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 La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]

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MessageSujet: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Mer 29 Avr - 14:49

La solitude. C'était ce qui aurait pu qualifier la vie d'Eric Slingby, faucheur au sein de la Shinigami Dispatch Society. Du moins avant de rencontrer Alan Humphries, son collègue. Il fallait avouer qu'avec lui, les débuts n'avaient pas été faciles puisque Eric avait eu l'impression d'être utilisé en tant que nounou de service, mais cette impression s'était vite effacée puisque le blond avait fini par apprécier Alan. Bref, il avait également fini par apprendre que ce dernier était atteint d'un mal incurable, Shi No Toge.
Puisque Alan était finalement le seul être auquel Eric s'était attaché, ce dernier avait prit la décision d'essayer de le sauver, ayant entendu parler d'une rumeur comme quoi s'il récoltait mille âmes pures, il parviendrait à le sauver. Le faucheur se raccrochait donc à cet ultime espoir en chassant tous les jours des nouvelles âmes.

Eric, justement. Ce grand shinigami blond -une teinture en fait- était assez particulier, flemmard, rustre, bref quelqu'un qu'il ne vaut mieux pas embêter sous peine d'être vite remit à sa place. Néanmoins, derrière ses apparences de bourru, il peut se révéler très sympathique, enfin, avec les personnes qu'il juge digne de cette sympathie -en gros, Alan-. Autrement dit, pas grand monde. Pour passer le temps et également pour penser à autre chose que ses problèmes quotidien -entre autre le fait d'être un meurtrier-, il aime passer du temps dans les fêtes organisées par la SDS, surtout parce qu'avec son rang il a le droit d'avoir de l'alcool gratuit, à volonté qui plus est ! Bref, le faucheur avait encore passé la soirée avec quelques collègues et les secrétaires de l'entreprise, et était rentré chez lui assez tard.

Le réveil avait donc été assez difficile, et c'était avec mal qu'Eric s'était traîné à la SDS, s'affalant dans son bureau en gémissant, voyant la pile de dossiers qu'il avait encore à remplir. Il détestait la paperasse, il préférait encore servir de baby sitter aux apprentis, c'est dire !
Voulant retarder au maximum le moment où il allait devoir travailler, il décida d'aller se chercher un café, ou plutôt deux, voulant en apporter un à Alan. Il se dirigea donc vers la cafétéria, acheta deux cafés avant de se diriger vers le bureau de son meilleur ami, où il entra sans même frapper, comme d'habitude.

"Salut, Alan ! Je viens t'apporter un café, je sais pas si tu en as déjà pris un, mais voilà."

Il posa le gobelet de plastique sur le bureau du brun, puis s'adossa au mur près de ce dernier, ne le lâchant pas des yeux. C'était assez étrange en fait, il avait vu le brun la veille, mais ce dernier lui manquait toujours comme s'il ne l'avait pas vu depuis quelques semaines. Le blond haussa donc les épaules, mettant cela sur le compte de leur amitié. D'ailleurs, il espérait qu'Alan ne devine pas qu'il était encore allé à une soirée de la SDS, Eric ne comprenait pas trop pourquoi mais le brun n'était pas friand de ce genre d’événements.

"Bon, quoi de neuf ?"
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Mer 29 Avr - 21:48


Les aiguilles avançaient, inlassablement, tout autour du cadran, sans faillir ne serait-ce qu’une seule fois, semblant vouloir chacune gagner une course sans fin. Une course à laquelle, le brun assistait paisiblement, n’y faisant presque plus attention, étant un habitué des lieux. En même temps, le lieudit, était son propre bureau, qu’il avait réussi à se procurer une fois le rang de Shinigami, ce qu’il avait atteint, et non sans mal. On pouvait facilement affirmer, et même deviner, que s’était là qu’il passait le plus clair de son temps, lors des heures de travail. Même si cela n’avait rien –du tout- d’intéressant, il fallait bien compléter les dossiers, toujours plus nombreux au fil des jours. Difficile de demander déjà à une personne de ne pas mourir, alors le demander à toutes les victimes du jour de bien vouloir éviter la Faux qui leur prendrait leur dernier souffle, on pouvait toujours rêver. Ce n’était certainement pas demain la veille qu’il pourrait bénéficier de vacances.

Mais au fond, il n’en demandait même pas. Être occupé, s’occuper l’esprit, ne le dérangeait pas le moins du monde. Se sentir utile, être utile, tout simplement. Il aurait un jour de libre, il ne saurait même pas quoi en faire. Son premier réflexe serait très certainement d’aller voir Eric, la seule personne qu’il fréquentait à vrai dire. Non pas qu’il fuyait le contact des autres, ou quoique ce soit mais le blond était le seul avec qui il avait réellement des affinités. Le seul avec qui il s’entendait réellement, et avec qui il passait le plus clair de son temps d’ailleurs. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il appréciait sa compagnie, même si leurs caractères étaient on ne peut plus opposés. Et en plus de ça, il l’admirait. Depuis qu’il avait été son instructeur. Même si au départ, il avait été contre cette idée, se disant qu’il pouvait très bien se débrouiller sans, désormais, il ne regrettait rien.

