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 « Toi qui entres ici abandonne tout espoir » 『PV. Yuna Lambert』

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MessageSujet: « Toi qui entres ici abandonne tout espoir » 『PV. Yuna Lambert』   Sam 18 Oct - 20:22

« Toi qui entres ici

abandonne tout espoir »


Yuna Lambert | Fra Livingstone



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 Il y avait bien longtemps que cette vieille bâtisse n'avait plus vu de visage nouveau. Par visage, Fra entendait humain, bien entendu, car de faciès félin, le manoir en avait connu plus qu'à son tour. Quand elle en avait repris possession - ce qui était un bien grand mot, son père ayant abandonné la propriété à des prêteurs sur gages bien avant sa naissance -, Fra y avait découvert les faces ridées des domestiques attachés à sa famille, qui n'avaient pas cédé un pouce de terrain aux prospecteurs convaincus de la mort des anciens propriétaires. Elle en avait été enchantée ; cependant, on devait déplorer la mort du vieux majordome ainsi que d'une part non-négligeable du personnel, et cuisinières ou jardiniers indigents ne pouvaient tenir une maison. Et comme Fra avait tout autant envie de gérer le petit personnel que de se faire rebrousser le poil par un chien, elle avait donc envoyé ses chats, soucieuse de la discrétion de son image, chercher qui, parmi la foule de candidats désœuvrés serait à même de la servir selon ses désirs. Après maints débats félins à propos des qualités que devraient posséder ledit majordome (saurait-il cuisiner la crème comme ils le voulaient ? Devrait-il ouvrir et fermer les portes à leur passage ?), Fra pensait avoir trouvé le candidat qui lui conviendrait.

 C'était le matin, alors que le soleil incendiait à peine la campagne là-bas, à l'est. Il avait plu cette nuit ; la brouillard qui enveloppait le jardin osait à peine venir lécher les murs du manoir. Fra s'était dit, avec une satisfaction non feinte, que les gargouilles du toit, celles qu'elle avait toujours trouvées de mauvais goût, devaient paraître dans la semi-obscurité du ciel des bêtes inconnues aux contours indistincts, et rendre à la bâtisse une certaine allure.

 Ce matin-là donc, les chats de Fra Livingstone s'étaient massés aux fenêtres afin de voir arriver le nouveau domestique, et débattaient à grand renfort de miaulements sur l'apparence qu'il devait avoir, sur le comportement qu'il aurait à leur égard, et sur toutes les choses dont peuvent bien débattre des chats par un matin brumeux. Fra, cachée parmi eux, fixait le carré de gravier épargné par la brume devant la porte, et où "l'heureux élu" (tout était relatif) ne devrait pas tarder à apparaître, car on était à l'aube de sa journée d'essai et que pour l'instant elle ne le connaissait qu'à travers les dires de ses chats. Elle l'avait fait venir au point du jour car en cette heure désertée, nombre de courageux laissaient justement leur courage au fond de leur lit, ainsi que leur personne par la même occasion ; c'était, en quelque sorte, un avant-goût des épreuves auxquelles elle serait confrontée au cours de cette journée. Fra aimait particulièrement le mot "épreuve", surtout quand il était marqué du passif ; cela lui donnait un petit sentiment de puissance qu'elle ne se refusait pas.

 Mentalement, Fra se repassa le programme du jour. Ses chats, excités par tant d'animation (ce n'était pas tous les jours qu'on se servait de la grande porte), ne pourraient s'empêcher de lui tourner autour ; fondue parmi leur masse, elle surveillerait le domestique à intervalles réguliers, parfois relayée par certains de ses chats en qui elle avait toute confiance, car il ne fallait pas que l'humain finît par la repérer - bien que, au vu de la population féline qui habitait ces lieux, il était peu probable que cela se produisît jamais.

 Bref. Toutes sortes de réjouissances en perspective.

