilà qui le ralentirait encore... Décidément, ce n'était pas son jour.
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Jeu 5 Mai - 11:54

Alexaria était maintenant calme et avait enfin relevé la tête. Ses yeux ayant repris leur couleur foncée et son visage étant quelque peu redevenu rose, la jeune noble reprit sa « bonne humeur » malgré l’odieuse sensation qu’elle avait encore sur la joue. Elle se retourna, vit les gâteaux et ne put, encore une fois, s’empêcher de les contempler. Ils avaient l’air si délicieux… Non. Elle ne se sentait pas bien, était énervée et voulait rentrer chez elle. Elle avait un guide, garçon, qui plus est, donc elle se devait de rester sérieuse et d’être assez cassante pour que ce dernier suive ses ordres à la lettre ! Ce que, d’après le ton qu’il venait de prendre pour lui répondre, il ferait. Un problème en moins, si ce n’était pas bien tout ceci !
Mais même si elle avait une incroyable envie de soupirer de soulagement, elle ne pouvait se le permettre. Disons que ce noble dont elle ne connaissait pour l’instant rien du tout venait de prendre temporellement la place d’Eleanor. Même s’il ne pourrait sans doute pas obéir aux mêmes ordres qu’elle donnait à son véritable majordome… Oui, Alexaria n’aimait pas tellement qu’on la regarde de travers.
Alors qu’elle commençait à se demander ce qu’elle pourrait lui demander de faire comme absurdité et quels arguments elle devrait utiliser pour qu’il l’exécute, il s’avança et posa la question fatale.

« Comment se fait-il qu’une Lady telle que vous se promène seule dans les rues de Londres ? N’avez-vous pas de domestiques à vos côtés ? »

« Oh si, bien sûr que j’en ai ! C’est juste que, tu vois, j’ai fait un pari très intelligent et grâce à lui, je me retrouve seule comme une imbécile à essayer de ne pas regarder ces saloperies de gâteaux, là, à côté ! »Franchement, pensez-vous qu’elle aurait eu assez de courage pour répondre cela ? Et puis, ne dit-on pas qu’il ne faut d’habitude pas parler aux inconnus ? Inconnus qui, en plus, font deux centimètres de moins que vous ? Ah… Alexaria essaie encore de se trouver une petite excuse bidon.

« Vous savez où se situe le manoir Lionphontivus, n’est-ce pas ? »

Elle n’en avait pas vraiment l’air, mais elle l’espérait de tout son cœur. Ce n’était que son point de vue mais l’image de deux nobles demandant aux gens dans la rue où se trouve le manoir de l’un paraissait un peu – non, complètement – débile.
Le jour où Eleanor l’avait « obligé » à parier qu’elle arriverait à les ramener à pied au manoir restera toujours gravé dans sa mémoire. Surtout lorsque sa domestique, à la fin, lui avait avoué qu’elle avait failli leur faire perdre leur chemin cinquante-deux fois. Ou sinon quand, sur la route, elle restait derrière elle et, avec un sourire narquois, disait « Maîtresse, où nous amenez-vous ? » ou encore « Ah… Ne serait-ce pas un cul de sac là-bas ? ».
Heureusement que personne ne pouvait lire dans les pensées.
Repensant aux questions que l’aristocrate venait de lui poser, elle se demanda à son tour pourquoi lui-même était tout seul. Il n’avait pas vraiment la tête de quelqu’un faisant des paris tous les jours. Mais bon, on ne connaît jamais vraiment quelqu’un.
Le regard de la jeune Lionphontivus commençant à se diriger vers le magnifique magasin de gauche, cette dernière fit plus que rapidement un pas en arrière, comme si elle venait de se faire piquer par une abeille et, d’un ton saccadé, comme pressée, demanda encore.

« On y va ? »

Oui, il ne fallait pas qu’elle reste plus longtemps à côté de cette boutique.