Il se rendait bien compte ce à côté de quoi il serait passé. Et il ne voulait même pas penser ce à quoi il ressemblerait, où il serait, s’il ne l’avait pas rencontré. Il l’avait changé, radicalement. Surtout dans sa manière de penser. Et il l’avait sorti de son monde, de sa solitude. Lui qui avait toujours été discret, qui s’était toujours éloigné des autres, préférant travailler dans son coin. Malgré ça, sa rencontre avec le blond ne lui avait même pas donné l’envie d’aller vers les autres. Il était très bien à ses côtés et aurait tout donné pour que rien ne s’arrête.

Sortant de ses pensées, et lançant à nouveau un regard vers l’horloge accrochée au mur, il se rendit compte qu’il avait passé une bonne dizaine de minutes à ne rien faire, si ce n’était fixer un dossier encore vierge. Et qu’il ne le resterait pas très longtemps. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Il avait à peine commencé à écrire que la porte de son bureau s’ouvrit, le faisant relever la tête. Il ne s’attendait à vrai dire pas à avoir une visite, mais il se doutait bien de l’identité de la personne. Il était le seul à entrer sans prévenir. D’ailleurs, si le brun se souvenait bien, lors d’une des premières fois où son aîné était venu, il lui avait clairement dit de faire comme chez lui.

Automatiquement, il se mit à sourire, et non pas du sourire légèrement effacé, qu’il avait l’habitude d’afficher, ne serait-ce que pour rassurer ses interlocuteurs, mais d’un sourire franc. Le savoir dans la pièce lui suffisait pour le réjouir.


« ▬ Merci beaucoup ! Je n’en avais pas encore pris, l y avait nettement trop de monde lorsque je suis passé devant la cafétéria, une pause ne me fera pas de mal. »


Procrastination, quand tu nous tiens. On ne pouvait pas dire qu’il ait fait grand-chose jusqu’à maintenant, mais il savait pertinemment qu’il se rattraperait. Il n’y avait que la venue de son aîné qui pouvait le couper de la sorte dans son travail. Et lorsqu’il avait trop faim. Quoiqu’il en soit, prenant le gobelet que son interlocuteur venait de lui donner, il se releva de sa chaise, allant se mettre face au plus grand, dos contre son bureau, s’appuyant légèrement dessus. Il restait toujours plus petit que lui, mais c’était déjà mieux que lorsqu’il était assis.


« ▬ Tellement de choses passionnantes. Avec ma fenêtre qui ne veut plus se fermer correctement, je me ferais une joie de te raconter la conversation poignante qu’elle a eue avec la porte. »


Bruit on ne peut plus insupportable qu’un courant d’air, auquel il avait fini par couper en réussissant à bloquer la fenêtre de manière peu catholique, mais efficace. Il doutait du fait que beaucoup de monde apprécie que la seule utilité de la veille des livres trônant généralement dans sa chambre se soient transformés en coupe-vent. Se décidant à commencer à boire son café, il lança un regard au blond par-dessus ses lunettes, désormais légèrement embuées. Même s’ils s’étaient vu la veille, qu’ils s’étaient sans doute tout raconté, ou presque, sur leur compte, il appréciait toujours autant leurs conversations, aussi banales soient elles.


« ▬ Et toi ? Tu as passé une bonne soirée ? »


Il se doutait bien qu’il avait bougé, avait fait quelque chose, n’importe quoi. Il l’imaginait assez mal passer tranquillement sa soirée autour d’un livre, avec pour seule compagnie, une tisane. La perspective le fit sourire en coin, avant de relever complètement la tête, posant le gobelet sur le bureau, à ses côtés, afin d’éviter de le renverser. S’il pouvait garder son uniforme sain et sauf jusqu’à la fin de la journée, il n’en serait que plus heureux.
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Mer 29 Avr - 22:33

Eric haussa les épaules avec un petit sourire en fixant le brun.

"Ce n'est rien. C'est vrai que le matin la cafétéria est bondée ... Enfin, avant que j'y passe. Il était déjà tard ..."

Le blond avait l'impression de raconter des choses tellement banales qu'il préféra par la suite se taire, remontant sur son nez ses lunettes aux reflets bleutés. Il jeta un coup d'oeil discret au bureau d'Alan derrière, voyant que lui non plus n'avait pas tellement avancé dans ses dossiers, ce qui était assez inhabituel, le brun n'étant pas aussi flemmard que Eric. De toute manière, pour Eric, la flemmardise était presque une religion et même William T. Spears ne pouvait ne forcer à travailler. Après tout, qu'est-ce que le shinigami risquait à ne pas travailler au maximum ? Il ne pouvait pas se faire renvoyer !
Eric reporta donc son regard vert sur Alan, souriant en écoutant ce que ce dernier lui disait.

"Ah, je vois ! Faut que t'appelle quelqu'un pour gérer ce problème ! Ou alors tu changes carrément d'appartement !"

Oui, les solutions du blond étaient toujours assez ... drastiques. Mais en fait, il avait presque eu envie de sous-entendre à Alan de changer d'habitation ... en venant chez lui. C'était complètement stupide, et heureusement que pour une fois, les mots n'avaient pas franchi ses lèvres avant la pensée. Secouant la tête, il se reprit. Ces derniers temps, Eric se trouvait vraiment bizarre à avoir des idées comme celle-ci sans queue ni tête, ne comprenant même pas comment cela pouvait lui traverser l'esprit. Enfin, ce n'était pas le moment de se poser la question, et il préférait répondre au brun.

"Oui ... Plutôt bien ..."