HRP : Suivant les caractéristiques de Yuna que Fra ne connaît pas encore bien, elle ignore si elle est un homme ou une femme ;) J'espère que ce post, aussi ironique soit-il (krrkrr), te plaît ^^
Fra te met la pâtée en #8A193B
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MessageSujet: Re: « Toi qui entres ici abandonne tout espoir » 『PV. Yuna Lambert』   Sam 1 Nov - 15:09

The Witch of London





La journée s'était assombri aux fils des heures, durant son voyage, Yuna avait eut comme un mauvais pressentiment. Elle était à l'intérieur d'une calèche qui se dirigeait en direction de son future lieu de travail. Enfin elle débutait en tant que Majordome. Après un apprentissage et une formation dure et sévère, la jeune femme était prête à se lancer dans l' Aventure. Elle consulta le dossier dans lequel la majorité des informations concernant la comtesse  étaient disponible. D'après les données collectés, c'était une aristocrate qui avait hérité ( indirectement) non seulement la fortune de ses parents, mais également leur biens, ce qui était fortement très rare...Car un enfant aussi jeune, même s'il hérite de ses géniteurs ne peut assumer la responsabilité tout seul. Une chose étrange intrigua la Sorcière : la jeune fille en question vivait seule et reclus dans sa demeure. Bien que certains nobles demeuraient parfois à l'écart de la société, elle n'avait jamais vu un tel isolement. Était- volontaire de sa part ou était – ce une obligation ? Cette question devrait rester en suspends tout le long de la route.

La voiture avançait à grands pas vers sa destination finale. Les paysages défilais à grande vitesse, ne permettant qu'à la spectatrice de les admirer que durant un brève instant. Elle ferma la chemise et entreprit de sortir la tête. Une légère brise vint caresser son visage, ainsi que ses cheveux. Sentir le parfum frais de la campagne lui rappelait ses longues balades en famille dans les Alpes. Des souvenirs lui remontaient à la surface....Avoir été innocente pendant l'enfance lui avait bien servit. Si elle avait commencé tôt, son enseignement de sorcière, qui sait ce qui se serai passé comme tragédie. Grâce à ses parents, elle eut la chance de ne pas sombrer dans les ténèbres comme ses descendantes.

La berline s'arrêta devant une immense maison, entouré de végétation et dont l'âge pouvait être déterminé rien qu'en regardant le lierre qui recouvrait une partie des murs. Des gargouilles, situé en hauteur, sur les toits, semblaient être les protecteurs  du domaine. Elles étaient à quelques différences près aussi effrayantes que ceux des Cathédrales de Paris. Un grand portail noire séparait le Manoir du monde extérieur. L'architecture du bâtiment correspondait à l'art Gothique. Des fenêtres typiquement inspiré du style français – C'étaient des ouvertures assez immenses pour pouvoir permettre à la lumière d'entrer beaucoup plus facilement – étaient parsemés aux quatre coins de la bâtisse. Le nouveau Majordome jugea de se présenter devant l'entrée principale mais personne ne vint lui ouvrir. Uniquement une armée de chat l'attendaient. Le portail s'entrouvrit subitement en faisant un bruit assourdissant. Yuna entra doucement, traversant alors le chemin que les félins formèrent en se divisant en deux groupes. Elle fut étonné de voir autant d’animale dans un même endroit. Une horrible odeur vint caresser ses narines. Par réflexe, elle se protégea le visage en plaçant en bras par dessus. Une chose pareille ne devrait pas être tolérer. Sur le sol, des cadavres d'oiseaux et de souris faisaient office de tapis. Elle fut écœuré de voir à quel point la propreté était mise de cotée. Le conducteur du carrosse qui l'avait précédé pour lui apporter les affaires lui pria de bien vouloir le laisser partir car il ne supportait plus la senteur hostile. Elle l'autorisa à quitter les lieux, tout en le remerciant de sa gentillesse. Il ne tarda pas en déposant avant les valise devant la porte d'entrée. Yuna monta les marches d'escalier, atteignit le bout et s'apprêtait à taper. Cependant comme la précédente, elle s'ouvrit sans l'aide de personne. Si une personne ordinaire était venu dans les parages alors il aurai vite fait demi-tour.

« Il y a quelqu'un ? » demanda-t-elle à vive voix.

Aucunes réponses. La domestique se permit d'entrer en prenant soin de refermer la porte. Derrière elle, il y avait encore des chats....Toujours des chats. En reprenant sa position initial, elle les aperçut. Ces derniers partirent en vitesse en montant à l'étage. L'intérieur était magnifique, exactement comme l'extérieur, à la différence près que celui-ci était moins sinistre. Des couleurs sombres décorés les pièces...Cela plaisait à la sorcière qui sourit en découvrant progressivement  la beauté de chaque salles. Exception à la règle, la crasse.....qui s'était accumulé aux fils des jours à cause des félins. Yuna soupira, releva ses manches, enfila ses gants blanc et entama le ménage. A peine eut-elle mit les pieds dans le Manoir, que déjà elle devait se mettre au travail. Il ne fallait pas qu'elle se plaigne, autrement elle serai aussitôt virer.

