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 C'est dégueulasse ─ PV Camellia Varro

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MessageSujet: C'est dégueulasse ─ PV Camellia Varro   Mer 20 Mai - 12:57




C'est dégueulasse

Feat. Camellia Varro









Aujourd’hui est un jour de congé. Je n’ai pas besoin de remplir le moindre contrat. Du moins, je l’aurai bien voulu. Il me faut bien un peu d’argent pour gagner ma vie. J’appelle jour de congé lorsque personne ne m’a contacté pour que je remplisse une tâche qui leur est trop ingrate. Être Hunter est plus difficile que prévu. Enfin, prévu. Je n’avais pas voulu cet avenir qui s’offrait à moi. En m’échappant de mon foyer, je pensais trouver un petit travail qui me permettrait de ne pas trop approcher les humains. Hunter était parfait ; il me permet de me fondre dans le décor sans m’y mêler. Je dois repérer la cible, l’éloigner et la tuer.

Chaque Hunter a sa propre façon de faire. Pour ma part, j’étudie ma future victime deux jours, avant de sauter sur la première occasion de le tuer. Je me sers de leurre. Quant à mes vêtements, j’effraie souvent, et je suis loin d’être discret. Du moins, lorsque l’on me repère. Tout d’abord, ma chevelure immaculée ne m’aide pas. Ensuite, le masque que je porte est encore loin d’être le plus invisible ; marquant un grand sourire, je ne fais que révéler le mauvais côté des gens. A mon passage, lorsque je le porte, leurs regards se tournent vers moi. Ne dit-on pas que les yeux sont le miroir de l’âme ? Ce dicton est d’autant plus vrai dans ces instants. Ils me toisent de leurs regards horrifiés, malveillants, voire remplis d’une fascination presque morbide.

Je hais l’homme. Non. Je me hais. Je ne peux approcher les autres. Alors que je continuais à marcher dans l’ombre de la lumière, mes yeux glissèrent vers mes mains. Un instant, je m’arrête, me contentant de les observer. Elles tremblent. Je suis encore trop proche de la foule. Il faut que j’apprenne à me contrôler. Un soupir s’échappa de mes lèvres, dissimulées derrière mon masque. Je baisse la tête un moment, cherchant une solution alors que mon regard tombe sur une plaque d’égout. Une grimace déforma mon visage. Au fond, cela avait-il eu du bon que je sois né dans une famille assez aisée ? Certes, ce n’était pas de la noblesse. Je ne détestais pas vivre chez mes parents. Mais maintenant que je dois me débrouiller seul, il faut que j’aille au-delà de certaines choses qui m’insupportent ; la saleté.

Je m’approche de la plaque, et m’y abaisse, la saisissant presque du bout des doigts. Quelle horreur, manqué-je de dire haut et fort. Alors que je pousse le morceau de bronze, ou je ne sais quel autre matériau, un relent venant tout droit de ce lieu vient me piquer les yeux, me prenant à la gorge. Je me sens soudainement pris de nausées. Mais je ne peux m'arrêter maintenant. Non. Je dois continuer. Je n'ai pas envie de me mêler à la foule. Je ne me sens pas bien. Il ne faut pas que cela reprenne le dessus. J’en ai assez. L’espace d’un instant, je ferme les yeux, prenant une profonde inspiration, surmontant l’odeur nauséabonde. Il faut que je me calme. Je finirai bien par guérir. Je n’ai pas envie d’être pris pour cible par un Hunter ennemi. Déjà que ceux-ci ont du mal à s’entendre au sujet de leurs territoires.

Je saute dans le trou étroit, avant d’atterrir dans les égouts. Sentant l’eau dans mes pieds, je comprends que mes chaussures ne me couvriront rien. Nouvelle grimace. Je passe mes mains dans mes poches, n’ayant aucune envie de toucher ce qui m’entoure. Même la chambre que je loue est dans un meilleur état que cela. Heureusement d’ailleurs. Je tente de me convaincre sur la pureté de l’endroit, marchant sous la ville. Le bruit régulier du clapotis de l’eau est étrangement agréable. Ce lieu reste sombre, et peu accueillant mais il me sauvait souvent de situations dangereuses. Pas face aux démons que je combats, mais face à l’humanité. Je suis loin d’être agoraphobe. J’ai seulement appris à vivre avec la solitude.

En ce moment, même moi je ne parviens pas à comprendre qui je suis vraiment… Tu n’es pas important pour les autres, il faut le devenir, fit une voix dans ma tête. Je fronce les sourcils, mais tente de l’ignorer. Il ne faut pas que je réponde à ses piques. La solitude te pèse. La solitude te tue. Elle te ronge, et tu ne t’en rends pas compte, continue-t-elle alors que je ferme les yeux pour essayer de me concentrer sur le bruit que fait mes pas dans l’eau crasseuse. Tu as bien fait de partir de chez toi. Tes parents sont heureux sans toi. Tu es une erreur humaine. Ils te détestent pour ce que tu es. Pour qui tu es. Les entends-tu te renier ? J’écarquilles les yeux en entendant comme les voix de mes parents, nier avoir eu un fils un jour. Ou bien, annoncer à mes voisins ma mort, prouvant ainsi qu’il n’y a plus aucun lien avec moi.