Bon, Eric avait passé la soirée à boire, et puis était même après aller chasser quelques humains, mais pour être honnête il se voyait mal faire un compte rendu de toutes ces activités auprès de son collègue ! Enfin, pour l'alcool c'était déjà limite, mais pour les meurtres ! Le blond en avait déjà assez honte tout seul, bien qu'il se convainquait que c'était pour le bien d'Alan, ce qui était par ailleurs vrai. Mais cela n'enlevait pas la culpabilité qu'il éprouvait à l'égard du brun, de devoir mentir par omission. Le blond opta donc pour le récit de l'alcool.

"Je suis allé à la fête de la SDS, là ... Y'avait Ronald, Grell et puis des secrétaires et surtout de la bouffe et de l'alcool gratos ! Tu devrais venir un de ces quatre, sérieusement ..."

Eric toussota légèrement en détournant le regard. Il savait très bien qu'Alan n'était pas friand de ce genre de choses, mais bon. Si il commençait à critiquer là-dessus, Eric saurait comment rétorquer, tout simplement en lui disant que la prochaine fois le blond s'inviterait tout seul chez Alan ! En pensant à ça, le faucheur ricana intérieurement, rien que de voir la réaction du brun à ceci serait particulièrement drôle !

Oui, en fait, Eric adorait taquinait le brun. Qui aime bien châtie bien, après tout ! Et étant donné que le blond portait Alan fortement en son coeur, il ne faisait que le taquiner encore plus.
En pensant à tout ça, Eric en oubliait de boire son café, il se hâta donc d'en prendre une gorgée rapidement, se brûlant à moitié la gorge au passage et s'étouffant presque, mais qu'importait ! Il était avec Alan et c'était le principal. Ayant soudainement chaud à cause de la boisson, le blond desserra encore plus sa cravate qu'elle ne l'était habituellement et se redressa pour poser le gobelet sur le bureau, près de celui du brun.

Le regardant dans les yeux, il ne pouvait s'empêcher de remarquer l'air fragile d'Alan, ce qui lui donnait d'autant plus l'envie de le protéger, de protéger son "rayon de lumière" comme il aimait l'appeler intérieurement ... Non, jamais il n'aurait pu qualifier Alan de la sorte devant lui ! Cela aurait paru trop culcul la praline, et puis carrément bizarre ! Mais c'était un fait, c'était le brun qui l'avait sauvé de la solitude à laquelle il s'était habitué.
Pourtant Eric était rarement seul, entouré de ses collègues ou même de certaines secrétaires qui tentaient de le draguer, mais il n'éprouvait rien à l'égard de tous ces gens, non, juste de l'indifférence. Il n'y avait que le brun qui s'était montré différemment, et surtout beaucoup plus intéressant que tous ces gens ! En songeant à cela, le blond relança un nouveau sourire au brun, ne pouvant pas s'en empêcher, étrangement. Dès qu'il s'agissait d'Alan, il se sentait différent, voire même faible !

"Enfin bref ... C'est quand même dommage que tu n'y viennes jamais, à ces fêtes."
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Jeu 30 Avr - 14:58

A vrai dire, il n’avait vraiment l’habitude de prendre de café le matin. Non pas qu’il n’aimait pas, mais tout simplement qu’il préférait ne pas s’attarder à la cafétéria, de peur d’arriver en retard. Ce qui était légèrement ridicule, et il en avait bien conscience, mais il faisait partie des personnes se sentant obligées d’être toujours à l’heure. Et dans son cas, n’arrivant pas à calculer comme il le fallait, il se retrouvait toujours à l’avance. Ce qui ne le dérangeait pas plus que ça. Au contraire, il était rassuré en voyant son avance. Avant de râler quand même un peu sur lui-même –rien que pour la forme- se promettant d’arriver un peu plus tard la prochaine fois, ce qu’il ne faisait bien sûr jamais.

En attendant, son collègue lui proposait l’idée du siècle afin de ne plus subir les sautes d’humeurs de sa fenêtre. Changer d’appartement était une bonne idée, si seulement, elle pouvait le faire se rapprocher de celui du blond. Mais il se voyait très mal aller réclamer un nouvel appartement, appeler quelqu’un pour régler le problème serait déjà une épreuve en soi, pour lui. Il détestait demander, réclamer quoique ce soit, à qui que ce soit Si tout pouvait se résoudre par le temps, ce serait nettement plus facile. Mais il doutait fortement que sa fenêtre soit du même avis que le sien.


« ▬ J’aurais bien pris la deuxième option, mais vu déjà le temps qu’ils mettront ne serait-ce que pour voir le problème, je n’ose même pas imaginer combien de temps il leur faudrait pour m’en assigner un nouveau. »


Et avec sa chance habituelle, il se retrouverait sans endroit où loger, et serait obliger de demander au blond de bien vouloir l’héberger, ce qui embêterait le plus jeune au plus hauuut point. Ou pas. Mais il se voyait mal abuser de la gentillesse de son aîné. Si ça se trouvait, il avait plein d’autres choses à faire que de rester actuellement avec lui, à parler de tout et n’importe quoi, alors il n’avait certainement pas à se plaindre. Il n’était déjà que trop heureux de pouvoir passer du temps à ses côtés.

