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 Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」

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MessageSujet: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Ven 25 Juil - 16:02

FRA LIVINGSTONE
  Immortality is my bloody curse

  Nom : Livingstone
  Prénom : Fra
  Surnom : Dans son enfance, ses frères l'appelaient "Fafouille" pour la faire criser, mais chut ! ne le dites pas devant elle.
  Date de naissance : 24 janvier.
  Lieu de Naissance : En plein Océan Pacifique, sur un navire de la Compagnie des Indes.
  Âge : Elle a arrêté de compter à partir de 100 ans et des poussières.
  Métier : De régulières transactions immobilières plus que douteuses lui permettent de remplir largement son assiette.
  Groupe : Noble & Démon.
  Poste Vacant : Non


Feat. Kaenbyou Rin
(C) Copyright

Les apparences sont trompeuses
Cute little girl, come in...


Making of Cyborg - Yoko Kanno

 Si l'on devait comparer Fra à un animal, ce serait à un chat. Et avec raison  : on en retrouve l'élégance paresseuse, glissée dans le pas de la jeune démone, la mollesse distinguée, dans chacun de ses gestes, l'œil sans cesse éveillé, jusque dans ses méditations les plus avancées, l'insouciance un peu rêveuse qui trouble ses yeux, même au plus fort de la journée... quand ce n'est pas carrément une paire d'oreilles qui dépasse de ses cheveux, ou une autre, de queues, qui ressort de sous sa robe. Fra a bien plus à voir avec l'un de ces félins qu'une simple ressemblance physique  : elle est elle-même un démon chat. Alors, ne vous étonnez plus lorsque, sous son sourire un rien mutin d'enfant gâtée, vous apercevrez une dentition fine et aiguisée (ce n'est pas très commode avec les coupes à champagne et les glaces lui font mal aux dents, mais qu'est-ce que c'est pratique quand l'on mange de la viande !).
 Le plus souvent vêtue de noir, comme si elle portait un deuil disparu de la mémoire collective, la démone ne jure que par les robes. Courtes ou longues, à rubans ou à volants, sages ou sophistiquées, larges ou près du corps, avec ou sans manches, échancrées, cintrées, décolletées... mais toujours noires. Lorsqu'elle est d'humeur coquette, les grandes ombres du tissu sont éclairées de rubans verts brillants comme des prairies au soleil, des bleus comme les eaux placides que l'on voit s'éveiller depuis la promenade du Tower Bridge, des rouges comme des cœurs sanglants de fleurs qui s'ouvrent à l'aube. Dès que le temps le lui accorde, elle porte des sandales ou des ballerines à lacets montants, généralement pourvus de talons, car la démone n'est pas très grande  : c'est le prix à payer pour garder sa jeunesse. Dans ses cheveux roux, que d'aucuns qualifieraient carrément de rouges et qu'elle porte la plupart du temps nattés, Fra glisse souvent des rubans, des nœuds ainsi que, parfois, des coiffes dentelées qu'elle admire pendant des heures dans son reflet, et sa peau est d'une pâleur vampirique qu'elle entretient avec soin. Et quand sa toilette ne satisfait pas la demoiselle, il arrive qu'elle refuse de sortir de chez elle, voire même, dans les grandes colères, qu'elle fasse rabattre tous les miroirs de la maison face contre le mur.
 Et si, dans cette grande demeure qui est la sienne, la propriétaire est injoignable mais que vous voyez soudain passer un chat d'un pelage d'un beau noir de jais, troublé de reflets roux, dont les deux queues semblent vous saluer nonchalamment tandis qu'il s'éloigne... Ne le dérangez pas. De toute façon, la maîtresse de maison ne peut pas être bien loin...

A la découverte de votre esprit
Make no mistake. I hate humans.  