Durant le reste de la matinée, la jeune femme balaya, frotta rangea et nettoya de fond en comble la demeure Livingstone. Bientôt chaque pièces brilleraient. Vers la fin, la sorcière s'essuya le front en utilisant un chiffon propre. Son dure labeur était presque terminé...Du moins c'était ce qu'elle avait cru. A sa grande surprise, face à elle, l'un des félidés se promenaient avec une souris morte dans la bouche.

« Ha non ! Hors de question que tu salisses alors que j'ai travaillé dure pour remettre en état cette maison ! » s'écria-t-elle en courant derrière l'animal.

Ce dernier avait un pelage noir, des yeux écarlates et un ruban autour du cou et plusieurs queues....Plusieurs queues ? Déjà que le Manoir semblait hanté, voilà que maintenant un chat possédait beaucoup de queue. Yuna freina dans sa course, mais son arrêt fut s subite qu'elle tomba. A terre, elle ouvrit les yeux, tout en grimaça. Une douleur atroce se fit sentit à l'arrière de son crâne. Elle toucha celui-ci et fit la moue. Entre temps, tout les félins étaient revenus et la foudroyaient du regard. Mais ou était-elle tombé ?
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MessageSujet: Re: « Toi qui entres ici abandonne tout espoir » 『PV. Yuna Lambert』   Dim 9 Nov - 15:00

« Toi qui entres ici

abandonne tout espoir »


Yuna Lambert | Fra Livingstone



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 Fra ne put s'empêcher de laisser échapper un petit gloussement, ce qui, sous sa forme de chat, donna un étrange bruit de gorge. Tout s'était déroulé de façon à la distraire, elle qui cherchait sans cesse à échapper à l'ennui de sa vie d'immortelle. Plus tôt ce matin, elle avait autorisé ses chats à faire tout ce que d'ordinaire elle leur interdisait par souci de l'hygiène la plus élémentaire, comme laisser traîner les cadavres de leurs proies un peu partout, faire leurs griffes sur les portes et les pieds des tables ou encore barbouiller méticuleusement de poussière et de boue tout le manoir. Les chats étaient des créatures très propres par nature - c'était bien là ce qui faisait leur supériorité sur l'homme -, mais ils avaient légèrement tendance à... s'étaler sur ce qu'ils trouvaient être chez eux, par pur caprice félin. Mais là, il fallait bien reconnaître qu'ils avaient fait un massacre. C'était vraiment du beau travail. Fra était très fière de ses petits protégés. Si avec ça, le nouveau majordome n'en avait pour des heures de récurage, balayage, astiquage et savonnage intensifs, et tout cela sans aucune aide de la part de ses propres domestiques, qui avaient pour ordre de se contenter de lui apporter ses directives dans le cadre de sa journée d'essai.

 Bientôt on put distinguer à l'horizon le fantôme des résidences environnantes qui émergeaient du brouillard déclinant, et plus loin, la masse grisonnante du Londres en plein éveil. Le majordome - qui était d'ailleurs une majordome - était arrivé et avait courageusement fait connaissance avec le matériel de nettoyage ; elle était au travail depuis plusieurs heures et pour l'instant n'avait pas failli. Fra n'était pas encore descendue la voir par elle-même, mais ses chats lui avaient décrit une jeune femme grande et élancée aux cheveux d'un beau noir de suie. Ils étaient encore plus excités qu'en partant car, lui disaient-ils, il émanait d'elle une aura captivante, qu'ils s'accordaient tous pour n'avoir jamais croisé ailleurs.

 Fra, intriguée, décida d'aller s'en rendre compte en personne et, sous sa forme féline, elle gagna les étages inférieurs en dévalant les escaliers sur ses petites pattes. Elle s'arrêta en chemin, détournée de sa trajectoire par une petite bête à poils qui courait en rasant les plinthes. C'était là l'un des survivants de la colonie de rats qui avaient élu douillettement domicile dans les greniers du manoir du temps de son abandon, et que Fra et ses compagnons s'étaient fait un joie de décimer peu après leur arrivée. La démone chopa la petite créature entre ses mâchoires avec l'intention de s'offrir une petite gâterie, bien qu'elle préférât la tendre chair des campagnols à celle, trop coriace, des rats. La poussière dont elle était recouverte dissimulait le roux de son pelage ; il ne manquerait plus qu'elle se fasse repérer maintenant. Elle jeta un regard à ses deux queues qui ondulaient paresseusement dans son dos. Ça restait un problème.