Reposant ses mains sur le bureau, il pencha légèrement la tête sur le côté, l’écoutant. Pour sa part, il ne s’était jamais rendu à ses soirées organisées par la Dispatch, et ne comptait pas non plus y aller. Il préférait la tranquillité. Et il ne voyait pas non plus l’intérêt d’y aller. Il comprenait bien que certaines personnes pouvaient s’y amuser, mais il savait d’avance qu’il se contenterait de faire tapisserie, en regardant de loin ce qu’il s’y passait. Se mêler aux autres n’avait jamais été sa tasse de thé. Et l’alcool non plus. La plupart d’entre eux avaient, de son point de vue, un goût immonde, et même si on le payait pour le faire, il ne se voyait pas en prendre plus d’un verre. Il savait aussi que s’il se rendait à ces soirées, il pourrait plus profiter de la présence du blond, mais y aller le dépassait. Trop de bruit, trop de gens. Sans même avoir expérimenté ne serait-ce qu’une seule fois, il s’imaginait très bien le mal-être qu’il allait ressentir, presque dans les moindres détails. Et il ne voulait ni paraître ridicule, ni être un boulet aux yeux du blond. Car intérieurement, il craignait de l’ennuyer, de lui faire pitié, même s’il lui avait déjà assuré que ce n’était pas le cas.

Ce qui le sorti une nouvelles fois de ses pensées –il faudrait vraiment qu’il apprenne à faire plus attention et à arrêter de se perdre dans ses pensées aussi facilement- fut le bruit que fit son interlocuteur en…En semblant s’étouffer avec son breuvage, faisant froncer d’inquiétude les sourcils du brun. Mais il ne sembla –heureusement- pas en souffrir très longtemps. Il aurait eu l’air malin s’il avait dû l’emmener à l’infirmerie.


« ▬ En fait, je ne vois pas trop ce que j’y ferais, je préfère de loin rester tranquillement à lire, ou à converser avec mes plantes, elles sont calées en politique, je te jure que c’est passionnant lorsqu’elles débattent ! »


Autant essayer l’humour pour ne pas paraître trop pitoyable. Même s’il ne parlait que très rarement aux quelques plantes qu’il possédait, au moins, chez lui, il se sentait en sécurité. Argument légèrement paradoxal, étant donné qu’il se sentait encore plus en sécurité aux côtés du blond. Chose qu’il n’admettrait pas en face de lui, ne voulant pas passer pour ridicule.


« ▬ Mais si tu me donnes un argument convaincant, je t’y accompagnerai peut-être un jour. »


De la sorte, si il réussissait vraiment à lui en fournir un, il serait certain d’être à ses côtés. Et ne le lâcherait pas d’une semelle. Et dans le pire des cas, il pourrait toujours prétexter quelque chose de ridicule et partir. La fuite. C’était bien, peut-être lâche, mais au moins, il n’avait pas à se justifier.
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Jeu 30 Avr - 15:40

"Certes ..."

Eric sourit, il hésitait encore une fois à rajouter ce qu'il avait en tête. Oh et puis après tout, si Alan le prenait mal, il n'aurait qu'à dire que ce n'était qu'une plaisanterie, ça passerait comme une lettre à la poste ! Après tout, le blond versait souvent dans l'humour un peu pourri de ce genre, il en avait conscience mais cela ne l'empêchait pas de continuer, c'était vraiment une part de lui et ne pouvait donc pas arrêter comme ça.

"Ou sinon tu viens chez moi et puis tout serait réglé."

Il avait donc prit un ton dégagé en disant cela, ses yeux glissant sur la pièce dans laquelle il se trouvait, comme si soudainement le décor était devenu très intéressant. Néanmoins, cela ne l'empêchait d'être attentif en écoutant Alan, d'autant plus que c'était la seule personne qu'il écoutait avec attention. En effet, Eric n'avait pas vraiment l'habitude d'écouter ses autres collègues, jugeant leurs discussions sans véritable intérêt.

"C'est sûr que les plantes vertes sont toujours au courant des changements dans le gouvernement. Je suppose qu'elle sont pour la royauté de l'Angleterre ..."

Le blond répondait sur le ton de la plaisanterie, essayant d'imaginer Alan parler aux plantes. Non décidément, ce n'était pas une vision qu'il pouvait supporter, c'était trop absurde ... Le shinigami souffla du nez en se retenant de rire en voyant toujours mentalement Alan accroupi devant une plante en pot à discuter politique.

"Enfin bref ... L'argument que je serais ravi si tu venais à m'accompagner n'est-il pas suffisant ?"

Le blond taquinait encore une fois Alan, mais se reprit bien vite.

"Non, je plaisante ... Tu fais comme tu veux, je ne vais pas te forcer à venir si tu ne t'y sens pas à l'aise."

Eric avait tout sauf envie de contraindre Alan à faire quoi que ce soit, et puis d'un côté cela l'avantageait qu'il ne vienne pas : en effet il pouvait donc partir le soir aller tuer quelques humains sans que personne ne le remarque, ce qui était fort pratique. Il ne préférait pas imaginer ce qu'il pourrait se passer si Alan venait à découvrir ses agissements, cela l'angoissait un peu. Il était certain que le brun le mépriserait -à raison- et ne serait certainement pas d'accord.
C'était donc avec regret que le blond agissait seul, en espérant qu'Alan ne l'apprenne jamais et que juste un beau matin il découvre qu'il était guérit miraculeusement. C'était le scénario parfait que le faucheur avait en tête, et il ne voyait pas ce qui pourrait clocher si il continuait de la sorte !