Hong Kong - Gorillaz

 Fra est un personnage au caractère contradictoire qui l'empêche la plupart du temps de se lier profondément aux autres. Tout d'abord, elle est très indépendante et n'a plus l'habitude des relations humaines, ce qui la fait sortir de chez elle tous les trente-six du mois, mais malgré tout, elle se tient au courant de tout ce qui peut se passer en-dehors de chez elle. Elle s'ennuie toute la journée, mais ne va jamais à la rencontre des gens. Elle déteste le monde extérieur, mais passe son temps à essayer de le comprendre. Elle abhorre les humains, mais peut très bien envoyer ses chats suivre un passant toute la journée. Elle se donne des airs mystérieux en sachant tout sur tout, mais ne se risque jamais à intervenir. Enfin, elle veut tout faire toute seule, mais adore qu'on la protège. Ce sont des choses qu'elle ne s'avoue pas, et elle-même ne comprend pas tout des motivations qui l'animent.

 Ces revirements incessants, cette incertitude permanente est sans doute due aux bouleversements qui ont eu lieu lorsqu'elle était encore vivante. Privée trop brusquement de ses parents, elle a grandit d'un coup, sans savoir comment s'y prendre, et est restée en équilibre instable sur la frontière entre l'enfance et l'âge adulte. Malgré ses dix-neuf ans physiques, Fra est un enfant qui s'ignore, et elle en garde la spontanéité, le manque de réflexion ainsi que l'insolence. Elle a notamment tout un tas de sales manières incurables comme parler la bouche pleine, mettre les coudes sur la table, rire au nez des gens sans raison ou encore dire ce qu'elle pense de vous avec la plus grande franchise. D'une nature paresseuse, elle n'arrive pas toujours à supporter la stricte société anglaise, aussi, si vous ne la trouvez pas chez elle, il y a fort à parier qu'elle est en train de se balader dans les bas-fonds de la capitale sous sa forme de chat, afin de combler ses journées vides de sens. Ces mauvaises habitudes lui valent de se fourrer dans les pires situations possibles, comme le jour où, se promenant dans le quartier indien, elle s'était faite courser par une famille de mendiants tellement affamés qu'ils avaient voulu faire rôtir le pauvre chat qui passait par là.

 Parlons de cet ennui qui lui vaut tant de problèmes, tiens. Fra est une véritable gamine. Et les gamins n'aiment pas s'ennuyer. Alors, que font-ils ? Ils font des bêtises. Ils font tourner leur nourrice en bourrique, ils mettent des insectes dans les couvertures, ils sautent à pied joints dans les flaques, ils volent des bonbons dans la cuisine, ils font des caprices. Maintenant, imaginez un jeune démon qui s'ennuie...

 ...Vous comprenez maintenant pourquoi il n'y a que les chats qui peuvent supporter Fra ? Elle a l'air mignonne, comme ça, à première vue, mais lorsqu'elle commence à faire la moue ou à bailler, il vaut mieux s'éloigner. Car il n'y a rien de pire qu'une Fra Livingstone qui fait un caprice. De plus, un rien peut la plonger dans une colère noire... Perdre une partie de cartes, déchirer sa robe, salir ses bas, se voir refuser une pâtisserie, devoir prendre un bain (comme les chats, Fra ne supporte pas le contact de l'eau autrement que dans son verre), et plus particulièrement, voir un chat se faire maltraiter devant elle. C'est dans ces uniques moments qu'elle est capable de laisser se déchaîner ses pouvoirs de démone. Alors, elle pique des crises terribles, se roule par terre en pleurant de rage ou se met à courir sur les murs en hurlant, tandis qu'autour d'elle, les ombres s'allongent et se dédoublent, les portes claquent avec violence, les fenêtres se brisent et un vent dévastateur renverse les meubles. Elle ne se calmera qu'une fois que vous aurez accepté son caprice, et pourra alors envisager la possibilité de tout remettre en ordre, si vous avez de la chance.

   Malgré ça, Fra est aussi une démone très coquette. Ceux de sa race ont l'habitude de soigner leur apparence, mais chez elle, c'est devenu une obsession. Au point qu'elle refuse de se montrer en public quand elle a mauvaise mine, lorsque ses cheveux rebiquent ou quand elle se sent prendre du poids, même très légèrement. Le seul moment de la journée qui puisse la distraire, c'est le matin, quand elle choisit sa toilette du jour (record de préparation : cinq heures devant le miroir). Parmi ses domestiques, le bruit court qu'elle ne remet jamais deux fois la même robe, avec raison. Ça fait économiser les frais de lavage.