 L'humaine était en train de passer à la brosse l'imposante cheminée de marbre du salon de réception, salon qui n'avait plus beaucoup servi depuis l'époque de son grand-père, étant donné les activités de la maîtresse des lieux et de son père avant elle. Il fallait reconnaître que c'était une belle cheminée, bien que ses quatre mètres sur trois fussent un peu difficiles à entretenir.

 Fra se hissa sur le plateau d'une commode et entama son rat en appréciant de loin le travail du domestique. Tout comme ses chats, elle aussi ressentait l'étrange aura qui se dégageait de l'humaine. Sans pouvoir mettre le doigt - ou plutôt la patte - dessus, elle devinait bien que la majordome n'appartenait pas plus qu'elle au commun des mortels. Il ne fallait pas se fier qu'aux apparences, Fra le savait bien. En son for intérieur, la démone se félicita d'avoir engagé cette femme-là.

 Son rat à demi entamé entre les dents, elle s'approcha de la domestique afin de mieux juger de son travail, quand celle-ci se retourna et se mit à la considérer d'un mauvais œil. Fra freina des quatre fers puis prit conscience de la saleté qu'elle avait laissé derrière elle avec un air contrit. Lorsque l'humaine se mit à vouloir la chasser, elle trottina avec réticence quelques mètres plus loin avant que ne résonne derrière elle le bruit d'une lourde chute. Elle en lâcha son (demi) rat et se retourna ; l'humaine avait glissé par terre et ses chats l'observaient avec un air mi-curieux mi-agressif. Fra en profita pour se glisser hors du salon et, d'un bond, reprit sa forme humaine avant de héler l'un des valets de pied.
   
 
« Il est midi passé ; menez la candidate dans les cuisines et demandez-lui de cuisiner un plat qui plairait à tous les habitants de ce manoir. »

 Puis, satisfaite de la formulation de son ordre, elle attrapa deux ou trois matous qui traînaient dans ses pattes et alla se percher sur le rebord d'une fenêtre en les câlinant dans son giron.

Fra te met la pâtée en #8A193B
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MessageSujet: Re: « Toi qui entres ici abandonne tout espoir » 『PV. Yuna Lambert』   Dim 23 Nov - 15:53

The Witch of London





La jeune femme se leva avec quelques difficultés. S’appuyant sur les paumes de ses mains, elle se redressa progressivement. Bien que cela fut ardu, elle réussit à se mettre debout. Les félins ne la quittèrent pas du regard, ils étaient tous entrain de la guetter. Pourquoi ils avaient protéger ce chat noir d'ébène ? Avait – il une importance particulière à leur yeux ? Questions qui s'ajoutaient à tant d'autres. Yuna n'eut pas le temps de souffler, un valet vint à sa rencontre, lui indiquant alors les ordres de la maîtresse de maison. Pourquoi ne venait – elle pas ? Après tout, c'était à elle d'ordonner au Majordome les actions qu'elle devait accomplir. Enfin elle avait une mission à réaliser et c'était avec enthousiasme qu'elle se précipita en cuisine.

A l'intérieur de la salle, il y avait des machines de cuisine dernières générations. Cette innovation montrait clairement la richesse de Mademoiselle Livingstone. Puis il n'était pas étonnant de trouver de tels bijoux dans sa demeure, après tout n'était – elle pas patronne d'une entreprise basé sur les constructions de bâtiments ? Yuna enleva sa veste noir, enfila un tablier blanc et entama son chef d’œuvre. D'après les sources d'informations étudié la vieille, elle savait que sa supérieur appréciait le poisson. Cela tombait bien, étant japonaise, la domestique savait confectionné des mets succulents à base de poisson. Les sushi, bien que cela soit très rependu dans la gastronomie, étaient l'un des plats qu'elle concocter merveilleusement bien. Un gros thon, quelques feuilles d'algues, du riz cuit à une certaine température et quelques légumes avaient suffit pour faire l'entrée. La suite était encore plus surprenante. La sorcière était entrain de faire une soupe, mais pas n'importe laquelle les Ramens. Un bol de nouille dans un bouillon à base de viande ou de poisson, accompagné de légumes et de tranches de porc. En dessert, elle prit le risque de produire des dango.
La maîtresse des lieux allait donc manger de la nourriture asiatique. Par conséquent une question se posait : allait- elle aimer ? Les britanniques avaient la réputation d'être des gourmets très difficiles. Le Majordome doutait de ces choix, mais il fallait bien se lancer.