"Enfin, je ferais peut-être mieux de ne pas te déranger plus longtemps ... Tu as du travail à ce que je vois, et moi aussi, bien que je n'ai aucune envie de m'y atteler ... Mais j'ai plusieurs jours de retard et je sens que je ne vais pas tarder à me faire engueuler par Will !"

La montagne de dossiers qui attendait Eric le désespérait, mais il n'avait pas vraiment le choix que d'aller s'y atteler. Après tout, dans l'absolu, c'était la seule raison de pourquoi il était encore "en vie", c'était son travail de Dieu de la Mort.
Il soupira en reprenant sa tasse de café pour la finir rapidement et jeter le gobelet dans la poubelle du brun, avant de commencer à se diriger vers la porte en passant sa main dans ses cheveux. Il se retourna sur le palier, fixant avec interrogation le brun.

"Ça te dit qu'on mange ensemble à midi ?"

Question stupide, puisqu'ils mangeaient tout le temps ensemble.

"Enfin, je veux dire, dehors. Il fait beau, alors bon, autant profiter des beaux jours qui reviennent."

Eric avait en effet bien envie de passer du temps en dehors des bureaux, dans les jardins de la SDS et surtout peut-être arriver en retard l'après-midi ? Une bonne excuse pour ne pas faire les dossiers en retard, c'était parfait !
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Dim 3 Mai - 19:09


Entendant sa réponse, il ne put s’empêcher d’avoir un léger sourire, baissant le regard. Comme s’il pouvait lire ses pensées rien qu’en le regardant. Ce qui serait quand même à éviter. Même s’il n’avait pas grand-chose à cacher, à part justement à son sujet, il préférait que cela ne dépasse pas les barrières de ses pensées. Rester chez le blond avait été la première option qu’il avait vue et considérée, mais il n’avait osé la formuler à haute voix. Que faire, acquiescer ? Affirmer ? Il en rêvait. Vivre avec son aîné ne le dérangerait pas le moins du monde, bien au contraire.


« ▬ C’est une très bonne idée, et je suis sûr qu’en plus, ça les arrangerait, ça leur libérerait un appartement une fois qu’ils auraient réglé le problème ! »


Il releva le regard vers le blond, reprenant le sourire habituel, qu’il lui réservait. Il avait été sérieux, mais avait essayé d’imiter son air dégagé. Même s’il pariait qu’à un moment où à un autre, il y aurait des moments de malaises, il aurait pu être avec lui. Constamment. Il aurait fait définitivement partir la solitude qui lui collait bien souvent à la peau. Mais il passerait l’entièreté de son temps à ses côtés. Et c’était tout ce qui comptait.


« ▬ Tu supposes bien. Je ne sais pas comment elles s’y prennent mais elles ont l’air extrêmement douées en infiltration, ou en tout cas, très douées pour se fournir des informations diverses et précises. »


Par contre, lui, la politique ce n’était pas tellement son truc. Il ne s’y était jamais vraiment intéressé à vrai dire. Et ne s’y intéresserait sans doute pas de sitôt. A quoi bon de toute manière ? Cela ne lui serait d’aucune utilité. Il avait déjà bien assez de problèmes comme ça que pour s’en rajouter en s’inquiétant inutilement, du côté de la politique, quelle qu’elle soit.

Quoiqu’il en soit, l’argument que lui sorti le blond, ne put que lui arracher un sourire, mi-amusé, mi-gêné. Rien, strictement rien ne l’aurait convaincu si c’était cette raison particulière. Il avait voulu jouer au plus malin, maintenant, il se retrouvait plutôt bien embêté. Dans le sens où il n’avait strictement rien à redire, il le prenait par les sentiments. Et pas n’importe lesquels. Mais il continua, lui disant qu’il ne le forcerait pas à venir, qu’il faisait comme il l’entendait. Mais c’était déjà trop tard. Même s’il ne savait pas s’il l’avait dit sérieusement ou non, il ne pouvait pas s’empêcher de concevoir l’idée de s’y rendre un soir.  Sans doute pas plus. Mais un, c’était déjà bien.


« ▬ C’est certain que ce n’est pas ma tasse de thé, et…vu que je ne connais pas grand-monde, je…resterais très certainement avec toi, je n’ai pas non plus envie de t’ennuyer, enfin…tu n’as sans doute pas non plus envie de m’avoir 24h sur 24. Maintenant si…ça ne te déranges pas et qu’il l’ennuyait plus que ça te ferais plaisir, je peux…éventuellement venir un soir. »


Il était désormais plutôt loin le temps où le brun pensait à s’occuper de ses rapports. Tout à fait autre chose occupait désormais ses pensées, et il essayait tant bien que mal de s’exprimer, d’exprimer le plus légèrement possible sa crainte de perdre celui qui comptait le plus pour lui, de se rendre compte qu’autre chose. Sentant une pression dans ses doigts, il se rendit compte qu’il les avait crispées sur le bord de la table, blanchissant sans doute ses phalanges –heureusement invisibles à cause de ses gants-, et se força à la relâcher. Inutile d’en faire tout un plat. Il n’était pas non plus en train de parler de son arrêt de mort, pas encore, et n’était accusé de rien. Et histoire d’essayer de se détendre un peu plus, il sauta sur l’occasion que lui laissa son interlocuteur.