The life before the Apocalypse
It begins like a fairy tale. But it's not one.


Si Deus Me Relinquit - Black Butler OST

Livingstone père, Alexander de son prénom, était un homme qui ne pouvait rester en place. Il avait hérité de la fortune et du domaine familiaux mais il vendit le deuxième, garnissant la première, faute d'occupation. Sur la terre, on était mou, paresseux, tandis que lui avait besoin de vents vigoureux, de paysages lointains et du tremblement des marées. Sitôt qu'il le put, il acquit un navire de la Compagnie des Indes et, sous prétexte de voyages commerciaux, s'emplit les poumons jusqu'à ce que la tête lui tourne de ce vent qu'on ne trouve qu'au large, et il emmena avec lui sa jeune femme, Martha Livingstone, ainsi que leur premier-né. Au cours des longs voyages qui les portèrent de l'Europe en Inde et de l'Inde en Europe, cinq autres enfants virent le jour à bord : quatre garçons ainsi qu'une petite fille, la plus jeune d'entre eux, si fragile dans ses linges qu'au cours des premiers mois ils craignirent qu'elle ne s'étouffe dans son sommeil ou que sa tête à peine couverte d'un fin duvet, emportée par le roulis du bateau, n'éclate contre l'angle d'un meuble. Fra devint la princesse du bateau, tandis que sa mère, reine de la cuisine et des casseroles, surveillait d'un œil vigilant ses escapades à quatre pattes. Tout l'équipage assista à ses premiers pas, ses premiers mots et il n'était pas un marin ou un soldat de bord qui ne s'était fait tirer le portrait par ses petits doigts.

Quand le navire lui semblait trop petit et les mâts, trop courts, le vent qui venait se reposer un instant sur le pont lui racontait des contrées lointaines. Lorsqu'il était chaud et sec, elle imaginait des mers de sable où le soleil brûlait toute vie, où les hommes sont noirs de peau et prient des dieux étranges. Lorsqu'il était lourd, chargé d'une humidité mauvaise, elle voyait une terre ravagée par des fleuves infatigables, crevant toutes les digues, noyant le bétail, dont les habitants sont devenus poissons et où la végétation grise d'un soleil absent se liquéfie sous les doigts. Et, enfin, lorsque lui venait du sud un vent glacial qui amenait la grêle et la neige, elle s'imaginait des déserts de glace, blancs jusqu'à brûler les yeux, où rien ne pousse. Les voyages l'édifiaient sans manuel ni précepteur : à huit ans, elle était capable de retracer les contours de l'Afrique jusqu'à la Mer Rouge de mémoire ; à neuf ans, elle connaissait toutes les sortes de nuages et était capable de prévoir le temps de la journée en les observant ; à dix ans, elle avait appris l'orthographe et la grammaire grâce au Registre de la Marine ; à onze ans, elle parlait couramment anglais, français, allemand, ainsi que quelques dialectes d'Afrique et d'Inde. Ses frères et elle jouaient à la course-poursuite dans les cordages et sur le long des mâts. Avec ses culottes courtes, sa chemise mal remise dans son pantalon et son sourire édenté, les marins l'appelaient « bonhomme », ne faisaient aucune différence entre elle et ses frères. Elle avait des algues dans les cheveux, du sable dans les chaussette, les yeux pleins d'océan et le teint tout rose du vent marin. Déjà, elle s'occupait avec des tendresses de petite fille de chacun des chats du bord, de gros matous paresseux, nourris de sardines toutes fraîches et amateurs de sieste au soleil, ramassés dans un port pour tuer les rats qui nichaient dans la cale, grignotant les biscuits et salissant les tonneaux d'eau douce. Elle avait un faible pour ces animaux, les laissait dormir sous sa couette en cachette et leur glissait ses miettes sous la table.

Mais en mer, les voyages ne sont pas de toute confiance... Bien sûr, il y avait les tempêtes, les récifs invisibles, les rats, les requins et la maladie, mais ce jour-là, c'était autre chose. Une réalité à laquelle Fra n'avait encore jamais été confrontée.