Mon cœur rate un battement. Si je suis parti, c’était pour les protéger. C’est comme ça qu’ils me remercient ? Non. Non, non, non. Je secoue vivement la tête, tentant de me convaincre que tout cela était faux. Comment pourrai-je les entendre ici ? Ne lutte pas, ouvre toi. Regarde tes bras, susurra la voix dans ma tête comme au creux de mon oreille. Les yeux exorbités, je sors mes mains de mes poches, relevant mes manches pour observer mes bras. Pourquoi est-ce que je lui obéis ? Tch. Et d’où est-ce qu’elle me donne des ordres ? Il n’y a rien.

Alors que j’allais les remettre dans mes poches, en tournant mes avant-bras vers moi, je découvre quelque chose d’intriguant. Une légère entaille. Fronçant les sourcils, j’arrête mon mouvement pour l’observer de plus près. Au même moment, la coupure semble s’allonger alors que du sang en jaillit. D’abord quelques gouttes, puis, peu à peu, mes bras se recouvrent de ce liquide écarlate que je hais tant chez moi. J’écarquille les yeux, me reculant par réflexe, comme si cela allait changer quelque chose. Je devrai y être habitué maintenant, non ? Pourquoi cela me surprend encore ? Je sang goutte alors dans l’eau salie par les déchets humains. De ma poche, j’en sors un tissu que je pose sur un de mes bras, tentant vainement d’arrêter l’écoulement. Ma respiration s’accélère alors que les larmes me montent aux yeux. Mes jambes se dérobent sous mon poids ; le sang ne s’arrête pas. L’entaille est profonde. Il faut recoudre.

Au moment de chercher du fil et une aiguille, comme si j’allais trouver cela près de moi, je m’arrête. Mes mains se plaquent contre mes oreilles alors que je hurle :




« Arrête ça !»


A cet instant précis, tout sembla se distorde avant de redevenir net. Mon regard coule vers mes bras ; ils sont intacts. Aucune égratignure. Je soupire. J’ai eu une nouvelle hallucination. Et pas qu’auditive, mais visuelle aussi. Elle semblait si réaliste … J’ai cru que tout cela m’arrivait vraiment.

A genoux dans les égouts, je tente de reprendre mes esprits, calmant ma respiration. Je déteste ça. Je me hais. Je ne veux plus vivre un truc pareil.




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MessageSujet: Re: C'est dégueulasse ─ PV Camellia Varro   Sam 23 Mai - 16:15
















 
C'est dégueulasse
 
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Uun cris. Marjane ? Je descend à toute allure au rez-de-chaussez. C'est là que j'aperçus Marjane à terre se faisant frapper. J'allais pour l'aider, mais Mr. Stanford m'en empêcha. Pourquoi ? lui disait mes yeux, ça seule réponse fut de me dire

-- Ce n'est pas tes affaires. Retourne dans ta chambre. Il eu un temps et il reprit avec un ton plus froid et sec, Tous de suite.

Effrayée, je courus dans ma chambre et me boucha les oreille pour ne plus entendre les cris de Marjane qui se transformaient en rire mesquin. 8 ombres me tournaient autour de moi. 2 d'entre elle tombaient l'une après l'autre. Je reconnus Marjane et papa, après quoi une plus petite s’évapora Samir ... Tandis que les 5 autres grandissaient et s'allongeaient de plus en plus haut et riant de plus en plus fort. Je finis en larme en criant qu'il fallait que tous cela s'arrête, mais elles n'en faisaient qu'a leur tête. Elles me pointaient du doigt avec cet air de dégout. Je vis mes main recouverte de sang, ainsi que mes vêtement puis d'un coup mon cœur me serra et s'arrêta.

Je me réveilla en pleins milieu des égouts. Ça fait plusieurs nuit que je fais ce rêve. Mais à chaque fois je n'avais jamais la fin. Est ce que c'est comme ça que mon rêve doit se finir ? Ou alors je dois m'attendre à une fin encore plus atroce ? Il ne faut pas croire tous ce que l'on raconte sur les fantômes, eux aussi peuvent avoir peur, ressentir des sentiments, même si c'est rare. Nous pouvons toujours rêver. Mais généralement ces fantômes sont déjà parti soit au paradis soit en enfer...Comment on fait pour survire quand on ressent encore toute ces choses mais qu'on ne peux pas partir ?

Trop de questions bouillonnent dans ma tête. Je déteste ça ! Alors je marche pour oublier oublier toute ces questions. Je peux marcher des heures. Mais ce sont des heures gâchées...Pourquoi gâchées ? Parce que je ne fait qu'y pensée plus...Mais est ce qu'on peux vraiment dire gâchée ? Après tous, je ne fait rien de mes journées. Alors pourquoi ne pas pensée ? Personnellement il ne me reste que deux sentiments : la haine et la peur. Le  reste, je ne sais pas où ils sont partis...