(Désolée pour le temps que j'ai mis : j'étais en vacances et je n'avais pas internet...)
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Sam 23 Juil - 13:04

Le jeune Lord ne put s'empêcher de dévisager la jeune fille avec scepticisme. Un membre de l'aristocratie digne de sa renommée se doit d'être accompagné de son majordome. Renommée qu'il ignorait encore, puisqu'il ne connaissait toujours pas le nom de l'inconnue. Il est vrai que lui aussi était seul, et Ciel pensa qu'elle avait du le noter, sans le lui faire remarquer. Tant mieux, il n'avait pas vraiment envie de répondre à des questions qui pourraient devenir gênantes. Il était en "mission", après tout...
Ses yeux quittèrent le visage de la jeune noble pour se promener parmi les articles qu'il y avait dans cette boutique. Les étagères étaient garnies de pâtisseries, confiseries et autres friandises multicolores en touts genres. Ciel n'avait encore jamais goûté à cette marque, et ne comptait pas le faire aujourd'hui. Il avait déjà de quoi faire avec ses propres produits. Pourtant, la vue de toutes ces douceurs rassemblées ici lui brûla les lèvres de désir. Quand Sebastian serait rentré, il la première chose qu'il lui demanderait serait de lui cuisiner un parfait, avec le thé.


- Vous savez où se situe le manoir Lionphontivus, n’est-ce pas ?

La voix de la jeune fille le tira de ses songes. Il l'avait presque oubliée. "Lionphontivus"... Cette fille appartenait à la lignée des Lionphontivus ? Bien. A présent, il avait au moins un nom à donner à ce visage qui l'accompagnait depuis un bon moment, maintenant. Et pas le nom le plus inconnu, qui plus est. Une autre grande famille aristocrate, anoblie depuis plusieurs générations. Ciel avait déjà eu l'occasion de lire ce nom sur les listes d'invités lorsqu'il se rendait à un des bals mondains qu'il détestait tant, voire même de faire la conversation avec l'un des membres de la famille. Enfin, au moins échanger quelques mots.
La famille, il la connaissait. Mais le manoir... C'était une autre affaire. Pourtant, le regard bleuté insistant de la jeune fille le fit méditer un instant avant de prononcer le "non" qu'elle avait l'air de redouter. Il s'en était rendu compte depuis un moment : si elle était ici, et sans domestique, c'est tout simplement parce qu'elle s'était perdue.

Plus elle regardait l'intérieur de la boutique, plus elle semblait être déchirée dans un dilemme incompréhensible pour le comte. Comme si elle luttait contre quelque chose... Résolue, elle voulait partir à présent, et Ciel la suivit. Il ne comptait pas s'éterniser ici non plus. Maintenant qu'il savait qui elle était et s'il voulait prolonger la conversation - qui était déjà trop entamée de toute évidence - il valait mieux le faire à l'extérieur. En sachant le nom des deux jeunes nobles, les vendeurs se seraient sans aucun doute rués sur eux dans le but de leur faire acheter quelque chose. Refermant la porte derrière eux, il ajusta son chapeau sur sa tête.


- Donc, vous êtes une Lionphontivus. Ce nom ne m'est pas inconnu.

Mais la résidence de la famille, c'était une autre affaire. Si au moins elle avait une adresse, le nom d'une rue où quoi que ce soit d'autre... Ce que Ciel redoutait - et à juste titre - c'était qu'elle aussi vivait dans un manoir isolé, tout comme lui. Voilà qui ne faciliterait pas leur affaire... Quoiqu'il en soit, il ne pouvait pas la laisser seule. Il ne pouvait plus. Si l'on apprenait que le comte de Phantomhive avait laissé une Lady Lionphontivus dans la détresse, son blason risquerait de baisser dans l'estime de l'aristocratie. "Ciel Phantomhive, le comte tout sauf gentleman". Non merci.

- Bien, puisque vous êtes perdue, je vais vous aider à rentrer chez vous. Mais dîtes m'en un peu plus sur votre manoir, pour faciliter nos recherches.

De toute façon, les investigations qu'il devait mener allaient devoir être reportées. Il était déjà tard, et maintenant il avait une nouvelle mission : escorter la jeune fille chez elle. Seine et sauve, de préférence.

- HRP : désolé de ce long, très long retard, mais je n'avais pas vu que la réponse avait été postée. -
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MessageSujet: Re: [Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]   Sam 30 Juil - 15:04

L’envie de courir comme une dératée pour examiner toutes les ruelles des alentours comme une hyène dégoûtante et presque chauve était présente dans la tête meurtrie d’Alexaria depuis que la magnifique porte avait été refermée. Pourquoi ne pouvait-elle pas faire cela ? Tout simplement parce que, grâce à ses expériences passées – et surtout ratées -, elle savait bien que faire ceci la perdrait encore plus. Tout ce qu’elle devait faire, c’était essayé de se convaincre que son but n’était pas de retourner au manoir. Car oui, la Lionphontivus n’arrivait que là où elle ne voulait pas aller. Mais bon, restons positif : grâce à elle, ils repéreront les culs de sac de loin puisqu’elle n’emmenait les gens que vers ces derniers. Eh oui, que pensiez-vous ? Qu’Alexaria n’avait vraiment aucun talent en matière d’orientation ! Eh bien si et en voici la preuve !! Elle a aussi le talent de s’humilier soi-même. Vous vous posez des questions là-dessus ? Le narrateur vous affirme que c’est bien elle l’imbécile qui a dit à Eleanor Livingston que le Canada était une petite île à côté du Brésil ! Alors, choqués ?