Le matin, la jeune fille s'était réveillée à l'aube, car la veille, elle avait aperçu un ban de dauphins qui suivait le même courant qu'eux, quelques mètres à bâbord. Sur le pont, elle fut déçue de découvrir qu'un brouillard épais avait profité de la nuit pour s'installer à la surface de la mer. La visibilité était médiocre, Fra pouvait à peine distinguer ses mains lorsqu'elle tendait les bras devant elle. Le nuage lui dissimulait également les sentinelles qui somnolaient dans la naissance du jour, un peu plus loin sur le pont ; la jeune fille aurait pu se croire toute seule. Plus tard, elle se souvint avoir ri tout bas à ce moment-là, alors que le navire sous ses pieds se balançait doucement, grinçant et craquant. Le bois de la coque, qui travaillait toujours, trahissait sa lente activité par de sourds gémissements. Tout était comme elle s'en souvenait, plein d'un vide et d'un silence rassurants, quand l'autre navire creva le brouillard dans leur direction à une vitesse effarante. Son ventre effilé, taillé pour la vitesse, percuta la coque de leur bateau, lourde d'une bourgeoisie en pleine digestion. Le pont se mit à tanguer, elle trébucha, tomba par terre, se cogna la tête. Tout alla très vite. Des hommes au regard fou bondirent sur leur bâtiment, portant des sabres ou des pistolets. Ils sentaient la poudre et le sang. On la prit, la porta. Fra se sentit jetée dans un endroit sombre et étroit, qu'elle reconnut comme un tonneau de marchandise après avoir gratté la paroi pendant plus de dix minutes. Ce fut cachée là qu'elle attendit la fin des affrontements, frôlant l'arrêt cardiaque à chaque cri poussé trop près de son refuge ; la tête entre les genoux, elle cherchait à reconnaître une voix entre les saccades que chaque coup de canon provoquait dans ses oreilles. Dans son esprit, une phrase, brusque souvenir des histoires de l'équipage, tournait en boucle tandis qu'elle tentait presque d'éteindre son souffle.

« Les pirates ne font pas de prisonniers. »

Plus tard, quand furent étouffées les dernières rumeurs de la bataille, son tonneau fut brusquement ouvert. On la tira sans ménagement, on tenta de la remettre debout, mais elle ne pouvait plus tenir sur ses jambes, alors on la traîna.

« Les pirates ne font pas de prisonniers. »

Sur le pont où elle aimait tant jouer, ça sentait la mort. Quand elle ouvrit un œil, Fra eut la vision d'un soldat de son père, ventre déchiré, yeux blancs ouverts sur le vide. Alors elle le referma.

« Les pirates ne font pas... de prisonniers. »

Sauf que, par bonne ou mauvaise fortune, ces pirates-là en faisaient, des prisonniers. C'était justement de cela qu'ils vivaient. Les hommes indociles furent tués, ainsi que les vieux, les enfants en bas âge les malades, tandis que le reste de l'équipage était parqué dans les cales du navire victorieux, avec toute la marchandise précieuse. Ce fut la première fois qu'elle souhaita aussi fort la mort de quelqu'un.

Pour Fra, ce fut le début d'un long calvaire auquel elle ne voyait pas d'issue. A terre, elle fut séparée de sa famille et vendue à un homme qui lui enchaîna les poignets. Elle travailla dur en tant qu'esclave dans une plantation agricole, gardant le silence tout en nourrissant, avec la volonté qui lui restait, des projets d'évasion et de vengeance. Sous la terre, la sueur et les coups qui lui salissaient le visage, elle embellit en grandissant, et son propriétaire n'attendit pas qu'elle fût une femme pour la traiter comme telle. Fra ne puisait plus de force que dans la fureur qui brûlait dans son ventre ; son regard se fit dur. Elle ne desserrait plus les dents. Peu à peu, elle cessa de prier le Dieu qu'on lui avait enseigné dans son enfance et, à sa place, se mit à prier pour la mort de ceux qui la tourmentaient, qu'elle imaginait agoniser dans des souffrances dont elle se rassasiait comme d'une eau fraîche. Elle se sentit devenir noire de l'intérieur.