Je m'assois et chante cette chanson que Marjane m'avait appris pour m'aider à m’intégrer :
-Lark, nice lark
Lark, I'll pluck you
Lark, nice lark
Lark, I'll pluck you
I'll pluck your head
(I'll pluck your head)
And your head
(And your head)
Lark
(Lark)
O-o-o-oh

Lark, nice lark
Lark....Un bruit ? On dirait que quelque chose est tombée dans l'eau. Surprise je stop ma chanson. Et me lève pour aller voir là d'où le bruit vient. Je ne vois que des vagues dans l'eau. Ai-je rêvé ? Non, c'est impossible, ce bruit semblait si réel. Je crains devenir folle. Avez-vous déjà était confronté à la solitude ? Non, pas celle où personne ne veut vous parler et où vous vous retrouvait seul ou alors quand vous vous retrouvait dans un endroit désert. Non. Moi je vous parle de la vrai solitude. Quand personne ne ni vous parler ni même vous voir. Quand vous disparaissait complètement du monde où vous viviez. Et vous voulez savoir, celle là peut vous faire plonger dans la plus profonde des folies.Je crois que c'est ce qui est en train de m'arriver.
Je repars m'assoir mais un nouveau bruit de pas m'interpelle. Je me retourne et voit un garçon. Il n'avait pas l'air très content d'être ici. D'un côté qui aime les égouts ? Cet endroit sombre, sale et puant, il y a très peut de gens qui sont attiré par cet endroit. Moi ? On va faire une exception. C'est un peu comme mon repère...I n'y a jamais personne, c'est calme. Cela n'empêche que j'apprécie avoir de la compagnie de temps à autre.

Je l'observais, il ne faisait rien d'anormale. Vraiment très....ennuyant. De plus il n'avait l'air d'être un noble. Quel noble viendrait ici, dans les égouts ! Je repartais ailleurs, espérant plus de divertissement. Mais le jeune homme se mit a crier. Je leva un sourcil et souri légèrement. Il se tenait le bras comme si quelque chose de grave lui arrivait. Mais...il n'y avait rien ! Un fou ? Pas si ennuyant au final. Ça vaut la peine de rester. Puis quelque instant plus tard il se rendit compte qu'il n'avait absolument rien.
Je rigolais et dit a haute voix :

-- Je pense que je vais bien rigoler avec toi !


 


 

 

 
 

 
 
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MessageSujet: Re: C'est dégueulasse ─ PV Camellia Varro   Jeu 23 Juil - 3:43




C’est dégueulasse

Feat. Camellia Varro








La première fois que cela m’est arrivé, je ne m’en souviens pas. Du moins, je pense que mon esprit a voulu oublier. Ce que je comprends tout à fait. Qui voudrait se souvenir du jour où il a sombré dans une folie profonde ? Tout ce dont je me rappelle, c’était des murs qui se déformaient. Ma vision semblait comme troublée. C’est une sensation indescriptible puisque personne ne semble me comprendre.

Des fois, je me demande comment aurait été ma vie si j’avais pu vivre autrement. Si j’avais su me gérer. Si je n’étais pas ce fou que je croise chaque matin dans un miroir brisé. Brisé ? Oui, un matin, je ne me supportais plus. J’ai donc cogné dedans.

Vous vous imaginez vous réveiller chaque matin sans savoir ce qui va vous arriver ? Enfin … Sans savoir ce qui pourrait se passer avec cette fichue maladie. Pour les autres, je suis possédé par un démon. Un démon qui me ronge de l’intérieur. Avez-vous déjà eu un ennemi ? Si oui, alors vous savez ce qu’une partie de moi ressent en se retrouvant face à cette Némésis. Mais … est-ce que cette personne tant détestée est vous-même ?

Quelle ironie, n’est-ce pas ? Je combats des démons. Je remplis des contrats. Je raye des monstres de cette ville. Et je suis incapable de combattre contre moi.

Les endroits que je ne supporte pas sont les lieux où je crains le plus ce démon. Ce sont les instants où je suis vulnérable. Je n’ai pas peur. Quoique … Bien sûr que j’ai peur. Et je n’ai pas honte de le dire. Je dois simplement éviter de le montrer. Je peux perdre le contrôle. Il faut que je le garde constamment.

L’espace d’un instant, dans la puanteur des égouts, je ferme les yeux, tentant de me concentrer. A cause de cette foule que j’ai dû traverser, j’ai failli perdre le contrôle. J’ai beau me promettre que plus jamais cela n’arrivera, je manque toujours à cette promesse. J’ai honte de moi, et je hais cette part de moi-même :

─ Ressaisis toi ! Ne te laisse pas prendre au jeu, bordel ! T'es quoi ? Un idiot ? ne cessé-je de répéter à voix haute tout en avançant dans ce lieu lugubre.

Un frisson me saisit alors que j'observe l'eau trouble sous mes pieds. Mes yeux parcourent ensuite l'endroit ; un tunnel qui me semble bien délabré et qui aurait bien besoin d'un coup de propre. Les pierres qui retiennent les murs sont enduites d'une sorte de vase visqueuse. Une grimace déforme mon visage. Je n'aime pas du tout. J'ai un mauvais pressentiment. Il faut que je sorte d'ici au plus vite...



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