« Donc, vous êtes une Lionphontivus. Ce nom ne m'est pas inconnu. »

Bien sûr qu’il connaissait ce nom : elle était la meilleure personne du monde entier ! Il ne trouvera jamais de jeune fille aussi belle, aussi classe et aussi incroyable qu’elle, elle était tellement puissante, étonnante, surprenante et… Et son narcissisme dépassait de loin celui de Ciel Phantomhive ! S’il y avait bien quelqu’un qui pouvait être fier de soi-même, c’était bien elle. Mais bon, mettons cette crise de narcissisme de côté.
La jeune noble l’avait remarqué depuis tout à l’heure mais… Il était vraiment beau. Et parfait. Vraiment parfait. Il avait une classe que personne d’autre n’avait : on ne pouvait qu’avoir l’impression qu’il était unique et terriblement puissant. Le regarder lui donnait même de légers frissons. Que pouvait-elle faire face à ces sentiments si contradictoires ? Cette chose était redoutable… Quelle magnifique couleur… Son toucher devait être doux, impeccable… Oui ce chapeau était excellent et sans aucun défaut. Il le lui fallait. A tous prix… C’était sûr que ce n’était pas cela qui allait gêner !

« Bien, puisque vous êtes perdue, je vais vous aider à rentrer chez vous. Mais dîtes m'en un peu plus sur votre manoir, pour faciliter nos recherches. »

Elle ? Perdue ? Alors là, pas, mais pas du t… Si carrément. Mais mince !- comment avait-il réussi à faire cette conclusion aussi rapidement ? Le désir de lui prendre son chapeau et de repartir avec en courant était irrésistible. Elle bégaya, rouge de honte, de colère ou d’envie ? Pourquoi pas les trois…

« J-Je ne suis pas du tout perdue ! Je… J’ai juste… Enfin, euh…. Et vous alors ?! »

Ah, une Alexaria qui ne sait plus parler… C’est très rare mais plutôt tordant ! Profitez de cet inoubliable moment en le lui rappelant dès qu’elle vous saoule !
Dans tous les cas, elle était sortie d’a… Non, elle était encore sacrément bien coincée dans cet endroit trop peuplé. « Faciliter nos recherches » ?! Il ne connaissait même pas le chemin menant à son manoir, son précieux manoir, son fabuleux manoir ? Mais qui était-il ? Il vivait dans une montagne depuis dix ans ou quoi ? Tch… Comme si la maîtresse des lieux - qui n’en savait pas plus - avait le droit de faire une seule remarque à ce gentleman, ce noble si distingué, poli et attentionné. Elle avait presque envie de s’allonger sur le trottoir, de lever les yeux et les bras au Ciel (avec majuscule) et de crier « Non, laisse-moi ici, je suis si misérable » d’une voix implorante qui voulait carrément dire le contraire. Mais quelle image terriblement magnifique et féminine…
La fillette joufflue et remarquablement rouge se rappela (hourra !) de la fin de la phrase du bleu et ravala ses jurons pour y répondre sérieusement.

« Mon manoir est… Loin ? J’avais des indications mais… »

La maladie d’Alzheimer s’emparant progressivement de la jeune fille, cette dernière décida de ne pas terminer sa phrase. Elle savait très bien que si elle se l’autorisait, la faute serait rejetée sur le pauvre aristocrate et il y avait bien des chances que ce dernier ne s’enfuit devant les insultes bien originales venant d’apparaître grâce à la colère et l’impuissance de la Lionphontivus.
Peut-être valait-il mieux patienter en mange… En faisant des choses intelligentes qu’Eleanor ou le majordome du propriétaire du chapeau magnifique arrive ? Ce type n’avait pas quelque chose à faire ?
Le cerveau d’Alexaria ne fonctionnait pas comme d’habitude, cette journée-ci. Mais cela devait-il être obligatoirement une mauvaise chose ?
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[Ruelles] Où allons-nous déjà ? [PV: Ciel E. Phantomhive & Alexaria Lionphontivus]

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