Ce fut sans doute la raison pour laquelle Fra tomba malade de la tuberculose. Enfin, c'était ce qu'elle pensait. La méchanceté lui avait rongé le corps comme un cancer. Et, lorsque, agonisante de fièvre, on la jeta à la rue par peur qu'elle ne contamine le reste des esclaves, Fra se mit à maudire le Dieu de ses parents ; elle délirait, hurlait entre deux quintes de toux qu'elle n'avait jamais rien fait de mal, que cette vie était injuste, en anglais, en allemand et en français. Cinq heures plus tard, quand ses jambes n'eurent plus la force de la porter et que sa gorge ne produisait plus qu'un filet de voix, elle se coucha par terre et s'endormit.

Cette nuit-là, l'infection eut raison de ses forces. Mais, si le ciel avait fait la sourde oreille à ses prières, quelque part, d'autres êtres l'avaient entendu, et comme son âme, trop lourde de noirceur, ne pouvait monter au ciel, elle prit le chemin inverse. C'est ainsi que Fra Livingstone se releva de la paille où elle était morte, les yeux brillant d'une lueur étrange, le cœur désormais immobile dans sa poitrine.

Comme elle se l'était promis, la première chose qu'elle fit une fois revenue de la mort fut le massacre de la plantation où elle avait travaillé. Torturer son ancien propriétaire lui prit quatre bonnes heures puis elle mit le feu aux champs après l'avoir achevé et libéré les autres esclaves. Longtemps, Fra chercha sa mère et quatre de ses frères, qui avaient été épargnés par l'attaque de leur vaisseau, mais elle ne les trouva pas. Alors, pleine de rage, elle se fit vengeresse et libéra tous les esclaves qu'elle pouvait trouver en tuant leurs maîtres. Dans tout le pays, on parlait d'un esprit-chat, d'une diablesse blanche, dont les cheveux roux s'étaient imbibés du sang de ses massacres ; les superstitieux se mirent à laisser des offrandes à son intention devant chaque porte, afin qu'elle les laisse en paix, et les chats du pays étaient traités avec peur et respect.

Bientôt, Fra se fit mélancolique et son regard se tourna vers l'Europe, vers ce pays où son père était né. Elle avait des souvenirs d'histoires racontées à la lueur de la bougie, bercées par le roulis du bateau, des histoires où des palais de contes s'élevaient, de chevaliers et de dames toutes de soie et d'or, de landes dormantes où le vent courait sans cesse, de falaises tombant sur une mer d'ardoise, une île lointaine où la pluie lavait sans fin le paysage afin de le laisser tout propre et brillant pour le soleil quand il revenait. C'était un appel des origines auquel elle était en train de céder. Elle profita de l'escale d'un navire anglais pour monter à son bord et coucha dans la cale, se cachant de l'équipage sous la forme d'un chat. Elle partageait les vivres et les poissons qu'elle volait avec le félin du bateau et en échange, celui-ci lui laissait quelques-uns des rats qu'il attrapait, ainsi qu'une petite place dans le tas de chiffons où il dormait.

Une fois à terre, elle se sentit d'abord un peu perdue. Londres était une véritable machine à vapeur grondante, presque vivante, qui l'effrayait et l'excitait à la fois. Elle intégra peu à peu son mécanisme et réussit à se procurer de l'argent par divers moyens plus douteux les uns que les autres avant de racheter le domaine familial abandonné par son père, non pas qu'elle fût sentimentale, mais de cette façon, son retour paraîtrait moins suspect aux voisins. Elle peupla rapidement la grande demeure de quelques domestiques, de vieux souvenirs exotiques rachetés à un prêteur sur gage ainsi que d'une armée de chats qu'elle ramassait dans la rue, nourrissait et soignait.

Aujourd'hui, Fra vit presque en recluse dans sa résidence au milieu de ses chats. Des rumeurs circulent sur son compte à propos de la disparition du reste de sa famille et elle a plutôt mauvaise réputation dans la haute société, bien qu'elle ne cherche pas vraiment à s'y intégrer. Elle tient à garder une bonne distance entre elle et le reste du monde, et ses uniques distractions semblent être ses escapades félines dans l'East End ainsi que des réunions tenues secrètes dans les égouts de Londres, auxquelles elle participe avec assiduité.