« ▬ Ah…Oui, je n’ai pas encore vraiment fait grand-chose aujourd’hui, mais bon, ça devrait aller. Ca ne devrait pas me prendre non plus trop de temps. »


Il n’avait pas la moindre envie de voir partir le blond, mais il se voyait mal lui demander de rester, sans raison particulière. Il aurait juste l’air ridicule.  Il le regarda finir son café, jeter son gobelet dans la poubelle et surtout, se passer la main dans les cheveux. Trop de perfection. Et il aurait été une adolescente pré-pubère, il aurait certainement gloussé en entendant la proposition qu’il lui faisait. Fort heureusement il ne l’était pas. Et fort heureusement il n’était pas adepte de ce genre de bruitage. Mais il ne pouvait s’empêcher de sourire. Même s’ils avaient pris l’habitude de manger ensemble, qu’il lui propose, pour en plus aller manger dehors, ne pouvait que lui faire plaisir. Prendre l’air lui ferait du bien. Mais il faudrait quand même qu’auparavant, il travaille ne serait-ce qu’un minimum, pour éviter de devoir tout faire en fin de journée.


« ▬ Avec plaisir ! Tu veux que l’on se rejoigne où ? Et….Si jamais tu as trop de dossiers, tu sais, ça ne me dérange pas de t’aider et de t’en faire. »


Et s’il pouvait espérer es faire en sa présence, ce ne serait qu’un avantage de son point de vue, mai autant ne pas trop s’avancer.
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Dim 3 Mai - 21:36

L'avoir 24h sur 24 ... Comment dire que précisément, cela n'aurait pas du tout dérangé Eric, bien au contraire ? Il aurait véritablement adoré avoir le brun avec lui autant de temps, mais cela aurait carrément fait étrange de le lui avouer. D'autant plus que si jamais il venaient à vivre ensemble, ce serait déjà toute la journée qu'ils seraient ensemble. Mais le blond ne dit rien, après tout rien n'était sûr et il avait l'impression que trop espérer des événements les conduisaient à justement ne pas arriver.
La main sur la poignée de la porte, il hocha lentement la tête.

"Pour les dossiers t'en fais pas je vais me débrouiller ..."

Par se débrouiller il entendait les expédier à la va-vite. Si il avait pu, il les aurait mit directement à la poubelle, mais bon, ce n'était pas tellement possible avec William, ce maniaque, qui vérifiait tout. En particulier le travail des plus flemmards, dont Eric faisait parti. Les dossiers ne pouvaient donc pas se volatiliser.

"Et sinon, on se rejoint vers ... midi et demi, devant l'entrée de la SDS ? On aura qu'à aller acheter un truc à manger à côté ..."

Une fois ces détails réglés, le blond se retourna une dernière fois vers le brun en lui souriant avant de quitter à regret son bureau, se dirigeant vers son propre bureau. Une fois à l'intérieur, il prit sa Death Scythe pour s'en occuper, reculant au maximum le moment où il allait devoir s'occuper des dossiers.

"C'est bien incrusté ..."

Il ne parlait pas de sang, car les Death Scythe n'ont pas besoin d'entrer en contact pour tuer, mais prendre les âmes laissait des traces sur les faux, que l'on pouvait effacer, mais c'était tenace. Et puisque le blond chassait plus d'âmes que la normale, ces traces en étaient que plus nombreuses. Le blond s'escrimait donc sur sa scie avec un chiffon spécial, puis finit par laisser tomber, posant délicatement sa scie contre le mur puis se décida à s'attaquer aux dossiers.
Une vingtaine étaient posés. Il s'agissait en fait de ceux d'aujourd'hui, et de ceux de la veille puisque Eric n'avait rien fait le jour précédent. Râlant, il fit un dossier avant que ses yeux ne s'égarent sur la pendule accrochée au mur. Ses pensées s'égarèrent également, revenant sans cesse sur le sujet du brun. Oui, il pensait un peu trop à Alan, mais Eric ne s'inquiétait pas : c'était normal de penser à ses amis, non ? Même si il avait de légers doutes justement sur cette amitié. Il secoua la tête en y songeant. Comment réagirait Alan si ce dernier savait les doutes qu'éprouvait Eric, ses doutes sentimentaux ? Il le trouverait sans aucun doute stupide, ce qui était le cas. Quand bien même Eric pouvait ressentir plus que de l'amitié -ce dont il essayait de se convaincre du contraire-, cela ne mènerait jamais à rien ! L'avoir à ses côtés en tant qu'ami était bien suffisant, se disait Eric. Ce qui était un peu un mensonge, bien évidemment qu'il aurait aimé plus, mais il ne pouvait pas se permettre de s'égarer sur cette pente, du moins pas avant de l'avoir sauvé ... Car ainsi, même si ce qu'il pensait ne serait pas réciproque, le brun serait sauvé, et c'était le principal.
Le blond soupira profondément, les yeux dans le vague.

"Je me demande combien de temps je vais mettre à les réunir ..."

Il parlait évidemment du millier d'âmes. Il fallait qu'il se dépêche car après tout, les Epines de la Mort pouvaient emporter son ami à tout jamais.
Il se reprit soudainement en se concentrant à nouveau sur les dossiers. Les noms d'humains anglais défilaient inlassablement sous ses yeux. C'était un peu lassant, pas une seule mort ne sortait de l'ordinaire. Non, il n'y avait que des morts de vieillesse, ou d'accident banals. Rien d'intéressant en somme. Le blond releva encore une fois le regard vers la pendule qui affichait onze heures, et il n'avait fait que cinq dossiers.