Au salon, elle dressa la table en ayant l'aide de quelques domestiques. Une grande nappes blanche fut posé, suivi d'assiettes en porcelaine sur lequel des dessins de félidés s'y trouvaient et de couvert en argent. Les verres furent également placés. Chaque objet étaient à sa place. Il ne manquait plus que les bougies et le tour était joué. Quand la salle à mangé avait été aménagé pour accueillir la patronne, le silence régna en maître. Tout le monde se demandait si Mademoiselle livingstone allait apprécier le dîner. Une horde de chats, très curieux, observèrent la scène par la fenêtre. Ils avaient été viré de la salle, du moins pour le repas. Yuna ne tenait pas à ce que les poils viennent se mêler à la nourriture.

La sorcière attendait sa maîtresse à cotée d'une chaise. En scrutant la porte d'entrée qui était très grande, elle eut le souffle coupée. Enfin elle rencontrerai sa supérieur. La curiosité se mélangeait à de l'enthousiaste. Yuna était debout, les poings fermés, le cœur battant et fixant droit devant elle. Un valet vint à annoncer la venue de la jeune fille. Lorsqu'elle l'aperçut, Yuna fut troublé par le jeune âge de la demoiselle....
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MessageSujet: Re: « Toi qui entres ici abandonne tout espoir » 『PV. Yuna Lambert』   Sam 20 Déc - 15:44

« Toi qui entres ici

abandonne tout espoir »


Yuna Lambert | Fra Livingstone



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 Il s'était répandu depuis quelque temps dans le manoir un filet de poisson cru et d'aigreur maritime. Fra l'avait senti, et tous ses chats aussi. Yeux écarquillés comme pour mieux de leur nez saisir le divin fumet, ils avaient été nombreux à se faufiler jusqu'à la cuisine avant de renoncer, rappelés par la volonté de la maîtresse des lieux. Celle-ci d'ailleurs s'amusait beaucoup moins depuis que son estomac était mis au supplice par les odeurs de nourriture.

 Le soleil avait chat-ssé du jardin et de la campagne environnante les derniers lambeaux de brume qui erraient à l'ombre des bosquets comme des spectres à demi effacés. La pelouse encore humide de l'empreinte de la nuit laissait parfois é-chat-pper le bref éclat d'un reflet de soleil, et la brise qui folâtrait au ras du sol avait gagné quelques degrés. Assise sur le rebord de la fenêtre ouverte, Fra avait laissé pendre ses jambes à l'extérieur et ses talons venaient régulièrement taper contre le mur, tap, tap, tap. L'un des chats s'était endormi sur ses genoux comme une bouillotte, et le second se laissait gratouiller entre les oreilles en ronronnant. Un peu plus haut, les cheminées de la cuisine s'éveillaient lentement et baillaient des nuages de vapeur, tandis que les petites fenêtres d'évacuation d'air é-chat-ppaient un fumet marin.

 Les odeurs de cuisson qui montaient jusqu'à son nez laissaient presque deviner à sa bouche la consistance des aliments fondant sur sa langue, et Fra gronda d'exaspération. La faim était un sentiment qu'elle n'avait plus connu depuis qu'elle était dans ce manoir. Pour tromper son ventre qui grondait lui aussi, elle descendit les escaliers à califourchon sur la rampe, souffla toutes les bougies de l'aile nord, usa toute la litière propre en lançant chat-que grain contre le cabanon de jardin depuis la fenêtre du troisième étage. Lorsqu'elle eut vidé un mois de stock, elle se lassa et s'allongea, les bras en croix, à même le carrelage tout récemment lessivé de la salle de bal. Elle gémissait qu'elle allait mourir si on ne lui apportait pas à manger tout de suite maintenant et que de toute manière elle n'avait plus assez de forces pour bouger d'ici. Mais étant donné qu'il n'y avait personne pour l'entendre se plaindre, on la laissa agoniser la bouche ouverte et bientôt elle s'enferma dans un silence boudeur d'enfant gâté. Ses chats qui, curieux, s'approchaient de ce corps gisant en plein milieu de leur passage, constituaient une veillée funéraire.
   
 
« Quand est-ce que c'est prêt, j'ai trop trop faaim... »

 Elle se redressa et prit en gloussant, soudain pleine d'énergie, les manières exagérées de ces femmes qui s'exposaient dans le grand monde.
   