« Je suis revenue, Londres, et rien ne pourra te cacher de moi. »


Les chats de Fra Livingstone


Ils sont mignons, ils sont adorables, ils sont à croquer, ce sont les chats de la résidence Livingstone. Cependant, lorsque vous y entrez, restez sur vos gardes ; ne voyez-vous pas que ce gros chat affalé sur le rebord de la fenêtre vous fixe à travers ses paupières mi-closes ? Il n'en a pas l'air, mais il vous suit des yeux depuis que vous êtes entré. Et celui-là, qui vient de se lever et se dirige mollement vers la porte ? Ce n'est pas là une soudaine envie de faire quelques mètres pour s'étaler un peu plus loin, mais bien l'intention d'aller prévenir sa maîtresse de votre présence. Vous ne voyez donc pas, sous la peau et la fourrure de ses bêtes, leurs muscles tendus et prêts à vous sauter dessus au moindre mouvement suspect de votre part ? Non. Vous ne voyez ni ne devinez rien de tout ça, tandis que, à l'autre bout de la maison, la maîtresse des lieux à tout loisir de vous préparer un comité d'accueil. Bienvenue chez Fra Livingstone.

A Londres, il existe toute une population de chats abandonnés ou négligés, et si certains savent se débrouiller, d'autres ont moins de chance et finissent généralement dans le caniveau, malades ou affamés. Ce sont ces chats que Fra recueille sous son toit, soigne, protège et nourrit. En échange, ils lui vouent une reconnaissance absolue, et si ses petits animaux de compagnie deviennent de véritables alarmes vivantes (à défaut de mouvantes), ils sont également son réseau d'informateurs secrets à travers toute la ville, car chat qui traîne l'oreille entend beaucoup. Fra les utilise aussi comme moyen de communication avec ses contacts privés, dont elle se sert notamment pour fixer la date et l'heure des rendez-vous de la secte des adorateurs de Bastet, déesse-chat égyptienne protectrice de la lune. Cette secte, qu'elle a elle-même fondée, est plus un passe-temps qu'autre chose, afin de pimenter ses journées. Leurs rendez-vous se tiennent le plus souvent dans les bas-fonds voire les égouts. Après, vous connaissez le principe de ce genre d'attrape-pigeon  : arnaquer des nobles crédules et à la recherche de popularité pour arrondir un peu ses fins de mois à leurs dépends. Le but de Fra est simple : retrouver la crainte qu'on lui vouait peu après son retour à la « vie » en se faisant passer pour la réincarnation de la déesse-chat sur Terre. Remarque, avec une paire d'oreilles sur la tête, c'est plutôt facile.

 



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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Ven 25 Juil - 16:04

FRAAAAAAAAA ! *Lui saute dessus* Bienvenue !
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Ven 25 Juil - 19:29

Bienvenue ^w^
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Mer 30 Juil - 15:31

Wiii~ Merci à vous deux, comme je l'ai déjà dit plus haut, je sens que je vais me plaire ici 8D
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Mer 30 Juil - 20:09

Présentation terminée?
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Sam 2 Aoû - 9:08

Oui c'est bon, désolée, je change le titre du sujet
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Mar 5 Aoû - 20:16

Je vous souhaite la bienvenue, en retard cependant x)
Bon rp parmi nous !
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Dim 10 Aoû - 13:06

Bon. désolé du temps mis, j'étais occupé cette semaine.

Histoire intéressante, personnage amusant, et surtout, Rin *_* et d'ailleurs je complimente ton image de pres et ton avatar, tout deux bien faits.

ma fois, que dire, sinon que je suis (et c'est très rare) très satisfait de ta fiche? j'ai même rigolé à la fin quand elle lance sa phrase (même si je me suis demandé, salement, si son cul faisait partie des moyens douteux qu'elle a employé). par contre, autant te dire que les démons et autres créatures surnaturels à Londres sont au courant de ton existence. et de ta nature qui plus est (remercie tes "fins de moi")

je te préviens, tu risques, un jour, de recevoir un mp de ma part selon les rps que tu fait. Pourquoi? parce que la transfo en démon ne se fait pas comme ça sans raison. Alors si cela ne te dérange point, je réfléchirais au pourquoi du comment de la chose, et je te le communiquerais (même si tu pourras garder cela pour toi si ca t'amuse).