"Hmph ..."

Pourquoi William donnait autant de boulot ? C'était inhumain. Ce n'était pas parce que pour ce dernier il n'y avait que le travail qui comptait que c'en était de même pour les autres ! Surtout Eric qui préférait nettement le travail de terrain, au moins il y avait de l'action. Il croyait presque que Will faisait exprès de lui mettre les dossiers pour se venger de la paresse du blond ! Bâclant deux ou trois autres dossiers, le blond se recula dans sa chaise de bureau, jetant un coup d'oeil à l'extérieur. Des nouvelles recrues s'entraînaient dans les jardins, et il se rappelait de ces beaux jours avant de réussir l'examen. Enfin, beaux jours ... Tout était relatif, ce n'était pas si beau en prenant en compte le paramètre du fait qu'il ne connaissait pas encore Alan !
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Dim 3 Mai - 22:43


S’il s’écoutait, il ne le laisserait pas partir. Il trouverait un moyen –intelligent ou non- de le retenir, ne serait-ce que quelques minutes, voir secondes de plus. Il se savait complètement stupide, qu’il se reverrait dans même pas quelques heures, mais il se sentait tellement mieux en sa présence, qu’il aurait été capable de beaucoup de choses pour retarder le moment, si seulement il savait qu’il ne le reverrait pas aussi vite. Si ça ne tenait qu’à lui, il se serait déjà installé ne serait-ce que dans son bureau pour pouvoir travailler avec lui. Ce qui serait nettement plus amusant. Peut –être qu’il serait un peu moins efficace – et encore, il perdrait peut-être moins de temps en lui parlant qu’à regarder les aiguilles tourner-. Voyant qu’il déclinait gentiment sa proposition, il sourit une nouvelle fois, mais avec ce qui semblait être une légère pointe de morosité.

A vrai dire, l’aider l’aurait enchanté, premièrement il aurait pu bénéficier de sa présence, et deuxièmement, c’était bel et bien la seule chose qu’il pouvait lui faire pour le remercier en quelque sorte de tout ce que le blond avait pu faire pour lui jusqu’à présent. Enfin bon. Ce serait pour une autre fois.

Décollant son dos de son bureau, il se tourna à son tour vers la porte, croisant les bras contre son torse, faisant une nouvelle fois face à son interlocuteur. De la sorte, il n’avait plus à tourner la tête et s’il pouvait éviter d’en plus avoir un torticolis, ce ne serait pas plus mal. En attendant, il inscrivait mentalement le lieu et l’heure du rendez-vous. Il ne voulait certainement pas l’oublier. Ce qui serait nettement plus difficile, allait être de s’occuper l’esprit en attendant ladite heure. Travailler était une option. Mais il savait que son travail serait entrecoupé de regard vers l’horloge.


« ▬ Ça me va ! Ce ne seront de toute manière certainement pas mes dossiers qui me retiendront de partir à l’heure. »


Bien au contraire. En y repensant, il aurait bien trouvé une autre occupation. Comme par exemple suivre du regard son aîné qui venait de partir, et rester à fixer le dernier endroit où il était apparu, jusqu’à ce qu’il réapparaisse. Chose complètement inutile étant donné que le rendez-vous n’était même pas à cet endroit. Ce fut donc à contrecœur que le brun se retourna vers ses dossiers, un fantôme de sourire toujours au bout des lèvres, et alla se rasseoir. Il était ridicule d’encore repousser le moment où il devrait faire face aux dossiers. En plus, même si cela ne le bottait pas plus que ça, il n’était pas dans son genre de se mettre en retard. Il ne se le permettrait pas. Et en plus, il se sentirait mal. Que du négatif. Alors même si ça ne le bottait pas plus que ça, il allait s’y mettre. Et en faire plus de la moitié avant la pause, il y croyait. Il n’y avait pas de raison pour qu’il n’y arrive pas après tout. Il fallait juste être concentré. Et même s’il avait d’autres choses en tête, il fallait qu’il les fasse passer au second plan. Il aurait le temps d’y penser de tout son saoul le soir même. Secouant sa tête, il regarda d’un air déterminé ses dossiers, avant de s’y mettre.

On ne pouvait pas dire qu’il chômait, mais on ne pouvait pas non plus pour autant en conclure qu’il faisait de son mieux. Disons qu’il avait trouvé un rythme moyen, qui lui avait permis de boucler lla plus grosse partie de ses dossiers lors de la matinée. Au moins, il n’en laisserait pas pour le lendemain. Et lorsqu’il reviendrait le lendemain, il aurait de nouveau des dossiers à remplir, peut-être même exactement le même nombre. Chose qu’on aurait pu qualifier de cercle vicieux, mais il le prenait comme une routine. Routine dont il ne se plaignait pas. Il aimait savoir ce qui l’attendait. Ou plutôt, s’était forcé à aimer d’avoir tout de planifié. De la sorte, il se ménageait. Et même s’il détestait donner raison aux Epines, il savait parfaitement que s’il exagérait, elles auraient raison de lui. Même si de toute manière, elles auraient le dernier mot, il préférait y penser le moins possible, sans pour autant se précipiter lui-même dans un précipice en faisant n’importe quoi. Il était certain qu’elles n’étaient pas négligeables, mais il aurait nettement préféré que les autres fassent comme si de rien était, qu’ils arrêtent de faire presque tout en fonction d’elles. Mais s’était sans doute trop utopique que d’imaginer un jour il puisse faire quoique ce soit parfaitement normalement, sans se poser de questions, de savoir si oui ou non cela l’affectera.