 
« "Mon humble personne serait en quête d'un peu de subsistance..." » minauda-t-elle, puis elle souleva l'un de ses chats à hauteur de son visage : « Allez, Augustin Joseph Henri Buttner II, on va voir tous les deux Yellow pour savoir si elle a pas un petit quelque chose à nous donner. »

 Augustin Joseph Henri Buttner II miaula d'approbation et Fra se releva en époussetant ses jupons. Yellow Bird, dite Yellow, était la chef attitrée du manoir Livingstone, et Fra ne s'en serait séparé pour rien au monde. La démone avait rencontré Yellow sur le navire qui l'avait ramenée en Angleterre et où elle servait en tant que cuistot. La jeune femme était une négresse aux traits durcis par de trop nombreuses années sur les flots et qui, malgré son surnom, faisait ployer le parquet quand elle s'approchait et pouvait vous assommer d'une taloche. Fra l'avait remarquée le jour où elle avait brisé d'un geste le bras d'un sinistre individu qui avait voulu la tripoter. Une fois son manoir récupéré, elle l'avait croisée de nouveau à Londres et l'avait immédiatement engagée, folle de ses croquants aux noisettes. Yellow terrorisait les valets, maniait le hachoir comme la petite cuillère, préparait des sablés absolument divins et, surtout, avait un caractère de cochon ; mais elle avait la qualité de ne pas poser trop de questions et maternait les chats du manoir comme une mamie gâteuse. Et, en ce moment, Yellow était en train de bouder dans sa chambre après avoir été dépossédée de "sa" cuisine.

 Fra déboula dans la chambre de Yellow, Augustin Joseph Henri Buttner II sous le bras et, après avoir procédé à la fouille en règle de son tablier pour voir s'il ne contenait pas de sablé, elle se mit à lui parler à voix basse avec des airs de conspiratrice.

 Le repas eut bien lieu et la table fut soigneusement remplie, puis vidée, mais la demoiselle Livingstone ne montra pas l'ombre d'une oreille duveteuse. Yellow était entrée dans la salle à manger et avait assis son imposante carrure sur la chaise réservée à la démone. Depuis la fenêtre, perdue dans la masse des fourrures collées aux vitres, Fra avait vu avec un amusement croissant la cuisinière diviser en trois parts égales l'assiette, dont elle mit un tiers soigneusement de côté, en garda un autre pour elle-même et laissa le dernier aux trois chats qui avaient surgi des replis de son tablier. « Après tout, j'avais dit "à tous les habitants de ce manoir"... » songea-t-elle. Yellow finit très correctement sa propre part en esquissant de temps à autres une moue d'approbation - si même sa cuisinière devait reconnaître que le repas préparé par son nouveau majordome était comestible après avoir été mise à la porte de sa cuisine, c'est que la production culinaire du candidat devait vraiment être exceptionnelle. L'estomac de Fra redoubla de grondements, puis elle frissonna et éternua soudainement. Reniflant, elle se dit qu'elle devait avoir pris froid, à jouer dans les courants d'air et à se traîner sur le carrelage, puis, avec l’insouciance d'un gosse qui oublie de se laver les mains avant manger, elle passa à autre chose.

 Dix minutes plus tard, Fra était enfin attablée face à sa propre assiette, que Yellow lui avait gracieusement apportée dans un torchon propre, conformément à ce qu'elles avaient convenu. A moitié en tailleur, à même le sol, elle se régalait des étranges mets de poisson cru et de riz. Décidément, ce majordome était plein de surprises...

 « Espérons qu'il en ait encore en réserve », songea-t-elle en souriant aux chats qui la regardaient jalousement. Quand elle eut fini, elle appela un valet et, avec un sourire malicieux :
   
 
« Que le candidat retrouve George Chadebec de la Lavalade et lui fasse prendre un bain, car il me semble qu'il est encore rentré tout crotté de sa dernière expédition en pleine nature. Je veux pouvoir sentir le romarin et l'eau de toilette dans sa fourrure lorsqu'il me sera revenu, est-ce clair ? »

 George Chat-debec de la Lavalade constituait le principal objet de sa dernière fantaisie. C'était un chat particulièrement replet et sauvage qui logeait sous son toit car, pas stupide, il avait bien compris les avantages qu'il y gagnait. Cependant il refusait de se laisser laver et dégainait griffes et dents au moindre mouvement suspect. Fra s'était bien gardée d'intervenir et il fallait supporter l'odeur épouvantable qu'il dégageait. La démone reconnut qu'elle se montrait peut-être un peu trop cruelle.
 Mais bon, pour une fois qu'elle pouvait s'amuser....
Fra te met la pâtée en #8A193B
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