Par contre, autant te dire que tu manque cruellement d'éducation noblière XD prend-le en compte dans tes rps stp.


Si cela te conviens,; dis-le, et je te valide de suite :)
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Lun 11 Aoû - 18:03

J'ai tout mon temps ;)

En effet, je me suis plutôt bien amusée à décrire tous ses défauts ! Pour l'avatar, il faut remercier Thursday *s'incline*. Pour l'image de présa, bah... l'artiste #BAFF

Prostitution ? Aah, pourquoi pas... :3 Oui, bien sûr, Fra sait très bien que les autres créatures de Londres l'ont déjà repérée, mais le problème, c'est qu'elle se fout complètement du monde extérieur... Ou du moins, c'est ce qu'elle en laisse paraître ^^ Elle ne se bougera le cul que s'ils menacent son petit confort personnel

Je me disais que comme Fra est une gamine, elle est impulsive, elle pourrait donc se transformer quand ça lui chante (sauf devant des humains ou autre, bien sûr). De plus, elle ignore complètement les règles qui régissent l'enfer, par exemple, et ça pourrait lui poser problème... Enfin, à toi de voir ;)

Oui, bien sûr, je comptais d'ailleurs bien m'amuser avec son manque total de manières !

C'est ok pour moi :D
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Lun 11 Aoû - 18:20


Et bien ma petite Fra, je ne me souviens pas t'avoir souhaité la bienvenue sur ta fiche. Donc Bienvenue à toi (Très en retard, et je m'en excuse.)
En espérant que tu te plaise sur le forum.

Merci ma Zu-chan de ramener des gens D8 C'est bien ! Continue comme ça 8D *Devrait peut-être, elle aussi... Un jour.*

Voilà, voilà. Je n'ai pas encore lu ta fiche, pardon. J'ai un peu la flemme pour l'instant, mais je n'y manquerais pas. Si Rindo a apprécier, alors elle doit en valoir la peine.

Sur ce, bon jeu. Et au plaisir de te revoir.

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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Lun 11 Aoû - 22:44

Quand je parlais de ta transfo, je parlais de la raison pour laquelle tu l'es devenue, pas de ta forme démoniaque.

Sur ce, c'est bon, je te valide


Laurelin=> quand tu auras lu, si tu as un commentaire à faire, tu sais quoi faire: MP moi :)


PS: Amuse-toi bien parmi nous chaton!!
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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Mar 12 Aoû - 16:37


Pas de soucis Rindo, mais je te fais confiance de ce côté là, tu as bien plus d’expérience que moi xD

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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Mar 12 Aoû - 18:22

Bienvenue à toi petit démon mangeur d'âme et ralentisseur de Shinigami...
Je sent que tu vas m'en envoyé à l'infirmerie !

Mais bon ! J'adore ta fiche et tu m'as l'air hyper sympas... J'ai hâte de te rencontrer en RP si possible !!

Bonne fin de fiche !

P.S : désolé pour mon bienvenue... Déformation professionnel !

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MessageSujet: Re: Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」   Mer 13 Aoû - 16:46

Merci à tous ^^ Ça me fait plaisir d'être aussi bien accueillie, et je m'en serais voulue de ne pas répondre :)
Laurelin : je compte bien m'y plaire :3 Merci beaucoup, et à bientôt j'espère !
Rindo : Très bien, j'attends donc ton mp :) Merci, au plaisir de te revoir au hasard d'un rp ! (chaton ? Nyaah~)
Alyeka : J'y compte bien 8D Merci à toi, ça me fait très plaisir, je n'étais pas très sûre de moi au début... A très bientôt alors !
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Cats scratch. I scratch too, so I'm a cat.「FINI」

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