Jetant un dernier coup d’œil par la fenêtre, et voyant qu’il était presque l’heure, il ne se fit pas prier pour se relever de sa chaise, s’étirant au passage. Cette fois-ci, cette pause, il l’avait bien méritée. Ce fut donc sans aucun regret qu’il quitta son bureau, de toute manière il le retrouverait bien trop vite à son goût, et se rendit sur le lieu de rendez-vous, une fois de plus légèrement à l’avance. Au moins, il pouvait déjà dégager son esprit des dossiers, relatant chacun une mort différente, qu’il avait du remplir.
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MessageSujet: Re: La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]   Dim 3 Mai - 23:24

Épuisé par autant de travail -Eric n'avait pas l'habitude de remplir autant de dossiers à la suite-, il finit par abandonner complètement sa tâche en soupirant, regardant l'heure tourner lentement, trop lentement à son goût ! Il était à peine 11h45, encore trois quarts d'heure ! C'était bien trop long. Pourtant, ce n'était pas comme si il n'avait pas vu Alan depuis des jours, puisque cela faisait à peine quelques heures. Songeant qu'il avait déjà bien travaillé, du moins plus que d'habitude, Eric se leva pour quitter son bureau, histoire de voir si il y avait du monde dans les couloirs -et peut-être Alan ?- et faire passer les minutes. Avant de sortir de son bureau, il réajusta le col de sa chemise qu'il avait pour habitude de desserer. Ce jour là ne faisait pas exception à la règle, et ravi de son apparence de délinquant, il sortit de son bureau.
Il ne croisa malheureusement pas Alan dans les couloirs, à son grand dam, mais un certain travesti venait de faire son apparition. Grell Sutcliff, ce fameux shinigami qui lui, contrairement à Eric, n'hésitait pas à crier sur les toit ses sentiments envers Will. Enfin, sentiment était un bien grand mot puisqu'il disait la même chose concernant un démon dont Eric avait entendu parler -via Grell-, un certain Sebastian Michaelis.
Bref, le blond salua son collègue qui visiblement n'avait pas non plus envie de travailler et avait prit la décision d'aller voir William. Eric sourit légèrement et le laissa donc à ses occupations, se dirigeant vers l'escalier pour aller vers l'entrée. Il n'y avait aucune chance qu'Alan soit déjà là et effectivement il n'y était pas. Eric s'adossa contre le mur, sortant une cigarette. Il n'avait pas vraiment l'habitude de fumer, c'était plutôt pour en rajouter à son air délinquant, d'ailleurs les recrues qui passaient près de lui lui jetaient des regards presque effrayés.
Le faucheur était ravi de cette impression qu'il donnait, ça évitait aux personnes sans intérêt de lui adresser la parole pour ne rien dire. Il avisa alors Ronald Knox qui revenait sans doute de terrain. Eric n'allait pas jusqu'à apprécier sa compagnie, mais il le supportait, ayant un caractère assez proche concernant les événements festifs. D'ailleurs, le roux s'avançait vers lui avec un grand sourire.

"Eric ! Tu commences déjà la débauche à ce que je vois ..."

Il faisait évidemment mention de la cigarette que le blond tenait entre ses doigts.

"Pfah, c'est toi qui dit ça ... Tu te souviens plus de ton état hier soir ou quoi ?"

En effet, la veille, une bonne moitié de la Shinigami Dispatch Society avait pu admirer un superbe strip-tease de la part de Ronald.

"Je ne vois pas de quoi tu parles ... Bref, j'te laisse, j'ai un peu de boulot contrairement à certains !"

Eric le salua en le regardant rentrer dans la SDS. Jetant un coup d'oeil à sa montre, il vit qu'il était midi et quart. Bien, le brun ne devrait plus tarder en toute logique ! Du moins le blond l'espérait, car il en avait marre de compter les minutes avant de le voir. Il jeta le reste de sa cigarette, avant de s'en rallumer une autre. Il n'avait pas vraiment d'autre moyen pour faire passer le temps, enfin, autre que de remplir des dossiers. Il prenait tout son temps, et au final, en se tournant vers la porte, il sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine. En effet, Alan venait d'arriver avec un peu d'avance.
Il inspira une dernière bouffée sur sa cigarette avant de l'écraser dans le cendrier près de l'entrée puis se tourna vers le brun avec un grand sourire.

"Tu es en avance à ce que je vois ! Enfin, tant mieux. Tu n'imagines pas comme on peut se faire chier, ici ... Bref. J'ai réussi à remplir sept dossiers, tu te rends compte ?"

Presque un record pour le blond. Habituellement, il en faisait sept en une semaine, ce qui avait le don de mettre hors de ses gonds William. Mais d'un côté, aujourd'hui, il n'avait pas eu le choix, entre faire passer le temps et diminuer sa pile de dossiers en retard ... Peut-être qu'il pourrait demander une augmentation pour ce rude effort !

"Et en plus ... J'ai faim."
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La solitude des éricas. [PV = Alan Humphries]

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